Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/INDE - Mission dans les périphéries pour les Filles de Saint Paul dans le cadre de l’Année de la Miséricorde

Nagpur – « Entrer en contact avec les moins privilégiés, pour leur dire que nous les reconnaissons comme nos frères et sœurs dans le Christ » : c’est dans cet esprit que les Filles de Saint Paul de Nagpur, dans l’Etat indien du Maharastra, ont célébré la Solennité de leur Patron, Saint Paul, en appuyant d’autres congrégations religieuses qui opèrent dans les périphéries de la ville afin d’apporter « transformation spirituelle et développement économique dans les villages ».Ainsi que l’a appris Fides, les religieuses ont rencontré les fidèles de la Paroisse de la Sainte Famille, qui assure le soin pastoral de 100 familles catholiques présentes dans deux villages. La communauté, fondée voici 150 ans, est la deuxième Paroisse de l’Archidiocèse de Nagpur.Les Filles de Saint Paul « ont partagé la vie et le ministère de Saint Paul lui-même au travers d’un film, informant les fidèles du charisme de la Congrégation. Nous avons nous-mêmes donné de notre pauvreté et voulu porter un peu de joie dans leur vie » a raconté à Fides Sœur Stella Pereira. Grâce à la collaboration des prêtres de l’Institut des Pauvres Serviteurs de la Divine Providence, la Messe a pu être célébrée, Messe au cours de laquelle a été évoquée la figure de Saint Paul, « infatigable annonciateur de l’Evangile » et « modèle pour tous les baptisés d’aujourd’hui, appelés à être missionnaires ».La Paroisse de la Saint Famille de Nagpur dispose maintenant, grâce à l’action des Pauvres Serviteurs de la Divine Providence, d’un Centre médical et d’une école se trouvant à la disposition des familles pauvres du lieu.

AMERIQUE/VENEZUELA - Questionnement de l’Archevêque de Mérida sur la situation actuelle et la présence des organes de sécurité de l’Etat

Mérida – L'Archevêque de Mérida, S.Exc. Mgr Baltazar Porras, a condamné encore une fois avec force l’agression ayant visé un groupe de séminaristes le 1er juillet à Mérida . « Tout semble indiquer que, derrière ce fait, se trouvent des personnes liées au gouvernement , y compris des personnes occupant des positions officielles semble-t-il, membres des organismes de gouvernement » a déclaré l’Archevêque dans un entretien transmis par la station radiophonique Union Radio.Mgr Porras a rappelé que le petit groupe d’étudiants a été roué de coups, dénudé et dérobé de ses biens alors qu’ils se rendaient à leurs cours dans les environs de la Fédération des Centres universitaires de Mérida, où Lilian Tintori, épouse de l’homme politique d’opposition incarcéré, Leopoldo Lopez, devait tenir une conférence.« A Mérida, lorsque se trouve organisé un événement quelconque qui n’a pas un caractère officiel, ces groupes prennent le dessus et font ce qu’ils veulent. Dans le même temps, les organes de sécurité de l’Etat disparaissent » a souligné l’Archevêque.Les jeunes séminaristes, qui se rendaient à leur leçon d’anglais, ont été mis contre un mur et il leur a été demandé s’ils étaient chavistes ou appartenaient à l’opposition. Devant leur réponse, à savoir qu’ils étaient séminaristes, il semble que la colère et la violence des agresseurs ait augmenté.La note parvenue à Fides signale que la gravité de l’épisode est accrue par le fait que la plainte devant les autorités de police n’a pas été enregistrée, en ce que faite par des membres du parti politique d’opposition Voluntad Popular. Ceux-ci ont dû s’adresser à la Préfecture pour la faire accepter, a souligné l’Archevêque. « Il n’est pas pensable de continuer de la sorte » a réaffirmé Mgr Porras.

ASIE/PAKISTAN - L’Encyclique Laudato si’, source d’inspiration pour les jeunes catholiques

Lahore – Prendre l’Encyclique Laudato si’ du Pape François comme « magna charta » d’un style de vie respectueux et attentif aux plus faibles, aux pauvres, au soin de la Création : c’est ce qui ressort du récent séminaire organisé à Lahore par la Caritas et le Service de Pastorale des Jeunes de l’Archidiocèse, sous la conduite du Père Jahnzeb Iqbal. Les jeunes participants, arrivant de tout le territoire diocésain, ont été sensibilisés par le Père Liam O'Callaghan, missionnaire de Saint Colomban, lequel les a accompagnés dans la réflexion sur la protection de la « maison commune ». Au nombre des suggestions pratiques se trouvent celles de planter des arbres, de ne pas gaspiller l’eau, de conserver propre l’environnement, d’éviter les comportements consuméristes et de partager avec les pauvres.Les jeunes ont apprécié la réflexion, posant des questions et se montrant très intéressés par les thèmes traités dans l’Encyclique. Le texte, a annoncé le Père Liam O’ Callaghan, sera traduit en urdu, dans le cadre d’un projet soutenu par la Conférence épiscopale du Pakistan. L’Eglise au Pakistan, a indiqué le missionnaire, cherche à diffuser le plus largement possible l’Encyclique au sein des Diocèses, des Paroisses, des Mouvements et des associations, y compris en dehors du cadre strictement ecclésial, rencontrant l’intérêt de nombreux milieux musulmans. Les thèmes écologiques sont également « profondément religieux et spirituels et peuvent représenter un terrain commun de coopération et de rencontre avec les fidèles musulmans dans une perspective interreligieuse » a remarqué le missionnaire, invitant les jeunes à collaborer avec tous pour sensibiliser la société.Au terme du séminaire, le Père Jahanzeb Iqbal a affirmé qu’il continuera à organiser des rencontres de ce genre alors que le laïc catholique Rojar Noor Alam, coordinateur des programmes au sein de la Caritas de Lahore, a remercié les participants, encourageant les jeunes à « être un exemple pour les autres au travers de leurs initiatives visant à protéger la terre ».

AFRIQUE/RWANDA - Réactions du gouvernement kenyan aux accusations américaines concernant le recrutement de réfugiés burundais de la part de groupes armés

Kigali – « Un rapport motivé politiquement qui déforme délibérément la réalité » : telle est la définition donnée par l’Ambassadeur du Rwanda a Washington, Mathilde Mukantabana, au rapport annuel du Département d’Etat américain relatif au trafic d’êtres humains dans le monde, rapport au sein duquel certains officiers supérieurs rwandais sont accusés d’avoir recuté des réfugiés burundais, y compris des enfants et des jeunes, au profit de groupes armés au cours de l’année 2015.Déjà en février dernier, l’ONU avait accusé le Rwanda de fomenter des violences au Burundi, pays qui se débat dans une grave crise politique, et ce en recrutant des réfugiés burundais présents sur son territoire au profit de groupes armés .Le gouvernement de Kigali a réagi aux accusations américaines en affirmant qu’il emploie actuellement des ressources importantes afin d’accueillir et de protéger les réfugiés. Il a également déclaré « faire de sérieux efforts pour protéger ses propres citoyens de la menace du trafic d’êtres humains ».Le rapport du Département d’Etat américain reconnaît les efforts faits par le Rwanda mais, dans le même temps, accuse des officiers supérieurs rwandais de complicité dans le recrutement de réfugiés burundais et dans le trafic sexuel au sein d’un camp de réfugiés congolais. Le rapport affirme en outre que les autorités de Kigali, face à ces accusations, n’ont mené que « des enquêtes limitées ».

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Pour l’Evêque de Tombura-Yambio, « le dialogue constitue la seule voie vers la paix »

Abuja – « Le langage provoque actuellement beaucoup plus de violence et dans certains cas des dommages plus grands que ceux des armes » a affirmé S.Exc. Mgr Edward Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio, au Soudan du Sud, intervenant à une émission de Radio Miraya, une station sud-soudanaise sponsorisée par l’ONU. Le Soudan du Sud vient de lancer un difficile parcours de pacification et de réconciliation nationale, après trois années environ de guerre civile et l’Evêque a lancé un appel en direction des responsables catholiques afin qu’ils évitent de recourir à un langage « enflammé » et porteur de divisions et qu’ils développent en revanche un discours qui soit à même de construire le pays ».Mgr Hiiboro a fait référence à la crise de Wau, cité sise à quelques 650 Km au nord-ouest de la capitale, Juba, où au moins une cinquantaine de personnes a trouvé la mort à la fin du mois de juin suite à des affrontements . Selon l’Evêque, la racine de la crise de Wau se trouve dans le manque de dialogue parce que « lorsque le dialogue fait défaut, les personnes recourent immédiatement à la violence et à l’affrontement ».« Les sud-soudanais – souligne Mgr Hiiboro – doivent apprendre à dialoguer. C’est le dialogue qui a porté à la fondation du Soudan du Sud. Ce n’est pas un signe de lâcheté que de parler avec votre frère et votre sœur et de leur dire que nous nous sommes trompés et que nous devons chercher une porte de sortie ».Malheureusement, ajoute l’Evêque, la population du pays vit dans une profonde méfiance réciproque, ayant peur de parler les uns avec les autres. Mgr Hiiboro souligne que, bien que l’Eglise, la société civile et les ONG doivent apporter leur contribution au lancement du dialogue national, les autorités ont le devoir de ramener la paix dans tout le pays. « Nous, en tant qu’Eglise, nous préparons les personnes au dialogue mais nous avons besoin que le gouvernement intervienne et renforce le message diffusé par l’Eglise pour préparer la route à une nation stable et pacifique » a-t-il conclu.

AMERIQUE/GUATEMALA - « Leçons brillantes », programme d’éducation scolaire pour les jeunes cireurs de chaussures

Guatemala – Les enfants guatémaltèques qui travaillent comme cireurs de chaussures vivent généralement loin de toute forme d’instruction, demeurant sans perspective d’avenir différente de leur présent. Ils ne parviennent pas à aller à l’école parce que contraints à travailler sept jours par semaine. Conscient de cette réalité et dans le but d’apporter un peu d’espoir, une Fondation locale sans but lucratif, qui cherche à contribuer au développement communautaire au sein du département d’Alta Verapaz, a mis sur pieds le projet « Leçons brillantes », qui s’adresse aux jeunes cireurs de chaussure de la zone de la capitale. Selon les nouvelles parvenues à Fides, l’initiative vise à fournir aux mineurs une éducation scolaire adaptée afin d’améliorer et, par la suite, de transformer leur avenir. Les enfants reçoivent du matériel scolaire, tels que des livres, des cahiers et un goûter, de manière à ce que la fréquentation des cours ne comporte pas de frais, lesquels pourraient les faire renoncer au programme. Même si le Guatemala a accompli des progrès significatifs dans le secteur, il continue à enregistrer le plus fort taux d’analphabétisme d’Amérique centrale. Les données officielles concernant l’accès à l’instruction et le maintien au sein du système éducatif guatémaltèque indiquent que la majeure partie de la population demeure exclue. Il est estimé en effet que seuls 18% de cette dernière ont achevé l’équivalent du CP.

AMERIQUE/PARAGUAY - Appel du Vicaire apostolique de Chaco Paraguayo à « vivre sans violence et sans abus »

Chaco – Un appel « à la non violence et à la coexistence sans abus » a été lancé par S.Exc. Mgr Gabriel Narciso Escobar Ayala, Vicaire apostolique de Chaco Paraguayo.La requête est arrivée hier, après que l’Evêque ait raconté, au cours de la Messe dominicale, le cas d’une adolescente indigène de l’ethnie des Tomarahos, qui a été victime, voici quelques jours, d’une brutale agression sur la voie publique de cette ville. La violence de ses agresseurs a été telle qu’elle a été presque défigurée pour avoir résisté à la violence sexuelle.Selon les informations parvenues à Fides, le Vicaire apostolique a profité de cette occasion pour dénoncer, une fois encore, le climat d’abus et de violences qui règne dans la région, l’imputant principalement au manque d’intervention des autorités de la zone. En particulier, la critique a visé les représentants du Parquet, de la Police d’Etat et même les médecins de l’hôpital régional, qui n’auraient pas rédigé de rapport clair sur l’agression en question. « Je refuse de croire que cette négligence des autorités soit liée au fait que la victime est une personne d’humbles conditions et surtout une indigène » a souligné l’Evêque. Mgr Escobar Ayala a expressément demandé à ceux qui se trouvent en première ligne au sein de ces institutions de bien faire leur devoir, afin de protéger l’intégrité des personnes et surtout des plus pauvres.Dans le nord du Paraguay, selon la note transmise par le Vicariat apostolique, la population vit dans une situation d’abandon de la part de l’Etat, privée de services, situation à laquelle viennent s’ajouter des abus et des violences de la part de ceux qui devraient faire respecter les droits de la population. A plusieurs reprises, les Evêques ont ouvertement dénoncé la grave situation en question, réclamant l’intervention de l’Etat .

AMERIQUE/CHILI - Demande d’intervention de l’Evêque de Temuco de la part du gouvernement dans le cadre du premier dialogue institutionnel avec les mapuches

Temuco – Le gouvernement chilien organise actuellement un dialogue sans précédent pour affronter le conflit dans la zone Mapuche. C’est ce qu’a confirmé à la presse locale l’Evêque de Temuco, S.Exc. Mgr Héctor Eduardo Vargas Bastidas, S.D.B., auquel le Secrétariat des Affaires intérieures du gouvernement a demandé de participer aux négociations en tant que principal organisateur, afin de contacter les représentants du monde Mapuche. « Il s’agit d’une initiative qui vient du gouvernement et devrait être annoncée très prochainement » a déclaré Mgr Vargas.A cette première « table de dialogue Mapuche », qui intervient au cours du deuxième mandat du Président Michelle Bachelet, est prévue la participation des responsables Mapuches, des agriculteurs et d’universitaires, tels que le Prix national d’Histoire, Jorge Pinto. Il n’est par ailleurs pas exclu que soient appelés à intervenir également des membres du corps des gardes forestiers et des responsables du mouvement mapuche le plus radical, les deux secteurs ayant déjà été contactés par le gouvernement selon la note transmise à Fides par une source locale.La préoccupation de l’Eglise concernant la situation du peuple Mapuche a toujours été placée au premier plan. En décembre dernier, Mgr Vargas avait indiqué à Fides : « En Araucarie, existe une situation complexe : d’un côté, une dette historique vis-à-vis du peuple Mapuche, de l’autre, des actes de violence dont le nombre augmente et qui se répandent, avec tous les problèmes que cela comporte. Les activités pastorales du Diocèse de Temuco atteignent un millier de communautés mapuches. Cette action passe également par la valorisation de la dignité, de la culture et des droits du peuple Mapuche, en promouvant des institutions qui améliorent leur qualité de vie, comme la formation de micro entreprises et qui augmentent la productivité de leur terre » .Au sein de l’Araucanie chilienne, ce qu’il est convenu d’appeler le « conflit mapuche » oppose depuis les années 1990 le plus important groupe ethnique du pays aux agriculteurs et aux entrepreneurs à cause de conflits sur la propriété des terrains, considérés par les Mapuches comme « patrimoine ancestral ». Au cours de ces dernières semaines, différents épisodes d’affrontements violents entre indigènes mapuches et membres de certaines communautés d’agriculteurs de la zone ont été enregistrés .

ASIE/BANGLADESH - Appel au pardon et à la miséricorde des Evêques du Bangladesh après le massacre

Dacca – Abandonner toute forme de violence pour embrasser le pardon et la miséricorde : c’est ce que demande un message des Evêques catholiques du Bangladesh au lendemain du massacre terroriste qui a fait 20 victimes le 1er juillet dans un restaurant de Dacca. « La violence au nom de la religion est toujours une erreur. Il faut que nous récupérions tous un trait d’humanité qui conduit au respect de la dignité et à la paix » remarque le texte ainsi que l’indique à Fides S.Exc. Mgr Gervas Rozario, Evêque de Rajshahi. L’Evêque illustre à l’Agence Fides les contenus du message : « Nous condamnons la violence inouïe du terrorisme qui méprise les vies humaines et nous invitons tout un chacun à se laisser toucher et transformer par des valeurs telles que la miséricorde et le pardon, qui sont les caractéristiques authentiques d’un être humain » remarque-t-il. « Nous participons pleinement au deuil dans lequel est plongé le pays et nous prions pour les âmes des victimes et pour leurs familles, leur exprimant une profonde solidarité » poursuit l’Evêque.La petite Eglise au Bangladesh, qui représente moins de 1% de la population, a dédié la journée d’hier, Dimanche 3 juillet, à la commémoration des victimes. « Dans toutes les églises de la nation, les Messes d’hier ont été offertes pour les victimes du terrorisme et aujourd’hui encore, chaque communauté locale organisera une veillée de prière ou une Adoration eucharistique pour participer spirituellement et offrir à Dieu ce moment tragique » indique Mgr Rozario. « En tant que catholiques bengalais, notre action en faveur du bien de la nation au travers de l’apostolat social, des écoles, des hôpitaux et de la Caritas se poursuivra, au profit des citoyens de toutes les strates sociales, de toutes religions, ethnies et cultures » conclut-il.

AFRIQUE/KENYA - Déclarations de l’Evêque de Garissa aux réfugiés menacés d’expulsion

Nairobi – « Chers migrants et réfugiés, ne perdez pas l’espérance de trouver un avenir plus sûr, de trouver sur votre chemin une main tendue et de faire l’expérience de la solidarité fraternelle et de la chaleur de l’amitié » a exhorté S.Exc. Mgr Joseph Alessandro, Evêque de Garissa et Président de la Commission épiscopale pour les migrants, les réfugiés et les gens de mer du Kenya, au cours d’une rencontre avec les réfugiés tenue dans la Paroisse du Verbe divin de Kayole à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié.S’adressant aux réfugiés provenant du Rwanda, du Burundi, du Soudan du Sud, d’Ethiopie et de République démocratique du Congo, Mgr Alessandro a indiqué : « Vous avez une place spéciale dans le cœur de l’Eglise et vous aidez l’Eglise à élargir son cœur en manifestant sa maternité vis-à-vis de l’ensemble de la famille humaine ».Mgr Alessandro a ainsi voulu rassurer les réfugiés quant au fait que l’Eglise se trouve à leur côté au moment où le gouvernement de Nairobi a menacé la fermeture du camp de Dadaab, le plus grand du monde . L’Evêque a souligné que les politiques de contrôle des migrations du Kenya doivent être guidées par la préoccupation pour toutes les personnes, par la miséricorde et la justice.

AFRIQUE/EGYPTE - Prêtre copte orthodoxe en l’anniversaire du début de la révolte contre le Président Morsi

Le Caire – Un prêtre copte orthodoxe, le Père Rafael Moussa, a été tué à Al Arish, dans le nord de la péninsule égyptienne du Sinaï, dans une embuscade revendiquée par la branche locale du prétendu « Etat islamique ». L’homicide est intervenu le 30 juin, troisième anniversaire des manifestations contre le Président Mohamed Morsi, qui débouchèrent, le 3 juillet, sur sa déposition et la prise du pouvoir de la part du Chef de l’Etat, alors Ministre de la Défense, Abdel Fatah al Sisi.« Le Père Moussa, 46 ans, de l’église Mar Girgis d’el Arish, a été tué à coup d’armes à feu alors qu’il rentrait à son domicile après la Messe » indique un communiqué de l’Eglise copte orthodoxe. « L’Eglise copte orthodoxe et le Patriarche Tawadros II présente ses condoléances à la famille du martyr et condamne tous les actes de terrorisme qui menacent la sécurité de la patrie et ont pour objectif de diviser ses enfants. Que Dieu protège l’Egypte de tout danger ».En juillet 2013, un autre prêtre copte orthodoxe, le Père Mina Aboud avait déjà été tué.

ASIE/BANGLADESH - Témoignage du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires après l’attentat de Dacca

Dacca – « Après l’attentat de Dacca, nous sommes très préoccupés quant à la montée en puissance du terrorisme. Ces actes de terrorisme constituent un dommage pour le pays et pour son image à l’étranger. La situation que nous vivons est véritablement difficile ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Dilip Costa, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Bangladesh, commentant le dernier épisode qui a secoué le pays. Les forces spéciales ont fait irruption, mettant fin par une opération coup de poing à l’action d’un groupe terroriste qui tenait en otage plusieurs étrangers dans un restaurant de Dacca. Le bilan est d’au moins 20 morts et de plusieurs blessés.Le Père Costa, enseignant au Séminaire de Dacca et Collaborateur dans une Paroisse locale, indique à Fides l’atmosphère du pays : « Il est vrai que la majeure partie des musulmans condamne des actes comme celui-ci et que les groupes radicaux sont minoritaires. Mais les dangers existent et nous chrétiens les avertissons également, attendu que des attaques ont également visé des lieux chrétiens et des missionnaires. Le gouvernement déclare faire de son mieux mais, évidemment, cela n’est pas suffisant pour les arrêter. Nous ne savons pas combien est direct et concret le lien entre les groupes radicaux et violents opérant localement et le prétendu « Etat islamique » présent au Proche-Orient, mais il est certain qu’il s’agit d’un danger que nous courons » ajoute le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires.Les Institutions chrétiennes sont protégées par la police mais « toutes les minorités vivent dans un état de peur et nous ne savons pas où cette situation précaire conduira la nation. En tant que chrétiens, nous prions et nous poursuivons notre mission, surtout au travers des œuvres sociales » conclut-il.

AMERIQUE/VENEZUELA -Déclarations de l’Archevêque de Mérida après l’agression à étudiants et séminaristes

Mérida – Dans l’après-midi d’hier, 1er juillet, un groupe violent – probablement l’une des bandes qui cherche de prendre le contrôle de la ville – a attaqué un groupe d’étudiants qui se rendaient à leurs cours dont des séminaristes de l’Archidiocèse de Mérida. Une partie du groupe d’étudiants s’est enfui mais les cinq séminaristes ont été agressés, roués de coups puis dénudés et tournés en dérision. L’un d’entre eux a été porté aux urgences. Des épisodes de violence liés à des rapines et à des vols interviennent généralement en soirée mais, au cours de ces derniers jours, des actes de vandalisme et de violence à l’encontre de personnes innocentes ont souvent lieu en plein jour.« Ceci n’est pas la manière de résoudre les différences qui peuvent exister dans la société parce que cela nous porte à un climat de violence et de désespoir, qui est ce qui disqualifie un gouvernement qui ne s’occupe pas de l’intégrité de ses ressortissants », indique S.Exc. Mgr Baltazar Porras Cardozo, Archevêque de Mérida, en commentant l’agression à l’encontre des étudiants.« Malheureusement, nous nous retrouvons de nouveau devant ces actes de vandalisme, avec ces groupes qui agissent contre l’intégrité de personnes qui se trouvent dans la rue. Les séminaristes ont été attaqués, dénudés et roués de coups, l’un d’entre eux de manière particulièrement grave, le tout en absence totale de personnel de la sécurité publique qui devraient garantir la protection et la santé physique, morale et spirituelle des citoyens » peut-on lire dans le communiqué de l’Archidiocèse envoyé à Fides.Les groupes violents sont en augmentation au Venezuela : bandes criminelles, criminalité organisée, paramilitaires qui, en l’absence d’une réponse adéquate des forces de sécurité, cherchent à prendre le pouvoir et le contrôle plein et entier de certaines zones de Mérida, Valencia, Caracas et d’autres villes. La capitale est devenue la ville la plus violente au monde .

ASIE/TERRE SAINTE - Déclarations des Ordinaires catholiques au nouvel Administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem

Jérusalem – « Pendant 12 ans, vous avez animé les religieux de la Custodie de Terre Sainte et soigné les relations œcuméniques avec les Patriarcats grec orthodoxe et arménien orthodoxe. Votre amitié fraternelle avec les Patriarches émérites était évidente. Votre accueil fraternel envers chacun d’entre nous était cordial et sincère ». C’est ce qu’écrit l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte dans une Lettre de bienvenue au Père Pierbattista Pizzaballa, nouvel Administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem. La lettre arrive en réponse aux messages que le Père Pizzaballa avait écrit aux fidèles de tout le Patriarcat.Dans la missive, au ton particulièrement cordial, les Ordinaires affirment : « Notre désir commun de se servir de tout et de tous pour ouvrir des routes et construire des ponts nous préservera de la tentation de mettre des bâtons entre les roues ou de nous barricader derrière d’inutiles querelles de clochers. Allons de l’avant ensemble, sans revirements, sans hésitations, sans reculer, en nous aimant toujours et partout ». Les Ordinaires se déclarent prêts à soutenir le Père Pizzaballa et « à ouvrir leurs esprits et leurs cœurs à progresser ensemble dans la rencontre et le soutien réciproque » et décidés à répondre de manière concrète à l’invitation visant à « se rencontrer et s’accueillir les uns les autres » que l’Administrateur apostolique avait lancée dans son message.

ASIE - 35 années de présence du JRS en Asie-Pacifique

Bangkok – Depuis 35 ans, le Jesuit Refugee Service est actif dans la zone Asie-Pacifique, pour y assister réfugiés et évacués et ce dans sept pays : l’Australie, le Cambodge, l’Indonésie, la Papouasie Nouvelle Guinée, les Philippines, Singapour, Timor Est et la Thaïlande. Actuellement, le service assiste plus de 310.000 personnes en ce qui concerne leurs besoins primaires mais aussi en matière de promotion sociale, d’instruction et de réinsertion dans la société.Ainsi que le rappelle une note parvenue à Fides, en 1981, l’alors Préposé général des Jésuites, le Père Pedro Arrupe, lança le JRS en Asie-Pacifique, surtout sur la base des besoins des réfugiés se trouvant en Thaïlande, en activant une première équipe composée de religieux et de laïcs. Le JRS a commencé à aider ces réfugiés à affronter un avenir incertain, offrant surtout des services éducatifs. Ceci demeure l’objectif principal du JRS, qui s’engage à aider les groupes les plus vulnérables, impliqués dans des catastrophes naturelles et des déplacements de masse, à améliorer leurs conditions de vie au travers de formation professionnelle et de petites bourses d’études.Pour faire face au phénomène de « l’urbanisation croissante des réfugiés » - qui vivent souvent dans des conditions de pauvreté, sans avoir accès aux services essentiels – le JRS organise des groupes de soutien ainsi que des services de soutien psychosocial et légaux. En Australie et en Thaïlande, le JRS accompagne réfugiés et demandeurs d’asile dans les centres de rétention pour immigrés, leur offrant assistance médicale et légale. Des services de formation sont fournis aux migrants birmans réfugiés en Thaïlande, alors qu’aux Philippines et à Timor Est, le JRS travaille en faveur de personnes évacuées à cause du conflit, offrant une assistance à celles qui cherchent à se réintégrer au sein de la communauté.En Indonésie, après l’action post-tsunami de 2004, le JRS a commencé à fournir des services de formation, des séminaires sur la résolution des conflits et la réconciliation ainsi qu’une assistance en matière de procédures d’alerte précoce.

AFRIQUE/RD CONGO - Retour à la maison du Père du Père Apollinaire Malumalu, organisateur des premières élections libres en RDC

Kinshasa – « Il s’agit d’une nouvelle bouleversante, qui nous trouble fortement. La disparition du Père Malumalu est l’une des plus grandes épreuves que la République démocratique du Congo doit surmonter. Il s’agit d’une catastrophe, d’un vide et d’une grave perte pour la Nation tout entière ». Tels sont les termes employés par le Centre d’Etudes pour la promotion de la paix, de la démocratie et des droits fondamentaux pour qualifier, dans un communiqué envoyé à l’Agence Fides, la mort du Père Apollinaire Malumalu, prêtre catholique qui avait organisé les premières élections libres de la République démocratique du Congo, en 2006.Le Père Malumalu était en effet Président de la Commission électorale indépendante remplacée, au cours des élections contestées de 2011, par la Commission électorale nationale indépendante, dirigée par ce même prêtre. En 2013, les Evêques avaient cependant pris des sanctions canoniques à son égard lorsque ce dernier avait été nouvellement choisi pour présider la CENI . Par la suite, le prêtre avait été contraint à quitter ce poste pour raisons de santé .Le Père Malumalu est retourné à la maison du Père dans la nuit du 30 juin au 1er juillet à Dallas, où il avait été hospitalisé pour un cancer. L’annonce de sa mort a été donnée par S.Exc. Mgr Melchisédech Sikuli Paluku, Evêque de Butembo-Beni, Diocèse d’origine du prêtre décédé.

OCEANIE/AUSTRALIE - Un ancien réfugié vietnamien, nouvel Evêque de Parramatta

Parramatta – « J’ai fait beaucoup de sauts de foi dans ma vie » a déclaré S.Exc. Mgr Vincent Long Van Nguyen, qui a fui le Vietnam en 1975 parmi les « boat people » qui quittèrent leur pays sur des embarcations de fortune en direction de l’Australie. Réfugié dans ce dernier pays et devenu prêtre, Mgr Vincent Long Van Nguyen est désormais devenu le quatrième Evêque de Parramatta, non loin de Sydney.L’Evêque a pris possession de son Diocèse au cours de ces derniers jours durant une Messe qui a vu la participation de nombreux fidèles. Il a choisi comme devise épiscopale « Duc in altum », Avances au large, qui rappelle la traversée d’une mer. Une devise qui « a un rapport – a-t-il rappelé – avec mon expérience personnelle de réfugié », mais qui « s’adapte également aux défis que doit relever aujourd’hui l’Eglise à Parramatta ». Mgr Vincent Long Van Nguyen a par ailleurs déclaré : « Je considère le moment critique que nous vivons actuellement comme analogue à l’exil biblique avec lequel, en tant qu’expatrié, j’ai une affinité personnelle. Comme ancien réfugié, j’accorde une attention spéciale à ceux qui sont marginalisés, aux personnes des périphéries de la société ».Ordonné prêtre dans l’Ordre des Frères mineurs conventuels, il a été consacré Evêque auxiliaire de Melbourne en 2011. Durant son service, il s’est caractérisé comme un partisan du multiculturalisme au sein de la société australienne, oeuvrant également en tant que Président de la Commission pour les Migrants et les réfugiés de la Conférence épiscopale australienne.

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Lettre pastorale des Evêques à la veille des élections municipales

Johannesburg – « Nous avons besoin de maires et de conseillers municipaux qui aient vraiment à cœur les problèmes économiques et d’autre type que nos concitoyens doivent affronter » affirme la Lettre pastorale des Evêques sud-africains relative au scrutin visant au renouvellement des organes locaux qui aura lieu le 3 août prochain.« Personne ne veut de responsables attentifs à faire de l’argent et intéressés seulement par la politique politicienne. Etre un homme politique peut constituer une noble vocation chrétienne » souligne la Lettre envoyée à l’Agence Fides. C’est pourquoi les Evêques demandent « à ceux qui aspirent au leadership de garantir que nos districts municipaux seront gouvernés selon les principes d’une direction éthique. Nous les exhortons à exercer le pouvoir avec honnêteté et responsabilité vis-à-vis des pauvres et des plus vulnérables ».En parallèle avec la publication de la Lettre pastorale des Evêques, la Commission épiscopale Justice et Paix de la Southern African Catholic Bishops’ Conference a diffusé un communiqué dans lequel elle critique la condamnation insuffisante de la part des hommes politiques des récentes violences qui ont ensanglanté la campagne électorale. « Nous sommes déçus par le fait que nos responsables politiques n’ont pas été assez visibles et n’ont pas parlé avec la force nécessaire en ce qui concerne la condamnation des récents homicides politiques et des violences factieuses » a affirmé S.Exc. Mgr Abel Gabuza, Evêque de Kimberley et Président de la Commission précitée.A la mi-juin, au moins trois personnes ont été tuées à Tshwane, dans les environs de Pretoria, dans le cadre d’affrontements ayant éclaté après le choix d’un candidat aux élections municipales de la part d’un parti de gouvernement.« Les hommes politiques mobilisent actuellement les jeunes, en particulier les chômeurs, afin de les employer dans le cadre des violences préélectorales » dénonce Mgr Gabuza, qui invite les sud-africains « à ne pas se faire manipuler par des hommes politiques qui démontrent que leur intérêt primaire est la soif de pouvoir et de postes de gouvernement ».Le 6 juillet aura lieu à Durban un moment de prière en faveur du déroulement pacifique du scrutin.

AMERIQUE/HONDURAS - Campagne sur la tolérance au profit de plus de 250.000 enfants

San Pedro Sula – Une campagne sur la tolérance vient d’être lancée dans tout le pays, campagne qui impliquera pendant sept semaines 1.391 centres éducatifs dont 193 à San Pedro Sula. Le slogan de cette initiative est : « tolérer ne signifie pas se lasser d’aimer mais accepter les autres, savoir en attendre le mieux et la paix pour l’ensemble de l’humanité ». Une déclaration de l’Evêque du Diocèse, S.Exc. Mgr Angel Garachana Perez, indique que « dans les écoles, est fournie une éducation de l’intelligence, du cœur et de la volonté des enfants » et que la tolérance en tant que valeur signifie accepter et valoriser l’autre qui est différent de nous. Selon les informations parvenues à Fides, l’Evêque a en outre mis en évidence que nous ne devons pas nous considérer comme des ennemis mais nous devons nous sentir complémentaires les uns des autres, et par conséquent dialoguer. La coordinatrice de la campagne a déclaré qu’au cours des prochaines semaines seront menées de nombreuses activités relatives à la tolérance. A San Pedro Sula, 39.000 enfants et leurs 1.493 enseignants prendront part à la campagne en question. Au niveau national, six Diocèses y ont adhéré pour un total de 276.500 enfants et 12.000 enseignants.

AMERIQUE/VENEZUELA - Visite à l’hôpital et encouragements au personnel et aux bénévoles de la part du nouvel Evêque de San Carlos

San Carlos – Face à la terrible situation d’urgence que connaît actuellement le Venezuela, et en particulier ses hôpitaux , S.Exc. Mgr Polito Rodríguez Méndez, nouvel Evêque de San Carlos de Venezuela, s’est rendu hier en visite à l’hôpital général Egor Nucete de San Carlos, posant ainsi son premier geste d’attention épiscopale vis-à-vis de la ville dont il est devenu le Pasteur.La note envoyée à Fides indique que Mgr Polito Rodríguez Méndez a été accueilli par les médecins, des infirmiers, des patients et des membres des familles. Il a rendu visite entre autres aux urgences pédiatriques, aux urgences et au service de médecine interne. L’Evêque a salué et béni les patients, les membres de leurs familles, les médecins, les infirmiers, les bénévoles et les membres de la Caritas Pastorale sociale, service présent et actif au sein du centre sanitaire. Enfin, il a eu des paroles d’encouragement pour le personnel sanitaire et les bénévoles, leur demandant de poursuivre leur travail à l’hôpital, en particulier en ces moments de crise que connaît actuellement le pays.San Carlos constitue la capitale de l’Etat vénézuélien de Cojedes. Fondée le 27 avril 1678 par le Père Pedro de Berja, OFM Cap., elle compte aujourd’hui quelques 100.000 habitants. Ce centre n’échappe cependant pas à la violence qui est toujours plus répandue dans le pays. Selon des sources non confirmées officiellement, 96 personnes ont été tuées au cours de la fin de semaine dernière entre Caracas, Zulia, Carabobo, Guarico, Anzoategui, Cojedes, Sucre et Tachira.

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