Derniers flash de l'agence Fides

AMERIQUE/EQUATEUR - Rencontre dédiée à la famille en Amérique latine organisée par le CELAM

Quito – Est actuellement en cours à Quito la Rencontre latino-américaine des représentants des Conférences épiscopales et des représentants nationaux de la Pastorale familiale, à laquelle participent également des représentants des mouvements qui ont comme charisme propre la promotion de la famille. La rencontre entend promouvoir l’intégration des plans pastoraux nationaux de soin de la famille, à la lumière de l’étude et de l’application pastorale de l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia.Organisée par le Département de la famille, de la vie et de la jeunesse du Conseil épiscopal latino-américain et des Caraïbes , la réunion a débuté le 4 juillet et s’achèvera le 8. Le Père Antonio José Velázquez, Secrétaire exécutif du Département de la famille, de la vie et de la jeunesse du CELAM, a informé Fides que l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia fera l’objet d’une réflexion attentive, à partir des différentes présentations et lignes directrices prédisposées par le CELAM.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Appel de l’Evêque de Yei en faveur de l’accélération de l’enquête concernant la mort de Sœur Veronika Theresa Rackova

Juba – « La justice ne doit pas retarder les résultats de l’enquête et les coupables doivent être portés au procès » a affirmé S.Exc. Mgr Erkolano Lodu Tombe, Evêque de Yei, au Soudan du Sud, lançant un appel aux autorités afin qu’elles accélèrent l’enquête concernant la mort de Sœur Veronika Theresa Rackova, religieuse slovaque des Missionnaires Servantes de l’Esprit Saint, morte des suites de blessures d’arme à feu desquelles seraient responsables des militaires présents à un barrage . Mgr Ludu a encore une fois encouragé les fidèles « à avoir du courage et à demeurer unis dans la foi afin de servir Dieu et Son peuple ».Dans la nuit du 16 mai, Sœur Veronika Theresa Rackova avait été atteinte par des tirs d’hommes armés, probablement des militaires de l’Armée de libération du peuple soudanais alors qu’elle revenait du Harvester’s Health Center de Yei où elle avait accompagné une femme en couches. Secourue immédiatement, elle avait été transportée à Nairobi du fait de la gravité de ses blessures et y avait expiré le 20 mai après quatre jours d’agonie.

ASIE/BANGLADESH - Commentaires de l’Evêque de Rajshahi sur le rapport entre radicalisation des jeunes et échecs de la famille

Rajshahi – « Les parents ne s’occupent pas des enfants : il s’agit d’un échec de la famille. Ils leur donnent seulement de l’argent et une vie aisée, sans s’occuper de leur formation, de leurs idées, de leur mentalité. Ils les ont exposé à la propagande idéologique qui leur a promis de devenir des héros ou de gagner le Paradis en tuant. Il existe un clivage générationnel et il n’est pas possible par la suite d’oublier la question des médersas – écoles coraniques gratuites – dans lesquelles est pratiqué aux jeunes un véritable lavage du cerveau, les formant aux idées radicales. Ceci est véritablement un problème national ». C’est ce qu’affirme dans un entretien accordé à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Gervas Rozario, Evêque de Rajshahi, commentant les éléments qui ressortent du massacre perpétré le 1er juillet par un commando de sept terroristes âgés de 20 à 22 ans, qui a fait 20 morts parmi les personnes prises en otage.Les terroristes en question provenaient tous de familles riches ou de la moyenne ou haute bourgeoisie et avaient fréquenté des écoles privées de niveau international. L’un d’entre eux, Rohan Imtiaz Kahn, était le fils d’un homme politique appartenant au parti Awami League, actuellement aux affaires au Bangladesh. Son père a demandé publiquement pardon à la population, admettant son échec. « Ce qui frappe l’opinion publique est ce que ces terroristes étaient tous des jeunes « comme il faut » » - remarque l’Evêque, qui lance un appel aux responsables islamiques : « Il existe des responsables islamiques bengalais qui ont condamné la violence mais il faut faire davantage dans le pays et le faire ensemble. Toutes les forces saines doivent s’unir, à commencer par les institutions, afin de ramener les valeurs de paix et de tolérance au centre de l’agenda politique et de vaincre ensemble la menace terroriste ».

AMERIQUE/COLOMBIE - Questionnement du Président de la Conférence épiscopale à propos des modalités de soutien au processus de paix

Bogotá – Le Président de la Conférence épiscopale de Colombie et Archevêque de Tunja, S.Exc. Mgr Luis Augusto Castro Quiroga, I.M.C. a affirmé, s’adressant à la presse locale, que le processus de paix avec les FARC est en bonne voie mais qu’il est nécessaire d’expliquer les accords à tous les colombiens et ce dans un langage simple et clair. « Par exemple, un grand défaut, selon moi, est que n’a pas été mise en place une pédagogie visant à expliquer toutes ces choses du processus de paix. Une pédagogie a bien été mise en place au profit d’une élite, d’avocat à avocat, mais pas pour les personnes simples » a déclaré l’Archevêque selon une note envoyée à Fides.Mgr Castro Quiroga a en outre commenté le référendum qui devrait ratifier les accords de paix : « il serait préférable pour tous d’aller voter non seulement sur la base de la confiance mais au travers d’un vote rationnel, parce qu’a été compris le motif pour lequel a été réalisé le processus de paix, ce qui permet par suite d’exprimer un vote conscient ».Le Président de la Conférence épiscopale de Colombie s’est ainsi exprimé trois jours avant la rencontre de l’ensemble des Evêques du pays, prévue à Bogotá pour le 8 juillet, dont l’un des thèmes centraux constituera à établir les modalités selon lesquelles l’Eglise catholique soutiendra la paix dans les régions qui seront concédées par le gouvernement aux anciens guérilleros des FARC. Le thème n’est pas facile si l’on considère qu’une bonne partie de la population vit encore avec le souvenir de quelque membre de sa famille victime de cette guerre fratricide qui aura duré près de 52 ans.

AMERIQUE/BRESIL - Mesures de précaution contre zika et dengue en vue des Jeux olympiques

Rio de Janeiro - A compter du 5 août, le Brésil, pays le plus fortement touché par le virus zika, accueillera les Jeux olympiques nonobstant des mois de critiques et de discussions. Les opérateurs sanitaires ont prévenu les délégations sportives outre à 1,5 millions de personnes qui se rendront sur place que le danger de contamination est 15 fois supérieur à celui relatif au virus de la dengue. Selon les informations parvenues à Fides, dès le mois de juin, les Présidents et les services médicaux des fédérations sportives ont participé à une session d’information avant de partir pour l’événement.Toutefois, selon les estimations de l’Université de San Paolo, pas plus de 16 cas de contamination de zika ne devraient être enregistrés alors que la préoccupation majeure devrait concerner la dengue, maladie qui, au cours des dernières décennies, a connu une croissance énorme. A la différence de la zika, la dengue peut dégénérer vers un cadre clinique potentiellement mortel.La suggestion fournie par l’OMS est que les femmes enceintes évitent de se rendre dans des zones où la transmission du virus est particulièrement active, sachant qu’il peut provoquer des cas de microcéphalie chez les enfants à naître. En outre, les épidémiologistes rappellent que le risque de transmission causé par les moustiques au cours des Jeux olympiques sera limité en ce que ces derniers se tiendront durant la période hivernale.

EUROPE/POLOGNE - L’Animation missionnaire : objectif jeunes

Varsovie – Les participants au Cours pour Animateurs missionnaires de second niveau ont été au nombre de 42 en provenance de 15 Diocèses de Pologne. Le Cours a été organisé par le Centre d’Animation missionnaire de Varsovie du 27 juin au 1er juillet. Selon les informations envoyées à Fides par le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Pologne, Mgr Tomasz Atlas, cette deuxième année du cours a constitué une poursuite de la première, au travers d’approfondissements des thèmes de missiologie et des activités des Œuvres pontificales missionnaires de Pologne. En raison de la célébration du 100ème anniversaire de l’Union Pontificale Missionnaire, la réunion de cette année a été en grande partie consacrée à ce sujet. Ont également été réalisés des laboratoires concernant la Nouvelle Evangélisation et d’autres visant à utiliser efficacement les moyens de communication modernes, tels que Facebook et les sites Internet, en vue de l’animation missionnaire.« La nouveauté est une nouvelle forme de la formation missionnaire pour des jeunes – le Volontariat Missionnaire de Jeunes, préparée par l’Œuvre de la Propagation de la Foi – raconte le Père Maciej Bedzinski, Secrétaire national des Œuvres de la Propagation de la Foi et de Saint Pierre Apôtre. Cette proposition est adressée aux jeunes des collèges et des lycées. Nous voulons remplir une lacune que nous avons entre les foyers missionnaires d’enfants et les cercles missionnaires d’étudiants ou des volontariats missionnaires agissant entre autre auprès des salésiens, pallottins, salvatorians. Nous voulons que des jeunes apprennent ce qu’est la spiritualité missionnaire ».

ASIE/MYANMAR - Appel d’ONG au gouvernement en faveur de la protection des minorités contre les attaques des nationalistes bouddhistes

Yangon – Adopter des mesures urgentes afin de protéger les minorités religieuses les plus vulnérables du pays : tel est l’appel lancé par un forum de 11 ONG engagées dans le domaine de la protection des droits fondamentaux au Myanmar suite aux deux récentes attaques violentes contre des musulmans de la part de groupes bouddhistes. Le 1er juillet, une mosquée a été détruite par une foule à Hpakant, village de l’Etat Kachin, alors que le 23 juin, une attaque massive avait détruit une mosquée, une école et des maisons dans un village du district de Bago, au centre du Myanmar.Dans son appel, parvenu à Fides, le forum d’ONG indique : « Ces attaques sont les dernières d’une campagne de haine antimusulmane, conduite par des militants nationalistes bouddhistes et qui est allée en s’amplifiant au cours de ces quatre dernières années. La campagne en question a compris des attaques violentes, des expressions de haine et, au plan politique, a débouché sur l’introduction d’une législation discriminatoire qui limite les conversions religieuses et les mariages interreligieux ».Le Myanmar connaît actuellement une nouvelle saison politique après que, par le vote de novembre 2015, soit arrivée aux affaires la Ligue nationale pour la démocratie . Ce parti a promis « d’éradiquer la haine de la société et de protéger les minorités ». Les ONG du forum, dont Christian Solidarity Worldwide , invitent le gouvernement « à garantir le fait que les auteurs de ces deux attaques seront présentés à la justice et que la police pourra prévenir de nouvelles attaques ». Elles sollicitent ensuite les institutions à garantir le respect de la liberté de religion ou de credo et à inviter le nouveau Rapporteur spécial de l’ONU pour la liberté de religion à visiter le pays.

ASIE/TERRE SAINTE - Discours de congé du Patriarche de Jérusalem des Latins

Jérusalem – « Je suis arrivé à la fin de ma mission en tant que Patriarche mais ma mission de prêtre, d’ami et de citoyen se poursuit » a affirmé, en se congédiant de ses fidèles, le Patriarche émérite de Jérusalem des latins, S.B. Fouad Twal, arrivé au terme de sa charge du fait de la limite d’âge canonique, fixée à 75 ans. Dans un entretien publié sur le site Internet du Patriarcat latin, S.B. Fouad Twal évoque également l’héritage qu’il laisse entre les mains du nouvel Administrateur apostolique, le Père Pierbattista Pizzaballa, OFM : « Parmi les points forts sur lesquels le nouvel Administrateur peut s’appuyer, se trouve le fait qu’il a servi pendant 12 ans en tant que Custode de Terre Sainte et qu’il a été Vicaire du Patriarche latin pour la communauté chrétienne de langue hébraïque. Il connaît bien les défis et les problèmes de l’Eglise en Terre Sainte ». Le Patriarche émérite note ensuite « le problème de la langue arabe, de la mentalité orientale et de toute l’activité pastorale. C’est pourquoi je comprends sa préoccupation, celle de nos prêtres et aussi des franciscains. Nous sommes tous plein de bonne volonté pour l’aider dans cette mission ». Au nouvel Administrateur, le Patriarche émérite souhaite de « conquérir totalement la confiance des prêtres, de débuter la réforme avec conviction et sans hésitation en se souvenant également du fait que la mission d’administrateur ne rime pas toujours avec la popularité ».

AFRIQUE/RD CONGO - Tentative de vider de leur population des territoires riches en ressources derrière les massacres et tensions au Nord Kivu ?

Kinshasa – Au Nord Kivu, sept camps de déplacés ont été fermés par la force depuis le début de l’année et pour six d’entre eux au moins, c’est toujours la même accusation qui revient. Les populations locales, Nande et Hunde, accusent les déplacés Hutus congolais vivant dans ces camps d’être complices des FDLR , les rebelles hutus rwandais qui opèrent depuis 20 ans dans la zone.Selon une note du Réseau Paix pour le Congo envoyée à l’Agence Fides, « ce qui paraît inquiétant, c’est le fait que chaque groupe assimile les civils d'expression proche du camp adverse comme étant des ennemis. Si les populations locales, Nande et Hunde, assimilent les civils hutus aux FDLR, les Hutu à leur tour assimilent les Nande et Hunde aux groupes armés May-May. En outre, Nande et Hunde se considèrent comme les populations autochtones et voient de manière générale les Hutu, rwandophones, comme des "étrangers", des "Rwandais" ».Ces tensions pourraient être alimentées volontaires pour dépeupler des zones riches en ressources naturelles. A la fin du mois de mai, dans une Lettre pastorale, les Evêques de la Province ecclésiastique de Bukavu ont évoqué «des problèmes d’aliénation de terres communautaires, soit par occupation anarchique, soit par des contrats léonins et opaques avec des grandes entreprises d’agrobusiness, de la part des représentants de l’État, soit par la création d’aires protégées, unilatéralement décidée et privant les populations locales d’espace vital et cela sans contrepartie». Selon les Évêques, «les populations qui habitent les territoires insécurisés en sont à se demander si le calvaire qu’elles vivent n’obéit pas à une logique et à une idéologie de dépeuplement et repeuplement dans une dynamique sournoise de balkanisation».

AMERIQUE/MEXIQUE - Alerte quant aux chiffres concernant les enfants travaillant dans la capitale

Mexico – D’une récente table ronde instituée par les autorités mexicaines en vue de la Prévention du travail des mineurs, il ressort que le phénomène, qui concerne environ 90.000 enfants de Mexico, est particulièrement lié aux problèmes socioéconomiques de leurs familles respectives. En effet, les salaires de nombreux parents ne sont pas suffisants pour subvenir aux besoins de la famille et les enfants sont contraints à contribuer aux dépenses. Selon les informations parvenues à Fides, les jeunes commencent à travailler dès leur enfance pour aider leurs familles. Nombre sont ceux qui le font volontairement mais certains y sont contraints et, dans tous les cas, ils abandonnent l’école. Par ailleurs, 50% des enfants qui travaillent sont employés dans le cadre d’activités commerciales, principalement dans les rues, ou au sein du système de transports. En outre, des groupes de la criminalité organisée exploitent les enfants dans les zones où se trouvent des restaurants ou qui sont caractérisés par la plus forte circulation automobile, les présentant comme des estropiés afin qu’ils mendient.

AMERIQUE/COLOMBIE - Prise de position de l’Evêque d’Apartado à propos de la situation des migrants bloqués en Colombie depuis deux mois

Turbo – « Inhumaine et insupportable » : c’est ainsi qu’a été qualifiée la situation des migrants se trouvant dans la zone d’Uraba dans la lettre envoyée au Président Juan Manuel Santos par S.Exc. Mgr Hugo Alberto Torres Marín, Evêque d’Apartado, également signée par tout le clergé de la région. Les migrants, selon la lettre parvenue à Fides, demandent des solutions immédiates au gouvernement national.Selon des données fournies par la presse locale, environ 120 personnes provenant de Cuba et d’autres Etat d’Amérique centrale vivent depuis environ deux mois dans un hangar et d’autres abris de fortune de la région d’Uraba suite à la fermeture de la frontière avec Panama, d’où ils avaient l’intention d’entrer aux Etats-Unis.« Il est du devoir du gouvernement, au travers du Ministère des Affaires étrangères, d’assurer l’intégrité et la dignité de tout étranger qui arrive sur le territoire » indique la lettre, qui demande « d’intervenir d’urgence » afin de trouver une solution à ce problème et d’empêcher que les immigrés « soient soumis à toutes sortes d’abus de la part de ceux qui profitent de leur vulnérabilité ». « L’Eglise catholique d’Uraba se déclare disponible à jouer le rôle de médiateur auprès des immigrés » conclut la lettre.Selon le bureau du Défenseur du peuple d’Uraba, cette situation peut provoquer à court terme un problème de santé publique, du moment que les migrants ne reçoivent pas de soins médicaux et que nombre d’entre eux ont leurs familles avec eux, y compris des enfants en bas âge et des femmes enceintes. Selon la presse locale, Dimanche dernier, la police a arrêté 14 personnes probablement liées au trafic des migrants actif dans cette zone. Cette organisation illégale semble assurer le transport des personnes jusqu’à Turbo puis aux Etats-Unis.

AFRIQUE/MALAWI - Appel de la Conférence épiscopale en faveur des quelques six millions de personnes risquant de souffrir de la faim

Lilongwe – « Nos hôpitaux enregistrent une forte augmentation du nombre de cas de malnutrition et l’on craint que la situation n’empire alors que nous nous approchons de ce que nous appelons la période maigre » avertissent les Evêques du Malawi dans une déclaration au travers de laquelle ils lancent un appel aux organes locaux et internationaux afin qu’ils viennent en aide aux plus de six millions d’habitants du pays touchés par une grave carence de nourriture.Dans le texte parvenu à Fides, la Conférence épiscopale estime à 305,5 millions d’USD la somme nécessaire pour faire face à l’urgence alimentaire.En avril dernier, le Président, Peter Mutharika, avait proclamé l’état de catastrophe nationale suite à la carence de nourriture attribuée aux conditions climatiques et en particulier à la forte sécheresse qui a compromis les récoltes.Les Evêques dénoncent cependant les carences de la politique, en particulier l’absence d’application du « plan national de résilience, visant à briser le cycle de l’insécurité alimentaire ». « Nous souhaitons aller au-delà de l’annonce de beaux plans desquels nos hommes politiques se remplissent la bouche mais qui ne sont ensuite traduits par rien de concret » affirment les Evêques, qui proposent de « prendre en considération la réforme du programme d’aides aux agriculteurs afin d’assurer un soutien aux paysans ».Les Evêques font également état du fait qu’il est nécessaire que le gouvernement restaure les infrastructures agricoles en ruine, accordant la priorité aux structures liées à l’irrigation.

ASIE/INDE - Mission dans les périphéries pour les Filles de Saint Paul dans le cadre de l’Année de la Miséricorde

Nagpur – « Entrer en contact avec les moins privilégiés, pour leur dire que nous les reconnaissons comme nos frères et sœurs dans le Christ » : c’est dans cet esprit que les Filles de Saint Paul de Nagpur, dans l’Etat indien du Maharastra, ont célébré la Solennité de leur Patron, Saint Paul, en appuyant d’autres congrégations religieuses qui opèrent dans les périphéries de la ville afin d’apporter « transformation spirituelle et développement économique dans les villages ».Ainsi que l’a appris Fides, les religieuses ont rencontré les fidèles de la Paroisse de la Sainte Famille, qui assure le soin pastoral de 100 familles catholiques présentes dans deux villages. La communauté, fondée voici 150 ans, est la deuxième Paroisse de l’Archidiocèse de Nagpur.Les Filles de Saint Paul « ont partagé la vie et le ministère de Saint Paul lui-même au travers d’un film, informant les fidèles du charisme de la Congrégation. Nous avons nous-mêmes donné de notre pauvreté et voulu porter un peu de joie dans leur vie » a raconté à Fides Sœur Stella Pereira. Grâce à la collaboration des prêtres de l’Institut des Pauvres Serviteurs de la Divine Providence, la Messe a pu être célébrée, Messe au cours de laquelle a été évoquée la figure de Saint Paul, « infatigable annonciateur de l’Evangile » et « modèle pour tous les baptisés d’aujourd’hui, appelés à être missionnaires ».La Paroisse de la Saint Famille de Nagpur dispose maintenant, grâce à l’action des Pauvres Serviteurs de la Divine Providence, d’un Centre médical et d’une école se trouvant à la disposition des familles pauvres du lieu.

AMERIQUE/VENEZUELA - Questionnement de l’Archevêque de Mérida sur la situation actuelle et la présence des organes de sécurité de l’Etat

Mérida – L'Archevêque de Mérida, S.Exc. Mgr Baltazar Porras, a condamné encore une fois avec force l’agression ayant visé un groupe de séminaristes le 1er juillet à Mérida . « Tout semble indiquer que, derrière ce fait, se trouvent des personnes liées au gouvernement , y compris des personnes occupant des positions officielles semble-t-il, membres des organismes de gouvernement » a déclaré l’Archevêque dans un entretien transmis par la station radiophonique Union Radio.Mgr Porras a rappelé que le petit groupe d’étudiants a été roué de coups, dénudé et dérobé de ses biens alors qu’ils se rendaient à leurs cours dans les environs de la Fédération des Centres universitaires de Mérida, où Lilian Tintori, épouse de l’homme politique d’opposition incarcéré, Leopoldo Lopez, devait tenir une conférence.« A Mérida, lorsque se trouve organisé un événement quelconque qui n’a pas un caractère officiel, ces groupes prennent le dessus et font ce qu’ils veulent. Dans le même temps, les organes de sécurité de l’Etat disparaissent » a souligné l’Archevêque.Les jeunes séminaristes, qui se rendaient à leur leçon d’anglais, ont été mis contre un mur et il leur a été demandé s’ils étaient chavistes ou appartenaient à l’opposition. Devant leur réponse, à savoir qu’ils étaient séminaristes, il semble que la colère et la violence des agresseurs ait augmenté.La note parvenue à Fides signale que la gravité de l’épisode est accrue par le fait que la plainte devant les autorités de police n’a pas été enregistrée, en ce que faite par des membres du parti politique d’opposition Voluntad Popular. Ceux-ci ont dû s’adresser à la Préfecture pour la faire accepter, a souligné l’Archevêque. « Il n’est pas pensable de continuer de la sorte » a réaffirmé Mgr Porras.

ASIE/PAKISTAN - L’Encyclique Laudato si’, source d’inspiration pour les jeunes catholiques

Lahore – Prendre l’Encyclique Laudato si’ du Pape François comme « magna charta » d’un style de vie respectueux et attentif aux plus faibles, aux pauvres, au soin de la Création : c’est ce qui ressort du récent séminaire organisé à Lahore par la Caritas et le Service de Pastorale des Jeunes de l’Archidiocèse, sous la conduite du Père Jahnzeb Iqbal. Les jeunes participants, arrivant de tout le territoire diocésain, ont été sensibilisés par le Père Liam O'Callaghan, missionnaire de Saint Colomban, lequel les a accompagnés dans la réflexion sur la protection de la « maison commune ». Au nombre des suggestions pratiques se trouvent celles de planter des arbres, de ne pas gaspiller l’eau, de conserver propre l’environnement, d’éviter les comportements consuméristes et de partager avec les pauvres.Les jeunes ont apprécié la réflexion, posant des questions et se montrant très intéressés par les thèmes traités dans l’Encyclique. Le texte, a annoncé le Père Liam O’ Callaghan, sera traduit en urdu, dans le cadre d’un projet soutenu par la Conférence épiscopale du Pakistan. L’Eglise au Pakistan, a indiqué le missionnaire, cherche à diffuser le plus largement possible l’Encyclique au sein des Diocèses, des Paroisses, des Mouvements et des associations, y compris en dehors du cadre strictement ecclésial, rencontrant l’intérêt de nombreux milieux musulmans. Les thèmes écologiques sont également « profondément religieux et spirituels et peuvent représenter un terrain commun de coopération et de rencontre avec les fidèles musulmans dans une perspective interreligieuse » a remarqué le missionnaire, invitant les jeunes à collaborer avec tous pour sensibiliser la société.Au terme du séminaire, le Père Jahanzeb Iqbal a affirmé qu’il continuera à organiser des rencontres de ce genre alors que le laïc catholique Rojar Noor Alam, coordinateur des programmes au sein de la Caritas de Lahore, a remercié les participants, encourageant les jeunes à « être un exemple pour les autres au travers de leurs initiatives visant à protéger la terre ».

AFRIQUE/RWANDA - Réactions du gouvernement kenyan aux accusations américaines concernant le recrutement de réfugiés burundais de la part de groupes armés

Kigali – « Un rapport motivé politiquement qui déforme délibérément la réalité » : telle est la définition donnée par l’Ambassadeur du Rwanda a Washington, Mathilde Mukantabana, au rapport annuel du Département d’Etat américain relatif au trafic d’êtres humains dans le monde, rapport au sein duquel certains officiers supérieurs rwandais sont accusés d’avoir recuté des réfugiés burundais, y compris des enfants et des jeunes, au profit de groupes armés au cours de l’année 2015.Déjà en février dernier, l’ONU avait accusé le Rwanda de fomenter des violences au Burundi, pays qui se débat dans une grave crise politique, et ce en recrutant des réfugiés burundais présents sur son territoire au profit de groupes armés .Le gouvernement de Kigali a réagi aux accusations américaines en affirmant qu’il emploie actuellement des ressources importantes afin d’accueillir et de protéger les réfugiés. Il a également déclaré « faire de sérieux efforts pour protéger ses propres citoyens de la menace du trafic d’êtres humains ».Le rapport du Département d’Etat américain reconnaît les efforts faits par le Rwanda mais, dans le même temps, accuse des officiers supérieurs rwandais de complicité dans le recrutement de réfugiés burundais et dans le trafic sexuel au sein d’un camp de réfugiés congolais. Le rapport affirme en outre que les autorités de Kigali, face à ces accusations, n’ont mené que « des enquêtes limitées ».

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Pour l’Evêque de Tombura-Yambio, « le dialogue constitue la seule voie vers la paix »

Abuja – « Le langage provoque actuellement beaucoup plus de violence et dans certains cas des dommages plus grands que ceux des armes » a affirmé S.Exc. Mgr Edward Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio, au Soudan du Sud, intervenant à une émission de Radio Miraya, une station sud-soudanaise sponsorisée par l’ONU. Le Soudan du Sud vient de lancer un difficile parcours de pacification et de réconciliation nationale, après trois années environ de guerre civile et l’Evêque a lancé un appel en direction des responsables catholiques afin qu’ils évitent de recourir à un langage « enflammé » et porteur de divisions et qu’ils développent en revanche un discours qui soit à même de construire le pays ».Mgr Hiiboro a fait référence à la crise de Wau, cité sise à quelques 650 Km au nord-ouest de la capitale, Juba, où au moins une cinquantaine de personnes a trouvé la mort à la fin du mois de juin suite à des affrontements . Selon l’Evêque, la racine de la crise de Wau se trouve dans le manque de dialogue parce que « lorsque le dialogue fait défaut, les personnes recourent immédiatement à la violence et à l’affrontement ».« Les sud-soudanais – souligne Mgr Hiiboro – doivent apprendre à dialoguer. C’est le dialogue qui a porté à la fondation du Soudan du Sud. Ce n’est pas un signe de lâcheté que de parler avec votre frère et votre sœur et de leur dire que nous nous sommes trompés et que nous devons chercher une porte de sortie ».Malheureusement, ajoute l’Evêque, la population du pays vit dans une profonde méfiance réciproque, ayant peur de parler les uns avec les autres. Mgr Hiiboro souligne que, bien que l’Eglise, la société civile et les ONG doivent apporter leur contribution au lancement du dialogue national, les autorités ont le devoir de ramener la paix dans tout le pays. « Nous, en tant qu’Eglise, nous préparons les personnes au dialogue mais nous avons besoin que le gouvernement intervienne et renforce le message diffusé par l’Eglise pour préparer la route à une nation stable et pacifique » a-t-il conclu.

AMERIQUE/GUATEMALA - « Leçons brillantes », programme d’éducation scolaire pour les jeunes cireurs de chaussures

Guatemala – Les enfants guatémaltèques qui travaillent comme cireurs de chaussures vivent généralement loin de toute forme d’instruction, demeurant sans perspective d’avenir différente de leur présent. Ils ne parviennent pas à aller à l’école parce que contraints à travailler sept jours par semaine. Conscient de cette réalité et dans le but d’apporter un peu d’espoir, une Fondation locale sans but lucratif, qui cherche à contribuer au développement communautaire au sein du département d’Alta Verapaz, a mis sur pieds le projet « Leçons brillantes », qui s’adresse aux jeunes cireurs de chaussure de la zone de la capitale. Selon les nouvelles parvenues à Fides, l’initiative vise à fournir aux mineurs une éducation scolaire adaptée afin d’améliorer et, par la suite, de transformer leur avenir. Les enfants reçoivent du matériel scolaire, tels que des livres, des cahiers et un goûter, de manière à ce que la fréquentation des cours ne comporte pas de frais, lesquels pourraient les faire renoncer au programme. Même si le Guatemala a accompli des progrès significatifs dans le secteur, il continue à enregistrer le plus fort taux d’analphabétisme d’Amérique centrale. Les données officielles concernant l’accès à l’instruction et le maintien au sein du système éducatif guatémaltèque indiquent que la majeure partie de la population demeure exclue. Il est estimé en effet que seuls 18% de cette dernière ont achevé l’équivalent du CP.

AMERIQUE/PARAGUAY - Appel du Vicaire apostolique de Chaco Paraguayo à « vivre sans violence et sans abus »

Chaco – Un appel « à la non violence et à la coexistence sans abus » a été lancé par S.Exc. Mgr Gabriel Narciso Escobar Ayala, Vicaire apostolique de Chaco Paraguayo.La requête est arrivée hier, après que l’Evêque ait raconté, au cours de la Messe dominicale, le cas d’une adolescente indigène de l’ethnie des Tomarahos, qui a été victime, voici quelques jours, d’une brutale agression sur la voie publique de cette ville. La violence de ses agresseurs a été telle qu’elle a été presque défigurée pour avoir résisté à la violence sexuelle.Selon les informations parvenues à Fides, le Vicaire apostolique a profité de cette occasion pour dénoncer, une fois encore, le climat d’abus et de violences qui règne dans la région, l’imputant principalement au manque d’intervention des autorités de la zone. En particulier, la critique a visé les représentants du Parquet, de la Police d’Etat et même les médecins de l’hôpital régional, qui n’auraient pas rédigé de rapport clair sur l’agression en question. « Je refuse de croire que cette négligence des autorités soit liée au fait que la victime est une personne d’humbles conditions et surtout une indigène » a souligné l’Evêque. Mgr Escobar Ayala a expressément demandé à ceux qui se trouvent en première ligne au sein de ces institutions de bien faire leur devoir, afin de protéger l’intégrité des personnes et surtout des plus pauvres.Dans le nord du Paraguay, selon la note transmise par le Vicariat apostolique, la population vit dans une situation d’abandon de la part de l’Etat, privée de services, situation à laquelle viennent s’ajouter des abus et des violences de la part de ceux qui devraient faire respecter les droits de la population. A plusieurs reprises, les Evêques ont ouvertement dénoncé la grave situation en question, réclamant l’intervention de l’Etat .

AMERIQUE/CHILI - Demande d’intervention de l’Evêque de Temuco de la part du gouvernement dans le cadre du premier dialogue institutionnel avec les mapuches

Temuco – Le gouvernement chilien organise actuellement un dialogue sans précédent pour affronter le conflit dans la zone Mapuche. C’est ce qu’a confirmé à la presse locale l’Evêque de Temuco, S.Exc. Mgr Héctor Eduardo Vargas Bastidas, S.D.B., auquel le Secrétariat des Affaires intérieures du gouvernement a demandé de participer aux négociations en tant que principal organisateur, afin de contacter les représentants du monde Mapuche. « Il s’agit d’une initiative qui vient du gouvernement et devrait être annoncée très prochainement » a déclaré Mgr Vargas.A cette première « table de dialogue Mapuche », qui intervient au cours du deuxième mandat du Président Michelle Bachelet, est prévue la participation des responsables Mapuches, des agriculteurs et d’universitaires, tels que le Prix national d’Histoire, Jorge Pinto. Il n’est par ailleurs pas exclu que soient appelés à intervenir également des membres du corps des gardes forestiers et des responsables du mouvement mapuche le plus radical, les deux secteurs ayant déjà été contactés par le gouvernement selon la note transmise à Fides par une source locale.La préoccupation de l’Eglise concernant la situation du peuple Mapuche a toujours été placée au premier plan. En décembre dernier, Mgr Vargas avait indiqué à Fides : « En Araucarie, existe une situation complexe : d’un côté, une dette historique vis-à-vis du peuple Mapuche, de l’autre, des actes de violence dont le nombre augmente et qui se répandent, avec tous les problèmes que cela comporte. Les activités pastorales du Diocèse de Temuco atteignent un millier de communautés mapuches. Cette action passe également par la valorisation de la dignité, de la culture et des droits du peuple Mapuche, en promouvant des institutions qui améliorent leur qualité de vie, comme la formation de micro entreprises et qui augmentent la productivité de leur terre » .Au sein de l’Araucanie chilienne, ce qu’il est convenu d’appeler le « conflit mapuche » oppose depuis les années 1990 le plus important groupe ethnique du pays aux agriculteurs et aux entrepreneurs à cause de conflits sur la propriété des terrains, considérés par les Mapuches comme « patrimoine ancestral ». Au cours de ces dernières semaines, différents épisodes d’affrontements violents entre indigènes mapuches et membres de certaines communautés d’agriculteurs de la zone ont été enregistrés .

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