Derniers flash de l'agence Fides

AFRIQUE/SENEGAL - Responsables chrétiens et musulmans unis contre les médicaments illégaux

Dakar – Des responsables chrétiens et musulmans ont décidé ensemble de sensibiliser la population du Sénégal quant aux risques des médicaments contrefaits en vente dans les rues du pays.L’initiative interreligieuse fait partie de la campagne nationale lancée par le gouvernement sénégalais contre ce qu’il est convenu d’appeler les « médicaments de rue ». La campagne est organisée par le Ministère de la Santé local et par l’Action sociale, avec le soutien technique de l’OMS et de l’Union européenne afin d’éradiquer le marché illicite des médicaments au Sénégal.Dans ce but, le Père Bernard Diouf, Responsable de la Pastorale de la Santé de l’Archidiocèse de Dakar, et El Hadj Oumar Diène, Secrétaire général des imams et oulémas du Sénégal, ont participé à un séminaire de formation promu par les autorités locales avec pour objectif de trouver des formes de communication permettant de convaincre les fidèles des deux religions de l’intérêt de modifier leur comportement en ce qui concerne l’achat de médicaments irréguliers.Les autorités sénégalaises estiment que les responsables religieux peuvent jouer un rôle important dans la sensibilisation de la population quant aux dangers des « médicaments de rue ».Ce sont surtout les plus pauvres à avoir recours au marché illégal pour acheter à bas coût des médicaments souvent inefficaces sinon nuisibles avec les dangers pour la santé qui en découlent. « Non aux médicaments de rue », ont unanimement déclaré l’imam et le prêtre. « Nous transmettrons le message aux imams afin qu’ils affrontent la question des médicaments de rue dans leurs prêches. Nous nous engageons également à affronter le problème dans le cadre des différentes émissions religieuses musulmanes tant à la radio qu’à la télévision » a indiqué l’iman El Hadj Oumar Diène.De son côté, le Père Bernard Diouf a affirmé que l’Eglise combat tout ce qui porte atteinte à la vie de l’homme et à sa dignité et il a promis de faire parvenir à l’Archevêque de Dakar, S.Exc. Mgr Benjamin Ndiaye, les informations nécessaires pour faire participer toutes les structures diocésaines à la campagne.La campagne en question, qui a débuté le 24 juillet et s’achèvera le 31 août, vise à informer la population en ce qui concerne l’achat des médicaments génériques, moins coûteux, dans les pharmacies reconnues en lieu et place des « médicaments de rue ».

AMERIQUE - Refus de reconnaissance de la présidence vénézuélienne du Mercosur de la part de l’Argentine et du Paraguay

Asunción – Une crise a éclaté au sein du Mercosur, après que l’Uruguay ait quitté la présidence tournante du marché commun d’Amérique du Sud, le 29 juillet dernier. Sur la base des règles de l’organisation, le Venezuela devait lui succéder. En effet, le lendemain, il annonçait avoir pris la présidence de l’organisation internationale. Cependant, les autres pays du Mercosur n’ont pas reconnu cet acte.Une note transmise à Fides par l’Agence Adital rappelle que la règle de succession prévoit qu’il soit procédé par ordre alphabétique et par suite le Venezuela aurait dû prendre la présidence pour le second semestre 2016. Toutefois, l’Argentine, le Brésil et le Paraguay ont exprimé des réserves sur la possibilité pour le pays présidé par Nicolas Maduro de guider le groupe, à cause des violations des droits fondamentaux et de la répression de l’opposition perpétrée par son gouvernement.Au Mercosur , adhèrent en qualité d’Etats membres l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela. Sont en outre Etats associés la Bolivie et le Chili – depuis 1996 – le Pérou – depuis 2003 – la Colombie et l’Equateur – depuis 2004. Le Venezuela est devenu membre de plein droit de l’organisation le 31 juillet 2012 soit six ans après le début de la procédure, du fait de l’opposition du Paraguay.L’objectif du Mercosur est la réalisation d’un marché commun latino-américain même existent encore de fortes barrières protectionnistes entre les différents Etats. il pourrait être comparé au marché commun européen si n’existaient pas de fortes asymétries entre ses membres. En effet, s’il est possible d’affirmer que les trois plus importants pays membres du marché commun européen étaient plutôt semblables en termes d’expériences économiques et historiques, il n’en est pas de même pour l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay, ne serait-ce que parce que le Brésil représente, à lui seul, 77% du PIB du Mercosur, l’Argentine 20%, l’Uruguay 2% et le Paraguay 1%.

ASIE/INDE - Indemnisation plus importante pour les chrétiens victimes des massacres de l’Orissa

Bhubaneswar – Une victoire légale a été remportée par les victimes des massacres antichrétiens en Orissa. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, la Cour Suprême de l’Inde, considérant les indemnisations versées jusqu’à présent « inadaptées », a ordonné au gouvernement de l’Etat de l’Orissa de disposer un dédommagement supplémentaire en faveur des familles qui, en 2008, furent victimes d’un véritable nettoyage ethnique au sein du district de Kandhamal, opération réalisée sur base religieuse pour débarrasser le territoire de ses habitants de foi chrétienne.La décision de la Cour est arrivée après un recours introduit par S.Exc. Mgr Raphel Cheenath, Archevêque de Cuttack- Bhubaneswar et a été accueillie favorablement par l’Eglise locale.Dans un entretien accordé à Fides, Sajan K. George, Président du Conseil global des chrétiens indiens affirme : « Il s’agit d’un progrès dans la justice pour les victimes de Kandhamal, d’un signe positif que de voir la Cour Suprême de l’Inde reconnaître la question d’une injuste compensation versée. La procédure judiciaire est lente et inadaptée mais ceci demeure un signe d’espérance ».L’Eglise dans l’Etat de l’Orissa – dans le centre est de l’Inde – célébrera chaque année la Journée des Martyrs le 30 août, au lendemain de la mémoire du martyre de Saint Jean Baptiste, afin de commémorer le sacrifice de plus de 101 personnes qui ont perdu la vie durant les massacres antichrétiens de 2007 et 2008, sachant que la majeure partie de celles-ci provenaient du district de Kandhamal. Les violences de 2008 causèrent également la destruction de 8.500 maisons et 395 églises alors que les évacués chrétiens, chassés à jamais de leurs villages, furent plus de 56.000.

AMERIQUE/ARGENTINE - 40ème anniversaire de l’assassinat de l’Evêque de La Rioja

La Rioja – Des milliers de fidèles provenant de l’ensemble du pays et du reste du monde ont rempli la chapelle intitulée à Mgr Enrique Angelelli afin de participer à la Messe célébrée 40 ans après l’assassinat de l’Evêque de La Rioja, S.Exc. Mgr Angelelli. La célébration de Dimanche dernier, présidée par le Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Emil Paul Tscherrig, et par l’actuel Evêque de La Rioja, S.Exc. Mgr Marcelo Colombo, a vu la participation de nombreux fidèles qui ont écouté les témoignages de participants dont celui du gouverneur qui a rappelé les paroles de l’Evêque défunt : « demeurer toujours avec une oreille tournée vers le peuple et l’autre vers l’Evangile ».Mgr Enriche Angelelli , Evêque de la Rioja, était l’un des prélats les plus connus du pays, contraire à la dictature. Il mourut dans un accident de voiture simulé peu après l’installation des militaires au pouvoir. Trente huit ans plus tard, le 4 juillet 2014, ont été condamnés à la réclusion à perpétuité deux officiers supérieurs. Pendant des décennies, les autorités avaient affirmé que la mort de l’Evêque avait été accidentelle. En 2015, a été ouverte la phase diocésaine du procès en béatification

AFRIQUE/KENYA - Pour le Président de la Conférence épiscopale, « le manque de valeurs morales alimente les maux du pays »

Nairobi – Injustices, corruption, violence, actes de terreur et destruction de propriété tout comme l’actuelle vague d’incendies volontaires et d’émeutes dans certaines écoles du Kenya constituent des problèmes alimentés par le manque de valeurs morales. C’est ce qu’a affirmé S.Exc. Mgr Philip Arnold Subira Anyolo, Evêque de Homa Bay et Président de la Conférence épiscopale du Kenya dans son discours de clôture du séminaire réunissant les Recteurs et les formateurs des Séminaires qui a eu lieu au centre religieux Resurrection Garden des Missionnaires de la Consolata de Nairobi.Mgr Angolo a demandé aux formateurs d’enseigner aux futurs prêtres les vertus de chasteté, de maîtrise de soi, de charité, de pardon, de gentillesse et d’humilité de façon à ce qu’à leur tour ils puissent irradier ces vertus en direction des fidèles qui leur seront confiés.En cette même occasion, le Père Fernando Domingues, Secrétaire général de l’Œuvre pontificale de Saint Pierre Apôtre, a exhorté les formateurs à donner toujours ce qu’il y a de mieux aux séminaristes et d’accepter leur propre appel avec humilité et générosité.Au séminaire en question, ont participé 70 Recteurs et formateurs des Séminaires du Kenya.

AMERIQUE/BOLIVIE - Rencontre des Œuvres pontificales missionnaires des pays bolivariens

La Paz – « Une semaine pour renforcer la communion dans l’animation missionnaire et faire ensemble de la formation » a précisé Sœur Cilenia Rojas, Coordinatrice nationale des Œuvres pontificales missionnaires en Bolivie, en présentant la rencontre des cinq pays de la région bolivarienne, qui se tient du 1er au 5 août à l’Archevêché de La Paz.Les Directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires d’Amérique cherchent actuellement à coordonner leurs services de manière à se supporter réciproquement. Les réunions se déroulent au niveau continental et régional. Cette fois, la Bolivie reçoit les responsables nationaux des Œuvres pontificales missionnaires du Pérou, de Colombie, du Venezuela, de l’Equateur et de Bolivie.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Prise de position de l’Evêque de Tombura-Yambio sur le rapport entre la prise en considération de la tragédie de son pays et le flux migratoire

Juba – « Si le Soudan du Sud est ignoré, la vague de migrants qui arrive sur les côtes européennes pourrait grossir » avertit dans une déclaration parvenue à l’Agence Fides S.Exc, Mgr Barani Eduardo Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio et Président de l’Inter-Faith Council for Peace Initiative de l’Etat d’Equatoria occidental.Mgr Kussala a adressé un appel à la communauté internationale afin qu’elle « continue à jouer son rôle clef vis-à-vis du Président, Salva Kiir, et de l’ancien Premier Vice-président, Riek Machar, pour les inciter à reprendre des négociations et à appliquer l’accord de partage du pouvoir signé en août de l’an dernier ».Les nouveaux combats entre factions opposées qui ont débuté en juillet ont contraint Riek Machar à quitter la capitale, Juba. Riek Machar, qui était devenu Premier Vice-président sur la base des accords d’août 2015, a été destitué de sa charge, poste confié à Taban Deng Gai, membre de la formation de Machar, le SPLA-IO, ayant rallié le camp de Salva Kiir.La situation humanitaire à Juba et dans le reste du pays est précaire et les organisations catholiques et d’autres confessions chrétiennes sont les premières à prendre en charge cette situation d’urgence. « Grâce à l’aide internationale, et à celle de l’Eglise catholique et des autres membres du South Sudan Council of Churches, d’agences telles que Cafod et Trocaire, Caritas et autres agences humanitaires, nous aidons les populations à survivre et nous pouvons assurer que notre pays aura un avenir » affirme Mgr Kussala. L’Evêque souligne que le Soudan du Sud est potentiellement très riche, non seulement en pétrole mais aussi en différents métaux et qu’il dispose d’un fort potentiel agricole. Cependant, le conflit, provoqué par « une petite minorité », empêche au pays de se développer. La tragédie du Soudan du Sud est surclassée dans les moyens de communication par les attentats terroristes en Europe et en d’autres parties du monde mais l’Europe, conclut Mgr Kussala, ne peut l’ignorer, sans quoi elle sera balayée par une autre vague de réfugiés.

ASIE/PAKISTAN - Nouvelles accusations de blasphème à l’encontre de chrétiens et d’hindous

Lahore – De nouvelles accusations de blasphème à l’encontre de membres des minorités religieuses ont été communiquées à l’Agence Fides. Au cours du mois dernier, au moins quatre chrétiens ont été inculpés de présumé blasphème contre l’islam dans la province du Pendjab. Par ailleurs, dans la province du Sindh, au sud du Pakistan, un homme a été tué et un autre grièvement blessé suite à des désordres entre hindous et musulmans ayant eu lieu dans la localité de Mirpur Mathelo . Cet incident a lui aussi été provoqué par une fausse accusation de blasphème à l’encontre d’un hindou, que la police affirme être handicapé mental.Parmi les cas enregistrés concernant des chrétiens se trouve celui de Nadeem James, 35 ans, résidant à Gujrat et accusé de blasphème contre l’islam à l’aide de l’application téléphonique WhatsApp. Une fois répandue la nouvelle de l’outrage à l’islam, des centaines de musulmans se sont massés à la limite du quartier chrétien dans l’intention d’incendier l’ensemble de la zone et seule une intervention rapide de la police a permis d’éviter le massacre, alors que les chrétiens ont quitté leurs maisons par précaution.Un tribunal anti-terroriste de Gujranwala a émis au cours de ces dernières semaines une condamnation à mort à l’encontre de deux chrétiens - Anjum Naz Sindhu, directeur d’une école, et Javed Naz – et d’un musulman - Jaffar Ali – tous trois inculpés de blasphème.Dans un autre cas, le chrétien Usman Masih a été accusé de blasphème pour avoir envoyé un message jugé offensant sur une application du réseau social Facebook.Dans le cadre du cas intervenu en province de Sindh, une fois apprise la nouvelle d’accusations de blasphème, une foule de musulmans s’est rassemblée en demandant aux hindous de lui remettre l’accusé. Même après l’arrestation de ce dernier, les tensions entre hindous et musulmans ont créé des désordres qui ont causé des dommages aux magasins et des affrontements avec la police, qui a arrêté 80 personnes. Après les désordres, deux jeunes hindous ont été attaqués. Des inconnus ont ouvert le feu tuant Sateesh Kumar et blessant l’un de ses amis, qui demeure dans des conditions critiques.Le Pakistan – qui voit 200 millions de musulmans vivre avec 4 millions de chrétiens et autant d’hindous – dispose de l’une des lois contre le blasphème les plus dures des pays à majorité islamique, cette dernière comprenant une vaste gamme d’actions ou de commentaires qui peuvent être interprétés comme diffamation de l’islam. La loi, introduite en 1986 par le dictateur Mohammad Zia-ul-Haq sans aucun passage parlementaire, prévoit notamment la réclusion à perpétuité ou la peine de mort mais, dans de nombreux cas, elle est appliquée de manière abusive pour résoudre des cas de vengeances personnelles.Selon des données provenant de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan, 200 chrétiens, 633 musulmans, 494 ahmadis et 21 hindous – soit plus de 1.300 cas au total – ont fait l’objet d’un dépôt de plainte pour blasphème entre 1987 et 2013. En 2014, le nombre des plaintes enregistrées a été de 1.400 sachant qu’au cours de ces 30 dernières années, 70 inculpés de blasphème ont été victimes d’exécutions sommaires.

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Prise de position de l’Evêque de Kimberley après une nouvelle série d’homicides politiques

Johannesburg – « Nous sommes attristés de voir, qu’après 22 ans de démocratie, les homicides politiques, triste souvenir d’un passé douloureux, sont encore commis » a affirmé S.Exc. Mgr Abel Gabuza, Evêque de Kimberley et Président de la Commission épiscopale Justice et Paix de la Southern African Catholic Bishops’ Conference, dans un appel à la nation visant à ce que prennent fin les homicides politiques qui ensanglantent la campagne électorale pour les élections municipales, prévues pour la fin du mois en Afrique du Sud.L’appel de Mgr Gabuza a été lancé après la dernière vague d’homicides qui a porté à la mort en quelques heures de deux militants de l’ANC , le parti aux affaires depuis 1994, dans la province du KwaZulu-Natal. Depuis le début de la campagne électorale, 12 personnes ont été tuées dans le cadre de ce qui semble être des homicides politiques, qui caractérisèrent la période de l’apartheid et celle qui la suivit immédiatement. La province du KwaZulu-Natal a enregistré 90% du nombre des homicides politiques cette année.« Nous devons faire en sorte que notre pays ne devienne pas l’un de ceux dans lesquels les homicides de candidats avant les élections sont considérés comme normaux. Vue la sacralité de la vie humaine, la mort d’un seul candidat au cours d’une élection doit être considérée comme une de trop » a souligné Mgr Gabuza.L’Evêque a ensuite adressé un appel au système judiciaire afin que ces crimes ne demeurent pas impunis, « indépendamment de l’affiliation politique » de leurs auteurs.

ASIE/INDE - Pasteur protestant tué par des rebelles maoïstes

Godavari – Les chrétiens en Inde dénoncent le brutal assassinat d’un responsable chrétien innocent. Le 29 juillet, le Pasteur Yohan Maraiah a été sauvagement frappé à mort dans le district de Godavari oriental, dans l’Etat de l’Andhra Pradesh. « Il ne s’agit pas de la première attaque contre le pasteur. Il avait été frappé d’autres fois et son église avait été incendiée mais il avait une forte foi en Jésus Christ et n’a pas abandonné » a raconté à Fides Sajan K George, Président du Conseil global des chrétiens indiens , qui a fermement condamné l’homicide, rappelant que « la liberté religieuse est garantie par la Constitution ».Selon la police locale, voici trois jours, plus de 100 militants naxalistes sont entrés dans le village et ont enlevé le pasteur, l’emmenant dans la forêt. Là, ils l’ont malmené et, trois heures plus tard, son corps a été retrouvé à la périphérie du village, les mains liées derrière le dos. Dans une lettre laissée près du corps, les maoïstes qualifient le pasteur « d’informateur de la police » et l’accusent « d’avoir accumulé une richesses disproportionnée, en exploitant les populations tribales ».

EUROPE/ITALIE - Lettre pastorale des quatre Ministres généraux de la Famille franciscaine à l’occasion du VIII° centenaire du Pardon d’Assise

Assise – « Ce centenaire doit nous aider à éprouver une honte salutaire parce que personne ne semble prendre la peine de mettre la paix et la concorde dans la réalité conflictuelle dans laquelle nous vivons et doit nous faire grandir dans la capacité créative afin de trouver des manières nouvelles de chanter un chant compréhensible aux hommes et aux femmes de notre temps : une provocation efficace pour construire la paix et la réconciliation » : c’est ce qu’affirme les quatre Ministres généraux de la Famille franciscaine – Supérieurs des ordres des frères mineurs, frères capucins, frères conventuels et du tiers ordre régulier – dans une Lettre pastorale diffusée à l’occasion du VIII° centenaire du Pardon d’Assise. « En 2016 – rappellent les Ministres généraux – deux dates coïncident : l’anniversaire de la date traditionnelle de la concession de l’indulgence de la Portioncule, voulue par Saint François pour « envoyer tout un chacun au paradis », et le Jubilé de la Miséricorde, voulu par un Pape qui porte le nom de François – expliquent-ils. Nous voulons saisir l’occasion de cette coïncidence de dates – poursuit le message envoyé à Fides – laquelle nous invite à approfondir le grand thème de la miséricorde et du pardon en relation avec notre tradition spirituelle franciscaine. La miséricorde est un mot cher à Saint François, qui l’utilisait souvent dans ses Ecrits et ce dans deux directions de manière équitable, qui renvoient à l’action de Dieu miséricordieux et à nos actions envers nos frères, qui doivent être empreintes de miséricorde. En parlant d’indulgence et de miséricorde, nous sommes partis d’un regard sur l’indulgence du Père et sur Sa miséricorde envers nous et nous sommes arrivés à parler d’intervention dans la réalité conflictuelle du monde d’aujourd’hui. Le parcours inverse pourrait également être fait : commencer à parler du pardon et de la réconciliation avec nos frères pour parvenir à parler de la miséricorde de Dieu comme le fait Saint François dans son Testament ». Le texte de la lettre s’achève en indiquant : « Ce qui importe est que nous ne séparions jamais les deux éléments parce que Jésus, dans l’Evangile, enseigne que le premier commandement parle simultanément de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain, qui ne peuvent être séparés ».

AFRIQUE/KENYA - Préoccupation des Evêques après les incendies d’écoles provoqués par des élèves

Nairobi – Quelqu’un incite-t-il actuellement les élèves kenyans à incendier leurs écoles ? C’est la question que s’est posée S.Exc. Mgr Maurice Muhatia Makumba, Evêque de Nakuru et Président de la Commission pour l’éducation et l’éducation religieuse de la Conférence épiscopale du Kenya.« Nous devons trouver le système pour isoler les auteurs de ces actes et éviter des conséquences sur la communauté dues aux actes de quelques éléments » a affirmé Mgr Muhatia, adressant un appel aux opérateurs scolaires afin que les actes de quelques-uns ne retombent pas sur la majorité des élèves innocents.Selon l’Evêque, la motivation des incendies d’écoles, à savoir les nouvelles règles disciplinaires introduites pour faire face à l’indiscipline croissante et aux activités criminelles en milieu scolaire, ne constitue pas la cause principale de ces actions. Il a en revanche évoqué une « tierce main » qui inciterait quelques élèves à détruire les établissements scolaires.Mgr Muhatia a adressé un appel aux kenyans afin qu’ils réfléchissent sur la situation morale de la nation et s’unissent afin d’insuffler chez les jeunes générations le respect et l’importance du bien commun.Selon des nouvelles parvenues à l’Agence Fides au cours de ces deux derniers mois, plus de 30 dortoirs ont été incendiés dans plus de 20 écoles au Kenya, la majeure partie des épisodes étant intervenue dans l’ouest du pays.

AMERIQUE/SURINAM - 150ème anniversaire de la présence missionnaire des Rédemptoristes au Surinam en défense des esclaves

Paramaribo – Aujourd’hui, 1er août 2016, mémoire de Saint Alphonse Marie de Liguori, est célébré un anniversaire missionnaire à savoir les 150 ans de présence rédemptoriste et de la Mission au Surinam. L’événement est célébré de manière solennelle à Paramaribo, où les Rédemptoristes disposent d’une présence historique, marquée par l’œuvre missionnaire et par la défense des droits et de la dignité humaine.Le 31 août 1865, le Bienheureux Pape Pie IX promulguait le Décret de remise du Vicariat apostolique de Guyane néerlandaise – plus tard connue sous le nom de Surinam – aux soins de la Province néerlandaise de la Congrégation rédemptoriste. Au moment où la Congrégation a accepté cet engagement missionnaire, a débuté un nouveau chapitre de la mission ad gentes. En mars 1866, S.Exc. Mgr Jan Swinkels, C.Ss.R., et trois missionnaires rédemptoristes sont arrivés à Paramaribo. Pendant 135 ans, l’Eglise a été confiée à la Province néerlandaise. Malheureusement, dans les années 1980-1990, cette Province n’a plus été en mesure d’envoyer de missionnaires et seuls trois natifs du Surinam ont rejoint l’Ordre. En tenant compte des défis lancés par la présence missionnaire rédemptoriste au Surinam, le Gouvernement général a demandé à l’Union des Rédemptoristes du Brésil d’accepter de reprendre la charge de cette Mission.Le missionnaire rédemptoriste le plus connu de l’histoire du Surinam est, sans aucun doute, le Bienheureux Père Peter Donders, C.Ss.R. Lors de son arrivée au Surinam, en 1842, le Père Donders a immédiatement commencé son action missionnaire en visitant les plantations, prêchant la Parole et célébrant les Sacrements, avec une attention particulière envers les esclaves. Paramaribo était en effet un centre du commerce des esclaves et l’esclavage au Surinam n’a été aboli qu’en 1863. Des lettres du Bienheureux expriment son indignation à l’encontre du dur traitement réservé aux africains, contraints de travailler dans les plantations.

AMERIQUE/PANAMA - De Cracovie à Panama, premier Diocèse d’Amérique, pour la prochaine JMJ, en 2019

Panama – Après l’annonce du fait que Panama sera le lieu de la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse, en 2019, les Evêques présents à Cracovie ont exprimé une grande satisfaction, garantissant que Panama sera à la hauteur pour organiser la JMJ de 2019.S.Em. le Cardinal José Luis Lacunza, Evêque de David a déclaré hier à Cracovie que, « malgré les doutes avancés par beaucoup, Panama sera certainement en mesure d’organiser la Journée mondiale de la Jeunesse 2019, une rencontre qui servira à réveiller les jeunes non seulement du Panama mais de toute l’Amérique latine ».L’Archevêque de Panama, S.Exc. Mgr José Domingo Ulloa, au cours de sa brève intervention, a déclaré que la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse de Panama « constituera un baume pour les jeunes d’Amérique centrale », une région où « la très grande majorité des jeunes vit dans la pauvreté et au risque de la migration, du trafic de drogue et de la violence. Voilà pourquoi la JMJ constituera un stimulus pour que les jeunes d’Amérique centrale parviennent à trouver le chemin de Dieu ». Mgr Ulloa a par ailleurs rappelé que Panama est le premier Diocèse fondé en Amérique en 1513, Diocèse d’où est partie l’Evangélisation de l’ensemble du continent.

ASIE/JORDANIE - Prise de position d’un membre de la famille royale jordanienne contre l’assassinat du Père Jacques Hamel

Amman – L’homicide du Père Jacques Hamel, le prêtre français égorgé alors qu’il célébrait la Messe par des sympathisants du prétendu « Etat islamique » a constitué un acte de violence aveugle qui « a secoué notre commune humanité ». C’est ce qu’a écrit le Prince jordanien Hassan Bin talal, dans une déclaration reprise notamment sur le profil Facebook qui lui est dédié. Dans la déclaration, le membre de la famille royale jordanienne, depuis toujours engagé sur le terrain du dialogue interreligieux, invoque, citant également le Pape François, du Dieu Tout-Puissant « le don de la paix et de l’humanité ».

ASIE/IRAQ - Promesses à qui mieux mieux à propos de la future autonomie de la plaine de Ninive

Mossoul – L’homme politique sunnite Atheel al Nujaifi, ancien gouverneur de la province de Ninive et responsable du parti politique al Hadba, a lui aussi déclaré que la province de Ninive, une fois libérée du contrôle des djihadistes du prétendu « Etat islamique », devra être transformée en région autonome, articulée en provinces – de six à huit – dotées elles aussi d’un certain degré d’autonomie administrative. « De cette manière – a souligné al Nujaifi – tous les groupes de la région pourront jouir d’un régime d’auto administration, parce qu’ils ne peuvent plus continuer à croire à de nouvelles promesses en ce qui concerne leur protection”.Les déclarations de l’homme politique sunnite, rapportées ces jours derniers par la presse locale, s’adressent implicitement également aux chrétiens qui habitaient les villages de la plaine de Ninive et ont fui en masse face à l’avancée des djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Elle reprennent, une fois encore, le projet – présenté depuis beau temps – de la création d’une « province autonome à majorité chrétienne » dans la plaine de Ninive visant à reconnaître aux communautés chrétiennes locales un rôle dans le fonctionnement des institutions administratives et dans le domaine de la protection et de la sécurité. Mais les propos de al Nujaifi confirment également que les promesses adressées aux chrétiens deviennent actuellement un thème de propagande de projets de gestion politique de la zone qui semblent entrer en concurrence entre eux. Voici seulement quelques jours , le Président de la Région autonome du Kurdistan irakien, Masssoud Barzani, dans le cadre d’une rencontre avec des hommes politiques chrétiens à Erbil avait préfiguré la création d’une province chrétienne dans la plaine de Ninive et l’organisation successive d’un référendum pour permettre aux habitants de cette entité administrative autonome de choisir leur encadrement politique dans le cadre d’un Kurdistan irakien indépendant ou son rattachement à un Irak fédéral.

AMERIQUE/PARAGUAY - Proposition de médiation de l’Eglise après l’enlèvement de trois personnes de la part du groupe de guérilla « armée du peuple du Paraguay »

Asunción – La Conférence épiscopale du Paraguay , après un nouveau cas d’enlèvement perpétré par le groupe dénommé « armée du peuple du Paraguay », a diffusé une déclaration dans laquelle elle exprime sa solidarité aux trois personnes enlevées, demandant leur libération immédiate.« La présence de ces groupes armés est véritablement préoccupante. En effet, au travers de leurs actes de violence, ils apeurent la population » a déclaré S.Exc. Mgr Adalberto Martínez Flores, Evêque aux Armées du Paraguay, dans des déclarations reprises dans une note parvenue à Fides. « Un dialogue peut toujours être lancé en cas de revendications politiques ou idéologiques – a affirmé l’Evêque – mais les armes ne constituent pas un instrument acceptable pour atteindre les objectifs ». En ce qui concerne une possible médiation de l’Eglise catholique, Mgr Martinez Flores a rappelé que les prêtres de la zone nord du pays sont disposés à dialoguer avec les responsables du groupe armée, à condition que cette initiative soit autorisée par les forces de sécurité et par le gouvernement.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Familles réfugiées dans les écoles gérées par l’Eglise catholique pour fuir la guerre

Wau – Des groupes de familles continuent à occuper les écoles gérées par l’Eglise catholique au sein de la petite ville de Wau, dans la partie occidentale de l’Etat de Bahr el Ghazal au Soudan du Sud afin de fuit les conséquences du conflit entre forces gouvernementales et groupes armés. C’est ce qu’a indiqué à Radio Tamazuj, Sylvester Owaj, Directeur des écoles catholiques du Diocèse sur le territoire duquel se trouve la ville de Wau. Sylvester Owaj a ajouté que sont en cours les recherches visant à trouver une solution alternative pour les évacués actuellement accueillis dans les écoles Saint Jean Paul II et Saint Michel, de manière à ce que les élèves puissent reprendre les cours.Sylvester Owaj a également confirmé que sont en cours des contacts avec les autorités compétentes et avec les organisations humanitaires qui ont commencé à installer des camps de réfugiés dans la zone pour accueillir les familles évacuées à cause du conflit.Depuis plusieurs semaines, dans la ville de Wau, les affrontements entre les forces gouvernementales et des groupes armés ont provoqué l’éloignement de milliers de personnes de leurs domiciles. Ainsi que cela a été signalé par Fides , les forces de l’armée régulière – SPLA, People's Liberation Army – ont repris les combats dans différentes partie du comté de Wau dès les premiers jours du mois de juillet.

ASIE/SYRIE - Commentaires de l’Evêque d’Alep des Chaldéens à propos du changement de nom du front al-Nusra

Alep – Le choix de la faction djihadiste Jabhat al-Nusra de changer de nom et d’annoncer sa sortie formelle du réseau terroriste al-Qaeda représente « une pure tactique pour accréditer le simulacre d’une fantomatique rébellion islamiste modérée » qui serait présente au sein des forces engagées dans la guerre contre Bachar el-Assad, une entité qui n’existe pas ». C’est ce dont est convaincu S.Exc. Mgr Antoine Audo SI, Evêque d’Alep des Chaldéens. « Changer de dénomination et déclarer verbalement sortir du réseau al-Qaeda – indique l’Evêque dans un entretien accordé à l’Agence Fides – ne change absolument rien sur le plan de la réalité. Ce sont les mêmes, représentants du même extrémiste sunnite djihadiste. Ils changent de nom par opportunité tactique, un jeu trompeur, pour tenter de se présenter comme des représentants de l’imaginaire « opposition syrienne modérée » dont semblent avoir besoin certains pouvoirs afin de continuer à poursuivre leurs desseins sur la Syrie ».Hier, 28 juillet, Abu Muhammad al-Jawlani, chef militaire du front al-Nusra, a annoncé que le groupe s’appellera désormais Jabhat Fatah Al-Sham .Dans une vidéo, transmise en exclusive par al-Jazeera, al-Jawlani a également confirmé la sortie d’al-Nusra du réseau al-Qaeda, motivant cette décision par l’intention de « réduire les distances entre les factions djihadistes » opérant dans le cadre du conflit syrien. Dans cette même vidéo, le chef djihadiste a cependant remercié les actuels responsables d’al-Qaeda – réseau terroriste créé par Osama Ben Laden – « pour avoir compris le besoin de rompre le lien ». Par le passé, dans différentes situations locales, les milices d’al-Nusra avaient été engagées dans des affrontements armés en vue du contrôle du territoire avec les djihadistes du prétendu « Etat islamique ».

AFRIQUE/EGYPTE - Rencontre entre le Président égyptien et le Patriarche copte orthodoxe et polémiques sur les manifestations de coptes aux Etats-Unis

Le Caire – Les ressortissants égyptiens, à quelque communauté religieuse qu’ils appartiennent, « sont tous égaux en droits et en devoirs conformément à la Constitution ». Par ailleurs, les chrétiens égyptiens ont démontré « sagesse et esprit patriotique » au moment où ils ont répondu aux souffrances et aux provocations endurées au cours de ces dernières années en demeurant fermes face aux attaques provenant de ceux qui « voudraient exploiter la religion comme un instrument pour fomenter des divisions et diffuser des idées extrémistes ». Ce sont les considérations essentielles que le Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi, a voulu exprimer lors de sa rencontre avec le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, qu’il a reçu hier au palais présidentiel en compagnie d’une délégation comprenant différents Evêques du Synode de l’Eglise copte orthodoxe. Le Président a mis l’accent sur la valeur de la fraternité en Egypte entre chrétiens et musulmans, valorisant les initiatives mises en œuvres par la Maison de la Famille égyptienne, organismes de liaison interreligieux créé voici quelques années en tant qu’instrument visant à prévenir et à mitiger les contrapositions sectaires.Entre temps, les manifestations publiques organisées par des groupes de la diaspora copte continuent à susciter des polémiques, notamment celle de Washington devant la Maison Blanche visant à protester contre les violences subies par les chrétiens en Egypte. Le porte-parole du Patriarcat copte orthodoxe n’a pas voulu exprimer de commentaires officiels concernant de telles manifestations mais, au cours de ces jours derniers, le Patriarcat avait mis en garde contre de possibles instrumentalisations, déconseillant d’organiser à l’étranger des manifestations et des campagnes publiques pouvant être perçues comme des tentatives d’ingérences dans les affaires intérieures égyptiennes de la part d’organisations et de groupes étrangers.L’écrivain égyptien Michel Fahmy a durement critiqué de telles manifestations, organisées par des membres de la diaspora égyptienne copte, les qualifiant d’actes « de stupidité ou de trahison » accomplis par de petits groupes, soulignant que seul l’Etat égyptien est en mesure de protéger également les coptes des violences sectaires, objectif que ne sont en mesure d’assurer ni les partis de la diaspora copte orthodoxe ni les parlementaires coptes présents au sein du Parlement égyptien.

Pages