Derniers flash de l'agence Fides

VATICAN - Messe du Saint-Père pour le Père Hamel, membre de la chaîne des martyrs ayant commencé avec Jésus Christ

Cité du Vatican – « Les premiers chrétiens ont fait la confession de Jésus Christ en payant de leur vie. Cette histoire se répète jusqu’à ce jour » a mis en évidence le Pape François au cours de la Messe célébrée ce matin dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe, en exprimant sa proximité aux membres de la famille du Père Jacques Hamel, assassiné le 26 juillet alors qu’il célébrait la Messe , ainsi qu’à toute la communauté de Rouen dont il faisait partie.En la Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, le Pape a rappelé que Jésus Christ est le premier Martyr, « le premier qui donne sa vie pour nous et de ce mystère du Christ débute toute l’histoire du martyre chrétiens, des premiers siècles jusqu’à nos jours ». « Aujourd’hui, il existe des chrétiens assassinés, torturés, emprisonnés, égorgés parce qu’ils ne renient pas Jésus Christ. Dans cette histoire, nous arrivons à notre Père Jacques : il fait partie de cette chaîne de martyrs. Les chrétiens qui souffrent aujourd’hui – tant en prison que par la mort ou les tortures – pour ne pas renier Jésus Christ font voir justement la cruauté de cette persécution. Cette cruauté qui demande l’apostasie – disons-le – est satanique. Qu’il serait bon que toutes les confessions religieuses disent : « Tuer au nom de Dieu est satanique » ».Le Père Jacques Hamel était un homme bon, un homme de paix mais « il a été assassiné comme s’il avait été un criminel » a déclaré le Pape, indiquant un motif de réflexion précis : « Au milieu de ce moment difficile qu’il vivait, au milieu de cette tragédie qu’il voyait venir, un homme doux, un homme bon, un homme qui faisait fraternité, n’a pas perdu la lucidité pour accuser et dire clairement le nom de l’assassin et il a déclaré clairement : Vade retro Satana ! Il a donné sa vie pour nous, il a donné sa vie pour ne pas renier Jésus. Il a donné sa vie dans le même sacrifice de Jésus sur l’autel… Que, depuis le Ciel – parce que nous devons le prier, c’est un martyr ! et les martyrs sont bienheureux, nous devons les prier –, il nous donne la douceur, la fraternité, la paix mais aussi le courage de dire la vérité : tuer au nom de Dieu est satanique ».

AFRIQUE/GABON - Réactions de l’Evêque de Port-Gentil à l’appel du Pape pour le Gabon

Libreville – « L’appel du Saint-Père pour le Gabon a été accueilli avec grande joie par la population » indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Euzébius Chinekezy Ogbonna Managwu, Evêque de Port-Gentil, qui se trouve à Rome dans le cadre du Séminaire d’Etudes pour les Evêques nouvellement nommés dans les territoires de mission promu par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples .« J’ai reçu différents appels du Gabon de la part de personnes enthousiasmées par l’intervention du Pape François. Elles me disent : « Le Pape prie pour nous, nous ne nous sentons pas abandonnés ». Il s’agit d’un fort encouragement pour nous tous à continuer à prier pour notre pays et à ne pas perdre l’espoir en un avenir meilleur » déclare l’Evêque.Après l’Angelus du Dimanche 11 septembre, le Pape François avait en effet affirmé : « Chers frères et sœurs, je voudrais inviter à une prière spéciale pour le Gabon, qui traverse actuellement un moment de grave crise politique. Je confie au Seigneur les victimes des affrontements et leurs familles. Je m’associe aux Evêques de ce cher pays d’Afrique pour inviter les parties à rejeter toute violence et à avoir toujours comme objectif le bien commun. J’encourage tout un chacun, en particulier les catholiques, à être des artisans de paix dans le respect de la légalité, dans le dialogue et dans la fraternité ».Après le message du 2 septembre signé par S.Exc. Mgr Basile Mve Engone, Archevêque de Libreville , les Evêques ont lancé, le 10 septembre, un nouvel appel au calme et à la prière, tout en demandant dans le même temps à tous les responsables politiques de « faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que la vérité sortie des urnes et objectivement vérifiable, soit respectée par tous. Sera ainsi évité le déchaînement de la violence s’accompagnant de pertes en vies humaines et de destructions de biens, publics et privés. Sans ce respect, à quoi sert-il d’organiser des élections et d’y participer ? ».« Pour le moment, la situation est calme mais tendue dans l’attente de la décision de la Cour constitutionnelle relative à la confirmation ou non de la victoire du Président sortant, Ali Bongo Ondimba, sur son adversaire, Jean Ping, dans le cadre des élections du 27 août » déclare à Fides Mgr Managwu.Au plan économique, le Gabon, l’un des plus grands producteurs de pétrole d’Afrique, souffre des conséquences de la forte baisse des prix du baril. « Mon Diocèse, Port-Gentil, constitue la capitale économique du pays – déclare Mgr Managwu – et pourtant une bonne partie de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. L’Etat effectue actuellement des coupes au sein de l’administration à cause de la réduction des entrées pétrolières. Je dis aux jeunes : retournez à la terre, au moins, nous aurons de quoi manger. En effet, le Gabon dispose de beaucoup de terrains fertiles abandonnés parce que l’on a préféré importer des denrées alimentaires lorsque le prix du pétrole était élevé. Maintenant, en revanche, nous devons apprendre à devenir autosuffisants au niveau de la production alimentaire ».

ASIE/IRAQ - Appel du Patriarche de Babylone des Chaldéens en vue de la bonification de la plaine de Ninive

Mossoul – Ces jours-ci, les moyens de communication évoquent « les préparatifs pour la bataille de Mossoul » et une fois encore, commence à se préfigurer la nécessité de lancer un « grand projet humanitaire » pour faire renaître la ville et l’ensemble de la région, après la défaite annoncée des djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Mais « avant de retourner à vivre dans nos bien-aimées villes de la plaine de Ninive », il faudra encore surmonter l’obstacle représenté par un ennemi féroce, caché sous le sol et parfois sous la forme d’objets d’usage courant. En effet, « les djihadistes du prétendu « Etat islamique », même s’ils se retirent, continuent à semer la mort au travers de mines et d’engins explosifs » qu’ils disséminent dans les champs et les villes avant de prendre la fuite. Telle est l’alarme lancée par le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, dans un appel diffusé hier, 13 septembre. La possible renaissance civile des zones reprises aux djihadistes – peut-on lire dans le texte parvenu à l’Agence Fides – commence par le déminage.Le Patriarche confie dans le fait d’avoir demandé dès juillet à Fraternité en Irak – organisation française engagée dans le soutien aux minorités religieuses irakiennes – de prendre en charge la bonification des deux premiers villages de la plaine de Ninive qui avaient été libérés. Cette même organisation s’est déjà engagée à bonifier quatre autres villages qui, avant d’être occupés par le prétendu « Etat islamique », étaient habités en majorité par des chrétiens et par des kurdes kakai – communauté religieuse pratiquant un culte syncrétiste. Seul un déminage effectué par des experts et des sociétés compétents pourra réellement mettre fin à l’exil des évacués qui veulent retourner chez eux. « Il est plus plaisant de construire des écoles ou des cliniques – reconnaît le Patriarche – mais rien ne pourra être reconstruit si la bonification n’est pas réalisée au préalable ». (Agence

ASIE/INDE - L’Eglise en Inde en première ligne pour affronter pauvreté et faim

Calcutta – L’Eglise en Inde est en première ligne pour affronter la pauvreté et la faim : c’est ce qu’a affirmé le Père Nithya Sagayam, OFM Cap., intervenant à un Séminaire national dédié au thème « Les réponses à la faim et à l’extrême pauvreté » organisé par l’ONG Franciscans International et par le Centre des Jésuites Udayani, à Calcutta, du 11 au 14 septembre. Ainsi que l’a appris Fides, le franciscain a rappelé que l’Eglise indienne agit « en syntonie avec les objectifs de développement du millénaire », en accordant une attention particulière aux objectifs de développement durable et à la sécurité alimentaire.Franciscans International est une ONG accréditée à l’ONU qui rassemble les membres de la Famille franciscaine – religieux, religieuses et laïcs – du monde entier. L’objectif du Séminaire organisé à Calcutta était de comprendre à fonds les racines de l’extrême pauvreté et du phénomène de la faim dans le contexte local de manière à identifier des stratégies et à les mettre en œuvre pour combattre et éradiquer les phénomènes en question. « Franciscans International a publié un Manuel sur l’extrême pauvreté et la faim dans le monde. Nous nous concentrerons sur la manière dont nous pouvons le mettre en pratique dans le contexte indien » a expliqué le Père Sagayam.Les participants – experts, responsables de la Caritas, prêtres, religieux venus de toute l’Inde – ont illustré les plans d’action concrets adoptés dans les différentes parties du pays, dans le cadre d’une confrontation fructueuse concernant les moyens et les modalités concrètes de lutte contre l’indigence et les manières de contribuer au développement et à l’autonomie des populations marginalisées.

AMERIQUE/PARAGUAY - Ouverture de la X° Rencontre latino-américaine et des Caraïbes des Communautés ecclésiales de base, à relancer selon les signes des temps

Asuncion – Hier, 13 septembre, s’est ouverte à Luque, au Paraguay, la X° Rencontre latino-américaine et des Caraïbes des Communautés ecclésiales de base . Les délégués des CEB de l’ensemble du continent participeront jusqu’au 17 septembre à la réunion qui veut, entre autres choses, célébrer le 50ème anniversaire de la reconnaissance par le CELAM de cette réalité ecclésiale.« L’objectif central est de redonner du sens et de refonder les CEB afin de cheminer selon les actuels signes des temps et de s’échanger des expériences pour l’avenir » peut-on lire dans la note de la Conférence épiscopale du Paraguay, qui accueille cette rencontre célébrative, reçue par Fides.L’exposé de l’histoire des Communautés ecclésiales de base prévoit une présentation articulée par décennie et par nation. La réalité actuelle des CEB sera affrontée au travers d’une perspective biblique, théologique et sociologique. Seront également proposés des critères permettant de garantir la coexistence sereine des CEB au sein de l’Eglise et de la société. La méthodologie de la rencontre est basée sur le critère « Voir-Penser-Agir ».

AFRIQUE/TCHAD - Nomination du Recteur du Grand Séminaire théologique Saint Luc de Bakara

Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 9 juin 2016, a nommé Recteur du Grand Séminaire théologique interdiocésain Saint Luc de Bakara, sis dans l’Archidiocèse de N’Djaména, au Tchad, le Père Dominique Tinoudji, du clergé du Diocèse de Moundou.Le nouveau Recteur est né le 8 août 1973 à Manli . Après ses études primaires et secondaires, il est entré en 1993 au Séminaire Saint Jean de Pala et a poursuivi sa formation, à partir de 1996, au Grand Séminaire Saint Luc de Bakara. Il a été ordonné prêtre en 2005. De 2005 à 2008, il a poursuivi ses études à la Faculté théologique pontificale de l’Italie centrale, à Florence, obtenant une Licence en Théologie biblique. Pendant trois ans – 2008-2011 – il a été formateur au Grand Séminaire Saint Luc de Bakara avant de poursuivre ses études à Florence en vue du Doctorat en Théologie biblique . Depuis 2015, il est formateur au Grand Séminaire Saint Luc de Bakara.

ASIE/IRAQ - Présence des Evêques chaldéens en Géorgie pour y accueillir le Pape François

Erbil – « Nous nous rendrons nous aussi à Tbilissi pour recevoir le Pape. Après avoir célébré notre Synode, au moins 13 Evêques chaldéens seront présents à la rencontre que le Pape aura en Géorgie avec la communauté assyro chaldéenne ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako. « Pour nous tous – ajoute-t-il – la rencontre avec le Successeur de Saint Pierre constituera un moment fort et nous le vivrons pour être confirmés dans la foi, l’espérance et également dans le choix de persévérer et de demeurer sur notre terre martyrisée ».Au programme officiel de la prochaine visite apostolique en Géorgie, à la fin de l’après-midi du 30 septembre, se trouve la rencontre entre le Pape François et la communauté assyro chaldéenne présente sur place. La rencontre aura lieu en l’église Saint Simon Bar Sabbae. « En Géorgie – indique à Fides le Patriarche de Babylone des Chaldéens – vivent environ 10.000 fidèles de notre Eglise. A cette occasion, outre les Evêques, de nombreux prêtres et fidèles feront le voyage de l’Irak jusqu’à Tbilissi pour voir le Pape. Il ne peut venir chez nous à cause de la situation, compliquée et dramatique que nous vivons actuellement et nous irons donc à lui ».Avant de se rendre à Tbilissi, les Evêques chaldéens participeront au Synode de leur Eglise, prévu à Erbil, au Kurdistan irakien, du 21 au 28 septe, dans le cadre duquel ils se confronteront sur des thèmes importants tels que le phénomène de l’émigration des chrétiens du Proche-Orient, la béatification des martyrs chaldéens et l’avenir politique et administratif de la plaine de Ninive. Le Synode sera précédé par une retraite spirituelle – à laquelle ont été invités tous les prêtres chaldéens présents en Irak – qui aura pour fil conducteur la réflexion et le discernement spirituel sur le thème de la Miséricorde, au cours de l’Année Sainte qui lui est dédiée.

ASIE/PAKISTAN - Les chrétiens, responsables du rattachement du Pendjab au Pakistan

Lahore - La province du Pendjab, la plus importante du Pakistan, centre de la vie politique, économique et culturelle du pays, appartient au Pakistan grâce au vote décisif de trois responsables chrétiens au temps de la partition de l’Inde. C’est ce que rappelle le Père Inayat Bernard, Directeur du Petit Séminaire de Lahore, dans le cadre d’une récente conférence dédiée à la contribution des minorités religieuses, et des chrétiens en particulier, apportée à la nation.Ainsi que l’a appris Fides, au cours de la rencontre organisée par le Conseil pour le Dialogue interreligieux, organisme fondé à Lahore par le Père Francis Nadeem OFM Cap., Provincial des Capucins au Pakistan, le Père Bernard a indiqué : « Les manuels scolaires ne mentionnent pas la contribution des chrétiens au mouvement de création du Pakistan. On rappellera parmi eux les figures de Sardar Bahadur S.P. Singha, du juge A. R. Cornelius et du maître Fazal Elahi, proches collaborateurs de Muhammad Ali Jinnah, père de la patrie ».Ainsi que l’a rappelé le Père Bernard, les chrétiens disaient alors : « Nous sommes prêts à recevoir des balles dans la poitrine pour le Pakistan ». « Aujourd’hui, comme il est fait mémoire des héros musulmans de l’indépendance, il faut également se souvenir de la même manière des héros chrétiens, tels que le Général Noel Khokhar, S.P. Singha, F.E. Chaudhry et Fazal Elahi » - a-t-il poursuivi. « Les véritables patriotes aiment et donnent leur vie pour la nation et pour son peuple. Aujourd’hui, nous sommes appelés à travailler ensemble pour la prospérité de notre bien-aimé pays » a conclu l’intervenant, rappelant ensuite que différentes mesures discriminatoires ont été intégrées par la suite dans la Constitution pakistanaise, en 1973.Partageant ses propos, le Père Francis Nadeem a quant à lui déclaré : « Rendons honneur aux héros musulmans et chrétiens qui ont tout partagé pour créer le Pakistan. Ce pays n’appartient pas aux disciples d’une religion spécifique ou seulement à la majorité. Tous ceux qui naissent et vivent au Pakistan sont pleinement citoyens. Aujourd’hui, différents groupes génèrent la haine et la discrimination au sein de notre société. Libérons-nous de cet esclavage ». Parmi les responsables islamiques présents, se trouvait le mufti Syed Ashiq Hussain, lequel a indiqué : « Je ne veux pas parler du pays en termes de minorité ou de majorité. Nous sommes une nation unique et nous sommes tous pakistanais. La société est comme une famille ».

AFRIQUE/KENYA - Lancement d’un réseau religieux de promotion de la paix en Afrique

Nairobi - Un réseau religieux pour promouvoir la paix en Afrique au travers du dialogue : c’est ce qui a été annoncé à Nairobi, au Kenya, au terme d’une conférence de trois jours organisée par Missio-Aachen et par la Tangaza University College , Université catholique de Nairobi, au travers de son département d’études islamiques.Le Missio-Network African Theology aura pour but, selon Marco Moerschbacher de Missio-Aachen, d’« approfondir la réflexion sur le rapport entre la religion et la violence ainsi que sur la contribution des religions au dialogue et à la paix ».Le Président de la TUC, le Père Steven Payne, a rappelé que, « depuis le début, voici 30 ans, Tangaza a toujours cherché des opportunités pour atteindre tous les angles de la société et promouvoir la construction de la paix ».« Au cours des siècles, des guerres ont été combattues et des dévastations terribles infligées au nom de la religion » a souligné le Père Payne. « Certains affirment que l’exclusivisme des religions abrahamiques – hébraïsme, Christianisme et islam – incorpore en son sein la cause radicale de la majeure partie de la violence ». C’est de là que la nouvelle initiative veut partir pour vérifier et chercher à offrir une contribution à la paix en proposant une interprétation correcte des Ecritures Saintes.

AFRIQUE/NIGERIA - Prise de position de l’Archevêque d’Abuja sur l’immigration

Abuja – « Le trafic d’êtres humains est destiné à grossir le nombre de personnes frustrées qui ne peuvent subvenir à leurs besoins. Vous le savez, le temps d’achever les études à l’Université et vous commencez à errer dans les rues pendant trois, quatre, cinq voire six ans, sans travail et vous arrivez à 30 ou 31 ans sans avenir. Il est dès lors très difficile de rester tranquilles » a affirmé S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d’Abuja, en s’adressant à la Conférence sur le trafic d’êtres humains organisée parla Caritas Internationalis et par le Conseil pontifical pour la Pastorale des Migrants et des personnes en déplacement, qui a eu lieu dans la capitale fédérale nigériane .Le Cardinal lance dans ce cadre un appel au gouvernement afin qu’il adopte des mesures urgentes pour relancer l’économie du pays, afin de créer des postes de travail pour les jeunes. « Peut-être le gouvernement dit-il aux jeunes de chercher d’autres possibilités pour vivre, d’aller cultiver la terre, mais le gouvernement doit faire davantage pour offrir la possibilité aux jeunes de cultiver ou de faire d’autres choses, mais surtout pour ne pas les obliger à s’asseoir à ne rien faire et pourrir, en demeurant frustrés ».« L’immigration en direction d’une destination inconnue ne constitue pas en revanche la vraie réponse » a souligné le Cardinal. « Les gens disent que ce sera toujours mieux ailleurs, mais ce n’est pas vrai. La situation vers laquelle va le migrant en se rendant à l’étranger peut être pire que celle qu’il affronte ici… Au oins ici, il n’y a pas d’hiver. Il peut toujours dormir sous un pont. En revanche cela n’est pas possible là-bas parce qu’il mourrait de froid » a conclu le Cardinal. (Agence Fides 13/09/2016

ASIE/TURQUIE - Nouvelles attaques contre F. Gulen, « cheval de Troie du Vatican »

Ankara – Les campagnes déclenchées dans la presse turque proche du gouvernement contre Fethullah Gulen – le prédicateur islamique turc expatrié aux Etats-Unis et indiqué par la Turquie comme l’inspirateur de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet dernier – continuent à reprendre largement des accusations privées de fondement présentant F. Gulen et son mouvement Hizmet comme des « chevaux de Troie du Vatican », construisant ainsi des conjectures inconsistantes se référant à la théorie du complot. Au cours de la dernière semaine, des journaux turcs nationalistes tels que Sabah ont relancé les théories énoncées par le journaliste azéri Agil Alesenger dans son pamphlet L’Invasion silencieuse, selon lequel le mouvement Hizmet faisait partie d’un dessein d’infiltration du monde islamique mené par le Vatican au travers du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux. A l’appui de telles théories – apprend l’Agence Fides – le journaliste présente les éloges faits par F. Gulen à la figure du Pape et certaines phrases extrapolées de propos de Saint Jean Paul II, selon lesquelles le III° Millénaire aurait été préfiguré par le Pape comme l’époque de la diffusion de l’Evangile en Asie.Au début août, avec plus de fantaisie encore , le journaliste Mine Kirikkanat, dans les colonnes du quotidien Cumhuriyet, s’était poussé jusqu’à insinuer que Fethullah Gulen – vu par l’auteur de l’article comme un « imam fidèle à l’Eglise » - aurait pu être le Cardinal créé in pectore par Saint Jean Paul II le 2 avril 2005 et dont il n’a jamais révélé l’identité.Le Patriarcat œcuménique de Constantinople continue lui aussi à être pris de mire dans le cadre de la campagne contre F. Gulen menée par la presse nationaliste turque. Le 7 septembre dernier, le quotidien Yeni Safak a mis en évidence l’attention et la sympathie avec laquelle l’agence Cihan, proche du mouvement de F. Gulen, a suivi par le passé les vicissitudes de l’école théologique d’Halki, où toute activité de formation théologique est interdite par les autorités turques depuis 45 ans.

AMERIQUE/ARGENTINE - Demande d’aide des populations chanes et guarani à l’Eveque d’Oran

Aguaray – Les populations autochtones de l’extrême nord de l’Argentine, près de la frontière avec la Bolivie et le Paraguay, a demandé à l’Evêque d’Oran, S.Exc. Mgr Gustavo Óscar Zanchetta, d’intervenir auprès du gouvernement, tant provincial que national, afin que les autorités répondent à leurs besoins urgents. Les communautés qui vivent dans les communes d’Aguaray e Coronel Cornejo appartiennent aux ethnies chanes et guarani.La note envoyée par le journal El Tribuno à Fides, indique que les groupes indigènes sont désormais las des promesses et des réunions qui ne résolvent rien. « Lorsque la nouvelle d’un fait tragique est publiée dans la presse, comme la mort de deux jeunes frères wichis due à la malnutrition, les Ministres des Affaires indigènes et de la prime enfance ont commencé à convoquer des réunions à Tartagal. Mais nous sommes déjà las, parce que la procédure est toujours la même : ils nous invitent à une rencontre, on parle mais les solutions n’arrivent jamais » a déclaré l’un des responsables locaux.Un autre responsable, Miguel Angel Humberto, membre de la communauté Iquira, proche d’Aguaray, a raconté : « De nombreux enfants aborigènes meurent, pas seulement les deux frères wichis dont l’histoire a été publiée dans la presse. De nombreux enfants et adultes meurent par manque de soins médicaux. Si quelqu’un visitait les communautés, il se rendrait compte que plus de la moitié des enfants est en insuffisance pondérale parce que ce qui manque au sein des communautés, c’est la nourriture. Voila pourquoi, dans notre requête au gouvernement provincial, se trouve également l’ouverture de cantines parce que les cartes sociales ne sont pas suffisantes à procurer la nourriture de chaque jour ».« La décision de demander à notre Evêque, S.Exc. Mgr Zanchetta, de nous accompagner dans la recherche de solutions a été concordée par les responsables de nombreuses communautés dans la mesure où nous n’avons pas d’autres moyens pour nous faire entendre » a expliqué le chef des responsables, Palavecino. Voici quelques semaines seulement, Mgr Gustavo Óscar Zanchetta a résolu une autre situation particulièrement délicate qui concernait les travailleurs de Tabacal et le gouvernement provincial.

AMERIQUE - Plateforme virtuelle en vue de la prévention et de l’éradication du travail des mineurs

Brasilia – A l’occasion de la Journée internationale de la Coopération sud-sud, l’Initiative régionale d’Amérique latine et des Caraïbes libres du travail des mineurs a présenté sa nouvelle plateforme virtuelle. Il s’agit du site Internet di www.iniciativa2025alc.org, un instrument qui permettra aux différents sujets intéressés d’interagir et de travailler en faveur de la prévention et de l’éradication du travail des mineurs. Elle a été conçue comme espace de divulgation, de réflexion et d’échange entre tous les opérateurs du secteur public, privé et de la société civile engagés dans la région. Parmi les différentes ressources, le nouveau site Internet propose un système d’enregistrement de formulaires utiles en vue de la prévention et de l’éradication du phénomène, une carte des institutions qui luttent contre le travail des mineurs au niveau régional et une application Internet sur les facteurs d’accélération de la réduction du travail des mineurs dans la région. L’Initiative régionale d’Amérique latine et des Caraïbes libres du travail des mineurs, plateforme de coopération intergouvernementale formée par 26 pays, est née à l’initiative d’un groupe de pays d’Amérique latine et des Caraïbes au cours de la III° Conférence mondiale sur le travail des mineurs s’étant tenue au Brésil en 2013.

ASIE/INDE - Jets de pierres contre une communauté pentecôtiste

Lucknow – Pendant une demi-heure, une petite église pentecôtiste bondée de fidèles a été caillassée par des militants extrémistes hindous qui accusaient les chrétiens de prosélytisme. Ainsi que l’indique à Fides Sajan K. George, Président du Conseil global des chrétiens indiens , l’épisode a eu lieu le Dimanche 11 septembre dans le district de Siddharth Nagar, dans l’Etat d’Uttar Pradesh, au nord de l’Inde.L’église, sise dans le village de Shyampur a été prise pour cible sur la base de rumeurs faisant état de la présumée conversion d’une famille hindoue au Christianisme, conversion qui aurait été obtenue par le biais de flatteries et de promesses, un fait totalement démenti par les fidèles pentecôtistes. « Personne n’a été blessé mais le fait a créé un climat de suspicion et de défiance dans le district » indique Sajan K. George.A la police, qui est intervenue, les pasteurs pentecôtistes ont confirmé que les accusations lancées contre l’église étaient fausses et tendancieuses. La violence a eu lieu alors que les fidèles étaient réunis pour prier dans le cadre du culte dominical. « Le culte chrétien en Inde est parfaitement légal. Les radicaux lançaient des pierre et ont troublé la paix et l’harmonie dans ce village. La liberté de culte constitue l’une de nos garanties constitutionnelles » a conclu le Président du GCIC.

AMERIQUE/MEXIQUE - Appel de l’Eglise aux autorités après de nouvelles violence au Michoacan

Michoacan – Voici jours, les Evêques de la Province ecclésiastique de Morelia, dans l’Etat du Michoacan, ont publié un Message dans lequel ils soulignaient la situation préoccupante due à la violence diffuse et au manque de présence des autorités de l’Etat .Le texte a été présenté hier, lors d’une conférence de presse, par S.Exc. Mgr Armando António Ortíz Aguirre, Evêque de Ciudad Lázaro Cárdenas . Au terme de la conférence de presse, Mgr Ortíz Aguirre a insisté sur le fait que, jusqu’alors, les Evêques n’ont pas encore rencontré le gouverneur ou une quelconque autorité s’occupant du thème de la sécurité au sein de l’Etat. Voici un an, une rencontre avait eu lieu avec le gouverneur lorsque ce dernier n’était pas encore entré en fonctions après son élection et, déjà à l’époque, les Evêques lui avaient manifesté leur préoccupation face à l’insécurité sociale. Le gouverneur nouvellement élu les avait rassurés, selon les paroles de l’Evêque, que ce thème aurait constitué une priorité une fois entré en fonctions.

AFRIQUE/EGYPTE - Mobilisation de l’Eglise copte orthodoxe en vue de la visite aux Etats-Unis du Président égyptien

New York – Les prêtres et les fidèles coptes orthodoxes résidant aux Etats-Unis ont été appelés par l’Archidiocèse du Patriarcat copte orthodoxe en Amérique du Nord à participer à une manifestation organisée pour le 20 septembre prochain à New York devant le siège des Nations Unies, afin d’exprimer publiquement leur soutien au Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi, qui participera ce jour-là à la 71ème session de l’Assemblée générale de l’ONU.Dans un communiqué – diffusé ces jours derniers et signé par l’Archevêque copte orthodoxe David – l’Archidiocèse copte orthodoxe invite le clergé et les fidèles à recevoir le Président égyptien en manifestant publiquement leur soutien à sa politique et indique également l’intérêt manifesté par le Patriarche, Tawadros II, en ce qui concerne la réussite du voyage du Président aux Etats-Unis. La présence de coptes devant le siège de l’ONU en appui au Président égyptien – peut-on lire dans le communiqué parvenu à l’Agence Fides – représentera également un signal fort envoyé à tous ceux qui ne n’aiment pas l’Egypte, notre bien-aimé pays ».L’initiative singulière de l’Archidiocèse copte orthodoxe d’Amérique du Nord fait suite aux polémiques suscitées à la fin de juillet par les manifestations organisées par certains groupes de la diaspora copte à Washington, face à la Maison Blanche, pour protester contre les violences subies par les chrétiens en Egypte. Au cours des jours précédents, étaient arrivées du Patriarcat copte orthodoxe des mises en garde contre de possibles instrumentalisations et l’interdiction d’organiser à l’étranger des mobilisations et des campagnes publiques pouvant être perçues comme des tentatives d’interférence dans les affaires intérieures égyptiennes de la part d’organisations et de groupes étrangers. L’écrivain égyptien Michel Fahmy s’était montré polémique quant à ces manifestations, soulignant que seul l’Etat égyptien était en mesure de protéger les coptes des violences sectaires, un objectif que, selon lui, ni les partis coptes de la diaspora copte orthodoxe ni les parlementaires coptes présents au Parlement égyptien n’étaient en mesure d’atteindre.

ASIE/PAKISTAN - Hommage de musulmans à Notre-Dame de Mariamabad

Lahore – « Une forte délégation de fidèles musulmans, responsables et simples fidèles, s’est rendue en visite aujourd’hui, jour de la mémoire du Saint Nom de Marie, au sanctuaire national de Notre-Dame de Mariamabad, sis dans l’Archidiocèse de Lahore. « De Marie provient un message d’amour, de tolérance et d’harmonie ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père James Channan, OP, responsable du Peace Center de Lahore engagé dans le dialogue interreligieux. L’Archevêque de la ville, S.Exc. Mgr Sebastian Shaw, aujourd’hui en visite au Sanctuaire, a guidé et accueilli les pèlerins musulmans arrivés en compagnie de la grande foule des chrétiens pakistanais qui vivent aujourd’hui une journée dédiée à la Très Sainte Vierge Marie.Les nécessités logistiques liées à la restauration des pèlerins qui affrontent de longs voyage ont été assurées par des organisations mais aussi par des bienfaiteurs chrétiens et musulmans. Des fidèles de toutes les religions – chrétiens, musulmans, hindous, sikhs – viennent demander une grâce spéciale à la Très Sainte Vierge Marie, arrivant à pieds ou en bicyclette, dans le cadre d’un voyage pouvant durer plusieurs jours. Outre les points de restauration, ont été installés dans les environs du Sanctuaire, des centres sanitaires provisoires pour ceux qui souffrent de déshydratation, d’hypertension ou de blessures aux pieds. Au cours de la journée est attendu un nombre de pèlerins pouvant atteindre les 400.000, lesquels arrivent et entrent dévotement dans le complexe du Sanctuaire, protégé par d’imposantes mesures de sécurité.« Dans le Message qui campe à l’entrée du Sanctuaire, il est indiqué que toutes les religions enseignent la paix et l’amour » rappelle à Fides le Père Channan, indiquant le sens et la signification de ce pèlerinage interreligieux. Le Sanctuaire de Mariamabad – littéralement ville de Marie – a été construit par les religieux capucins belges en 1898 et se trouve être le plus populaire des sanctuaires mariaux du Pakistan.

ASIE/INDE - Participation de lépreux et de réfugiés à la célébration en l’honneur de Sainte Teresa de Calcutta en Orissa

Bhubaneswar – Des lépreux, des réfugiés, des pauvres et des malades hôtes des structures d’accueil gérées par les Missionnaires de la Charité de Mère Teresa en Orissa – Etat de l’est de l’Inde – étaient présents parmi les quelques 2.000 fidèles ayant participé à la Journée d’action de grâce pour la canonisation de Mère Teresa, organisée par l’Eglise catholique en Orissa.Ainsi que cela a été indiqué à Fides, ont participé à la Messe célébrée le 11 septembre en la Cathédrale Saint Vincent de Bhubaneswar, capitale de l’Etat, 20 prêtres, des religieuses, les Missionnaires de la Charité et des fidèles provenant de toute part, outre aux représentants des autorités civiles et à des croyants d’autres religions.Sœur Olivet, Supérieure régionale des Missionnaires de la Charité en Orissa, a remercié la communauté, y compris au nom des malades, des veuves, des orphelins et des moribonds soignés dans les structures des Missionnaires de la Charité présentes au sein de l’Etat. Les pauvres ont fortement tenus à être présents à la cérémonie d’action de grâce en ce que « au travers de Mère Teresa, chacun d’entre eux ressent que Dieu prend soin de lui » a-t-elle déclaré.« Sainte Mère Teresa constitue un modèle pour tout être humain de l’âge moderne. Aux personnes abandonnées, marginalisées, non soignées, non respectées, non reconnues, elle a rendu une dignité humaine au travers d’un service plein d’amour, d’un dévouement total, dans la fidélité et avec un esprit de véritable fraternité » a déclaré S.Exc. Mgr John Barwa, Archevêque de Cuttack- Bhubaneswar, au cours de la Messe. « Son témoignage de vie et son exemple en tant que Mère des pauvres parlent à tous, croyants et non croyants, et elle est clairement visible comme la ville placée sur une montagne citée dans l’Evangile » a-t-il ajouté.« Nous sommes ici pour rendre grâce à Dieu pour la lumière qui est parvenue à chacun de nous et au monde entier au travers de Mère Teresa. Cette grande femme de notre temps, cette messagère de l’Evangile, dont la vie a été profondément marquée par l’amour, est désormais Sainte. Tournons-nous vers elle comme vers un exemple et une source d’inspiration » a conclu Sœur Samuela, Missionnaire de la Charité en Orissa.

ASIE/IRAQ - Premières réactions aux initiatives américaines visant la création d’une zone protégée destinée aux minorités religieuses dans la plaine de Ninive

Bagdad – L’intention de présenter au Congrès américain une résolution soutenue par des parlementaires tant républicains que démocrates visant à demander l’institution d’une province autonome dans la plaine de Ninive « sous le drapeau de la protection des minorités » représente en réalité le premier pas en direction de la mise en œuvre de « l’infâme projet de Joe Biden visant à diviser l’Irak et à l’affaiblir ». C’est ce qu’affirme le parlementaire chiite, Ferdous al Awadi, représentant particulièrement actif de l’Alliance nationale irakienne. « Les Etats-Unis – a-t-il déclaré à des sources irakiennes – se préparent à diviser l’Irak selon un plan déjà prédisposé qui devra être appliqué après la défaite du prétendu « Etat islamique ». Il s’agit d’un dessein qui, selon Ferdous al Awadi, cause en réalité des dommages au droit à l’autodétermination des populations qui vivent dans la région et contribue à fomenter les poussées sectaires centrifuges dans le but de « effacer complètement l’Irak des cartes géographiques ». Le parlementaire a exhorté tous les irakiens à ne pas fournir de motivations à la réalisation de ces desseins, conçus hors d’Irak, qui, selon lui, visent à faire précipiter encore un peu plus le pays dans le tourbillon des conflits sectaires.Les affirmations véhémentes du parlementaire irakien arrivent après la Convention nationale promue du 7 au 9 septembre par l’organisation sans but lucratif américaine In Defense of Christians , dédiée au thème « Au-delà du génocide, préserver la Chrétienté au Proche-Orient . Dans ce cadre, a été relancée l’idée de faire pression sur le Congrès américain afin qu’il appuie la création d’une zone protégée destinée aux minorités religieuses dans la plaine de Ninive, avec l’accord des autorités locales et en collaboration tant avec le gouvernement central de Bagdad qu’avec les responsables politiques de la Région autonome du Kurdistan irakien. Des membres du Congrès, tant républicains que démocrates, présents à la Convention, ont déjà exprimé leur appui à l’initiative.

AMERIQUE/ETATS UNIS - Prise de position de l’Archevêque de Los Angeles sur l’immigration

Los Angeles – Hier encore, Dimanche 11 septembre, dans de nombreux lieux de l’Archidiocèse de Los Angeles, a été évoqué le thème de l’immigration aux Etats-Unis. Selon une note envoyée à Fides, de nombreux groupes de réflexion composés de laïcs, mouvements et Paroisses ont repris et commenté l’intervention de S.Exc. Mgr José Horacio Gómez Velasco, Archevêque de Los Angeles, prononcée ces jours derniers au Boston college.« Comme nous le savons tous, l’histoire de notre pays commence en 1600 avec les Pères pèlerins » a déclaré Mgr Gomez en ouvrant la conférence publique le 8 septe. « Mais, avec tout le respect qui leur est dû, ils sont arrivés dans ce pays avec une centaine d’années de retard ! Bien avant que les Etats-Unis n’aient un nom, et par suite avant George Washington et les 13 colonies ou avant Plymouth Rock, des missionnaires espagnols et mexicains ainsi que des explorateurs s’étaient établis sur les territoires qui sont aujourd’hui la Floride, le Texas, la Californie et le Nouveau Mexique. Par ailleurs, les hispaniques ne furent pas les seuls à arriver aux Etats-Unis avant les Pères pèlerins puisque les premiers en date furent des asiatiques provenant des Philippines et ce quelques 50 ans auparavant ».« A ce propos, nous devrions penser que la première langue non autochtone parlée dans ce pays ne fut pas l’anglais mais l’espagnol » a déclaré Mgr Gomez dans son discours, soulignant que, même en ne voulant pas dédier son discours aux racines hispaniques et catholiques de l’Amérique, il avait cependant l’intention de récupérer « l’histoire oubliée du pays », thème qui a frappé l’opinion publique. Mgr Gómez Velasco a souligné ensuite que « la réforme de la politique de l’immigration représente l’un des grands problèmes de notre temps, plus que la vie politique et que l’économie. Il s’agit d’une lutte en faveur de la justice, de la dignité et des droits fondamentaux, d’un défi lancé à la conscience de tout individu ».

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