Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/INDE - Prêtre catholique retrouvé pendu au Karnataka

Mysore – Un prêtre catholique a été retrouvé mort par pendaison le 13 avril dans des circonstances encore mystérieuses, dans une Paroisse du Diocèse de Mysore, sis dans l’Etat du Karnataka, dans le sud-ouest de l’Inde. Le corps sans vie du Père Raja Kannu, 56 ans, a été retrouvé à Palaya, à quelques 35 Km de Musore, pendu à l’aide d’une corde à un ventilateur dans les locaux de la Paroisse où le prêtre résidait. Les circonstances du décès ne sont pas encore connues et la police mène actuellement une enquête sur cet épisode.S.Exc. Mgr Bernard Moras, Archevêque de Bangalore et Président du Conseil épiscopal du Karnataka, a exprimé à Fides sa « profonde tristesse pour la mort tragique et non naturelle du Père Raja Kannu. A peine ai-je appris sa mort, j’ai téléphoné à l’Evêque , exprimant nos sincères condoléances et nos prières. Me trouvant en retraite avec les prêtres de l’Archidiocèse de Bangalore, j’ai aussitôt annoncé la nouvelle et nous avons prié pour lui et pour le Diocèse de Mysore ».« Il m’a été dit par l’Evêque de Mysore, S.Exc. Mgr Thomas Vazhapilly, que le Père Raja Kannu était un Curé engagé, actif et aimé au sein de la Paroisse de Palaya où il résidait depuis 10 mois seulement ». La nouvelle de sa mort a bouleversé la communauté et les fidèles du cru demandent à ce que soient au plus vite découvertes les dynamiques de sa mort et les éventuels responsables de celle-ci.

AMERIQUE/MEXIQUE - Déclarations de l’Evêque de Saltillo contre les aumônes d’origine suspecte

Coahuila – « L’argent ne doit jamais être blanchi parce que plus tu le blanchis et plus tu salis ta conscience » a affirmé S.Exc. Mgr José Raúl Vera López, OP., Evêque de Saltillo au cours de la présentation de la Campagne de collecte pour le fond sacerdotal 2016, un fond destiné à assurer la subsistance des prêtres âgés du Diocèse.Mgr Vera Lopez a ajouté : « Un prêtre sait bien ce que peuvent donner ses fidèles et il sait bien comment découvrir quelles pourraient être les aumônes anormales. Il a par suite l’obligation de dire : cet argent, nous ne pouvons pas l’utiliser parce qu’il n’est pas possible d’en justifier la provenance et si nous nous rendons dans une banque, ses employés diront également : cela, nous ne pouvons pas l’accepter ».L’Evêque a souligné que l’Eglise ne peut accepter « d’argent sale » provenant de la criminalité organisée et si cela n’arrive pas à Coahuila, cela a été le cas en d’autres lieux du Mexique.

ASIE/SYRIE - Invitation du Président syrien à une délégation « de haut niveau » du Patriarcat de Moscou

Damas – Le Président syrien, Bashar el Assad, a invité une délégation « de haut niveau » de l’Eglise orthodoxe russe à visiter la Syrie, dans un contexte où l’armée syrienne semble avoir renversé le sort du conflit, les milices rebelles, en majorité djihadistes se trouvant repoussées et chassées de vastes parties du territoire national grâce au soutien militaire reçu de Moscou. La nouvelle de l’invitation officielle a été diffusée par les agences russes, qui rapportent des déclarations de l’Higoumène Aesenij, représentant personnel du Patriarche de Moscou, Cyrille, près le Patriarcat orthodoxe d’Antioche, lequel a été reçu hier en audience par le Président syrien.Le Patriarche Cyrille, accompagné par le Métropolite Hilarion de Volokolamsk, avait déjà été reçu à Damas par le Président Assad le 13 novembre 2011, alors que la révolte des groupes d’opposition avait commencé depuis quelques mois et avant que le conflit ne se radicalise. Au cours de cette rencontre, Bashar el Assad avait exalté la Syrie comme « exemple de coexistence pacifique de différentes communautés religieuses ».

AFRIQUE/RD CONGO - Retour à la maison du Père du Père Benoît Kinalegu, connu pour son engagement en faveur des victimes de la LRA

Kinshasa – Le Père Benoît Kinalegu est retourné à la maison du Père à l’âge de 53 ans seulement. Il s’agissait du prêtre congolais qui avait lancé l’alarme à propos des violences commises par l’Armée de résistance du Seigneur dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Le Père Kinalegu avait en particulier été le premier à dénoncer le massacre perpétré par le groupe d’origine ougandaise à Noël 2008 ayant porté à la mort de plus de 800 personnes dans la région du Haut-Uélé.« Quand je suis arrivée avec une collègue à Dungu pour vérifier si les informations que nous avions reçues étaient vraies, on nous a dit que la personne que nous devions absolument rencontrer était l'Abbé Benoît. » indique dans une note parvenue à l’Agence Fides Ida Sawyer d’Human Rights Watch . « Dès notre première rencontre, nous avons été frappés par son courage » poursuit l’opératrice de l’organisation de défense des droits fondamentaux. « Il a accepté de nous aider à découvrir ce qu'il s'était passé et nous a accompagnés à moto jusqu'aux lieux reculés où s'étaient produits les massacres. Son empathie avec les victimes et les témoins traumatisés, dont beaucoup avaient vu certains de leurs proches être massacrés à coups de machettes, a été instantanée. Il était doux, réconfortant et solidaire. Ils le considéraient avec respect et il leur a prodigué des encouragements, leur assurant qu'ils ne seraient pas oubliés ».Une promesse que le Père Kinalegu a tenu, au point que l’administration américaine a envoyé un corps de forces spéciales en RDC, au Soudan du Sud et en République centrafricaine – les trois pays les plus touchés par les incursions de la LRA – afin de donner la chasse aux guérilleros conduits par Joseph Kony.Le Père Kinalegu a en outre créé à Dungu un centre pour les enfants qui avaient été enlevés par la LRA et contraints à devenir combattants ou esclaves sexuels. « Il les a aidés à se remettre, à reconstruire leurs vies et à se réinsérer dans leurs communautés. Son sourire chaleureux et sa nature optimiste les ont aidés sur le long chemin du rétablissement. Pour les nombreuses victimes de la LRA et leurs familles, il a été un pilier sur lequel elles pouvaient s'appuyer lors des périodes les plus sombres » conclut Ida Sawyer.Le Père Benoît Kinalegu est mort le 8 avril suite à des problèmes rénaux et circulatoires. Il était Directeur de la Commission Justice et Paix du Diocèse de Dungu-Doruma. En 2012, il avait reçu de HRW le prix Alison Des Forges pour son engagement humanitaire.

ASIE/IRAQ - Prise de position du Patriarche de Babylone des Chaldéens contre le soutien ou l’organisation de l’exode des chrétiens de la part de prêtres

Bagdad – L’Eglise en tant que telle, et en particulier les prêtres, ne doit en aucune manière être impliquée directement dans des opérations et programmes qui planifient et organisent l’exode des chrétiens irakiens en direction de pays étrangers et quiconque continuera à ignorer ce rappel à l’ordre prendra personnellement la responsabilité de tels choix, y compris devant l’autorité patriarcale. C’est ainsi que le Patriarche de Babylone des Chaldéens a mis en garde les opérateurs pastoraux, et en particulier le clergé patriarcal, en ce qui concerne leur implication directe et opérationnelle dans l’organisation de l’expatriation des chrétiens irakiens qui continuent à abandonner leur pays suivant les routes migratoires qui, du Proche-Orient, mènent également en Europe et en Amérique.La délicate question a été discutée par les Evêques chaldéens lors d’une récente réunion tenue à Erbil sous la présidence de S.B . Louis Raphaël I Sako. Au cours de leur discussion – ainsi que l’indique le communiqué final de la réunion – les membres de l’Episcopat chaldéen ont également dénoncé les opérations ambiguës menées par des individus et des groupes n’étant pas directement liés à l’Eglise mais qui cherchent à tirer partie de la condition dramatique de nombreux réfugiés chrétiens pour poursuivre « des intérêts économiques, politiques et médiatiques ». Dans le respect du libre choix de ceux qui tentent d’expatrier pour assurer un avenir plus serein à leurs familles, les Evêques mettent en garde les chrétiens contre les dangers qui souvent accompagnent les phénomènes migratoires gérés illégalement par des trafiquants et des organisations sans scrupules.Les victimes potentielles des manœuvres de ceux qui cultivent des intérêts autour des flux migratoires des chrétiens irakiens sont en particulier les populations chrétiennes ayant fui Mossoul et la plaine de Ninive à l’arrivée des djihadistes du prétendu « Etat islamique » qui vivent maintenant dans des conditions précaires à Erbil et dans d’autres zones du Kurdistan irakien. Dans le communiqué parvenu à Fides, les Evêques chaldéens réaffirment que la libération des régions irakiennes occupées par les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ne peut naturellement être de la responsabilité de l’Eglise mais qu’elle n’est pas non plus entre les seules mains des forces politiques locales ou du gouvernement de Bagdad et qu’elle pourra être favorisée seulement au travers de l’implication des puissances régionales et mondiales.

AMERIQUE/Mexique - Signature d’un accord interdisant l’emploi des enfants dans les champs

Chihuahua – Dans l’Etat mexicain de Chihuahua, aucun agriculteur ne pourra plus embaucher d’enfants comme cela est le cas dans tous les autres Etats du pays. Les autorités locales, en compagnie de 250 propriétaires d’exploitations agricoles, ont récemment signé un accord interdisant d’employer des mineurs dans les travaux agricoles. Année après année, arrivent dans l’Etat de Chihuahua des journaliers, en provenance du Chiapas et de Veracruz. Il s’agit souvent de familles entières comprenant des mineurs et ces derniers sont employés dans les champs, En 2015, au moins 25.000 journaliers ont été comptabilisés dont 250 enfants. L’accord prévoit que les enfants de paysans qui arrivent dans l’Etat de Chihuahua seront pris en charge par des centres d’accueil où ils disposeront de nourriture, iront à l’école et ne travailleront donc pas par suite dans les champs. Il s’agit d’une initiative du Centre d’Assistance intégrale pour Enfants migrants qui a pour but d’éradiquer le travail des mineurs et d’offrir une instruction et une assistance sanitaire.

AFRIQUE/SENEGAL - Colloque des Caritas d’Afrique et d’Europe à Dakar

Dakar – Formuler des propositions en vue de politiques migratoires qui dépassent l’actuelle approche basée uniquement sur la sécurité au travers d’un partenariat entre Etats africains et européens : tel sera le contenu du séminaire auquel participeront du 19 au 21 avril les Caritas du Sahl, d’Afrique du Nord et d’Europe, réunies pour l’occasion à Dakar .Le séminaire, qui a pour thème « Crise migratoire et droits humains. Quels rôles, quelle action pour les Caritas du sahel, d’Afrique du Nord et d’Europe » est organisé par la Caritas Sénégal et le Secours Catholique /Caritas France. Participeront à l’événement des membres des réseaux Caritas de l’Afrique de l’Ouest ; de l’Afrique du Nord et d’Europe .« La région Afrique en général, et sa sous-région Afrique du Nord en particulier, ont été projetées au-devant de la scène internationale depuis que la gestion des dynamiques migratoires autour de la Méditerranée a pris l'allure d'une forme policière » affirme le communiqué envoyé à l’Agence Fides. « Une gestion marquée également par les limites des approches adoptées avec des drames récurrents dont les chiffres et statistiques au décompte des victimes sont hallucinants ».Face à ce drame, les Caritas, au travers de leurs réseaux territoriaux, entendent « s’impliquer davantage avec un dispositif cohérent, impliquant les bureaux Caritas à travers un schéma et un agenda complémentaire, capable d'apporter des solutions durables, et même d'influencer positivement la formulation des politiques de migrations en Afrique et en Europe ».

AMERIQUE/BOLIVIE - Prise de position de la Conférence épiscopale contre le trafic de drogue, « menace pour la coexistence pacifique et démocratique »

La Paz – La Conférence épiscopale de Bolivie a réaffirmé la gravité du problème du trafic de drogue, qui « menace la coexistence pacifique et démocratique du pays » dans un communiqué diffusé au terme de son Assemblée ayant eu lieu à Cochabamba.Les Evêques ont repris le contenu de la Lettre pastorale publiée voici quelques jours dans laquelle ils avaient lancé l’alarme en ce que le trafic de drogue est désormais arrivé à certaines structures de l’Etat, message qui a provoqué la réaction du Président, Evo Morales.Dans leur communiqué d’hier, les Evêques reconnaissent les efforts faits et les initiatives prises par le gouvernement en matière de lutte contre le trafic de drogue, en place depuis plusieurs années, mais soulignent qu’il « faut faire des pas plus décidés de la part de tous ». Ils réaffirment que leur message constitue une réflexion pastorale et un appel en faveur d’un dialogue sincère au sein de la société afin de reconnaître « la portée et la gravité du problème qui menace la coexistence pacifique et démocratique du pays ».« En effet, le trafic de drogue, outre à causer la toxicomanie, est porteur de violence, de corruption, de mensonge, d’injustice et de mort » peut-on lire dans le communiqué. Les Evêques demandent en outre à ne pas avoir peur de « cette triste réalité » et à ne pas être passifs ou résignés, appelant en revanche « à se confronter avec les vérités malcommodes associées à ce problème ». Face à la demande du gouvernement faite aux Evêques de signaler les cas des autorités impliquées, les Evêques rappellent le cas de deux anciens chefs de la police chargée de la lutte anti-drogue détenus, l’un aux Etats-Unis et l’autre en Bolivie.

ASIE/PHILIPPINES - Appel du Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour les Communautés ecclésiales de base aux futurs responsables

Manille – Afin de garantir un bon gouvernement et une action politique orientée vers le bien commun, les nouveaux responsables des Philippines devraient adopter l’approche de la miséricorde. C’est ce qu’affirme à moins d’un mois des élections générales du 9 mai, le Père Amado Picardal, Rédemptoriste et Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour les Communautés ecclésiales de base de la Conférence épiscopale des Philippines. Ainsi que l’indique une note parvenue à Fides, « ce dont le pays a besoin est une gouvernance enrichie par la miséricorde ».Rappelant le temps du Jubilé, « il serait opportun de considérer la miséricorde comme l’une des principales qualité à rechercher parmi les candidats » indique-t-elle.Mais que signifie pour les responsables politiques « être miséricordieux » ? Le Père Picardal, engagé depuis longtemps dans la pastorale sur l’île de Mindanao, répond en indiquant des personnes qui « font de leur mieux pour que prévalent la justice et la paix ».« Des responsables durs et impitoyables ont émergé à différentes époques par le passé avec des résultats désastreux » observe-t-il, se référant à la dictature. « Si les responsables élus n’ont pas de pitié, la population finira dans une société où règne la terreur, les droits fondamentaux sont violés et l’Etat de droit ignoré » poursuit-il.« Les responsables compatissants sont conscients et préoccupés par la situation du peuple, en particulier des pauvres et des marginalisés. Ils s’assurent du fait que l’économie n’exclut personne et n’avantage pas de grands capitalistes et des multinationales étrangères et qu’elle ne détruit pas l’environnement » a-t-il ajouté. « Les responsables animés par la miséricorde – conclut-il – ne sont pas corrompus et ne tolèrent pas la corruption ».

ASIE/PAKISTAN - Cinq nouveaux prêtres franciscains à Lahore

Lahore – L’Eglise au Pakistan a accueilli le don de cinq nouveaux religieux franciscains capucins ordonnés prêtres, comme l’indique à Fides le Provincial du Pakistan, le Père Francis Nadeem. L’ordination a eu lieu le 8 avril en la Cathédrale du Sacré-Cœur de Lahore, au cours d’une Messe célébrée par l’Archevêque, S.Exc. Mgr Sebastian Shaw. Les cinq religieux sont les Pères Lazar Aslam, Adnan Kashif, Azam Siddique, Almas Yousaf et Adeel Mazhar.L’Archevêque s’est adressé aux cinq nouveaux prêtres en ces termes : « Nous avons l’exemple de Saint François d’Assise » qui, de commerçant qu’il était, « a pris soin des lépreux, les victimes les plus répugnantes ». « Saint François n’a rien demandé à Dieu. Il a toujours prié : Seigneur, que veux-Tu que je fasse ? Je vous demande à tous de prier comme Saint François. Ecoutez la Parole de Dieu, qui vous donnera toujours ce qui est juste pour votre vie ». Il leur a ensuite demandé d’être, plus que des « chercheurs ou des prédicateurs », « d’authentiques témoins de l’Evangile », ceux dont le monde et l’Eglise ont besoin. L’Archevêque a en particulier fait référence au Jubilé de la Miséricorde et leur a rappelé qu’ils doivent être « des dispensateurs de la miséricorde et de la tendresse de Dieu ». « Si nous demeurons entre les mains de Dieu, alors nos cœurs seront des oasis de miséricorde, de pardon et d’humilité » a-t-il conclu. Lahore est le plus grand Archidiocèse du Pakistan, réparti en 27 Paroisses.

ASIE/MYANMAR - Un enfant sur cinq au travail au lieu d’aller à l’école

Yangon – Un enfant birman sur cinq ayant entre 10 et 17 ans travaille au lieu d’aller à l’école, compromettant ainsi son développement personnel et professionnel outre à mettre en danger ses perspectives d’avenir. Les données en question ressortent du rapport intitulé Emploi et Industrie qui recueille certains résultats du recensement effectué en 2014 dans le secteur du travail. Selon ce document, 1,7 millions de mineurs se trouvent en dehors du système éducatif parce qu’ils travaillent. Le rapport, dont a eu connaissance l’Agence Fides, ne prend pas en considération la situation de 1,1 millions d’apatrides Rohingya et rapporte par ailleurs la situation des birmans de plus de 65 ans dont 20% continuent à travailler dans les secteurs agricole, de la pêche ou du bois. Il existe également une forte discrimination entre les sexes vus que 85% des hommes de 15 à 64 ans travaillent contre seulement la moitié des femmes de la même tranche d’âge présentes sur le marché du travail. Le recensement de 2014 était le premier effectué en 30 ans. Au total, 51 millions de personnes vivent au Myanmar, y compris les Rohingya, présents dans l’Etat de Rakhine. Seul un tiers des habitations est doté de l’énergie électrique. La mortalité infantile est de 62 pour 100.000 nés vivants et l’espérance de vie moyenne se situe autour des 66,8 ans.

AMERIQUE/CHILI - Nouvel incendie d’une chapelle et prise de position de l’Evêque de Temuco

Temuco – Une autre chapelle catholique a été incendiée à l’aube d’hier dans la région d’Antiquina, sur le territoire de la commune de Canete, dans la région de Biobio . Selon les informations de la police, l’incendie volontaire a complètement détruit la structure, qui dépendait de la Paroisse Notre-Dame du Mont Carmel. Comme dans le cas des autres incendies de lieux de culte , là aussi a été trouvé une toile portant des inscriptions accusant l’Eglise catholique d’être complice de l’Etat contre le peuple Mapuche.La note transmise à Fides par une source locale rappelle que le 2 mars le Grand Séminaire Saint Fidèle du Diocèse de Villarrica, avait été évacué après avoir été occupé par les membres d’un groupe activiste de la communauté mapuche Trapilhue, laquelle revendique la propriété du terrain sur lequel est édifié le Séminaire. Le responsable de ce groupe a affirmé : « l’Eglise a démontré être un membre supplémentaire de l’Etat et il n’y aura pas de paix tant que l’Eglise ne sera pas expulsée du territoire mapuche ».Ont alors commencé les incendies d’églises de la zone . Au début du mois d’avril, a également été incendiée le temple évangélique de l’Union chrétienne sis à Ercilla, des opuscules portant l’inscription « Toutes les églises seront brûlées » ayant été retrouvés à cette occasion.L’Evêque de Temuco, S.Exc. Mgr Hector Eduardo Vargas, dans un entretien accordé à un journal local, a expliqué que « les églises brûlées se trouvent au sein des communautés mapuches. Nous devons penser que ces églises ont été construites par eux-mêmes. Les mapuches, comme par exemple le groupe des loncos, sont les premiers animateurs des communautés. Ils catéchisent, sont missionnaires laïcs et ont même des séminaristes. Les personnes sont désormais épouvantées. Ces attaques frappent non seulement l’Eglise mais aussi les communautés locales elles-mêmes ». « Le peuple mapuche est profondément religieux – souligne l’Evêque – et la solution définitive part du dialogue ».

ASIE/SYRIE - Précisions sur les chrétiens morts à Qaryatayn et démentis concernant le massacre djihadiste

Qaryatayn – Au cours de ces derniers mois, dans la ville de Qaryatayn, de nombreux chrétiens ont été tués dans des circonstances diverses et de différentes manières liées au fait que la région dans laquelle se trouve cette ville – reprise récemment par l’armée syrienne – se trouvait entre les mains des djihadistes du prétendu « Etat islamique » depuis août 2015. Cependant différentes sources locales consultées par l’Agence Fides démentent les reconstitutions ayant circulé ces derniers jours dans le circuit médiatique international citant des déclarations du Patriarche syro-orthodoxe Ignace Ephrem II faisant état du massacre de 21 chrétiens tués par les djihadistes pour avoir refusé de se convertir à l’islam.En recoupant les nouvelles reprises par différentes sources locales, l’Agence Fides est en mesure de reconstruire tout ce qu’il est possible de savoir de certain et même de non vérifié en ce qui concerne la mort des chrétiens de Qaryatayn au cours des huit derniers mois. Le scénario qui en ressort exclut les reconstitutions qui font état de massacres antichrétiens perpétrés à Qaryatayn durant le temps où sa région se trouvait sous le contrôle des djihadistes du prétendu « Etat islamique » et aide en revanche à percevoir les nombreux facteurs de violence qui ont bouleversé la Syrie au cours de ces dernières années, s’acharnant notamment sur les communautés chrétiennes sans défense.Dans le détail, les sources locales contactées par Fides indiquent que, du 5 au 20 septembre 2015, parmi les chrétiens qui vivaient à Qaryatayn sous le contrôle des djihadistes – après avoir signé ce qu’il est convenu d’appeler le « contrat de protection ou de soumission » – ont été enregistrés cinq morts dont quatre cas de mort naturelle et un jeune tué par un bombardement au cours d’une opération aérienne des forces de la coalition internationale anti-djihadistes. Le 22 septembre, un chrétien a été tué par les djihadistes sous l’accusation de blasphème et ce non pas pour avoir vilipendé le prophète Mahomet ou le coran mais parce que, durant son travail dans une vigne, d’autres travailleurs, musulmans, l’avaient entendu prononcer des blasphèmes. Entre temps, dès le début du mois de septembre, trois chrétiens Qaryatayn, en compagnie d’un autre provenant de Qamishli et d’un coreligionnaire de la ville à majorité chrétienne de Sadad, avaient été emmenés comme otages à Raqqa. Quelques semaines plus tard, parmi les musulmans de Qaryatayn a circulé la rumeur selon laquelle, au sein de la place forte du prétendu « Etat islamique » en Syrie, ces chrétiens avaient été tués mais cette nouvelle n’a pas été confirmée objectivement aux sources contactées par Fides.A compter du mois d’octobre, les chrétiens de Qryatayn, notamment grâce à l’aide d’amis musulmans, ont commencé à quitter la ville par petits groupes, en direction d’Homs, pour rejoindre des zones et villages contrôlés par l’armée syrienne alors que les bombardements aériens effectués sur zone par la coalition anti-djihadistes s’intensifiaient. Les premières à être mises en condition de fuir ont été les jeunes chrétiennes célibataires parce qu’une rumeur avait circulé selon laquelle des chefs djihadistes voulaient les prendre pour épouses. Le 10 octobre, le Père Jacques Mourad, Prieur du Monastère de Saint Elie que les djihadistes avaient enlevé en mai puis remis en liberté à Qaryatayn a également quitté la ville en compagnie d’autres chrétiens de la ville, au nombre d’environ 250. Les chrétiens en question avaient été pris en otage et temporairement déportés au moment où le prétendu « Etat islamique » avait occupé la zone.Après les premières fuites de chrétiens, les djihadistes ont arrêté dix jeunes hommes baptisés et les ont soumis à la torture, les menaçant de mort s’ils ne s’étaient pas convertis à l’islam. Précédemment, les prêtres et les responsables chrétiens, prévoyant cette circonstance, en parlant à leurs fidèles, avaient suggéré que, dans des cas semblables, il était préférable déclarer sa conversion à l’islam plutôt que de perdre la vie, en espérant que ce reniement de la foi en paroles mais non de cœur puisse être temporaire, dans une situation précaire et mouvante comme celle du conflit syrien.Les familles chrétiennes en fuite utilisaient comme « base logistique » le long du chemin une ferme située dans une zone non contrôlée, dans laquelle n’étaient présents ni l’armée syrienne ni le prétendu « Etat islamique ». Dans cette ferme, cinq chrétiens et six musulmans aidaient à fuir les familles chrétiennes qui y parvenaient à pieds, en organisant leur transfert en direction d’Homs et en acceptant de conserver les biens que les fugitifs ne pouvaient pas porter avec eux. Un jour du mois de décembre, une cinquantaine de membres d’une formation armée non liée aux djihadistes a attaqué la ferme, tuant tant les cinq chrétiens que les six musulmans afin de razzier les biens que les fugitifs y avaient laissé en dépôt.Les trois derniers chrétiens morts à Qaryatayn sont tombés sous les bombardements qui ont frappé la zone au cours de la phase de la reconquête lancée par l’armée syrienne avec l’appui russe.Le récit des souffrances des chrétiens de Qaryatayn, avec ses éléments lumineux et ses traits obscurs et indéchiffrables qui accompagnent toujours la révélation historique du mystère du mal, aide également à comprendre que les événements tragiques de cinq années de conflit tragique en Syrie ne peuvent être compris en adhérant de manière irréfléchie aux schémas des diverses propagandes idéologiques. A Qaryatayn également, des musulmans ont été tués alors qu’ils aidaient leurs amis chrétiens à fuir la violence dans l’espoir de pouvoir revenir un jour sur leurs terres pour vivre « une vie calme et tranquille », comme celle préfigurée par Saint Paul dans sa première Lettre à Timothée.

AFRIQUE/KENYA - Communiqué final de l’Assemblée plénière de la Conférence épiscopale dédié notamment au grave problème de la corruption

Nairobi – « Le cancer de la corruption tue actuellement notre pays. Nous allons actuellement vers une société sans Dieu, blessée par le tribalisme, au sein de laquelle l’argent est devenu la seule idole ». Tel est le fort cri d’alarme lancé par les Evêques du Kenya dans le communiqué final de leur Assemblée plénière.Après avoir rappelé la visite apostolique du Pape François au Kenya en novembre dernier , le document, envoyé à l’Agence Fides, décrit une situation extrêmement préoccupante : « Femmes et hommes de la rue portent le fardeau de la corruption. La majorité des kenyans languit dans la pauvreté et se trouve incapable de satisfaire leurs besoins de base. Ils n’ont pas accès à des soins médicaux adéquats, pas plus qu’à des structures scolaires décentes et à une éducation de qualité ». En particulier, ce sont les jeunes qui sont touchés, remarquent les Evêques, étant contraints à verser des pots-de-vin pour trouver un travail ou dans tous les cas de disposer de connaissances « en haut lieu ».Les Evêques rappellent le cri du Pape François s’adressant aux kenyans au cours de son voyage : « Non à la corruption », une plaie qui frappe tout un chacun, du monde politique à la magistrature, de la police à l’école – des étudiants ayant payé pour passer des examens de manière malhonnête.Une autre plaie dénoncée dans le document est celle du tribalisme, jamais disparu mais qui reprend actuellement vigueur, au point que les Evêques affirment : « Nous voyons actuellement tout au travers du prisme de l’ethnicité ». La radicalisation des jeunes est liée à cette situation. Cette dernière a lieu « dans des groupes dangereux qui créent de l’insécurité et portent à des comportements déviants . Nous sommes alarmés par la corruption des jeunes qui se traduit en pots-de-vin, en drogue et en promotion de l’immoralité sexuelle ».« Par conséquent – poursuivent les Evêques – nous nous dirigeons vers une société sans Dieu, qui transforme l’argent en une idole. Les personnes tendent à vivre pour l’argent et leur philosophie consiste à disposer du plus possible de ressources financières, le plus rapidement possible et par tous les moyens ».Les Evêques concluent en invitant les kenyans à la rescousse et à l’espérance, parce que « le Christ a obtenu la victoire contre tout désespoir. Nous devons tous combattre le mal au-dedans de nous. Nous devons nous engager, personnellement et collectivement, à refuser toute forme de corruption qui détruit actuellement notre tissu social ».

ASIE/PAKISTAN - Appel de la Commission nationale Justice et Paix en faveur du retrait des contenus discriminatoires au sein des programmes d’enseignement

Karachi – Il est urgent de retirer les contenus portant à la haine et à des préjudices envers les minorités religieuses existant dans les manuels scolaires en usage dans les écoles de tout le pays. Tel est l’appel lancé par la Commission nationale Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan., qui a présenté, ces jours derniers à Karachi, un document intitulé : « Déraciner l’intolérance religieuse au travers de l’éducation ». Ainsi que cela a été indiqué à Fides, la Commission remarque que, si la société pakistanaise entend faire des progrès et garantir, y compris face au reste du monde, qu’elle est véritablement pacifique, respectueuse des droits fondamentaux et de la dignité de toute personne, qu’il s’agit d’une société inspirée et régulée par l’Etat de droit, « la structure de l’instruction scolaire doit être changée et les programmes doivent être modifiés ».Kashif Aslam, l’un des membres de la Commission, a révélé que l’organisme épiscopal a étudié et analysé 70 manuels, remarquant que le matériel publié dans le rapport correspond seulement à 25% de ce qui a été relevé au cours de l’analyse. Par rapport aux manuels en usage dans les écoles publiques du Pendjab, ceux de la province du Sindh « contiennent moins de préjudices envers les minorités religieuses » observe-t-il.La Commission souhaite et recommande un travail conjoint entre le Ministère de l’Instruction publique pakistanais et des organismes de la société civile et des différentes communautés religieuses, afin d’intervenir sur de tels textes et de les réformer. Dans la perspective d’une véritable volonté d’éradication de l’intolérance religieuse, il est en effet nécessaire de partir de l’instruction des jeunes et de la formation de leurs mentalités. De cela – conclut la Commission – dépend l’avenir harmonieux et pacifique de la société pakistanaise.

AMERIQUE/PORTO RICO - Risques pour les retraites des enseignants dans le cadre de l’aggravation de la crise

San José – Alors que le gouvernement de Porto Rico ne semble pas parvenir à sortir de la profonde crise économique dans laquelle sombre le pays , ce sont désormais les enseignants des écoles, publiques et privées, qui risquent leur retraite, du moment que le gouvernement a commencé à suspendre les paiements des charges sociales liées au traitement des fonctionnaires. Ainsi, les retraites des enseignants des écoles publiques, des forces de police, des pompiers et de milliers d’autres fonctionnaires pourraient également être réduites.Porto Rico compte quelques 120.000 fonctionnaires gouvernementaux et des milliers de retraités du secteur public. Nombreux sont ceux qui, comme les enseignants et les membres de la police, disposent de plans de retraite alternatifs à ceux de la sécurité sociale, ce qui fait qu’en cas de blocage des retraites, ils ne percevraient pas même celle de la sécurité sociale. Le fond des administrations publiques devrait couvrir les charges pour retraites en cas de besoin mais il est lui aussi sur le point de se tarir.La situation des écoles catholiques est particulièrement grave suite à l’abandon scolaire. Ainsi, les enseignants risquent non seulement leurs retraites mais également leur poste de travail. En moins de 10 ans, 10% de la population ont quitté le pays.

AMERIQUE/VENEZUELA - Appel de l’Archevêque de Caracas en faveur du respect du V° Commandement après les lynchages et la violence diffuse

Caracas – L'Archevêque de Caracas, S.Em. le Cardinal Jorge Urosa Savino, a publié hier une lettre également signée par les quatre Evêques auxiliaires de l’Archidiocèse, dans laquelle il condamne comme péché le lynchage des criminels. « C’est avec une profonde horreur et une profonde tristesse – écrit-il – que nous avons appris qu’au cours de ces dernières semaines se sont vérifiés à Caracas différents lynchages de personnes. Cela est absolument inacceptable et va à l’encontre du V° Commandement de la loi de Dieu, qui dit de ne pas tuer. Il s’agit également d’une grave injustice parce qu’il punit de mort les délits mineurs et parfois ôte la vie à des personnes innocentes ».Le texte parvenu à Fides continue : « Nous sommes conscient du fait que les citoyens honnêtes et travailleurs sont en colère à cause de l’impunité dont jouissent de nombreux criminels dans la situation actuelle. Cela est en partie de la responsabilité des différents organismes publics qui ont pour obligation la plus grave de protéger la vie et les propriétés des vénézuéliens ».Le texte s’achève sur un appel urgent à l’exécutif, aux forces de l’ordre et aux juges afin qu’ils arrêtent les délinquants et qu’ils les punissent conformément à la Constitution. L’Archevêque demande à la population de ne pas se laisser transporter par la haine et de ne pas devenir des assassins.Le Venezuela devient en ces mois non seulement le pays le plus pauvre d’Amérique mais aussi le plus violent, à cause de la criminalité organisée locale et des groupes armés qui contrôlent certaines zones de la capitale. La sécurité n’existe pas dans les rues. Le Cardinal Urosa lui-même avait dénoncé la corruption et la violence il y a peu de temps , mais dernièrement ont eu lieu des lynchages visant à bloquer la petite délinquance et la situation dégénère.

AMERIQUE/ETATS UNIS - Pauvreté, abus et conflits familiaux, causes du phénomène des enfants des rues

New York - Un rapport du Centre national des Familles sans domicile fixe a révélé qu’en 2015, aux Etats-Unis, 2,5 millions d’enfants vivent dans des refuges, dans les rues, dans des voitures ou des camps sans aucune protection. Par ailleurs, près de 40% des mineurs et adolescents interrogés dans le cadre d’une étude publiée par JAMA Pediatrics a indiqué comme motivation principale la pauvreté, outre les conflits et abus à l’intérieur des familles de leur situation. Les auteurs de l’étude ont examiné 49 des 13.559 cas de participants de 24 pays dont 21 pays en voie de développement. Aucune des personnes en question ne dépassait les 24 ans d’âge. De surcroît, 39% des personnes interrogées ont attribué à la pauvreté la raison pour laquelle ils vivent dans les rues, 32% l’ayant motivé par des conflits familiaux et 26% par des abus.

AMERIQUE/ARGENTINE - Enfants et travailleurs adultes trouvés dans des conditions inhumaines dans un dépôt pour emballages

Maipu – Suite à une inspection du gouvernement ayant concerné un dépôt d’emballages situé dans le département de Maipu, en province de Mendoza, ont été trouvés des ouvriers et des enfants vivant dans des conditions inhumaines en ces lieux malsains. Des familles entières occupaient des habitations privées d’aération, et risquaient des intoxications et des explosions dans les lieux mêmes où elles dormaient, mangeaient et cuisinaient. Selon le communiqué envoyé à Fides, les fonctionnaires du sous-secrétariat au travail contrôlaient dans la province le travail enregistré et les conditions d’hygiène et de sécurité outre à vérifier l’absence d’enfants travailleurs. Au cours de leur inspection, ils ont trouvé six ouvriers et dix personnes habitant dans des pièces collectives dont deux mineurs.

ASIE/INDE - Engagement des franciscaine d’Asie du sud en faveur des pauvres et des marginalisés

Bangalore – Les franciscains des nations d’Asie du sud réaffirment leur engagement au service des pauvres et des marginalisés, en particulier en contribuant à répondre aux questions sociales les plus urgentes qui se manifestent dans la région : droits des peuples indigènes, problèmes liés aux migrants, condition de la femme, soin et préservation de l’environnement, lesquels ont une influence sur la vie des populations locales.Dans la région en question, s’est constitué le Réseau franciscain d’Asie du Sud qui rassemble plus de 60.00 religieux, religieuses et laïcs s’inspirant au charisme de Saint François d’Assise, lesquels sont répartis en quelques 200 Provinces religieuses, distribuées entre le Bangladesh, l’Inde, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka, sans oublier le Myanmar. Les franciscains sont engagés dans des services éducatifs, sanitaires et sociaux, avec une attention particulière au soin et au développement des populations les plus pauvres et les plus indigentes, vulnérables ou marginalisées.Les délégués des différentes Provinces se sont rencontrés ces derniers jours à Bangalore pour réfléchir ensemble et lancer des plans d’action concrets dans le contexte de l’Asie du sud. Les lignes directrices de la réflexion et de l’action, indique à Fides le Père Nithiya Sagayam OFM Cap., Coordinateur du Réseau, ont été constituées par deux documents du Pape François, à savoir l’Encyclique Laudato Si et la Bulle Misericordiae Vultus, avec une attention à une « vision prophétique » que les disciples de Saint François désirent développer.Parmi les questions abordées, se trouvaient la condition de la femme et la violence liée au sexe, la réponse chrétienne et franciscaine à la culture matérialiste et consumériste et la contribution franciscaine à la construction de la paix au sein de la société. Le Réseau des franciscains en Asie du sud poursuivra son œuvre de coordination entre les différentes nations et proposera également des cours de formation périodiques et des séminaires et ce « toujours dans la perspective de trouver les modalités selon lesquelles mieux servir les derniers de la société » conclut le Père Nithiya Sagayam.

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