Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/PAKISTAN - Cinq nouveaux prêtres franciscains à Lahore

Lahore – L’Eglise au Pakistan a accueilli le don de cinq nouveaux religieux franciscains capucins ordonnés prêtres, comme l’indique à Fides le Provincial du Pakistan, le Père Francis Nadeem. L’ordination a eu lieu le 8 avril en la Cathédrale du Sacré-Cœur de Lahore, au cours d’une Messe célébrée par l’Archevêque, S.Exc. Mgr Sebastian Shaw. Les cinq religieux sont les Pères Lazar Aslam, Adnan Kashif, Azam Siddique, Almas Yousaf et Adeel Mazhar.L’Archevêque s’est adressé aux cinq nouveaux prêtres en ces termes : « Nous avons l’exemple de Saint François d’Assise » qui, de commerçant qu’il était, « a pris soin des lépreux, les victimes les plus répugnantes ». « Saint François n’a rien demandé à Dieu. Il a toujours prié : Seigneur, que veux-Tu que je fasse ? Je vous demande à tous de prier comme Saint François. Ecoutez la Parole de Dieu, qui vous donnera toujours ce qui est juste pour votre vie ». Il leur a ensuite demandé d’être, plus que des « chercheurs ou des prédicateurs », « d’authentiques témoins de l’Evangile », ceux dont le monde et l’Eglise ont besoin. L’Archevêque a en particulier fait référence au Jubilé de la Miséricorde et leur a rappelé qu’ils doivent être « des dispensateurs de la miséricorde et de la tendresse de Dieu ». « Si nous demeurons entre les mains de Dieu, alors nos cœurs seront des oasis de miséricorde, de pardon et d’humilité » a-t-il conclu. Lahore est le plus grand Archidiocèse du Pakistan, réparti en 27 Paroisses.

ASIE/MYANMAR - Un enfant sur cinq au travail au lieu d’aller à l’école

Yangon – Un enfant birman sur cinq ayant entre 10 et 17 ans travaille au lieu d’aller à l’école, compromettant ainsi son développement personnel et professionnel outre à mettre en danger ses perspectives d’avenir. Les données en question ressortent du rapport intitulé Emploi et Industrie qui recueille certains résultats du recensement effectué en 2014 dans le secteur du travail. Selon ce document, 1,7 millions de mineurs se trouvent en dehors du système éducatif parce qu’ils travaillent. Le rapport, dont a eu connaissance l’Agence Fides, ne prend pas en considération la situation de 1,1 millions d’apatrides Rohingya et rapporte par ailleurs la situation des birmans de plus de 65 ans dont 20% continuent à travailler dans les secteurs agricole, de la pêche ou du bois. Il existe également une forte discrimination entre les sexes vus que 85% des hommes de 15 à 64 ans travaillent contre seulement la moitié des femmes de la même tranche d’âge présentes sur le marché du travail. Le recensement de 2014 était le premier effectué en 30 ans. Au total, 51 millions de personnes vivent au Myanmar, y compris les Rohingya, présents dans l’Etat de Rakhine. Seul un tiers des habitations est doté de l’énergie électrique. La mortalité infantile est de 62 pour 100.000 nés vivants et l’espérance de vie moyenne se situe autour des 66,8 ans.

AMERIQUE/CHILI - Nouvel incendie d’une chapelle et prise de position de l’Evêque de Temuco

Temuco – Une autre chapelle catholique a été incendiée à l’aube d’hier dans la région d’Antiquina, sur le territoire de la commune de Canete, dans la région de Biobio . Selon les informations de la police, l’incendie volontaire a complètement détruit la structure, qui dépendait de la Paroisse Notre-Dame du Mont Carmel. Comme dans le cas des autres incendies de lieux de culte , là aussi a été trouvé une toile portant des inscriptions accusant l’Eglise catholique d’être complice de l’Etat contre le peuple Mapuche.La note transmise à Fides par une source locale rappelle que le 2 mars le Grand Séminaire Saint Fidèle du Diocèse de Villarrica, avait été évacué après avoir été occupé par les membres d’un groupe activiste de la communauté mapuche Trapilhue, laquelle revendique la propriété du terrain sur lequel est édifié le Séminaire. Le responsable de ce groupe a affirmé : « l’Eglise a démontré être un membre supplémentaire de l’Etat et il n’y aura pas de paix tant que l’Eglise ne sera pas expulsée du territoire mapuche ».Ont alors commencé les incendies d’églises de la zone . Au début du mois d’avril, a également été incendiée le temple évangélique de l’Union chrétienne sis à Ercilla, des opuscules portant l’inscription « Toutes les églises seront brûlées » ayant été retrouvés à cette occasion.L’Evêque de Temuco, S.Exc. Mgr Hector Eduardo Vargas, dans un entretien accordé à un journal local, a expliqué que « les églises brûlées se trouvent au sein des communautés mapuches. Nous devons penser que ces églises ont été construites par eux-mêmes. Les mapuches, comme par exemple le groupe des loncos, sont les premiers animateurs des communautés. Ils catéchisent, sont missionnaires laïcs et ont même des séminaristes. Les personnes sont désormais épouvantées. Ces attaques frappent non seulement l’Eglise mais aussi les communautés locales elles-mêmes ». « Le peuple mapuche est profondément religieux – souligne l’Evêque – et la solution définitive part du dialogue ».

ASIE/SYRIE - Précisions sur les chrétiens morts à Qaryatayn et démentis concernant le massacre djihadiste

Qaryatayn – Au cours de ces derniers mois, dans la ville de Qaryatayn, de nombreux chrétiens ont été tués dans des circonstances diverses et de différentes manières liées au fait que la région dans laquelle se trouve cette ville – reprise récemment par l’armée syrienne – se trouvait entre les mains des djihadistes du prétendu « Etat islamique » depuis août 2015. Cependant différentes sources locales consultées par l’Agence Fides démentent les reconstitutions ayant circulé ces derniers jours dans le circuit médiatique international citant des déclarations du Patriarche syro-orthodoxe Ignace Ephrem II faisant état du massacre de 21 chrétiens tués par les djihadistes pour avoir refusé de se convertir à l’islam.En recoupant les nouvelles reprises par différentes sources locales, l’Agence Fides est en mesure de reconstruire tout ce qu’il est possible de savoir de certain et même de non vérifié en ce qui concerne la mort des chrétiens de Qaryatayn au cours des huit derniers mois. Le scénario qui en ressort exclut les reconstitutions qui font état de massacres antichrétiens perpétrés à Qaryatayn durant le temps où sa région se trouvait sous le contrôle des djihadistes du prétendu « Etat islamique » et aide en revanche à percevoir les nombreux facteurs de violence qui ont bouleversé la Syrie au cours de ces dernières années, s’acharnant notamment sur les communautés chrétiennes sans défense.Dans le détail, les sources locales contactées par Fides indiquent que, du 5 au 20 septembre 2015, parmi les chrétiens qui vivaient à Qaryatayn sous le contrôle des djihadistes – après avoir signé ce qu’il est convenu d’appeler le « contrat de protection ou de soumission » – ont été enregistrés cinq morts dont quatre cas de mort naturelle et un jeune tué par un bombardement au cours d’une opération aérienne des forces de la coalition internationale anti-djihadistes. Le 22 septembre, un chrétien a été tué par les djihadistes sous l’accusation de blasphème et ce non pas pour avoir vilipendé le prophète Mahomet ou le coran mais parce que, durant son travail dans une vigne, d’autres travailleurs, musulmans, l’avaient entendu prononcer des blasphèmes. Entre temps, dès le début du mois de septembre, trois chrétiens Qaryatayn, en compagnie d’un autre provenant de Qamishli et d’un coreligionnaire de la ville à majorité chrétienne de Sadad, avaient été emmenés comme otages à Raqqa. Quelques semaines plus tard, parmi les musulmans de Qaryatayn a circulé la rumeur selon laquelle, au sein de la place forte du prétendu « Etat islamique » en Syrie, ces chrétiens avaient été tués mais cette nouvelle n’a pas été confirmée objectivement aux sources contactées par Fides.A compter du mois d’octobre, les chrétiens de Qryatayn, notamment grâce à l’aide d’amis musulmans, ont commencé à quitter la ville par petits groupes, en direction d’Homs, pour rejoindre des zones et villages contrôlés par l’armée syrienne alors que les bombardements aériens effectués sur zone par la coalition anti-djihadistes s’intensifiaient. Les premières à être mises en condition de fuir ont été les jeunes chrétiennes célibataires parce qu’une rumeur avait circulé selon laquelle des chefs djihadistes voulaient les prendre pour épouses. Le 10 octobre, le Père Jacques Mourad, Prieur du Monastère de Saint Elie que les djihadistes avaient enlevé en mai puis remis en liberté à Qaryatayn a également quitté la ville en compagnie d’autres chrétiens de la ville, au nombre d’environ 250. Les chrétiens en question avaient été pris en otage et temporairement déportés au moment où le prétendu « Etat islamique » avait occupé la zone.Après les premières fuites de chrétiens, les djihadistes ont arrêté dix jeunes hommes baptisés et les ont soumis à la torture, les menaçant de mort s’ils ne s’étaient pas convertis à l’islam. Précédemment, les prêtres et les responsables chrétiens, prévoyant cette circonstance, en parlant à leurs fidèles, avaient suggéré que, dans des cas semblables, il était préférable déclarer sa conversion à l’islam plutôt que de perdre la vie, en espérant que ce reniement de la foi en paroles mais non de cœur puisse être temporaire, dans une situation précaire et mouvante comme celle du conflit syrien.Les familles chrétiennes en fuite utilisaient comme « base logistique » le long du chemin une ferme située dans une zone non contrôlée, dans laquelle n’étaient présents ni l’armée syrienne ni le prétendu « Etat islamique ». Dans cette ferme, cinq chrétiens et six musulmans aidaient à fuir les familles chrétiennes qui y parvenaient à pieds, en organisant leur transfert en direction d’Homs et en acceptant de conserver les biens que les fugitifs ne pouvaient pas porter avec eux. Un jour du mois de décembre, une cinquantaine de membres d’une formation armée non liée aux djihadistes a attaqué la ferme, tuant tant les cinq chrétiens que les six musulmans afin de razzier les biens que les fugitifs y avaient laissé en dépôt.Les trois derniers chrétiens morts à Qaryatayn sont tombés sous les bombardements qui ont frappé la zone au cours de la phase de la reconquête lancée par l’armée syrienne avec l’appui russe.Le récit des souffrances des chrétiens de Qaryatayn, avec ses éléments lumineux et ses traits obscurs et indéchiffrables qui accompagnent toujours la révélation historique du mystère du mal, aide également à comprendre que les événements tragiques de cinq années de conflit tragique en Syrie ne peuvent être compris en adhérant de manière irréfléchie aux schémas des diverses propagandes idéologiques. A Qaryatayn également, des musulmans ont été tués alors qu’ils aidaient leurs amis chrétiens à fuir la violence dans l’espoir de pouvoir revenir un jour sur leurs terres pour vivre « une vie calme et tranquille », comme celle préfigurée par Saint Paul dans sa première Lettre à Timothée.

AFRIQUE/KENYA - Communiqué final de l’Assemblée plénière de la Conférence épiscopale dédié notamment au grave problème de la corruption

Nairobi – « Le cancer de la corruption tue actuellement notre pays. Nous allons actuellement vers une société sans Dieu, blessée par le tribalisme, au sein de laquelle l’argent est devenu la seule idole ». Tel est le fort cri d’alarme lancé par les Evêques du Kenya dans le communiqué final de leur Assemblée plénière.Après avoir rappelé la visite apostolique du Pape François au Kenya en novembre dernier , le document, envoyé à l’Agence Fides, décrit une situation extrêmement préoccupante : « Femmes et hommes de la rue portent le fardeau de la corruption. La majorité des kenyans languit dans la pauvreté et se trouve incapable de satisfaire leurs besoins de base. Ils n’ont pas accès à des soins médicaux adéquats, pas plus qu’à des structures scolaires décentes et à une éducation de qualité ». En particulier, ce sont les jeunes qui sont touchés, remarquent les Evêques, étant contraints à verser des pots-de-vin pour trouver un travail ou dans tous les cas de disposer de connaissances « en haut lieu ».Les Evêques rappellent le cri du Pape François s’adressant aux kenyans au cours de son voyage : « Non à la corruption », une plaie qui frappe tout un chacun, du monde politique à la magistrature, de la police à l’école – des étudiants ayant payé pour passer des examens de manière malhonnête.Une autre plaie dénoncée dans le document est celle du tribalisme, jamais disparu mais qui reprend actuellement vigueur, au point que les Evêques affirment : « Nous voyons actuellement tout au travers du prisme de l’ethnicité ». La radicalisation des jeunes est liée à cette situation. Cette dernière a lieu « dans des groupes dangereux qui créent de l’insécurité et portent à des comportements déviants . Nous sommes alarmés par la corruption des jeunes qui se traduit en pots-de-vin, en drogue et en promotion de l’immoralité sexuelle ».« Par conséquent – poursuivent les Evêques – nous nous dirigeons vers une société sans Dieu, qui transforme l’argent en une idole. Les personnes tendent à vivre pour l’argent et leur philosophie consiste à disposer du plus possible de ressources financières, le plus rapidement possible et par tous les moyens ».Les Evêques concluent en invitant les kenyans à la rescousse et à l’espérance, parce que « le Christ a obtenu la victoire contre tout désespoir. Nous devons tous combattre le mal au-dedans de nous. Nous devons nous engager, personnellement et collectivement, à refuser toute forme de corruption qui détruit actuellement notre tissu social ».

ASIE/PAKISTAN - Appel de la Commission nationale Justice et Paix en faveur du retrait des contenus discriminatoires au sein des programmes d’enseignement

Karachi – Il est urgent de retirer les contenus portant à la haine et à des préjudices envers les minorités religieuses existant dans les manuels scolaires en usage dans les écoles de tout le pays. Tel est l’appel lancé par la Commission nationale Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan., qui a présenté, ces jours derniers à Karachi, un document intitulé : « Déraciner l’intolérance religieuse au travers de l’éducation ». Ainsi que cela a été indiqué à Fides, la Commission remarque que, si la société pakistanaise entend faire des progrès et garantir, y compris face au reste du monde, qu’elle est véritablement pacifique, respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité de toute personne, qu’il s’agit d’une société inspirée et régulée par l’Etat de droit, « la structure de l’instruction scolaire doit être changée et les programmes doivent être modifiés ».Kashif Aslam, l’un des membres de la Commission, a révélé que l’organisme épiscopal a étudié et analysé 70 manuels, remarquant que le matériel publié dans le rapport correspond seulement à 25% de ce qui a été relevé au cours de l’analyse. Par rapport aux manuels en usage dans les écoles publiques du Pendjab, ceux de la province du Sindh « contiennent moins de préjudices envers les minorités religieuses » observe-t-il.La Commission souhaite et recommande un travail conjoint entre le Ministère de l’Instruction publique pakistanais et des organismes de la société civile et des différentes communautés religieuses, afin d’intervenir sur de tels textes et de les réformer. Dans la perspective d’une véritable volonté d’éradication de l’intolérance religieuse, il est en effet nécessaire de partir de l’instruction des jeunes et de la formation de leurs mentalités. De cela – conclut la Commission – dépend l’avenir harmonieux et pacifique de la société pakistanaise.

AMERIQUE/PORTO RICO - Risques pour les retraites des enseignants dans le cadre de l’aggravation de la crise

San José – Alors que le gouvernement de Porto Rico ne semble pas parvenir à sortir de la profonde crise économique dans laquelle sombre le pays , ce sont désormais les enseignants des écoles, publiques et privées, qui risquent leur retraite, du moment que le gouvernement a commencé à suspendre les paiements des charges sociales liées au traitement des fonctionnaires. Ainsi, les retraites des enseignants des écoles publiques, des forces de police, des pompiers et de milliers d’autres fonctionnaires pourraient également être réduites.Porto Rico compte quelques 120.000 fonctionnaires gouvernementaux et des milliers de retraités du secteur public. Nombreux sont ceux qui, comme les enseignants et les membres de la police, disposent de plans de retraite alternatifs à ceux de la sécurité sociale, ce qui fait qu’en cas de blocage des retraites, ils ne percevraient pas même celle de la sécurité sociale. Le fond des administrations publiques devrait couvrir les charges pour retraites en cas de besoin mais il est lui aussi sur le point de se tarir.La situation des écoles catholiques est particulièrement grave suite à l’abandon scolaire. Ainsi, les enseignants risquent non seulement leurs retraites mais également leur poste de travail. En moins de 10 ans, 10% de la population ont quitté le pays.

AMERIQUE/VENEZUELA - Appel de l’Archevêque de Caracas en faveur du respect du V° Commandement après les lynchages et la violence diffuse

Caracas – L'Archevêque de Caracas, S.Em. le Cardinal Jorge Urosa Savino, a publié hier une lettre également signée par les quatre Evêques auxiliaires de l’Archidiocèse, dans laquelle il condamne comme péché le lynchage des criminels. « C’est avec une profonde horreur et une profonde tristesse – écrit-il – que nous avons appris qu’au cours de ces dernières semaines se sont vérifiés à Caracas différents lynchages de personnes. Cela est absolument inacceptable et va à l’encontre du V° Commandement de la loi de Dieu, qui dit de ne pas tuer. Il s’agit également d’une grave injustice parce qu’il punit de mort les délits mineurs et parfois ôte la vie à des personnes innocentes ».Le texte parvenu à Fides continue : « Nous sommes conscient du fait que les citoyens honnêtes et travailleurs sont en colère à cause de l’impunité dont jouissent de nombreux criminels dans la situation actuelle. Cela est en partie de la responsabilité des différents organismes publics qui ont pour obligation la plus grave de protéger la vie et les propriétés des vénézuéliens ».Le texte s’achève sur un appel urgent à l’exécutif, aux forces de l’ordre et aux juges afin qu’ils arrêtent les délinquants et qu’ils les punissent conformément à la Constitution. L’Archevêque demande à la population de ne pas se laisser transporter par la haine et de ne pas devenir des assassins.Le Venezuela devient en ces mois non seulement le pays le plus pauvre d’Amérique mais aussi le plus violent, à cause de la criminalité organisée locale et des groupes armés qui contrôlent certaines zones de la capitale. La sécurité n’existe pas dans les rues. Le Cardinal Urosa lui-même avait dénoncé la corruption et la violence il y a peu de temps , mais dernièrement ont eu lieu des lynchages visant à bloquer la petite délinquance et la situation dégénère.

AMERIQUE/ETATS UNIS - Pauvreté, abus et conflits familiaux, causes du phénomène des enfants des rues

New York - Un rapport du Centre national des Familles sans domicile fixe a révélé qu’en 2015, aux Etats-Unis, 2,5 millions d’enfants vivent dans des refuges, dans les rues, dans des voitures ou des camps sans aucune protection. Par ailleurs, près de 40% des mineurs et adolescents interrogés dans le cadre d’une étude publiée par JAMA Pediatrics a indiqué comme motivation principale la pauvreté, outre les conflits et abus à l’intérieur des familles de leur situation. Les auteurs de l’étude ont examiné 49 des 13.559 cas de participants de 24 pays dont 21 pays en voie de développement. Aucune des personnes en question ne dépassait les 24 ans d’âge. De surcroît, 39% des personnes interrogées ont attribué à la pauvreté la raison pour laquelle ils vivent dans les rues, 32% l’ayant motivé par des conflits familiaux et 26% par des abus.

AMERIQUE/ARGENTINE - Enfants et travailleurs adultes trouvés dans des conditions inhumaines dans un dépôt pour emballages

Maipu – Suite à une inspection du gouvernement ayant concerné un dépôt d’emballages situé dans le département de Maipu, en province de Mendoza, ont été trouvés des ouvriers et des enfants vivant dans des conditions inhumaines en ces lieux malsains. Des familles entières occupaient des habitations privées d’aération, et risquaient des intoxications et des explosions dans les lieux mêmes où elles dormaient, mangeaient et cuisinaient. Selon le communiqué envoyé à Fides, les fonctionnaires du sous-secrétariat au travail contrôlaient dans la province le travail enregistré et les conditions d’hygiène et de sécurité outre à vérifier l’absence d’enfants travailleurs. Au cours de leur inspection, ils ont trouvé six ouvriers et dix personnes habitant dans des pièces collectives dont deux mineurs.

ASIE/INDE - Engagement des franciscaine d’Asie du sud en faveur des pauvres et des marginalisés

Bangalore – Les franciscains des nations d’Asie du sud réaffirment leur engagement au service des pauvres et des marginalisés, en particulier en contribuant à répondre aux questions sociales les plus urgentes qui se manifestent dans la région : droits des peuples indigènes, problèmes liés aux migrants, condition de la femme, soin et préservation de l’environnement, lesquels ont une influence sur la vie des populations locales.Dans la région en question, s’est constitué le Réseau franciscain d’Asie du Sud qui rassemble plus de 60.00 religieux, religieuses et laïcs s’inspirant au charisme de Saint François d’Assise, lesquels sont répartis en quelques 200 Provinces religieuses, distribuées entre le Bangladesh, l’Inde, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka, sans oublier le Myanmar. Les franciscains sont engagés dans des services éducatifs, sanitaires et sociaux, avec une attention particulière au soin et au développement des populations les plus pauvres et les plus indigentes, vulnérables ou marginalisées.Les délégués des différentes Provinces se sont rencontrés ces derniers jours à Bangalore pour réfléchir ensemble et lancer des plans d’action concrets dans le contexte de l’Asie du sud. Les lignes directrices de la réflexion et de l’action, indique à Fides le Père Nithiya Sagayam OFM Cap., Coordinateur du Réseau, ont été constituées par deux documents du Pape François, à savoir l’Encyclique Laudato Si et la Bulle Misericordiae Vultus, avec une attention à une « vision prophétique » que les disciples de Saint François désirent développer.Parmi les questions abordées, se trouvaient la condition de la femme et la violence liée au sexe, la réponse chrétienne et franciscaine à la culture matérialiste et consumériste et la contribution franciscaine à la construction de la paix au sein de la société. Le Réseau des franciscains en Asie du sud poursuivra son œuvre de coordination entre les différentes nations et proposera également des cours de formation périodiques et des séminaires et ce « toujours dans la perspective de trouver les modalités selon lesquelles mieux servir les derniers de la société » conclut le Père Nithiya Sagayam.

ASIE/INDE - Erection du Diocèse de Rayagada et nomination de son premier Evêque

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 11 avril 2016, a érigé le nouveau Diocèse de Rayagada, en Inde, par démembrement du Diocèse de Berhampur, le rendant suffragant du siège métropolitain de Cuttack-Bhubaneswar. Le Saint-Père a nommé premier Evêque de Rayagada le Père Aplinar Senapati, de la Congrégation de la Mission , Curé et Directeur du Collège de Derapathar, dans l’Archidiocèse de Guwahati.Le Père Aplinar Senapati, C.M. est né le 28 octobre 1960 à Surada, dans le Diocèse de Berhampur. Après des études supérieures près la Technical High School de sa ville natale, il a étudié la Philosophie à l’Aquinas College de Gopalpur-on-Sea, Berhampur, en tant que Novice de la Congrégation de la Mission, et la Théologie à l’Université de Pune, où il a également obtenu un Diplôme en Psychologie et formation. Il est par ailleurs titulaire de Licences en Economie et en Philosophie obtenues à l’Utkal University, de Bhubaneswar.Il a émis sa première profession religieuse le 10 mai 1984 et sa profession solennelle le 10 mai 1989. Il a été ordonné prêtre le 28 novembre 1990 pour cette même Congrégation de la Mission.Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : 1990-1993 : Vicaire de la Paroisse de Mohnana, Aligonda, Diocèse de Berhampur, 1993-1996 : Formateur et enseignant au Petit Séminaire vincentien de Barpada, Diocèse de Berhampur, 1996-1997 : Vicaire de la Paroisse d’Alada, Diocèse de Berhampur, 1997-2005 : Curé de la Paroisse de Jubaguda, Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar, 2005-2007 : Curé de la Paroisse de Dukuma, Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar, 2007-2008 : Cours de Diplôme en Psychologie et Formation à Pune, 2008-2014 : Maître des Novices à Stella Maris de Gopalpur, Diocèse de Berhampur, depuis 2014 : Curé de la Paroisse Saint Vincent de Paul et Président de l’English Medium School de Derapathar, Archidiocèse de Guwahati. Le nouveau Diocèse de Ragayada comprend les six districts civils de Kalanhandi, Koraput, Malkangiri, Nabarangpur, Nuapada et Rayagada. Les frontières du Diocèse nouvellement érigé sont les suivantes : au nord, avec l’Archidiocèse de Raipur, à l’ouest avec le Diocèse de Jagdalpur des Syro-malabares, à l’est avec le Diocèse de Berhampur dont il est issu et avec le Diocèse de Srikakulam et au sud avec l’Archidiocèse de Visakhapatnam. La Cathédrale sera pour l’heure l’église principale de la ville de Rayagada, où est concentrée la majeure partie des fidèles. Link correlati :Données statistiques du nouveau Diocèse

ASIE/INDE - Nomination de l’Evêque de Dindigul

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 11 avril 2016, a nommé Evêque du Diocèse de Dindigul Mgr Thomas Paulsamy, Curé de la Paroisse Saint Antoine de Kallukuzhy, ancien Vicaire général du Diocèse de Tiruchirapalli.Mgr Thomas Paulsamy est né le 2 août 1951 à N. Poolampatty, dans le Diocèse de Tiruchirapalli. Après avoir fréquenté les écoles de son village, il a fait ses études de Philosophie et de Théologie au Séminaire Saint Paul de Tiruchirapalli. Il a été ordonné prêtre le 25 mai 1977 pour le clergé du Diocèse de Tiruchirapalli, duquel faisait partie l’actuel Diocèse de Dindigul.Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : 1977-1979 : Assistant paroissial de la Cathédrale Sainte Marie de Melapudur, Tiruchirapalli, 1979-1980 : Assistant paroissial de la Paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs de Palaiyakoil, Tiruchirapalli, 1980-1985 : Curé de la Paroisse Saint Alois de Kosavapatty, Dindigul, 1985-1986 : Curé de la Paroisse Saint Joseph artisan de Kailasapuram, Tiruchirapalli 1986-1992 : Curé et Vicaire forain de la Paroisse Saint Joseph de Dindigul, 1992-1993 : Année sabbatique aux Etats-Unis et études près l’école de théologie de Maryknoll, à New York, 1993-1995 : Curé de la Paroisse Saint François Xavier de Malayadipatti, Tiruchirapalli, 1995-2001 : Curé de la Basilique du Saint Rédempteur de Palakarai, Tiruchirapalli, 2002-2004 : Curé de la Cathédrale Sainte Marie de Melapudur, Tiruchirapalli, 2004-2005 : Curé de la Paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs de Nanjur, Pudukottai, 2005-2007 : Curé de la Paroisse Notre-Dame de Fatima de Fathimanagar, Tiruchirapalli, 2007-2015 : Vicaire général du Diocèse de Tiruchirapalli.Il est actuellement Curé de la Paroisse Saint Antoine de Kallukuzhy.

ASIE/TERRE SAINTE - Condamnation du Patriarcat latin de Jérusalem après la reprise des travaux du mur dans la zone de Cremisan

Beit Jala - La construction du mur de séparation dans la zone de Cremisan a repris en ce début d’avril 2016. Sur place, des équipes d’ouvriers avec des engins de terrassement sont à l’œuvre pour ériger, l’un après l’autre, les panneaux de béton de 8 m de haut sur les terrains d’une vallée qui, par un temps, étaient solidement plantés d’oliviers séculaires.Le Patriarcat latin de Jérusalem, dans un communiqué diffusé par l’intermédiaire de ses canaux officiels, a réaffirmé sa déception et sa condamnation de l’opération conduite par les forces israéliennes. « La construction d’un mur de séparation et l’injuste confiscation des terres appartenant aux familles chrétiennes de Beit Jala – peut-on lire dans le communiqué – constituent une violente offense au processus de paix ».Le communiqué patriarcal rappelle en outre que déjà le 9 juillet 2004 la Cour internationale de Justice de La Haye avait qualifié d’illégale la construction du mur et en avait demandé le démantèlement. Du même avis était également l’Assemblée générale des Nations unies. En avril 2015, la Cour Suprême israélienne avait elle-même reconnu que le mur ne disposait d’aucune justification en rapport avec la sécurité de l’Etat d’Israël.

AFRIQUE/RD CONGO - Pour la Commission Justice et Paix de l’Archidiocèse de Bukavu, « la faim d’argent nous tue actuellement »

Kinshasa – « Depuis plus de 20 ans, nous traversons de fortes turbulences aux conséquences incalculables sur notre vie quotidienne et sur notre écosystème » affirme le communiqué de la Commission diocésaine Justice et Paix de l’Archidiocèse de Bukavu, chef-lieu du Sud Kivu, province de l’est de la République démocratique du Congo, qui, comme celle du Nord Kivu, se trouve depuis des années déstabilisée par la présence de différents groupes armés.Il s’agit d’une situation qui, selon la note envoyée à l’Agence Fides, s’est désormais enracinée dans les esprits des habitants de la région. « Ouvrez les yeux et vous verrez des cadavres ambulants dans un environnement décadent » affirme la Commission Justice et Paix, tentant ainsi de secouer les consciences.Le cadre ainsi brossé est dramatique : couples qui cherchent réciproquement à se voler les biens de la famille, viols de fillettes, jeunes chômeurs recrutés par des bandes criminelles, faim qui tenaille des villages entiers dans une région pourtant riche en ressources alimentaires. La Commission Justice et Paix dénonce l’absence d’une politique nationale en faveur de l’emploi et le fait que « le fusil et certaines idéologies ont tué les hommes et surtout massacré nos cultures traditionnelles ».« Pour de l’argent, ont peut en arriver à tuer, mentir, trahir, violer et malheureusement, on dirait que ce sont les mauvais qui prospèrent » affirme la note qui lance cependant un appel à « se relever, regarder la réalité en face et à organiser un rite de purification, d’expiation et de réconciliation avec l’Eternel, le prochain, la nature, l’écosystème, ou bien à arrêter l’acharnement thérapeutique sur des cadavres ».

AMERIQUE/BOLIVIE - I° Congrès international sur les droits fondamentaux et pensée catholique en Amérique latine

La Paz – Au terme du I° Congrès international sur les droits fondamentaux et la pensée catholique en Amérique latine, qui a eu lieu du 7 au 9 avril, l’Université catholique bolivienne Saint Paul a souligné la contribution de l’Eglise catholique en ce qui concerne la défense et l’observance des droits fondamentaux individuels, collectifs et des peuples. Le Secrétaire général de l’UCB, Carlos Derpic Salazar, a proposé une présentation historique des documents et initiatives entrepris par des prêtres, des Evêques et par la Conférence épiscopale bolivienne à des époques différentes de l’histoire du pays.« La Bolivie dispose d’une Eglise prophétique qui annonce la Bonne Nouvelle et dénonce l’injustice » a encore déclaré Carlos Derpic Salazar, dressant la liste des noms de différents prêtres, dont les Pères José Prats, Luis Espinal, Jorge Centellas, et d’autres encore, tués, en particulier dans l’ouest du pays.Parmi les Lettres pastorales de la CEB publiées sous différents gouvernements et citées par Carlos Derpic Salazar, figurait également « Dignité et liberté » de 1972, qui dénonçait les différences de formation en ville et dans les zones rurales. La lettre en question demandait : « Comment peuvent s’appeler chrétiens ceux qui commettent des violations de la dignité de l’homme ». Cette lettre a empêché Garcia Meza d’appliquer la Loi de sécurité de l’Etat.Pour sa part, le Recteur de l’UCB, Marco Antonio Fernandez, a remercié au terme de la manifestation, les participants provenant de huit pays , en citant Saint Jean Paul II, qui, devant l’Assemblée des Nations unies, avait affirmé en 1995 : « Nous ne devons pas avoir peur de l’avenir. Nous ne devons pas avoir peur de l’homme nous pouvons construire dans le siècle à venir une culture de liberté ».Le Congrès a eu lieu dans le cadre des célébrations marquant le cinquantenaire de l’Université.

ASIE/PAKISTAN - Brutal assassinat d’un chrétien handicapé

Lahore – Nazir Masih, 50 ans, handicapé de religion chrétienne et père de quatre enfants, a été assailli par trois musulmans, qui l’ont tué de manière barbare, en l’égorgeant et le défigurant. Ainsi que cela a été appris par Fides, la plainte relative à cet assassinat brutal, intervenu le 5 avril a été présentée par l’un de ses enfants, Iqbal Masih, mais n’a pour l’heure pas conduit à l’arrestation de ses meurtriers.Selon la reconstitution des faits, Nazir Masih était un petit entrepreneur du secteur immobilier et du fait de sa profession, il avait à faire avec trois musulmans, Mohammad Haider, Mohammad Nazar et Mohammad Achy Gujjar. Le 5 avril, les trois hommes se sont rencontrés au domicile de Nazir Masih en présence de son associé, Meher Din. Au cours de la rencontre, a eu lieu une vive discussion liée à des motifs économiques, le chrétien revendiquant des trois musulmans un crédit de quelques 250.000 roupies .Le même jour, en fin d’après-midi, Nazir Masih a été tué. Selon la plainte, les soupçons retombent sur les trois musulmans précités. L’homme a été égorgé, défiguré à l’arme blanche alors que d’autres parties de son corps ont été tranchées. Selon la plainte déposée, les trois hommes auraient révélé à d’autres personnes : « Nous avons achevé un infidèle ». Les parents de la victime se sont adressés à l’ONG LEAD , qui fournit assistance légale gratuite aux familles des chrétiens subissant des injustices.

ASIE/YEMEN - Réactions du Vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale à l’appel du Pape en faveur de la libération du prêtre salésien pris en otage au Yémen

Aden – « Nous ne disposons encore pas de nouvelles à propos de l’enlèvement du Père Thomas Uzhunnalil. Mais le fait d’écouter l’appel en faveur de sa libération lancé hier par le Pape François depuis la Place Saint-Pierre nous a réconforté. Nous espérions cet appel et maintenant nous espérons qu’il parvienne également à ceux qui le détiennent en otage et à leurs consciences. C’est cela qui compte maintenant ». Telle est la réaction que S.Exc. Mgr Paul Hinder, OFM Cap, Vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale, transmet à l’Agence Fides, rapportant les sentiments ravivés parmi les communautés catholiques présentes dans la péninsule arabique suite aux paroles prononcées hier par le Pape François à propos de l’enlèvement du Père Thomas Uzhunnalil. Le prêtre salésien indien a été enlevé par un commando terroriste de type djihadiste le 4 mars dernier, dans une clinique d’Aden gérée par les Missionnaires de la Charité, après que le commando en question ait perpétré une attaque dans le cadre de laquelle ont été massacrées quatre religieuses qui soignaient les hôtes du centre, ainsi que 12 autres personnes .« Dans l’espérance que nous a donné le Christ ressuscité – a déclaré hier le Souverain Pontife après la récitation du Regina Coeli – je renouvelle mon appel en faveur de la libération de toutes les personnes enlevées dans des zones de conflit armé. Je désire rappeler en particulier le Père Thomas Uzhunnalil, prêtre salésien, enlevé à Aden, au Yémen, le 4 mars dernier ».Dimanche 3 avril, une délégation de la Conférence épiscopale d’Inde avait rencontré le Ministre indien des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, qui avait confirmé que le gouvernement indien agit lui aussi pour favoriser la libération du Père Thomas Uzhunnalil.

AFRIQUE/NIGERIA - Souffrance des femmes et des enfants évacués

Abuja – Au cours de ces derniers mois, la violence du groupe islamiste Boko Haram s’est intensifiée dans le nord-est du Nigeria et à la frontière avec le Cameroun, le Tchad et le Niger, causant une grave augmentation du nombre de réfugiés et d’évacués. Les plus touchés par ce phénomène sont les femmes et les enfants. A compter de décembre dernier, on estime que le nombre d’évacués a doublé dans les trois pays, sachant qu’au Nigeria, 3 millions de personnes environ ont évacué à cause de la violence et 2,2 millions d’autres ont cherché refuge dans les pays limitrophes. La faim et la malnutrition progressent et plus de 5 millions de personnes n’ont pas de quoi subvenir à leurs besoins alimentaires. Dans certaines zones, les taux de malnutrition dépassent le seuil d’urgence fixé par l’OMS.Afin de tenter d’endiguer le phénomène, le Programme alimentaire mondial, s’est engagé à renforcer les aides dans le bassin du lac Tchad. Dans le nord du Nigeria, en particulier dans les Etats de Borno et Yobe, la situation est alarmante, le taux de dénutrition aigue se situant au-dessus de la moyenne nationale. En outre, le nombre d’enfants scolarisés est passé de près de 500.000 à 130.000. Au Tchad, dans la région de Yokua, 80.000 personnes ont été contraintes à abandonner les îles du lac Tchad après les attaques et les menaces de Boko Haram et vivent maintenant dans des conditions très difficiles dans des camps désolés situés sur des dunes de sable. Dans la région de Moboko, au Cameroun, plus d’un tiers de la population souffre la faim, sachant que plus de 70% des agriculteurs ont abandonné leurs terres.

AFRIQUE/MAROC - Assemblée de la Conférence des évêques de la Région Nord de l’Afrique et dimension africaine de ses pays et de ses communautés

Rabat – L’Eglise en Afrique du Nord s’interroge toujours davantage sur la dimension africaine de ses pays et de ses communautés. C’est ce qu’affirme le communiqué final de l’Assemblée de la CERNA qui s’est tenue à Tanger du 3 au 6 avril. « Nos fidèles d’Afrique subsaharienne sont de plus en plus nombreux ; ils représentent de 50 à 90% de nos communautés » indique le document transmis à l’Agence Fides. Les Etats d’Afrique du Nord, « traditionnellement pays d’émigration, ils sont aussi devenus pays de transit, mais deviennent également peu à peu pays d’accueil ».Parmi ceux-ci, « le Maroc a fait l’option de se tourner vers l’Afrique noire et de l’intégration des subsahariens vivant sur son sol : ouverture de ses frontières et multiplication de ses lignes aériennes vers les pays subsahariens, régularisation des sans-papiers, scolarisation des enfants, soins pour tous dans les institutions publiques de santé, dispense des cours de religion musulmane pour ceux qui ne sont pas musulmans, possibilité pour les étrangers de fonder des entreprises et de rapatrier leurs capitaux, les signes sont nombreux d’une ouverture du pays autant vers le sud que vers le nord ».Tout cela constitue un défi et une opportunité pour l’Eglise en Afrique du Nord : « C’est une joie pour nous, que l’Eglise soit plus universelle, moins européenne, rajeunie, et de cette entraide ecclésiale sud-sud » affirment les Evêques. Des prêtres et des religieux des pays d’origine des migrants sub-sahariens, se sont en effet insérés dans l’Eglise en Afrique du Nord, un fait remarqué par les Evêques : « Parmi les agents pastoraux d’origine culturelle différente, il faut apprendre à se connaître et à s’estimer dans nos diversités ».La mission de l’Eglise en Afrique du Nord est centrée « non seulement sur le soutien spirituel à ses membres mais également sur le témoignage de l’amour du Christ pour tous, en entrant en relation avec nos frères et sœurs musulmans ». « Ce qui n’est pas facile à cause des préjudices et de la réalité d’un certain racisme » remarquent les Evêques qui notent cependant combien certaines représentations de la Très Sainte Vierge Marie de Vladimir, présentes dans différents oratoires de la région, représentent Marie qui porte dans ses bras l’Enfant Jésus avec une main blanche et une main noire : une image qui symbolise l’avenir de l’Eglise en Afrique du Nord.Afin de souligner le lien entre l’Eglise en Afrique du Nord et celle présent en Afrique sub-saharienne, la prochaine Assemblée de la CERNA se tiendra au Sénégal à la fin de janvier prochain.

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