Derniers flash de l'agence Fides

AMERIQUE/PEROU - Confirmation du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 6 mai 2016, a confirmé dans ses fonctions de Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Pérou pour un nouveau quinquennat le Père Victor Livori Grech, de la Société missionnaire de Saint Paul .

VATICAN - Visite du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples au Vicariat apostolique de Puerto Leguízamo-Solano

Puerto Leguízamo-Solano – « Ce Vicariat constitue une jeune Eglise, érigée le 21 février 2013 et par suite en croissance bien qu’elle compte encore une présence réduite de personnel missionnaire . C’est pourquoi il est fondamental d’encourager chez nos jeunes la vocation au sacerdoce et à la vie consacrée. Avec la collaboration de tous les fidèles, il est opportun que se développe parmi vous la conscience d’être une Eglise en croissance et celle de l’autosuffisance locale, de manière à la faire arriver à l’âge adulte ». Telle est l’exhortation adressée par S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, aux fidèles du Vicariat apostolique de Puerto Leguízamo-Solano, réunis en la Cathédrale de Notre-Dame du Mont Carmel pour la Messe qu’il y a célébré hier, 24 mai, dans le cadre de sa visite pastorale en Colombie .« Vous êtes partie intégrante de l’Eglise de Dieu – a souligné le Cardinal. Le Saint-Père, par ma présence, a voulu être proche de ce Vicariat. Dès lors, même s’il se trouve sur un territoire qui peut sembler lointain géographiquement, il ne cesse d’être au cœur de l’Eglise ». Le Cardinal a par suite exhorté à intensifier les efforts pour lancer la pastorale familiale, « exhortant les jeunes à une vie chrétienne cohérente avec les principes de l’Evangile, les formant afin qu’ils créent d’authentiques familles chrétiennes » et pour assurer aux catéchistes et aux laïcs la possibilité « d’acquérir une solide formation chrétienne, de consolider leur foi et d’affronter, par le dialogue, le prosélytisme des sectes ».Au sein du Vicariat apostolique, qui se trouve dans l’Amazonie colombienne, le Préfet du Dicastère missionnaire a rencontré les catéchistes des communautés indigènes, principalement Murui et Quichua, a rendu visite à une communauté indigène et a pu dialoguer avec les autorités civiles et militaires ainsi qu’avec les représentants de la réalité ecclésiale. Dans son homélie, le Cardinal a rappelé que « le statut juridique de Vicariat est une étape intermédiaire avant de devenir un Diocèse. C’est quelque chose de semblable au cas d’un jeune qui grandit mais qui n’est pas encore autosuffisant et, par suite, a besoin d’aide en vue de sa maturation avant de disposer de sa propre maison ». Link correlati :Texte intégral de l’homélie du Cardinal (en espagnol)

AFRIQUE/EGYPTE - Commentaires du Patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques après la rencontre entre le Pape et le grand imam de l’université d’al-Azhar

Le Caire – La reprise des rapports officiels entre le Saint-Siège et l’Université islamique al-Azhar, qui a été scellée par la rencontre cordiale entre le Pape François et l’imam Ahmed alTaiyyb, « pourra donner une nouvelle vigueur aux processus de collaboration et d’intégration que les responsables chrétiens et musulmans égyptiens mettent déjà en œuvre dans de nombreuses situations locales au quotidien ». Tel est l’espoir confié à l’Agence Fides par le Patriarche d’Alexandrie des Coptes catholiques, S.B. Ibrahim Isaac Sidrak, commentant la rencontre d’hier au Vatican entre le Pape et le grand imam de la plus grande institution académique de l’islam sunnite.La suspension des rapports entre le Saint-Siège et l’université remonte à 2011, après l’attentat perpétré contre la Cathédrale copte orthodoxe d’Alexandrie au cours de la nuit du nouvel An. A cette occasion, le Pape Benoît XVI avait rappelé les responsabilités des autorités locales en matière de défense des chrétiens. Ces propos avaient suscité les ires non seulement des responsables d’al-Azhar mais également des représentants du Patriarcat copte orthodoxe. Cela, rappelle S.B. Ibrahim Isaac Sidrak, « a constitué un moment difficile, ayant débuté par un malentendu concernant les paroles du Pape Benoît XVI qui a peut-être été intentionnel chez certains. L’important est d’avoir repris le juste chemin. Maintenant, il faut attendre avec patience que les processus arrivent à maturation. Al Azhar est influente et peut exercer un rôle positif au sein de l’islam sunnite. Mais les difficultés, résistances et divisions ne manquent pas face au revirement du discours religieux sollicité par beaucoup, y compris le Président al Sisi. Il en est également qui perçoivent comme une menace et une attaque contre l’islam tout jugement et toute opinion exprimée librement, dans le cadre du légitime pluralisme. Nous devons respecter ce chemin interne au monde islamique, en le favorisant avec patience et délicatesse, en encourageant nos frères musulmans, y compris en tant qu’Eglise locale, en favorisant la collaboration au sein de la vie sociale, en ce qui concerne des problèmes concrets, sans nous limiter à la confrontation sur des questions strictement religieuses ».Parmi les signes d’espérance, le Patriarche d’Alexandrie des Coptes catholiques cite les initiatives conjointes d’imams et de prêtres, inspirées par la Maison de la famille égyptienne – organisme de liaison interreligieux créé depuis des années par al-Azhar et par le Patriarcat copte orthodoxe en tant qu’instrument pour prévenir et mitiger les oppositions sectaires – ainsi que le document programmatique signé le 9 mai par le grand imam et par le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, définissant leur engagement commun en matière de lutte contre toute forme de violence et d’abus sur les mineurs . Au sein de ce document, prédisposé sous le patronage de l’UNICEF, des chercheurs liés à l’université islamique et à la communauté copte orthodoxe ont contribué à déterminer la protection des mineurs comme priorité commune, citant parmi les formes de violence à combattre, les mutilations génitales et le phénomène des mariages précoces.

AMERIQUE/MEXIQUE - L’Etat du Michoacan, l’un des cinq les plus fortement touchés par l’exploitation des mineurs

Morelia – L’Etat du Michoacan fait partie des cinq Etats du Mexique caractérisés par le plus fort taux d’exploitation des mineurs. Selon les données recueillies par la Commission pour les Droits fondamentaux, les violences subies par les mineurs font également partie des causes de l’abandon scolaire. Le nombre de plaintes concernant des cas de mauvais traitements infligés à des mineurs a triplé au cours de la période 2001-2011. En outre, l’année 2014 résulte pour l’heure l’année la plus violente pour les mineurs au regard du nombre de plaintes relatives à des abus de différentes natures.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Obsèques de Sœur Veronika Teresia Rackova

Juba – Aujourd’hui, 24 mai, ont lieu à Nairobi les obsèques de Sœur Veronika Teresia Rackova, de la Congrégation des Servantes du Saint Esprit, Directrice du Saint Bakhita Health Centre. La religieuse a remis son âme à Dieu après quelques jours d’agonie suite aux blessures subies dans le cadre d’une fusillade routière .Le Secrétaire général du Diocèse de Yei a déclaré, dans un communiqué, que la religieuse est morte au service des pauvres au Soudan du Sud comme une martyre. Une Messe de suffrage pour la religieuse défunte a été célébrée le 23 mai à Nairobi.Les Servantes du Saint Esprit ont remercié toutes les personnes qui ont pris part à leur douleur. Le Diocèse de Yei a célébré une Messe en la Cathédrale du Christ Roi, en mémoire de Sœur Veronika Teresia Rackova.Sœur Veronika Teresia Rackova, médecin au Saint Bakhita Health Centre de Yei, est morte des suites de ses blessures, après avoir été touchée par balles par des militaires de l’Armée de libération du peuple soudanais .La religieuse, âgée de 58 ans, était originaire de Slovaquie et a dédié sa vie au service des pauvres et des nécessiteux au Soudan du Sud.

AMERIQUE/MEXIQUE - Déclarations de l’Evêque de Cordoba après un enlèvement durant une Messe

Cordoba – Face à la vague de violence qui continue à frapper Veracruz, l’Evêque de Cordoba, S.Exc. Mgr Eduardo Patiño Leal, n’a pas pu faire autrement que de déclarer que « la situation empire encore et toujours ». L’Evêque, selon ce qu’indique une note parvenue à Fides, a fait référence à l’enlèvement d’un paroissien, père de famille, en pleine célébration du Saint Sacrifice de la Messe, dans l’église Sainte Rita de Cascia du port de Veracruz, le samedi 21 mai. L’enlèvement a presque certainement un but d’extorsion.L’Evêque a condamné le fait, le considérant une attaque contre la communauté ainsi qu’une profanation du lieu sacré et un acte contre la dignité de tout citoyen, enfant ou adulte, parce que ce fait porte atteinte à leur santé physique et psychologique.« Il n’est pas possible que ces faits arrivent car autrement les églises ne peuvent plus être des lieux de paix et de communion » a déclaré Mgr Patiño Leal, ajoutant : « La situation empire, encore et toujours. Les faits parlent d’eux-mêmes. Personne ne peut le nier ».L’Evêque de Cordoba a fait ces déclarations dans le cadre d’un bref entretien accordé à la presse locale le Dimanche 22 mai après-midi. Dans ce cadre, il a réaffirmé : « Comme nous l’avons dit au long des mois, depuis plusieurs années, nous voulons la paix ! Vous, du gouvernement, vous devez contrôler parce que la sécurité n’existe pas et que de nombreux délinquants sont libres… Lorsque ces choses arrivent, il est évident que quelqu’un ne fait pas son travail. On en vient même à penser qu’il puisse exister une complicité, surtout lorsque les choses ont lieu en plein jour, alors que l’ensemble de la population a besoin de paix pour le travail, pour les entreprises, pour l’école ».

ASIE/ISRAEL - Campagne de l’association des rabbins pour les droits fondamentaux contre la haine religieuse fomentée par les bandes du « prix à payer »

Jérusalem - L'association des rabbins pour les droits fondamentaux, basée en Israël, a annoncé une nouvelle campagne visant à sensibiliser les forces politiques israéliennes à l’urgence représentée par les attaques contre des objectifs religieux, chrétiens et musulmans, perpétrées par des bandes extrémistes.La campagne de sensibilisation des membres de la Knesset, le parlement israélien, devrait débuter dans les prochains jours et sera soutenue par Tag Meir , un groupe d’organisations engagé dans la lutte contre les crimes et les manifestations de haine religieuse et de racisme perpétrés en Israël. Fondée en 2011, l’organisation, à partir de nom même, entend souligner son opposition aux actes de violence et d’intimidation accomplis par des groupes de colons ultranationalistes qui, ces dernières années, ont frappé de différentes manières des mosquées ou des lieux chrétiens , signant leurs méfaits au travers d’un graffiti signifiant « le prix à payer ».Les délits commis par les groupes en question expriment la haine raciale de la droite juive ultranationaliste et demeurent souvent impunis. Dans un document diffusé par Tag Meir, sont indiqués les noms de quelques « douzaines d’arabes victimes de crimes de haine », exclusivement parce qu’ils avaient un aspect arabe et/ou parce qu’ils avaient osé parler arabe. « Ces personnes – indique le document de Tag Meir – s’ajoutent aux centaines de victimes des attaques du « prix à payer » advenues en Cisjordanie et en Israël, lesquelles ont intéressé cinq maisons habitées incendiées au cours des deux dernières années, 44 lieux de culte livrés aux flammes et/ou objet d’actes de vandalisme depuis décembre 2009, des arbres déracinés et des centaines de voitures endommagées. En outre, on se souviendra des homicides atroces du nouveau-né de la famille Dawabsheh et de Mohammed Abu Khdeir ». Le document de Meir Tag rappelle également la montée en puissance des groupes extrémistes juifs qui incitent à la haine ethnique et religieuse, tels que Lehava et La Familia, mais aussi l’incendie volontaire de l’école bilingue de Jérusalem et l’existence d’innombrables livres, articles et initiatives publiques qui alimentent le fanatisme au travers des réseaux sociaux, y compris les performances du rappeur israélien Yoav Eliasi, connu sous le nom de « The Shadow ».

AFRIQUE/MALAWI - Augmentation des homicides rituels d’albinos selon la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale

Lilongwe – « Les albinos sont enlevés et tués pour des buts rituels. Différentes tombes ont été ouvertes et la police a capturé un certain nombre de personnes en possession d’os et d’autres parties de corps d’albinos. En tant que Commission Justice et Paix de l’Eglise catholique, nous sommes peinés par ces développements » a affirmé le Coordinateur vicaire de la Commission épiscopale Justice et Paix du Malawi, Martin Chiphwanya, dénonçant l’augmentation des crimes commis à l’encontre des albinos.Selon Martin Chiphwanya, le problème doit être affronté au travers d’une approche intégrée qui implique la police, la magistrature, les responsables religieux et traditionnels ainsi que les membres de la société civile.La police et la magistrature doivent recevoir une formation spécifique afin de conduire les enquêtes et de poursuivre les cas devant les tribunaux avec la plus grande fermeté. Les responsables traditionnels, religieux et de la société civile doivent en revanche contribuer à sensibiliser la population afin qu’elle traite les albinos de manière digne, comme cela doit être le cas pour tout être humain.Martin Chiphwanya a souligné enfin l’importance de la collaboration avec les pays voisins qui affrontent des problèmes similaires. Récemment, la police du Malawi, en collaboration avec son homologue mozambicaine, a arrêté deux personnes accusées d’avoir tué un jeune albinos pour utiliser ses os dans le cadre de rites magiques.La Tanzanie a lancé un programme visant à éradiquer ces pratiques criminelles, fondées sur des superstitions et le Président du Malawi, Peter Mutharika, a annoncé vouloir envoyer une délégation gouvernementale dans ce pays pour apprendre à affronter le problème.

AMERIQUE/VENEZUELA - Abandon scolaire dû à l’insécurité alimentaire

Caracas – La situation d’urgence économique, alimentaire et politique se pérennise dans le pays. Au cours de ces derniers mois, pour pouvoir survivre et trouver quelque chose à manger, un enfant vénézuélien sur quatre a été contraint d’abandonner ses études et de fouiller dans les ordures. La précarité, l’hyperinflation, la faim sont quelques-unes des caractéristiques de la situation économique et sociale dramatique que vivent actuellement les strates les plus vulnérables de la population du Venezuela. L’aggravation de la crise qui afflige le pays au cours de cette dernière année se répercute actuellement sur l’alimentation. Au cours du dernier semestre 2015 et des premiers mois de 2016, la malnutrition infantile est arrivée à concerner 30% de la population, selon un échantillon de 4.000 enfants examiné dans différentes écoles du pays par la Fondation Bengoa, engagée depuis plus de 50 ans dans le domaine des questions nutritionnelles. Actuellement, 25% des enfants ont dû abandonner leurs études parce qu’ils n’ont pas de quoi manger. Le pédiatre, vice-président de la Fondation, affirme que la majeure partie des familles n’a pas de quoi acheter des nourritures protéiniques pas plus que des fruits et légumes et se trouve donc contrainte à limiter leur alimentation aux pâtes.

AMERIQUE/CHILI - Témoignage de l’Evêque de Temuco devant le Conseil de l’Institut national des Droits fondamentaux à propos de la situation en Araucanie

Temuco – Hier, 23 mai, s’est tenue à Temuco, la session du Conseil de l’Institut national des Droits fondamentaux , l’une des institutions ayant pour but de recueillir les témoignages pertinents concernant La Araucanie et en particulier les conflits interculturels qui intéressent la zone depuis trop longtemps.La session a été présidée par le Directeur de l’INDH, Lorena Fries. L’un des participants, l’Evêque de Temuco, S.Exc. Mgr Hector Vargas, a âprement critiqué l’action du gouvernement à propos du conflit existant dans la région, soulignant que cet affrontement entre l’Etat et le peuple Mapuche, qui dure depuis plus d’un siècle et s’aggrave toujours davantage, ne peut mériter seulement une place parmi les nombreuses problématiques à traiter au cours de la rencontre de l’INDH et rien d’autre.Mgr Vargas a indiqué que la situation dégénère actuellement et crée un fort malaise dans la zone. L’Eglise en tant que telle cherche toutes les voies possibles en vue d’un plan d’action. « Nous ressentons une sorte d’indifférence de la part du gouvernement local et de l’Etat en ce qui concerne ce qui se passe ici » a déclaré l’Evêque. « Ne percevant pas même une proposition de la part des autorités visant à résoudre la situation, il semble que La Araucanie n’existe pas pour le gouvernement » a conclu Mgr Vargas dans la note envoyée à Fides.A la rencontre ont également participé un représentant des maires de la zone, le président de l’Association des victimes de la violence rurale de La Araucanie et le Père Juan Eduardo Fuenzalida SI, du groupe Justice, Paix et Intégrité de la Création.

ASIE/INDONESIE - Eglise et société civile unies contre les nouvelles exécutions capitales

Djakarta - Un appel urgent et une campagne visant à bloquer les nouvelles exécutions capitales prévues par le gouvernement indonésien et annoncées comme imminentes est en préparation, ainsi que l’a appris l’Agence Fides, de la part d’organisations catholiques et de groupes de la société civile indonésienne. Selon les informations diffusées par la police, 15 détenus se trouvent actuellement dans le couloir de la mort de la prison située dans l’île de Nusakambangan, face à la ville de Cilacap , en attente d’exécution. Il s’agit de personnes de différentes nationalités : quatre chinois, deux zimbabwéens, deux nigérians, un sénégalais, un pakistanais et cinq indonésiens, tous condamnés à mort pour des délits de détention et de trafic de drogue.L’Eglise en Indonésie, qui a désapprouvé publiquement à plusieurs reprises le recours à la peine capitale, s’est activée. Jeudi 26 mai, se tiendra à Djakarta un sommet d’urgence auquel participeront la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale, la Communauté de San Egidio en Indonésie et certaines des plus importantes associations locales engagées dans la défense des droits fondamentaux, telles que Kontras, Imparsial, Elsam et LBH Masyarakat.S.Exc. Mgr Ignazio Suharyo, Archevêque de Djakarta et Président de la Conférence épiscopale indonésienne, a participé au séminaire intitulé « La peine de mort dans une nation démocratique », organisé le 18 mai par l’Université catholique Atma Jaya de Djakarta. En vue des nouvelles exécutions, l’Archevêque a réaffirmé la position de l’Eglise, contraire à la peine de mort au nom de la dignité et du droit à la vie de toute personne. « Les lois ne sont pas parfaites et les juges peuvent commettre des erreurs. Lorsque l’on pense que les lois sont parfaites, c’est là le début de l’injustice » a déclaré Mgr Suharyo.Ainsi que l’indique une note envoyé à Fides, le responsable de la Communauté de San Egidio en Indonésie, Teguh Budiono, qui assurera la coordination de la rencontre du 26 mai, a remercié l’Archevêque, confirmant que l’Eglise et la société civile demanderont une campagne visant à faire prendre conscience à la population, de manière à bloquer les exécutions. Djakarta fait partie des 15 villes indonésiennes dans lesquelles a eu lieu, ces dernières années, la manifestation « ville pour la vie, ville contre la peine de mort », organisée par San Egidio dans plus de 2.000 municipalités des cinq continents.En 2015, le gouvernement indonésien, malgré les pressions internationales, a exécuté 14 détenus condamnés à mort pour des délits liés à la drogue.

VATICAN - Visite du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples au Vicariat apostolique de Guapi

Guapi – « Après tant d’années de souffrances dues aux maux de la violence et de la corruption, est venu le bon moment pour extirper tout mal et se pardonner réciproquement, en instaurant une culture de paix et en donnant le coup d’envoi entre vous à des dynamiques personnelles, familiales et communautaires de réconciliation ». Telle est l’invitation que S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, a lancé aux fidèles colombiens du Vicariat apostolique de Guapi, qu’il a visité hier, 23 mai.Avant la Messe célébrée en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, le Cardinal a rencontré prêtres, religieux, religieuses, séminaristes ainsi que des groupes d’apostolat dans l’auditorium du Collège San José, et s’est attardé avec eux sur la réalité pastorale du Vicariat et sur les plus importants problèmes à affronter, comme la paix, le refus du conflit armé, l’engagement en faveur de la justice sociale, le développement et la lutte contre la pauvreté. Par la suite, il a rencontré les autorités civiles et militaires ainsi que les responsables des organismes d’Etat.Au cours de l’homélie de la Messe, célébrée à midi locales, le Préfet du Dicastère missionnaire a souligné que « Guapi est une Eglise qui grandit » et qui doit se doter des structures nécessaires et surtout de clergé local. C’est pourquoi il a fait appel « à la collaboration de tous, dans tous les milieux, y compris celui économique et matériel ». « Il est nécessaire que se développe parmi vous une forte conscience missionnaire de l’Eglise locale. Même dans la pauvreté, il est possible de faire face aux besoins de l’Evangile et de l’Eglise » a affirmé le Cardinal. Guapi est une communauté jeune, raison pour laquelle le Préfet du Dicastère missionnaire a exhorté à développer la pastorale familiale, « en exhortant les jeunes à une vie chrétienne cohérente avec les principes de l’Evangile », pour qu’ils créent des familles authentiquement chrétiennes, fondées sur le sacrement du mariage, tel qu’il a été voulu par Jésus Christ, à savoir fidèle et indissoluble.« La Parole de Dieu, en ce qu’elle peut se réaliser dans notre vie, après avoir été écoutée et méditée, doit être vécue chaque jour et où que nous nous trouvions - a-t-il poursuivi. En trouvant place en nous, elle nous évite de tomber dans une vie en contraste avec la vie chrétienne, encline à l’alcool, à la drogue, au jeu de hasard, au matérialisme etc. ». Enfin, le Cardinal s’est adressé à tous les opérateurs pastoraux, prêtres, religieux et catéchistes, en leur recommandant d’avoir, dans le cadre de leur engagement pastoral, une attention particulière envers les pauvres et les infirmes. Link correlati :Texte intégral de l’homélie du Cardinal (en espagnol)

AFRIQUE/EGYPTE - Commentaires de l’Evêque copte catholique d’Assiout après la rencontre entre le Pape et le grand imam d’al-Azhar

Assiout – « En Egypte, il est fait grand cas de la rencontre entre le Pape François et le grand imam d’al-Azhar. Même les journaux les plus répandus dédient à l’événement un vaste espace en première page et indiquent qu’a déjà été prise la décision de reprendre le dialogue officiel entre le Saint-Siège et la plus grande institution académique de l’islam sunnite ». C’est ainsi que l’Evêque copte catholique d’Assiout, S.Exc. Mgr Kyrillos William Samaan, décrit à l’Agence Fides l’attention et les attentes suscitées au sein de la société égyptienne par la visite accomplie ce matin au Vatican par le cheikh Ahmad al Tayyib, grand imam d’al-Azhar, au cours de laquelle ce dernier a eu un important entretien avec le Pape. « Ce dialogue officiel – rappelle l’Evêque copte catholique d’Assiout – était interrompu depuis cinq ans. Les problèmes avaient fait suite non pas à la leçon du Pape Benoît XVI à Ratisbonne, comme le répètent certains aujourd’hui de manière erronée, mais aux déclarations du Pape après l’attentat contre la Cathédrale copte d’Alexandrie. A cette occasion, le Souverain Pontife avait rappelé les responsabilités des autorités locales quant à la défense des chrétiens. A ces paroles, avaient mal réagi non seulement ceux d’al-Azhar mais également des représentants du Patriarcat copte orthodoxe ».S.Exc. Mgr Kyrillos William Samaan estime dans tous les cas positive la contribution offerte ces dernières années par al-Azhar en faveur de la coexistence et du dépassement des dérives sectaires, en cette période historique. « Le grand imam, ainsi que le Patriarche copte orthodoxe Tawadros ont contribué à revitaliser la Maison de la Famille égyptienne, organisme de liaison interreligieux créé depuis des années par al-Azhar et par le Patriarcat copte orthodoxe comme instrument visant à prévenir et à mitiger les oppositions sectaires, à un moment où l’explosion du sectarisme fondamentaliste semblait mettre en danger l’unité nationale elle-même ». Récemment, sous l’égide de cette institution qui coordonne un réseau diffusé de manière capillaire sur le territoire national, une quarantaine d’imams et de prêtres ont animé ensemble une mission dans les écoles de la province égyptienne de Minya afin de promouvoir par des conférences et des débats avec les élèves la culture de la rencontre et de la paix, en la valorisant comme base d’une coexistence pacifique, sociale et religieuse.

ASIE/CHINE - Retour à la maison du Père de S.Exc. Mgr Luc Thomas Zhang Huaixin, Pasteur zélé et patient

Jixian – Dimanche 8 mai 2016, aux alentours de midi, S.Exc. Mgr Luc Thomas Zhang Huaixin, Evêque de Jixian , en province du Hénan est retourné à la maison du Père. Il aurait fêté 91 ans le 23 du mois courant. Le 6 mai, il avait été hospitalisé d’urgence suite à l’aggravation de son diabète et de problèmes cardiaques dont il souffrait depuis longtemps. La veille de son décès, il était encore lucide et évoquait ses jeunes années, passées au Séminaire.Mgr Luc Thomas Zhang Huaixin est né le 23 mai 1925 dans le village de Liangbudaying, Honghetun, dans le district d’Anyang, au sein d’une famille de catholiques fervents. Sa vocation fut suivie par les Missionnaires italiens de l’Institut pontifical des Missions étrangères qui oeuvrait au Hénan. En 1934, il entra au Petit Séminaire du Diocèse de Jixian avant de passer au Grand Séminaire de Kaifeng. Il fut ordonné prêtre par S.Exc. Mgr Gaetano Pollio, P.I.M.E., Archevêque de Kaifeng, le 19 octobre 1950.Après son ordination sacerdotale, il exerça son ministère pastoral à Tianjin et à Anyang. En 1958, il fut arrêté et condamné aux camps de travaux forcés à cause de la foi. C’est seulement en 1980 qu’il put recommencer à exercer son ministère pastoral. Le 19 octobre 1981, il fut consacré en secret Evêque de Jixian par S.Exc. Mgr Jules Jia Zhiguo, Evêque de Zhengding, au He Bei.Ceux qui l’ont connu se souviennent de Mgr Luc Thomas Zhang Huaixin comme d’un Pasteur zélé et patient, plein de foi et dévoué à l’évangélisation, qui s’est entièrement dédié à la construction, matérielle et pastorale, de son Diocèse. Il rencontrait régulièrement les communautés, a restauré et construit des églises dont la Cathédrale. Il a lancé différents centres sanitaires, un centre catéchétique et un autre destiné aux retraites spirituelles. Il a suivi la formation des prêtres, entretenant avec eux des rapports paternels et affectueux et leur assurant la possibilité d’exercer leur ministère. Il a soutenu le développement de la Congrégation des Sœurs de Saint Joseph. Sous sa conduite, le Diocèse de Jixian a grandi en termes de nombre de prêtres, de religieuses et de fidèles outre que pour son engagement dans les domaines sanitaire et catéchétique. Certains de ses prêtres ont été ordonnés Evêques légitimes, reconnus par les autorités civiles. Mgr Luc Thomas Zhang Huaixin lui-même accepta d’être reconnu par le gouvernement tout en demeurant fidèle aux principes de fidélité et de communion avec le Pape et sans adhérer à des organismes dont la finalité est incompatible avec la doctrine catholique.Un grand nombre de fidèles a rendu hommage à sa dépouille mortelle, exposée dans la Cathédrale, et a pris part à ses obsèques, célébrées le 14 mai.

EUROPE/ESPAGNE - Un marché pour aider les enfants réfugiés au Liban

Séville – Aidez-nous à aider : tel est le slogan du marché solidaire organisé par l’Association palestino-andalouse pour l’Enfance, afin de recueillir des fonds destinés à des interventions chirurgicales concernant les yeux et les oreilles d’enfants vivant dans les camps de réfugiés au Liban. Le marché est composé par une soixantaine de stands où l’on peut trouver des bonbons, des céramiques et des produits artisanaux, entre autres choses. “Nous portons les enfants malades pour les opérer en Espagne et nous nous accolons tous les frais, médicaux, administratifs, de transport, de nourriture et de logement des enfants et de leurs mères jusque après l’intervention » peut-on lire dans la note diffusée par le Président de l’Association. L’initiative se propose également de construire un centre pour les enfants aveugles dans la localité de Burj el Barajneh, dans les environs de Beyrouth.

AFRIQUE/KENYA - Portrait d’un religieux bénédictin venant en aide aux détenus du Kenya

Nairobi – « J’ai compris que les détenus ont beaucoup plus de besoins que la seule nourriture spirituelle. Ils vivent dans un environnement des plus mauvais. Ainsi, j’ai créé la Fondation Faraja et, grâce à l’aide d’amis et de ma famille, nous avons été en mesure d’améliorer les conditions de vie des détenus » a déclaré le Père Peter Meienberg au quotidien kenyan The Nation, qui a dédié un vaste reportage à ce bénédictin suisse de 87 ans qui œuvre depuis 1961 en Afrique.Parmi les projets promus par le Père Meienberg se trouvent une crèche pour les enfants sont détenues à la prison féminine de Lang’ata, une cuisine des plus moderne au sein de la prison de Kamiti, une bibliothèque au sein de l’Industrial Area Remand and Allocation Prison, des cours de couture pour détenues et personnels pénitentiaires et de nombreux autres encore.Le religieux qui œuvre au Kenya depuis 45 ans a également exercé son ministère dans d’autres pays d’Afrique, tels que la Tanzanie et la République démocratique du Congo. « Ma première rencontre avec les conditions inhumaines des prisonniers remonte à mon travail avec les réfugiés provenant du Rwanda, du Burundi et de République démocratique du Congo » rappelle le Père Meienberg, auquel une compatriote suisse a dédié en 2008 un documentaire intitulé « La prison et le prêtre : le Père Peter Meienberg à Nairobi ».Mais les projets du religieux ne se limitent pas aux prisons mais embrassent la promotion du travail des jeunes. Pour cela, il a acquis 24 ha de terrain à Isinya, sur lesquels il a construit une ferme très moderne dans laquelle sont employés les jeunes qui ont achevé un cours d’agronomie.

AFRIQUE/SENEGAL - Déclarations de l’Archevêque de Dakar à propos du dialogue national promu par le Président de la République

Dakar – « Est ce que nos hommes politiques sont vraiment investis du souci de se mettre au service de la cité ? » s’est demandé S.Exc. Mgr Benjamin Ndiaye, Archevêque de Dakar et Président de la Conférence épiscopale du Sénégal, en répondant à ceux qui lui demandaient son opinion sur le dialogue national promu par le Président, Macky Sall.« Si le dialogue tourne sur l'intérêt de la Cité cela vaut la peine, mais si c'est pour des besoins partisans et individuels, ce n'est pas du dialogue, c'est du moussanté » a affirmé Mgr Ndiaye au cours de la rencontre avec les journalistes réalisée au terme de l’Assemblée des Evêques sénégalais, qui a eu lieu à l’occasion du Pèlerinage marial au sanctuaire de Poponguine.L’Archevêque de Dakar a salué par ailleurs l’initiative du Chef de l’Etat et a exprimé l’espoir que cela « serve à faire baisser les tensions ». Mgr Ndiaye a en outre critiqué le nombre excessif de partis présents sur la scène politique sénégalaise. « Comment voulez-vous qu’un petit pays comme le Sénégal dispose de plus de 250 partis politiques ? Chacun veut créer sa propre chapelle et va autour du dialogue faire du chantage pour avoir une place. Est-ce cela le dialogue ? Est-ce cela une démocratie ? Non, la politique c’est pour servir la cité et non se servir ».Le dialogue national s’ouvre le 28 mai. Le Président Sall a invité à y participer les acteurs du monde politique, économique, religieux et de la société civile.

AMERIQUE/CHILI - Religieuses claustrales en visite à des détenues

Santiago – Un groupe de religieuses claustrales est sorti de ses cellules monastiques pour rencontrer d’autres femmes, vivant quant à elles derrière les barreaux des prisons. Un groupe de 71 religieuses de six monastères de clôture de Santiago du Chili, est allé à la rencontre des détenues du Centre pénitentiaire féminin le jour du Jubilé de la vie contemplative, au titre de l’Année de la Miséricorde.Hier, Dimanche 22 mai, a constitué une journée particulière dans cet établissement pénitentiaire. Etaient présents, non seulement l’Archevêque de Santiago, S.Em. le Cardinal Ricardo Ezzati, et le Vicaire chargé de la Vie consacrée, S.Exc. Mgr Jorge Concha, mais également 71 religieuses contemplatives qui ont brisé la clôture pour participer à la Messe et à un moment de rencontre avec de nombreuses autres femmes.Le Cardinal Ezzati a déclaré durant l’homélie : « Je ne sais pas précisément si, dans l’histoire de Santiago, en 400 ans, a eu lieu ce que nous avons vu aujourd’hui » faisant référence au fait que les religieuses avaient brisé la clôture pour rencontrer d’autres femmes.Au terme de la Messe, les religieuses ont entonné un chant traditionnel chilien dédié à Notre-Dame, l’accompagnant spontanément de quelques pas de danse, qui ont bien vite impliqué différentes religieuses et détenues, surprenant positivement le Cardinal et les autres participants. A suivi un moment convivial, au cours duquel les détenues ont demandé à répéter cette expérience.

ASIE/SYRIE - Trois morts dans le cadre du énième attentat dans le quartier de Qamishli habité par les chrétiens

Qamishli – Le bilan de l’attentat terroriste perpétré en fin de soirée le 21 mai dans le centre de Qamishli, deuxième ville de la province syrienne d’Hassaké, au nord-est du pays, est d’au moins trois morts, le nombre des blessés n’étant pour l’heure pas précisé. Une fois de plus, l’attentat a visé la rue connue sous le nom de Miami street – à cause d’un restaurant qui s’y trouve – dans le quartier de Wusta, habité majoritairement par des chrétiens. « Les trois victimes – indique à l’Agence Fides Mgr Hanna, de l’Archidiocèse syro-catholique d’Hassaké-Nisibi – sont trois chrétiens syriens. Il s’agit d’Abdulmehis Lahdo, de Karam Sacid Samcun et de Tuma Yusuf Eliyo ». Selon les récits des survivants, un commando composé d’au moins trois personnes aurait semé la terreur en ouvrant le feu et en lançant des engins dans la rue, animée par la circulation d’un samedi soir. Certaines reconstructions encore à vérifier font également état de kamikazes qui se seraient fait exploser.Les moyens de communication officiels du gouvernement syrien attribuent l’attentat aux groupes djihadistes, tels que le prétendu « Etat islamique », mais des sources locales indépendantes font remarquer que, dans la zone de Qamishli, les tensions récentes ont porté à des affrontements armés entre l’armée syrienne et les milices kurdes, ces dernières voulant affirmer leur contrôle et leur hégémonie sur l’ensemble de la zone.Dans la même région de Qamishli, le 20 décembre dernier, des attentats contre deux restaurants appartenant à des chrétiens avaient provoqué la mort de 13 chrétiens et de 6 musulmans. Par ailleurs, le 24 janvier dernier, un autre attentat dans cette même artère avait causé trois morts et 10 blessés . « Il s’agit d’un autre facteur inquiétant de cette guerre. Le terrorisme existe mais, parfois, nous ne savons pas vraiment qui nous terrorise » avait déclaré à cette occasion à Fides S.Exc. Mgr Jacques Behnan Hindo, titulaire de l’Archi-éparchie syro-catholique d’Hassakè-Nisibi.

AMERIQUE/CUBA - Appel du nouvel Archevêque de La Havane en faveur de la poursuite du dialogue entre l'Eglise et le gouvernement

La Havane – Le nouvel Archevêque métropolitain de La Havane, S.Exc. Mgr Juan de la Caridad García Rodríguez, a lancé un appel en faveur de la poursuite du dialogue entre l’Eglise catholique et le gouvernement de l’île, dans le cadre de la Messe qu’il a célébré dans la Cathédrale hier, Dimanche 22 mai, à l’occasion de sa prise de possession du siège archiépiscopal.« Votre présence ici nous invite et nous encourage à poursuivre le dialogue, qui peut être plus efficace, plus réel, de manière à ce que l’Eglise puisse trouver d’autres espaces pour sa mission évangélisatrice, pour la liturgie, pour la mission éducative et pour la charité envers les pauvres » a déclaré l’Archevêque en présence du Vice-président de Cuba, Salvador Valdés Mesa, et du Chef du Bureau pour les affaires religieuses du Parti communiste cubain , Caridad Diego, présents au rite.Il s’est agi d’un moment très émotionnant pour tous lorsque le nouvel Archevêque, au moment de prendre possession de son Archidiocèse, a été accueilli par son prédécesseur, S.Em. le Cardinal Jaime Ortega, qui l’attendait à l’entrée de la Cathédrale pour lui remettre la crosse, symbole du gouvernement du troupeau. La Cathédrale était bondée et une grande foule a dû suivre la Messe solennelle sur les écrans géants qui avaient été installés sur le parvis.Mgr Juan de la Caridad García Rodríguez est né le 11 juillet 1948 à Camagüey et a été ordonné prêtre le 25 janvier 1972. Il a exercé son ministère dans différentes Paroisses. Il a été également fondateur et directeur de l’école pour missionnaires de l’Archidiocèse de Camagüey. Le 15 mars 1997, il a été nommé Evêque auxiliaire de Camagüey et a reçu l’ordination épiscopale le 7 juin 1997.Le 10 juin 2002, il a été nommé Archevêque de Camagüey.

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