Derniers flash de l'agence Fides

AMERIQUE/ARGENTINE - Rencontre des responsables syndicaux avec les Evêques dédiée à la grave situation économique

Buenos Aires – Les responsables du Syndicat central des travailleurs de tout le pays ont rencontré, hier après-midi, 14 septembre, Leurs Excellences NN.SS. José María Arancedo et Carlos Malfa, respectivement Président et Secrétaire général de la Conférence épiscopale argentine , dans le cadre d’une série de colloques menée par la CGT avec les différents secteurs de la société pour faire connaître la gravité de la situation nationale.Les syndicalistes ont en effet manifesté aux Evêques leurs préoccupations concernant la grave situation économique et sociale, la hausse du chômage qui provoque non seulement une augmentation de la pauvreté mais également du trafic de drogue ; les mesures économiques prises par le gouvernement national et les difficultés dans le dialogue avec ses représentants. En outre, ils ont évoqué la valeur de l’unité des travailleurs et de la culture du travail.Mgr Aranceto a remercié les responsables syndicaux pour la rencontre, qui a eu lieu dans l’intérêt de l’ensemble de la société, ainsi que l’indique la note envoyée à Fides par la CEA, dans la mesure où le syndicalisme représente un service mais, dans le même temps, est également un élément central de présence responsable dans le monde du travail.Les Evêques ont mis en évidence que nombre des questions soulevées sont présentes au sein de la Doctrine sociale de l’Eglise et ont réaffirmé l’importance du travail et du fait que l’homme doive toujours être au centre de la question sociale, ce qui implique une anthropologie dépassant l’individualisme et reconnaissant les autres comme des frères.Le Président de la CEA a enfin exhorté les syndicalistes à explorer toutes les possibilités de dialogue avant d’arriver à une démonstration de force telle que la grève générale, même si elle constitue un droits des travailleurs. Il n’appartient pas à l’Eglise de convoquer un dialogue mais elle offre ses espaces pour la rencontre.Au terme de la réunion, les Evêques ont offert aux responsables syndicaux une copie du document « Le Bicentenaire, temps de la rencontre fraternelle entre argentins », lequel contient une analyse de la situation et quelques perspectives pour le pays.

VATICAN - Remerciements au Père Vito del Prete, PIME

Cité du Vatican – Le Comité exécutif des Œuvres pontificales missionnaires, ainsi que les salariés des Œuvres pontificales missionnaires, désirent remercier vivement le Père Vito del Prete, PIME, pour ses sept ans passés à la direction de l’Agence . Nous voulons exprimer notre gratitude pour son engagement visant à la rendre toujours davantage un instrument d’information du chemin missionnaire sur tous les continents. Au cours de cette période, l’Agence Fides a particulièrement valorisé l’engagement évangélisateur des jeunes Eglises locales, afin d’alimenter une authentique coopération spirituelle et matérielle au service du bien intégral et du salut de tous les hommes.Au cours de la période historique tourmentée et complexe que traverse l’humanité, les Œuvres pontificales missionnaires poursuivront cet engagement en faveur de l’information afin que les difficultés et les fatigues de notre monde et de l’Eglise ne soient pas interprétées comme « des excuses pour réduire notre engagement et notre ferveur » concernant l’œuvre d’évangélisation. .

ASIE/INDONESIE - Jeune enseignant catholique tué en Papouasie

Timika – « Nous sommes choqués et nous condamnons le geste barbare de violence gratuite à l’égard d’un innocent. Nous avons immédiatement recherché des informations afin de comprendre les motifs du crime. Nous avons demandé à tous les jeunes en Indonésie de prier pour Esra et pour sa famille » : c’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Antonius Haryanto, Secrétaire exécutif de la Commission pour les jeunes de la Conférence épiscopale d’Indonésie, après l’assassinat brutal d’Esra Patatang, 27 ans, catéchiste et enseignant catholique, tué le 12 septembre d’une balle dans la tempe dans le district de Puncak Jaya, sis sur le territoire du Diocèse de Timika, dans le sud de la Papouasie indonésienne.« Ce qui se cache et qui se cache derrière ce meurtre n’est pas clair. Esra a été victime de ceux qui font usage de la violence pour parvenir à leurs fins. Il demeure un exemple pour les jeunes indonésiens de par son dévouement à servir avec joie les autres dans une situation sociale tendue et difficile comme celle de la Papouasie » ajoute le Père Haryanto.Ainsi que cela a été indiqué à Fides, la police locale de Papouasie a renforcé les mesures de sécurité et deux équipes spéciales sont à l’œuvre sur place pour mener l’enquête sur le crime, considéré à tous les effets comme une exécution sommaire, et trouver les coupables. « Nous arrêterons ceux qui ont commis cet acte barbare et inhumain consistant à tuer un enseignant qui dédiait sa vie à l’instruction des enfants » a déclaré le Chef de la police locale, Waterpauw.Esra Patatang, catholique de 27 ans, enseignait depuis deux ans à l’école primaire SDN Kulirik de Mulia, dans le district de Puncak Jaya. Outre à enseigner, Ezra était également chauffeur de mototaxi, ce qui lui permettait d’améliorer son salaire. Il a également été responsable des jeunes catholiques de la Paroisses d’Illaga, à Mulia. Dans l’après-midi du 12 septembre, il transportait un passager de Kota Baru à Kota Lama, où se trouve son domicile. « Pourquoi a-t-il été tué de cette manière » se demande sa sœur, Resty Patatang, elle aussi enseignante. Le corps d’Ezra a été transporté sur l’île indonésienne de Sulawesi pour être enterré à Luwuk, où il était né.

AMERIQUE/PANAMA - Relance d’une chaîne de télévision catholique rénovée se voulant être « la chaîne de la Miséricorde »

Panama – S’ouvre maintenant une nouvelle étape dans l’histoire de la communication catholique au Panama. La cinquième chaîne de télévision, FETV , se relance selon une formule et avec une administration 100% catholique. La nouvelle identité de la chaîne, définie en la fête de Sainte Marie La Antigua, Patronne de Panama, le 9 septembre, a été présentée au cours de ces derniers jours.Sous la présidence de l’Archevêque de Panama, S.Exc. Mgr José Domingo Ulloa Mendieta, et sous la houlette du Père Francisco Verar, Directeur, la FETV marque une nouvelle étape de son histoire. Fondée en 1990, elle débuta ses premières transmissions en 1992 grâce à un groupe d’entrepreneurs privés et religieux, en grande partie non catholiques. Depuis lors, elle a toujours eu pour objectif fondamental de montrer le dynamisme et la joie de la mission évangélisatrice de l’Eglise, en particulier à Panama.La relance de la Fundación para la Educación en la Televisión , au travers d’une nouvelle administration et d’une gestion entièrement catholique, a lieu dans un contexte particulier, qui comprend tant le choix de Panama comme siège de la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse que le renforcement du signal jusqu’à la couverture nationale. Du moment que l’Eglise catholique vit en outre actuellement l’Année jubilaire extraordinaire de la Miséricorde, la FETV a été relancée sous le slogan « La chaîne de la Miséricorde », outre à modifier la graphique de son logo.

AFRIQUE/SOUDAN - Augmentation du nombre des enfants atteints par le cancer

Khartoum – Ce sont 400.000 enfants qui sont atteints par le cancer au Soudan. Cette annonce a été faite dans une note parvenue à l’Agence Fides par le Coordinateur général de l’hôpital pédiatrique oncologique de Khartoum. Le nombre de cas continue à augmenter et leurs causes semblent devoir être attribuées à l’usage de bromure de potassium dans le pain, à l’augmentation de la pollution environnementale, à la contamination de l’eau potable par des déchets industriels, pesticides et engrais périmés, et par le manque de réseaux d’égouts adaptés. « Les cas pédiatriques sont désespérés en l’absence de centres pour le diagnostique précoce et il est difficile de pouvoir intervenir sur des enfants se trouvant à un stade avancé de la maladie » a déclaré le Coordinateur général de l’hôpital pédiatrique oncologique de Khartoum. Le 1er septembre dernier, le Ministère de la Santé soudanais a annoncé les résultats d’une étude portant sur le nombre de cas de cancer enregistrés dans le pays, de laquelle il ressort que, de 2009 à 2013, celui-ci a été de 11.893.

AFRIQUE/CONGO - Des coopératives pour rendre indépendants les jeunes handicapés

Pointe-Noire – A Pointe-Noire, la deuxième ville la plus peuplée de la République du Congo, sise à quelques 500 Km de la capitale, Brazzaville, vivent, selon les estimations, au moins 7.000 jeunes handicapés sur une population de quelques 800.000 habitants. Une note envoyée à l’Agence Fides indique que ces personnes sont presque toutes complètement exclues du marché du travail et contraintes à dépendre du soutien de leurs familles et amis. Grâce à un projet trisannuel pour la formation et l’insertion dans le monde du travail de jeunes handicapés passant au travers de la création de coopératives, 177 jeunes handicapés de Pointe-Noire ont eu la possibilité de devenir tailleurs, menuisiers, tapissiers, coiffeurs, pâtissiers ou serruriers. Le projet réalisé par l’ONG italienne AVSI, avec le soutien financier de l’Union européenne, vise à améliorer la situation socioéconomique des personnes handicapées, en les accompagnant tout au long de leur parcours vers l’indépendance économique, des bases du métier à la gestion financière et administrative des coopératives.

ASIE/KAZAKHSTAN - Création d’un Ministère pour les Affaires religieuses par décret présidentiel

Astana – Le Président kazakh, Nursultan Nazarbayev, a signé ces derniers jours le décret disposant la création d’un Ministère pour les Affaires religieuses et civiles. Le texte du décret, publié sur le site Internet de la Présidence kazakhe, indique que le nouveau ministère aura également pour mission de s’occuper des relations avec les communautés religieuses et de garantir les droits des citoyens en matière de liberté de conscience. Au nouvel organisme, seront également confiées les compétences relevant précédemment du Ministère de la Culture et du Sport, et la gestion d’initiatives spécifiques s’adressant à la jeunesse, relevant auparavant au Ministère de l’Instruction et de la Science. A la tête de ce nouveau Ministère, a été placé l’ancien Conseiller présidentiel, Nurlan Yermekbayev.La population kazakhe – 17,5 millions d’habitants – est composée à 70% de musulmans, à 25% de chrétiens – en très grande partie des russes orthodoxes, les catholiques représentant 1,5% du total – et à 5% de bouddhistes.

AFRIQUE/RD CONGO - Témoignage du Secrétaire général de la Conférence épiscopale sur la situation « alarmante qui risque de précipiter le pays dans le chaos »

Kinshasa – « Le blocage du processus électoral a créé une situation alarmante qui risque de précipiter le pays dans le chaos » a déclaré le Père Léonard Santedi, Secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale de République démocratique du Congo , alors que le pays traverse une phase difficile à cause du blocage du dialogue politique national visant à trouver une solution aux forts retards dans l’organisation des élections présidentielles dont la date n’a pas encore été fixée, violant ainsi les normes constitutionnelles sur la base desquelles elles devaient se tenir d’ici le mois de décembre.« Le pays fait actuellement face à la détérioration des conditions socioéconomiques et de la sécurité, en particulier dans l’est de la RDC. En ce moment délicat, nous demandons aux responsables politiques de prendre l’initiative pour éviter la violence et les effusions de sang » a affirmé le Père Santedi. « Il est absolument nécessaire de respecter la Constitution, en particulier en ce qui concerne le nombre et la durée des mandats du Président de la République » a-t-il ajouté.Le Secrétaire général de la Conférence épiscopale demande en outre « à la communauté internationale de soutenir la RDC afin qu’elle trouve une solution durable à la situation politique, de soutenir le processus électoral démocratique et d’offrir un soutien aux enquêtes relatives aux récents massacres perpétrés dans les communautés de Beni et au Nord Kivu ».

VATICAN - Messe du Saint-Père pour le Père Hamel, membre de la chaîne des martyrs ayant commencé avec Jésus Christ

Cité du Vatican – « Les premiers chrétiens ont fait la confession de Jésus Christ en payant de leur vie. Cette histoire se répète jusqu’à ce jour » a mis en évidence le Pape François au cours de la Messe célébrée ce matin dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe, en exprimant sa proximité aux membres de la famille du Père Jacques Hamel, assassiné le 26 juillet alors qu’il célébrait la Messe , ainsi qu’à toute la communauté de Rouen dont il faisait partie.En la Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, le Pape a rappelé que Jésus Christ est le premier Martyr, « le premier qui donne sa vie pour nous et de ce mystère du Christ débute toute l’histoire du martyre chrétiens, des premiers siècles jusqu’à nos jours ». « Aujourd’hui, il existe des chrétiens assassinés, torturés, emprisonnés, égorgés parce qu’ils ne renient pas Jésus Christ. Dans cette histoire, nous arrivons à notre Père Jacques : il fait partie de cette chaîne de martyrs. Les chrétiens qui souffrent aujourd’hui – tant en prison que par la mort ou les tortures – pour ne pas renier Jésus Christ font voir justement la cruauté de cette persécution. Cette cruauté qui demande l’apostasie – disons-le – est satanique. Qu’il serait bon que toutes les confessions religieuses disent : « Tuer au nom de Dieu est satanique » ».Le Père Jacques Hamel était un homme bon, un homme de paix mais « il a été assassiné comme s’il avait été un criminel » a déclaré le Pape, indiquant un motif de réflexion précis : « Au milieu de ce moment difficile qu’il vivait, au milieu de cette tragédie qu’il voyait venir, un homme doux, un homme bon, un homme qui faisait fraternité, n’a pas perdu la lucidité pour accuser et dire clairement le nom de l’assassin et il a déclaré clairement : Vade retro Satana ! Il a donné sa vie pour nous, il a donné sa vie pour ne pas renier Jésus. Il a donné sa vie dans le même sacrifice de Jésus sur l’autel… Que, depuis le Ciel – parce que nous devons le prier, c’est un martyr ! et les martyrs sont bienheureux, nous devons les prier –, il nous donne la douceur, la fraternité, la paix mais aussi le courage de dire la vérité : tuer au nom de Dieu est satanique ».

AFRIQUE/GABON - Réactions de l’Evêque de Port-Gentil à l’appel du Pape pour le Gabon

Libreville – « L’appel du Saint-Père pour le Gabon a été accueilli avec grande joie par la population » indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Euzébius Chinekezy Ogbonna Managwu, Evêque de Port-Gentil, qui se trouve à Rome dans le cadre du Séminaire d’Etudes pour les Evêques nouvellement nommés dans les territoires de mission promu par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples .« J’ai reçu différents appels du Gabon de la part de personnes enthousiasmées par l’intervention du Pape François. Elles me disent : « Le Pape prie pour nous, nous ne nous sentons pas abandonnés ». Il s’agit d’un fort encouragement pour nous tous à continuer à prier pour notre pays et à ne pas perdre l’espoir en un avenir meilleur » déclare l’Evêque.Après l’Angelus du Dimanche 11 septembre, le Pape François avait en effet affirmé : « Chers frères et sœurs, je voudrais inviter à une prière spéciale pour le Gabon, qui traverse actuellement un moment de grave crise politique. Je confie au Seigneur les victimes des affrontements et leurs familles. Je m’associe aux Evêques de ce cher pays d’Afrique pour inviter les parties à rejeter toute violence et à avoir toujours comme objectif le bien commun. J’encourage tout un chacun, en particulier les catholiques, à être des artisans de paix dans le respect de la légalité, dans le dialogue et dans la fraternité ».Après le message du 2 septembre signé par S.Exc. Mgr Basile Mve Engone, Archevêque de Libreville , les Evêques ont lancé, le 10 septembre, un nouvel appel au calme et à la prière, tout en demandant dans le même temps à tous les responsables politiques de « faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que la vérité sortie des urnes et objectivement vérifiable, soit respectée par tous. Sera ainsi évité le déchaînement de la violence s’accompagnant de pertes en vies humaines et de destructions de biens, publics et privés. Sans ce respect, à quoi sert-il d’organiser des élections et d’y participer ? ».« Pour le moment, la situation est calme mais tendue dans l’attente de la décision de la Cour constitutionnelle relative à la confirmation ou non de la victoire du Président sortant, Ali Bongo Ondimba, sur son adversaire, Jean Ping, dans le cadre des élections du 27 août » déclare à Fides Mgr Managwu.Au plan économique, le Gabon, l’un des plus grands producteurs de pétrole d’Afrique, souffre des conséquences de la forte baisse des prix du baril. « Mon Diocèse, Port-Gentil, constitue la capitale économique du pays – déclare Mgr Managwu – et pourtant une bonne partie de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. L’Etat effectue actuellement des coupes au sein de l’administration à cause de la réduction des entrées pétrolières. Je dis aux jeunes : retournez à la terre, au moins, nous aurons de quoi manger. En effet, le Gabon dispose de beaucoup de terrains fertiles abandonnés parce que l’on a préféré importer des denrées alimentaires lorsque le prix du pétrole était élevé. Maintenant, en revanche, nous devons apprendre à devenir autosuffisants au niveau de la production alimentaire ».

ASIE/IRAQ - Appel du Patriarche de Babylone des Chaldéens en vue de la bonification de la plaine de Ninive

Mossoul – Ces jours-ci, les moyens de communication évoquent « les préparatifs pour la bataille de Mossoul » et une fois encore, commence à se préfigurer la nécessité de lancer un « grand projet humanitaire » pour faire renaître la ville et l’ensemble de la région, après la défaite annoncée des djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Mais « avant de retourner à vivre dans nos bien-aimées villes de la plaine de Ninive », il faudra encore surmonter l’obstacle représenté par un ennemi féroce, caché sous le sol et parfois sous la forme d’objets d’usage courant. En effet, « les djihadistes du prétendu « Etat islamique », même s’ils se retirent, continuent à semer la mort au travers de mines et d’engins explosifs » qu’ils disséminent dans les champs et les villes avant de prendre la fuite. Telle est l’alarme lancée par le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, dans un appel diffusé hier, 13 septembre. La possible renaissance civile des zones reprises aux djihadistes – peut-on lire dans le texte parvenu à l’Agence Fides – commence par le déminage.Le Patriarche confie dans le fait d’avoir demandé dès juillet à Fraternité en Irak – organisation française engagée dans le soutien aux minorités religieuses irakiennes – de prendre en charge la bonification des deux premiers villages de la plaine de Ninive qui avaient été libérés. Cette même organisation s’est déjà engagée à bonifier quatre autres villages qui, avant d’être occupés par le prétendu « Etat islamique », étaient habités en majorité par des chrétiens et par des kurdes kakai – communauté religieuse pratiquant un culte syncrétiste. Seul un déminage effectué par des experts et des sociétés compétents pourra réellement mettre fin à l’exil des évacués qui veulent retourner chez eux. « Il est plus plaisant de construire des écoles ou des cliniques – reconnaît le Patriarche – mais rien ne pourra être reconstruit si la bonification n’est pas réalisée au préalable ». (Agence

ASIE/INDE - L’Eglise en Inde en première ligne pour affronter pauvreté et faim

Calcutta – L’Eglise en Inde est en première ligne pour affronter la pauvreté et la faim : c’est ce qu’a affirmé le Père Nithya Sagayam, OFM Cap., intervenant à un Séminaire national dédié au thème « Les réponses à la faim et à l’extrême pauvreté » organisé par l’ONG Franciscans International et par le Centre des Jésuites Udayani, à Calcutta, du 11 au 14 septembre. Ainsi que l’a appris Fides, le franciscain a rappelé que l’Eglise indienne agit « en syntonie avec les objectifs de développement du millénaire », en accordant une attention particulière aux objectifs de développement durable et à la sécurité alimentaire.Franciscans International est une ONG accréditée à l’ONU qui rassemble les membres de la Famille franciscaine – religieux, religieuses et laïcs – du monde entier. L’objectif du Séminaire organisé à Calcutta était de comprendre à fonds les racines de l’extrême pauvreté et du phénomène de la faim dans le contexte local de manière à identifier des stratégies et à les mettre en œuvre pour combattre et éradiquer les phénomènes en question. « Franciscans International a publié un Manuel sur l’extrême pauvreté et la faim dans le monde. Nous nous concentrerons sur la manière dont nous pouvons le mettre en pratique dans le contexte indien » a expliqué le Père Sagayam.Les participants – experts, responsables de la Caritas, prêtres, religieux venus de toute l’Inde – ont illustré les plans d’action concrets adoptés dans les différentes parties du pays, dans le cadre d’une confrontation fructueuse concernant les moyens et les modalités concrètes de lutte contre l’indigence et les manières de contribuer au développement et à l’autonomie des populations marginalisées.

AMERIQUE/PARAGUAY - Ouverture de la X° Rencontre latino-américaine et des Caraïbes des Communautés ecclésiales de base, à relancer selon les signes des temps

Asuncion – Hier, 13 septembre, s’est ouverte à Luque, au Paraguay, la X° Rencontre latino-américaine et des Caraïbes des Communautés ecclésiales de base . Les délégués des CEB de l’ensemble du continent participeront jusqu’au 17 septembre à la réunion qui veut, entre autres choses, célébrer le 50ème anniversaire de la reconnaissance par le CELAM de cette réalité ecclésiale.« L’objectif central est de redonner du sens et de refonder les CEB afin de cheminer selon les actuels signes des temps et de s’échanger des expériences pour l’avenir » peut-on lire dans la note de la Conférence épiscopale du Paraguay, qui accueille cette rencontre célébrative, reçue par Fides.L’exposé de l’histoire des Communautés ecclésiales de base prévoit une présentation articulée par décennie et par nation. La réalité actuelle des CEB sera affrontée au travers d’une perspective biblique, théologique et sociologique. Seront également proposés des critères permettant de garantir la coexistence sereine des CEB au sein de l’Eglise et de la société. La méthodologie de la rencontre est basée sur le critère « Voir-Penser-Agir ».

AFRIQUE/TCHAD - Nomination du Recteur du Grand Séminaire théologique Saint Luc de Bakara

Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 9 juin 2016, a nommé Recteur du Grand Séminaire théologique interdiocésain Saint Luc de Bakara, sis dans l’Archidiocèse de N’Djaména, au Tchad, le Père Dominique Tinoudji, du clergé du Diocèse de Moundou.Le nouveau Recteur est né le 8 août 1973 à Manli . Après ses études primaires et secondaires, il est entré en 1993 au Séminaire Saint Jean de Pala et a poursuivi sa formation, à partir de 1996, au Grand Séminaire Saint Luc de Bakara. Il a été ordonné prêtre en 2005. De 2005 à 2008, il a poursuivi ses études à la Faculté théologique pontificale de l’Italie centrale, à Florence, obtenant une Licence en Théologie biblique. Pendant trois ans – 2008-2011 – il a été formateur au Grand Séminaire Saint Luc de Bakara avant de poursuivre ses études à Florence en vue du Doctorat en Théologie biblique . Depuis 2015, il est formateur au Grand Séminaire Saint Luc de Bakara.

ASIE/IRAQ - Présence des Evêques chaldéens en Géorgie pour y accueillir le Pape François

Erbil – « Nous nous rendrons nous aussi à Tbilissi pour recevoir le Pape. Après avoir célébré notre Synode, au moins 13 Evêques chaldéens seront présents à la rencontre que le Pape aura en Géorgie avec la communauté assyro chaldéenne ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako. « Pour nous tous – ajoute-t-il – la rencontre avec le Successeur de Saint Pierre constituera un moment fort et nous le vivrons pour être confirmés dans la foi, l’espérance et également dans le choix de persévérer et de demeurer sur notre terre martyrisée ».Au programme officiel de la prochaine visite apostolique en Géorgie, à la fin de l’après-midi du 30 septembre, se trouve la rencontre entre le Pape François et la communauté assyro chaldéenne présente sur place. La rencontre aura lieu en l’église Saint Simon Bar Sabbae. « En Géorgie – indique à Fides le Patriarche de Babylone des Chaldéens – vivent environ 10.000 fidèles de notre Eglise. A cette occasion, outre les Evêques, de nombreux prêtres et fidèles feront le voyage de l’Irak jusqu’à Tbilissi pour voir le Pape. Il ne peut venir chez nous à cause de la situation, compliquée et dramatique que nous vivons actuellement et nous irons donc à lui ».Avant de se rendre à Tbilissi, les Evêques chaldéens participeront au Synode de leur Eglise, prévu à Erbil, au Kurdistan irakien, du 21 au 28 septe, dans le cadre duquel ils se confronteront sur des thèmes importants tels que le phénomène de l’émigration des chrétiens du Proche-Orient, la béatification des martyrs chaldéens et l’avenir politique et administratif de la plaine de Ninive. Le Synode sera précédé par une retraite spirituelle – à laquelle ont été invités tous les prêtres chaldéens présents en Irak – qui aura pour fil conducteur la réflexion et le discernement spirituel sur le thème de la Miséricorde, au cours de l’Année Sainte qui lui est dédiée.

ASIE/PAKISTAN - Les chrétiens, responsables du rattachement du Pendjab au Pakistan

Lahore - La province du Pendjab, la plus importante du Pakistan, centre de la vie politique, économique et culturelle du pays, appartient au Pakistan grâce au vote décisif de trois responsables chrétiens au temps de la partition de l’Inde. C’est ce que rappelle le Père Inayat Bernard, Directeur du Petit Séminaire de Lahore, dans le cadre d’une récente conférence dédiée à la contribution des minorités religieuses, et des chrétiens en particulier, apportée à la nation.Ainsi que l’a appris Fides, au cours de la rencontre organisée par le Conseil pour le Dialogue interreligieux, organisme fondé à Lahore par le Père Francis Nadeem OFM Cap., Provincial des Capucins au Pakistan, le Père Bernard a indiqué : « Les manuels scolaires ne mentionnent pas la contribution des chrétiens au mouvement de création du Pakistan. On rappellera parmi eux les figures de Sardar Bahadur S.P. Singha, du juge A. R. Cornelius et du maître Fazal Elahi, proches collaborateurs de Muhammad Ali Jinnah, père de la patrie ».Ainsi que l’a rappelé le Père Bernard, les chrétiens disaient alors : « Nous sommes prêts à recevoir des balles dans la poitrine pour le Pakistan ». « Aujourd’hui, comme il est fait mémoire des héros musulmans de l’indépendance, il faut également se souvenir de la même manière des héros chrétiens, tels que le Général Noel Khokhar, S.P. Singha, F.E. Chaudhry et Fazal Elahi » - a-t-il poursuivi. « Les véritables patriotes aiment et donnent leur vie pour la nation et pour son peuple. Aujourd’hui, nous sommes appelés à travailler ensemble pour la prospérité de notre bien-aimé pays » a conclu l’intervenant, rappelant ensuite que différentes mesures discriminatoires ont été intégrées par la suite dans la Constitution pakistanaise, en 1973.Partageant ses propos, le Père Francis Nadeem a quant à lui déclaré : « Rendons honneur aux héros musulmans et chrétiens qui ont tout partagé pour créer le Pakistan. Ce pays n’appartient pas aux disciples d’une religion spécifique ou seulement à la majorité. Tous ceux qui naissent et vivent au Pakistan sont pleinement citoyens. Aujourd’hui, différents groupes génèrent la haine et la discrimination au sein de notre société. Libérons-nous de cet esclavage ». Parmi les responsables islamiques présents, se trouvait le mufti Syed Ashiq Hussain, lequel a indiqué : « Je ne veux pas parler du pays en termes de minorité ou de majorité. Nous sommes une nation unique et nous sommes tous pakistanais. La société est comme une famille ».

AFRIQUE/KENYA - Lancement d’un réseau religieux de promotion de la paix en Afrique

Nairobi - Un réseau religieux pour promouvoir la paix en Afrique au travers du dialogue : c’est ce qui a été annoncé à Nairobi, au Kenya, au terme d’une conférence de trois jours organisée par Missio-Aachen et par la Tangaza University College , Université catholique de Nairobi, au travers de son département d’études islamiques.Le Missio-Network African Theology aura pour but, selon Marco Moerschbacher de Missio-Aachen, d’« approfondir la réflexion sur le rapport entre la religion et la violence ainsi que sur la contribution des religions au dialogue et à la paix ».Le Président de la TUC, le Père Steven Payne, a rappelé que, « depuis le début, voici 30 ans, Tangaza a toujours cherché des opportunités pour atteindre tous les angles de la société et promouvoir la construction de la paix ».« Au cours des siècles, des guerres ont été combattues et des dévastations terribles infligées au nom de la religion » a souligné le Père Payne. « Certains affirment que l’exclusivisme des religions abrahamiques – hébraïsme, Christianisme et islam – incorpore en son sein la cause radicale de la majeure partie de la violence ». C’est de là que la nouvelle initiative veut partir pour vérifier et chercher à offrir une contribution à la paix en proposant une interprétation correcte des Ecritures Saintes.

AFRIQUE/NIGERIA - Prise de position de l’Archevêque d’Abuja sur l’immigration

Abuja – « Le trafic d’êtres humains est destiné à grossir le nombre de personnes frustrées qui ne peuvent subvenir à leurs besoins. Vous le savez, le temps d’achever les études à l’Université et vous commencez à errer dans les rues pendant trois, quatre, cinq voire six ans, sans travail et vous arrivez à 30 ou 31 ans sans avenir. Il est dès lors très difficile de rester tranquilles » a affirmé S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d’Abuja, en s’adressant à la Conférence sur le trafic d’êtres humains organisée parla Caritas Internationalis et par le Conseil pontifical pour la Pastorale des Migrants et des personnes en déplacement, qui a eu lieu dans la capitale fédérale nigériane .Le Cardinal lance dans ce cadre un appel au gouvernement afin qu’il adopte des mesures urgentes pour relancer l’économie du pays, afin de créer des postes de travail pour les jeunes. « Peut-être le gouvernement dit-il aux jeunes de chercher d’autres possibilités pour vivre, d’aller cultiver la terre, mais le gouvernement doit faire davantage pour offrir la possibilité aux jeunes de cultiver ou de faire d’autres choses, mais surtout pour ne pas les obliger à s’asseoir à ne rien faire et pourrir, en demeurant frustrés ».« L’immigration en direction d’une destination inconnue ne constitue pas en revanche la vraie réponse » a souligné le Cardinal. « Les gens disent que ce sera toujours mieux ailleurs, mais ce n’est pas vrai. La situation vers laquelle va le migrant en se rendant à l’étranger peut être pire que celle qu’il affronte ici… Au oins ici, il n’y a pas d’hiver. Il peut toujours dormir sous un pont. En revanche cela n’est pas possible là-bas parce qu’il mourrait de froid » a conclu le Cardinal. (Agence Fides 13/09/2016

ASIE/TURQUIE - Nouvelles attaques contre F. Gulen, « cheval de Troie du Vatican »

Ankara – Les campagnes déclenchées dans la presse turque proche du gouvernement contre Fethullah Gulen – le prédicateur islamique turc expatrié aux Etats-Unis et indiqué par la Turquie comme l’inspirateur de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet dernier – continuent à reprendre largement des accusations privées de fondement présentant F. Gulen et son mouvement Hizmet comme des « chevaux de Troie du Vatican », construisant ainsi des conjectures inconsistantes se référant à la théorie du complot. Au cours de la dernière semaine, des journaux turcs nationalistes tels que Sabah ont relancé les théories énoncées par le journaliste azéri Agil Alesenger dans son pamphlet L’Invasion silencieuse, selon lequel le mouvement Hizmet faisait partie d’un dessein d’infiltration du monde islamique mené par le Vatican au travers du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux. A l’appui de telles théories – apprend l’Agence Fides – le journaliste présente les éloges faits par F. Gulen à la figure du Pape et certaines phrases extrapolées de propos de Saint Jean Paul II, selon lesquelles le III° Millénaire aurait été préfiguré par le Pape comme l’époque de la diffusion de l’Evangile en Asie.Au début août, avec plus de fantaisie encore , le journaliste Mine Kirikkanat, dans les colonnes du quotidien Cumhuriyet, s’était poussé jusqu’à insinuer que Fethullah Gulen – vu par l’auteur de l’article comme un « imam fidèle à l’Eglise » - aurait pu être le Cardinal créé in pectore par Saint Jean Paul II le 2 avril 2005 et dont il n’a jamais révélé l’identité.Le Patriarcat œcuménique de Constantinople continue lui aussi à être pris de mire dans le cadre de la campagne contre F. Gulen menée par la presse nationaliste turque. Le 7 septembre dernier, le quotidien Yeni Safak a mis en évidence l’attention et la sympathie avec laquelle l’agence Cihan, proche du mouvement de F. Gulen, a suivi par le passé les vicissitudes de l’école théologique d’Halki, où toute activité de formation théologique est interdite par les autorités turques depuis 45 ans.

AMERIQUE/ARGENTINE - Demande d’aide des populations chanes et guarani à l’Eveque d’Oran

Aguaray – Les populations autochtones de l’extrême nord de l’Argentine, près de la frontière avec la Bolivie et le Paraguay, a demandé à l’Evêque d’Oran, S.Exc. Mgr Gustavo Óscar Zanchetta, d’intervenir auprès du gouvernement, tant provincial que national, afin que les autorités répondent à leurs besoins urgents. Les communautés qui vivent dans les communes d’Aguaray e Coronel Cornejo appartiennent aux ethnies chanes et guarani.La note envoyée par le journal El Tribuno à Fides, indique que les groupes indigènes sont désormais las des promesses et des réunions qui ne résolvent rien. « Lorsque la nouvelle d’un fait tragique est publiée dans la presse, comme la mort de deux jeunes frères wichis due à la malnutrition, les Ministres des Affaires indigènes et de la prime enfance ont commencé à convoquer des réunions à Tartagal. Mais nous sommes déjà las, parce que la procédure est toujours la même : ils nous invitent à une rencontre, on parle mais les solutions n’arrivent jamais » a déclaré l’un des responsables locaux.Un autre responsable, Miguel Angel Humberto, membre de la communauté Iquira, proche d’Aguaray, a raconté : « De nombreux enfants aborigènes meurent, pas seulement les deux frères wichis dont l’histoire a été publiée dans la presse. De nombreux enfants et adultes meurent par manque de soins médicaux. Si quelqu’un visitait les communautés, il se rendrait compte que plus de la moitié des enfants est en insuffisance pondérale parce que ce qui manque au sein des communautés, c’est la nourriture. Voila pourquoi, dans notre requête au gouvernement provincial, se trouve également l’ouverture de cantines parce que les cartes sociales ne sont pas suffisantes à procurer la nourriture de chaque jour ».« La décision de demander à notre Evêque, S.Exc. Mgr Zanchetta, de nous accompagner dans la recherche de solutions a été concordée par les responsables de nombreuses communautés dans la mesure où nous n’avons pas d’autres moyens pour nous faire entendre » a expliqué le chef des responsables, Palavecino. Voici quelques semaines seulement, Mgr Gustavo Óscar Zanchetta a résolu une autre situation particulièrement délicate qui concernait les travailleurs de Tabacal et le gouvernement provincial.

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