Derniers flash de l'agence Fides

AMERIQUE/PARAGUAY - Enquête bloquée quatre ans après le massacre de Curuguaty

Canindeyú – L’Evêque de San Juan Bautista de las Misiones, S.Exc. Mgr Mario Melanio Medina Salinas, a célébré hier, Dimanche 12 juin, une Messe dans la campagne de Marina Cué, où ont été massacrées 17 personnes voici quatre ans .La cérémonie a été voulue afin de faire mémoire de ce qui est communément connu comme « le massacre de Curuguaty », qui a eu lieu dans le département de Canindeyú. Le 15 juin 2012, dans le cadre d’une tentative d’expulsion des paysans qui avaient pris possession des terrains de Marina Cué, qu’ils affirmaient appartenir à l’Etat qui devait les leur attribuer, 17 personnes furent tuées – 11 paysans et 6 agents de police. La propriété de ces mêmes terrains était par ailleurs revendiquée par la société Campos Morumbi du désormais défunt sénateur Blas Riquelme. Après le massacre, le Congrès accusa le Président Fernando Lugo, destitué quelques jours plus tard, de promouvoir l’invasion des terrains.La célébration d’hier a eu lieu aux pieds de la grande croix érigée en mémoire des défunts. Y ont participé des agents de police, des parents des victimes et des paysans, selon ce qu’indique la note envoyée à Fides par des sources locales. Mgr Medina Salinas a eu des mots durs contre le gouvernement s’agissant du retard notable pris par l’enquête, les responsabilités des auteurs du massacre n’ayant pas encore été établies quatre ans après les faits.

EUROPE/ESPAGNE - Cent kilomètres à pied contre la pauvreté et la faim

Madrid – Récemment s’est tenue à Madrid un marathon intitulé « Mes kilomètres changent ta vie » promue par Trailwalker Oxfam Intermón de Madrid. L’objectif de cette initiative, arrivée à sa onzième édition de par le monde, consiste en une collecte de fonds visant à assurer la fourniture d’eau à toutes les populations qui n’y ont pas accès. L’histoire a débuté au Japon, indiquent les organisateurs dans un communiqué envoyé à Fides, où une équipe militaire qui s’entraînait dans le pays, a décidé à s’unir à l’OXFAM, pour collecter des fonds pour des causes bénéfiques. Pour participer à l’initiative, il ne faut pas être des professionnels de la course mais faire preuve de solidarité, concluent les responsables.

ASIE/IRAQ - Démentis à propos des rumeurs de bûchers de femmes de la part du prétendu « Etat islamique » à Mossoul

Mossoul – Des représentants irakiens d’organismes engagés dans la défense des droits fondamentaux démentent les rumeurs concernant un horrible massacre qui aurait concerné 19 femmes kurdes, lesquelles auraient été brûlées vives à Mossoul par les djihadistes du prétendu « Etat islamique ». La rumeur, attribuée à une agence d’information kurde, avait été relancée ces jours derniers avec beaucoup de force par certains moyens de communication occidentaux. Or, Tadamen Abdel Muhsen, sur l’Agence irakienne ankawa.com, citant des sources opérant à Mossoul ainsi que des déclarations de Bushra al Obeidi – représentant de la Commission indépendante pour les droits fondamentaux en Irak – dément ces rumeurs et réaffirme qu’elles ne se fondent sur aucune base objective.Selon les informations reportées par les moyens de communication internationaux – et désormais démentis par des sources irakiennes – les djihadistes du prétendu « Etat islamique » auraient brûlé vives 19 femmes – que certains articles qualifiaient de yézidis et d’autres de kurdes – pour avoir tenté de ne pas se soumettre à leur condition d’esclaves sexuelles des miliciens du prétendu « Etat islamique ».

VATICAN - Responsables religieux et institutions contre la discrimination des lépreux

Cité du Vatican – Quatre sont les recommandations conclusives du Congrès international sur la Lèpre dédié au thème « Pour un traitement holistique des personnes affectées par la maladie de Hansen respectueux de leur dignité », qui s’est tenu à Rome les 9 et 10 juin en présence de 45 nations représentées et de 42 intervenants, organisé par le Conseil pontifical pour les Services de Santé, la Fondation Le Bon Samaritain et la Fondation Nippon, en collaboration avec la Fondation Raoul Follereau, l’Ordre Souverain militaire de Malte et la Fondation Sasakawa Memorial Health.Voici les recommandations exprimées. Les responsables de toutes les religions, dans leurs enseignements, leurs écrits et leurs discours doivent contribuer à l’élimination de la discrimination concernant les personnes touchées par la maladie. Les Etats doivent être sollicités à faire d’importants efforts en vue de l’élimination de la discrimination à l’encontre des personnes malades et des membres de leurs familles en élaborant des plans d’action spécifiques qui impliquent les personnes malades. Il est nécessaire de modifier les politiques « familiales, du travail, scolaires, sportives et de tout autre genre qui discriminent directement ou indirectement » ces personnes. Enfin, il est fondamental « de renforcer la recherche scientifique pour développer de nouveaux médicaments » et d’obtenir « de meilleurs instruments diagnostiques ». Pour cela, il faut « unir les forces de toutes les Eglises, communautés religieuses » et des plus importantes institutions.Au cours des travaux du Congrès, Arputham Arulsamy, Directeur adjoint de la Catholic Health Association of India, a indiqué que « de nombreuses religieuses en Inde se sacrifient pour soigner les malades ». « En 2011, 58% des nouveaux cas de lèpre au niveau mondial ont été enregistrés dans ce pays – a-t-il ajouté – mais, par manque de fonds, de nombreuses structures ont dû fermer, les patients retournant dans les rues. L’Etat n’a pas accordé de ressources adéquates à ce problème ».« Chaque année, en Indonésie, sont encore enregistrés près de 20.000 cas de personnes affectées par la maladie de Hansen » a affirmé Vivian Velema-Andyka, Directeur national du Netherland Leprosy Relief, auteur de la première étude pilote au niveau mondial en matière de prophylaxie chimique et qui a élaboré une série de projets pour briser « les murs de la stigmatisation et de l’ignorance présents dans la société ». « Le rôle de l’Eglise catholique au Congo est fondamental en ce qui concerne la prise en charge des personnes affectées par la maladie de Hansen » a indiqué Sœur Jeanne Cécile, médecin et coordinateur du Bureau Diocésain des Œuvres Médicales de Bunia, Ituri. « Déjà en 1965, l’Eglise a été protagoniste en ce qui concerne la construction de structures adaptées au soin des malades mais aujourd’hui, une nouvelle sensibilisation de la société de ce pays est nécessaire afin de découvrir les nombreux cas cachés » surtout en milieu rural.

AFRIQUE/KENYA - Deux stations de radio pour promouvoir la paix et le développement

Mombasa – La Conférence épiscopale du Kenya , par l’intermédiaire de Waumini Communications, projette actuellement de lancer deux stations de radio communautaires dans la province de la Côte. Selon le Directeur de Waumini Communications, David Omwoyo, les deux stations soutiendront l’Archidiocèse de Mombasa et le Diocèse de Malindi dans la promotion de la construction de la paix et du développement local, outre à fournir une plateforme visant à lutter contre la radicalisation des jeunes, qui est importante dans la région côtière.Ainsi que l’indiquent les informations diffusées par la KCCB, l’Archevêque de Mombasa, S.Exc. Mgr Martin Kivuva, et l’Evêque de Malindi, S.Exc. Mgr Emanuel Barbara, ont salué favorablement cette initiative. A ce propos, Mgr Barbara a affirmé que la radio constituera un instrument utile pour promouvoir la paix et l’unité, qui représentent des éléments critiques du développement économique de la région. En outre, la radio attirera l’attention sur le développement local et servira à stimuler la participation de la population.Radio Waumini , la première radio catholique du Kenya, fut inaugurée le 6 juillet 2003, après une longue et difficile gestation d’une dizaine d’années . Dans le projet de Waumini Communications portant sur la période 2016-2020, est prévu le lancement de 20 stations radio dans tout le pays.

ASIE/SYRIE - Vers l’ouverture de l’hôpital jusqu’ici occupé par les milices kurdes de la part des chrétiens d’Hassaké

Hassakè – L’ouverture des services au public est prévue pour le 1er janvier prochain si tout se passe selon les prévisions dans la mesure où les travaux de remise en état devraient être achevés à cette date. Ainsi, l’hôpital le plus grand et le mieux équipé de la région syrienne nord orientale de Jézirah sis à Hassaké pourra finalement débuter sa mission en faveur de l’ensemble de la population locale, épuisée par la guerre, à commencer par ceux qui ont le plus de difficultés et ne peuvent se permettre les soins médicaux. « Il s’agit d’un signe d’espérance et aussi d’une marque de notre ténacité et de notre volonté d’aller de l’avant malgré la tragédie que nous devons vivre » souligne l’Archevêque syro catholique d’Hassakè-Nisibi, S.Exc. Mgr Jacques Behnan Hindo.L’histoire de l’hôpital d’Hassaké est, elle aussi, un symbole du terrible tête-à-queue vécu par toute la région syrienne au cours de ces dernières années. Le projet visant à créer un établissement sanitaire moderne et efficace au service de la population locale avait été mené avec détermination par une équipe de 10 médecins, neuf chrétiens et un musulman, qui avaient trouvé les fonds et obtenu les autorisations nécessaires. L’Archidiocèse syro catholique avait, pour sa part, mis à disposition les terrains en vue de la construction de l’édifice. L’inauguration de l’hôpital était prévue avant la fin de 2011 mais tout a été remis en cause par le début du conflit. Avec l’évolution tragique des événements, l’hôpital a été transformé en base logistique par les milices kurdes et a également été bombardé par l’artillerie de l’armée régulière pour revenir ensuite à nouveau sous le contrôle des miliciens kurdes.« Finalement, après de difficiles négociations – indique à l’Agence Fides Mgr Hindo – nous avons obtenu des miliciens kurdes la promesse qu’ils quitteront bientôt la structure et nous avons signé le contrat final. Nous devrons restaurer les parties endommagés mais, si tout va bien, nous pourrons ouvrir les premiers services au début de la nouvelle année. Parmi les projets que nous avons, il s’agira du plus grand hôpital de la région, avec 6.000 m2 de laboratoires et de services permettant même de soigner les pathologies oncologiques et cardiologiques. Il s’agira également d’un signe important du fait que les chrétiens peuvent et veulent réaliser des œuvres qui sont toujours au service de tous, hors de tout sectarisme ».

AMERIQUE/COLOMBIE - Communautés chrétiennes, « chevilles ouvrières de la paix et de la réconciliation »

Bogotá – « Artisans la paix et de la réconciliation » : tel est le thème de la Semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens qui se célèbre en Colombie du 7 au 17 juin. Organisée par la Commission pour l’Unité et le Dialogue de la Conférence épiscopale colombienne , la Semaine en question prévoit différents événements, religieux, culturels et universitaires, ainsi que l’indique une note de la CEC parvenue à Fides. Son but est de « faire prendre conscience aux responsables religieux et à leurs communautés de leur rôle fondamental dans la construction de la paix et de la réconciliation dans notre pays, surtout dans le contexte actuel des colloques de paix » a expliqué S.Exc. Mgr Pedro Mercado, Directeur du Département pour l’Unité et le Dialogue.Le Secrétaire de la Commission œcuménique, Fabian Salazar, souligne que la Semaine entend « favoriser dans les Eglises et les communautés chrétiennes une ambiance de fraternité et d’enrichissement réciproque, en créant des espaces de dialogue et de prière communs, afin de concorder des actions conjointes en faveur de la société ».Le 14 juin, à l’Université Saint Thomas, après une lecture biblique et une réflexion, le Consul honoraire de Lettonie, María Cristina Arango, présentera une expérience de foi dans ce pays, avant que ne se déroulent des travaux de groupe sur les transformations nécessaires pour devenir d’authentiques artisans de paix. Le 16 juin, aura lieu une rencontre dédiée aux jeunes qui se tiendra en la Paroisse Saint Dominique Savio. Toujours sur la base d’une méditation biblique, seront présentés des projets juvéniles de paix, présentation qui sera suivie de travaux de groupe et de conclusions.

AMERIQUE/PEROU - Les migrants et leurs familles au centre de la Semaine nationale qui s’achève demain

Lima – C’est avec la Messe solennelle en la Cathédrale de Lima, célébrée par S.Em. le Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima et Primat du Pérou, demain Dimanche 12 juin à 11.00 locales que se conclura la Semaine nationale du Migrant et de sa famille, qui a pour thème cette année : « les migrants, signe de la miséricorde de Dieu ».Selon les informations parvenues à Fides, le but de cette célébration est de promouvoir un espace de réflexion et de prise de conscience relatif aux problèmes de l’émigration au niveau national. La Semaine est promue dans toutes les circonscriptions ecclésiastiques du Pérou au travers de la Pastorale de la Mobilité humaine de la Conférence épiscopale péruvienne, qui a envoyé du matériel et des subsides pour la réalisation d’activités et d’événements.L’Eglise au Pérou s’est engagée fortement ces derniers temps dans la lutte contre le trafic des êtres humains et en particulier des migrants, premier danger qui menace ces derniers dans les terres du continent américain. C’est pourquoi l’action pastorale dans ce secteur a été revue, en promouvant une coordination permanente avec les institutions gouvernementales et de la société civile au sein des zones frontalières, afin de protéger les migrants et leurs familles .Selon le dernier rapport de la Commission u Congrès qui suit le problème du trafic d’êtres humains, intitulé « Plan d’action national contre le trafic de personnes au Pérou 2011-2016 », le Pérou est considéré comme lieu d’origine et de transit du trafic international. Le premier grand problème est constitué par le manque de données mises à jour. De 2004 à 2011, la Police nationale a enregistré 974 victimes de ce phénomène – dont 92% de femmes – les zones les plus touchées étant celles de l’intérieur du pays et de la forêt amazonienne.

ASIE/CAMBODGE - Jubilé des malades à l’enseigne des œuvres de miséricorde

Phnom Penh – Le Jubilé des malades des 11 et 12 juin tel que célébré au Cambodge est caractérisé par un flux imposant d’œuvres de miséricorde comprenant des visites aux infirmes, un soutien aux familles, des témoignages, des rencontres et des célébrations liturgiques. C’est ce qu’indique à Fides S.Exc. Mgr Olivier Schmitthaeusler, MEP, Vicaire apostolique de Phnom Penh.Au Centre pastoral Thmey, dans la capitale, lors de la Messe avec les handicapés, qui tiendront également un concert spécial, auront également lieu des baptêmes alors que les visites aux malades et handicapés mentaux se tiendront dans les Paroisses du nord du Vicariat apostolique. Elles seront accompagnées par l’administration du sacrement des malades et de la distribution de dons.Dans les Paroisses du sud du Vicariat apostolique, où les centres pour malades et handicapés gérés par les catholiques et par des ONG sont nombreux, les familles catholiques ont également promu une collecte spéciale de riz, dont le produit sera remis en signe de solidarité à des familles pauvres et nécessiteuses comprenant des malades âgés.Enfin, au cours de la Messe que l’Evêque célèbre à Keo Phok, sont prévus les témoignages de séropositifs, d’enfants handicapés et de leurs parents. « Ce qui nous inspire – conclut Mgr Schmitthaeusler – ce sont les paroles de Jésus, que le Pape a choisi : soyez miséricordieux comme le Père ».

ASIE/INDE - Pasteur protestant et fidèles roués de coups

New Delhi – Le pasteur chrétien protestant Alvish Bara a été roué de coups avec d’autres fidèles par un groupe de 20 militants des groupes extrémistes hindous avant d’être arrêté par la police de l’Etat de Chhattisgarh. Ainsi que cela a été indiqué à Fides par le Global Council of Indian Christians, les militants ont fait irruption sans raison lors de la célébration dominicale de la communauté, le 5 juin, dans le district de Balrampur. Les militants ont accusé le pasteur de procéder à des « conversions forcées », recourant ensuite à la violence physique contre lui et d’autres fidèles. Les extrémistes ont obligé le pasteur à les suivre au commissariat de police, le malmenant durant le parcours. Les assaillants ont ensuite déposé plainte contre lui, la police l’arrêtant pour le relâcher par après sous caution. « L’Inde est un pays laïc et le pasteur Alvish Bara ne menait aucune activité criminelle » affirme le GCIC dans une note envoyée à Fides.Un autre épisode a perturbé les chrétiens indiens. Récemment, des extrémistes hindous ont roué de coups 29 chrétiens qui refusaient s’abjurer leur foi au Christ et de se convertir à l’hindouisme, détruisant différentes maisons appartenant à des chrétiens dans le village de Katholi, toujours dans l’Etat de Chhattisgarh.Au cours de ces derniers jours, par ailleurs, des vandales ont détruit la statue de Saint Antoine dans la chapelle de Kandlur, sur le territoire du Diocèse d’Udupi, dans l’Etat du Karnataka.

AFRIQUE/EGYPTE - Nouvelles arrestations suite aux affrontements sectaires d’al-Karm

Minya – Trois autres hommes ont été arrêtés et accusés d’avoir participé aux assauts sectaires de fin mai qui ont provoqué notamment l’incendie de nombreuses habitations de familles chrétiennes coptes. C’est ce qu’indiquent des sources égyptiennes consultées par l’Agence Fides. Après les nouvelles arrestations, le nombre des détenus liés aux violences de Minya a atteint le nombre de 14. Entre temps, Maître Ihab Ramzhy, avocat représentant les victimes coptes dans le cadre de la procédure judiciaire, a indiqué que l’épisode le plus grave qui a eu lieu au cours des violences sectaires, à savoir le cas d’une femme âgée, dénudée, maltraitée et insultée en public par un groupe de violents, risque de demeurer impuni dans la mesure où le principal témoin de ce cas de violence a modifié sa version des faits, après que certains membres de sa famille aient, eux aussi, été inculpés dans le cadre de l’enquête portant sur les attaques perpétrées contre les coptes.Les violences sectaires d’al Karm, en province de Minya, avaient explosé quelques jours seulement après la rencontre intervenue à Rome entre le Pape François et le grand imam d’al-Azhar, Ahmed al Tayyib. La violence des bandes avait été déclenchée par des rumeurs concernant l’existence d’une relation sentimentale entre une musulmane et un égyptien copte, fils de la femme de 70 ans agressée et dénudée en public.Le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, avait immédiatement diffusé un communiqué , dans lequel il estimait que les faits d’al Karm pouvaient être utilisés pour causer une nouvelle spirale d’affrontements confessionnels. Le Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi, avait quant à lui – selon un communiqué diffusé le 26 mai par la Présidence de la République – sollicité les ministères compétents afin qu’ils identifient et punissent les responsables des violences d’al Karm.

AMERIQUE/CHILI - Attaque d’une église et destruction d’un crucifix au terme d’une marche estudiantine

Santiago – Au terme d’une manifestation pacifique de lycéens et d’étudiants qui s’est déroulée hier dans la capitale chilienne, un groupe de jeunes masqués est entré dans l’église de la Gratitude nationale, sise au centre de Santiago, brisant la porte et portant au dehors un crucifix de quelques 3 mètres de haut, pour le détruire dans la rue principale de la ville. La marche avait été organisée par la Confédération des Etudiants du Chili , et avait vu la participation d’environ 150.000 personnes, qui réclamaient des modifications à l’actuelle loi relative à l’instruction publique dans le pays.Selon les informations parvenues à Fides, le Coordinateur national de la CONFECH a condamné l’acte sacrilège, affirmant que le fait « ne représente pas l’idéal du mouvement estudiantin ». Le nouveau Ministre de l’Intérieur, qui venait de prendre ses fonctions, a déclaré : « Je tiens à exprimer la condamnation de tels actes de la part du gouvernement, indépendamment du fait qu’il s’agisse d’un lieu de culte religieux, d’une église catholique dans ce cas. Ce que nous avons vu est un symptôme très préoccupant de ce que certaines personnes arrivent à faire dans notre pays ».Malheureusement, l’acte de vandalisme sacrilège fait partie d’une série, qui caractérisent un mouvement estudiantin toujours plus radicalisé lequel, au cours de ces dernières semaines, a manifesté en occupant les écoles, faisant même irruption au palais présidentiel.« Il s’agit d’une situation très douloureuse pour nous – a déclaré l’Evêque auxiliaire de Santiago du Chili, S.Exc. Mgr Luis Fernando Ramos Pérez. Une icône religieuse de grande valeur pour nous a été détruite et nous ne voulons pas que, pour tout ce que cela représente, cela puisse arriver de nouveau dans notre pays ».

ASIE/HONG KONG - Quatre nouveaux prêtres et un diacre pour fêter les 800 ans des Dominicains

Hong Kong – En 2016, les Frères prêcheurs célébreront le VIII° centenaire de la confirmation de l’Ordre de la part du Pape Honorius III, et c’est dans le cadre de ses célébrations jubilaires qu’ont été ordonnés à Hong Kong quatre prêtres et un diacre de la Province dominicaine chinoise de Notre-Dame du Rosaire.Selon ce qu’indique à Fides le Kung Kao Po, bulletin du Diocèse de Hong Kong, les quatre prêtres sont un chinois du continent, un coréen et deux birmans. Ils ont reçu l’ordination des mains de S.Em. le Cardinal John Tong Hon, Evêque de Hong Kong, au cours d’une Messe solennelle célébrée le 29 mai au couvent dominicain. Ont concélébré à cette occasion S.Exc. Mgr Stephen Tjephe, Evêque de Loikaw, dont sont originaires les deux birmans, le Père Javier Gonzalez, Supérieur provincial dominicain, et de nombreux prêtres. Etait présent également le Tiers Ordre dominicain qui compte actuellement une trentaine de membres actifs dans l’évangélisation et le service social.Le Cardinal Tong a exhorté les ordinant à « bien exercer le ministère de pasteurs qui ont soin de l’âme des fidèles ». Il a en outre mis en évidence la caractéristique missionnaire de la province de Notre-Dame du Rosaire, qui comprend la Chine continentale, Hong Kong, Taiwan, Macao et un certain nombre de pays asiatiques.L’Ordre des Frères prêcheurs , connu aussi sous le nom de Dominicains, a débuté sa mission en Chine en janvier 1631. En 1650, le chinois Luo Wen Zao entra chez les Dominicains au couvent de Manille. Par la suite, il fut consacré Vicaire apostolique de Nankin et fut le premier Evêque d’origine chinoise. La Province chinoise de Notre-Dame du Rosaire constitue la seule Province expressément missionnaire de l’Ordre. Les Dominicains arrivèrent à Taiwan en 1859, et sont considérés comme les évangélisateurs de l’île, atteignant Hong Kong en 1861. Jusqu’à ce jour, Hong Kong a toujours été considérée comme la base de la Province d’Extrême-Orient.

AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Vers une manifestation du Mouvement catholique pour la famille devant le siège de l’Assemblée de l’OEA

Santo Domingo – L’Eglise catholique dominicaine a exprimé sa préoccupation dans la mesure où le thème de la famille, de grande actualité et importance, surtout en cette époque de crise, ne figure pas à l’ordre du jour de l’Assemblée de l’Organisation des Etats américains qui se tiendra dans le pays du 13 au 15 juin .S.Exc. Mgr Victor Emilio Masalles Pere, Evêque auxiliaire de Santo Domingo, a observé qu’en revanche le thème de la transsexualité est inclus au sixième point de l’ordre du jour alors que le thème de la famille n’est pas traité.Au cours d’une rencontre avec la presse locale, Mgr Masalles a annoncé la formation du mouvement « Nous voulons être soutenus », composé de familles engagées dans les Paroisses, les syndicats, les quartiers, auprès des Congrégations religieuses et dans de nombreux autres organismes sociaux de la société civile, afin de soutenir le thème et la problématique de la famille dans le pays.Le but du mouvement est de réaffirmer que c’est seulement au travers de bonnes familles qu’il est possible de mener un développement durable. L’Evêque a invité tout un chacun à la marche pacifique qui se tiendra le Dimanche 12 juin en faveur de la famille et se terminera devant le siège de l’Assemblée de l’OEA.

ASIE/SYRIE - Repas offerts l’Archidiocèse syro orthodoxe d’Alep aux musulmans les plus pauvres à l’occasion du ramadan

Alep – Depuis le début du mois du ramadan, dédié à la prière et au jeûne, l’Archidiocèse syro orthodoxe d’Alep offre chaque jour le nécessaire pour le petit-déjeuner et l’unique repas du soir aux familles musulmanes les plus indigentes vivant dans le quartier de Sulaimaniyah. Des photographies diffusées par l’intermédiaire du site Internet ankawa.com montrent la distribution des plats préparés par les chrétiens aux familles musulmanes. Le centre de distribution se trouve dans les locaux de l’Archidiocèse, près la Cathédrale Saint Ephrem le syrien.Dans un message diffusé par les moyens de communication de l’Archidiocèse, cette initiative est présentée comme un simple geste visant à exprimer les sentiments de solidarité entre concitoyens de différente appartenance religieuse, dans l’espoir de contribuer au retour, avec le temps, de la coexistence entre les différentes communautés ethniques et religieuses qui caractérisait la société syrienne avant la guerre.Le conflit – peut-on également lire dans les informations diffusées par l’Archidiocèse syro orthodoxe et parvenues à l’Agence Fides – a par ailleurs poussé dans de nombreux cas les chrétiens et les musulmans à accomplir des gestes de solidarité interreligieuse, comme dans le cas des enfants musulmans orphelins qui ont trouvé refuge dans des structures appartenant à l’Eglise, après que leur orphelinat ait été dévasté par les bombardements.Le gouvernement de l’Archidiocèse syro orthodoxe d’Alep est encore formellement entre les mains du Métropolite Gregorios Yohanna Ibrahim, disparu avec son confrère grec orthodoxe, Boulos Yazigi, en avril 2013 alors qu’ils se trouvaient entre Alep et la frontière turque.

OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Démission de l’Evêque de Goroka et nomination de son successeur

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 9 juin 2016, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Goroka présentée par S.Exc. Mgr Francesco Sarego, S.V.D., conformément au canon 401 § 1 du Code de Droit canonique et a nommé dans le même temps Evêque du Diocèse de Goroka le Père Dariusz Kaluza, des Missionnaires de la Sainte Famille .Le nouvel Evêque est né à Pszczyna, en Pologne, dans le Diocèse de Bielsko-Żywiec, le 5 novembre 1967. Il a effectué l’ensemble de sa formation en Pologne. En 1985, après avoir conclu ses études au Petit Séminaire de Częstochowa, il est entré au sein de la Congrégation des Missionnaires de la Sainte Famille. Il a émis ses premiers vœux en 1987 et poursuivi ensuite la formation philosophique et théologique au Grand Séminaire de l’Institut Kazimierz Biskupi. Le 5 mai 1993, il a été ordonné prêtre.Après son ordination, il a exercé les ministères suivants : 1993-1996 : Vicaire paroissial à Zlotów, en Pologne, 1996-1997 : étude de la langue anglaise en Grande-Bretagne, depuis 1997 : missionnaire en Papouasie Nouvelle Guinée au sein du Diocèse de Mendi, 1997-2004 : Curé de deux Paroisses du Diocèse de Mendi, 2004-2005 : Directeur du Centre diocésain de formation des catéchistes, 2006-2011 : Vicaire général du Diocèse de Mendi, 2011-2012 :Administrateur diocésain du Diocèse de Mendi, 2012-2015 : Vicaire général du Diocèse de Mendi, depuis 2015 : Vicaire pastoral de l’Archidiocèse de Madang.

ASIE/PHILIPPINES - Mobilisation des catholiques à l’occasion de l’anniversaire de l’Encyclique Laudato Si

Manille – Poursuivre la sensibilisation au plan national et universel afin de promouvoir le respect de la nature, dans l’esprit de l’Encyclique Laudato si : tel est le but du Mouvement catholique pour le climat global qui a lancé, du 12 au 19 juin, une Semaine de sensibilisation à l’occasion du premier anniversaire du document.Ainsi que l’a appris Fides, aux Philippines, le mouvement en question a encouragé et impliqué des Paroisses, des écoles et des groupes ecclésiaux à entreprendre des activités de différents types liées à l’Encyclique Laudato si, telles que des colloques, des rencontres, des manifestations publiques, des liturgies et des Messes.Dans le cadre des milliers d’événements organisés dans différents pays du monde – visibles sur le site Internet www.laudatosiweek.org – le 18 juin aura notamment lieu aux Philippines, un Symposium qui comprendra des mises à jour concernant le récent forum de Paris.« Polluer ou détruire l’environnement est le résultat d’un manque de respect envers la Création, les personnes et l’environnement qui est un don de Dieu » a remarqué S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, Archevêque de Manille, en parlant ces jours derniers à la Conférence régional de Caritas Asie, en cours à Bangkok jusqu’au 10 juin. Les problèmes environnementaux que le monde se trouve à affronter aujourd’hui « sont causés par le fait que l’on ne comprend pas que la terre ne nous appartient pas » a-t-il déclaré. « Nous avons besoin de récupérer l’horizon du don ». Au cours de la conférence de Caritas Asie, une vaste place a été réservée à la réflexion et à l’approfondissement de l’Encyclique Laudato si, texte de référence pour affronter les question environnementales du point de vue de la foi.

AFRIQUE/NIGER - Situation critique pour les 50.000 habitants de Bosso ayant fui l’offensive de Boko Haram

Niamey – Les premiers militaires tchadiens, avant-garde d’un contingent de plus de 2.000 personnels envoyés au Niger pour contraster l’offensive de la secte islamiste Boko Haram provenant du Nigeria limitrophe, sont arrivés dans la ville de Bosso.A Bosso, sur la rive du lac Tchad, les affrontements entre troupes nigériennes et islamistes nigérians durent depuis plusieurs jours. Boss avait été prise par Boko Haram le 3 juin. Le lendemain, l’armée de Niamey en avait repris le contrôle mais, le 5, elle se trouvait de nouveau aux mains de Boko Haram.Dans les combats, 30 militaires nigérians et nigériens ont été tués alors que 50.000 habitants de la ville ont été contraints à évacuer. Leurs conditions sont désespérées en ce qu’ils sont privés d’assistance sous un climat aride et très chaud, sachant que parmi eux se trouvent de nombreux enfants, femmes et personnes âgées.

AMERIQUE/VENEZUELA - Requête d’intervention de l’Eglise de la part des médecins pour faire approvisionner les hôpitaux en médicaments

Maracay – La crise qui frappe l’hôpital central de Maracay à cause du manque de fournitures sanitaires et de matériels chirurgicaux, a contraint les médecins spécialistes du principal hôpital public d’Aragua à demander expressément l’intervention de l’Eglise catholique.Les médecins ont préparé une pétition adressée au Pape François et à l’Evêque de Maracay, S.Exc. Mgr Rafael Ramón Conde Alfonzo, demandant d’intervenir, pétition qu’ils ont remise hier à l’Evêque au cours d’une rencontre à l’Evêché. Selon les informations parvenues à Fides, le Dr. Martín Graterol, traumatologue, s’est fait le porte-parole de ses collègues et a déclaré qu’au travers de ces missives, ils veulent exprimer leurs sentiments et la volonté de voir intercéder le Saint-Père et Mgr Conde en faveur des patients, « afin de permettre le plus rapidement possible et avec l’aide de Dieu, la résolution du grave problème de carence de matériel médical dont nous souffrons dans les hôpitaux ».En recevant ces lettres, Mgr Conde a mis en évidence l’initiative des vénézuéliens dans le monde, disposés à commencer des campagnes de collecte de médicaments, pour les faire arriver dans leur patrie. Il a souligné toutefois que le problème serait bientôt résolu si le gouvernement national permettait que ces médicaments entrent dans le pays, « parce que, jusqu’ici, l’obstacle a été constitué par l’interdiction faite par le gouvernement d’accepter des aides étrangères ». Il a ensuite qualifié la situation de « très déplaisante » et a rappelé que l’organisation internationale Caritas a voulu intervenir en tant qu’instrument de médiation, afin que les ressources nécessaires puissent arriver dans le pays et être distribuées équitablement sur la base des besoins et avec un contrôle efficace. « Nous comptons sur le fait que le cœur des gouvernants ne soit pas aussi dur qu’il maintienne l’interdiction d’entrée de cette aide qui nous est offerte » a conclu l’Evêque de Maracay.

ASIE/JORDANIE - Condamnation unanime des Eglises et communautés chrétiennes après l’assaut terroriste contre un siège des services de renseignement

Amman – L'atroce assaut perpétré par des hommes armés contre le siège des services de renseignement du camp de réfugiés de Baqaa, qui a coûté la vie à cinq agents des services en question, constitue un signe grave et préoccupant mais aura pour effet de « rassembler plus encore » le peuple jordanien autour de la Monarchie hachémite, en réponse aux desseins qui visent à déstabiliser le pays. Telle est la prévision qu’ont exprimé les Chefs et responsables de toutes les Eglises et communautés chrétiennes présentes en Jordanie dans une déclaration signée conjointement et diffusée hier, 8 juin, condamnant unanimement l’attaque terroriste.L’acte criminel – peut-on lire dans le communiqué – rendra encore plus déterminée la lutte visant à combattre l’extrémisme et le terrorisme à tous les niveaux. « Nous, chrétiens jordaniens – peut-on lire dans le communiqué parvenu à l’Agence Fides et signé notamment par S.Exc. Mgr Maroun Laham, Vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem – nous offrons comme barrière inexpugnable. Nous demeurons fermement derrière le Roi Abdallah II Bin Al-Hussein, et l’ensemble de nos services de sécurité où qu’ils se trouvent, face à toute tentative de mettre en danger la sécurité et la stabilité de la Jordanie ».L’attentat contre le siège des services de renseignement jordaniens du camp de réfugiés de Baqaa a été perpétré à l’arme automatique en début de matinée du 6 juin, alors que venait de commencer le premier jour du ramadan. L’assaut a provoqué la mort de cinq salariés du bureau – dont trois agents – et s’est achevé par l’arrestation des deux membres du commando.Le camp de Baqaa accueille 70.000 réfugiés palestiniens, la majeure partie arrivés après 1967 et il risque d’avoir été infiltré par des groupes djihadistes.

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