Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/YEMEN - Réactions du Vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale à l’appel du Pape en faveur de la libération du prêtre salésien pris en otage au Yémen

Aden – « Nous ne disposons encore pas de nouvelles à propos de l’enlèvement du Père Thomas Uzhunnalil. Mais le fait d’écouter l’appel en faveur de sa libération lancé hier par le Pape François depuis la Place Saint-Pierre nous a réconforté. Nous espérions cet appel et maintenant nous espérons qu’il parvienne également à ceux qui le détiennent en otage et à leurs consciences. C’est cela qui compte maintenant ». Telle est la réaction que S.Exc. Mgr Paul Hinder, OFM Cap, Vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale, transmet à l’Agence Fides, rapportant les sentiments ravivés parmi les communautés catholiques présentes dans la péninsule arabique suite aux paroles prononcées hier par le Pape François à propos de l’enlèvement du Père Thomas Uzhunnalil. Le prêtre salésien indien a été enlevé par un commando terroriste de type djihadiste le 4 mars dernier, dans une clinique d’Aden gérée par les Missionnaires de la Charité, après que le commando en question ait perpétré une attaque dans le cadre de laquelle ont été massacrées quatre religieuses qui soignaient les hôtes du centre, ainsi que 12 autres personnes .« Dans l’espérance que nous a donné le Christ ressuscité – a déclaré hier le Souverain Pontife après la récitation du Regina Coeli – je renouvelle mon appel en faveur de la libération de toutes les personnes enlevées dans des zones de conflit armé. Je désire rappeler en particulier le Père Thomas Uzhunnalil, prêtre salésien, enlevé à Aden, au Yémen, le 4 mars dernier ».Dimanche 3 avril, une délégation de la Conférence épiscopale d’Inde avait rencontré le Ministre indien des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, qui avait confirmé que le gouvernement indien agit lui aussi pour favoriser la libération du Père Thomas Uzhunnalil.

AFRIQUE/NIGERIA - Souffrance des femmes et des enfants évacués

Abuja – Au cours de ces derniers mois, la violence du groupe islamiste Boko Haram s’est intensifiée dans le nord-est du Nigeria et à la frontière avec le Cameroun, le Tchad et le Niger, causant une grave augmentation du nombre de réfugiés et d’évacués. Les plus touchés par ce phénomène sont les femmes et les enfants. A compter de décembre dernier, on estime que le nombre d’évacués a doublé dans les trois pays, sachant qu’au Nigeria, 3 millions de personnes environ ont évacué à cause de la violence et 2,2 millions d’autres ont cherché refuge dans les pays limitrophes. La faim et la malnutrition progressent et plus de 5 millions de personnes n’ont pas de quoi subvenir à leurs besoins alimentaires. Dans certaines zones, les taux de malnutrition dépassent le seuil d’urgence fixé par l’OMS.Afin de tenter d’endiguer le phénomène, le Programme alimentaire mondial, s’est engagé à renforcer les aides dans le bassin du lac Tchad. Dans le nord du Nigeria, en particulier dans les Etats de Borno et Yobe, la situation est alarmante, le taux de dénutrition aigue se situant au-dessus de la moyenne nationale. En outre, le nombre d’enfants scolarisés est passé de près de 500.000 à 130.000. Au Tchad, dans la région de Yokua, 80.000 personnes ont été contraintes à abandonner les îles du lac Tchad après les attaques et les menaces de Boko Haram et vivent maintenant dans des conditions très difficiles dans des camps désolés situés sur des dunes de sable. Dans la région de Moboko, au Cameroun, plus d’un tiers de la population souffre la faim, sachant que plus de 70% des agriculteurs ont abandonné leurs terres.

AFRIQUE/MAROC - Assemblée de la Conférence des évêques de la Région Nord de l’Afrique et dimension africaine de ses pays et de ses communautés

Rabat – L’Eglise en Afrique du Nord s’interroge toujours davantage sur la dimension africaine de ses pays et de ses communautés. C’est ce qu’affirme le communiqué final de l’Assemblée de la CERNA qui s’est tenue à Tanger du 3 au 6 avril. « Nos fidèles d’Afrique subsaharienne sont de plus en plus nombreux ; ils représentent de 50 à 90% de nos communautés » indique le document transmis à l’Agence Fides. Les Etats d’Afrique du Nord, « traditionnellement pays d’émigration, ils sont aussi devenus pays de transit, mais deviennent également peu à peu pays d’accueil ».Parmi ceux-ci, « le Maroc a fait l’option de se tourner vers l’Afrique noire et de l’intégration des subsahariens vivant sur son sol : ouverture de ses frontières et multiplication de ses lignes aériennes vers les pays subsahariens, régularisation des sans-papiers, scolarisation des enfants, soins pour tous dans les institutions publiques de santé, dispense des cours de religion musulmane pour ceux qui ne sont pas musulmans, possibilité pour les étrangers de fonder des entreprises et de rapatrier leurs capitaux, les signes sont nombreux d’une ouverture du pays autant vers le sud que vers le nord ».Tout cela constitue un défi et une opportunité pour l’Eglise en Afrique du Nord : « C’est une joie pour nous, que l’Eglise soit plus universelle, moins européenne, rajeunie, et de cette entraide ecclésiale sud-sud » affirment les Evêques. Des prêtres et des religieux des pays d’origine des migrants sub-sahariens, se sont en effet insérés dans l’Eglise en Afrique du Nord, un fait remarqué par les Evêques : « Parmi les agents pastoraux d’origine culturelle différente, il faut apprendre à se connaître et à s’estimer dans nos diversités ».La mission de l’Eglise en Afrique du Nord est centrée « non seulement sur le soutien spirituel à ses membres mais également sur le témoignage de l’amour du Christ pour tous, en entrant en relation avec nos frères et sœurs musulmans ». « Ce qui n’est pas facile à cause des préjudices et de la réalité d’un certain racisme » remarquent les Evêques qui notent cependant combien certaines représentations de la Très Sainte Vierge Marie de Vladimir, présentes dans différents oratoires de la région, représentent Marie qui porte dans ses bras l’Enfant Jésus avec une main blanche et une main noire : une image qui symbolise l’avenir de l’Eglise en Afrique du Nord.Afin de souligner le lien entre l’Eglise en Afrique du Nord et celle présent en Afrique sub-saharienne, la prochaine Assemblée de la CERNA se tiendra au Sénégal à la fin de janvier prochain.

AMERIQUE/CHILI - Conclusion de l’Assemblée des Evêques et préoccupation pour la violence en Araucanie

Punta de Tralca – Une préoccupation particulière a été exprimée s’agissant de la violence en Auricanie alors qu’un appel en faveur de la collaboration directe en vue de la construction d’une vie meilleure a été lancé par les Evêques chiliens dans le cadre de leur Message concluant la 111ème Assemblée plénière ayant eu lieu à Punta de Tralca du 4 au 8 avril.Au cours de la conférence de presse tenue au terme des travaux, le 9 avril, les responsables de la Conférence épiscopale ont présenté le Message final. Bien que les Evêques aient traité différents thèmes sociaux d’actualité, le document en question en souligne quelques-uns en particulier.« La réalité chilienne est caractérisée par un dense calendrier de réformes et d’initiatives législatives – souligne le message – particulièrement nécessaires au bien commun pour certaines, d’autres portant préjudice au premier et plus fondamental des droits : celui à la vie de tout être humain, de sa conception à sa mort naturelle. Nous continuerons à le promouvoir avec humilité mais aussi avec la force du témoignage de nombreuses femmes qui choisissent la vie ».Un autre thème concerne l’éthique publique, le rapport entre argent et politique et la déception dérivant du résultat de différents cas judiciaires. A ce propos, le texte des Evêques affirme que « la transparence et la justice sont indispensables à la coexistence tout comme le respect de la dignité, la sérénité dans les réactions et la recherche du bien commun ».Les Evêques manifestent leur douleur quant à l’escalade de la violence qui a causé la mort de personnes mapuches et d’autres, ainsi que d’agents de police . Les attaques incendiaires ont gravement porté préjudice à des familles et des travailleurs, elles ont endommagé des maisons, des écoles, des moyens de transport, l’agriculture, des moyens de production et du temps. « Lorsque les valeurs essentielles pour l’existence d’un peuple croyant ne sont pas respectées, comme par exemple le droit à la vie humaine, la sécurité et leurs espaces sacrés, on blesse l’âme de ce peuple. Ces faits sont condamnés par la majeure partie de la population et l’on risque de stigmatiser tout le peuple mapuche et de discréditer sa juste recherche de reconnaissance et de réparation » déclarent les Evêques.Alarmante et incompréhensible est également « la lenteur de l’Etat et des gouvernements dans leur devoir de chercher des solutions efficaces face à cette situation. Une solution part de l’accueil des aspirations légitimes des communautés mapuches, qui, depuis plus d’un siècle, demandent justice face à des situations de violence, d’expropriation, de mépris de leur identité, de leur culture, de leur organisation et aussi de l’invisibilité et de la pauvreté dans lesquelles elles sont confinées ». Les Evêques sollicitent par suite les autorités et les responsables pour chercher la manière de travailler ensemble pour « une nouvelle Araucanie, au travers d’une justice urgente pour tous ».

ASIE/INDE - Prise de position de la Conférence épiscopale après l’explosion dans un temple hindou

New Delhi – Les Evêques d’Inde ont pris acte de manière choquée et avec douleur de la tragique explosion qui a eu lieu hier matin, Dimanche 10 avril, dans les locaux d’un temple hindou, dans les environs de Kollam, au sein de l’Etat indien du Kerala, dans le cadre de laquelle plus de 100 personnes ont trouvé la mort et plus de 350 autres ont été grièvement blessées. Dans un communiqué parvenu à Fides, la Conférence épiscopale partage la douleur et le deuil des familles, en priant pour le repos des âmes des défunts. Entre temps, sont alertés « les Diocèses voisins, les hôpitaux catholiques et les centres de service social afin qu’ils offrent toute l’assistance possible aux blessés et à tous ceux qui ont été impliqués dans cette tragédie ».Quinze mille personnes s’étaient rassemblées entre le temple et les rues adjacentes pour assister aux feux d’artifices qui marquaient le début du nouvel an hindou. Un incendie de vastes proportions s’est déclenché à l’improviste, selon les reconstructions de la police. Les équipes de secours ont travaillé toute la nuit pour récupérer les corps, secourir les blessés et maîtriser les flammes.Le Pape François a envoyé, par l’intermédiaire de son Secrétaire d’Etat, S.Em. le Cardinal Pietro Parolin, un télégramme de condoléances pour « le tragique incendie s’étant développé dans le complexe du temple ». « En priant pour tous ceux qui ont été touchés par cette tragédie – indique le texte – le Pape François invoque sur la nation indienne les bénédictions divines de force et de paix ».

AMERIQUE/PARAGUAY - Un Club des enfants pour prévenir les maladies

Asunción – Le centre sanitaire de la ville de Guarambaré vient de lancer un club des enfants, espace qui rassemblera les enfants et leurs parents une fois par mois. Le communiqué envoyé à Fides indique que l’objectif de ce club est la prévention de maladies majoritairement liées à l’enfance comme les infections respiratoires aigues, des maladies diarrhéiques, des intoxications alimentaires et autres. Au cours des rencontres, seront en effet affrontés des thèmes divers de manière notamment à indiquer aux familles comment affronter et prévenir les cas de diarrhée et de déshydratation. Seront également proposés des styles de vie sains, le contrôle de la bouche et des dents ainsi que les vaccinations. Il s’agit d’une initiative s’insérant dans la stratégie d’Assistance intégrée pour les maladies majoritairement liées à l’enfance, qui vise à résoudre et à affronter les causes principales de la mortalité et de la morbidité des enfants de moins de cinq ans dans le pays.

ASIE/CHINE - Evangélisation promue par le souvenir des défunts, vécu à la lumière de la foi

Pékin – Selon la tradition et la culture chinoise, qui suit le calendrier lunaire, la Commémoration des défunts a lieu le 5 avril. La communauté catholique chinoise, qui dédie également au souvenir des défunts la journée du 2 novembre, a voulu dans tous les cas faire mémoire en cette occasion de tous les défunts dans le cadre des Messes et des moments de prière particuliers, faisant mémoire des nombreux missionnaires étrangers qui ont donné leur vie pour l’Evangélisation de la Chine et ont désiré être enterrés en terre chinoise.Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, parmi les différentes initiatives menées à cette occasion, citons celles d’une Paroisse du Diocèse de Xi An, qui a voulu vivre la journée au travers d’un séminaire de trois jours dédié au thème « Foi et vie ». Selon le récit du Curé, une centaine de paroissiens, ont partagé la Parole de Dieu, « qui est source de la foi. Le but de la vie chrétienne est de recevoir, annoncer et vivre l’Evangile, pour que l’Evangile s’incarne dans la vie et que la vie soit imprégnée d’Evangile ». Par suite, « la Commémoration des défunts constitue un moment fort pour faire mémoire de la vie de foi et pour vivre, sur les traces de nos ancêtres, notre vie en annonçant ce que nous avons reçu ».La communauté de Bao Tou a en particulier fait mémoire du Père Fan LuYi, surnommé « le bon pasteur de la steppe », qui est retourné à la maison du Père le 23 mars dernier à l’âge de 97 ans. Face à une gigantesque image de Jésus Miséricordieux, placée dans l’église, les fidèles ont témoigné que, « dans son cœur de prêtre, il y avait de la place pour tous sauf pour lui-même. Il a véritablement suivi Jésus, vécu la foi et servi l’Eglise au travers de sa vie ». A également été rappelée sa fidélité à l’Eglise malgré l’emprisonnement et son engagement en faveur de la renaissance de la communauté.

AMERIQUE/COLOMBIE - Démission du Vicaire apostolique de Puerto Gaitán et nomination de son successeur

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 8 avril 2016, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Vicariat apostolique de Puerto Gaitán présentée par S.Exc. Mgr Luis Horacio Gómez Gonzáles, conformément au canon 401 § 2 du Code de Droit canonique. Le Saint-Père a nommé Vicaire apostolique de Puerto Gaitán le Père Raúl Alfonso Carrillo Martínez, du clergé de Zipaquirá, Curé et Modérateur de la Curie, lui assignant le siège épiscopal titulaire d’Afufenia.Le Père Raúl Alfonso Carrillo Martínez est né le 22 septembre 1964 à Ubaté, dans le Diocèse de Zipaquirá. Il a étudié la philosophie et la théologie au Grand Séminaire Saint José de Zipaquirá, de 1984 à 1990. Il a été ordonné prêtre le 14 mai 1990 et incardiné dans le Diocèse de Zipaquirá.Il a exercé ensuite les ministères suivants : 1990-1991 : Vicaire de la Paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs , Missionnaire et Vicaire de la Paroisse Sainte Croix de Mompox , 1991-1994 : Missionnaire et Curé de la Paroisse Sainte Croix , 1994-2000 : Curé de la Paroisse Notre-Dame de Lourdes , Délégué diocésain à la Pastorale missionnaire, 2000-2002 : Licence en Théologie pastorale près l’Université pontificale du Latran à Rome, 2002-2007 : Formateur et économe au Grand Séminaire Saint José de Zipaquirá, Membre du Conseil diocésain pour les Affaires économiques, depuis 2008 : Curé de la Paroisse Notre-Dame de l’Assomption , Modérateur de la Curie, Membre du Conseil diocésain pour les Affaires économiques et Vicaire forain de la Très Sainte Trinité.Le Vicariat apostolique de Puerto Gaitán a été érigé en 1999. Il a une superficie de 50.500 Km2 et une population de 129.500 habitants dont 82.700 catholiques. Il compte 10 Paroisses, 27 prêtres , 3 religieuses et 6 grands séminaristes.

ASIE/PHILIPPINES - Libération de l’ancien missionnaire italien enlevé en octobre dernier

Zamboanga – Le restaurateur et ancien missionnaire, Rolando Del Torchio, enlevé à Dipolog City en octobre dernier, a retrouvé liberté le 8 avril. La police philippine – ont indiqué des sources militaires locales – a récupéré l’italien âgé de 57 ans dans le port de l’île de Iolo, à 1.000 Km au sud de Manille, à bord d’un ferry se dirigeant vers Zamboanga. Rolando Del Torchio a immédiatement été porté à l’hôpital militaire de Zamboanga pour des contrôles. Après six mois de captivité, l’ancien missionnaire du PIME semble très amaigri mais en conditions physiques générales satisfaisantes. Dans la matinée du 9 avril, l’ancien otage a été transféré à Manille à bord d’un vol privé organisé par l’Ambassade italienne aux Philippines et il est maintenant assisté – selon des sources du Ministère des Affaires étrangères italien – par le personnel de la représentation diplomatique italienne. Les forces de sécurité philippines ont affirmé que, derrière l’enlèvement de Rolando Del Torchio se trouvait le groupe islamiste Abu Sayyaf, lié à Al Qaeda, dont l’île de Iolo est l’un des fiefs.Rolando Del Torchio avait été enlevé le 6 octobre dernier par des hommes armés dans le restaurant Ur Choice Cafè qu’il gérait à Dipolog City, dans le nord de Zamboanga, sur l’île de Mindanao. Originaire d’Angera , ordonné prêtre en 1984, il avait œuvré à Naples pendant plusieurs années avant d’être envoyé à Sebuco, sur l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines. Il avait abandonné le sacerdoce et son Institut missionnaire en 2001.

ASIE/IRAQ - Annulation d’un programme d’accueil destiné aux réfugiés chrétiens irakiens de la part du gouvernement tchèque

Prague – Le gouvernement tchèque a suspendu un programme d’accueil « sélectionné » réservé aux réfugiés irakiens chrétiens contraints à quitter leurs maisons, dans la plaine de Ninive, tombée sous le contrôle des djihadistes du prétendu « Etat islamique ». La mesure gouvernementale, rendue officielle dans la journée du 7 avril, a été prise par réaction à la tentative de 25 réfugiés chrétiens qui, après être arrivés en République tchèque, s’étaient transférés sans permis en Allemagne, où ils avaient déposé une demande d’asile déclarant vouloir se réunir à des parents déjà résidant dans des villes allemandes. L’initiative non autorisée n’a pas plu au Ministre de l’Intérieur tchèque, Milan Chovanec, qui a indiqué par le biais de Twitter avoir demandé à la police « d’utiliser tous les moyens légaux pour faire en sorte que ces personnes, qui ont abusé de la bonne volonté de la République tchèque et de ses citoyens, soient renvoyés en Irak ».Le programme d’accueil ciblé concernant 153 chrétiens irakiens avait été mis en place par l’ONG Generace 21, et présenté comme un modèle de réception ordonnée et « sûre » dans des pays européens de réfugiés provenant de zones de crise d’Afrique et du Proche-Orient. Les réfugiés impliqués dans le programme avaient été sélectionnés parmi les réfugiés chrétiens provenant d’Irak et se trouvant originairement au Liban. Depuis le début de cette année, 89 d’entre eux étaient déjà arrivés par petits groupes en République tchèque.Le programme, s’adressant spécifiquement aux réfugiés chrétiens, représentait un test implicitement syntonisé avec les courants de pensée – actifs surtout dans certains pays de l’est européen – qui considèrent les réfugiés chrétiens plus aptes à être accueillis en Europe par rapport à leurs compatriotes musulmans. Mais, sur 89 chrétiens arrivés en République tchèque, 8 ont d’ores et déjà demandé et obtenu de retourner en Irak, déclarant d’éprouver de la nostalgie pour leur patrie et de se trouver mal à leur aise dans un contexte culturel ressenti comme étranger.Le gouvernement tchèque fait partie de ceux qui se sont opposés à une répartition des réfugiés entre les pays de l’Union européenne selon un système de quotas. Les sondages indiquent que plus de 60% des tchèques sont contraires à l’accueil de réfugiés, même lorsqu’ils fuient les zones de guerre.

ASIE/YEMEN - Situation sanitaire critique après un an de conflit

Sana’a – En un an de guerre plus de 6.000 personnes sont mortes au Yémen alors que 30.000 autres ont été blessées. Telles sont les données fournies par l’OMS. Plus de 21 millions d’habitants, soit 82% de la population totale, ont besoin d’aides humanitaires, y compris près de 2,5 millions d’évacués. En outre, un tiers des personnes nécessiteuses vivent dans des zones inaccessibles ou difficiles à atteindre. Dès avant l’actuel conflit, le système sanitaire du pays avait dû affronter différents défis. Maintenant, les violences en cours ont encore aggravé la situation. Près de 19 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, risquant ainsi de contracter des maladies infectieuses telles que la dengue, le paludisme et le choléra. Plus de 14 millions de yéménites ont un besoin urgent de toilettes dont 2 millions d’enfants gravement dénutris et des femmes enceintes ou des nouveaux-nés nécessitant de soins. La situation est encore aggravée par la fermeture de 25% des cliniques médicales à cause de dommages ou par manque de personnel, de médicaments et autres ressources.

AFRIQUE/ETHIOPIE - L’expérience des enfants missionnaires liée à l’écoute et à la communication de la Parole

Adaba – « Je désire vous raconter l’initiative que je mène actuellement avec mes jeunes catholiques d’Adaba » a écrit à Fides le Père Giuseppe Ghirelli, missionnaire diocésain fidei donum. « Chaque semaine, le jeudi après-midi, je me rend à Herero, à 5 Km d’Adaba, où nous avons une école maternelle et primaire et une petite église. Il n’y a pas de catholiques. En majorité, les habitants sont musulmans et quelques-uns sont chrétiens orthodoxes. J’emmène avec moi les six jeunes du foyer de Dodola, pour célébrer la Messe. Alors que je me préparais pour la célébration, j’ai vu arriver des enfants. Je les ai invités à entrer et tous sont venus dans l’église. Avec l’aide du catéchiste, je me suis présenté en me faisant connaître et en cherchant à les connaître. Avant de débuter la célébration de la Messe, j’ai fourni une petite explication sur le signe de croix, m’apercevant que, pour certains d’entre eux, c’était la première fois qu’ils le faisaient. La Messe achevée, les jeunes de Dodola, avec lesquels au cours de la semaine nous lisons et colorons des pages de l’Evangile, se sont transformés en petits missionnaires, formant de petits groupes et racontant aux enfants présents l’histoire de Jésus. Pour certains d’entre eux, cela était la première fois qu’ils entendaient parler de Lui. Puis ils ont joué, se sont amusés avec la joie de pouvoir se rencontrer à nouveau. Des personnes de passage étaient intriguées. Elles observaient, regardaient. Peut-être un jour entreront-elles elles aussi dans l’église » commente le Père Ghirelli. Dans cette activité missionnaire est également impliqué le Bureau de l’Enfance missionnaire de Missio. « Lorsque je les ai rencontrés, ils m’ont donné des crayons de papier missionnaires, un sac à dos Missio et des cahiers pour les jeunes. A la question de savoir quel est la signification du sac à dos et du matériel missionnaire que nous vous avons donné, l’une des jeunes a répondu : « Nous venons à l’église, nous écoutons ce que nous dit le Curé sur l’Evangile et nous le communiquons à ceux qui ne le connaissent pas encore » : une parfaite synthèse de la missio ad gentes : écouter la Parole – la communiquer à ceux qui ne la connaissent pas encore » a conclu le missionnaire.

ASIE/PAKISTAN - Populations isolées après les inondations dans le nord du pays

Rawalpindi – « Les inondations ont frappé surtout l’extrême nord du pays, et en particulier le territoire de Gilgit-Baltistan, une zone très difficile à atteindre notamment du fait de la conformation du territoire. Seule l’armée est en mesure de se rendre dans ces zones, souvent seulement par hélicoptère, et pourvoit actuellement à l’acheminement d’aides aux populations touchées. A ce que nous en savons, les chrétiens sont quelques dizaines au sein de cette zone ». C’est ce que raconte à Fides Victor Shad, laïc catholique et Directeur de la Caritas d’Islamabad-Rawalpindi. La Caritas indique que, pour l’instant, elle n’a pas planifié d’interventions et que ce n’est que dans un second temps que pourra être évaluée une éventuelle participation de terrain aux secours ou à d’autres actions d’aide.Selon des données officielles fournies par le gouvernement, les inondations intervenues au cours des premiers jours de ce mois ont fait 66 morts, 61 blessés et causé la destruction, totale ou partielle, de 900 habitations.Les pluies ont été abondantes dans le nord du pays, incessantes pendant plusieurs jours, causant l’exondation de nombreux cours d’eau. La furie des eaux a emporté des villages entiers ainsi que des champs, détruisant des habitations et des cultures et mettant la population en danger, tant en termes de survie que d’épidémies. Les secours, ainsi que le communique la protection civile du gouvernement pakistanais, sont encore en cours et rendus moins aisés par le caractère difficile du terrain et par l’effondrement de nombreux ponts et routes.Le pays est sujet à des événements de ce genre en particulier durant les mois d’automne et de printemps, avec l’arrivée des moussons. A cela vient s’ajouter une conformation particulière des cours d’eau sur le territoire, qui tend à renforcer les phénomènes déjà violents et rend le territoire pakistanais susceptible de subir des dommages importants.

AFRIQUE/SENEGAL - Jeu vidéo pour sensibiliser à la grave situation de nombreux enfants

Dakar - Cross Dakar City est le nom du jeu vidéo qui met en évidence les graves situations dans lesquelles se trouvent certains enfants sénégalais et qui démontre que ce type de jeux peut être utilisé pour offrir une conscience sociale. Outre le rôle proprement ludique, le jeu en question prend au fil des années, des aspects différents. Il sert également à raconter des histoires, à enseigner et, dans de nombreux cas, à sensibiliser à des situations réelles qui se passent dans d’autres parties du monde. Tel est, à tout le moins, l’objectif de Cross Dakar City, qui veut mettre en lumière la situation d’impuissance de nombre d’enfants au Sénégal. Certains parents qui ne sont pas en mesure de pourvoir aux besoins de leurs enfants les envoient dans les écoles coraniques de Dakar où ils espèrent les voir nourris et logés en sus d’être éduqués selon les enseignements du coran.Il est toutefois démontré que nombre de ces enfants sont exploités et contraints à mendier dans les rues par les enseignants de ces mêmes écoles. Cette situation est recréé dans Cross Dakar City, dans le cadre duquel Mamadou, le héros, est l’un de ces enfants qui doit affronter les intempéries, la faim et la violence et qui cherche à survivre à tout prix. Le but du jeu est de conduire Mamadou à la recherche de ses parents biologiques. Pour ce faire, le joueur doit traverser des rues en évitant les automobiles, passer des fleuves en canoë et éviter des trains pendant qu’il marche sur les voies ferrées. Tous ceux-ci constituent des scénarios quotidiens de la vie réelle que les enfants sénégalais affrontent en même temps que d’autres dangers tels que les abus sexuels ou les enlèvements. Le jeu vidéo a été lancé en mai dernier et est redevenu de grande actualité en vue de la Journée internationale des Enfants des rues du 12 avril prochain.

AMERIQUE/NICARAGUA - Pose de la première pierre de la nouvelle église principale de Siuna

Siuna – Le 3 avril a eu lieu, dans une grande liesse, la pose de la première pierre de ce qui constituera l’église principale de Siuna, une commune nicaraguayenne très pauvre et abandonnée des services de l’Etat, au sein de la région autonome de l’Atlantique nord. La célébration a rassemblé des milliers de catholiques et des prêtres provenant des Paroisses de Siuna, Bonanza, Rosita, Mulukukú, Waslala, Paiwas, San Pedro del Norte, Prinzapolka et La Cruz de Río Grande.L’église sera édifiée sur un terrain donné par le gouvernement municipal de Siuna contre une dépense de quelques 1 million d’USD, lesquels seront réunis au travers de différentes sources, dont le gouvernement et les Paroisses du Pacifique.« Les gens ont déjà offert 100 veaux et des personnes ayant des parents à l’étranger ont commencé à recueillir des fonds. Il s’agit d’un travail important, dans le pays et au dehors, visant à garantir que nous disposions des fonds nécessaires » a déclaré S.Exc. Mgr Pablo Ervin Schmitz Simon, O.F.M. Cap., Vicaire apostolique de Bluefields, durant la Messe célébrée en plein air sur le lieu où sera édifiée l’église. Cette dernière pourra accueillir 800 personnes et sa construction devrait prendre deux ans. Est également prévu un espace permettant de célébrer la Messe en plein air en cas de grande affluence dépassant les capacités de l’édifice.

ASIE/INDE - Forum d’ONG visant à être plus proches des pauvres

New Delhi – Constituer un réseau national d’organisations non gouvernementales pour améliorer et mieux coordonner l’œuvre d’assistance et de développement parmi les plus démunis de la société : tel est l’esprit selon lequel les Jésuites indiens ont créé le Lok Manch , au terme d’une assemblée qui a vu réunis à Delhi plus de 120 délégués de 100 organisations indiennes. Ainsi que l’indique une note parvenue à Fides, le forum entend travailler également au plan de la culture, de la sensibilisation et de la politique, en promouvant des lois et des politiques publiques en faveur des marginalisés et des groupes les plus vulnérables, favorisant la croissance d’une nation laïque et démocratique, capable de promouvoir le développement, le bien-être et l’égalité entre tous les citoyens.Le Père Sunnybhai, SJ, l’un des promoteurs du forum, a indiqué à l’assemblée les questions urgentes que l’Inde doit affronter, telles que la faim, la pauvreté, les suicides d’agriculteurs accablés de dettes.Un exemple cité a été celui du National Food Security Act, approuvé par le gouvernement en 2013 et qui constituait une mesure en faveur de 400 millions de paysans pauvres au minimum. Cette loi n’a en fin de compte été appliquée que partiellement et seulement dans certains Etats de l’Union indienne.Le forum entend établir un réseau efficace entre les nombreuses ONG existant en Inde et oeuvrant contre la pauvreté et en faveur du développement des plus démunis, de manière à coordonner leur action et à être plus incisifs au plan sociopolitique.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Commentaire de l’Evêque de Tombura-Yambio après l’accord avec les rebelles en Equatoria occidental

Juba – « Il s’agit du premier accord de paix de ce type obtenu dans l’un des 28 Etats du Soudan du Sud » a souligné S.Exc. Mgr Barani Eduardo Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio, dans son discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de signature de l’accord de paix entre le gouvernement de Juba et le South Sudan National Liberation Movement , un groupe rebelle local opérant dans l’Etat d’Equatoria occidental. Le conflit entre l’armée sud-soudanaise et le groupe en question avait explosé en mai dernier.Mgr Kussala est à la tête de l’Inter-Faith Council for Peace in Western Equatoria State, organisme interreligieux qui s’est dépensé sans compter pour parvenir à l’accord signé le 2 avril sur la base des ententes préliminaires signées le 16 novembre dernier. Cet accord de paix préliminaire avait été obtenu, lui aussi, grâce à l’action de l’organisme présidé par Mgr Kussala.Après avoir remercié tous ceux qui ont contribué à ce résultat, l’Evêque de Tombura-Yambio n’a pas caché que « maintenant, vient le devoir ardu de reconstruire ce qui a été détruit, les relations, la fragile économie, les infrastructures sociales et politiques de nos Etats et de l’ensemble du pays », en soulignant l’importance non seulement des aides matérielles mais aussi de celles ayant une nature spirituelle pour réconcilier les esprits.Mgr Kussala a ensuite rappelé que l’accord de paix en Equatoria occidental doit être replacé dans le cadre plus vaste de l’effort visant à ramener la paix dans l’ensemble du Soudan du Sud après la guerre civile ayant opposé le Président, Salva Kiir, à l’actuel Premier Vice-président, Riek Machar. A ce propos, un progrès important en ce qui concerne l’application de l’accord de paix global pour le Soudan du Sud est représenté par l’arrivée dans la capitale, Juba, de 800 hommes fidèles à Riek Machar qui devront en assurer la sécurité.

ASIE/TERRE SAINTE - Ruines d’une antique église byzantine de Gaza balayées pour faire place à un centre commercial

Gaza – Les ruines d’une très ancienne église byzantine, ayant affleuré du sous-sol de Gaza au cours des travaux de construction d’un centre commercial, ont été déblayées par les engins de terrassement sans que les autorités locales ne soient en rien intervenues pour préserver ce site historiquement précieux. Cet épisode de grave incurie intervenu la semaine passée a provoqué de fortes réactions de désapprobation de la part de chrétiens palestiniens, reprises par la presse israélienne.Selon les reconstructions fournies par les sources locales, les ouvriers du chantier avec leurs engins auraient retrouvé les restes d’une grande église byzantine remontant au moins à 1.500 ans en arrière mais ils auraient cependant poursuivi leur travail visant à prédisposer les fondations du centre commercial en construction dans la zone de Place de Palestine, sans qu’aucun des responsables ne dispose la suspension des travaux. Les protestations sont parties en particulier d’Ibrahim Nairouz, pasteur anglican résidant à Naplouse, lequel a dénoncé cet épisode au travers de deux lettres envoyées au Premier Ministre de l’Autorité palestinienne, Rami Hamdallah, et au Ministre palestinien chargé des Antiquités et du Tourisme, Rula Maayah. « S’ils avaient retrouvé les restes d’une mosquée ou d’une synagogue ou d’une structure antique quelconque d’une autre nature – s’est demandé entre autre le pasteur Nairouz dans une déclaration reprise par la presse israélienne – auraient-ils affronté la situation de la même manière ? ». .

AFRIQUE/BURUNDI - Scepticisme de la part de l’opposition sur le potentiel envoi d’agents de police de l’ONU au Burundi

Bujumbura – « La décision du Conseil de Sécurité de l’ONU visant à envoyer un contingent international d’agents de police a été accueillie par un fort sentiment de scepticisme tant de l’opposition que de la société civile. A leur avis, cela ne servira à rien si, de la part du pouvoir, n’existe pas la volonté de mettre en place un véritable dialogue inclusif avec l’ensemble des forces de l’opposition et de la société civile afin de résoudre la crise née du troisième mandat obtenu par le Président Pierre Nkurunziza, en violant la Constitution et les accords de paix d’Arusha » déclarent à l’Agence Fides des sources locales depuis le Burundi.Le 1er avril, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution qui jette les bases en vue du déploiement d’agents de police de l’ONU au Burundi. La résolution demande à ce que le Secrétaire général de l’organisation, Ban Ki-moon, consulte le gouvernement du Burundi et se coordonne avec l’Union africaine afin de présenter, dans les 15 jours, des options en vue du déploiement d’agents de police de l’ONU pour renforcer la surveillance de la situation de la sécurité, promouvoir le respect des droits fondamentaux et faire avancer l’Etat de droit, un Etat de droit qui semble gravement compromis au point que, comme l’indiquent les sources de Fides, « l’Eglise elle-même est menacée. Il ne se passe pas de jour sans que des accusations ne soient lancées par le biais de la radio et de la télévision concernant de présumées « ingérences de l’Eglise » dans la politique nationale ».En outre – poursuivent nos sources – les violences se poursuivent. Le 6 avril, trois personnes ont été tuées en province. Des jeunes, soupçonnés d’être des sympathisants de l’opposition, sont arrêtés ou simplement fait disparaître par les forces de sécurité. Parfois, leurs corps sont retrouvés dans les rues ».« De l’autre côté, les rebelles perpètrent des actes de terrorisme en lançant des grenades contre les civils. Il s’agit d’une situation sans espérance, parce qu’aucune issue à la crise ne semble exister. Ceux qui peuvent fuir le Burundi le font. Plus de 250.000 ressortissants burundais se sont réfugiés à l’étranger et leur flux ne se tarit pas. La majeure partie d’entre eux se dirigent vers la Tanzanie puis vers le Rwanda, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, la Zambie, l’Afrique du Sud et l’Angola. Ceux qui en ont les moyens économiques se réfugient en Europe » concluent nos sources.

AFRIQUE/EGYPTE - Proposition d’un Evêque copte orthodoxe en faveur de l’institution d’une fête nationale célébrant l’entrée de Jésus en Egypte

Le Caire – Les chrétiens coptes se préparent à célébrer la fête de l’entrée de Jésus en Egypte, qui aura lieu cette année en juillet. En vue de ce rendez-vous liturgique et spirituel, l’Evêque copte orthodoxe, Anba Youlyous, membre du saint Synode et proche collaborateur du Patriarche Tawadros II, chargé de la gestion des œuvres sociales, a rappelé que l’Eglise appelle tous les égyptiens à s’unir à cette fête, suggérant que celle-ci soit célébrée en Egypte comme fête nationale.Pour les chrétiens d’Egypte, la fuite de la Sainte Famille sur la terre des Pharaons représente un événement providentiel qui a prédisposé cette nation à accueillir l’annonce de l’Evangile et à voir fleurir la florissante tradition monastique du pays. Selon les traditions locales, la Sainte Famille s’est déplacée dans le pays en accomplissant des miracles qui sont à l’origine de nombreux sanctuaires, visités également par les musulmans. Dans le cadre de discussions sur les blog coptes, l’histoire de la fuite en Egypte de la Sainte Famille est maintenant souvent citée en parallèle avec l’urgence humanitaire des migrants actuels. De nombreux chrétiens coptes se demandent quel accueil réserveraient aujourd’hui à Marie, Joseph et à l’Enfant Jésus fuyant Hérode ces pays européens qui élèvent des murs pour repousser les migrants qui fuient les guerres et la violence.

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