Derniers flash de l'agence Fides

AFRIQUE/NIGERIA - Appel de l’Archevêque de Lagos contre les attaques envers les agriculteurs

Abuja – S.Exc. Mgr Alfred Adewale Martins, Archevêque de Lagos, a adressé un appel au Président, Muhammadu Buhari, afin que le gouvernement intervienne pour mettre fin aux massacres commis par les bergers Fulanis dans le sud du pays .Selon un communiqué envoyé à l’Agence Fides, l’Archevêque a condamné les meurtres d’agriculteurs le long de ce qu’il est convenu d’appeler « middle-belt », la bande divisant le nord du sud du Nigeria, ainsi que les incursions sanglantes perpétrées par les bergers Fulanis dans un certain nombre de localités du sud, Ukpabi et Nimbo, se plaignant de l’attitude laxiste de la police, qui pousse ceux qui commettent des crimes à se sentir « au-dessus de la loi ».Entre temps, les attaques se poursuivent. Selon des nouvelles de presse, un berger Fulani se serait rendu responsable de la décapitation d’une femme et en aurait également blessé grièvement deux autres dans une localité du Delta. Selon le gouvernement, les attaques attribuées à des bergers Fulanis sont en réalité perpétrées par une faction de la secte Boko Haram. Le Ministre de l’Agriculture, Heineken Lokpobiri, a déclaré que les personnes arrêtées en lien avec les récentes attaques ne parlent pas Fulani pas plus que d’autres langues nigérianes, laissant entendre qu’il s’agit de terroristes étrangers.

AFRIQUE/KENYA - Forte préoccupation de la Commission pour les réfugiés de la Conférence épiscopale à propos de la fermeture des camps de réfugiés

Nairobi – L’annonce faite par le gouvernement kenyan de fermer les camps de réfugiés de Dadaab – considéré comme le plus grand du monde avec plus de 320.000 résidents, en majorité somaliens – de Kakuma – qui accueille plus de 190.000 personnes – et de dissoudre le Département pour les affaires des réfugiés suscite actuellement une forte préoccupation.Le 13 mai, la Commission pour les réfugiés, les migrants et les gens de mer de la Conférence épiscopale du Kenya a participé à une rencontre avec le Haut Commissariat de l’ONU chargé des réfugiés, le gouvernement kenyan et d’autres parties intéressées afin de faire le point de la situation.Selon un communiqué envoyé à l’Agence Fides, la raison principale pour laquelle le gouvernement kenyan a fermé les camps est le non-respect de l’accord tripartite. L’accord en question prévoyait un plan de rapatriement signé par le Haut Commissariat de l’ONU, par le gouvernement kenyan et par son homologue somalien en 2013.Le communiqué affirme en outre que les autorités kenyanes entendent fermer le camp de Dadaab mais non celui de Kakuma, tout en précisant que « cette affirmation n’a pour l’heure été confirmée par aucune annonce officielle ».Une préoccupation particulière a été exprimée tant par la Conférence épiscopale que par le Jesuit Refugee Services , en ce qui concerne la dissolution du Département pour les affaires des réfugiés en ce que cela comporte le défaut d’enregistrement des demandeurs d’asile et d’émission des permis destinés aux opérateurs humanitaires.Selon les Evêques, la responsabilité de la situation doit être partagée entre le gouvernement kenyan et la communauté internationale qui « n’a pas reconnu les problèmes de sécurité auxquels doit faire face le Kenya, ce qui fait que le gouvernement se sent débordé et frustré et ne se démontre pas disposé à accueillir les réfugiés, ayant adopté une attitude négative envers les agences qui opèrent avec les réfugiés, comme le démontre la dissolution du DRA ».Le 25 mai, le Haut Commissaire de l’ONU chargé des réfugiés se rendra au Kenya pour tenter de trouver un accord avec les autorités locales.

ASIE/JORDANIE - Inauguration à Amman du « jardin de la miséricorde », projet solidaire réalisé au profit des réfugiés

Amman – Une entreprise spécialisée en agriculture « durable » qui emploie 15 personnes, choisies parmi les réfugiés irakiens, mais aussi parmi les chômeurs jordaniens : tel est le « jardin de la miséricorde », projet solidaire inauguré hier, 12 mai, à Amman au Centre Notre-Dame de la Paix en présence de S.B. Fouad Twal, Patriarche de Jérusalem des Latins, et de S.Exc. Mgr Alberto Ortega Martin, Nonce apostolique en Jordanie et en Irak. L’initiative, financée à la demande du Pape François sur la base des offrandes des fidèles recueillies auprès du Pavillon du Saint-Siège à Expo Milano 2015, représente un signe concret de la sollicitude pastorale du Siège apostolique et des Eglises locales envers les populations du Proche-Orient, bouleversées par les conflits et par les émigrations forcées.« Le jardin de la miséricorde – a souligné durant l’inauguration le Nonce – n’est pas seulement un lieu où les réfugiés et les personnes nécessiteuses peuvent trouver un travail et un salaire mais il peut également devenir un lieu de dialogue et de rencontre entre personnes de religions différentes, selon ce qu’a écrit le Pape François dans la Bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde ». Au cours de ladite cérémonie – indique le site Internet abouna.org – le Président de Caritas Jordanie, Wael Suleiman, a annoncé la prochaine réalisation de microprojets analogues à Madaba, Zaqrqa et Fuheis, finalisés à la création de postes de travail au profit de réfugiés et de familles jordaniennes privées de revenus.

ASIE/IRAQ - Evacués chrétiens contraints à signer un document soutenant l’indépendance du Kurdistan irakien

Erbil – Un nombre passable d’évacués chrétiens assyriens, chaldéens et syriens, ayant trouvé refuge dans la ville de Dohuk après que leurs villages aient été conquis par les djihadistes du prétendu « Etat islamique », ont été contraints, au cours de ces derniers jours, à signer une pétition favorable à la proclamation de l’indépendance d’un Etat kurde sur le territoire de l’actuelle région autonome du Kurdistan irakien. C’est ce qu’indiquent des sources locales consultées par l’Agence Fides. Le site Internet ankawa.com publie notamment un fac-simile du module de recueil des signatures comportant des espaces pour enregistrer le document d’identité et le numéro du téléphone portable.La pétition, adressée au gouvernement de la région autonome du Kurdistan irakien, est articulée en quatre points. Outre à affirmer le soutien dû aux milices kurdes Peshmerga et au Président de la région autonome du Kurdistan irakien, Masud Barzani, elle demande aux kurdes d’accélérer la libération de Mossoul des forces djihadistes et préfigure la transformation de la province de Ninive – dont Mossoul est le chef-lieu – en région autonome à l’intérieur du Kurdistan irakien, transformé de fait en Etat kurde indépendant.La nouvelle de la pétition signée de force par des chrétiens évacués présents à Dohuk a provoqué des réactions alarmées également parmi les représentants de partis politiques soutenus par des militants chaldéens, syriens et assyriens. L’homme politique chrétien Imad Youkhana, représentant de l'Assyrian Democratic Movement et membre du Parlement irakien, a sollicité les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien afin qu’elles entreprennent une « enquête urgente » permettant de déterminer qui a inspiré et organisé ce recueil de signatures, soulignant que les requêtes contenues dans la pétition, à un moment dramatique pour toute la région, contribuent à augmenter les divisions et à miner encore plus la coexistence pacifique entre les différentes composantes de la nation irakienne.Alors que Mossoul et une bonne partie de la plaine de Ninive demeurent sous le contrôle des djihadistes du prétendu « Etat islamique »,, l’affaire de la pétition signée de force par des chrétiens évacués à Dohuk laisse entrevoir des intérêts et des projets politiques qui pourraient viser une fragmentation du territoire irakien si et lorsque la région de Mossoul sera libérée de la présence des djihadistes du prétendu « Etat islamique ».

AFRIQUE/RD CONGO - Appel d’un Assomptionniste en faveur d’une intervention présidentielle pour bloquer les massacres au Nord Kivu

Kinshasa – « Président, je vous demande de vous intéresser à ce qui se passe à Beni, au Kivu. Pourriez-vous prendre en considération une enquête sérieuse en vue d’une justice adéquate ? ». Tel est l’appel adressé dans une lettre au Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, par le Père Gaston Mumbere, qui se signe « Membre de la Congrégation des Augustins de l’Assomption ». A cette même Congrégation, appartenaient les Pères Jean-Pierre Ndulani, Edmond Bamtupe er Anselme Wsukundi, enlevés le 19 octobre 2012 et le Père Vincent Machozi, tué le 20 mars dernier .Dans sa missive, dont le texte est parvenu à l’Agence Fides, le Père Mumbere rappelle les massacres continuels perpétrés par les différents groupes armés sur le territoire de Beni, au Nord Kivu, dans l’est de la RDC . Le religieux décrit des crimes épouvantables commis à l’encontre de la population civile, tels que l’égorgement d’enfants ou encore leur mise à mort perpétrée à coups de marteau.Citant le chiffre de 8 millions de morts, en plus de 20 ans de guerre civile et d’instabilité dans la région – chiffre que Fides n’est pas en mesure pour le moment de vérifier – le Père Mumbere souligne de manière polémique que « à ce rythme, vous pourriez devenir le Président des morts, des cimetières et des fosses communes ».« Les survivants et leurs amis sont encore nombreux. Chacun d’entre eux vous écrira . Vous êtes encore apte et compétent pour entendre ces cris de l’humanité de Beni. Si vous êtes encore compétent et que vous n’agissez pas, logiquement vous risquez d’être accusé de complicité » conclut le religieux.

AFRIQUE/KENYA - Appel du responsable des Communications de l’AMECEA aux journalistes catholiques

Nairobi – « L’Afrique est souvent décrite comme un continent des ténèbres et de la mort, un continent d’échecs sociaux à cause de l’ethnocentrisme, des conflits violents, d’épidémies telles que le SIDA et Ebola » a affirmé, en s’en plaignant, le Père Chrisantus Ndaga, responsable des Communications de l’AMECEA , dans le cadre d’un symposium de journalistes catholiques se tenant à Nairobi .Le Père Ndaga est intervenu au nom de S.Exc. Mgr Charles Palmer-Buckle, Archevêque d’Accra et Président de la Catholic News Agency for Africa , Agence catholique de nouvelles panafricaine promue par la SCEAM .En s’adressant aux journalistes catholiques provenant de 10 pays d’Afrique , le Père Ndaga a souligné la nécessité de faire également état de nouvelles positives sur ce qui se passe en Afrique et en particulier relatives aux initiatives promues par l’Eglise catholique.« Il existe différentes activités positives de l’Eglise en Afrique qui ne sont pas reprises par les moyens de communication » a-t-il déclaré. « Au cours des années, s’est fait jour le désir de partager des nouvelles et des informations entre les Eglises d’Afrique. Il existe également le désir de faire en sorte que la voix de l’Eglise africaine soit entendue sur le continent et au-delà de ses frontières ».Le Père Don Bosco Onyalla, Directeur de la CANAA, lui a fait écho, affirmant que « trop de contextes africains sont utilisés comme des exemples négatifs, au travers d’expressions telles que « pays blessé par la pauvreté, gouvernement défini par la corruption, système politique enraciné dans les affiliations ethniques, société divisée par la religion, communauté opprimée par la maladie et, plus récemment, foyer de terrorisme. Ces exposés des faits sont souvent racontés par des non africains ».

AMERIQUE/CHILI - Déclarations du Vicaire apostolique d’Aysen sur les suites de la crise de Chiloé

Aysén – « La crise dans la région de Los Lagos présente un projet de pays toujours plus remis en discussion parce que le développement de ce système social, essentiellement néolibéral, au lieu de produire de la croissance cause actuellement des dommages à la maison commune dans laquelle nous vivons » affirme le Vicaire apostolique d’Aysen, S.Exc. Mgr Luigi Infanti della Mora O.S.M., dans une déclaration intitulée « Chiloé, la mer a été tuée », qui se réfère à la crise sociale et environnementale que traverse actuellement la zone .Dans le document parvenu à Fides, l’Evêque affirme : « Encore une fois, une explosion sociale dans le sud du Chili : hier à Magallanes et Aysen, aujourd’hui à Chiloé et dans la région de Los Lagos. Ces faits ne constituent pas un hasard. Ils ont une cause et des responsables. Ils sont les effets d’un modèle de développement et d’industrialisation planifiés pour exploiter les ressources naturelles du sud et de tout le Chili. La terre, l’eau, la mer ont été privatisés, parce que, auparavant, avaient été privatisées les consciences et l’organisation sociale, chose dont nous continuons à subir les conséquences aujourd’hui ».L’Evêque dénonce « une exploitation exagérée des ressources » qui sont remises « aux grandes multinationales qui cherchent seulement leur propre bénéfice, laissant une région morte ». « Celle de Chiloé n’est pas seulement une crise environnementale mais également de nature morale. Si un type de travail endommage l’environnement dans lequel nous vivons, la maison commune dans laquelle nous vivons, il porte préjudice à notre vie, à notre culture, à notre tradition, qui constituent la grande richesse dont nous disposons et il blesse gravement la dignité des personnes et de la population. Ceci est la mort. Piller notre environnement consiste à nous blesser gravement » a-t-il conclu.Hier, ont eu lieu des manifestations en faveur de Chiloé à Valparaiso, organisées par les étudiants, et à Puerto Mont, à laquelle ont participé environ 3.000 personnes. Le gouvernement n’a pas accueilli la requête concernant la nomination d’un délégué présidentiel chargé de cette affaire et a confirmé le Ministre de l’Economie, Cespedes, comme seul intermédiaire du gouvernement. La presse scientifique internationale signale le phénomène de la « marée rouge » comme étant dû à la reproduction d’algues nocives, la plus importante de l’histoire de l’Amérique du Sud et la deuxième au monde en termes de gravité.

ASIE/MYANMAR - Appel d’un moine bouddhiste à remplacer les églises par des pagodes

Yangon – Le moine bouddhiste Myaing Kyee Ngu Sayadaw invite ses disciples à détruire les églises du pays et à les remplacer par des temples bouddhistes. Il s’agit de l’alarme parvenue à l’Agence Fides en provenance des communautés chrétiennes au Myanmar. Selon des informations parvenues à Fides, le moine en question est déjà parvenu à construire trois pagodes sur des terrains appartenant à des propriétaires chrétiens. Le dernier fait du genre a eu lieu de nuit, lorsque le responsable bouddhiste, âgé de 73 ans, et une douzaines de ses hommes, sont entrés dans le complexe de l’église anglicane Saint Marc d’Hlaingbwe, dans l’Etat birman de Kayin, au centre sud du pays. Les hommes avaient porté avec eux des briques et de la du mortier, débutant la construction d’un temple face à l’église, œuvre qui a été continuée au cours des jours suivants.L’évêque anglican responsable de l’église, Saw Stylo, a préféré ne pas réagir directement, pour ne pas déclencher de violences, mais a signalé l’abus aux autorités. « Nous ne voulons pas alimenter la haine et les divisions entre les communautés religieuses, mais nous désirons vivre en harmonie » a-t-il déclaré. Informé des faits, le Ministre chargé des affaires religieuses du nouveau gouvernement du Myanmar, Aung Ko Thura, a présenté ses excuses aux chrétiens de l’Etat de Kayin, promettant de rechercher une solution pacifique et conciliatrice dans cette affaire.

AMERIQUE/VENEZUELA - Aggravation de la situation et premières tentatives de fuites en direction des Antilles néerlandaises

Willemstad – Angel Ramirez, Président de la Croix Rouge de Curaçao, la plus grande île des Antilles néerlandaises, qui se trouve face au Venezuela, a déclaré se préparer à recevoir dans l’île d’éventuels réfugiés vénézuéliens supplémentaires après qu’un premier groupe soit déjà arrivé. « Récemment, les moyens de communication locaux ont accordé beaucoup d’attention à ce thème et en particulier à la question des demandeurs d’asile politique, des réfugiés, des immigrés De manière discrète, nous avons travaillé sur cela, même si la question ne fait pas partie de notre responsabilité spécifique. Cependant, agir en tant que Croix Rouge signifie également porter assistance et chercher à collecter des fonds » a déclaré Angel Ramirez au site Internet du Curacao Chronicle.Selon le responsable de la Croix Rouge, du moment que la crise au Venezuela continue à s’aggraver, « il ne faut pas s’étonner » du fait que les vénézuéliens tentent d’émigrer en direction de Curaçao, même si, là, « ils n’ont pas la possibilité d’aider tout le monde ».La note envoyée à Fides par une source catholique locale fait état de la difficile situation que connaît le pays, au point qu’elle a poussé quelques groupes à tenter de le quitter par tous les moyens. La presse a mentionné la découverte du cadavre d’un vénézuélien sur la plage d’Aruba, l’autre île se trouvant face au Venezuela, mort, semble-t-il, en tentant d’arriver sur l’île à l’aide d’une embarcation.Entre temps, au Venezuela, ont eu lieu de violents affrontements déclenchés par la population se trouvant à la recherche de vivres. Avant-hier, au marché de gros de Maracay, capitale de l’Etat d’Aragua, la foule a saccagé les magasins lorsqu’il a été annoncé qu’il n’y avait plus de marchandises disponibles et la Garde nationale bolivarienne a dû intervenir avec l’appui de blindés légers.

ASIE/PAKISTAN - Menaces contre les chrétiens de la part d’extrémistes après un cas de blasphème au Pendjab

Lahore – « Il s’agit d’un cas d’abus de la loi sur le blasphème dans le cadre duquel la communauté chrétienne risque une punition collective. Nous sommes préoccupés et demandons aux autorités de garantir la paix, en espérant qu’il n’y ait pas d’actes violents ou de conséquences négatives pour les chrétiens ». C’est ce qu’a affirmé l’Archevêque de Lahore, S.Exc. Mgr Sebastian Shaw, dans un entretien accordé à l’Agence Fides à propos d’un cas parvenu à son attention et qui concerne le district de Mandi Bahauddinin, au Pendjab pakistanais. Des responsables islamiques ont émis une fatwa qui réclame la mort d’un jeune chrétien accusé de blasphème. L’incident a eu lieu dans un village proche de la zone de Bosaan et a été enregistré au commissariat de police de Gojra. Dans la zone, vivent 4.000 familles musulmanes et seulement 45 familles chrétiennes pour un total de 300 fidèles environ.Certains fanatiques ont accusé le jeune Imran Masih d’avoir commis des actes blasphématoires. Le jeune homme avait sur son téléphone portable des vidéos d’un pasteur chrétien critique à l’égard de l’islam. Certains de ses camarades, qui ont vu ces images, l’ont accusé de visionner et de diffuser du matériel blasphématoire et ont porté plainte contre lui devant les responsables islamiques locaux, qui ont émis une fatwa et déposé une plainte pour blasphème. Imran Masih a fui pour se sauver. Les fanatiques demandent qu’il leur soit remis pour pouvoir le brûler vif devant l’église. En cas contraire, ils menacent de se venger sur tous les habitants chrétiens de la zone, en incendiant et en rasant les maisons de tous les chrétiens du village. Parmi les fidèles règnent une grande peur et un sentiment d’insécurité. Certains responsables locaux se sont adressés aux autorités demandant protection afin de conjurer la violence ou les représailles de la foule. Actuellement, dans un climat de forte tension, le gouvernement a déployé un contingent de la police dans le village pour prévenir la violence.

ASIE/COREE - Nomination du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 28 décembre 2015, a nommé Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Corée pour un quinquennat le Père Thomas Aquinas Kim Joon Chul, du clergé archidiocésain de Séoul, Secrétaire exécutif de la CBCK et Secrétaire général de la CCK. La nomination prend effet au 26 mars 2016.Le nouveau Directeur national est né le 16 février 1955 à Jinhae et a été ordonné prêtre le 21 février 1986 pour l’Archidiocèse de Séoul. En 1994, il a obtenu un Doctorat en Missiologie près l’Université pontificale grégorienne. Rentré en Corée, il a été Curé pendant un an puis, de 1995 à ce jour, Professeur de Missiologie à l’Université catholique de Corée. Parmi les autres ministères qu’il a exercé, on notera ceux de Directeur du Département pour les Missions de l’Archidiocèse de Séoul, de Directeur du Catholic Catechetical Institute et de Curé de différentes communautés. Depuis mars 2015, il est Secrétaire exécutif de la CBCK et Secrétaire général de la CCK .

AFRIQUE/SENEGAL - Appel de l’Archevêque de Dakar en faveur de la réconciliation dans le cadre de la crise entre la Gambie et le Sénégal

Dakar - L’Archevêque de Dakar, S.Exc. Mgr Benjamin Ndiaye, a invité les fidèles à prier pour la réconciliation entre le Sénégal et la Gambie au cours de la célébration de la 50ème Journée mondiale des Communications sociales et de la Journée de l’Afrique, célébrées le Dimanche 8 mai.Les tensions existant entre Banjul et Dakar font suite au refus de camionneurs sénégalais d’acheminer des marchandises en Gambie après que le gouvernement local ait fait passer de 4.000 à 400.000 Francs CFA le tarif pour les camions qui traversent son territoire.La Gambie est un petit Etat qui coupe en deux le Sénégal et les camionneurs sénégalais trouvaient intéressant de le traverser pour acheminer des marchandises d’une partie à l’autre du Sénégal jusqu’à l’augmentation des tarifs leur étant imposée. Pour ne pas passer par la voie transgambienne, les camions sénégalais empruntent maintenant une route plus longue passant par Tambacounda, Vélingara et Kolda pour rejoindre la Casamance.Avec l’arrêt des transports, les marchandises destinées à la Gambie, y compris les denrées alimentaires, sont, elles aussi, bloquées.Le gouvernement de Banjul a accusé celui de Dakar d’avoir institué un blocus commercial à son égard et a présenté une plainte auprès de la Communauté économique et de développement de l’Afrique occidentale . Cette dernière, après avoir envoyé dans les deux pays une Commission d’enquête, a cependant rejeté les accusations de la Gambie, les qualifiant de privées de fondement. Le Président sénégalais, Macky Sall, a repoussé la proposition de médiation avancée par son homologue guinéen, Alpha Condé, en affirmant que la crise avait été provoquée par le régime du Président gambien, Yahya Jammeh.

ASIE/PAKISTAN - Appel d’une organisation d’inspiration catholique en faveur de l’application du Plan national de protection des droits fondamentaux de la part du gouvernement

Lahore – « Le gouvernement du Pakistan doit prévoir les fonds nécessaires et appliquer le Plan d’action national sur les droits fondamentaux, annoncé en février dernier ». C’est ce que demande Peter Jacob, laïc catholique et Directeur du Centre for Social Justice sis à Lahore. Le Plan d’action national sur les droits fondamentaux, déjà approuvé par le gouvernement, comprend de vastes domaines d’intervention : la politique et les réformes juridiques, l’accès à la justice, l’application des traités internationaux, l’institution et le renforcement des organes de l’Etat chargés des droits fondamentaux ainsi que le lancement d’un mécanisme de surveillance de la mise en place du plan lui-même.« Le Plan en question comprend une série d’actions urgentes qui devraient être réalisées d’ici la fin de cette année, en distribuant devoirs et responsabilités entre les différents ministères et départements » note Peter Jacob. Il rappelle que le plan prévoit la mise en place de 250 millions de roupies de crédits afin de créer un Institut pour les droits fondamentaux, chargé d’offrir une assistance légale gratuite aux victimes d’abus concernant les droits fondamentaux au Pakistan. « Le contenu du plan est bon mais il existe encore un certain nombre de questions qui doivent être résolues. Par exemple, cet Institut pourrait être relié à une Université ». En outre, il se demande « comment promouvoir l’enseignement des droits fondamentaux à l’école, sans éradiquer les préjudices et la haine envers les minorités religieuses contenus dans les manuels scolaires ? ». Peter Jacob espère enfin pouvoir compter sur l’implication de la société civile dans l’application du plan qui « constituerait un progrès en matière d’harmonie sociale et de protection de la légalité et de la dignité humaine au Pakistan ».

ASIE/PALESTINE - Nouvelle manifestation du personnel des écoles chrétiennes à propos de la réforme du système de prévoyance palestinien

Ramallah – Une délégation qualifiée du personnel des écoles chrétiennes a participé dans la journée d’hier, 11 mai, à une nouvelle manifestation publique organisée à Ramallah, afin de solliciter la révision des normes en matière de sécurité sociale approuvées par les autorités palestiniennes en mars dernier. A la manifestation – indique le site Internet abouna.org – a également pris part le Père Faisal Hijazin, Secrétaire général du Conseil des Institutions éducatives chrétiennes et Directeur général des écoles du Patriarcat latin de Jérusalem. « Nous sommes descendus dans la rue – a déclaré le Père Hijazin – pour demander l’adoption d’une loi sur la prévoyance sociale qui garantisse une vie digne à des milliers de travailleurs qui oeuvrent dans les écoles coordonnées par notre Secrétariat, et à tous les travailleurs palestiniens employés par les institutions publiques et dans les entreprises privées » : Les syndicats et les organisations sociales ont également présenté aux autorités palestiniennes un projet de réforme du système de prévoyance, articulé autour de 17 points.Déjà au mois d’avril , le personnel des écoles chrétiennes avait pris part à une manifestation analogue, afin de demander en particulier que soit prévue une treizième mensualité de rétribution également pour les 350.000 travailleurs du secteur privé et que soit institué une indemnité minimale en faveur des 400.000 chômeurs. Le système de prévoyance ne prend pour l’heure pas en compte les chômeurs, les femmes au foyer et une bonne partie des personnes âgées.

AFRIQUE/RD CONGO - Déclarations de l’Evêque de Kilwa-Kasenga sur l’absence de mercenaires sur le territoire de son Diocèse

Kinshasa – « Il n’existe aucun camp d’entraînement ni aucun mercenaire sur le territoire du Diocèse de Kasenga ». S.Exc. Mgr Fulgence Muteba Mugalu, Evêque de Kilwa-Kasenga, dans l’ancienne province du Katanga, au sud de la République démocratique du Congo, est formel en ce qui concerne le démenti des accusations lancées par la justice congolaise. Selon cette dernière, l’ancien gouverneur du Katanga et principal candidat d’opposition aux élections présidentielles, Moïse Katumbi, aurait recruté des mercenaires pour déstabiliser le pays .« Les accusations concernant la présence de mercenaires dans mon Diocèse constituent une affirmation grossière » a déclaré Mgr Muteba Mugalu dans le cadre d’un entretien télévisé.Dans un autre entretien, paru dans la presse et dont le texte est parvenu à l’Agence Fides, l’Evêque de Kilwa-Kasenga affirme : « A ma connaissance, il n’y a pas d’étrangers à Pweto, ni à Kasenga, ni à Kilwa et non plus à Kashobwe. Les seuls étrangers que je vois, ce sont des exploitants forestiers qui ravagent notre forêt. Je n’ai jamais hébergé des étrangers, ni de Rambo, ni de Ninja et de rangers sud-africains ».« Chaque fois qu’il y a un problème de sécurité, nous savons le signaler à qui de droit – a poursuivi Mgr Muteba Mugalu. Nous avons tant de soldats disséminés partout, on n’a jamais entendu un affrontement entre nos soldats et des éventuels miliciens. C’est une histoire inventée de toutes pièces et une espèce de fiction » a-t-il conclu.Entre temps, la Cour constitutionnelle a établi que le Président sortant, Joseph Kabila, restera en fonction y compris après la date de la fin de son mandat, le 19 décembre prochain, dans le cas où les élections devaient être reportées. La date de celles-ci n’a pas encore été établie et l’opposition craint que le Président sortant ne puisse prolonger ainsi son mandat bien au-delà de l’échéance de ce dernier.

ASIE/TURQUIE - Profanation du cimetière arménien de Mus

Mus – Un cimetière arménien historique remontant au XVIII° siècle a été profané à Mus, chef-lieu de la province orientale turque homonyme. La nouvelle de la profanation a été rendue publique hier par des sources locales consultées par l’Agence Fides. L’acte sacrilège, qui a fait l’objet d’une plainte devant les autorités judiciaires locales, a été perpétré probablement par des vandales qui pensaient trouver des objets de valeur à l’intérieur des tombes. Plusieurs monuments funéraires ont été dévastés et les restes mortels qui s’y trouvaient ont été éparpillés dans tout le cimetière. Au cours des heures suivant la découverte de la profanation, Aziz Dagcin, Président de l’Union des Arméniens de Samsin, a soumis au Ministère du Tourisme une pétition afin de demander une restauration rapide du cimetière historique. « Nous demandons à ce que cessent les profanations de nos tombes. Elles ne contiennent rien d’autre que les os de nos ancêtres qui étaient enterrés enveloppés dans des draps. On ne pourra trouver là aucun objet de valeur et ceci vaut également pour nos monastères » a déclaré à la presse locale ce même Aziz Dagcin.Mus, située dans la partie orientale de l’Anatolie, fut le théâtre de pogroms et de massacres anti-arméniens dès la fin du XVIII° siècle, à l’instigation des autorités ottomanes, les exactions étant réalisées souvent par des milices irrégulières kurdes.

AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Souhaits de deux Evêques à la veille des élections présidentielles et législatives de Dimanche prochain

Santiago – L'Archevêque de Santiago, S.Exc. Mgr Freddy Antonio de Jesús Bretón Martínez, et l’Evêque de Puerto Plata, S.Exc. Mgr Julio Cesar Corniel Amaro, ont exprimé le souhait que les élections de Dimanche prochain en République dominicaine se déroulent pacifiquement et dans un climat digne d’une société civile. Les deux prélats ont rencontré la presse hier afin de faire connaître leur souhait quant au bien-être de la famille dominicaine.Selon les informations envoyées à Fides, l’Archevêque de Santiago a déclaré qu’en tant que Pasteurs, il s’attend à vivre une journée démocratique et sans épisodes violents. De son côté, Mgr Corniel Amaro a invité toute la communauté de son Diocèse à participer à ces élections. « Dimanche prochain, nous célébrerons la Solennité de la Pentecôte, qui est l’accomplissement de la promesse que Jésus fit à Ses disciples, à savoir qu’Il aurait envoyé l’Esprit Saint comme Consolateur des affligés et c’est justement en ce jour que se déroulent les élections générales dans notre pays » a-t-il indiqué en guise de commentaire.Dimanche 15 mai, tant dans le pays qu’à l’étranger, auront lieu les élections présidentielles et législatives. Selon les sondages, le candidats du Parti de la libération dominicaine , actuellement aux affaires, se placerait devant son adversaire du Parti révolutionnaire moderne . Malheureusement, le climat dans le pays n’est pas serein à cause des protestations de l’opposition et des contrastes avec les Etats-Unis, accusés d’ingérence dans le vote.

ASIE/COREE DU SUD - Message de l’Archevêque de Séoul à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Buddha

Séoul – « Notre société est pleine de conflits et de divisions. En ce moment difficile, je prie afin que la miséricorde et la compassion du Bouddha puissent être concédées en abondance à notre société » : c’est ce qu’affirme S.Em. le Cardinal André Yeom Soo-jung, Archevêque de Séoul, dans un message envoyé à la communauté bouddhiste à l’occasion du 2.560ème anniversaire de la naissance de Bouddha. Le texte du message, parvenu à l’Agence Fides, continue : « Je prie afin que l’enseignement de la miséricorde et l’enseignement d’amour de Jésus et de Bouddha puissent être accueillis par tous et que nos deux religions puissent cheminer ensemble sur le chemin de la vérité, afin d’illuminer les personnes et de construire une société de paix et de bien-être ».Le Cardinal exprime « de vives félicitations à l’occasion du 2560ème anniversaire de la naissance de Buddha » et, en tant que représentant des catholiques coréens, il affirme : « Je souhaite que la compassion abondante et la miséricorde de Bouddha puissent être concédées à chacun d’entre vous ».L’Eglise catholique en Corée – dont les fidèles représentent 10% de la population totale – a d’excellentes relations interreligieuses avec les responsables et les fidèles bouddhistes– lesquels représentent à leur tour 22% de la population. Le Cardinal Yeom Soo-jung et le vénérable Jaseung, responsable du forum Korean Bhussit Jogye, ont l’habitude de s’échanger des vœux au travers de messages à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Bouddha et de Noël. En outre, les activités et rencontres interreligieuses sont variées.

AMERIQUE/VENEZUELA - Déclarations des Evêques limitrophes de Colombie et du Venezuela en faveur de la réouverture de la frontière

Tachira – Les Evêques de San Cristobal et de Cucuta , Leurs Excellences NN.SS. Mario del Valle Moronta Rodríguez et Victor Manuel Ochoa, ont rencontré à Tachira le gouverneur de cette ville, José Vielma Mora, et ont insisté dans ce cadre sur l’urgence de demander aux autorités compétentes la réouverture de la frontière. Mgr Moronta indique, dans la note parvenue à Fides que, « outre à réaffirmer les liens de communion fraternelle entre les Pasteurs et les Eglises locales limitrophes, la rencontre a permis d’examiner la situation actuelle de la zone frontalière ».Les frontières ont été fermées en septembre dernier , suite à une décision du Président vénézuélien, mesure qui a été accompagnée par l’expulsion d’un millier de colombiens sur la base de la défense des droits fondamentaux et de la sécurité alimentaire des vénézuéliens. Selon le gouvernement, près de la moitié des produits alimentaires vénézuéliens faisait l’objet de contrebande en Colombie.Selon les Evêques, la réouverture des frontières constituera seulement un fait positif pour les deux pays frères outre à être très utile pour les personnes et les communautés de la zone frontalière. Les deux Pasteurs de l’Eglise se sont portés volontaires pour jouer le rôle d’intermédiaires, si cela était nécessaire, et se sont mis à disposition des autorités des deux pays.La note s’achève en indiquant que, la semaine prochaine, dans la ville de Cucuta , aura lieu une rencontre au niveau ecclésial entre les deux Evêques, les Directeurs de la Caritas des deux Diocèses et les Vicaires pastoraux.

ASIE/PROCHE ORIENT - Pour le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies, « la guerre contre le terrorisme est la guerre sainte d’aujourd’hui »

Moscou – « La guerre contre le terrorisme est la guerre sainte d’aujourd’hui » : telle est la formule employée par Cyrille, Patriarche de Moscou et de toutes les Russies, pour soutenir la nécessité d’une mobilisation commune de la communauté internationale contre un phénomène qu’il présente lui-même comme un mal global. L’expression, avec ses références explicites à l’intervention russe dans le conflit syrien, a été utilisée par le Patriarche de l’Eglise orthodoxe russe à l’occasion d’une cérémonie commémorant les morts russes de la II° Guerre mondiale, le vendredi 6 mai.« Aujourd’hui, lorsque nos soldats participent aux combats au Proche-Orient – a déclaré Cyrille, ainsi que cela est repris par les moyens de communication russes – nous savons qu’il ne s’agit pas d’une agression, d’une occupation ou d’une tentative d’imposer une quelque idéologie à un autre peuple et que cela n’a rien à voir avec l’intention de soutenir certains gouvernements ». Il s’agit plutôt d’une bataille « contre l’adversaire terrifiant qui non seulement n’épargne pas le mal au Proche-Orient mais menace même l’ensemble du genre humain. Aujourd’hui – a-t-il ajouté – nous appelons ce mal terrorisme » et « c’est pourquoi la guerre contre le terrorisme est la guerre sainte d’aujourd’hui ».Le Patriarche orthodoxe a confessé également prier Dieu « afin que les peuples du monde entier comprennent cela, arrêtent de diviser les terroristes en bons et mauvais et afin que personne ne conditionne la lutte contre le terrorisme à la poursuite de ses intérêts particuliers qui, souvent, ne sont pas déclarés mais déterminent avec force les agendas politiques ». « Nous prions afin que les forces armées continuent à suivre cette discipline spirituelle qui prévoit leur intervention seulement dans le cadre de la bataille contre le mal, pour la justice et pour sauver des vies humaines, en toutes circonstances ».Ce n’est pas la première fois que Cyrille a recours à la formule de la « guerre sainte » et l’applique à l’intervention russe contre le prétendu « Etat islamique » et d’autres groupes djihadistes. Par le passé, des prises de position analogues provenant du Patriarcat de Moscou ont suscité des commentaires défavorables de la part d’Evêques du Proche-Orient. En octobre 2015, S.Exc. Mgr Jacques Behnan Hindo, titulaire de l’Archi-éparchie syro-catholique d’Hassaké-Nisibi, dans un entretien accordé à l’Agence Fides, avait critiqué le recours à des formules de ce type de la part d’ecclésiastiques « qui ne vivent pas au Proche-Orient et appliquent souvent des clefs de lecture politiques ou idéologiques aux souffrances des chrétiens du Proche-Orient » . Selon l’Archevêque, fournir des justifications religieuses aux interventions militaires contre les djihadistes constituait une erreur et était fallacieux à plus d’un titre. « Ce sont les djihadistes qui parlent de Guerre sainte – fit remarquer à cette occasion Mgr Hindo. Si nous aussi utilisons ce même mot, quelle est la différence entre eux et nous ? Au travers d’expressions semblables, on finit pas confirmer leur idéologie sanguinaire. Si une guerre sainte est véritablement en cours, ils pourront mieux justifier toute infamie commise contre les chrétiens d’ici, en les persécutant comme cinquièmes colonnes de l’ennemi qui les attaque ».

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