Derniers flash de l'agence Fides

AFRIQUE/EGYPTE - Suspension des catéchèses publiques du mercredi du Patriarche copte orthodoxe à cause des violences sectaires

Le Caire – Le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, a annoncé la suspension des traditionnelles catéchèses hebdomadaires tenues au Caire chaque mercredi après-midi, en raison du climat de tension qui est de nouveau venu à se créer à cause de la nouvelle série d’attaques sectaires subies par des communautés coptes dans différentes zones du pays. L’annonce et la motivation du choix ont été communiqués par Tawadros II en personne à l’occasion de sa dernière catéchèse publique. Le Patriarche copte orthodoxe a ajouté qu’au cours des prochaines semaines, il dédiera son temps surtout à la prière pour les familles touchées par les violences.La nouvelle série d’affrontements sectaires a eu son épicentre dans le gouvernorat de Minya, où, le Dimanche 17 juillet, un copte a été tué par des musulmans au cours d’une rixe. Jeudi dernier, 21 juillet, le Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi, avait lui aussi lancé un appel à la concorde religieuse, réaffirmant l’intention de poursuivre les artisans des violences sectaires conformément aux normes en vigueur. Après l’appel présidentiel, de nouvelles attaques sectaires ont été enregistrées dans un village proche de Beni Suef, où quatre maisons appartenant à des coptes ont été assaillies par des musulmans qui accusaient ces derniers de vouloir construire une église de manière illégale.Par le passé , le Patriarche Tawadros II avait suspendu pendant environ 10 semaines ses catéchèses publiques, au cours de l’été 2013, marqué par les affrontements qui avaient bouleversé le pays suite à la déposition du Président islamiste M. Morsi – affrontements dans le cadre desquels des dizaines d’églises avaient été prises pour cible –.

EUROPE/GRANDE BRETAGNE - Renforcement de la collaboration entre Caritas Westminster et le Jewish Volunteering Network (JVN)

Londres – La collaboration croissante entre les bénévoles chrétiens de la Caritas et leurs homologues juifs du Jewish Volunteering Network représente un modèle en mesure d’ouvrir de nouvelles voies en matière d’action commune sur le terrain des urgences humanitaires, jusqu’à se transformer en un instrument efficace pour diffuser une culture de la rencontre et du service du bien commun. Le Directeur de Caritas Westminster, John Coleby, et son homologue du JVN, Leonie Lewis, en sont convaincus. On notera que le JVN regroupe les organisations de bénévolat juif opérant au Royaume-Uni dans le cadre d’un réseau également présent dans d’autres pays, en sont convaincus.Ces jours derniers, John Coleby et Leonie Lewis ont défini, dans un intervention reprise par les moyens de communication israéliens, les potentialités de la collaboration interreligieuse dans le domaine caritatif, en rappelant que la rencontre et le partage d’expériences et d’aides entre les deux réalités ont commencé concrètement voici six mois, au travers d’interventions promues tant par la Caritas Westminster que par le JVN au profit des migrants regroupés à Calais. A cette occasion, sont immédiatement parues évidentes les synergies possibles entre les deux organismes, à commencer par la possibilité d’apprendre l’un de l’autre dans le cadre d’interventions mises en œuvre pour faire face aux urgences humanitaires.Le bénévolat interreligieux – font remarquer John Coleby et Leonie Lewis – peut affronter et gérer des situations complexes. Les responsables des deux organismes, dans leur intervention, rappellent l’appartenance à la tradition judéo-chrétienne commune comme source d’inspiration d’un engagement commun des juifs et des chrétiens dans le domaine des œuvres d’assistance et de charité sous le signe de la gratuité. Une telle collaboration, en élargissant progressivement le nombre des programmes partagés, peut également devenir un instrument utile à désamorcer les discriminations et sectarismes religieux. Les responsables des deux organisations espèrent qu’à l’avenir la collaboration pourra impliquer également des réalités analogues de bénévolat opérant au sein des communautés musulmanes.

AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Démission de l’Archevêque de Nampula et nomination d’un Administrateur apostolique

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 25 juillet 2016, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral de l’Archidiocèse de Nampula, au Mozambique, présentée par S.Exc. Mgr Tomé Makhweliha, S.C.I., conformément au canon 401 §2 du Code de Droit canonique et a nommé S.Exc. Mgr Ernesto Maguengue, Evêque titulaire de Fornos minore et Auxiliaire de ce même Archidiocèse, Administrateur apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis de ce même Siège métropolitain.

AMERIQUE/MEXIQUE - Commentaire de l’Evêque de San Cristóbal de las Casas sur le meurtre du maire de San Juan Chamula

San Juan Chamula – S. Exc. Mgr Felipe Arizmendi Esquivel, Evêque de San Cristóbal de las Casas, a demandé à ce que soit poursuivi le dialogue, seule voie en vue de la paix sociale. « Dialoguer consiste à partager ses points de vue avec les autres, à écouter avec le cœur ce que disent les autres, disposés à renoncer à quelque chose en mettant toujours au premier plan le bien commun ».Les déclarations de l’Evêque, parvenues à Fides, ont été motivées par les homicides de samedi, 23 juillet, perpétrés à San Juan Chamula, où ont été assassinées cinq personnes dont le maire de la ville. « Ces meurtres – a déclaré l’Evêque – signalent le fait que la violence existe dans tous les milieux et pas seulement dans les communautés indigènes ». En outre, Mgr Arizmendi Esquivel a averti que le manque de transparence et d’information correcte en ce qui concerne l’usage des deniers publics génère la méfiance vis-à-vis des autorités, des vengeances, des luttes politiques et des ambitions imprévisibles et difficiles à contrôler. Il n’est pas possible de choisir et d’accepter des responsables qui basent leur force sur le nombre de leurs partisans et sur la force des armes pour atteindre leurs buts. « Les armes constituent la faiblesse de la raison – a-t-il réaffirmé, soulignant la nécessité de poursuivre le dialogue – seule voie praticable » pour construire la paix sociale.Après les élections du 5 juin dernier, le Mexique doit affronter l’absence de majorité politique dans les chefs-lieux de province et dans d’autres villes. A San Juan Chamula, au cours d’une manifestation organisée contre le maire, des délinquants au visage masqué ont tué ce dernier et 4 de ses collaborateurs. Le gouverneur du Chiapas, zone à laquelle appartient San Juan Chamula, a déclaré : « Nous devons tous travailler ensemble en faveur du dialogue et de la paix pour notre communauté, en particulier du fait de la vocation pacifiste des indigènes de San Juan Chamula ».

AMERIQUE/MEXIQUE - Etre indigène, un synonyme de discrimination, marginalisation et pauvreté ?

Mexico – Le principal désavantage d’être indigènes au Mexique est la discrimination, qui est accompagnée par la marginalisation, la pauvreté, l’exclusion et l’analphabétisme. C’est ce qui ressort des données fournies par la Recherche nationale sur les Indigènes élaborée par l’Université nationale autonome du Mexique , dont l’Agence Fides a eu connaissance. La majeure partie des personnes reconnaît que les indigènes se trouvent dans des conditions de vie moins favorables que celles des autres, mais, selon 21% des personnes interrogées, l’avantage principal d’être indigène est constitué par leurs traditions et la richesse de la diversité des langages et des dérivations linguistiques. Les préjugés de nombreux mexicains à l’encontre de la présence d’indigènes dans le monde du travail sont également très forts. Il existe par ailleurs une forte perception du lieu commun voulant que les indigènes soient paresseux, passifs, indifférents, ce qui contribue à pérenniser une vision stéréotypée de leur monde. En réalité, souligne l’étude, tous les indigènes ne résident pas en zone rurale, pas plus qu’ils ne sont tous pauvres ou habitants de zones reculées.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Grave crise alimentaire après la reprise de la guerre civile

Juba – La crise alimentaire s’aggrave au Soudan du Sud après la reprise de la guerre civile. Des milliers de personnes sont en fuite et la nourriture représente la priorité pour celles qui restent sur place. Depuis la reprise de la guerre civile, 2.000 enfants et jeunes de l’école Saint Kizito de Juba, 600 familles bénéficiant d’un soutien à distance en Equatoria orientale et 100 élèves de l’école technique de Bahrgel, dans l’Etat des Lacs, n’ont plus la possibilité de manger régulièrement.L’alarme provient de l’ONG italienne AVSI qui vient de lancer une nouvelle campagne visant à acheter des céréales, de la farine, de l’huile et de l’eau. L’organisation a dû suspendre ses activités sur les bases de Juba et en Equatoria orientale pour raisons de sécurité mais est active en ce qui concerne la prise en charge de la crise alimentaire, cherchant à garantir aux enfants du soutien à distance et aux élèves des écoles la possibilité de se nourrir.Selon le communiqué parvenu à Fides, dans l’Etat des Lacs, où la situation est considérée moins dangereuse, l’objectif est de maintenir ouverte l’école au moins jusqu’aux examens de fin de quadrimestre. A Juba, l’école primaire Saint Kizito, qui accueille plus de 2.000 enfants du quartier de Munuki, l’un des plus touchés par la violence, a été quant à elle contrainte à fermer ses portes.

AMERIQUE/HONDURAS - 25ème anniversaire de l’arrivée des Missionnaires scalabriniennes au Honduras

Tegucigalpa – « Elles constituent un signe vivant et visible de la solidarité chrétienne » a déclaré S.Em. le Cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, Archevêque de Tegucigalpa, lors de la Messe d’action de grâce marquant les 25 ans de présence des religieuses Missionnaires scalabriniennes au service des centaines de migrants qui arrivent et traversent le Honduras. Leur infatigable travail a été apprécié et reconnu publiquement par l’Eglise locale et les autorités civiles au cours d’une cérémonie qui a eu lieu le 18 juillet en l’auditorium de l’Université catholique du Honduras .Selon la note parvenue à l’Agence Fides, lorsqu’en 1987 le Cardinal Maradiaga fut élu Secrétaire général du Conseil épiscopal latino-américain , il voulut promouvoir, parmi ses principales missions, la Pastorale des Migrants en Amérique latine. Il demanda par suite l’aide des Missionnaires scalabriniens et scalabriniennes, qui se sont engagés afin que soit instituée une Pastorale des Migrants au sein des 22 Conférences épiscopales du continent.Au Honduras, l’initiative a eu comme responsable l’Evêque émérite de Choluteca, S.Exc. Mgr Raoul Corriveau, qui travailla avec les premières religieuses scalabriniennes arrivées au Honduras voici 25 ans, jetant les bases d’une action en faveur des migrants qui se poursuit encore aujourd’hui. En 1991, fut signé un accord entre la Conférence épiscopale et les Missionnaires scalabriniennes.

AMERIQUE/BRESIL - Les Secrétaires exécutifs de la CNBB parmi les indigènes Terena

Campo Grande – Dans l’agenda de travail bien chargé de leur rencontre, qui a eu lieu à Campo Grande du 18 au 22 juillet, les Secrétaires exécutifs des 18 régions composant la Conférence épiscopale du Brésil ont également effectué une visite à la réalité indigène présente dans la municipalité de Miranda, sur le territoire du Diocèse de Jardim.Ainsi que l’indique la note de la CNBB parvenue à l’Agence Fides, le 20 juillet, les Secrétaires exécutifs se sont rendus dans la commune de Miranda, au sein du Diocèse de Jarim, et ont visité un certain nombre de villages habités par les indigènes Terena, qui, au sein du seul Diocèse en question, sont plus de 10.000, étant par ailleurs nombreux dans tout le Mato Grosso do Sul.Accompagnés par le Père Antonio Ferreira Catelan et par l’Evêque de Jardim, S.Exc. Mgr João Gilberto Moura, les Secrétaires ont été accueillis dans le village de Babaçu, Communauté Notre-Dame de l’Immaculée Conception, par des caciques, des chamanes et les responsables des douze villages soit environ 60 personnes.Trois d’entre eux ont présenté des points considérés comme particulièrement importants en ce moment : l’effort qu’ils font actuellement au sein des villages pour sauver et conserver la culture indigène ; la consolidation de l’identité indigène au travers des langues natales, des danses et des rituels ; la lutte visant à garantir que les lois institutionnelles concernant la démarcation de la terre soient bien appliquées.En ce qui concerne l’Eglise, très appréciée de leur part, les responsables indigènes ont demandé une présence plus importante. Autant que possible, ils désirent que les prêtres effectuent des visites dans les familles pour mieux connaître leur réalité et s’immerger davantage dans la culture indigène. Parmi les problèmes qu’ils ont cité se trouvent le manque d’assistance sanitaire et l’usage d’alcool et de drogues. Après la présentation, les Secrétaires ont entamé un dialogue en vue d’une meilleure compréhension réciproque entre l’Eglise et la réalité indigène.Au terme de la rencontre, Mgr João Gilberto Moura a qualifié la journée d’historique. « Nous sommes une Eglise vivante, une Eglise communion. Beaucoup de ce qui a été dit cet après-midi contribuera à améliorer notre action au sein du Diocèse de Jardim et de l’Eglise au Brésil ». Pour l’Evêque, il s’est agi de la plus grande rencontre jamais réalisée entre l’Eglise et le peuple Terena.

AFRIQUE/ETHIOPIE - Restrictions dans l’usage d’Internet et problèmes sanitaires sérieux dans le domaine pédiatrique

Meki – « Depuis que le gouvernement éthiopien a restreint l’accès à Internet, il n’est plus possible d’accéder à des informations scientifiques en réseau, pas plus que de discuter les cas de malades graves que nous ne parvenons pas à gérer ». Tel est le témoignage d’un pédiatre espagnol, coordinateur d’un centre pédiatrique sis à Meki, en Oromie transmis par VPN , attendu que l’accès à Internet continue à être bloqué.« En général, lorsque nous nous trouvons dans l’obligation d’affronter des situations alarmantes, nous avons l’habitude de nous mettre en contact par courriel ou par téléphone avec des spécialistes internationaux avec lesquels nous confronter. Grâce à la nouvelle télémédecine, nous parvenons à disposer de diagnostiques et de soins et nous améliorons ainsi la qualité de la vie de nombreux jeunes patients. Toutefois, en ce moment, il n’en est pas ainsi. Le gouvernement éthiopien censure Internet et les réseaux sociaux, produisant des dommages notables de différentes natures ».De nombreux enfants éthiopiens se trouvent dans l’attente d’un diagnostique et de soins, non seulement au centre pédiatrique de Meki mais également dans d’autres hôpitaux, dont celui de Gambo, où des enfants gravement malades espèrent être sauvés et demeurent dans l’attente.

ASIE/LIBAN - Environ 250.000 enfants syriens réfugiés au Liban non scolarisés

Beyrouth – Plus de la moitié des quelques 500.000 enfants syriens d’âge scolaire enregistrés au Liban ne fréquente pas les établissements d’enseignement à cause des ressources limitées et des politiques mises en œuvre par le gouvernement libanais. La nouvelle arrive de Human Rights Watch qui, dans une récente étude, a également signalé les progrès réalisés par le pays en ce qui concerne l’accès des réfugiés syriens à l’instruction publique et gratuite. Dans la note parvenue à Fides, l’ONG met en évidence l’importance de l’instruction, cruciale en ce que les enfants peuvent ainsi disposer d’un instrument pour affronter et surmonter le traumatisme de la guerre et de l’évacuation outre à jouer un rôle positif en ce qui concerne la future reconstruction de la Syrie.Le Liban a mis en place une série de cours du soir auprès de 238 établissements scolaires pour faire face à un nombre majeur d’élèves au cours de l’année scolaire 2015-2016. En outre, ont également été augmentées les places réservées aux réfugiés syriens dans les écoles libanaises, même si beaucoup n’ont pas été occupées à cause de problèmes économiques. En effet, 70% des familles syriennes ne peuvent se permettre les dépenses liées à l’acquisition du matériel scolaire et au paiement des frais de scolarité.Outre au facteur économique, les abus et harcèlements auxquels sont soumis les jeunes constituent des motifs supplémentaires préjudiciant l’alphabétisation, tout comme l’usage de langues que les jeunes syriens ne connaissent pas ou encore les normes d’inscription prévues dans chaque établissement scolaire. Les jeunes collégiens rencontrent des obstacles encore plus importants, comme la difficulté à obtenir une résidence légale après l’âge de 15 ans. Seuls 3% d’entre eux sont parvenus à s’inscrire à l’école l’an dernier. Actuellement, 1,1 millions de réfugiés syriens se trouvent enregistrés officiellement au Liban dont la moitié est composée de mineurs, même si les autorités estiment que ce nombre est bien supérieur.

AFRIQUE/ANGOLA - Trop peu d’investissements dans le domaine des moyens de communication destinés à l’évangélisation de l’Afrique selon l’Assemblée du SCEAM

Luanda – « L’Eglise doit absolument être davantage présente dans les moyens de communication numériques de manière délibérée et consciente » : c’est ce qu’a souligné l’Evêque du Diocèse nigérian d’Oyo, S.Exc. Mgr Emmanuel Badejo, coordinateur du séminaire intitulé « L’influence des moyens de communication modernes et des nouvelles idéologies sur la famille en Afrique aujourd’hui », tenu dans le cadre de la XVII° Assemblée plénière du SCEAM actuellement en cours à Luanda .L’Evêque a invité à réfléchir sur le fait que « des milliards de personnes s’adressent aujourd’hui aux réseaux sociaux comme à leur source d’information alors même que trop peu d’investissements sont réalisés en ce qui concerne les programmes des moyens de communication pour l’évangélisation de l’Afrique ». Selon les nouvelles diffusées par l’Agence africaine Canaa, parvenues à Fides, l’Evêque d’Oyo a par suite exhorté les Pasteurs de l’Eglise en Afrique à « créer de nouveaux apôtres » en impliquant « les jeunes eux-mêmes, lesquels sont nés dans le monde numérique, et en leur confiant les valeurs de l’Evangile ».En se référant en particulier au thème de l’Assemblée, « La famille en Afrique, hier, aujourd’hui et demain, à la lueur de l’Evangile », l’Evêque d’Oyo a souligné l’urgence d’éduquer les familles en ce qui concerne l’usage des moyens de communication et surtout de les informer « à propos des bénéfices et des dangers des nouveaux moyens de communication », sachant que « les parents qui ne sont pas familiarisés avec le fonctionnement d’Internet tendent à en ignorer les dangers » et « ceci est encore plus vrai en Afrique ».Au niveau des Diocèses et des Paroisses, il est par suite nécessaire de promouvoir des rencontres de formation sur les moyens de communication modernes, placées sous la direction d’experts et destinés tant aux parents qu’aux enfants. Evêques, prêtres et religieux doivent, eux aussi, se familiariser avec les moyens de communication, de manière à savoir répondre de manière documentée aux questions des personnes. Malheureusement, il faut relever un usage négatif des moyens de communication modernes numériques dans certaines situations. Toutefois, a relevé Mgr Badejo, qui préside la Commission épiscopale panafricaine pour les Communications sociales , l’Eglise doit « continuer à être convaincue que les bénéfices des nouveaux moyens de communication dépassent de loin leurs défauts, y compris en termes de possibilités pastorales et d’engagement spirituel ».

ASIE/CHINE - Présence de couples non chrétiens au camp spirituel dédié au mariage « les époux de Cana »

Xian Xian – Sentir la présence de l’Esprit Saint dans la vie matrimoniale, faire l’expérience de la beauté et du bonheur représentés par le mariage chrétien : c’est dans ce but que 35 couples, chrétiens et non chrétiens, du Diocèse de Xian Xian, en province du He Bei, en Chine continentale, viennent d’achever un camp spirituel intitulé « les époux de Cana », organisé par la Commission diocésaine de la Pastorale de la famille et du mariage du 12 au 18 juillet.Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, le Vicaire diocésain, le Père Zhou, a célébré la Messe d’ouverture. Au cours de son homélie, il a souligné l’importance du mariage pour l’Eglise et pour la société, encourageant les époux à consolider la foi qui est à la base d’un mariage et d’une famille saine et solide : « Lorsque nous nous éloignons du Seigneur, l’amour qui nous unit s’étiole, la famille se désagrège et le couple explose ». En outre, rappelant l’éventualité du divorce, il a exhorté : « Le problème doit être affronté ensemble, avec la foi et la spiritualité matrimoniale et éventuellement avec l’aide de tiers – prêtres, religieuses, catéchistes – vue la variété des défis que la société actuelle nous lance ». Les participants se sont déclarés très satisfaits de l’expérience, en particulier les couples non chrétiens, qui étaient visiblement émus.

ASIE/TERRE SAINTE - Près de 700 jeunes du Diocèse de Jérusalem à la JMJ de Cracovie

Jérusalem – Près de 700 jeunes du Diocèse de Jérusalem sont partis ces jours derniers en direction de la Pologne pour y participer à la Journée mondiale de la Jeunesse 2016, dont les événements centraux se dérouleront à Cracovie du 27 au 31 juillet. Lors de la précédente JMJ de Rio de Janeiro, en 2013, seuls 30 jeunes provenant d’Israël, de Palestine et de Jordanie avaient pu faire le voyage. Cette fois, une centaine de jordaniens font partie du groupe, comme près de 200 palestiniens, maronites et gréco catholiques de Galilée, ainsi qu’un groupe de catholiques issu des Paroisses de langue hébraïque et un groupe de jeunes du Chemin néocatéchuménal provenant également de Chypre. Les quelques 200 jeunes provenant des territoires palestiniens, dont 5 vivant dans la bande de Gaza, ont décidé de raconter leurs aventures et de recueillir leurs émotions et réflexions dans le « journal de Georges », sorte de journal de bord collectif dont les passages clefs sont repris par le site Internet officiel du Patriarcat latin de Jérusalem.Dans ces premières pages, le journal de Georges raconte les premières journées et impressions des jeunes arabes chrétiens dans le cadre de leur voyage en Pologne. Ils disent avoir eu un accueil irrésistible à Torun, la ville qui les accueille, et prennent note immédiatement des choses qu’ils peuvent apprendre de ce voyage, qui les portera à rencontrer des milliers de jeunes de leurs âges provenant du monde entier. « Le peuple polonais – peut-on lire dans le compte rendu du premier jour – lorsqu’il s’engage le fait à fonds ! Je pense que nous, les palestiniens en particulier et les arabes en général, avons quelque chose à apprendre de ce peuple. Des valeurs nous manquent encore : l’esprit de rigueur dans le travail, de l’engagement sérieux et un choix en faveur du bien commun ». Le récit du premier jour en Pologne s’achève par une belle prière d’action de grâce : « Merci Seigneur. Tu m’as rassasié au cours de cette longue journée d’amitié et de beauté. Donnes-moi un cœur qui écoute, un cœur en paix, un cœur sage, pour vivre intensément ces jours futurs en Ta présence aimante. Guéris mon âme, j’ai soif de paix, de Ta paix ».

AFRIQUE/EGYPTE - Déclarations du Chef de l’Etat sur les affrontements sectaires

Le Caire – En Egypte, il existe une égalité des droits et des devoirs face à la loi des musulmans et des chrétiens et l’Etat doit prêter attention « à toutes les tentatives visant à placer un coin » entre les deux communautés. C’est pourquoi les responsables de violences et d’attaques à matrice sectaire seront poursuivis et punis conformément à la loi parce que « l’Egypte est un Etat de droit ». C’est ce qu’a affirmé hier le Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi, exprimant nettement sa position concernant les affrontements sectaires tels que ceux enregistrés ces derniers temps, en particulier dans le gouvernorat de Minya où, Dimanche dernier, un copte a été tué par des assaillants musulmans au cours d’une rixe. L’appel à la concorde religieuse et l’intention réaffirmée de poursuivre légalement les artisans des violences sectaires ont été exprimés par le Président-Maréchal au cours d’une cérémonie de remise de diplômes militaires.Parlant au cours de la cérémonie, le Président al-Sisi a sollicité tout un chacun à vivre et à favoriser l’unité nationale entre égyptiens, réaffirmant que les chrétiens et les musulmans sont égaux face à la loi. Le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, a, quant à lui, eu une brève rencontre avec le Président après la cérémonie. Dans une déclaration diffusée par la presse égyptienne, il a invité tout un chacun à ne pas fournir de prétextes à ceux qui veulent exploiter les événements pour causer des dommages à une société qui compte 90 millions de citoyens et souffre suite à des difficultés économiques et à une pénurie de ressources financières « parce que leur objectif est la destruction de notre pays ».Les interventions du Président et du Patriarche copte orthodoxe font suite à celle du grand imam d’al-Azhar, Ahmed al Tayyib, qui était déjà intervenu par le biais d’une déclaration publique dans laquelle il invitait les habitants de la région à choisir le chemin de la raison pour empêcher la propagation de la sédition sectaire . L’organisation « Initiative égyptienne » a comptabilisé au moins 77 épisodes, plus ou moins graves, de violence sectaire intervenus dans la région de Minya après ce qu’il est convenu d’appeler la révolution du 26 janvier 2011. Jusqu’ici, dans de nombreux cas, aucun procès pénal n’avait lieu pour identifier et punir les responsables des violences, mais seules avaient été organisées ce qu’il est convenu d’appeler des rencontres de réconciliation, rassemblements publics organisés par les autorités locales pour mettre face à face les membres des différentes communautés religieuses après des affrontements sectaires et les induire à des actes publics de pacification, une pratique qui, selon ses détracteurs, se transforme en un simple rite conventionnel et finit par garantir l’impunité aux responsables d’actes violents et intimidateurs.

AMERIQUE/COLOMBIE - Probable accord visant à mettre un terme à la grève des camionneurs en cours depuis 45 jours

Duitama – Un appel au gouvernement et aux transporteurs afin qu’ils parviennent à un accord permettant de mettre fin à la grève des camionneurs qui sévit dans le pays depuis un mois et demi a été lancé par S.Exc. Mgr Misael Vacca Ramirez, Evêque de Duitama-Sogamoso. L’Evêque a exhorté à « mettre de côté le radicalisme et par suite à parvenir à une solution juste, mais surtout rapide » puisque cette situation a eu pour conséquence une carence de biens de première nécessité et a créé de graves situations d’ordre public dans certaines régions de Colombie. Mgr Vacca, dans la note parvenue à Fides, souligne que « le radicalisme entrave le dialogue pour le bien de la Colombie » et déplore les actes de violence qui se sont vérifiés dans le département de Boyaca voici quelques jours seulement.L’appel de l’Evêque a été rendu public alors qu’un accord définitif semble avoir été atteint entre les parties. La grève générale des camionneurs – syndicat général des transporteurs routiers – avait été proclamée pour demander des aides concernant les véhicules, le coût du carburant, les péages et la vignette. La durée de cette grève, 45 jours, a causé de graves pertes aux entreprises privées et à la distribution gouvernementale. En outre, dans certaines zones, le combustible manque, tout comme les matières premières destinées aux usines et même les matériaux destinés aux entreprises de construction. A tout cela vient s’ajouter l’affrontement entre la police et des manifestants, arrivés à Bogotá pour une marche non autorisée.

AMERIQUE/CHILI - Invitation des représentants indigènes à la table de dialogue concernant le conflit Mapuche

Temuco – Mercredi 20 juillet a eu lieu à Temuco la deuxième session de la table de dialogue pour l’Araucanie à laquelle a participé S.Exc. Mgr Hector Vargas, Evêque du lieu, en qualité de facilitateur. Au terme de la rencontre, l’Evêque a informé la presse locale à propos de la participation des représentants de la CAM , principal organisme de représentation mapuche.Selon les informations transmises à Fides, l’Evêque de Temuco a commenté comme suit sa conversation avec Hector Llaitul, l’un des principaux représentants de la CAM : « J’ai parlé avec lui et je lui ai fait comprendre qu’il existe cette table de dialogue, quel est son but et que si veulent venir avec une proposition intéressante, raisonnable, qui parvienne progressivement à surmonter les conflits, ils peuvent le faire, comme toutes les autres institutions ». Hector Llaitul a répondu que de telles questions doivent être traitées de manière calme, avec le reste des chefs de la CAM.Les participants au dialogue se sont rencontrés également hier, 21 juillet, pour discuter des thèmes concernant la problématique indigène et de la zone Mapuche. La rencontre a eu lieu à l’Université de la frontière de Temuco, sachant que 16 des 21 membres étaient présents.En Araucanie chilienne, ce qu’il est convenu d’appeler le conflit Mapuche oppose depuis les années 1990 le plus important groupe ethnique du pays aux agriculteurs et entrepreneurs à cause de la propriété des terrains, considérés par les Mapuches comme patrimoine ancestral. Au cours de ces derniers mois, différents épisodes d’affrontements violents ont eu lieu entre des indigènes mapuches et des membres de communautés d’agriculteurs de la zone , sachant qu’ont également été incendiées différentes églises de la zone pour exprimer de manière violente la cause mapuche. Désormais, cette table de dialogue semble constituer une première solution pour traiter ensemble le problème .

AFRIQUE/SOUDAN - Mort et destruction suite aux inondations

Khartoum – Les fortes inondations ayant suivi les fortes pluies ayant affecté le pays ont causé la mort de plusieurs personnes au cours de ces dernières semaines. Environ 2.200 habitations ont été détruites par les pluies incessantes dans le camp de Naivasha sis à Shangil Tobaya, dans le nord Darfour, laissant des dizaines de familles d’évacués sans abri. La crue des cours d’eau au cours de la saison annuelle des pluies au Soudan est la principale cause de ces inondations dévastatrices. Parmi les districts les plus touchés figurent ceux d’El Fasher et de Karary en Omdurman, outre le village d’El Laota, sis dans l’Etat d’El Gezira, où ont également été enregistrés des morts. Par ailleurs, dans la capitale, Khartoum, des maisons ont été détruites. Le Réseau pour la Sécurité alimentaire a signalé que l’augmentation des pluies portera probablement à de meilleures récoltes même si le phénomène météorologique pourrait causer des inondations localisées dans des zones à risque.

AFRIQUE/EGYPTE - Déclarations du grand imam d’al-Azhar après de nouveaux affrontements sectaires à Minya

Minya – Quatre chrétiens coptes et cinq musulmans ont été blessés dans le cadre des affrontements sectaires de ces jours derniers dans le village d’Edmo, sis sur le territoire du gouvernorat de Minya, en Haute Egypte. Après les affrontements, les forces de police ont renforcé le niveau de contrôle dans le village afin de prévenir de nouveaux affrontements et de ramener le calme.Le cas du village d’Edmo représente le énième épisode de l’escalade des conflits sectaires qui intéressent en particulier le gouvernorat de Minya. Le grand imam d’al-Azhar lui-même, Ahmed al Tayyib, est intervenu au travers d’une déclaration publique, par laquelle il invite les habitants de la région à choisir le chemin de la raison, afin d’empêcher la propagation de la sédition sectaire. L’organisation « Initiative égyptienne » a comptabilisé au moins 77 épisodes, plus ou moins graves, de violence sectaire intervenus dans la région de Minya après ce qu’il est convenu d’appeler la révolution du 26 janvier 2011. Les organes de direction de la Maison de la Famille égyptienne – organisme de liaison interreligieux créé depuis quelques années pour prévenir et mitiger les contrapositions sectaires – ont décidé d’envoyer des opérateurs dans les villages de la zone où se sont vérifiés les incidents les plus récents de manière à apporter leur propre contribution à la pacification sociale. Certaines organisations cependant – dont « Initiative égyptienne » - contestent l’efficacité de ce qu’il est convenu d’appeler les rencontres de réconciliation, rassemblements publics organisés par les autorités locales pour mettre face à face les membres des différentes communautés religieuses après des affrontements sectaires et les induire à des actes publics de pacification, une pratique qui, selon ses détracteurs, se transforme en un simple rite conventionnel et finit par garantir l’impunité aux responsables d’actes violents et intimidateurs.

EUROPE/ITALIE - 150ème anniversaire de la fondation des Missionnaires comboniens en 2017

Rome – Après une première expérience indélébile en terre africaine qui le porta à élaborer en 1864 son fameux « Plan pour la régénération de l’Afrique », projet missionnaire qui peut être synthétisé dans la devise « Sauver l’Afrique avec l’Afrique », Daniele Comboni fonda en 1867 l’Institut pour les Missions de la Négritude, qui devint par la suite Missionnaires comboniens du Cœur de Jésus.Selon les informations recueillies par Fides, les célébrations du 150ème anniversaire de l’Institut, fondé le 1er juin 1867, couvriront l’ensemble de l’année 2017. Elles seront ouvertes au travers d’une lettre du Conseil général alors que l’événement principal en sera un Symposium sur la mission, prévu du 25 mai au 2 juin prochains, lequel s’adressera à l’ensemble de la famille combonienne répandue de par le monde. Elles se concluront par une célébration qui aura lieu à Rome. Dans les Circonscriptions dans lesquelles les Comboniens sont présents, seront également programmés des célébrations et des événements locaux au cours de cette année. Les Missionnaires comboniens, religieux exclusivement dédiés à la mission ad gentes, sont aujourd’hui au nombre d’environs 1.700 répartis en 300 communautés présentes dans une trentaine de nations.

AFRIQUE/RWANDA - Nouveau projet en faveur des femmes et des enfants touchés par la malnutrition

Muyanza - Un projet multisectoriel de soutien à la maternité et à l’enfance a été lancé le 1er juillet. Il s’agit d’une nouvelle intervention du Mouvement de lutte contre la faim dans le monde dans le domaine médical, sanitaire et nutritionnel, au profit des femmes et des nouveaux-nés du secteur de Buyoga, dans le nord du Rwanda. Dans un communiqué transmis à l’Agence Fides, l’ONG confirme son objectif à savoir améliorer la situation nutritionnelle maternelle et enfantine ainsi que l’accès aux soins néo-natals et pédiatriques pour 1.500 familles vulnérables de la zone, autour de trois lignes d’action.La première phase prévoit une action de sensibilisation concernant les femmes enceintes et les jeunes mères tant durant la gestation qu’au cours des premiers mois de vie de leurs enfants. Après quoi, le Centre de santé de Muyanza sera doté d’appareils médicaux spécifiques de manière à assurer une meilleure assistance aux femmes enceintes et à être en mesure de reconnaître les grossesses à risque, offrant ainsi les justes soins tant avant que durant l’accouchement. En parallèle, se dérouleront des cours de formation spécifiques pour le personnel sanitaire du Centre de santé, qui sera ainsi en mesure de prêter des soins à temps tant aux nouveaux-nés qu’à leurs mères et de sensibiliser la population. La sécurité alimentaire des familles sera en outre renforcée par l’intermédiaire de l’amélioration et de la diversification de la production agricole et de l’élevage.La troisième phase du projet prévoit enfin la formation des agriculteurs, au travers de l’enseignement de nouvelles techniques agricoles et de la création de kitchen garden et d’activités visant au développement de l’élevage de petit bétail. Sont également prévus des cours de médecine vétérinaire. Par ailleurs, 500 éleveurs et agriculteurs de la zone de Buyoga bénéficieront de micro crédit. « En une seule intervention – indiquent les responsables de MLFM au Rwanda – nous nous engageons à offrir un soutien nutritionnel, maternel et enfantin jusqu’à ce que l’enfant ait 6 ans, une formation sanitaire et un micro crédit en vue de la culture et de la distribution d’animaux de petite taille ».

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