Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/JORDANIE - Début de la XI° Assemblée générale du Conseil des églises du Proche-Orient

Amman - La lutte qui implique les chrétiens du Proche-Orient, au cours de cette phase tragique de leur histoire, « n’est pas contre des forces humaines, n’est pas contre la chair et le sang mais contre les principats et les puissances, contre les seigneurs des ténèbres de ce temps, contre les bandes du mal en des lieux liés au ciel » : c’est en ces termes que le Patriarche grec orthodoxe de Jérusalem, Théophile III, a déterminé les contours eschatologiques du contexte des urgences et des drames vécus par les communautés chrétiennes dans la région bouleversée par des guerres et des fanatismes féroces.Cette déclaration a été faite hier, 6 septembre, lors de l’ouverture à Amman de la XI° Assemblée générale du Conseil des églises du Proche-Orient, à laquelle participent 22 chefs et représentants officiels d’Eglises et communautés chrétiennes présentes sur zone. Le titre de la rencontre, tiré du Psaume 118 propose la vocation des chrétiens à être des instruments de miséricorde en cette partie du monde dévastée par des violences, des injustices, des conspirations et des luttes de pouvoir.« Vue la situation actuelle et les difficiles conditions de la région – a ajouté Théophile III dans son discours d’ouverture – il est indispensable que notre attention se concentre sur la nécessité de réduire les souffrances humaines » et sur celle de « protéger la présence chrétienne. Celle-ci – a souligné le chef de l’Eglise orthodoxe de Jérusalem – est de notre responsabilité et nous ne pouvons ni ne devons attendre que d’autres s’en chargent à notre place ».De nombreuses interventions des chefs et représentants d’églises – du Patriarche copte orthodoxe Tawadros II au Patriarche syro orthodoxe Ignace Ephrem II, en passant par le Catholicos arménien apostolique Aram I et par le Patriarche grec orthodoxe d’Antioche, Yohanna X – ont affronté les nombreuses situations d’urgence qui caractérisent les communautés chrétiennes proche orientales en ce moment. Nombreux sont ceux qui ont souligné la nécessité de trouver de nouveaux chemins efficaces pour vivre la communion entre baptisés et l’urgence d’alimenter la tradition de coexistence et de dialogue entre chrétiens et musulmans afin d’affronter ensemble la maladie des sectarismes fanatiques et de trouver les voies pour affirmer également au Proche-Orient les principes de citoyenneté et de pleine égalité entre les citoyens devant la loi.

AFRIQUE/SOUDAN - Santé précaire et pluies, causes de la prolifération des maladies dans les camps de réfugiés du Darfour

Nyala - La saison des pluies dans le Nord Darfour a été caractérisée par de nouveaux foyers de paludisme de typhus et d’ictère parmi les évacués. Une note parvenue à l’Agence Fides indique qu’un coordinateur du camp de Sortony, dans la localité de Kabkabiya, a demandé aux autorités d’intervenir dans l’urgence afin de fournir des médicaments et de l’assistance sanitaire attendu que de nombreux décès ont été enregistrés parmi la population. Le communiqué affirme encore que, dans la capitale de l’Etat d’El Fasher, les citoyens se sont plaints des mauvaises conditions de santé dues à la détérioration des services sanitaires, à une assistance sanitaire précaire, au manque de médicaments et en particulier de ceux indispensables pour sauver les patients dans les hôpitaux. Le personnel médical – médecins, stagiaires et spécialistes – est en grève à El Fasher depuis le 28 juillet en signe de protestation contre la détérioration des services médicaux et le non versement des rétributions aux salariés de l’hôpital. Le gouvernement de l’Etat l’a destitué et éloigné des structures hospitalières. En réponse, le Comité central soudanais des médecins a condamné et dénoncé la décision du gouvernement du Nord Darfour et des responsables de l’hôpital d’El Fasher, indiquant que la mesure prise constitue une injustice.

AMERIQUE/BRESIL - Message de la Conférence épiscopale pour la fête de l’Indépendance

Brasilia – Aujourd’hui, 7 septembre, le Brésil célèbre la fête de son indépendance vis-à-vis du Portugal, sanctionnée le 7 septembre 1822. Pour l’occasion, les Evêques brésiliens ont publié un court message dont le titre est constitué par le verset biblique « L’espérance ne déçoit point » .« La Conférence nationale des Evêques du Brésil , à l’occasion des célébrations du 7 septembre, fête de l’Indépendance, réaffirme que le Brésil est un pays libre, souverain et religieux. Il constitue l’une des dix plus grandes économies du monde, dispose d’un territoire vaste et varié, avec plus de 200 millions de brésiliens et de brésiliennes. Il témoigne d’une histoire construite sur la diversité, la tolérance et la coexistence pacifique », indique à son début le texte parvenu à l’Agence Fides.Les Evêques sont conscients de « vivre un moment triste de notre histoire », en ce que « l’absence de valeurs éthiques et morales provoque une profonde crise politique, économique et sociale ». L’inégalité sociale désormais historique court le risque d’être encore aggravée par le démantèlement des politiques publiques.« Nous prenons acte des difficultés du moment – poursuivent les Evêques – mais nous croyons dans la capacité du peuple brésilien à surmonter les adversités, toujours au travers de manifestations pacifiques. Chaque institution est appelée à faire face à ses devoirs propres, dans un Etat démocratique de droit, en faveur du peuple brésilien et jamais d’intérêts privés ou corporatifs. La Constitution de 1988, fruit d’un processus de participation populaire, protection de la démocratie brésilienne, doit être défendue ardûment ».Dans la dernière partie de leur message, les Evêques rappellent qu’il manque moins d’un mois aux élections municipales, qui se tiendront le 2 octobre et constitueront une occasion pour le peuple brésilien de « parler au moyen des urnes ». Ils invitent donc à une « participation active et consciente ». Enfin, ils réaffirment que « la fête de l’indépendance constitue une occasion pour réaffirmer l’engagement du peuple brésilien en faveur de la démocratie au travers du dialogue et de la recherche infatigable de la paix, pour construire ensemble un Brésil fraternel et ce dans la justice ».

AFRIQUE/CAMEROUN - Nomination du Recteur du Séminaire propédeutique Bienheureux Paul VI de Nkongsamba

Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 9 juin 2016, a nommé Recteur du Séminaire propédeutique Bienheureux Paul VI sis dans le Diocèse de Nkongsamba au Cameroun le Père Gilbert Ngadang, du clergé du Diocèse de Bafoussam.Le nouveau Recteur est né le 17 juin 1967 à Foreke-Dschang. Après le premier cycle d’études secondaires, il est entré, en 1984, au Petit Séminaire de Bafou et a poursuivi sa formation au Grand Séminaire de Bambui en 1987. Il a été ordonné prêtre le 2 juillet 1994 dans le Diocèse de Bafoussam. Après avoir exercé son ministère pastoral en tant que Vicaire et Curé dans différentes Paroisses, il a étudié de 2012 à 2015 à la Faculté Notre-Dame de Paris jusqu’à obtenir une maîtrise en Théologie fondamentale. Au cours de l’année 2014-2015, il a effectué sa première année de recherche en vue du Doctorat.

ASIE/CHINE - Diffusion des salles de prière au sein des aéroports internationaux chinois

Shen Zhen – Environ 30 m2 de superficie avec la décoration sobre et essentiel d’une chapelle, des bancs et des exemplaires de la Bible à disposition pour permettre aux passagers de pouvoir prendre un moment de prière ou de méditation : telles sont les caractéristiques de l’oasis spirituel, salle de prière récemment ouverte au sein de l’aéroport international de Shen Zhen, zone de libre commerce du sud de la Chine continentale.Selon les nouvelles recueillies par Fides, la presse locale a fait état du fait que « l’ouverture de la salle de prière constitue un signe de reconnaissance de la culture chrétienne, de respect pour les hôtes internationaux, facilitant la prise en considération de leurs besoins moraux et spirituels. S’agissant d’une ville connaissant un grand afflux d’étrangers, l’initiative aide également à une connaissance de la culture chrétienne promouvant l’évangélisation ».Au cours de ces dernières années, différents aéroports internationaux chinois ont aménagé une salle de prière, destinée aux chrétiens, aux musulmans et aux fidèles de différentes religions, comme c’est le cas de l’aéroport international de Pékin – deux salles – de celui de Shuang Liu à Cheng Du, chef-lieu de la province du Si Chuan, de celui de Xian Yang à Xi An, de celui de Kun Ming, chef-lieu de la province du Yun Nan, et de celui d’Ordos, en Mongolie intérieure.Les chrétiens chinois apprécient grandement cette initiative et, selon certains d’entre eux, « ils doivent profiter de cette opportunité pour promouvoir la foi ».

OCEANIE/AUSTRALIE - Conférence sur Internet dédiée à la miséricorde

Sydney – « Miséricorde : une manière d’être dans le monde » : tel est le titre de la nouvelle conférence sur Internet organisée pour le 20 septembre par le Broken Bay Institute, au sein du Diocèse australien homonyme. L’Institut en question est spécialisé en communication sur Internet dédiée à des thèmes théologiques et spirituels. En syntonie avec les contenus de l’Année jubilaire de la Miséricorde, le Broken Bay Institute, partenaire de la Conférence épiscopale d’Australie, « entend répondre de cette manière à l’invitation faite par le Pape François d’explorer cet aspect central de notre foi » annonce l’Institut.Ainsi que l’indique une note parvenue à Fides, le Broken Bay Institute a créé, au cours de l’Année Sainte, une série d’événements, de conférences et de séminaires intitulés « Moments de miséricorde », au sein desquels vient s’insérer la conférence en ligne. « Nous croyons que la conférence en ligne constitue une extension de la formation à la foi à l’époque contemporaine et dans un environnement contemporain » a expliqué Gerard Goldman, Administrateur délégué de l’Institut. Dans un Institut qui a fait de la formation théologique et spirituelle sa mission, « nous considérons qu’il est de notre responsabilité de fournir à tous les fidèles qui peuvent se connecter à Internet une ressource et un approfondissement gratuit » a poursuivi Gerard Goldman.La conférence en ligne pourra compter sur les contributions en direct de S.Exc. Mgr Mark Coleridge, Archevêque de Brisbane, de Sœur Veronica Lawson, écrivain, et de Phil Glendenning, Président du Conseil pour les réfugiés d’Australie. Les personnes connectées pourront intervenir en direct et poser leurs questions aux intervenants ou débattre avec eux.

AMERIQUE/BOLIVIE - Missionnaire parmi les jeunes alcooliques de la forêt amazonienne

La Paz – Giovanni Forasacco avait 54 ans lorsqu’il quitta l’Italie pour se rendre comme missionnaire en Bolivie. Il était entré au sein de la Communauté Pape Jean XXIII, fondée par le Père Oreste Benzi, et mûrit dans ce cadre le choix de vivre en pleine forêt amazonienne, dans la région du Haut Beni, avec un groupe d’alcooliques afin de les accompagner dans leur désintoxication. Ainsi que l’indique la note parvenue à Fides, il s’agit de personnes sans espoir, dont la seule possibilité de survie est représentée par l’isolement dans la jungle. En leur compagnie, il cultive des bananes, du café, du riz et annonce la parole de Jésus en leur traduisant la revue « Pain quotidien », bimestriel contenant la Parole de Dieu de chaque jour et les méditations du Père Benzi, mais surtout il les écoute et comprend leurs misères.Dans la forêt, les conditions de vie sont extrêmement difficiles : chaleur humide, insectes qui tourmentent tout au long de la journée, extrême pauvreté. Aucun autre missionnaire n’était parvenu à rester aussi longtemps sur place mais Giovanni Forasacco donne toutes son énergie à ces hommes détruits par l’alcool et par une vie de misère. Avec l’aide de donations provenant d’Italie et de projets de l’Union européenne, il construit un nouveau hangar dans lequel le petit groupe peut vivre plus dignement. En mai de cette année, il était rentré en Italie pour collecter une fois de plus des fonds pour poursuivre ces travaux mais il meurt à l’improviste le 29 août, alors qu’il travaillait sa terre bien aimée, à l’âge de 63 ans. Il avait laissé pour consigne qu’il voulait être enterré face à la chapelle de cette petite communauté de personnes blessées aux côtés d’un jeune hôte mort voici quelques années.

AMERIQUE/COLOMBIE - Semaine pour la Paix à Cali

Cali – Dans le cadre de la 29ème édition de la Semaine pour la Paix célébrée en Colombie du 4 au 11 septembre , l’Archidiocèse de Cali, sous la conduite de son Archevêque, S.Exc. Mgr Darío de Jesús Monsalve Mejía, a préparé différents événements dont le principal sera constitué par la rencontre du 6 septembre dédiée au thème « Des dialogues aux accords de réconciliation ». Cette rencontre aura pour but, selon les organisateurs, de « fournir à la communauté des instruments suffisants pour prendre des décisions conscientes dans le cadre du référendum. Elle permettra également de comprendre les défis que sont appelés à relever les citoyens colombiens dans le cadre de ce nouveau processus de transition vers la paix, en ce qui concerne la construction de la réconciliation, la crédibilité et le respect de ceux qui pensent différemment ».La rencontre présentera l’expérience de l’Eglise en matière de construction de la paix et l’importance de la réconciliation en tant qu’instrument essentiel pour la paix. Le principal invité de l’événement est S.Exc. Mgr Luis Augusto Castro Quiroga, Archevêque de Tunja et Président de la Conférence épiscopale de Colombie. Prendront également la parole dans ce cadre Henry Acosta, économiste travaillant à Cali et protagoniste des dialogues entre les FARC et le gouvernement colombien, ainsi que le Père José González, Vicaire de l’Archidiocèse de Cali pour la Réconciliation et la Paix.

AMERIQUE/MEXIQUE - Célébration pour la famille et les migrants en présence de 18.000 fidèles

Ciudad Juarez – Depuis Ciudad Juarez , 15 Evêques des Diocèses de la zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique, ont participé à la célébration pour la défense de la famille et des migrants. Selon la note envoyée à Fides, environ 18.000 personnes ont participé le 3 septembre au soir à la Messe célébrée au Centre des Congrès El Punto par S.Exc. Mgr Jose Guadalupe Torres Campos, Evêque de Ciudad Juarez, Chihuahua.« Nous ne pouvons demeurer indifférents à la voix de Dieu qui aujourd’hui, au travers de l’Eucharistie, continue à nous parler. Dans l’Evangile, Dieu parle à Joseph dans un rêve et lui donne une indication très concrète : Lèves-toi, prends ta famille, prends-en soin, protèges la, et Joseph écoute la voix de Dieu. Il prend sa famille, la porte en Egypte pour en prendre soin et la protéger de l’ennemi. Il la sauve, la protège » a déclaré l’Evêque au cours de son homélie. « De même, nous aussi, nous devons suivre la voix de Dieu en ce qui concerne nos familles ».Sur le même autel construit pour la célébration du Pape François destinée aux migrants durant sa visite apostolique au Mexique, ont concélébré avec Mgr Torres, le Secrétaire de la Conférence épiscopale mexicaine ainsi que des Evêques du Mexique et des Etats-Unis. Cette Messe a constitué la célébration finale de la Marche pour les familles organisées en pensant aux familles de nombreux mexicains, divisées par la frontière, dans le cadre des événements organisés dans le cadre de l’Année de la Miséricorde.

ASIE/TURQUIE - Rejet de « fausses accusations » d’implication dans le coup d’Etat manqué de la part du Patriarcat œcuménique

Istanbul – Le Patriarcat oecuménique de Constantinople déplore les « fausses accusations » ayant circulé ces jours derniers dans la presse turque et visant à accréditer une implication du Patriarche œcuménique Bartholomé I dans le coup d’Etat manqué du 15 juillet dernier en Turquie. La réprobation du Patriarcat œcuménique a été rendue publique par le responsable du Bureau de presse patriarcal, Dositheos Agnostpoulos, au travers d’une déclaration sèche, dans laquelle il est fait référence à l’article attribué à l’ancien diplomate américain Arthur Hughes, publié à la mi-août sur le site Internet www.orietnalreview.org, lequel était présenté par la presse turque comme source des indiscrétion concernant le Patriarcat œcuménique. En réalité, Arthur Hughes a lui-même démenti être l’auteur de l’article en question. Vus les aspects peu clairs de cette affaire, des sources proches du Patriarcat orthodoxe ont fait part à l’Agence Fides de l’impression que l’ensemble de l’opération aurait pu être mise en place pour mettre en difficulté le Patriarche Bartholomé I en personne.Le 30 août dernier , le quotidien turc Aksam avait publié en une un article dans lequel il accréditait de présumées connivences de la CIA et du Patriarcat œcuménique de Constantinople avec le coup d’Etat manqué du 15 juillet en Turquie, ourdi, selon Ankara, par le prédicateur islamique Fethullah Gulen, actuellement réfugié aux Etats-Unis, et par son mouvement Hizmet.

ASIE/JORDANIE - Réunion des chefs des Eglises dédiée au présent et à l’avenir des chrétiens au Proche-Orient

Amman – Demain, 6 septembre, sera ouverte à Amman la XI° Assemblée générale du Conseil des églises du Proche-Orient, qui voit la participation des Chefs et des représentants de toutes les Eglises et communautés ecclésiales présentes dans la région. A la rencontre, qui voit comme Eglise hôte le Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem, prennent part notamment le Patriarche d’Antioche des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, le Patriarche émérite de Jérusalem des Latins, S.B. Fouad Twal, le Patriarche d’Antioche des syro catholiques, S.B. Ignace Youssif III Younan, le Patriarche d’Antioche des grec melkites, S.B. Grégoire III Laham, le Patriarche grec orthodoxe d’Antioche, Yohanna X, et le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II.Les rencontres et colloques entre les Chef des églises et des communautés religieuses se concentreront sur la conditions des chrétiens de la région au cours de la phase historique en cours et prendront en examen également le besoin de favoriser le dialogue et la coexistence avec les communautés islamiques majoritaires ainsi que les initiatives de secours au profit des réfugiés et des victimes des guerre mises en place par les communautés ecclésiales. Seront également évaluées les initiatives à prendre afin de solliciter la Communauté internationale et les puissances mondiales et régionales pour favoriser la fin des conflits en Syrie et en Irak dans les plus brefs délais.En accueillant cette rencontre ecclésiale de haut niveau, le Royaume hachémite de Jordanie revendique également son rôle de Gardien des Lieux Saints chrétiens, et atteste de nouveau de sa sollicitude à reconnaître la présence chrétienne en tant qu’élément autochtone indispensable et ne pouvant être éliminé de la mosaïque de peuples et de communautés religieuses coexistant au Proche-Orient. Le Dimanche 4 septembre, le Roi, Abdallah II, en recevant le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, a tenu à réaffirmer le fait que la Jordanie représente un modèle de « coexistence harmonieuse » entre chrétiens et musulmans. Au cours de sa première journée en Jordanie, Tawadros II a inauguré à Madaba le monastère copte orthodoxe de Saint Antoine, dont la première pierre avait été posée par son prédécesseur, Shénouda III, en 2005, et s’est rendu en visite au Mont Nébo, d’où Moise eut la vision de la Terre promise destinée par Dieu au Peuple élu.Le Conseil des églises du Proche-Orient, fondé en 1974 à Nicosie et ayant actuellement son siège à Beyrouth, a pour but de faciliter la convergence des communautés chrétiennes de la région sur des thème d’intérêt commun et de favoriser le dépassement des contrastes de matrice confessionnelle.

ASIE/INDE - Inauguration en Orissa d’une rue intitulée à Mère Teresa

Bhubaneswar – Le Premier Ministre de l’Etat de l’Orissa, Naveen Patnaik, a officiellement inauguré la Madre Teresa Road le Dimanche 4 septembre à 10.15 locales à Bhubaneswar, capitale de l’Etat. L’inauguration – la première en Inde – a été voulue le même jour que la canonisation de la Bienheureuse Mère Teresa de la part du Pape François. Ont participé à la cérémonie de nombreuses autorités civiles et religieuses, dont l’Archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, S.Exc. Mgr John Barwa, et Sœur Mary Olivet, Supérieure régionale des Missionnaires de la Charité en Orissa, ainsi que des milliers de fidèles.La décision d’intituler une rue à Mère Teresa exprime le souhait « que l’Inde devienne une maison pour servir les pauvres, les nécessiteux et les opprimés » a déclaré le Premier Ministre.Le gouvernement a accueilli la requête du Conseil épiscopal de l’Orissa, qui a exprimé sa joie et sa gratitude à l’exécutif. A cette occasion, S.Exc. Mgr John Barwa, au nom des Evêques de l’Orissa, a remarqué que le but de Mère Teresa « n’était pas de convertir les personnes mais – comme elle le disait elle-même – de faire d’un hindou un bon hindou, d’un musulman un bon musulman et d’un chrétien un bon chrétien ». « La Mère a redonné dignité à tout être humain, sans distinction de caste ou de credo » a-t-il ajouté.Les participants ont célébré la nouvelle Sainte comme « une personne au charisme unique », faisant mémoire des nombreuses qualifications qu’elle a reçu pendant sa vie comme celles « d’ange de Calcutta », de « sainte des pauvres », de « voix de la compassion », de « conscience de l’humanité », d’« Ambassadeur de la charité » et de « prophétesse de la paix ».Sœur Olivet a également remercié le gouvernement pour le souvenir public rendu à Mère Teresa. Récemment, le gouvernement de l’Orissa a demandé aux Missionnaires de la Charité de prendre en charge les femmes handicapées mentales et des hommes sans domicile fixe. Actuellement, environ 90 d’entre eux sont accueillis au sein de quatre maisons des Missionnaires sises sur le territoire de l’Orissa. Dans l’Etat en question, les Missionnaires de la Charité disposent de 18 maisons. Sainte Mère Teresa a visité pour la première fois Bhubaneswar en 1974 et y est revenue à diverses reprises.

AFRIQUE/ZAMBIE - Rejet du recours du candidat malheureux aux élections présidentielles de la part de la Cour constitutionnelle

Lusaka – La Cour constitutionnelle de Zambie a rejeté le recours présenté par Hakainde Hichilema, le candidat malheureux aux élections présidentielles, devancé par le Président sortant, Edgar Lungu, ouvrant la voie à la réinstallation de ce dernier. Selon les normes constitutionnelles, le candidat vaincu peut présenter un recours en cas de soupçons de fraudes au cours du scrutin.Bien que la Cour ait accordé le 2 septembre une prorogation de l’audience afin de permettre à Hakainde Hichilema de présenter de nouveaux documents, la Cour a aujourd’hui décidé que la procédure judiciaire s’est achevée le 2 septembre, conformément à la norme constitutionnelle selon laquelle la Cour constitutionnelle dispose de 14 jours pour statuer à ce propos à compter de la date de dépôt du recours.Les élections ont été caractérisées par des tensions liées notamment à la situation économique difficile du pays, alors que les principales confessions chrétiennes avaient dénoncé la censure ayant frappé les moyens de communication indépendants .

AFRIQUE/RD CONGO - Alerte au Sud Kivu pour la présence de groupes armés burundais

Kinshasa – « La situation dans la plaine de Ruzizi et sur les hauts plateaux de la province du Sud Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, continue à se détériorer. La situation est si sombre qu’elle ressemble désormais à celle de la province du Nord Kivu » indique un communiqué envoyé à l’Agence Fides par ACMEJ/DH, organisation humanitaire locale.Le communiqué affirme qu’au cours de ces derniers jours, se sont vérifiés sur zone différents vols routiers perpétrés par des personnes parlant burundais et swahili, suscitant l’inquiétude de la population locale, sentiment qui risque de se transformer en irritation vis-à-vis des réfugiés burundais. Ces derniers sont en effet arrivés dans la zone en avril 2015, pour échapper aux tensions et aux violences causées par la réélection du Président, Pierre Nkurunziza.Jusqu’ici, selon ACMEJ/DH, entre la population locale et les réfugiés, de bons rapports ont été établis. « Certains réfugiés ont été accueillis par des familles congolaises, d’autres louent des maisons avec leurs propres moyens financiers. Encore une fois, dans l’ensemble, on note une véritable solidarité entre congolais et réfugiés burundais ».L’ACMEJ/DH souligne que l’infiltration de groupes armés burundais dans la zone n’a rien à voir avec la présence des réfugiés et que ces derniers risquent même de devenir « des victimes innocentes de cette situation ». L’organisation humanitaire demande aux autorités locales et à la MONUSCO de renforcer la sécurité dans la plaine de Ruzizi afin de prévenir de nouvelles violences.

VATICAN - Mention des « nombreuses religieuses qui offrent leur vie sans économie dans des contextes difficiles » de la part du Pape

Cité du Vatican – Au terme de la Messe célébrée hier, Dimanche 4 septembre, sur le parvis de la Basilique Saint-Pierre pour la Canonisation de la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta, le Saint-Père François, avant de réciter la prière mariale de l’Angelus, a fait mention des nombreuses religieuses missionnaires oeuvrant de par le monde dans des situations souvent très difficiles en ces termes : « En ce moment, je voudrais faire mémoire de ceux qui se dépensent au service de nos frères dans des contextes difficiles et risqués. Je pense spécialement aux nombreuses Religieuses qui offrent leur vie sans économie. Prions en particulier pour la Sœur missionnaire espagnole, Sœur Isabel, qui a été tuée voici deux jours dans la capitale d’Haïti, un pays particulièrement éprouvé, où je souhaite que cessent de tels actes de violence et qu’il existe plus de sécurité pour tous. Faisons aussi mémoire des autres Sœurs qui, récemment, ont subi des violences dans d’autres pays ». La missionnaire Sœur Isabel a été tuée dans la capitale haïtienne le 2 septembre dans le cadre d’un vol .

AFRIQUE/CAMEROUN - Arrivée des premiers réfugiés provenant du Gabon

Yaoundé – Des dizaines de gabonais continuent à arriver à Kyo-Osi, ville sise dans le sud du Cameroun, à la frontière avec le Gabon, afin de fuir les violences post-électorales dues à la réélection contestée du Président Ali Bongo Ondimba. Les autorités de Yaoundé ont envoyé un fort contingent de police et de gendarmerie afin de renforcer les contrôles à la frontière et d’encadrer les réfugiés.Les gabonais assurent qu’ils entendent rentrer au Gabon dès que l’ordre et le calme seront rétablis mais qu’ils sont pour le moment contraints à la fuite, affirmant que différents morts sont déjà à déplorer après les affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants favorables à Jean Ping, l’adversaire du Président sortant qui a déclaré être le Président élu par le peuple.Les affrontements les plus graves ont été enregistrés dans la capitale, Libreville, et dans la deuxième ville du Gabon, Port-Gentil, bien que des heurts aient aussi concerné les villages frontaliers avec le Cameroun, en tant qu’ils sont des places fortes de l’opposition.Outre les ressortissants gabonais, différents étrangers vivant dans le pays ont eux aussi décidé de fuir. Parmi ceux-ci, des membres de la nombreuse communauté camerounaise et de celles d’autres pays d’Afrique occidentale.

AMERIQUE/ARGENTINE - Convocation d’une rencontre interreligieuse à San Carlos de Bariloche face à la pérennisation de la violence

San Carlos – Face à la pérennisation du climat de violence, caractérisé par des homicides et par des attentats contre la vie, le Diocèse de San Carlos de Bariloche a promu pour demain, Dimanche 4 septembre à 17.00 locales, une rencontre de prière à laquelle sont invités « hommes et femme de toutes les fois et religions ainsi que les personnes de bonne volonté aspirant à changer et à améliorer la vie en ville » selon l’annonce parvenue à Fides.La Pastorale sociale du Diocèse, au travers d’un communiqué, demande des explications pour tous les cas récents d’assassinats intervenus en ville. « Encore un homicide à Bariloche : cette fois-ci, c’est au tour de Lucas Munoz – affirme le texte. Après plusieurs jours sans progrès significatifs dans l’enquête concernant ce cas comme dans celui d’autres enquêtes concernant des faits s’étant vérifiés voici déjà longtemps dans notre ville, nous ajoutons notre voix à celle de la population pour réclamer des explications concernant tous ces cas qui demeurent obscurs ». La Pastorale sociale demande à ce que « les autorités compétentes répondent à ce cri, parce qu’il s’agit d’une situation qui punit notre population, laquelle a l’impression de cheminer dans l’insécurité et d’être orpheline de ceux qui ont pour obligation de la protéger ».Enfin, le communiqué invite à prier afin que les dernières morts en date ne soient pas vaines mais qu’elles génèrent « le respect pour la vie, la solidarité entre les habitants afin de construire une communauté libre de trames obscures et sans craintes de pouvoir vivre dans la liberté, de manière digne et dans la paix ».

AFRIQUE/GABON - Libreville, ville morte et auto proclamation de Jean Ping comme Président du pays

Libreville – « Libreville est une ville morte. Les magasins et les bureaux sont fermés et les seules présences dans les rues sont celles des militaires en patrouille. La population s’est barricadée dans les maisons par crainte et les communications via Internet sont interrompues » déclarent à l’Agence Fides des sources locales depuis la capitale du Gabon, sources qui demandent à conserver l’anonymat pour raisons de sécurité. La tension demeure élevée après l’annonce de la victoire du Président sortant, Ali Bongo Ondimba, aux élections présidentielles du 27 août dernier .Le 30 août, la Commission électorale avait annoncé la victoire d’A. Bongo par 49,80% des voix contre 48,23% à Jean Ping. Ce dernier a cependant demandé un recomptage des bulletins de vote et a convoqué, hier soir, 2 septembre, une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré être le Chef de l’Etat. « Le monde entier sait qui est le Président de la République : c’est moi, Jean Ping » a-t-il déclaré.Ces derniers jours, la France, l’Union européenne et les Etats-Unis avaient demandé la publication de l’ensemble des résultats des quelques 2.500 bureaux de vote. « Le gouvernement a répondu que la loi gabonaise ne le permet pas – indiquent les sources de Fides. L’opposition entend faire appel à la Cour constitutionnelle mais, jusqu’ici, elle n’a pu le faire en ce que toutes les administrations sont fermées, y compris les bureaux judiciaires ».

AMERIQUE/HAITI - Meurtre d’une missionnaire espagnole active au profit des pauvres

Port-au-Prince – « C’est avec une grande tristesse et une profonde douleur, encore sous le choc, que nous partageons la nouvelle, à peine reçue de la Provinciale des Etats-Unis. Aujourd’hui, Sœur Isa Solá a été tuée à Haïti, dans le cadre d’un vol dans les environs de la Cathédrale de Port-au-Prince. Merci de prier pour Isa, pour sa famille, pour nos sœurs d’Haïti, des Etats-Unis et d’Espagne. Que Dieu vous bénisse ». C’est ce qu’écrit Sœur Monica Joseph, Supérieure générale des Religieuse de Jésus-Marie , annonçant la nouvelle de la mort de Sœur Isa Solá Matas, 51 ans, originaire de Barcelone et missionnaire à Haïti depuis de nombreuses années.Selon les informations recueillies par Fides, l’assassinat à eu lieu hier matin , 2 septembre, alors que la religieuse conduisait sa voiture dans une rue centrale de la capitale. Elle a été atteinte par deux coups de feu au cours d’une probable tentative de vol selon la police locale, laquelle a constaté l’absence de son sac à main et d’autres objets personnels. La religieuse était fortement engagée en faveur des strates les plus humbles et les plus pauvres d’Haïti, avec lesquelles elle coexistait pratiquement depuis le séisme de 2010. Elle avait aidé à reconstruire des maisons, prêtait service en tant qu’infirmière et tentait de soulager les souffrances de ceux qui avaient subi une amputation dans le cadre du séisme.Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, caractérisé par un manque d’instruction, par la pauvreté et une criminalité diffuse. Il a été longuement paralysé par une crise politique et institutionnelle.Le 24 avril 2013, était tué à Port-au-Prince le Père Richard E. Joyal, prêtre canadien de la Société de Marie, pour tenter de lui dérober la somme qu’il venait de prélever à la banque et le 8 octobre 2010, avait également été tué Julien Kénord, opérateur de la Caritas helvétique, toujours à Port-au-Prince et là encore suite à une tentative de vol.

VATICAN - Témoignage du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples sur mère Teresa, missionnaire de la joie de l’Evangile et de la Charité

Cité du Vatican – « Mère Teresa a un style missionnaire, fait de contemplation et d’action, d’évangélisation et de promotion humaine. Sa proclamation de l’Evangile est faite par le biais du don de soi aux pauvres et par la prière. La clef de lecture de son être missionnaire est tout entière constituée par la charité ». C’est en ces termes que s’est exprimé S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, intervenant hier après-midi au Symposium organisé par AsiaNews près l’Université pontificale urbanienne à l’occasion de la canonisation de la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta.Mère Teresa est une missionnaire de la Charité, « nom qui n’est pas par hasard celui de sa Congrégation » a souligné le Préfet du Dicastère missionnaire, et elle a ressenti l’appel pour la mission depuis sa jeunesse. « Elle entre dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Lorette en Irlande – a-t-il rappelé – et lorsqu’elle est envoyée en Inde, elle trouve chez les plus humbles, les destinataires de sa propre mission. Répondant à un insurmontable appel, elle fonde les Sœurs missionnaires de la Charité en 1950, les Frères missionnaires de la Charité en 1963 et une famille missionnaire entière, qui s’élargit, incluant des laïcs, des coopérateurs et des personnes impliquées de différentes manières par le charisme missionnaire de Mère Teresa ».Le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples s’est ensuite attardé sur la signification de la « mission de la Charité », qui « consiste dans le fait d’être envoyé à faire faire l’expérience de l’amour de Dieu à ceux qui en paraissent les plus éloignés », « dans le fait d’être un instrument ou un canal de l’amour de Dieu ». Cela « signifie être d’humbles porteurs de l’eau qui désaltère les pauvres, une eau qui coule et ne s’arrête pas, toujours en chemin ». Cela consiste « dans la capacité à voir en chaque pauvre l’image de Jésus qui a soif », « dans le fait de désaltérer avec l’eau et avec l’amour, en une synthèse des œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles ». Par suite, « son être missionnaire consiste à laisser passer l’amour de Dieu, à être un instrument entre Ses mains, sans aucun protagonisme. Le sujet est Dieu qui donne l’eau de son amour et écrit notre histoire ».A ce propos, le Cardinal a souligné que « Mère Teresa tenait son regard fixé sur Jésus crucifié » et que « la force de sa mission de charité venait d’un contact continu avec le Seigneur ». Du reste, dans le programme de vie des Missionnaires de la Charité, « le temps de la prière contemplative est le même que celui dédié au travail actif » et « le pauvre est l’image de Jésus qui a soif, qui a faim, qui est nu, qui est seul, et le sourire du pauvre qui remercie est celui de Jésus ».Pour Mère Teresa, le concept de pauvreté est très profond, a encore rappelé le Cardinal, « les pauvres sont ceux qui ne sont pas désirés, pas aimés et Mère Teresa souligne souvent combien cette pauvreté peut être expérimentée également dans les pays riches, même de la part de ceux qui n’ont pas faim de nourriture en ce que la vraie faim est une faim d’amour ».Parmi les caractéristiques requises des Sœurs de la Charité, se trouve un tempérament joyeux parce que « l’amour est joyeux, de cette joie évangélique que le Pape François donne pour nom à la mission de l’Eglise elle-même. La joie de l’Evangile n’est jamais anesthésiante vis-à-vis de la souffrance. Elle signifie en revanche la vivre jusqu’au bout ».Enfin, le Préfet du Dicastère missionnaire a rappelé combien, « dans le nom même que Mère Teresa choisit pour elle-même se trouve la clef de la mission de la charité. En effet, elle choisit le nom de Thérèse, en pensant à Sainte Thérèse de Lisieux qui, en 1927, fut déclarée « patronne spéciale des missionnaires, hommes et femmes, existant dans le monde », au même titre que Saint François Xavier, bien qu’ayant toujours vécu dans son Carmel, parce que le but de sa vie était « de se sentir dans le cœur de l’Eglise l’amour », exactement comme Mère Teresa, missionnaire de la joie de l’Evangile, missionnaire de la Charité ». Link correlati :Texte intégral du discours du Cardinal (en italien)

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