Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/PAKISTAN - Avocat chrétien défenseur des victimes des applications abusives de la loi sur le blasphème contraint à renoncer à son activité

Lahore – Maître Sardar Mushtaq Gill, avocat chrétien pakistanais de Lahore et activiste des droits fondamentaux, Président de l’ONG Legal Evangelical Association Development a été contraint à renoncer à son activité professionnelle et à se retirer dans un lieu inconnu aux vues des pressantes menaces de mort qu’il avait reçu ces derniers temps. L’avocat, comme indiqué plusieurs fois par le passé à l’Agence Fides, avait assuré la défense et aidé de nombreuses victimes des applications abusives de la loi sur le blasphème ainsi que de nombreux chrétiens subissant des abus et des discriminations. Ainsi qu’il l’a indiqué à Fides, en motivant ce choix difficile, l’avocat est préoccupé en particulier pour les membres de sa famille qui avaient, eux aussi, reçu des menaces.Maître Sardar Mushtaq Gill défendait les droits des minorités religieuses et en particulier des chrétiens pakistanais. On citera parmi les procédures judiciaires auxquelles il a participé celle relative à Shama et Shahzad Masih, les deux époux chrétiens brûlés vifs par une foule de musulmans qui les accusaient de blasphème. « Malgré sa plainte et le besoin urgent de protection, sa demande de mesures de sécurité a été ignorée par les autorités » affirme une note de l’ONG LEAD.

ASIE/INDE - Aides de Caritas Inde aux victimes des inondations dans le nord du pays

New Delhi - Caritas Inde s’est mobilisée afin de venir en aide aux victimes des inondations ayant frappé l’Etat d’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, ainsi que l’indique une note de l’organisation parvenue à Fides. Dans ce cadre, la Caritas fournit des aides alimentaires, des kits hygiéniques et sanitaires, de l’habillement ainsi que des refuges temporaires. Des milliers d’évacués ont en effet eu leurs maisons détruites par les pluies et les glissements de terrain provoqués par ces dernières et cherchent refuge dans des logements de fortune. Dans de nombreuses zones, l’énergie électrique fait défaut et certains villages sont isolés. Déjà en 2013, l’Etat d’Uttarakhand avait été frappé par de fortes pluies et de graves inondations qui avaient provoqué la mort d’au moins 1.000 personnes. La Caritas programme actuellement la mise en place de cinq camps médicaux dans les zones les plus touchées. Au cours de ces dix dernières années, Caritas Inde a promu des interventions de secours au profit de plus de 200.000 familles en Inde et dans le reste de l’Asie, notamment dans le cadre de calamités et de catastrophes naturelles ayant provoqué des traumatismes physiques et psychologiques aux personnes.

AMERIQUE/NICARAGUA - Arrestation pendant 24 heures de trois opérateurs pastoraux désormais fichés comme opposés au gouvernement

Matagalpa – La Police du Nicaragua a arrêté à la fin de la semaine dernière trois agriculteurs par ailleurs opérateurs pastoraux au sein de la commune de Rancho Grande, sise sur le territoire du Diocèse de Matagalpa, dans le centre du pays, sous le prétexte d’une enquête concernant des inscriptions contraires au gouvernement de Daniel Ortega apparues sur les murs de cette localité. Les opérateurs pastoraux inculpés sont Simon Gonzalez Salazar de 33 ans, son frère, Dimas Israël, âgé de 19 ans, et leur père Simon Gonzalez Polanco, 66 ans. L’arrestation a eu lieu le 1er juillet mais ils ont été relâchés 24 heures plus tard par manque de preuves après avoir été fichés comme éléments contraires au gouvernement. « Ils sont venus de manière agressive, comme si nous étions des criminels » a déclaré le catéchiste Simon Gonzalez Salazar à un journaliste de La Prensa del Nicaragua après sa remise en liberté.Quelques jours auparavant, selon les nouvelles envoyées à Fides par une source locale, des délégués du gouvernement Ortega étaient venus à Rancho Grande pour inviter la population à une manifestation de soutien à la réélection du Président. Des affiches politiques avaient été placées partout, y compris dans l’église. Cela a mis en colère les paroissiens, qui ont retiré la propagande politique du lieu de culte. Cette réponse a provoqué la réaction des militants pro-Ortega. En outre, le même jour, sont apparues sur les murs du village diverses inscription contre le Président Ortega et son gouvernement. Quelqu’un a accusé les trois opérateurs pastoraux d’en être les auteurs, ce qui a déclenché l’intervention de la police.L’Evêque de Matagalpa, S.Exc. Mgr Rolando José Alvarez Lagos, s’est exprimé hier aux micros d’une radio locale, revenant sur le thème et demandant à la police d’enquêter avant de procéder à des arrestations, parce qu’il « est nécessaire de respecter les droits fondamentaux, en particulier ceux des citoyens qui n’ont aucun accès aux moyens de communication pour dénoncer les abus ».

ASIE/IRAQ - Déclarations du Patriarche de Babylone des Chaldéens à propos du massacre de Karrada

Bagdad – Le terrorisme « n’a rien à faire avec la religion mais peut être lié à des jeux politiques qui permettent de tuer des musulmans, des chrétiens, des mandéens et des yézidis comme des infidèles ». C’est en ces termes que le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, s’est adressé aux participants à la veillée de prière ayant eu lieu au soir du 7 juillet en la Paroisse chaldéenne de Karrada, district de Bagdad dans lequel des kamikazes ont perpétré Dimanche dernier l’un des massacres les plus terribles de la sanglante histoire irakienne. L’attentat, revendiqué par les djihadistes du prétendu « Etat islamique », a coûté la vie à plus de 300 personnes et marqué de manière tragique la fin du ramadan.Dans son intervention, dont le texte est parvenu à l’Agence Fides, le Patriarche a exprimé sa tristesse et sa solidarité aux parents des victimes, condamnant « ces actes cruels qui ont frappé des personnes innocentes, volant le bonheur à ceux qui se préparaient à célébrer l'Aïd-el-Fitr, et transformant la fête en un deuil national ». Tous devraient reconnaître que « tuer des personnes innocentes conduit à l’enfer et non au Paradis » a souligné S.B. Louis Raphaël I Sako, faisant référence aux pratiques de lavage du cerveau utilisées par les agence de la terreur pour recruter de la main-d’œuvre prête à commettre des attentats suicides. « Si le gouvernement était cohérent et que les hommes politiques travaillaient comme une équipe – a-t-il ajouté – le prétendu « Etat islamique » ne serait pas en mesure de commettre ces crimes et de mettre en danger la sécurité et la stabilité du pays ».

AMERIQUE/CHILI - Ouverture du dialogue entre le gouvernement et les Mapuches

Temuco – L’Evêque de Temuco, S.Exc. Mgr Hector Vargas, a parlé avec quelques journalistes locaux de son rôle dans le cadre des colloques qui ont débuté hier, 7 juillet, entre le gouvernement et les Mapuches .Mgr Vargas a répondu ainsi à des observations provenant de différents secteurs. La Fédération des étudiants Mapuches, par exemple, a rejeté le fait que l’Eglise catholique puisse figurer parmi les organisateurs en ce qu’ils considèrent cette présence comme « un manque de respect ». Selon les informations envoyées à Fides à ce propos, l’Evêque a répondu que si quelqu’un de plus valide que lui était trouvé, il n’aurait aucun problème à démissionner parce que cela signifierait « le soulever d’un grand poids ».En ce qui concerne la méthodologie des colloques, Mgr Vargas a indiqué que « des rencontres se tiendront tous les 15 jours pendant six mois, colloques au cours desquels les principales causes et les problèmes relatifs à la violence rurale devraient être identifiés et la mise en place de lois en la matière permettant de résoudre cette situation favorisée ».Les entrepreneurs de la région, qui participent eux aussi aux colloques, ont demandé à ceux qui ont critiqué la participation de l’Eglise catholique de réfléchir et, avant de critiquer, de participer eux aussi aux colloques pour le dialogue, qui sont ouverts à tous.

ASIE/BANGLADESH - Menaces et homicides ciblés, signal d’alarme au sein des minorités religieuses

Dacca – La préoccupation grandit au sein de la société, des institutions et des communautés religieuses suite à la montée de l’extrémisme violent au Bangladesh après l’attaque terroriste du 1er juillet dans le cadre de laquelle ont été tués 20 otages. Les homicides ciblés et les menaces à l’encontre de membres des minorités religieuses – hindoue, chrétienne, bouddhiste – ne semblent pas devoir s’arrêter. Ainsi que l’a appris Fides, le 30 juin, un bouddhiste, Mong Shwe Lung Marma, a été assassiné à Bandarban, dans le district même où un moine bouddhiste, Mongsowe U Chak, avait été tué le 14 mai.Le 1er juillet, un responsable religieux hindou, Shaymanonda Das, a fait l’objet d’une attaque et a été tué dans le district de Jhenaidah, sachant qu’il s’agit du troisième responsable hindou assassiné cette année. Le 2 juillet, un autre responsable hindou, Bhabasindhu Roy, a fait l’objet d’une attaque dans le district de Satkhira, à l’intérieur d’un temple et se trouve encore actuellement en condition critique.En outre, un groupe interdit au Bangladesh, l’Islamic Khalafot Mojahidin Bangladesh, a envoyé aux commerçants de Dacca des tracts intimidateurs menaçant de mort ceux qui ne respecteraient pas une liste de règles islamiques, propageant ainsi l’alarme, en particulier dans les magasins dont la gestion est assurée par des non musulmans.Dans une note envoyée à Fides, l’ONG Christian Solidarity Worldwide affirme : « Nous demandons au gouvernement du Bangladesh de défendre avec force l’espace de la société civile et d’adopter des mesures urgentes afin de bloquer la violence extrémiste qui menace la vie et les libertés des citoyens. Dans ce climat, les minorités religieuses sont particulièrement vulnérables. Nous souhaitons que le gouvernement respecte ses promesses en défendant la liberté religieuse et en rétablissant la confiance dans le système judiciaire ».

EUROPE/CHYPRE - Pèlerinage musulman au-delà de la « ligne verte » à l’occasion de la fin du ramadan

Larnaka – Un millier de musulmans tucs a traversé hier, 7 juillet, la « ligne verte » divisant Chypre afin de participer à un pèlerinage à la mosquée de Hala Sultan Tekke, située dans le sud de l’île habitée par des chypriotes grecs orthodoxes. Le pèlerinage, effectué pour célébrer la fête de l'Aid el-Fitr qui clôture le ramadan, représente un signe concret du rapprochement en cours des deux parties de l’île divisée. Le mufti de Chypre, Talip Atalay, est parvenu en 2014 à un accord avec l’Archevêque grec orthodoxe, Chrysostome II, sur la base duquel les pèlerins musulmans turco-chypriotes peuvent se rendre trois fois par an à la mosquée de Hala Sultan Tekke pour y prier.En 2015, sous le patronage de l’ONU, les négociations entre représentants des deux parties ont repris afin de tenter de parvenir à la réunification de l’île. Toutes les Eglises présentes sur l’île soutiennent activement le processus de paix. A la célébration se tenant dans la mosquée située dans la partie gréco-chypriote de l’île – indiquent des agences internationales – ont également participé des représentants des Eglises grecque orthodoxe, arménienne, maronite et catholique de rite latin.

AMERIQUE/PEROU - Enfants et animaux victimes du froid

Puno – Le village d’Orcollo, en province de Masocruz, Puno, se trouve à 4.400m d’altitude et constitue l’une des localités péruviennes les plus touchées par le froid. La température est en effet descendue jusqu’à -27° C. Il s’agit de zones complètement abandonnées, dans lesquelles la présence de l’Etat fait défaut depuis plus de vingt ans selon des sources locales. Les habitants, à cause des gelées, tendent à abandonner leurs maisons à la recherche de lieux plus confortables. Ils souffrent de problèmes respiratoires et d’estomac, ne disposent pas d’eau potable, sachant que la distribution d’énergie électrique a été suspendue. Les enfants tombent malades et le bétail meurt à cause du froid intense. Bien qu’il n’existe qu’un seul dispensaire et que l’hôpital le plus proche se trouve à 3 heures de distance, les infirmières qui y travaillent ne disposent pas d’un moyen de transport quotidien. Par ailleurs, le problème sanitaire a pour suite l’abandon scolaire des enfants.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Cinquième anniversaire de l’Indépendance entre difficultés et espoirs

Juba – Samedi 9 juillet, le Soudan du Sud fêtera le 5ème anniversaire de son indépendance, ce qui en fait à tous les effets le plus jeune Etat du monde. Toutefois le pays a dû faire face à une nouvelle instabilité. De décembre 2013 à avril 2016 en effet, une nouvelle guerre civile a impliqué la faction du Président Salva Kiir et celle de son ancien Vice-président, Riek Machar, marquant un coup d’arrêt évident dans le processus de développement du Soudan du Sud. En avril dernier, le conflit a officiellement pris fin, au travers de la réintégration de Riek Machar, dans ses fonctions de Vice-président de Salva Kiir, dans le cadre d’un gouvernement d’unité nationale prévu par les derniers accords de paix.« Les années en question n’ont pas été faciles et nous espérons réellement maintenant que la situation se stabilise » explique le Père Dante Carraro, Directeur de l’ONG Médecins avec l’Afrique CUAMM, présente au Soudan du Sud depuis 2006. « Nous, du CUAMM, sommes toujours demeurés aux côtés de la population, afin de garantir l’accès aux soins de tous, et en particulier aux mères et aux enfants, les plus faibles des plus faibles. En 2015, au sein des structures dans lesquelles nous opérons, nous avons soigné 426.000 personnes dont plus de 156.800 enfants de moins de 5 ans. Dans les hôpitaux et structures périphériques que nous soutenons, nous avons été en mesure d’assister 6.583 accouchements et de soumettre près de 20.000 futures mères à la première visite prénatale ». Plus de 900.000 personnes peuvent actuellement compter sur les services sanitaires assurés par le travail des 700 opérateurs locaux et internationaux employés au Soudan du Sud par le CUAMM, sachant que le système sanitaire national est pratiquement inexistant.

AMERIQUE/VENEZUELA - Ouverture de l’Assemblée de la Conférence épiscopale

Caracas – Hier après-midi, en ouverture de l’Assemblée de la Conférence épiscopale du Venezuela , son Président, S.Exc. Mgr Diego Rafael Padrón Sánchez, Archevêque de Cumana, s’est adressé à ses confrères en ces termes : « Je ne m’attarde pas à décrire la situation du pays parce qu’aujourd’hui les vénézuéliens qui ne souffrent pas d’une dure réalité représentent une rare exception. En outre, le système qui nous gouverne est épuisé. Les gouvernants actuels manifestent leur incapacité à résoudre les problèmes urgents du pays… Il est clair que les intérêts du gouvernement ne coïncident pas avec ceux du pays, de sa population et de ses institutions. L’instabilité politique, outre la répression brutale et le manque de réponses sérieuses et stables, cause la perception diffuse du fait que la crise globale s’aggrave et se poursuit sans limites, une perception qui génère l’incertitude, le désespoir, la colère, la dépression et la violence sociale ».Selon le texte parvenu à l’Agence Fides, Mgr Padron a poursuivi : « Un gouvernement qui n’est pas parvenu à remporter la guerre économique et à fournir de la nourriture et des médicaments à la population et, plus encore, a refusé de permettre aux institutions religieuses ou sociales d’apporter leur contribution pour soulager les difficultés et les maladies de la population n’a pas l’autorité morale pour appeler au dialogue et à la paix… Un gouvernement qui, pendant 17 ans, n’a pas été en mesure, malgré toutes ses ressources, de contrôler et de dominer la criminalité n’est pas capable de garantir la tranquillité et la paix à ses citoyens ».A la fin de son discours, le Président de la CEV a suggéré une porte de sortie : « Le dialogue, dont parle le gouvernement, commence par la reconnaissance de la gravité de la situation à tous les niveaux et par la manifestation de la volonté de changer ou de transformer positivement la situation et ce au travers de signes visibles… Nous, vénézuéliens, nous trouvons devant un dilemme moral parce que nous ne pouvons ni accepter ni permettre que la vie humaine laisse la place à la déification de l’idéologie. Lorsque cette situation se vérifie, il faut recourir aux origines du pouvoir, qui se trouvent au sein du peuple. Consulter et respecter sa décision constitue un impératif moral qui ne peut être ignoré par aucune autorité ».Mgr Padrón Sánchez a ensuite souligné que « le référendum abrogatif a débuté le 6 décembre ». A cette date en effet, ont eu lieu les élections portant sur le renouvellement des 167 membres de l’Assemblée nationale, élections qui ont vu la victoire de l’opposition . En outre, a débuté la collecte de signatures en vue de l’organisation d’un référendum portant sur la révocation du mandat du Président Nicolas Maduro, sachant que le nombre des signature recueillies est de deux millions .« Les préoccupations de la population vénézuélienne sont maintenant partagées par de nombreux organismes, nationaux et internationaux – a continué le Président de la CEV. Nous, Evêques, ne sommes ni du côté du gouvernement ni du côté de l’opposition. Nous offrons nos bons offices afin de faciliter le dialogue ».L’Archevêque a enfin lancé un appel : « Nous réitérons ici notre demande, en tant que devoir urgent, de permettre l’entrée des médicaments nécessaires à de nombreux vénézuéliens qui ont besoin d’assistance sanitaire. L’expérience de la Caritas Venezuela et la collaboration d’institutions privées, plutôt que des agences gouvernementales, nous fait sentir prêts à recevoir et à distribuer correctement les nombreuses offres que nous recevons chaque jour depuis l’étranger. Il ne s’agit pas de la solution définitive mais d’un palliatif qui ne devrait plus être reporté ».L’Assemblée des Evêques, qui a débuté hier, 7 juillet, s’achèvera mardi prochain, 12 juillet.

ASIE/PAKISTAN - Rupture du jeûne en commun, expression de fraternité interreligieuse

Lahore – Prêtres, ulémas, enfants, étudiants d’écoles coraniques, femmes et jeunes, musulmans, chrétiens, hindous et sikhs, tous présents et impliqués dans un événement organisé à Lahore ces jours derniers par le Conseil pour le Dialogue interreligieux de Lahore afin de promouvoir l’harmonie interreligieuse à l’occasion de la conclusion du ramadan.La rencontre a débuté par la proclamation de versets de la Bible et du coran, lus par des musulmans et par des chrétiens, et s’est poursuivie par des prières récitées par chacun selon son credo. Le Père Francis Nadeem OFM Cap, Coordinateur du Conseil, a illustré à Fides le sens de cette initiative. « Depuis des années, il est habituel que nous, représentants chrétiens du Conseil pour le Dialogue interreligieux, invitions nos compatriotes musulmans à célébrer ensemble la rupture du jeûne concluant le ramadan alors que nos frères musulmans nous invitent à rompre ensemble le jeûne durant le Carême. Cette expression bilatérale de fraternité nous rapproche les uns des autres ».La pratique du jeûne est en effet l’une de nos valeurs communes, en ce qu’il est présent dans les différentes religions, comme au sein du Christianisme et de l’islam. Tous les participants ont apprécié l’esprit de la rencontre et l’effort visant à promouvoir l’harmonie nationale et religieuse. « Le jeûne nous apprend la tolérance, l’unité, la fraternité, le pardon et l’aumône » ont déclaré certains responsables islamiques, dont le responsable soufi Pir Shafaat Rasool, Président du Conseil pour le Dialogue interreligieux de Lahore, et Hafiz Mufti Syed Ashiq Hussain, fondateur et enseignant d’une médersa – école coranique NDR – à Lahore. Tous ont lancé un appel « à toute la nation afin qu’elle puisse vivre en paix ». Les participants ont prié pour le progrès, la prospérité et la paix dans le pays ainsi que pour le succès des forces armées dans leur lutte contre le terrorisme.

AMERIQUE/VENEZUELA - Absence de réfection pour les enfants hospitalisés

Caracas – L’hôpital pédiatrique J.M. di los Ríos, au Venezuela, connaît actuellement une crise qui va au-delà du manque de médicaments et de matériels sanitaires. En effet, il manque de nourriture. Au cours de la dernière semaine, les jeunes patients sont parvenus à manger seulement grâce aux donations de particuliers et de groupes. Selon des sources locales qui ont fait remonter l’information à Fides, la cuisine de l’hôpital est fermée à cause des très mauvaises conditions hygiéniques et sanitaires et un autre hôpital qui avait pourvu à l’envoi de denrées alimentaires ne dispose plus désormais des conteneurs nécessaires à l’envoi de la nourriture. Le personnel médical des hôpitaux du Venezuela a dénoncé à de nombreuses reprises les conditions dans lesquelles se trouvent les centres sanitaires. En juin, les médecins et les familles des patients de trois importants hôpitaux de Caracas avaient manifesté publiquement contre le manque de médicaments et de matériels sanitaires et contre les conditions précaires des infrastructures.

AFRIQUE/ZAMBIE - Dénonciation des violences politiques de la part du Président zambien, après celle faite par les Evêques

Lusaka – « La violence dans cette région du pays est alarmante en ce que s’enregistre le niveau le plus élevé de ce phénomène, le deuxième se référant à la Province de Lusaka » a indiqué le Président de Zambie, Edgar Lungu, en parlant aux chefs traditionnels de la Province du Sud. Le Chef de l’Etat zambien a demandé aux trois responsables traditionnels de la Province d’aider les autorités à ramener le calme et à instaurer un climat pacifique en vue des élections présidentielles et législatives du 11 août prochain.Le Président Lungu, déplorant que certaines personnes aient perdu la vie dans le cadre d’affrontements politiques, a rappelé que la Zambie a été considérée pendant des années par les autres pays africains comme un oasis de paix, souhaitant qu’elle continue à l’être.Récemment, les Evêques locaux avaient dénoncé les « discours incendiaires » de différents hommes politiques qui alimentent les tensions ainsi que les violences xénophobes à l’encontre des immigrés rwandais .

ASIE/INDE - Démission de l’Evêque de Daltonganj et nomination d’un Administrateur apostolique

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 7 juillet 2016, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Daltonganj présentée par S.Exc. Mgr Gabriel Kujur, S.I., conformément au canon 401 § 2 du Code de Droit canonique et a nommé S.Exc. Mgr Anand Jojo, Evêque d’Hazaribag, Administrateur apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis de ce même Diocèse.

AMERIQUE/PEROU - Début de l’Assemblée de la Conférence épiscopale par des Messes célébrées dans des prisons et des hôpitaux

Lima – Dans le cadre du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, célébré actuellement par l’Eglise catholique, les Evêques du Pérou ont célébré la Messe d’ouverture de leur 108ème Assemblée ordinaire en quatre lieux significatifs de la charité chrétienne, selon une note parvenue à l’Agence Fides.Hier, 6 juillet, les Evêques se sont rendus à la prison Castro de San Juan de Lurigancho, à la prison féminine Sainte Monique de Chorrillos, à l’Institut national pour la santé des enfants de Brena et à la Maison Saint Camille de Barrios Altos, au centre de Lima. Dans chacun de ses lieux de souffrance, prisons et hôpitaux, un groupe d’Evêques a célébré la Messe, afin de partager avec les participants la miséricorde du Père en cette Année jubilaire.L’Assemblée des Evêques du Pérou se réunit au siège de la Conférence épiscopale péruvienne à Lima du 6 au 8 juillet et a pour thème l’analyse de la réalité sociale.

ASIE/IRAQ - Pose de la première pierre de la Maison de la Miséricorde d’Erbil, destinée à l’accueil des personnes âgées

Erbil – « Qu’il serait beau que comme souvenir, disons, comme un ‘‘monument’’ de cette Année de la Miséricorde, il y ait dans chaque diocèse une œuvre, sous la forme d’une structure, de miséricorde : un hôpital, une maison pour les personnes âgées, pour les enfants abandonnés, une école là où il n’y en a pas, une maison pour récupérer les toxicomanes… » : ainsi s’exprimait le Pape François le 2 avril dernier à la fin de son intervention au cours de la veillée jubilaire de la fête de la Divine Miséricorde. Sur la base de ces paroles du Successeur de Saint Pierre a été posée, au cours de la journée du 5 juillet, à Erbil, la première pierre de la Maison de la Miséricorde, structure que l’Archidiocèse chaldéen destinera à l’accueil des personnes âgées. A la cérémonie de début des travaux, a participé l’Archevêque, S.Exc. Mgr Bashar Warda, ainsi que des représentants d’institutions et de forces politiques locales.La Maison de la Miséricorde – indiquent les sources officielles du Patriarcat de Babylone des Chaldéens consultées par l’Agence Fides – sera érigée sur des terrains appartenant à l’Eglise chaldéenne situés à Ankawa, faubourg d’Erbil habité par en majorité par des chrétiens et où se trouvent également des milliers de chrétiens ayant fui les villages de la plaine de Ninive lors de l’avancée des miliciens du prétendu « Etat islamique ».

AFRIQUE/NIGERIA - Les enlèvements de prêtres et de religieux, un « assaut contre l’Eglise »

Abuja - La récente vague d’enlèvements de prêtres et de religieux constitue « un assaut contre l’Eglise » affirme le Père Sylvester Onmoke, nouveau Président de l’Association des prêtres diocésains du Nigeria .Le cas le plus dramatique est sans conteste celui du Père John Adeyi, Vicaire général du Diocèse d’Otukpo, dans l’Etat nigérian de Benue, enlevé le 24 avril dont les restes ont été retrouvés deux mois plus tard, le 22 juin, dans les environs du complexe de la Ogbadibo Local Government Education Authority d’Otukpo, sa ville natale.Ses ravisseurs avaient demandé une rançon pour libérer le prêtre et bien que la famille du Vicaire général ait remis la somme demandée, le prêtre n’a pas été libéré. Son corps a ensuite été retrouvé désormais en décomposition.Le 23 juin, a été enlevé le Père Julius Gospel Inalegwu, alors qu’il se trouvait dans sa Paroisse Saint Joseph de Jitan – Dutse, au sein du Tudun Wada Local Government Council, dans l’Etat de Kano. Selon S.Exc. Mgr John Namaza Niyiring, Evêque de Kano, ses ravisseurs ont demandé une rançon de 20 millions de Naira .La corruption et la soif d’argent qui afflige la société nigériane continue à constituer l’une des causes principales des enlèvements de prêtres, selon le Père Onmoke. Le Président de l’Association des prêtres diocésains du Nigeria critique le mauvais exemple fourni par des hommes politiques et des fonctionnaires corrompus qui, étalant leur richesse, obtenue de manière illicite, poussent d’autres personnes à rechercher de l’argent facile et ce par tous les moyens. A cela s’ajoute, selon le prêtre, la frustration répandue au sein de la population à cause du chômage et du manque de versement des salaires des personnes qui travaillent.Le Père Onmoke demande au gouvernement de garantir la sécurité de tous et de mettre en place des politiques permettant de faire front aux maux du pays, invitant par ailleurs les fidèles à prier afin que les prêtres et les religieux soient protégés de la menace des enlèvements.

EUROPE/ITALIE - Témoignage du Vicaire général de Fermo après la mort d’un demandeur d’asile nigérian

Fermo – « Jusqu’à ce jour, à Fermo, ne s’étaient jamais vérifiés de cas de violence raciste. La ville saura démontrer ce qu’il y a de bon, ce qui est beaucoup plus important ». Tel est le commentaire fait à l’Agence Fides par Mgr Pietro Orazi, Vicaire général du Diocèse de Fermo, à propos de la mort suite à une agression d’un demandeur d’asile nigérian, Emmanuel, de la part d’un résident de la ville de Fermo. La victime, un jeune chrétien, était seulement coupable d’avoir défendu son épouse d’insultes racistes. Le couple avait fui le Nigeria après avoir perdu presque tous les membres de leur famille dans un attentat de Boko Haram. « Ici, à Fermo – poursuit le Vicaire général – les étrangers sont nombreux et sont tous bien intégrés. Souvent, les demandeurs d’asile sont appelés à raconter leurs histoires dans les écoles et dans le cadre des rassemblements des associations catholiques ».« Hier soir – ajoute Mgr Orazi – à la veillée de prière pour Emmanuel, a pu être constatée une forte participation des autorités politiques, civiles outre que religieuses. Y ont participé des associations catholiques et laïcs, ainsi que des groupes de jeunes arrivés des villages voisins qui, par le passé, avaient participé à des rencontres au cours desquelles le jeune couple nigérian avait raconté son expérience ».Dans les locaux du Séminaire épiscopal de Fermo vivent 124 personnes, en majorité d’origine sub-saharienne, provenant du Nigeria, du Mali et de Gambie. L’engagement du Diocèse en faveur des demandeurs d’asile ne se limite pas à cet accueil au sein du Séminaire. Au travers de la Fondation Sagrani, liée au Diocèse, sont également assistées des migrantes enceintes et avec enfants.

ASIE/IRAQ - Nouvelles plaintes de chrétiens à propos de l’expropriation de leurs terres situées au Kurdistan irakien de la part de clans et intrigants kurdes

Dohuk – Des chrétiens syriens, assyriens et irakiens résidant au Kurdistan irakien continuent à dénoncer des expropriations illégales de maisons et de terrains de la part de compatriotes kurdes qui opèrent de manière isolée ou en coordination avec d’autres membres de leur clan tribal d’appartenance. Le dernier recours présenté par des propriétaires expropriés devant les organes judiciaires de la Région autonome du Kurdistan irakien a été déposé à la mi-juin, accompagné de la requête de mettre fin à ce phénomène déplorable.Selon le Directeur du Centre d’études Ninive, Michael Benjamin, les plaintes déposées devant les autorités de la Région autonome du Kurdistan irakien au cours de ces dernières années n’ont produit aucun changement : les terres expropriées illégalement à des propriétaires chrétiens dans différents villages, zones et villes des provinces de Dohuk et d’Erbil représentent maintenant des milliers d’acres. « Au sein du seul gouvernorat de Dohuk – a déclaré récemment Michael Benjamin au site Internet Monitor – il existe une liste de 56 villages au sein desquels les terrains confisqués représentent 47.000 acres » alors que le Président du groupe parlementaire Rafidain, Yonadam Kanna, a fait remarquer que « il existe plus de 60 villages chrétiens habités par des non chrétiens au sein de la Région autonome du Kurdistan irakien et ceci contribue au changement démographique de la région ».Le 13 avril dernier , quelques centaines de chrétiens syriens, chaldéens et assyriens provenant de la région de Nahla, en province de Dohuk, avaient organisé une manifestation devant le Parlement de la Région autonome du Kurdistan irakien afin de protester contre les expropriations illégales de biens immobiliers subies au cours de ces dernières années de la part de notables kurdes influents, expropriations dont ils s’étaient déjà plaints à plusieurs reprises – jusque-là sans résultat – devant les tribunaux compétents.Les manifestants brandissaient alors des pancartes et des banderoles, dont l’une en anglais, comportant l’inscription « les Etats-Unis et les pays occidentaux sont responsables de ce qui arrive et est perpétré contre notre peuple en Irak ». Les expropriations illégales prennent pour cible en majeure partie des terrains et des maisons appartenant à des chrétiens qui ont quitté la zone, en particulier à compter des années 1980 pour échapper aux conflits régionaux et aux violences sectaires et tribales ayant explosé avec plus de force après les interventions militaires des coalitions internationales.

ASIE/PHILIPPINES - Prêtre tué dans le Diocèse de Tagbilaran

Bohol – Le Père Marcelino Biliran, Curé de la Paroisse Saint Pierre Apôtre de la ville de Loboc, en province de Bohol, trouvé mort dans son habitation le 27 juin dernier, ne s’est pas suicidé mais a été assassiné pour des raisons encore inconnues. C’est ce qu’a annoncé S.Exc. Mgr Leonardo Medroso, Evêque de Tagbilaran, au sein duquel le Père Biliran exerçait son ministère pastoral, rendant publique la confirmation reçue de la police de Bohol, qui poursuivra l’enquête sur l’homicide.Après les résultats de l’autopsie, annoncés par l’Evêque, le suicide a été exclu : « Il ne pouvait pas se suicider, il ne pouvait pas se tuer. Il s’agissait d’un frère, d’un prêtre, d’un bon pasteur » a-t-il répété, indiquant aux fidèles que les funérailles se tiendront à la Cathédrale. L’Eglise locale est aux côtés des autorités et demande à ce que les responsables soient identifiés tout comme le mobile de l’homicide afin d’obtenir justice. Le Père Biliran avait été ordonné au sein du Diocèse de Tagbilaran et était Curé de Saint Pierre Apôtre, Paroisse depuis 2015.

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