Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/CHINE - Evangélisation promue par le souvenir des défunts, vécu à la lumière de la foi

Pékin – Selon la tradition et la culture chinoise, qui suit le calendrier lunaire, la Commémoration des défunts a lieu le 5 avril. La communauté catholique chinoise, qui dédie également au souvenir des défunts la journée du 2 novembre, a voulu dans tous les cas faire mémoire en cette occasion de tous les défunts dans le cadre des Messes et des moments de prière particuliers, faisant mémoire des nombreux missionnaires étrangers qui ont donné leur vie pour l’Evangélisation de la Chine et ont désiré être enterrés en terre chinoise.Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, parmi les différentes initiatives menées à cette occasion, citons celles d’une Paroisse du Diocèse de Xi An, qui a voulu vivre la journée au travers d’un séminaire de trois jours dédié au thème « Foi et vie ». Selon le récit du Curé, une centaine de paroissiens, ont partagé la Parole de Dieu, « qui est source de la foi. Le but de la vie chrétienne est de recevoir, annoncer et vivre l’Evangile, pour que l’Evangile s’incarne dans la vie et que la vie soit imprégnée d’Evangile ». Par suite, « la Commémoration des défunts constitue un moment fort pour faire mémoire de la vie de foi et pour vivre, sur les traces de nos ancêtres, notre vie en annonçant ce que nous avons reçu ».La communauté de Bao Tou a en particulier fait mémoire du Père Fan LuYi, surnommé « le bon pasteur de la steppe », qui est retourné à la maison du Père le 23 mars dernier à l’âge de 97 ans. Face à une gigantesque image de Jésus Miséricordieux, placée dans l’église, les fidèles ont témoigné que, « dans son cœur de prêtre, il y avait de la place pour tous sauf pour lui-même. Il a véritablement suivi Jésus, vécu la foi et servi l’Eglise au travers de sa vie ». A également été rappelée sa fidélité à l’Eglise malgré l’emprisonnement et son engagement en faveur de la renaissance de la communauté.

AMERIQUE/COLOMBIE - Démission du Vicaire apostolique de Puerto Gaitán et nomination de son successeur

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 8 avril 2016, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Vicariat apostolique de Puerto Gaitán présentée par S.Exc. Mgr Luis Horacio Gómez Gonzáles, conformément au canon 401 § 2 du Code de Droit canonique. Le Saint-Père a nommé Vicaire apostolique de Puerto Gaitán le Père Raúl Alfonso Carrillo Martínez, du clergé de Zipaquirá, Curé et Modérateur de la Curie, lui assignant le siège épiscopal titulaire d’Afufenia.Le Père Raúl Alfonso Carrillo Martínez est né le 22 septembre 1964 à Ubaté, dans le Diocèse de Zipaquirá. Il a étudié la philosophie et la théologie au Grand Séminaire Saint José de Zipaquirá, de 1984 à 1990. Il a été ordonné prêtre le 14 mai 1990 et incardiné dans le Diocèse de Zipaquirá.Il a exercé ensuite les ministères suivants : 1990-1991 : Vicaire de la Paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs , Missionnaire et Vicaire de la Paroisse Sainte Croix de Mompox , 1991-1994 : Missionnaire et Curé de la Paroisse Sainte Croix , 1994-2000 : Curé de la Paroisse Notre-Dame de Lourdes , Délégué diocésain à la Pastorale missionnaire, 2000-2002 : Licence en Théologie pastorale près l’Université pontificale du Latran à Rome, 2002-2007 : Formateur et économe au Grand Séminaire Saint José de Zipaquirá, Membre du Conseil diocésain pour les Affaires économiques, depuis 2008 : Curé de la Paroisse Notre-Dame de l’Assomption , Modérateur de la Curie, Membre du Conseil diocésain pour les Affaires économiques et Vicaire forain de la Très Sainte Trinité.Le Vicariat apostolique de Puerto Gaitán a été érigé en 1999. Il a une superficie de 50.500 Km2 et une population de 129.500 habitants dont 82.700 catholiques. Il compte 10 Paroisses, 27 prêtres , 3 religieuses et 6 grands séminaristes.

ASIE/PHILIPPINES - Libération de l’ancien missionnaire italien enlevé en octobre dernier

Zamboanga – Le restaurateur et ancien missionnaire, Rolando Del Torchio, enlevé à Dipolog City en octobre dernier, a retrouvé liberté le 8 avril. La police philippine – ont indiqué des sources militaires locales – a récupéré l’italien âgé de 57 ans dans le port de l’île de Iolo, à 1.000 Km au sud de Manille, à bord d’un ferry se dirigeant vers Zamboanga. Rolando Del Torchio a immédiatement été porté à l’hôpital militaire de Zamboanga pour des contrôles. Après six mois de captivité, l’ancien missionnaire du PIME semble très amaigri mais en conditions physiques générales satisfaisantes. Dans la matinée du 9 avril, l’ancien otage a été transféré à Manille à bord d’un vol privé organisé par l’Ambassade italienne aux Philippines et il est maintenant assisté – selon des sources du Ministère des Affaires étrangères italien – par le personnel de la représentation diplomatique italienne. Les forces de sécurité philippines ont affirmé que, derrière l’enlèvement de Rolando Del Torchio se trouvait le groupe islamiste Abu Sayyaf, lié à Al Qaeda, dont l’île de Iolo est l’un des fiefs.Rolando Del Torchio avait été enlevé le 6 octobre dernier par des hommes armés dans le restaurant Ur Choice Cafè qu’il gérait à Dipolog City, dans le nord de Zamboanga, sur l’île de Mindanao. Originaire d’Angera , ordonné prêtre en 1984, il avait œuvré à Naples pendant plusieurs années avant d’être envoyé à Sebuco, sur l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines. Il avait abandonné le sacerdoce et son Institut missionnaire en 2001.

ASIE/IRAQ - Annulation d’un programme d’accueil destiné aux réfugiés chrétiens irakiens de la part du gouvernement tchèque

Prague – Le gouvernement tchèque a suspendu un programme d’accueil « sélectionné » réservé aux réfugiés irakiens chrétiens contraints à quitter leurs maisons, dans la plaine de Ninive, tombée sous le contrôle des djihadistes du prétendu « Etat islamique ». La mesure gouvernementale, rendue officielle dans la journée du 7 avril, a été prise par réaction à la tentative de 25 réfugiés chrétiens qui, après être arrivés en République tchèque, s’étaient transférés sans permis en Allemagne, où ils avaient déposé une demande d’asile déclarant vouloir se réunir à des parents déjà résidant dans des villes allemandes. L’initiative non autorisée n’a pas plu au Ministre de l’Intérieur tchèque, Milan Chovanec, qui a indiqué par le biais de Twitter avoir demandé à la police « d’utiliser tous les moyens légaux pour faire en sorte que ces personnes, qui ont abusé de la bonne volonté de la République tchèque et de ses citoyens, soient renvoyés en Irak ».Le programme d’accueil ciblé concernant 153 chrétiens irakiens avait été mis en place par l’ONG Generace 21, et présenté comme un modèle de réception ordonnée et « sûre » dans des pays européens de réfugiés provenant de zones de crise d’Afrique et du Proche-Orient. Les réfugiés impliqués dans le programme avaient été sélectionnés parmi les réfugiés chrétiens provenant d’Irak et se trouvant originairement au Liban. Depuis le début de cette année, 89 d’entre eux étaient déjà arrivés par petits groupes en République tchèque.Le programme, s’adressant spécifiquement aux réfugiés chrétiens, représentait un test implicitement syntonisé avec les courants de pensée – actifs surtout dans certains pays de l’est européen – qui considèrent les réfugiés chrétiens plus aptes à être accueillis en Europe par rapport à leurs compatriotes musulmans. Mais, sur 89 chrétiens arrivés en République tchèque, 8 ont d’ores et déjà demandé et obtenu de retourner en Irak, déclarant d’éprouver de la nostalgie pour leur patrie et de se trouver mal à leur aise dans un contexte culturel ressenti comme étranger.Le gouvernement tchèque fait partie de ceux qui se sont opposés à une répartition des réfugiés entre les pays de l’Union européenne selon un système de quotas. Les sondages indiquent que plus de 60% des tchèques sont contraires à l’accueil de réfugiés, même lorsqu’ils fuient les zones de guerre.

ASIE/YEMEN - Situation sanitaire critique après un an de conflit

Sana’a – En un an de guerre plus de 6.000 personnes sont mortes au Yémen alors que 30.000 autres ont été blessées. Telles sont les données fournies par l’OMS. Plus de 21 millions d’habitants, soit 82% de la population totale, ont besoin d’aides humanitaires, y compris près de 2,5 millions d’évacués. En outre, un tiers des personnes nécessiteuses vivent dans des zones inaccessibles ou difficiles à atteindre. Dès avant l’actuel conflit, le système sanitaire du pays avait dû affronter différents défis. Maintenant, les violences en cours ont encore aggravé la situation. Près de 19 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, risquant ainsi de contracter des maladies infectieuses telles que la dengue, le paludisme et le choléra. Plus de 14 millions de yéménites ont un besoin urgent de toilettes dont 2 millions d’enfants gravement dénutris et des femmes enceintes ou des nouveaux-nés nécessitant de soins. La situation est encore aggravée par la fermeture de 25% des cliniques médicales à cause de dommages ou par manque de personnel, de médicaments et autres ressources.

AFRIQUE/ETHIOPIE - L’expérience des enfants missionnaires liée à l’écoute et à la communication de la Parole

Adaba – « Je désire vous raconter l’initiative que je mène actuellement avec mes jeunes catholiques d’Adaba » a écrit à Fides le Père Giuseppe Ghirelli, missionnaire diocésain fidei donum. « Chaque semaine, le jeudi après-midi, je me rend à Herero, à 5 Km d’Adaba, où nous avons une école maternelle et primaire et une petite église. Il n’y a pas de catholiques. En majorité, les habitants sont musulmans et quelques-uns sont chrétiens orthodoxes. J’emmène avec moi les six jeunes du foyer de Dodola, pour célébrer la Messe. Alors que je me préparais pour la célébration, j’ai vu arriver des enfants. Je les ai invités à entrer et tous sont venus dans l’église. Avec l’aide du catéchiste, je me suis présenté en me faisant connaître et en cherchant à les connaître. Avant de débuter la célébration de la Messe, j’ai fourni une petite explication sur le signe de croix, m’apercevant que, pour certains d’entre eux, c’était la première fois qu’ils le faisaient. La Messe achevée, les jeunes de Dodola, avec lesquels au cours de la semaine nous lisons et colorons des pages de l’Evangile, se sont transformés en petits missionnaires, formant de petits groupes et racontant aux enfants présents l’histoire de Jésus. Pour certains d’entre eux, cela était la première fois qu’ils entendaient parler de Lui. Puis ils ont joué, se sont amusés avec la joie de pouvoir se rencontrer à nouveau. Des personnes de passage étaient intriguées. Elles observaient, regardaient. Peut-être un jour entreront-elles elles aussi dans l’église » commente le Père Ghirelli. Dans cette activité missionnaire est également impliqué le Bureau de l’Enfance missionnaire de Missio. « Lorsque je les ai rencontrés, ils m’ont donné des crayons de papier missionnaires, un sac à dos Missio et des cahiers pour les jeunes. A la question de savoir quel est la signification du sac à dos et du matériel missionnaire que nous vous avons donné, l’une des jeunes a répondu : « Nous venons à l’église, nous écoutons ce que nous dit le Curé sur l’Evangile et nous le communiquons à ceux qui ne le connaissent pas encore » : une parfaite synthèse de la missio ad gentes : écouter la Parole – la communiquer à ceux qui ne la connaissent pas encore » a conclu le missionnaire.

ASIE/PAKISTAN - Populations isolées après les inondations dans le nord du pays

Rawalpindi – « Les inondations ont frappé surtout l’extrême nord du pays, et en particulier le territoire de Gilgit-Baltistan, une zone très difficile à atteindre notamment du fait de la conformation du territoire. Seule l’armée est en mesure de se rendre dans ces zones, souvent seulement par hélicoptère, et pourvoit actuellement à l’acheminement d’aides aux populations touchées. A ce que nous en savons, les chrétiens sont quelques dizaines au sein de cette zone ». C’est ce que raconte à Fides Victor Shad, laïc catholique et Directeur de la Caritas d’Islamabad-Rawalpindi. La Caritas indique que, pour l’instant, elle n’a pas planifié d’interventions et que ce n’est que dans un second temps que pourra être évaluée une éventuelle participation de terrain aux secours ou à d’autres actions d’aide.Selon des données officielles fournies par le gouvernement, les inondations intervenues au cours des premiers jours de ce mois ont fait 66 morts, 61 blessés et causé la destruction, totale ou partielle, de 900 habitations.Les pluies ont été abondantes dans le nord du pays, incessantes pendant plusieurs jours, causant l’exondation de nombreux cours d’eau. La furie des eaux a emporté des villages entiers ainsi que des champs, détruisant des habitations et des cultures et mettant la population en danger, tant en termes de survie que d’épidémies. Les secours, ainsi que le communique la protection civile du gouvernement pakistanais, sont encore en cours et rendus moins aisés par le caractère difficile du terrain et par l’effondrement de nombreux ponts et routes.Le pays est sujet à des événements de ce genre en particulier durant les mois d’automne et de printemps, avec l’arrivée des moussons. A cela vient s’ajouter une conformation particulière des cours d’eau sur le territoire, qui tend à renforcer les phénomènes déjà violents et rend le territoire pakistanais susceptible de subir des dommages importants.

AFRIQUE/SENEGAL - Jeu vidéo pour sensibiliser à la grave situation de nombreux enfants

Dakar - Cross Dakar City est le nom du jeu vidéo qui met en évidence les graves situations dans lesquelles se trouvent certains enfants sénégalais et qui démontre que ce type de jeux peut être utilisé pour offrir une conscience sociale. Outre le rôle proprement ludique, le jeu en question prend au fil des années, des aspects différents. Il sert également à raconter des histoires, à enseigner et, dans de nombreux cas, à sensibiliser à des situations réelles qui se passent dans d’autres parties du monde. Tel est, à tout le moins, l’objectif de Cross Dakar City, qui veut mettre en lumière la situation d’impuissance de nombre d’enfants au Sénégal. Certains parents qui ne sont pas en mesure de pourvoir aux besoins de leurs enfants les envoient dans les écoles coraniques de Dakar où ils espèrent les voir nourris et logés en sus d’être éduqués selon les enseignements du coran.Il est toutefois démontré que nombre de ces enfants sont exploités et contraints à mendier dans les rues par les enseignants de ces mêmes écoles. Cette situation est recréé dans Cross Dakar City, dans le cadre duquel Mamadou, le héros, est l’un de ces enfants qui doit affronter les intempéries, la faim et la violence et qui cherche à survivre à tout prix. Le but du jeu est de conduire Mamadou à la recherche de ses parents biologiques. Pour ce faire, le joueur doit traverser des rues en évitant les automobiles, passer des fleuves en canoë et éviter des trains pendant qu’il marche sur les voies ferrées. Tous ceux-ci constituent des scénarios quotidiens de la vie réelle que les enfants sénégalais affrontent en même temps que d’autres dangers tels que les abus sexuels ou les enlèvements. Le jeu vidéo a été lancé en mai dernier et est redevenu de grande actualité en vue de la Journée internationale des Enfants des rues du 12 avril prochain.

AMERIQUE/NICARAGUA - Pose de la première pierre de la nouvelle église principale de Siuna

Siuna – Le 3 avril a eu lieu, dans une grande liesse, la pose de la première pierre de ce qui constituera l’église principale de Siuna, une commune nicaraguayenne très pauvre et abandonnée des services de l’Etat, au sein de la région autonome de l’Atlantique nord. La célébration a rassemblé des milliers de catholiques et des prêtres provenant des Paroisses de Siuna, Bonanza, Rosita, Mulukukú, Waslala, Paiwas, San Pedro del Norte, Prinzapolka et La Cruz de Río Grande.L’église sera édifiée sur un terrain donné par le gouvernement municipal de Siuna contre une dépense de quelques 1 million d’USD, lesquels seront réunis au travers de différentes sources, dont le gouvernement et les Paroisses du Pacifique.« Les gens ont déjà offert 100 veaux et des personnes ayant des parents à l’étranger ont commencé à recueillir des fonds. Il s’agit d’un travail important, dans le pays et au dehors, visant à garantir que nous disposions des fonds nécessaires » a déclaré S.Exc. Mgr Pablo Ervin Schmitz Simon, O.F.M. Cap., Vicaire apostolique de Bluefields, durant la Messe célébrée en plein air sur le lieu où sera édifiée l’église. Cette dernière pourra accueillir 800 personnes et sa construction devrait prendre deux ans. Est également prévu un espace permettant de célébrer la Messe en plein air en cas de grande affluence dépassant les capacités de l’édifice.

ASIE/INDE - Forum d’ONG visant à être plus proches des pauvres

New Delhi – Constituer un réseau national d’organisations non gouvernementales pour améliorer et mieux coordonner l’œuvre d’assistance et de développement parmi les plus démunis de la société : tel est l’esprit selon lequel les Jésuites indiens ont créé le Lok Manch , au terme d’une assemblée qui a vu réunis à Delhi plus de 120 délégués de 100 organisations indiennes. Ainsi que l’indique une note parvenue à Fides, le forum entend travailler également au plan de la culture, de la sensibilisation et de la politique, en promouvant des lois et des politiques publiques en faveur des marginalisés et des groupes les plus vulnérables, favorisant la croissance d’une nation laïque et démocratique, capable de promouvoir le développement, le bien-être et l’égalité entre tous les citoyens.Le Père Sunnybhai, SJ, l’un des promoteurs du forum, a indiqué à l’assemblée les questions urgentes que l’Inde doit affronter, telles que la faim, la pauvreté, les suicides d’agriculteurs accablés de dettes.Un exemple cité a été celui du National Food Security Act, approuvé par le gouvernement en 2013 et qui constituait une mesure en faveur de 400 millions de paysans pauvres au minimum. Cette loi n’a en fin de compte été appliquée que partiellement et seulement dans certains Etats de l’Union indienne.Le forum entend établir un réseau efficace entre les nombreuses ONG existant en Inde et oeuvrant contre la pauvreté et en faveur du développement des plus démunis, de manière à coordonner leur action et à être plus incisifs au plan sociopolitique.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Commentaire de l’Evêque de Tombura-Yambio après l’accord avec les rebelles en Equatoria occidental

Juba – « Il s’agit du premier accord de paix de ce type obtenu dans l’un des 28 Etats du Soudan du Sud » a souligné S.Exc. Mgr Barani Eduardo Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio, dans son discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de signature de l’accord de paix entre le gouvernement de Juba et le South Sudan National Liberation Movement , un groupe rebelle local opérant dans l’Etat d’Equatoria occidental. Le conflit entre l’armée sud-soudanaise et le groupe en question avait explosé en mai dernier.Mgr Kussala est à la tête de l’Inter-Faith Council for Peace in Western Equatoria State, organisme interreligieux qui s’est dépensé sans compter pour parvenir à l’accord signé le 2 avril sur la base des ententes préliminaires signées le 16 novembre dernier. Cet accord de paix préliminaire avait été obtenu, lui aussi, grâce à l’action de l’organisme présidé par Mgr Kussala.Après avoir remercié tous ceux qui ont contribué à ce résultat, l’Evêque de Tombura-Yambio n’a pas caché que « maintenant, vient le devoir ardu de reconstruire ce qui a été détruit, les relations, la fragile économie, les infrastructures sociales et politiques de nos Etats et de l’ensemble du pays », en soulignant l’importance non seulement des aides matérielles mais aussi de celles ayant une nature spirituelle pour réconcilier les esprits.Mgr Kussala a ensuite rappelé que l’accord de paix en Equatoria occidental doit être replacé dans le cadre plus vaste de l’effort visant à ramener la paix dans l’ensemble du Soudan du Sud après la guerre civile ayant opposé le Président, Salva Kiir, à l’actuel Premier Vice-président, Riek Machar. A ce propos, un progrès important en ce qui concerne l’application de l’accord de paix global pour le Soudan du Sud est représenté par l’arrivée dans la capitale, Juba, de 800 hommes fidèles à Riek Machar qui devront en assurer la sécurité.

ASIE/TERRE SAINTE - Ruines d’une antique église byzantine de Gaza balayées pour faire place à un centre commercial

Gaza – Les ruines d’une très ancienne église byzantine, ayant affleuré du sous-sol de Gaza au cours des travaux de construction d’un centre commercial, ont été déblayées par les engins de terrassement sans que les autorités locales ne soient en rien intervenues pour préserver ce site historiquement précieux. Cet épisode de grave incurie intervenu la semaine passée a provoqué de fortes réactions de désapprobation de la part de chrétiens palestiniens, reprises par la presse israélienne.Selon les reconstructions fournies par les sources locales, les ouvriers du chantier avec leurs engins auraient retrouvé les restes d’une grande église byzantine remontant au moins à 1.500 ans en arrière mais ils auraient cependant poursuivi leur travail visant à prédisposer les fondations du centre commercial en construction dans la zone de Place de Palestine, sans qu’aucun des responsables ne dispose la suspension des travaux. Les protestations sont parties en particulier d’Ibrahim Nairouz, pasteur anglican résidant à Naplouse, lequel a dénoncé cet épisode au travers de deux lettres envoyées au Premier Ministre de l’Autorité palestinienne, Rami Hamdallah, et au Ministre palestinien chargé des Antiquités et du Tourisme, Rula Maayah. « S’ils avaient retrouvé les restes d’une mosquée ou d’une synagogue ou d’une structure antique quelconque d’une autre nature – s’est demandé entre autre le pasteur Nairouz dans une déclaration reprise par la presse israélienne – auraient-ils affronté la situation de la même manière ? ». .

AFRIQUE/BURUNDI - Scepticisme de la part de l’opposition sur le potentiel envoi d’agents de police de l’ONU au Burundi

Bujumbura – « La décision du Conseil de Sécurité de l’ONU visant à envoyer un contingent international d’agents de police a été accueillie par un fort sentiment de scepticisme tant de l’opposition que de la société civile. A leur avis, cela ne servira à rien si, de la part du pouvoir, n’existe pas la volonté de mettre en place un véritable dialogue inclusif avec l’ensemble des forces de l’opposition et de la société civile afin de résoudre la crise née du troisième mandat obtenu par le Président Pierre Nkurunziza, en violant la Constitution et les accords de paix d’Arusha » déclarent à l’Agence Fides des sources locales depuis le Burundi.Le 1er avril, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution qui jette les bases en vue du déploiement d’agents de police de l’ONU au Burundi. La résolution demande à ce que le Secrétaire général de l’organisation, Ban Ki-moon, consulte le gouvernement du Burundi et se coordonne avec l’Union africaine afin de présenter, dans les 15 jours, des options en vue du déploiement d’agents de police de l’ONU pour renforcer la surveillance de la situation de la sécurité, promouvoir le respect des droits fondamentaux et faire avancer l’Etat de droit, un Etat de droit qui semble gravement compromis au point que, comme l’indiquent les sources de Fides, « l’Eglise elle-même est menacée. Il ne se passe pas de jour sans que des accusations ne soient lancées par le biais de la radio et de la télévision concernant de présumées « ingérences de l’Eglise » dans la politique nationale ».En outre – poursuivent nos sources – les violences se poursuivent. Le 6 avril, trois personnes ont été tuées en province. Des jeunes, soupçonnés d’être des sympathisants de l’opposition, sont arrêtés ou simplement fait disparaître par les forces de sécurité. Parfois, leurs corps sont retrouvés dans les rues ».« De l’autre côté, les rebelles perpètrent des actes de terrorisme en lançant des grenades contre les civils. Il s’agit d’une situation sans espérance, parce qu’aucune issue à la crise ne semble exister. Ceux qui peuvent fuir le Burundi le font. Plus de 250.000 ressortissants burundais se sont réfugiés à l’étranger et leur flux ne se tarit pas. La majeure partie d’entre eux se dirigent vers la Tanzanie puis vers le Rwanda, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, la Zambie, l’Afrique du Sud et l’Angola. Ceux qui en ont les moyens économiques se réfugient en Europe » concluent nos sources.

AFRIQUE/EGYPTE - Proposition d’un Evêque copte orthodoxe en faveur de l’institution d’une fête nationale célébrant l’entrée de Jésus en Egypte

Le Caire – Les chrétiens coptes se préparent à célébrer la fête de l’entrée de Jésus en Egypte, qui aura lieu cette année en juillet. En vue de ce rendez-vous liturgique et spirituel, l’Evêque copte orthodoxe, Anba Youlyous, membre du saint Synode et proche collaborateur du Patriarche Tawadros II, chargé de la gestion des œuvres sociales, a rappelé que l’Eglise appelle tous les égyptiens à s’unir à cette fête, suggérant que celle-ci soit célébrée en Egypte comme fête nationale.Pour les chrétiens d’Egypte, la fuite de la Sainte Famille sur la terre des Pharaons représente un événement providentiel qui a prédisposé cette nation à accueillir l’annonce de l’Evangile et à voir fleurir la florissante tradition monastique du pays. Selon les traditions locales, la Sainte Famille s’est déplacée dans le pays en accomplissant des miracles qui sont à l’origine de nombreux sanctuaires, visités également par les musulmans. Dans le cadre de discussions sur les blog coptes, l’histoire de la fuite en Egypte de la Sainte Famille est maintenant souvent citée en parallèle avec l’urgence humanitaire des migrants actuels. De nombreux chrétiens coptes se demandent quel accueil réserveraient aujourd’hui à Marie, Joseph et à l’Enfant Jésus fuyant Hérode ces pays européens qui élèvent des murs pour repousser les migrants qui fuient les guerres et la violence.

AFRIQUE/KENYA - Musique classique pour aider les enfants de la rue

Nairobi – L’association Nairobi Classics a organisé une série de concerts des meilleurs musiciens du monde à Nairobi dont les profits seront destinés à Ghetto Classics, un groupe du village pauvre de Korogocho qui enseigne la musique classique aux enfants dans le but de les éloigner de la rue. L’association Ghetto Classics a été créée en 2009 et les enfants qui étudient un instrument sont actuellement au nombre de 300. « Ils sont ainsi tenus loin des problèmes. Ils font quelque chose qui les intéresse. Ils jouent bien et ils veulent toujours progresser » peut-on lire dans une déclaration de la directrice de l’association. « La communauté elle-même admet que Ghetto Classics a constitué le programme ayant le plus fort impact sur les enfants qui se transforment en conseillers des autres enfants ». Ces jeunes non seulement ont appris à jouer avec des musiciens de renommée mondiale mais ils ont également pu assister à certains de leurs concerts.

ASIE/IRAQ - Prise en charge des fonctionnaires chrétiens contraints à fuir leurs terres d’origine de la part de la région autonome du Kurdistan irakien

Erbil – Le gouvernement régional du Kurdistan irakien a renouvelé jusqu’à la fin 2016 son engament relatif au paiement des traitements des fonctionnaires et autres salariés du secteur public de confession chrétienne initialement employés à Mossoul, dans la plaine de Ninive et dans d’autres zones conquises par les djihadistes du prétendu « Etat islamique » et se trouvant maintenant en situation d’évacués à Erbil et dans d’autres zones de la région autonome du Kurdistan irakien. Selon des sources locales, la décision de prendre en charge pendant un an les salariés du secteur public et les fonctionnaires qui dépendaient du gouvernement fédéral et ont dû évacuer leurs domiciles face à l’avancée des djihadistes a été prise fin mars par le Conseil des Ministre du Kurdistan irakien. La mesure administrative représente un soutien pour des milliers de familles chrétiennes qui continuent à espérer de pouvoir retourner dans leurs villes et villages dès que les opérations militaires contre le prétendu « Etat islamique » auront porté à la libération de ceux-ci.

AFRIQUE/GHANA - Démission de l’Evêque de Keta-Akatsi et nomination d’un Administrateur apostolique

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 7 avril 2016, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Keta-Akatsi , présentée par S.Exc. Mgr Anthony Kwami Adanuty, conformément au canon 401 § 1 du Code de Droit canonique et a nommé Administrateur apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis de ce même Diocèse S.Exc. Mgr Emmanuel Fianu, S.V.D., Evêque de Ho .

ASIE/COREE DU SUD - Journée pour les Vocations dédiée aux adolescents à Séoul

Séoul – Depuis 2009, l’Archidiocèse de Séoul célèbre chaque année un Dimanche dédié aux Vocations, au travers d’une fête conçue spécialement pour les adolescents et intitulée la Journée de la Jeunesse catholique. Ainsi que cela a été indiqué à Fides par le Bureau des Communications de l’Archidiocèse de Séoul, le Festival, organisé par le Département de la Jeunesse, en collaboration avec le Bureau pour les Vocations, se propose d’aider les élèves de l’enseignement secondaire, aux prises avec leurs études et la construction de leur avenir, « à reconnaître l’amour de Dieu et à renforcer leur foi chrétienne ». « Au travers de différents programmes et activités, la Journée de la Jeunesse catholique offre aux adolescents catholiques la possibilité de chercher, discerner et répondre aux appels du Seigneur » indique la note de l’Archidiocèse.Cette année, la Journée de la Jeunesse catholique se déroulera le 17 avril au Séminaire théologique de Séoul. Le Festival a pour thème la péricope évangélique de Saint Jean, « Venez et voyez ». Environ 5.000 jeunes des Paroisses de la capitale devraient participer à la manifestation, selon les estimations. Le programme de la Journée comprend des jeux et des laboratoires expérimentaux le matin. La zone à disposition sera répartie en trois sections représentant le passé, le présent et l’avenir et chaque participant pourra ainsi « explorer » la foi catholique, la vie d’adolescent et les rêves futurs.En début d’après-midi, S.Em. le Cardinal Andrew Yeom Soo-jung célébrera la Messe de clôture. « Les jeunes sont des biens précieux pour l’Eglise catholique » observe le Père Peter Yang Jang-ook, Directeur du Département de la Jeunesse de l’Archidiocèse de Séoul. « Nous cherchons à leur offrir la possibilité de sentir et de faire l’expérience de l’amour, de la joie et de la miséricorde de Dieu ».

AFRIQUE/ZAMBIE - Encourager les jeunes filles dans leurs études et décourager les mariages précoces

Lusaka – La Zambie a l’un des plus forts taux de mariages précoces du monde. Plus de 4 femmes sur 10 de 20 à 24 ans sont mariées depuis qu’elles avaient seulement 16 ans : un destin « déjà tracé » pour de nombreuses fillettes qui leur nie la possibilité de choisir librement. Pour faire face à ce phénomène, le Centre de Coopération au Développement, organisation sans but lucratif italienne, a lancé un nouveau programme de prévention de l’abandon scolaire des fillettes, qui passe justement au travers de la lutte contre les mariages et les grossesses précoces. « L’objectif est de mener dans deux écoles rurales et dans cinq établissements d’enseignement secondaire de la ville de Chipata un programme pilote, qui implique non seulement les élèves mais aussi tous ceux qui les entourent et en influencent l’avenir » peut-on lire dans une note envoyée à Fides. Au centre du projet se trouvent les jeunes filles elles-mêmes qui, au travers de moments éducatifs et de l’implication de comités scolaire, d’enseignants et de responsables communautaires, sont accompagnées dans le processus d’acquisition d’un rôle actif et conscient en ce qui concerne les choix concernant leur propre vie. Il s’agit d’une activité qui veut offrir la possibilité de confrontation avec des modèles positifs de jeunes femmes étant parvenues à échapper au cercle vicieux des mariages précoces et encourager les jeunes filles à achever leurs études et à assurer leur indépendance.

ASIE/LIBAN - Vers une visite commune de deux Patriarches orthodoxes au Nagorny Karabakh

Antelias – Le Catholicos de tous les Arméniens, Karekin II, et le Catholicos de la Grande Maison de Cilicie, Aram I, se rendront ensemble en visite dans les prochains jours au Nagorny Karabakh, la région à majorité arménienne se trouvant en Azerbaïdjan où, ces derniers jours, a repris avec violence le conflit entre azéris et arméniens. C’est ce qu’indique un communiqué officiel du Catholicossat de la Grande Maison de Cilicie, parvenu à l’Agence Fides, dans lequel est spécifié que les deux Chefs de l’Eglise apostolique arménienne effectueront leur visite « pour apporter leur soutien aux forces armées arméniennes et à la population de l'Artsakh » .La question des tensions ethniques et politiques autour du Nagorny Karabakh a explosé à nouveau après la dissolution de l’Union soviétique. Dans cette région en majorité arménienne, le soviet local, utilisant la législation soviétique de l’époque, avait déclaré, en 1991, la naissance de la nouvelle République, après que l’Azerbaïdjan ait décidé de sortir de l’URSS. S’ensuivirent un référendum et des élections mais, en janvier suivant, la réaction militaire azérie provoqua un conflit qui fit 30.000 morts et se termina par un accord de cessez-le-feu signé en 1993, sachant que, depuis lors, il a été continuellement violé par des attaques et des escarmouches de frontière.Les affrontements de ces derniers jours entre forces armées azéries et milices séparatistes arméniennes sont les plus graves depuis la moitié des années 1990 et ont fait au moins 75 morts, y compris parmi la population civile, jusqu’à la signature d’une trêve le 5 avril. Le réchauffement du conflit n’est pas étranger à l’affrontement géopolitique en cours entre la Russie et la Turquie – qui appuie l’Azerbaïdjan – au Proche-Orient.Ces jours derniers, Karekin II a condamné « les opérations agressives et préméditées de l’Azerbaïdjan le long de la frontière du Nagorny Karabakh, y compris vis-à-vis de zones habitées par des civiles et des populations pacifiques » lesquelles « minent la stabilité de la région et annulent les efforts pour composer la diatribe à l’origine de la lutte ». Le 6 avril, Aram I a exprimé sa solidarité au peuple de l'Artsakh dans le cadre d’une conversation téléphonique avec Bako Sahkyan, Président de la République du Nagorny Karabakh, « Etat de facto » n’étant reconnu par aucun membre de l’ONU.

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