Derniers flash de l'agence Fides

AMERICA/CANADA - Prière du Pape après l’incendie intervenu à Fort McMurray

Fort McMurray – La ville de Fort McMurray, dans le nord de l’Alberta est complètement déserte, abandonnée par ses habitants suite à un incendie qui a détruit au moins 1.600 édifices. Le feu a causé l’évacuation de plus de 90.000 personnes. Les chiffres de la tragédie sont impressionnants, l’incendie étant désormais considéré comme « la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire du Canada ». Depuis son début, le 1er mai, le feu s’est étendu sans relâche : le premier jour, il a intéressé une zone de quelques 500 ha alors que, jusqu’à hier, 6 mai, les hectares touchés par les flammes étaient au moins 100.000. La situation dramatique de Fort McMurray a touché le Pape François qui, affligé par la situation, a demandé de prier pour la population. Hier, dans une lettre envoyée sur place, le Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté, S.Em. le Cardinal Pietro Parolin, a déclaré que « le Saint-Père est attristé par la destruction et la souffrance causées par les incendies qui intéressent la zone de Fort McMurray. Il prie pour tous les évacués – en particulier pour les enfants – qui ont perdu leurs maisons » peut-on lire dans la lettre parvenue à l’Agence Fides.La ville de Fort McMurray est passée de 35.000 habitants au début des années 1990 à plus de 125.000 en 2015 et ceci grâce à une seule activité : l’extraction de pétrole sur un superficie de quelques 140.000 km2 de sables bitumeuses. La production de brut, qui a apporté renom, ressources et développement à cette zone, a été fortement critiquée par les écologistes à cause des conditions de celle-ci. La cause de l’incendie des forêts de la zone est liée aux changements climatiques, l’hiver étant devenu trop doux. La population a fui en direction du sud, vers les villes les plus proches, qui se situent cependant à quelques 600 Km de distance.

AFRIQUE/EGYPTE - Suspension d’un prêtre copte orthodoxe ayant fortement critiqué les femmes portant des vêtements jugés inadaptés à l’église

Le Caire – Les lourdes critiques adressées par le prêtre copte orthodoxe Boulos Mansur aux chrétiennes qui entrent à l’église dans des tenues vestimentaires qu’il considérait inconvenantes ont suscité des réactions et des polémiques au sein de la communauté copte orthodoxe, au point qu’elles ont provoqué une intervention disciplinaire du Patriarcat copte orthodoxe, qui a temporairement déclaré le prêtre suspens a divinis. Le cas, au travers duquel, selon certains observateurs, on a voulu troubler le climat de fête et de paix des communautés coptes après la célébration de Pâques, a été lancé par un programme télévisé du soir transmis par la chaîne Dream 2, conduit par le présentateur égyptien bien connu, Wael el Abrashi. Au cours de la transmission, le prêtre avait adressé aux jeunes chrétiennes allant à l’église avec des vêtements peu châtiés des expressions perçues par beaucoup comme offensantes. « Cela arrive surtout durant les cérémonies nuptiales – explique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique de Gizeh – que les femmes viennent à la Messe avec des habits de fête qui laissent les bras nus. Certains prêtes rigoristes utilisent, face à ce phénomène, de tons polémiques souvent exacerbés, arrivant à l’insulte ».Ce n’est pas la première fois que le programme de Wael el Abrashi déchaîne des polémiques artificielles qui impliquent la communauté chrétienne. Déjà en 2015, la présence dans ses studios d’une chrétienne présentée comme candidate du parti salafiste al Nour avait fait du bruit. Après cette transmission, le Patriarcat copte orthodoxe était intervenu afin d’expliquer de manière officielle que la candidate parlait à titre personnel et ne pouvait vanter aucun mandat de représentation de la part de la communauté chrétienne égyptienne. Dans un autre cas, des polémiques et des accusations réciproques entre différents coptes s’étaient déclenchées à propos de l’éventualité de créer en Egypte un parti politique chrétien à opposer aux forces islamistes et salafistes.

AMERIQUE/COLOMBIE - Appel de l’Evêque d’Istmina-Tadó et de la Conférence épiscopale en faveur des victimes des inondations

Istmina – Un appel à la solidarité en faveur des victimes des récentes inondations a été diffusé par la Conférence épiscopale colombienne, reprenant celui de S.Exc. Mgr Julio Hernando García Peláez, Evêque d’Istmina-Tadó, qui signale les situations dramatiques dans lesquelles se trouvent de nombreuses familles. Le territoire du département du Choco, dans l’ouest du pays, sur la côte pacifique, a été flagellé ces jours derniers par le phénomène connu sous le nom d’El Nino, qui provoque actuellement de fortes pluies et des inondations dans de nombreux pays d’Amérique du Sud.« La condition des habitations et la qualité de vie des habitants doit être améliorée une fois pour toutes – a déclaré Mgr Garcia – surtout en pensant aux familles ayant plusieurs enfants ». L’exigence est de disposer d’une maison « qui soit digne et adaptée, pas facilement inondable, afin d’apporter une solution définitive au problème ».L’Evêque adresse un appel aux organismes nationaux et internationaux ainsi qu’à toutes les personnes de bonne volonté afin qu’elles expriment leur solidarité aux populations touchées, en signalant que celles d’origines africaines et indigène sont les plus éprouvées parce qu’elles « subissent un coup mortel à leurs activités économiques ». Il s’agit en effet de populations parmi les plus pauvres de Colombie, qui vivent d’une économie de subsistance.Les bénévoles de la Pastorale sociale nationale et diocésaine prêtent actuellement assistance aux personnes qui sont accueillies dans les hôtels ou dans les Paroisses. Actuellement, toujours par le biais de la Pastorale sociale et de la Caritas, elles sont assistées au travers de la distribution de denrées alimentaires, de vêtements, de couvertures, de matelas, de médicaments et d’articles pour l’hygiène personnelle. Selon les dernières estimations, les fortes pluies et les inondations ayant frappé l’ensemble du pays ont fait 17 morts, 53 blessés et plus de 9.000 familles sans-abri.

ASIE/PAKISTAN - Vers l’impunité pour les coupables du double meurtre d’un couple chrétien accusé de blasphème ?

Lahore – C’est un procès complexe que celui en cours qui voit sur le banc des accusé les coupables du lynchage de deux époux chrétiens, Shahzad Masih et Shama Bibi, brûlés vifs pour présumé blasphème le 4 novembre 2014. Lors de l’audience d’hier, 5 mai, devant le Tribunal antiterroriste de Lahore, qui instruit le cas, a commencé le contre-interrogatoire des témoins, qui se poursuivra dans le cadre de la prochaine audience, fixée pour le 9 mai.« Les témoins sont menacés tout comme les avocats » déclare à Fides l’un des avocats présents, Maître Sardar Mushtaq Gill, avocat chrétien qui représente la famille des victimes.« De nombreuses préoccupations existent quant à la possibilité que l’impunité soit garantie aux coupables » confirme à Fides Maître Aneeqa Maria Anthony, avocat et coordinateur de l’organisation The Voice Society, qui offre, elle aussi, l’assistance légale aux victimes.« Le gouvernement a annoncé que l’Etat du Pakistan sera partie civile, soutenant l’accusation mais, entre temps, les témoins se sont refusés de reconnaître le principal inculpé, lequel a ainsi pu être remis en liberté sous caution. Actuellement, 106 personnes sont détenues et accusées de ce lynchage et si le procès se poursuit de cette manière, il semble bien qu’elles seront toutes remises en liberté » conclut-il.

ASIE/INDE - Trois prêtres arrêtés dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement des l’Evêque de Cuddapah

New Delhi - La police indienne a arrêté 14 personnes en les accusant d’avoir organisé et participé à l’enlèvement de S.Exc. Mgr Prasad Gallela, Evêque de Cuddapah, en Andra Pradesh, enlevé puis relâché après une nuit de sévices le 25 avril dernier . Parmi les 14 personnes arrêtées, a indiqué le Surintendant de la police, se trouvent trois prêtres du Diocèse de Cuddapah. Les chefs d’inculpation sont d’enlèvement de personne dans un but d’extorsion et de tentative de meurtre sur la personne de l’Evêque.« Mgr Gallela Prasad a été enlevé à Chillikanuma par un groupe de personnes qui l’ont ligoté et malmené, demandant une rançon et menaçant de le tuer » a déclaré le Surintendant de la police. Le principal inculpé est le Père Nalladimmu Raja Reddy, 48 ans, Curé de Palur, dans le Diocèse de Kadapa, qui gère différentes institutions et fondations catholiques prestigieuses.Le deuxième prêtre arrêté est le Père Lingala Vijaya Mohan Reddy, 45 ans, Curé de Vallur, qui aurait été l’un des complices alors que le troisième est le Père Sanivarapu Marreddy, 39 ans, Curé de Renigunta. Les trois hommes n’auraient pas apprécié l’action de l’Evêque en ce qui concerne un certain nombre de nominations et de transferts au sein du clergé local. Ils auraient voulu exercer des pressions sur lui en soudoyant des hommes pour organiser l’enlèvement. « La principale raison se trouvant derrière l’enlèvement est la rancœur que les prêtres en question ont couvé envers l’Evêque suite à son absence d’appui en ce qui concerne l’usage des fonds de l’Eglise » a déclaré la police qui a également récupéré une partie du butin.Le Père Sudhakar, prêtre de ce même Diocèse a déclaré quant à lui : « Il s’agit d’un événement particulièrement triste. Prions pour notre Eglise. Ces prêtres ont été trompés par le pouvoir et par l’argent et ont causé un grave dommage à l’Eglise ».

ASIE/TURQUIE - Prix européen pour l’église arménienne apostolique de Diyarbakir, confisquée par le gouvernement

Diyarbakir – L’église arménienne apostolique Saint Cyriaque de Diyarbakır a reçu un prix de la part de l’Union européenne pour sa récente restauration, mais la cérémonie de remise du prix et de pose de la plaque commémorative du prix ne pourront avoir lieu dans le lieu de culte, qui, depuis mars dernier, a été confisqué par les autorités militaires turques pour des motifs de sécurité, tout comme les autres églises présentes dans le centre ville.Des sources turques, consultées par l’Agence Fides, indiquent que le prix de l’Union européenne pour le patrimoine culturel a été décerné à l’église arménienne apostolique Saint Cyriaque pour l’excellente réussite des travaux de restauration qui l’avaient ramenée à son antique splendeur. Les travaux, soutenus par les communautés arméniennes apostoliques de toute la Turquie, avaient également représenté un moment significatif de réconciliation entre les différentes composantes de la population et de collaboration avec les autorités locales.L’église arménienne apostolique de Diyarbakır est la plus grande du Proche-Orient. Son clocher majestueux peut être vu de tous les coins de la ville et vient remplacer l’original, détruit au canon en 1914.A la fin du mois de mars, le gouvernement turc a placé sous séquestre une vaste zone de la ville située sur les rives du Tigre, dans le cadre des opérations militaires menées dans le sud de la Turquie contre les positions du Parti des travailleurs du Kurdistan .Au sein de la zone urbaine séquestrée se trouvent toutes les églises présentes à Diyarbakir. Outre celle de Saint Cyriaque, sont également présentes l’église chaldéenne Saint Serge, l’église arménienne catholique, l’église syriaque dédiée à la Très Sainte Vierge Marie et un lieu de culte protestant outre à plus de 6.000 habitations, situées en grande partie dans le centre historique de la ville. Déjà au moment de l’expropriation aucune église chrétienne de Diyarbakir n’était ouverte au culte. Au cours de ces dernières semaines , alors qu’à Diyarbakir a été prolongé le couvre-feu proclamé par les autorités turques, se multiplient également les recours présentés par les représentants légaux des fondations liées aux communautés chrétiennes contre l’ordre d’expropriation urgent pris par le gouvernement.

ASIE/LIBAN - Nouvelle prise de position des Evêques maronites sur la situation libanaise

Bkerkè – Le monde arabe est menacé dans son existence même par des « identités assassines » et les crises et guerres qui bouleversent l’ensemble de la région ont leurs racines profondes dans les « oppositions régionales » et dans les « politiques internationales ». C’est ainsi que les Evêques maronites, réunis au siège patriarcal de Bkerkè pour leur assemblée mensuelle, ont, pour la énième fois, rappelé la dimension mondiale et les facteurs extérieurs qui continuent à alimenter les guerres et autres tragédies humanitaires dans l’ensemble du Proche-Orient.Au cours de la réunion, qui a eu lieu le 4 mai sous la présidence du Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, les Evêques maronites ont réaffirmé que l’élection du Président de la République libanaise – charge vacante depuis maintenant près de deux ans à cause des veto croisés des coalitions politiques – est « indispensable pour préserver l’identité constitutionnelle libanaise » et ont également mis en garde contre le danger de la fragmentation sur base sectaire qui bouleversera inévitablement l’actuelle physionomie des nations arabes si la stratégie du « fer et du feu » est encore privilégiée au détriment du dialogue.Dans le cadre de leur réunion – peut-on lire dans le communiqué final parvenu à l’Agence Fides – les Evêques maronites ont également commenté de manière positive les récentes mesures qui préfigurent la fermeture des « maisons de prostitution » et ont demandé à ce que les enquêtes ouvertes ces derniers temps concernant des cas de corruption soient menées à terme, attendu que les scandales contribuent également à faire en sorte que le Liban semble « un bateau ivre ».

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Conclusions de la rencontre de travail de la Religious Superiors’ Association of South Sudan

Juba – « La pollution de l’eau, de la terre, de l’air, la déforestation et l’abatage d’arbres sans remplacement, les incendies de forêts, l’exploitation excessive des pâturages, la désertification et l’exploitation du pétrole comme source majeure de ressources du pays mais également en tant qu’agent polluant » constituent les menaces contre l’habitat humain et naturel que doit affronter le Soudan du Sud selon les religieux oeuvrant sur place.Au terme d’une rencontre de travail dédiée à l’Encyclique Laudato Si, les supérieurs de plus de 500 religieux oeuvrant au Soudan du Sud et réunis au sein de la RSASS , ont publié un communiqué intitulé « Prenons soin de notre maison commune, le Soudan du Sud ».Le Soudan du Sud sort actuellement d’une guerre civile qui a eu un impact fortement négatif sur la coexistence sociale. « Au cours des longues années de guerre, nous avons perdu le rapport avec nos frères et sœurs, devenant comme Caïn qui tua son frère » souligne le document parvenu à l’Agence Fides. « Nous avons perdu notre rapport avec Dieu, qui nous confie, comme à des gérants, Sa Création, et nous avons mis en danger notre maison sacrée en nous faisant seigneurs de la Création ».Pour remédier à cette situation, les religieux oeuvrant au Soudan du Sud s’engagent à faire en sorte que « l’éducation des enfants, des jeunes et des responsables devienne une priorité au sein des Paroisses et des écoles » et à utiliser les moyens de communication, en particulier la radio, pour diffuser le message de l’Encyclique Laudato Si.Ils se proposent enfin de sensibiliser la population à la plantation d’arbres, à la conservation d’un environnement propre et à l’amélioration des techniques agricoles.

AMERIQUE/MEXIQUE - Plus de 9.000 enfants victimes de mauvais traitements en famille dans l’Etat du Michoacán

Morelia – Dans l’Etat mexicain du Michoacán 15,5% des fillettes et 19,4% des garçonnets de 6 à 9 ans subissent des mauvais traitements de la part de leurs parents. Les données en question ont été recueillies dans le cadre de l’Etude enfantine et juvénile 2012. Toutes aussi alarmantes sont celles concernant les abus sexuels perpétrés sur des enfants appartenant à la même tranche d’âge, puisqu’ils sont relatifs à 13,7% des enfants en question, chiffre qui est dépassé seulement par celui du Chiapas. Selon les informations parvenues à Fides, le Michoacán enregistre en outre un taux de mortalité infantile de 8,6 cas par an de mineurs selon le dernier recensement de la population. Le phénomène de la violence envers les mineurs est un processus qui évolue lentement et les statistiques annuelles les plus récentes sont celles présentées par les organisations de la société civile. Selon les données recueillies par la Fundación en Pantalla Contra la Violencia Infantil, en 2014, le Michoacán occupait la quatrième place dans le classement relatif à l’exploitation des mineurs, derrière les Etats de Zacatecas, Sinaloa et Baja California.

AMERIQUE/COLOMBIE - Prise de position de l’Evêque de Tibu face à la violence faisant fuir les familles

Tibù – Les familles paysannes fuient suite à l’augmentation du nombre des homicides, mais aussi à cause de la présence de groupes armés qui menacent et rackettent la population, a dénoncé l’Evêque du Diocèse colombien de Tibu, S.Exc. Mgr Omar Alberto Sanchez, en rencontrant des journalistes locaux.La note parvenue à Fides indique que, selon l’Evêque, ce phénomène s’est aggravé depuis le rapprochement des FARC et de l’ELN du gouvernement national en vue des colloques de paix. « L’angoisse et la peur règnent dans ces territoires et ceci donne la sensation que les colloques de paix, qui sont proches, entrent dans une mauvaise phase » a déclaré Mgr Sanchez.L’Evêque a par ailleurs réaffirmé que le fait qu’il existe un grand nombre « d’ennemis de la paix » n’est pas un secret et que de nombreuses personnes sont intéressées à ce que les accords soient bloqués à cause des intérêts en jeu, dont celui relatif aux cultures illicites et au trafic de drogue .

AFRIQUE/RD CONGO - Risque de délégitimation générale des institutions en l’absence d’élections d’ici novembre

Kinshasa – « La République démocratique du Congo pourrait donc devenir le seul pays au monde où toutes les institutions de l’État seront hors mandat, donc illégales et illégitimes ». C’est ce qu’affirme une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo, qui se demande : « serait-il encore possible d’organiser les élections présidentielles et législatives nationales avant la fin de novembre 2016 et de façon que les résultats qui en sortiront seront vraiment acceptés par tous? ».Ces considérations naissent de l’annonce faite par le gouvernement de Kinshasa relative à son absence de moyens suffisants pour financer le processus électoral. De son côté, la Commission électorale n’a pas encore commencé l’opération de révision et de mise à jour du fichier électoral.Si on ne parvenait pas à organiser les élections avant la fin du prochain mois de novembre, aussi le Président de la République et l’Assemblée Nationale se trouveront hors mandat. Déjà le Sénat et les Assemblées provinciales sont hors mandat depuis janvier 2012, ayant ces institutions été élues en janvier 2007 pour une durée de cinq ans.« Il s’agit d’une impasse pour laquelle il sera sans doute difficile de trouver une solution constitutionnelle, car la constitution en tant que telle ne peut pas prévoir que l'Etat puisse se trouver dans l’impossibilité d’organiser des élections » affirme la note.« La solution à cette impasse ne peut être que politique et, surtout, elle devra passer par le dialogue entre les différentes parties impliquées dans le processus électoral. La commission électorale a déjà un comité ad hoc: la tripartite, composée des délégués de la Commission électorale, des partis politiques de la majorité et des partis de l’opposition, auxquels on devrait ajouter ceux de la société civile » suggère la note.En ce qui concerne le financement des élections, il est irresponsable de recourir au principe de la souveraineté nationale si l’Etat en tant que tel ne dispose pas des moyens nécessaires pour organiser les élections. Il serait en revanche sage de recourir à l’aide de la communauté internationale qui s’est d’ores et déjà dite prête à collaborer comme, du reste elle l’a déjà fait en 2006, conclut la note.

EUROPE/GRANDE BRETAGNE - Scolarisation de 75 millions d’enfants dans les pays traversant une crise humanitaire

Londres – Environ 75 millions d’enfants et d’adolescents d’âge scolaire vivant dans des pays frappés par des crises ont besoin de programmes de scolarisation. C’est ce qu’a récemment déclaré l’organisation britannique Overseas Development Institute dans une étude sollicitée par l’UNICEF et par les gouvernements britannique, américain et norvégien. De par le monde, 37 millions d’enfants qui devraient, de par leur âge, fréquenter l’enseignement primaire et secondaire ne vont pas à l’école à cause de la guerre ou d’urgences d’une autre nature.Seulement en Syrie, 6.000 écoles sont fermés alors qu’au Nigeria et au Cameroun 1.800 collèges ne sont pas opérationnels. En République centrafricaine, c’est un quart des structures existantes qui n’assurent pas leur service éducatif. Le document a été diffusé moins de trois semaines avant le premier Forum mondial humanitaire qui se tiendra à Istanbul, et au cours duquel est prévue la création d’un fond devant financer des programmes scolaires dans les pays en crise. Le but immédiat est de recueillir 4.000 millions d’USD pour pouvoir offrir, au cours des cinq prochaines années, une scolarisation à 13,5 millions d’enfants vivant en zones de conflit.

AMERIQUE/EQUATEUR - Préoccupations des bénévoles pour les victimes du séisme

Portoviejo – Petit-déjeuner, déjeuner et goûter : c’est ce que reçoivent quotidiennement les familles sans abri, les secouristes bénévoles et les pompiers, grâce à la mobilisation d’un groupe nombreux de fidèles organisé par les missionnaires capucins de Portoviejo après le séisme du 16 avril . Chaque jour, 3.600 repas sont servis.« La tragédie a rendu visible la solidarité de nombreuses personnes qui s’unissent pour venir porter du poulet, du bœuf, du riz, de l’huile etc. même si désormais nous commençons à épuiser les provisions. Nous voulons continuer à aider mais nous n’en avons pas les moyens » déclare le Frère Felipe Intriago, membre du mouvement Jean XXIII, dans la note envoyée à Fides par l’Archidiocèse de Guayaquil.Dans le cadre de cette action de solidarité à Portoviejo, l’une des zones les plus touchées par le séisme, travaillent ensemble des personnes appartenant à différents mouvements ecclésiaux, tels que la Légion de Marie, le Renouveau charismatique et des groupes paroissiaux qui aident bénévolement chaque jour à préparer et à servir la nourriture. Outre à cela, nombreuses sont les initiatives que l’Eglise catholique a mises en place dans la province de Manabi afin d’aider les personnes touchées par le séisme. Il existe désormais la préoccupation que cette aide ne s’arrête pas. Ainsi, toutes les Paroisses de l’Archidiocèse de Guayaquil sont-elles devenues des centres de collecte pour les aides aux victimes du séisme et aux secouristes.

ASIE/PAKISTAN - Boum des vocations sacerdotales

Lahore – L’Eglise au Pakistan vit la foi dans les difficultés de chaque jour, dans un pays où 95% de la population est musulmane. Elle est « fervente dans les vocations sacerdotales et à la vie consacrée, marquée de la bénédiction de Dieu, qui est toujours proche de Son peuple » comme l’indique le Père Inayat Bernard, Recteur du Petit Séminaire Sainte Marie de Lahore à l’Agence Fides.Le Père Bernard, qui régit une structure comptant 26 jeunes séminaristes, rappelle les chiffres qui caractérisent l’Eglise au Pakistan, florissante en matière de vocations : 23 ordinations sacerdotales de prêtres diocésains ou religieux du début de 2015 à ce jour et 15 nouveaux diacres qui se préparent à être ordonnés au cours de cette année. Entre temps, à l’Institut national de Théologie de Karachi, 79 séminaristes font leurs études alors que le Grand Séminaire Saint François Xavier de Lahore en compte 96. « Ce sont des chiffres qui annoncent un avenir florissant pour l’Eglise catholique au Pakistan – commente le Père Bernard – sans oublier les nombreuses vocations au sein des ordres religieux féminins, un signe d’espérance qui insuffle confiance et courage, même dans les difficultés ». Il est vrai que la communauté chrétienne, dans la situation sociopolitique complexe qui caractérise le Pakistan, souffre parfois de flagrantes discriminations ou encore qu’existent des épisodes de violence comme celui de l’attentat de Pâques à Lahore, « alors que le terrorisme frappe de manière aveugle des objectifs religieux, civils et militaires » observe le prêtre. Cependant, ces difficultés « n’attaquent pas notre liberté et la foi de la population mais la renforcent et aujourd’hui nous en apprécions les fruits » conclut-il. « Il est bien vrai que le martyre, dont nous faisons parfois l’expérience, est en soi semence de nouveaux chrétiens et demeure un don de Dieu que seule la foi permet de comprendre et de vivre ».

AFRIQUE/EGYPTE - Vers la discussion parlementaire d’une nouvelle norme en matière de construction de lieux de culte

Le Caire – Le nouveau projet de loi relatif à la construction des lieux de culte, à l’étude depuis des années, vient de trouver sa version définitive et sera discuté par le Parlement égyptien au cours des prochaines semaines et probablement avant la fin de ce mois. Selon des sources citées par la presse égyptienne, le projet a été remis aux autorités de l’Eglise copte orthodoxe au cours de ces derniers jours, de manière à pouvoir écouter les évaluations et éventuelles objections sur le texte provenant des responsables du Patriarcat copte orthodoxe.A l’automne 2014, les représentants des principales Eglises et communautés chrétiennes présentes en Egypte avaient envoyé au gouvernement égyptien un mémorandum contenant des suggestions et des propositions en vue d’une nouvelle législation en matière de construction d’édifices de culte chrétien sur le territoire national . L’intention de fonds qui inspirait les propositions des responsables chrétiens – indiquait à cette occasion S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique de Gizeh, à l’Agence Fides – était celle de « faciliter l’application de procédures rapides et claires dépendant seulement de la loi et dégagées de tout type d’arbitraire ». Selon les propositions alors présentées par les Eglises et communautés chrétiennes présentes en Egypte, la concession des permis de construire relatifs à des lieux de culte chrétien auraient dû être revenir aux autorités municipales locales, comme cela est déjà le cas pour la construction d’édifices privés, sans impliquer les niveaux provinciaux ou nationaux de l’administration.Les obligations bureaucratiques rendant difficile la construction de nouvelles églises remontent en partie à la période ottomane. En 1934, le Ministère de l’Intérieur y ajouta ce qu’il est convenu d’appeler « les dix règles » qui interdisent notamment de construire de nouvelles églises à proximité des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application rigide de ces règles a empêché de construire des églises dans des villes et villages habités par des chrétiens, en particulier dans les zones rurales de Haute Egypte.

ASIE/IRAQ - Djihadistes mis en fuite du village de Telskuf par l’action combinée des milices kurdes et des opérations aérienne de la coalition

Telskuf – L’offensive menée par quelques 150 djihadistes du prétendu « Etat islamique » au cours de la journée d’hier, 3 mai, sur Telskuf, petite ville de la pleine de Ninive dans laquelle, avant août 2014, vivaient quelques 12.000 chrétiens, aura duré seulement quelques heures. Les milices kurdes Peshmerga, appuyées par les raids aériens de la coalition internationale luttant contre le prétendu « Etat islamique », ont repris le contrôle au cours de cette même journée de mardi de ce qui actuellement se présente comme une ville inhabitée. Les affrontements entre les milices kurdes et les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont fait plusieurs victimes dans les deux camps. Les Peshmerga sont au nombre de trois au moins. Un communiqué de la coalition, repris par des sources kurdes consultées par l’Agence Fides, indique qu’un militaire américain est tombé, lui aussi, dans le cadre des affrontements avec les djihadistes du prétendu « Etat islamique » au sein du district de Telskuf. L’attaque djihadiste contre Telskuf faisait partie d’une offensive plus vaste tentée par les miliciens du prétendu « Etat islamique » afin d’ouvrir des percées dans les zones du nord de l’Irak tenues par les Peshmergas après que les milices kurdes aient remporté d’importants succès dans les affrontements contre les djihadistes, reconquérant d’importants villages dans la zone de Kirkuk.Telskuf est actuellement une ville fantôme. Ses habitants l’ont abandonnée en masse dans la nuit du 6 au 7 août 2014, lorsque des dizaines de milliers de chrétiens des villages de la plaine de Ninive fuirent face à l’avancée des milices du prétendu « Etat islamique ». Les djihadistes se retirèrent de Telskuf au cours des mois suivants mais la ville est demeurée déserte et les familles chrétiennes n’y retournent que pour célébrer les obsèques et enterrer leurs morts au cimetière local. Une partie des habitants de Telskuf ayant évacué la ville ont trouvé refuge dans la ville voisine d’Alqosh.

AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Initiative visant à éradiquer le travail des mineurs

Santo Domingo – Le travail des mineurs est un phénomène qui concerne 13% des enfants dominicains de 5 à 17 ans. Pour y faire face, est née dans le pays la Fondation Niños Limpiabotas La Merced, dont la mission est d’éradiquer l’exploitation des mineurs en tant que cireurs de chaussures dans la zone ouest de Santo Domingo, en les accompagnant et en leur permettant d’acquérir une formation complète au travers de l’acquisition de valeurs par lesquelles contribuer au développement d’une société libre, juste et solidaire. Selon les estimations de l’UNICEF, de par le monde existent 158 millions d’enfants de 5 à 14 ans qui travaillent soit 1 sur 6, des millions de ceux-ci le faisant dans des conditions dangereuses.

AMERIQUE/NICARAGUA - Déclarations de l’Evêque de Matagalpa après la mort violente du responsable d’un groupe antigouvernemental

Matagalpa – Déplorant l’assassinat d’Enrique Aguinaga Castrillo, connu également sous le surnom de « Commandant invisible », qui a eu lieu samedi dernier, 30 avril, et considérant que rien de positif ne naît de la militarisation des zones rurales du pays, l’Evêque de Matagalpa, S.Exc. Mgr Rolando José Alvarez Lagos, a exhorté à mettre un terme aux crimes contre les civils, en particulier dans le nord du pays. « La population vit dans la terreur… Par suite, il est important de démilitariser la zone et de faire cesser tout type de crime contre les civils » a demandé l’Evêque.Hier matin, 3 mai, Mgr Alvarez Lagos a célébré la Messe dans la Paroisse Notre Seigneur de Veracruz, dans la communauté d’El Cacao, au sein de la commune de Dario et s’est plaint du meurtre d’Enrique Aguinaga Castrillo auprès de la presse locale. Selon les moyens de communication, Enrique Aguinaga Castrillo a été l’un des nicaraguayens qui avaient demandé l’asile politique au Honduras en 2013. Il était par la suite revenu au Nicaragua en tant que responsable d’un groupe probablement armé, contraire au gouvernement inconstitutionnel de Daniel Ortega.Selon la version fournie par l’armée, les militaires ont tué « un délinquant » alors que la famille d’Enrique Aguinaga Castrillo affirme qu’il a été tué sauvagement au cours d’une embuscade et criblé de projectiles. A ce propos, Mgr Alvarez Lagos a indiqué que « tout crime commis contre les êtres humains, contre les civils qui se trouvent sans défense, est totalement répréhensible. En considérant par ailleurs la brutalité et la férocité avec lesquelles il a été perpétré, il est encore plus répréhensible et exécrable ».

AMERIQUE/MEXIQUE - Renforcer la sécurité des personnes à Veracruz et limiter le nombre des enlèvements

Veracruz – « A Veracruz, est nécessaire la mise en place d’un mécanisme de réaction immédiate en cas de disparition d’une personne, sans devoir attendre 72 heures pour déposer plainte » a déclaré l’Evêque de Cordoba , S.Exc. Mgr Eduardo Patiño Leal, en parlant à la communauté au terme de la célébration de la fête de la Sainte Croix, le 2 mai.« Nous savons qu’ailleurs dans le pays, on parvient à retrouver les personnes en vie si l’on intervient avant. Les autorités doivent garantir que ces crimes n’aient pas lieu. Malheureusement, non seulement ils continuent à se produire mais leur nombre augmente. Voila pourquoi nous prions pour les autorités afin qu’elles parviennent à trouver des solutions adéquates à ces tragédies » a ajouté l’Evêque selon la note parvenue à l’Agence Fides. « Il faut garantir la sécurité de la population de Veracruz et ne pas continuer à voir augmenter les cas de personnes disparues » a conclu Mgr Patiño Leal.L’Eglise dans cette zone a dû s’adapter à la situation diffuse de menaces ou de violences. Dans de très nombreuses Paroisses, la Messe dominicale de 20.00 a été anticipée « pour raisons de sécurité ». Dans les petits villages de campagne comme dans la périphérie également, où les fidèles mettent quelques heures pour se rendre à l’église, la Messe est célébrée le matin et non plus dans l’après-midi par crainte de revenir tard et d’être victimes de quelque groupe criminel.

AMERIQUE/MEXIQUE - Triste phénomène des enfants nés dans les prisons de la part de mères détenues

Mexico – Actuellement, dans les prisons mexicaines se trouvent plus de 13.000 femmes dont la majeure partie sont mères. Dans les centres de détention masculin et féminin de Sainte Marthe, à Mexico, vivent également 550 enfants qui sont nés sur place. Il s’agit de la prison dans laquelle réside le plus grand nombre de mineurs, environ 110. Selon la fondation Reinserta un Mexicano A. C., 80% de ces mineurs vivent dans des prisons présentant des contextes violents et en présence de drogue. Par ailleurs, dans 80% des instituts de peine du pays, il n’existe pas de Centre de développement enfantin pas plus que les conditions garantissant une vie digne pour leur âge et lorsque les mineurs se retrouvent dans la vie réelle, ils rencontrent de nombreux problèmes.Toutes les prisons du Mexique n’admettent pas la présence de mineurs là où sont détenues leurs mères et cela, dénonce la Commission nationale des Droits fondamentaux, viole le droit des enfants à vivre avec leur mère. Dans une étude sur les femmes détenues, ce même organisme a enregistré la présence d’enfants dans 51 centres de réclusion. La présence des mineurs est autorisée seulement dans le cas où l’enfant naît alors que sa mère purge une peine. A la prison d’Acapulco, des enfants de 14 ans vivent avec leurs mères. Dans dix autres pénitenciers de Basse Californie, du Chiapas, du District fédéral, de Jalisco, de Nayarit, de San Luis Potosí, du Yucatán et de Zacatecas, la présence des mineurs n’est pas autorisée.

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