Derniers flash de l'agence Fides

AFRIQUE/LIBYE - Déclarations du Vicaire apostolique de Tripoli : « à l’exception de celles présentes à Benghazi, les religieuses ont quitté la Cyrénaïque »

Tripoli (Agence Fides) – « A l’occasion de l’anniversaire de la révolution, tout pourrait arriver » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Giovanni Innocenzo Martinelli, Vicaire apostolique de Tripoli, quelques jours avant le deuxième anniversaire de la révolte du 17 février 2011, à Benghazi, qui a porté à la chute du régime du Col. Kadhafi. La situation la plus critique est celle de la Cyrénaïque, dont Benghazi est le chef-lieu. A ce titre, et après avoir fait l’objet de pressions en ce sens (voir Fides 31/01/2013), différentes congrégations religieuses ont décidé de quitter le territoire en question. « Toutes les religieuses des différents ordres ont quitté la Cyrénaïque (Tobrouk, Beida, el Merj, Derna) » confirme Mgr Martinelli. « Seules demeurent y sont encore présentes les Sœurs de l’Immaculée Conception d’Ivrea qui se trouvent à Benghazi depuis longtemps. Le Vicaire apostolique de Benghazi, S.Exc. Mgr Sylvester Carmel Magro, s’est vu conseiller de s’éloigner de l’église et de trouver un autre logement pour ces jours-ci » poursuit Mgr Martinelli. « A Tripoli également, où la situation est calme, nous avons reçu le conseil de la part de différentes sources de faire attention et de ne pas nous déplacer. Il s’agit d’un avertissement qui a été adressé dans tous les cas à l’ensemble des européens. La ville se prépare actuellement aux célébrations avec joie mais les mesures de sécurité ont été renforcées par crainte d’attentats » conclut le Vicaire apostolique de Tripoli. (L.M.) (Agence Fides 14/02/2013)

ASIE/INDE - Maisons, écoles et orphelinats, lieux privilégiés des abus sexuels sur mineurs

New Delhi (Agence Fides) – Dans un communiqué diffusé suite à l’assassinat d’une étudiante à New Delhi en décembre dernier, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé l’abus sexuel contre des mineurs comme un phénomène alarmant qui se vérifie principalement dans les maisons, les écoles et les centres d’assistance à l’enfance en Inde, phénomène aggravé par le silence forcé des jeunes victimes et par la négligence de la police, du système judiciaire et des services sanitaires. Selon la responsable pour l’Asie du sud de HRW, le système de sauvegarde dans le pays est inadapté, le gouvernement ne garantissant ni la défense des enfants ni de ceux qui ont le courage de porter plainte contre les abus sexuels subis. Paradoxalement, les dangers d’abus contre les mineurs sont particulièrement importants dans les orphelinats et autres centres d’assistance pour les enfants en danger. Les mécanismes de contrôle sont inadaptés et de nombreux centres privés ne sont pas même enregistrés, ce qui a pour conséquence que le gouvernement ne dispose pas de la liste de l’ensemble des institutions du pays ni d’une liste des enfants qui y sont accueillis. La promulgation en 2012 de la Loi de protection des enfants contre les crimes sexuels représente un premier pas parce que la nouvelle norme établit que tout type d’abus sexuel infantile constitue un crime. Le gouvernement doit cependant garantir une correcte application de la loi et d’autres politiques pertinentes afin que se crée un réseau de vigilance pour la sécurité. (AP) (Agence Fides 14/02/2013)

ASIE/SYRIE - Pour l’Archevêque maronite de Damas, Benoît XVI a su se montrer proche de ce peuple oublié

Damas (Agence Fides) – Celui qui vient de commencer est le troisième temps de Carême de souffrance pour les chrétiens qui vivent en Syrie. Il s’agit d’un temps marqué à la fois par l’inquiétude et par l’espérance. C’est ce qu’écrit l’Archevêque maronite de Damas, S.Exc. Mgr Samir Nassar, dans un message parvenu à l’Agence Fides. Mgr Nassar s’attarde sur un certain nombre de faits récents qui ont inspiré des sentiments ambivalents chez les baptisés de Syrie : la renonciation de Benoît XVI, la visite à Damas du Patriarche maronite, S.B. le Cardinal Bechara Boutros Rai, et l’exode des fidèles de l’Eglise grecque orthodoxe. La renonciation du Saint-Père – écrit Mgr Nassar – « a beaucoup ému les Chrétiens du Moyen-Orient et de Syrie tout spécialement… La prière et les appels de Benoît XVI pour la paix en Syrie ainsi que ses gestes de solidarité ont rendu le Pape si proche de ce peuple oublié ». L’Archevêque maronite espère pouvoir continuer « ce chemin ensemble en ce temps de Carême que vous avez choisi pour continuer autrement votre mission ». Un fait heureux cité dans le message de l’Archevêque consiste dans la récente visite à Damas du Patriarche maronite : « Aucun des 15 patriarches et Archevêques des Eglises Grecques Orthodoxes dans le monde – souligne S.Exc. Mgr Nassar - n'a osé venir à Damas le 10 février 2013 pour assister selon la coutume à l'installation du nouveau Patriarche Grec Orthodoxe d'Antioche Jean X. Sa Béatitude le Cardinal maronite Béchara Boutros Rai était le seul qui a osé franchir la frontière Libano-Syrienne pour assister à la messe d'installation du nouveau Patriarche Grec Orthodoxe Jean X à Damas. Et ceci malgré la tension qui marque les relations entre les deux pays ». S.B. le Cardinal Rai – indique l’Archevêque – a été accueilli par des milliers de chrétiens qui ont salué « en pleurant de joie » le Patriarche venu au nom « de la paix, de l’unité et de l’espérance ». Les occasions publiques liées au début du ministère du nouveau Patriarche grec orthodoxe résidant à Damas ont rendu évident l’exode des chrétiens et en particulier de ceux appartenant à la communauté désormais confiée aux soins de Jean X. Une cathédrale à moitié vide – raconte S.Exc. Mgr Nassar - a accueilli le nouveau patriarche le 20 décembre dernier… « L’Eglise grecque orthodoxe – poursuit l’Archevêque maronite - représente 60% des chrétiens de Syrie… La crise syrienne qui dure depuis deux ans a beaucoup affecté et affaibli cette Eglise. L'hémorragie a dispersé plus de la moitié des paroisses. Plusieurs dizaines de milliers (de personnes) ont quitté le pays vers les pays voisins cherchant refuge et exile aux quatre coins du monde ». L'affaiblissement des Grecs Orthodoxes, que Mgr Nassar qualifie de « épine dorsale du christianisme syrien », remet en question l'avenir de toute la minorité chrétienne de Syrie. « La guerre de l'Irak a provoqué l'exode massif de ses chrétiens…La guerre de Syrie aura-t-elle les mêmes conséquences? » s’interroge l’Archevêque maronite, demandant également de prier Notre Dame des Sans Abris en faveur des prêtres se trouvant entre les mains de leurs ravisseurs depuis le 9 février et des milliers de disparus générés par le conflit syrien. (GV) (Agence Fides 14/02/2013)

AFRIQUE/SOUDAN - Colloques entre le Soudan et le Soudan du Sud reportés sine die

Khartoum (Agence Fides) – Les colloques entre le Soudan et le Soudan du Sud qui devaient s’ouvrir le 13 février à Addis Abeba ont été reportés sine die. La rencontre en question devait permettre de trouver un accord en vue de la création d’une zone démilitarisée à la frontière entre les deux pays. Les autorités de Juba ont accusé celles de Khartoum d’avoir massé des troupes le long des frontières communes (voir Fides 13/02/2013), accusation que le Soudan a immédiatement rejetée. « Il n’y a rien de vrai dans les accusations portées par le Soudan du Sud selon lesquelles nous masserions des troupes le long de la frontière et il n’existe aucun affrontement armé entre eux et nous » a affirmé un porte-parole de l’armée soudanaise qui attribue les récents affrontements intervenus dans la zone à des « dynamiques tribales ». Le porte-parole en question a en outre diminué les affirmations selon lesquelles le Soudan du Sud aurait déployé des troupes à la frontière, affirmant qu’aucune activité anormale n’avait été enregistrée. (L.M.) (Agence Fides 14/02/2013)

ASIE/HONG KONG - Participation active des élèves de l'éducation catholique à la Foire du Nouvel An chinois

Hong Kong (Agence Fides) – Promouvoir l’Evangélisation, le sens communautaire et la collaboration entre les élèves de l’éducation catholique : tels ont été les objectifs principaux des jeunes qui ont participé à la traditionnelle Foire du Nouvel An chinois. Selon ce qu’indique le bulletin hebdomadaire du Diocèse de Hong Kong, le Kung Kao Po, les élèves ont été appelés, à partir du moment des préparatifs, à être les acteurs principaux de cet événement par le biais de la vente d’objets liés au thème de l’Evangélisation, de l’élaboration d’un projet commercial, d’enquêtes de marché permettant de cibler la tendance commerciale de cette année et d’activités relevant de la comptabilité, du marketing et de l’administration générale. Ainsi que le raconte l’un d’entre eux, « au cours des préparatifs et du déroulement de la Foire, j’ai pu collaborer étroitement avec des camarades de classe avec lesquels nous avons vécu la réalité sociale. J’ai surtout pu comprendre la fatigue et les sacrifices de mes parents pour faire face au coût actuel de la vie ». L’éducation catholique a également invité à l’événement des opérateurs pastoraux et des entrepreneurs afin de guider et d’aider les élèves dans cette expérience. (NZ) (Agence Fides 14/02/2013)

AMERIQUE/COLOMBIE - Dialogue de paix entre le gouvernement et les FARC : l’Eglise n’ira pas à Cuba

Bogotá (Agence Fides) – L’Archevêque de Bogotá, S.Em. le Cardinal Rubén Salazar Gómez, a annoncé que l’Eglise catholique ne se rendra pas à La Havane, capitale de Cuba, en réponse à l’invitation faite aux Evêques colombiens par le responsable de la guérilla, Ivan Marquez, qui voudrait les voir participer aux colloques de paix en cours entre le gouvernement et les FARC. « Je n’ai reçu aucune invitation formelle de la part des FARC. Je ne crois pas que ce soient elles à devoir lancer des invitations parce que nous sommes bien conscients de ce que doit être notre devoir. Il nous est donc parfaitement clair que nous n’avons rien à voir avec le fait d’aller à La Havane » a déclaré le Cardinal Salazar dans une note envoyée à l’Agence Fides par Radio Caracol. Le gouvernement n’a pas encore demandé l’intervention des Evêques colombiens. Selon la presse internationale, le chef de la délégation des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC) aux négociations de paix, Ivan Marquez, a fait part de sa satisfaction suite à la marche nationale de prière organisée par l’Eglise catholique afin de soutenir le processus de paix mais les meurtres et les enlèvements qui entravent le chemin vers la paix se poursuivent en Colombie. (CE) (Agence Fides 14/02/2013)

AFRIQUE/RD CONGO - Des milliers de mineurs enlevés, violentés, tués, mutilés et exploités dans le contexte des conflits armés

Goma (Agence Fides) – De par le monde, des milliers de mineurs sont enlevés, violentés, tués, mutilés, recrutés par des bandes armées. Au cours de la Journée internationale contre le recours aux enfants soldats qui vient d’avoir lieu, il a été indiqué que plus de 17 pays recrutent des mineurs dans le cadre de conflits armés et, selon différentes ONG, continueront à le faire tant que des mesures sérieuses ne seront pas prises pour éradiquer le phénomène et réhabiliter ces jeunes victimes. Les Etats dénoncés par les ONG sont l’Afghanistan, le Tchad, la Colombie, les Philippines, l’Inde, l’Irak, la Libye, le Myanmar, le Pakistan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, la Thaïlande et le Yémen. Le Mali est le dernier pays à être venu s’ajouter à cette liste. Toutefois, selon certaines organisations, les données concernant le nombre des garçonnets et fillettes soldats de par le monde continuent à être incomplètes. Selon Amnesty International, au cours du seul mois de janvier, des groupes islamistes armés ont recruté des mineurs d’âge compris entre 10 et 17 ans. Les missions salésiennes de Goma (RDC), qui accueillent plus de 100 anciens enfants soldats, ont dénoncé l’extension du phénomène au Mali et à la Côte d’Ivoire. Chaque jour, des milliers d’enfants se trouvent impliqués dans des conflits armés, utilisés pour commettre des atrocités, sont maltraités, violentés ou témoins d’homicides. Les organisations humanitaires qui suivent le phénomène indiquent que ces jeunes victimes ne participent pas toujours directement aux combats mais qu’ils sont impliqués dans des opérations très dangereuses comme le transport de combattants blessés ou d’armes, le renseignement ou la transmission de messages sachant que les fillettes sont souvent exploitées comme esclaves sexuels. De nombreux pays et groupes armés ont signé un plan d’action des Nations unies afin de combattre le phénomène. Grâce à ce plan, des centaines d’enfants soldats ont pu être libérés et leurs ravisseurs dénoncés. En outre, deux décisions de la Cour pénale internationale et du Tribunal spécial pour la Sierra Leone de 2012 ont déclaré coupables de crimes de guerre les responsables de l’implication des enfants dans les conflits armés. (AP) (Agence Fides 14/02/2013)

AMERIQUE/MEXIQUE - Congrès missionnaire des Œuvres pontificales missionnaires du Mexique suivi dans le monde entier par le biais d’Internet

Tepatitlán di Morelos (Agence Fides) – La VIII° édition du Congrès diocésain de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaire (VIII CODIAM), qui avait pour slogan « Adolescents et enfants missionnaires, avec joie, partageons notre foi », a eu lieu dans le Diocèse de San Juan de los Lagos, au Mexique. L’impressionnante fête missionnaire s’est déroulée du 8 au 10 février, dans la très belle ville de Tepatitlán di Morelos (Jalisco). Cette ville, connue comme « la perle de los Altos de Jalisco » a accueilli plus de 2.048 enfants et jeunes provenant des 86 Paroisses composant le Diocèse qui, pendant plus de trois mois, se sont préparés et formés en vue de cette célébration missionnaire. Selon une note envoyée à Fides par les Œuvres pontificales missionnaires du Mexique, il ne s’est pas agi d’un Congrès comme les autres puisque durant le VIII CODIAM, les Œuvres pontificales missionnaires du Mexique étant en effet parvenues, par l’intermédiaire du site Internet www.ompemexico.org.mx, à transmettre l’événement qui a été suivi par 27.549 personnes du monde entier, dans plus de 454 villes de 49 pays dont les Etats-Unis, le Canada, le Pérou, la Colombie, le Venezuela, l’Equateur, le Guatemala, l’Argentine mais aussi l’Espagne, l’Italie, la France, la Pologne, l’Allemagne, le Japon, les Philippines, la Chine, la Corée du Sud, le Sénégal et la Zambie. Le Congrès n’aurait pas été possible sans la participation des laïcs, et en particulier des familles qui ont accueilli plus de 2.000 enfants, ainsi que de toute l’équipe de 130 jeunes qui constituaient le personnel de l’organisation, de la logistique et de l’animation. Il faut également mentionner la collaboration de l’ensemble du presbyterium du Diocèse de San Juan de los Lagos qui a œuvré à la promotion de l’événement missionnaire. (CE) (Agence Fides 13/02/2013)

VATICAN - Remerciements de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et des Eglises missionnaires à Benoît XVI

Cité du Vatican (Agence Fides) – En la chapelle du siège de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples a été concélébrée ce matin la Messe marquée par l’imposition des Cendres. Elle a été présidée par le Secrétaire de la Congrégation, S.Exc. Mgr Hon Tai-Fai, en présence de l’ensemble du personnel de la Congrégation. Cette année, outre l’entrée en Carême, la célébration liturgique a voulu être également, de la part de la Congrégation et de toutes les Eglises qui en dépendent, un signe tangible de remerciement pour le Ministère pétrinien du Saint-Père Benoît XVI qui, au cours de son Pontificat, a illuminé le chemin de l’Eglise et de l’humanité par son magistère hautement théologique et spirituel. Les Eglises et les forces missionnaires qui oeuvrent aux frontières géographiques et anthropologiques de l’humanité sont reconnaissantes à Benoît XVI, en particulier pour avoir porté à nouveau l’évangélisation au cœur même de la doctrine et de la pratique ecclésiale. Dans le même temps, elles prient afin que, bien que dans une position ministérielle différente, il continue à fournir sa précieuse contribution théologique et spirituelle à la diffusion de l’Evangile dans le monde. (Agence Fides 13/02/2013)

AFRIQUE/RD CONGO - « Pour aider les enfants soldats, construisons des écoles »

Kinshasa (Agence Fides) – « Nous avons constaté que les jeunes qui entrent volontairement au sein des groupes armés sont ceux qui ne vont pas à l’école. C’est pourquoi il est important que, dans le Nord Kivu, soient présentes toujours davantage d’écoles et de jeunes instruits. En classe, les élèves apprennent la coexistence pacifique. Nous les formons afin que demain ils soient les constructeurs de la paix au Congo » affirme Espérance Nsengimana, enseignante de didactique générale au collège Kanyangohe de Mweso, construit par le JRS (Jesuit Refugee Service) en 2012. Hier, comme chaque 12 février, a été célébrée la Journée des Mains Rouges, dédiée à la plaie représentée par le recrutement d’enfants soldats dans les pays en conflit. A cette occasion, le Service des Jésuites pour les réfugiés d’Afrique/Grands Lacs a voulu mettre l’accent sur l’importance de l’instruction et de l’accès à l’école comme instrument privilégié afin de conjurer l’entrée de mineurs dans les formations rebelles. Selon l’expérience des membres du JRS au Nord Kivu, où sont actuellement présents plus de 900.000 évacués à cause de l’insécurité constante, aller à l’école contribue à conserver l’espérance dans l’avenir des enfants et des jeunes. L’instruction est en outre fondamentale afin que les adultes de demain ne prennent pas les armes et pour former de futurs cadres pacifiques et dédiés au développement du pays. Mais les difficiles conditions économiques de certaines familles les empêchent d’envoyer leurs enfants à l’école. Voila pourquoi, lorsque le JRS construit une école dans un village, le directeur de l’institut s’engage à accueillir gratuitement un certain nombre d’élèves évacués. Dans la zone de Mweso, en 2012, le JRS a construit quatre écoles. Les violences continuelles perpétrées par les groupes rebelles représentent toutefois un grave obstacle à l’accès à l’instruction de la part des enfants. Suite aux actions des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), qui, le 20 novembre dernier, s’étaient rendus maîtres du chef-lieu de la province, Goma, au moins 240.000 enfants ont perdu plusieurs semaines de cours. (L.M.) (Agence Fides 13/02/2013)

ASIE/BAHREIN - Don d’un terrain permettant la construction de la cathédrale Notre-Dame d’Arabie de la part du souverain

Manama (Agence Fides) – « Le Bahreïn aura bientôt une nouvelle église ! ». C’est ce qu’a communiqué ce matin à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Camillo Ballin, mccj, Vicaire apostolique d’Arabie du Nord, le Vicariat apostolique s’étendant sur le Bahreïn, le Koweït, le Qatar et l’Arabie Saoudite. « Je me trouvais au Koweït – écrit l’Evêque – lorsque m’est parvenu un appel téléphonique du Secrétaire du Ministre du Suivi qui me communiquait que le Ministre souhaitait me rencontrer. Revenu au Bahreïn, je me suis rendu immédiatement auprès du Ministre et c’est avec grande émotion que Shaykh Ahmed Bin Ateytallah Al Khalifa, Ministre chargé du suivi de l’application des décisions prises par le roi ou par le gouvernement, m’a remis l’acte de propriété d’un terrain de 9.000 m2 sur lequel nous construirons la nouvelle église ». Mgr Ballin tient à mettre en évidence le fait que le document a été daté du 11 février, mémoire de Notre-Dame de Lourdes, qui, au Bahreïn, correspond à Notre-Dame d’Arabie. « Nos prières ont été exaucées » écrit l’Evêque. « Notre-Dame d’Arabie est bien capable de faire des miracles ! ». « Au cours de cette rencontre – ajoute le Vicaire apostolique – le Ministre m’a invité à me rendre aujourd’hui, 13 février, au palais royal en vue d’y rencontrer le roi Hamad bin Issa al-Khalifa avec toutes les autorités religieuses, ajoutant que j’aurais été placé à côté du roi, en qualité d’invité d’honneur ! J’aurai ainsi la possibilité de le remercier pour le terrain qui a été donné justement « par ordre du roi » conclut Mgr Ballin. La nouvelle église sera la Cathédrale et sera dédiée à Notre-Dame d’Arabie. (AP) (Agence Fides 13/02/2013)

ASIE/TAIWAN - Campagnes du Conseil national des églises pour sensibiliser la société

Tai Chun (Agence Fides) – « Contre toute forme de violence, il faut protéger la vie à partir du sein maternel ». L’œcuménisme, la promotion des populations indigènes et des plus faibles continuent à constituer l’objectif principal du Conseil national des églises de Taiwan. C’est ce qu’y a été réaffirmé dans le cadre de la XII° Assemblée plénière qui a eu lieu ces jours derniers et au cours de laquelle ont été effectués le compte-rendu du travail de 2012 et la présentation du projet pour 2013, sachant qu’elle a vu par ailleurs l’élection de nouveaux dirigeants. Le Conseil national des églises de Taiwan est composé de 15 confessions chrétiennes, Eglise catholique comprise, et est particulièrement actif dans le domaine de l’œcuménisme. Au cours de la récente semaine de prière pour l’unité des chrétiens, différents colloques, rencontres, séminaires sur l’unité des chrétiens dans la réalité taiwanaise ont eu lieu, initiatives auxquelles ont participé plus de 400 personnes. A cette occasion, ont en outre été lancées les campagnes « 30 jours contre la violence à Taiwan », « égalité des sexes et croissance spirituelle » et « défendre la vie à partir du sein maternel » dans le but de sensibiliser la société. (NZ) (Agence Fides 13/02/2013)

ASIE/SYRIE - Enlèvements, viols et trafic de réfugiés syriens

Londres (Agence Fides) – Le conflit en Syrie dégénère et frappe tous les citoyens syriens, indépendamment de leur ethnie ou de leur religion d’appartenance. Mais, comme dans toute guerre, la situation des minorités est la plus difficile. Les minorités chrétiennes sont devenues une cible facile pour les criminels et les terroristes qui ont recours aux enlèvements, aux viols, aux violences et organisent le trafic clandestin des réfugiés. C’est ce qu’affirme une note envoyée à l’Agence Fides par l’ONG aconfessionnelle Minority Rights Group (MRG) ayant son siège à Londres, organisation qui rédige chaque année un rapport détaillé sur la condition des minorités ethniques, religieuses et culturelles de par le monde. Après une enquête capillaire conduite dans les camps de réfugiés en Syrie, au Liban, en Turquie, en Jordanie et des colloques avec les réfugiés syriens arrivés en Europe, l’organisation dénonce, en particulier, la condition des réfugiés de religion chrétienne, faisant état d’une « minorité silencieuse qui raconte des histoires poignantes de viols, d’enlèvements et de trafic d’êtres humains ». Comme cela a été indiqué à Fides, la majeure partie des réfugiés interrogés par l’ONG Minority Rights Group exprime le désir de quitter le Moyen-Orient et affirme que, pour ce faire, elle est entrée en contact avec des bandes de trafiquants d’êtres humains. « Il existe aujourd’hui un marché florissant, multimillionnaire, s’étant développé autour de la crise des réfugiés syriens » remarque l’ONG racontant certains cas spécifiques et le commerce mis en place par les contrebandiers. Un réfugié a pu « acheter un passeport suédois pour 7.000 USD » alors qu’au Liban s’organise « une mafia de faux visas et de faux timbres » que des organisations illicites garantissent aux réfugiés afin de leur permettre de poursuivre leur voyage en direction de l’Europe. En outre, dans certaines zones de Syrie – ont raconté des réfugiés ayant fui la Mésopotamie – « un chrétien ne peut plus signaler des injustices ou des crimes. Nous sommes otages de la croissance de l’islamisme militant et être chrétiens est suffisant pour constituer une cible ». Des réfugiés chrétiens assyriens et syriaques font mention de violences à caractère confessionnel à l’encontre des fidèles chrétiens de Deir Ezzor et d’Hassakè, en Mésopotamie, après l’arrivée des bandes de rebelles, citant des meurtres de sang froid, des enlèvements et des viols de femmes chrétiennes. « Peut-être veulent-ils vider la Syrie des chrétiens ? » se demandent-ils. Un certain nombre de prêtres de la communauté chrétienne assyrienne expriment « de graves préoccupations quant à l’avenir des chrétiens en Syrie, vu que nombre d’entre eux préfèrent émigrer devant les violences. S.B. Ignatius Zakka I Iwas, Patriarche de l’Eglise syro-orthodoxe, affirme pour sa part : « Nous ne voulons pas qu’ils quittent le pays mais ce qui est important est qu’ils vivent en paix et que Dieu soit avec eux, quoiqu’ils fassent et où qu’ils soient ». (PA) (Agence Fides 13/02/2013)

AMERIQUE/CUBA - Pionniers de l’économie au sein de l’Archidiocèse de Santiago de Cuba

Santiago de Cuba (Agence Fides) – Le 5 mars 2013, reprendra, dans la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, de l’Archidiocèse de Santiago de Cuba, le « Cours pour entrepreneurs de petites entreprises », promu et dirigé par le groupe Service de promotion familiale de l’Assessorat de la Compagnie de Jésus. Il s’agit d’une expérience théorique et pratique dont le but est le développement humain local au travers de la formation à la culture et à l’éthique des affaires. Une note envoyée à l’Agence Fides par la Conférence épiscopale de Cuba indique que le projet a débuté en 2006 grâce à l’initiative du Curé de la Paroisse de la Sainte Famille, le Père Mariano Ibar Albinana Ibar et de M. Carlos Fernández Hernández, qui ont mis sur pieds, ensemble, un service d’économie solidaire et de soutien au travers d’un système de micro prêts pour les personnes disposant de ressources limitées. Le projet s’est ensuite étendu, en 2008, grâce à un groupe mixte qui sert d’enseignants et d’examinateurs des projets de développement intégral, au travers de conférences, d’évaluations des projets et de micro prêts solidaires, afin de permettre aux familles dans le besoin de mettre sur pieds une activité pour améliorer la qualité de leur vie. Les expériences et les résultats obtenus en cinq ans par le SPF ont attiré l’attention d’autres Paroisses des Jésuites sises à Cienfuegos et à La Havane. (CE) (Agence Fides 13/02/2013)

AFRIQUE/ETHIOPIE - Exhortation du Préfet apostolique de Robe aux fidèles : « Montrons combien nous aimons et combien nous tenons à notre Mère Eglise »

Robe (Agence Fides) – Le 11 février, le jour même où la Préfecture apostolique de Robe fêtait son premier anniversaire, le Saint-Père Benoît XVI communiquait sa renonciation au Pontificat. La réaction émotionnée du Préfet apostolique, le Père Angelo Antolini, a été immédiate et il a tenu à la avec les fidèles catholiques de Robe. Le Père Antolini écrit, dans la note envoyée à l’Agence Fides : « Initialement, nous avons été secoués mais, lorsque nous avons lu le message du Pape et la raison pour laquelle il renonçait, nous nous sommes sentis fiers de faire partie de cette splendide Eglise catholique pour le grand enseignement évangélique que le Saint-Père a voulu nous transmettre au travers de ce geste ». « Chers frères et sœurs – continue le Préfet apostolique en s’adressant aux fidèles – ce temps doit être pour nous celui d’une prière intense et du jeûne entendu comme vie sérieuse et sobre. Invoquons l’Esprit Saint afin qu’Il guide les Cardinaux dans le choix du nouveau Souverain Pontife. Nous tous sentons le besoin de renouveau, une sorte de refondation de nos communautés face aux défis impérieux du monde. Le chemin est celui de la prière intense et de la conversion. Je demande à tous, prêtres, religieux et fidèles, de dédier chaque jour un moment de prière spécial pour l’élection du nouveau Pape ». « Chers frères et sœurs – conclut le Père Antolini – engageons-nous à montrer par notre vie combien nous aimons et combien nous tenons à notre Mère Eglise ». (AP) (Agence Fides 13/02/2013)

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Montée de la tension entre le Soudan du Sud et le Soudan

Juba (Agence Fides) – « Au cours des deux derniers mois, nous avons remarqué un inhabituel renforcement des troupes soudanaises le long de la frontière commune » a affirmé le Vice-ministre de la Défense du Soudan du Sud, Majak Agot. Le haut responsable sud-soudanais a ajouté que ce renforcement militaire semble indiquer que le Soudan planifie actuellement une opération militaire visant à imposer une solution lui étant favorable dans les disputes de frontière entre les deux Etats. Malgré les accords signés en septembre 2012, les deux pays n’ont ni établi de zone démilitarisée ni signé d’entente concernant la reprise des exportations de pétrole sud-soudanais au travers des structures soudanaises. Majak Agot a en outre dénoncé des incursions commises par les troupes de Khartoum à l’encontre d’un certain nombre de localités sud-soudanaises. Le Président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a ordonné le déploiement « urgent et coordonné » de forces militaires et de police dans la zone de frontière avec le Soudan, craignant une possible incursion des troupes de Khartoum. (L.M.) (Agence Fides 13/02/2013)

ASIE/TERRE SAINTE - Déclarations du Vicaire patriarcal du Patriarcat de Jérusalem concernant le démenti devant le tribunal d’un accord de l’Eglise au tracé du Mur dans la vallée de Cremisan

Jérusalem (Agence Fides) – « Les avocats de l’armée israélienne ont déclaré que le parcours du Mur de séparation dans la vallée de Cremisan avait eu l’aval de l’Eglise. Mais cet argument clef de leur déposition devant les juges a été démenti in nuce : il n’y a jamais eu aucun type d’approbation ni explicite, ni implicite de la part des salésiens ou du Saint-Siège ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr William Shomali, Vicaire patriarcal du Patriarche latin de Jérusalem, citant un passage important de l’audience qui a eu lieu hier à Tel Aviv dans l’affaire opposant des familles chrétiennes palestiniennes et les religieuses salésiennes à l’armée israélienne à propos du parcours du Mur de séparation voulu par les autorités israéliennes dans la zone de Bethléem. Lors de l’audience – à laquelle assistait Mgr Shomali, en compagnie de différents prêtres du Patriarcat – les représentants légaux des parties en cause ont exposé pour la dernière fois leurs argumentaires devant les trois juges de la section spéciale d’appel de la Cour de Justice de Tel Aviv. Les avocats des 58 familles palestiniennes et des religieuses salésiennes, titulaires de l’école primaire se trouvant dans la vallée, ont mis en évidence, à l’aide de cartes et de matériel topographique, que le parcours du Mur voulu par l’armée lèse gravement leurs clients, proposant un parcours alternatif, plus proche de la frontière de 1967 entre Israël et la Cisjordanie. Mgr Shomali raconte à Fides : « Les juges donnaient l’impression d’écouter avec un grand intérêt leurs argumentations ». Les représentants de l’armée israélienne ont invoqué des raisons de sécurité nationale et fait référence à de précédentes approbations du parcours de la part de milieux et de sujets ecclésiaux. Ce qui a été démenti avec force par les avocats de la contrepartie. Outre l’Evêque et les prêtres, ont également assisté à l’audience les représentants diplomatiques français, allemand, norvégien et de l’ONU. « Maintenant – conclut Mgr Shomali – nous attendons la décision. Prions pour que justice soit rendue aux religieuses et aux familles qui risquent de perdre leurs terrains agricoles ». En cas de rejet du recours, la cause sera portée devant la Cour Suprême d’Israël. (GV) (Agence Fides 13/02/2013)

ASIE/INDE - Les catholiques indiens réclament un moratoire sur la peine de mort

New Delhi (Agence Fides) – Quelques jours après l’exécution d’Afzal Guru, l’un des terroristes responsables de l’attaque contre le Parlement indien en 2001, les mouvements catholiques indiens, tout en exprimant leur solidarité et en assurant de leurs prières les familles des victimes, demandent un moratoire sur la peine capitale dans le pays. Dans un communiqué envoyé à l’Agence Fides, le Catholic Secular Forum (CSF), mouvement du laïcat catholique indien, rappelle que, dans un récent vote à l’Assemblée générale de l’ONU, 110 pays ont demandé l’abolition de la peine de mort alors que l’Inde est l’un des 39 pays qui l’ont soutenue. Selon l’ONU, environ 150 pays ont aboli la peine de mort ou institué un moratoire. Le Président du CSF affirme : « l’Inde devrait prendre en considération un moratoire contre toutes les condamnations à mort, dans l’attente d’une relecture et d’un réexamen d’ensemble de la peine capitale ». Le chrétien – poursuit-il – est contraire à la peine de mort pour des motifs religieux bien connus, en ce qu’il défend la sacralité de la vie. Mais les mouvements catholiques indiens s’opposent à la peine capitale également sur la base d’autres motivations, pas strictement religieuses. Parmi celles-ci se trouve la défense du droit à la vie, en tant que droit humain inaliénable, et la possibilité que soit exécuté un innocent suite à une erreur judiciaire. En outre, la peine de mort ne guérit pas nécessairement les blessures des victimes ou de leurs familles – continue le CSF – et il s’agit d’une peine inhumaine, qui rend les sociétés moins civiles et plus cruelles. Il faut rappeler des études qui indiquent combien la peine de réclusion à perpétuité est plus dissuasive de la peine capitale. Enfin, cette dernière représente également un gaspillage de ressources en termes de temps et d’énergie des tribunaux et elle appesantit à l’excès le système de justice pénale. Pour toutes ces raisons, la majeure partie des pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et du Sud l’ont déjà abolie, conclut le texte, invitant l’Inde à suivre cette voie. (PA) (Agence Fides 13/02/2013)

VATICAN - Les sentiments du Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, S.Exc. Mgr Savio Hon Tai Fai, après l’annonce de la renonciation du Pape au Pontificat

Cité du Vatican (Agence Fides) – Le Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, S.Exc. Mgr Savio Hon Tai Fai, a fait à l’Agence Fides la déclaration suivante : « Pour moi, cette nouvelle a été un coup de tonnerre, elle m’a laissé sans voix. Mes sentiments sont nombreux, variés et se mélangent dans un état d’esprit mélancolique. D’une part, je sens donc mon cœur lourd mais de l’autre j’estime le Pape du fond du cœur. Il a toujours été mon bien-aimé Pasteur, père et maître. A l’improviste, il a décidé de renoncer au ministère pétrinien et j’en suis profondément attristé. Cependant, il s’agit d’une décision qu’il a prise après une évaluation attentive et une intense prière. Je ne peux faire autrement que de lui offrir ma compréhension. En réalité, nos collègues du Dicastère missionnaire éprouvent eux aussi presque les mêmes sentiments et le même attachement à Sa personne. Notre Préfet se trouve actuellement, comme Envoyé spécial du Pape, en visite pastorale en Inde. Je crois que lui, même s’il est loin, encourage l’Eglise locale à prier pour le Saint-Père. Nous, de la Congrégation, avons offert notre brève prière pour le Souverain Pontife en communion avec notre Préfet qui se trouve au loin, au cours de l’Angelus de ce jour. Et demain matin, durant la Messe des Cendres, tous nos collègues se réuniront en prière, demeurant fermes dans l’affection, dans notre fidélité et solidarité, comme toujours. Le Saint-Père Benoît XVI a dédié toute sa vie au service de l’Eglise. Il croit profondément que seul « par le Christ, avec le Christ et dans le Christ » son ministère dans l’Eglise peut rendre gloire à Dieu et porter le salut aux hommes. Le temps passe sans presque que nous nous en apercevions. Chacun a son moment et le Pape aussi sent que ses forces « en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien… C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre » (Declaratio du Saint-Père Benoît XVI concernant sa renonciation au Ministère d’Evêque de Rome, Successeur de Saint Pierre, 11 février 2013). Mais il n’a pas vraiment renoncé à son service au sein de l’Eglise. Il veut même dédier sa vie à la prière, se faisant un bon instrument entre les mains de Dieu. Il a tout fait pour le bien de l’Eglise. Sa renonciation peut se résumer en un Amen devant Dieu. Le corps, à cause de l’âge, est fragile mais l’âme est forte. L’humilité du Pape a conquis mon cœur une fois encore ! ». (Agence Fides 12/02/2013)

AMERIQUE/VENEZUELA - Depuis près d’un an, l’Eglise ne parvient plus à entrer dans les prisons

Caracas (Agence Fides) – La Pastorale des prisons a dénoncé le fait que l’idéologie prévaut dans le pays sur l’assistance religieuse. Lors des événements tragiques intervenus au pénitencier d’Uribana le 25 janvier (voir Fides 30/01/2013), l’une des victimes a été le pasteur évangélique Segundo Camejo, bénévole dans ce centre de peine. Suite à cette tragédie, les hiérarchies religieuses, tant de l’Eglise catholique que de l’église évangélique, ont dénoncé le fait que les autorités interdisent depuis près d’un an l’accès à la prison aux bénévoles religieux. Une note envoyée à l’Agence Fides indique que le Délégué national de la Pastorale des prisons de la Conférence épiscopale vénézuélienne (CEV), le Père Ponc Capell, estime que les autorités n’ont démontré d’aucune manière vouloir conserver un engagement en matière d’assistance religieuse en faveur des détenus mais qu’au contraire, à de nombreuses occasion, elles ignorent ce droit. En effet, des 40 aumôniers nommés par la Conférence épiscopale au niveau national, seuls 26 ont été reconnus par le gouvernement. Le Père Capell a indique que plus de 300 laïcs sont engagés dans des activités de bénévolat au sein des 40 prisons du pays, dénonçant la politisation du thème des prisons. En outre, il a regretté que soit davantage promu le bénévolat idéologique que celui basé sur l’assistance religieuse. « Mais nous continuerons à travailler avec plus d’énergie et d’enthousiasme parce que nous savons que les gouvernements passent mais que l’Eglise demeure. En outre, il se trouvera toujours des personnes disposées à partager l’expérience de Dieu et à avoir la motivation pour changer » a-t-il dit. María José González, Chef de Bureau de la Caritas de Los Teques, qui travaille depuis six ans au sein de la Pastorale pénitentiaire de la région de Miranda a souligné que : « Depuis décembre 2011, nous n’entrons plus formellement dans les prisons parce que nous en avons l’interdiction explicite de la part du gouvernement. Dès lors, nos bénévoles doivent visiter les prisonniers comme s’il s’agissait d’une visite familiale ce qui limite fortement le travail avec les détenus et celui relatif à leur réhabilitation ». (CE) (Agence Fides 12/02/2013)

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