Derniers flash de l'agence Fides

EUROPE/ESPAGNE - Pas de justice sans égalité sur le continent africain

Madrid (Agence Fides) – La campagne de solidarité « il n’est pas de justice sans égalité » promue par l’organisation catholique espagnole Manos Unidas (voir Fides 31/01/2013) vient de débuter. Parmi les interventions de la rencontre d’ouverture, Sœur Nuria Juvanteny, religieuse espagnole des Carmélites de la Charité, engagée depuis des années au Gabon, a évoqué la condition de la femme africaine. Sœur Nuria a fait référence à des thèmes tels que le trafic de fillettes, l’esclavage et la prostitution, phénomènes qu’elle connaît bien depuis qu’elle vit sur le continent africain et qu’elle cherche à combattre. La famine, la guerre et la violence détruisent actuellement l’Afrique. « Le trafic des fillettes continue à augmenter et le phénomène doit être dénoncé » a déclaré la religieuse, montrant les données et décrivant l’action des mafias au Gabon. En outre, en parlant de la guerre en cours dans l’est de la RDC, elle a souligné que la violence sexuelle dans le pays n’a pas d’égal de par le monde. Grâce à la solidarité, les religieuses ont la possibilité de porter assistance aux enfants de la rue, aux victimes de mauvais traitements et de l’esclavage dans le cadre des centres Arc-en-ciel et Espoir de Libreville (Gabon) et Kekeli de Lomé (Togo). (AP) (Agence Fides 06/02/2013)

ASIE/TAIWAN - « Croire, espérer, aimer » : la présence de l’Eglise à la Foire internationale du Livre de Tai Pei, dans l’esprit de l’Année de la Foi

Tai Pei (Agence Fides) – « Croire, espérer, aimer » : tel a été le thème, dans l’esprit de l’Année de la Foi, de la section catholique présente à la Foire internationale du Livre de Tai Pei, qui s’est déroulée du 30 janvier au 4 février. Selon ce que l’Agence Fides apprend de Radio Veritas, l’Eglise catholique a transformé la Foire en occasion d’évangélisation grâce à la présence de 9 réalités du monde de la communication catholique de l’île, telles que le Kuang Chi Cultural Group (Jésuites), le Brancg Studium Biblicum (OFM), la Wisdom Press (FSP), le Costantinian Magazine (Congrégation des Disciples du Seigneur fondée par S.Em. le Cardinal Celso Costantini), la maison d’édition salésienne, le Witness Magazine, Radio Veritas, etc. Depuis 13 ans, la communauté catholique de Taiwan a constamment participé à la Foire internationale du Livre, dénommant sa zone d’exposition la « station service du cœur » en ce qu’elle entend offrir un ressourcement spirituel à tous, chrétiens et non chrétiens. Le thème spécifique choisi pour cette année est un moyen de faire connaître la vie de l’Eglise au monde et à la société taiwanaise. Comme chaque année, l’initiative a obtenu un important soutien et un plein appui de l’ensemble de l’Eglise à Taiwan : des prêtres et des religieuses se sont mis à la disposition des visiteurs qui désiraient parler avec eux et les bénévoles catholiques ont rendu un témoignage de foi dans ce milieu culturel. Selon l’organisation, 508.000 personnes, 737 maisons d’éditions de 70 pays du monde ont participé à la Foire de cette année qui comptait 2.112 stands et a vu l’organisation de 1.123 colloques. (NZ) (Agence Fides 06/02/2013)

EUROPE/ITALIE - Nouveau Gouvernement général pour les Missionnaires de Saint Charles Borromée

Rome (Agence Fides) – Le Père Paolo Sottopietra, 45 ans, né à Scenico, dans la province de Trente, est le nouveau Supérieur général de la Fraternité des Missionnaires de Saint Charles Borromée. L’Assemblée générale de la Fraternité a également élu le nouveau Vicaire général et les deux Conseillers qui collaborent avec lui. Le Père Sottopietra – qui est titulaire d’un doctorat sur la pensée de Ratzinger obtenu à l’Université d’Eichstätt, en Allemagne – prend la tête de la Fraternité après que le fondateur, Mgr Massimo Camisasca, ait été nommé Evêque de Reggio Emilia – Guastalla. « Notre Fraternité est née pour soutenir la mission de l’Eglise dans le monde. Nous continuerons dans le sillon de l’enseignement tracé en ces 27 années par Mgr Camisasca, dans cette expérience de communion que nous avons apprise de Mgr Luigi Giussani et qui s’exprime pour nous au travers de la vie en commun dans des maisons missionnaires » a déclaré le Père Sottopietra. La Fraternité Saint Charles est présente dans plus de 20 pays du monde (en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud) et compte 120 prêtres et plus de 40 séminaristes. (SL) (Agence Fides 06/02/2013)

AMERIQUE/COLOMBIE - Réflexion des Evêques sur l’initiation à la foi : « encourager les processus d’évangélisation ayant un sens missionnaire »

Bogotá (Agence Fides) – « L’Eglise devrait encourager les processus d’évangélisation faisant croître chez les croyants le sens missionnaire » : c’est ce qu’a souligné le Sous-secrétaire général du CELAM, le Père Leónidas Ortíz Lozada, dans le cadre d’une conférence d’étude intitulée : « La première annonce, la pédagogie et les destinataires ». Le prêtre a rappelé que cette essence missionnaire commence par un itinéraire, c’est-à-dire par une pédagogie et doit arriver en particulier à ceux qui ne connaissent pas les chemins de la Foi. La note envoyée à l’Agence Fides signale que, dans son intervention, le Père Ortíz Lozada, a mis en évidence sept étapes qui peuvent aider ce processus : 1/ la curiosité et l’intérêt pour la Foi, 2/ l’intérêt pour le Christ, 3/ l’adhésion au Christ, 4/ la conversion, 5/ la vie du disciple, 6/ la vie de la communauté chrétienne, 7/ le devoir missionnaire. Le Père Ortíz Lozada a également souligné que la première annonce a pour objectif de parvenir aux plus éloignés, à ceux qui n’ont jamais entendu parler de Dieu. Il a également rappelé que le dernier Synode des Evêques a conseillé aux Eglises locales de préparer un plan de « première annonce » qui devrait être inséré dans le plan général d’évangélisation de chaque Diocèse afin d’atteindre les personnes qui ne connaissent pas la Foi. Dans cette perspective, les Diocèses ont ainsi des programmes organisés, des projets généraux et des modèles organisationnels de la pastorale, qui doivent tous avoir comme toile de fonds un profond sens de la mission. La XCIV Assemblée plénière de l’Episcopat colombien se réunit du 4 au 8 février afin d’étudier et de réfléchir, dans le contexte de l’Année de la Foi, sur l’importance de l’initiation à la Foi. (CE) (Agence Fides 06/02/2013)

AMERIQUE/BOLIVIE - Démission du Vicaire apostolique de Pando et nomination de son successeur

Cité du Vatican (Agence Fides) – Le Saint-Père Benoît XVI, en date du 2 février 2013, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Vicariat apostolique de Pando (Bolivie), présentée par S.Exc. Mgr Luis Morgan Casey, conformément au canon 401§ 1 du Code de Droit canonique et a nommé Vicaire apostolique de Pando (Bolivie) le Père Eugenio Coter, prêtre fidei donum du clergé de Bergame (Italie), actuellement Directeur spirituel du Grand Séminaire archidiocésain Saint Louis de Cochabamba, lui assignant le siège épiscopal titulaire de Tibiuca. Le Père Eugenio Coter est né le 11 juillet 1957 à Gazzaniga, dans le Diocèse de Bergame (Italie). Il a effectué sa préparation en Philosophie et en Théologie au Séminaire de Bergame. Il a été ordonné prêtre le 20 juin 1981, à Bergame. Après son ordination sacerdotale, il a exercé en Italie les ministères suivants : 1981-1985 : Vicaire paroissial à Grassobio, 1985-1991 : Vicaire paroissial à Gandino. Avant de partir pour la mission, il a participé à un cours de formation au Centre unitaire missionnaire (CUM) de Vérone. Arrivé en Bolivie en 1991 en tant que Missionnaire fidei donum dans l’Archidiocèse de Cochabamba, il a été : de 1992 à 1994 : Vicaire paroissial à Sacaba, de 1994 à 1995 : Vicaire paroissial à Villa Tunari, de 1995 à 2000 : Curé de Condebamba à Cochabamba, de 2009 à 2011 : membre du Conseil pastoral diocésain, de 2000 à 2012 : Délégué épiscopal pour la Pastorale sociale – Caritas. Depuis 2012, il est Directeur spirituel du Grand Séminaire archidiocésain Saint Louis de Cochabamba. Le Vicariat apostolique de Pando (1942) a une superficie de 86.261 Km2 et une population de 208.867 habitants dont 187.981 catholiques. Il compte 6 Paroisses, 24 prêtres (16 diocésains et 8 religieux), 1 religieux non prêtre, 32 religieuses et 7 grands séminaristes. (SL) (Agence Fides 06/02/2013)

ASIE/SYRIE - L’Ordre de Malte en première ligne en matière de secours aux victimes du conflit syrien

Rome (Agence Fides) – L'Ordre de Malte intensifie ses interventions directes en faveur des populations touchées par le conflit syrien, en réponse à l’escalade de la violence qui, en 2012, a contraint plus de 1,5 millions de personnes à évacuer. Le Malteser International (Agence de secours de l’Ordre de Malte pour les aides humanitaires) œuvre actuellement dans les zones de Damas, Alep, Hama et Homs, distribuant des milliers de kits de survie et d’hygiène. La stratégie d’intervention en faveur des réfugiés irakiens implique également les pays voisins. En particulier, le centre médico-social de Khaldieh, au Liban, se dédie exclusivement à fournir des soins médicaux gratuits aux réfugiés syriens, assistant chaque jour des dizaines d’entre eux. Au cours de l’hiver, les œuvres de secours liées aux Chevaliers de Malte fourniront des aides d’urgence à 10.000 autres personnes en Syrie, en Turquie et au Liban. Le Moyen-Orient est traditionnellement au centre de la sollicitude humanitaire de l’Ordre de Malte, héritier de l’antique Ordre des Chevaliers hospitaliers, fondé en 1048 et rendu souverain par le Pape Pascal II en février 1113, Ordre qui eut comme premiers lieux de diffusion un couvent et un hôpital construits à Jérusalem afin d’assister les pèlerins en Terre Sainte. Aujourd’hui, les Chevaliers de Malte gèrent également l’hôpital de la Sainte Famille de Bethléem, situé dans les territoires de l’Autorité nationale palestinienne, qui représente la seule maternité de la région dotée d’un service de soins intensifs néonataux. Depuis 1990, plus de 57.000 enfants sont nés à l’hôpital de Bethléem alors que la clinique mobile de l’hôpital assure l’assistance pédiatrique et maternelle essentielle aux femmes et aux nouveaux-nés dans les zones les plus reculées des villages se trouvant aux environs du désert de Judée. Les données relatives aux œuvres d’assistance soutenues par l’Ordre de Malte au Moyen-Orient sont exposées dans les dossiers parvenus à l’Agence Fides et présentés ce jour à Rome dans le cadre des célébrations prévues à l’occasion du IX° Centenaire de la Bulle Pro Postulatio Voluntatis (15 février 1113), document par lequel le Pape Pascal II plaça l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem sous la protection du Saint-Siège, avec le droit d’élire librement ses supérieurs, sans interférence de la part d’autres autorités laïques ou religieuses. Les initiatives mises en place par les Chevaliers de Malte en faveur des populations syriennes ont été présentées par Albrecht Boeselager, Ministre de l’Ordre chargé de la Santé et de la Coopération internationale. Samedi 9 février, plus de 4.000 membres et volontaires de l’Ordre participeront à la Messe célébrée en la Basilique Saint-Pierre par le Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté, S.Em. le Cardinal Tarcisio Bertone. Au terme de la célébration est annoncée également la présence de Sa Sainteté Benoît XVI en la Basilique. (GV) (Agence Fides 05/02/2013)

AFRIQUE/MALI - Retour à l’école pour les enfants de Tombouctou grâce à la collaboration entre enseignants, parents et gouverneur

Tombouctou (Agence Fides) – Les enfants de Tombouctou, l’une des principales villes du nord du Mali à peine reconquise par les troupes locales avec le soutien de l’armée française, sont retournés à l’école après la fuite des islamistes. Selon les informations provenant d’un certain nombre d’enseignants, en 2012, environ la moitié des enfants d’âge scolaire ont fui le nord du pays après que les groupes islamiques en aient pris le contrôle, fermant les écoles publiques et obligeant quelques enfants à fréquenter les écoles coraniques. Les données du Ministère de l’Instruction font état, à la fin de 2012, de 10.000 enfants évacués du nord demeurés privés d’accès à l’instruction. Pour chercher à rattraper le temps perdu, les responsables de l’instruction scolaire ont demandé aux enseignants ayant fui de revenir et ont promu une campagne pour en recruter de nouveaux au profit des enfants de l’école primaire. De nombreux parents, sur invitation du gouverneur de la région de Tombouctou, collaborent actuellement à la reconstruction des écoles afin qu’elles puissent rouvrir leurs portes. En effet, tant à Tombouctou qu’à Gao, de nombreux édifices scolaires ont été détruits et le mobilier a été dérobé. Parmi les autres priorités de Tombouctou se trouvent également la reconstruction de dizaines de centres sanitaires, le rétablissement de la distribution de l’électricité et de l’eau. (AP) (Agence Fides 05/02/2013)

ASIE/INDE - Coup de frein de l’Eglise s’agissant de la peine de mort pour les violeurs

New Delhi (Agence Fides) – « Le viol est une honte nationale mais l’Eglise ne peut approuver la peine de mort pour les coupables des violences parce qu’elle défend la sacralité de la vie » : c’est en ces termes, exprimés dans le cadre d’une entretien accordé à l’Agence Fides, que S.Exc. Mgr Agnelo Rufino Gracias, Evêque auxiliaire de Bombay, fait état de la position de l’Eglise indienne après le Décret-loi approuvé par le gouvernement. La mesure sera soumise au Parlement qui disposera de dix mois pour le ratifier. Le texte prévoit la peine de mort pour les violeurs dans les cas où la victime meurt ou se retrouve en état végétatif persistant mais également pour les récidivistes se rendant coupables à plusieurs reprises de « violence sexuelle aggravée ». Mgr Gracias illustre a Fides la position de l’Eglise indienne : « Un décret de ce genre a été présenté sur l’onde de l’émotion, après le cas de Nirbhaya, jeune indienne de 23 ans, violée et tuée voici un mois. Nous croyons qu’il faut mener une réflexion plus sereine et nous espérons que cela aura lieu devant le Parlement. Nous sommes bien conscients du fait que le viol est une honte nationale que nous condamnons avec force. Nous sommes de tenaces promoteurs de la justice pour les victimes et d’une punition adéquate des coupables. Mais la peine capitale ne représente pas la solution. Nous croyons que, dans de nombreux cas, il suffirait d’appliquer avec zèle la législation en vigueur ». Pour combattre la plaie du viol en amont au sein de la société indienne, l’Evêque note : « En tant qu’Eglise, nous cherchons actuellement à apporter notre contribution, à notre modeste niveau, dans la lutte contre cette terrible pratique avant tout en promouvant le respect de la dignité de la femme et l’égalité des chances mais aussi au travers d’un travail capillaire dans le domaine de l’instruction, dont il faut partir afin de modifier une mentalité. Nous diffusons également une culture basée sur la valeur et le respect de toute vie humaine ». Comme cela a été indiqué à Fides, un certain nombre d’activistes ont critiqué le décret du gouvernement parce qu’il ignore les cas dans lesquels l’accusé appartient à la police ou aux forces armées. Le gouvernement a expliqué que ce décret ne peut avoir d’effet rétroactif, ces dispositions ne pouvant donc s’appliquer au cas de Nirbhaya. (PA) (Agence Fides 05/02/2013)

AFRIQUE/TANZANIE - Selon les autorités, « les attaques contre certains responsables religieux à Zanzibar relèvent du droit commun »

Dodoma (Agence Fides) – Selon une communication du Vice-ministre de l’Intérieur, M. Pereira Silima, devant l’Assemblée nationale de Tanzanie, les récentes attaques perpétrées contre des responsables religieux sur l’île de Zanzibar sont des crimes de droit commun et non pas des violences ayant une connotation religieuse. Selon ce qu’indique l’Agence CISA de Nairobi, le Vice-ministre a affirmé que les résultats préliminaires des enquêtes de la police indiquent que les assauts contre un certain nombre de responsables religieux chrétiens et musulmans sont l’œuvre de criminels de droit commun ayant agi sur la base de « motivations criminelles et personnelles ». Récemment, le Sheikh Fadhili Soraga, Secrétaire du Mufti, avait été grièvement blessé à Zanzibar, après avoir été atteint par un certain nombre de jets d’acide provenant de plusieurs personnes, alors qu’un prêtre catholique, le Père Ambrose Mkenda, avait été agressé à coups de pistolet par des inconnus le jour de Noël (voir Fides 03/01/2013). Le Vice-ministre de l’Intérieur a déclaré que la police de Zanzibar est à la recherche d’autres personnes impliquées dans les deux attaques et a indiqué que, jusqu’à présent, cinq personnes ont été arrêtées, trois pour complicité dans le vitriolage du Sheikh Soraga et deux en liaison avec l’attaque à main armée du Père Mkenda. (L.M.) (Agence Fides 05/02/2013)

ASIE/BANGLADESH - Nouvelle épidémie d’hénipavirus : premier mort à Dacca et décès d’un nouveau-né à Chittagong

Dacca (Agence Fides) – Au cours des dernières semaines, au Bangladesh, a été constatée une nouvelle épidémie d’hénipavirus qui a déjà causé la mort de dix personnes. Il s’agit d’un virus récemment identifié, responsable d’une maladie qui touche les animaux et l’homme. La contamination s’accompagne d’un taux de mortalité élevé, de près de 77%. Selon les données de l’Institut d’épidémiologie, de contrôle et de recherche des maladies (IEDCR), depuis sa première apparition au Bangladesh, voici 12 ans, 188 cas et 146 décès ont été enregistrés dont 12 contaminations et 10 décès en 2013. L’infection est provoquée par la consommation de la sève d’un palmier dattier contaminé par l’urine ou la salive de chauves-souris. Une fois bu la sève, le virus infecte le corps humain et peut à son tour être transmis par contact physique à un autre être humain. L’hiver, qui, au Bangladesh, va de décembre au début de février, est la saison au cours de laquelle la sève, boisson très commune dans les zones rurales du pays, est récoltée. Les épidémies frappent en général un groupe de 10 districts (Meherpur, Noagoan, Rajbari, Faridpur, Tangail, Thakurgaon, Kushtia, Manikgonj, Rajshahi et Lalmonirhat), connus comme « la ceinture de l’hénipavirus ». Toutefois, en janvier de cette année, a été enregistrée la première victime en absolu dans la capitale bengalaise. Le décès le plus récent dû à la pathologie est celui d’un nouveau-né, contaminé et décédé dans la ville portuaire de Chittagong. Il n’existe ni soins ni médicaments efficaces contre le virus en question, la seule prévention consistant à informer les personnes afin qu’elles ne boivent pas la sève empoisonnée. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, bien que seules de rares épidémies d’hénipavirus soient enregistrées, le virus peut contaminer une vaste gamme d’animaux et provoquer des maladies graves caractérisées par une inflammation du cerveau ou des maladies respiratoires, outre la mort des êtres humains. Identifié pour la première fois en 1999, au cours d’une hécatombe dans les élevages porcins de Malaisie, le virus a fait enregistrer jusqu’ici plus de 12 épidémies, toutes en Asie du Sud. (AP) (Agence Fides 05/02/2013)

AFRIQUE/SENEGAL - Carême sous le signe de la Foi et de l’écologie

Dakar (Agence Fides) – « Foi et écologie » : tel est le slogan choisi pour la Campagne de Carême de cette année par les Evêques de la Conférence épiscopale interterritoriale du Sénégal, de Mauritanie, du Cap Vert et de Guinée Bissau dans leur message intitulé « Quelques Défis de l’Ecologie à la lumière de la Foi chrétienne ». Selon une note envoyée à l’Agence Fides, les Evêques, au travers de cette exhortation, invitent les fidèles à « s’intéresser à la problématique écologique et environnementale, non pas seulement parce qu’elle répond à une préoccupation ponctuelle de survie de l’humanité, mais encore parce qu’elle interpelle et stimule la foi des chrétiens, en les poussant à reconsidérer leur relation avec la Création et, par-delà, avec le Créateur ». « Cette exhortation – souligne la note – est d’autant plus importante qu’elle se situe dans le cadre providentiel de l’Année de la Foi décrétée par le Pape Benoît XVI ». En tant que propositions concrètes, « les Evêques souhaitent premièrement qu’à partir de ce Carême 2013, que chaque chrétien plante et entretienne un arbre chaque année ; que les jeunes chrétiens deviennent des leaders écologiques au sein de leurs quartiers, en s’engageant, avec leurs concitoyens, à rendre propres et attrayantes les rues et les places, par des campagnes périodiques de nettoyage et d’embellissement ». Une exhortation particulière concerne enfin les églises et les lieux de culte qui ont un « caractère sacré qui exige un profond respect ». (L.M.) (Agence Fides 05/02/2013)

ASIE/SYRIE - Terreur parmi les chrétiens d’Alep après l’entrée de milices islamistes dans le quartier syriaque

Alep (Agence Fides) – La peur s’est emparée des chrétiens d’Alep résidant dans le quartier à majorité chrétienne syriaque, ainsi que l’indique un message envoyé à Fides par le pasteur Ibrahim Nussair, responsable spirituel de l’église évangélique d’Alep, lorsque, hier matin, des milices islamistes appartenant au groupe Jabhat Al Nusra ont pénétré dans la zone. « Nous nous sommes réveillés en sursaut en entendant les crise de « Allah-u-Akbar » et en regardant par la fenêtre, nous avons vu les guérilleros du bataillon Jabhat al Nusra dans nos rues. Ils dressaient des barricades dans les environs de nos églises et de nos écoles, mettant en danger la vie de la population civile ». Le pasteur a ajouté que, avec l’arrivée de forces de l’armée régulière, de lourds combats se sont engagés et les miliciens ont été chassés de la zone. Le pasteur indique que la présence de ces miliciens, même si seulement pour quelques heures, a contribué à répandre une vague de terreur parmi la population qui ne se sent plus en sûreté et pense à quitter la ville. Le responsable chrétien conclut : « Nous avons confiance en Dieu mais également en nos amis musulmans de Syrie afin qu’ils nous protègent des extrémistes. Nous sommes et resteront un peuple qui désire et travaille pour le dialogue et pour la paix ». Au début de novembre dernier, l’église évangélique historique d’Alep, sise dans le quartier de Jdeideh, au cœur de la vieille ville, avait été minée et faite explosée (voit Fides 10/11/2012). (PA) (Agence Fides 05/02/2013)

AMERIQUE/GUATEMALA - L’Archevêque de Guatemala refuse la militarisation du pays

Guatemala (Agence Fides) – « Il ne peut y avoir au Guatemala aucune intervention militaire parce qu’il n’est pas possible de retourner à l’époque de la militarisation de la société. Nous ne sommes plus à cette époque, il n’est pas possible de revenir en arrière » a déclaré S.Exc. Mgr Oscar Julio Vian Morales, S.D.B, Archevêque de Guatemala après que le Président, Otto Perez Molina, ait proposé de proclamer l’Etat d’urgence dans les zones du pays où la criminalité est la plus importante et en particulier dans la capitale où les affrontements entre la Police nationale civile (PNC) et des bandes de délinquants fortement armées se poursuivent. Dans un message envoyé à Fides, S.Exc. Mgr Vian Morales a affirmé que la proposition de proclamer l’Etat d’urgence pourrait constituer une mesure efficace mais qu’elle doit être évaluée avec prudence, afin de ne pas revenir aux années de la militarisation de la société civile. « Le Président est bien informé. La violence pourrait diminuer grâce à cette disposition » a déclaré l’Archevêque tout en précisant qu’il faut être « attentifs au fait que souvent le remède est pire que la maladie elle-même ». « Je crois que l’effort visant à lutter contre la violence n’est pas seulement du devoir du gouvernement et de la police mais de tous les guatémaltèques. Nous devons lutter contre la violence en commençant par évacuer la violence de nos maisons, de nos écoles et de nos rues » a conclu Mgr Vian Morales. (CE) (Agence Fides 05/02/2013)

AMERIQUE/COLOMBIE - Deux prêtres assassinés en moins de 24 heures

Riosucio (Agence Fides) – Un autre prêtre a été assassiné en Colombie dans les dernières 24 heures. Il s’agit du Père José Ancizar Mejia Palomino, 84 ans, mort le 2 février dans sa résidence de Caldas, sur le territoire de la commune de Riosucio. Un premier rapport de la police affirme que le Père Mejia Palomino a été retrouvé lié à son lit, son corps portant des signes de torture. Un communiqué parvenu à l’Agence Fides rappelle que le Père Mejia Palomino appartenait au Diocèse de Buga mais qu’il exerçait son ministère pastoral dans le Diocèse de Pereira en tant qu’aumônier de l’orphelinat de la Sainte Famille et de la Maison de retraite Sainte Louise de Marillac. Dans le communiqué, l’Evêque, S.Exc. Mgr Rigoberto Corredor Bermúdez, et le presbyterium du Diocèse de Pereira expriment leur douleur suite à la mort du prêtre. Les obsèques du Père Mejía Palomino auront lieu aujourd’hui, 5 février, en l’église de Notre-Dame de la Candelaria. Hier, le Président de la Conférence épiscopale de Colombie, S.Em. le Cardinal Rubén Salazar Gómez, Archevêque de Bogotá, avait exhorté tous les colombiens à avoir confiance dans les négociations de paix qui ont lieu à Cuba entre des délégués du gouvernement et les FARC. Le Cardinal avait cependant dénoncé la violence qui bouleverse encore certaines régions du pays, citant notamment Riosucio de Caldas où différentes personnes qui travaillaient en faveur de la réconciliation et promouvaient la paix parmi la population ont été tuées. Hier, nous publions la nouvelle du meurtre du Père Luis Alfredo Suárez Salazar, de l’Archidiocèse de Villavicencio (Meta). L’assassinat, qui a été perpétré alors que le prêtre se trouvait à Ocaña (voir Fides 04/02/2013) a, lui aussi, eu lieu le 2 février. Selon la liste réalisée chaque année par l’Agence Fides, en 2012 et pour la quatrième année consécutive, l’Amérique s’est confirmée comme le continent ayant enregistré la mort violente du plus grand nombre d’opérateurs pastoraux. En 2012, la Colombie avait vu la mort violente d’un prêtre ; en 2011, celle de 6 prêtres et d’un laïc ; en 2010, celle de 3 prêtres et d’un religieux et en 2009, celle de 5 prêtres et d’un laïc. Au cours de ce début d’année 2013, ce sont désormais trois prêtres colombiens qui ont été assassinés. (CE) (Agence Fides 05/02/2013)

ASIE/CHINE - Ordinations diaconales et retraite spirituelle pour les laïcs : l’Année de la Foi dans le Diocèse de Cang Zhou

Cang Zhou (Agence Fides) – Le Diocèse de Cang Zhou (initialement Xian Xian) vit actuellement de manière concrète l’Année de la Foi, en communion avec l’Eglise universelle. Parmi les différentes initiatives liées à cette Année, hier, 4 février, en la Cathédrale diocésaine, ont été ordonnés neuf diacres. Selon ce qu’indique Faith du He Bei, avec l’Evêque diocésain, S.Exc. Mgr Joseph Li Lian Gui, qui a présidé l’ordination, ont concélébré une cinquantaine de prêtres en présence de plus de 800 fidèles. Dans la Paroisse de Fan Ga Da, toujours dans le Diocèse de Cang Zhou, un groupe de laïcs vient d’achever sa retraite spirituelle. 66 Paroissiens ont vécu intensément, du 29 janvier au 3 février, leur expérience de Foi avec Jésus. Le Diocèse de Cang Zhou, ancien Vicariat apostolique de Tchéli Sud-est, compte aujourd’hui 75.000 fidèles, près de 100 prêtres et 206 églises et chapelles. En outre, chaque année, plus d’une centaine de catéchumènes vient s’agréger à la communauté chrétienne. La communauté catholique locale, avec l’aide de l’Eglise universelle, a envoyé des dizaines de prêtres et de religieuses étudier à l’étranger. (NZ) (Agence Fides 05/02/2013)

ASIE/SYRIE - Nouvelles protestations des chrétiens de Mésopotamie contre la plaie des enlèvements

Hassakè (Agence Fides) – Dans la province de Jézirah, en haute Mésopotamie syrienne, l’augmentation exponentielle du nombre des enlèvements – effet collatéral du conflit syrien – continue à affecter gravement les populations civiles y compris au sein de zones non intéressées par les affrontements entre les rebelles et l’armée régulière. Le dernier enlèvement en date a été celui d’un pharmacien chrétien enlevé Dimanche et pour lequel a été demandé une rançon d’un million de lires syriennes (près de 11.000 €uros). « Pour les bandits de toute sorte – indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Jacques Behnan Hindo, titulaire de l’Archiéparchie syro-catholique d’Hassaké-Nisibi – il s’agit d’un bon moment pour faire de l’argent ». Vendredi dernier, des dizaines de chrétiens ont improvisé un barrage en brûlant des pneus à un carrefour de la ville d’Hassaké afin de protester contre l’enlèvement « éclair » du Recteur de l’Université publique Al-Furat, le chrétien Jack Mardini, enlevé en plein jour par des hommes armés et libéré deux heures plus tard. Dans son cas, derrière l’enlèvement, ne se trouvait pas une tentative d’extorsion mais des questions liées au fonctionnement de l’Université. On se trouve donc devant un recours aux enlèvements visant à résoudre, par des abus, des conflits d’intérêts personnels et sociaux. Au cours de ces dernières semaines, dans la seule ville d’Hassaké, ont été enregistrés une cinquantaine d’enlèvements, dont près de la moitié ont concerné des chrétiens. « Nombre des personnes enlevées sont des médecins, des avocats et des membres des professions libérales – remarque Mgr Hindo – mais désormais, les enlèvements commencent à concerner également les pauvres ». L’Archevêque dément cependant le fait que les enlèvements aient pour cible privilégie les chrétiens. « Au cours de ces derniers jours – raconte Mgr Hindo – certains otages musulmans ont cherché à rappeler les ravisseurs au sens de la pitié, racontant leur pèlerinage à la Mecque. Les bandits ont commencé, pour toute réponse, à maudire le nom d’Allah et du prophète Mahomet, déclarant que leur seul intérêt est l’argent ». (GV) (Agence Fides 04/02/2013)

AFRIQUE/RD CONGO - Les responsables religieux demandent une Commission électorale véritablement indépendante

Kinshasa (Agence Fides) – Une Commission électorale qui soit effectivement « indépendante, autonome et neutre » : c’est ce que demandent les confessions religieuses présentes en République démocratique du Congo au travers de leur porte-parole, le Père Donatien Shole, Secrétaire adjoint de la Conférence épiscopale congolaise. Les responsables des différentes confessions religieuses du pays se sont rencontrés le 1er février à Kinshasa. Au terme de la réunion, le Père Shole a fait part des indications provenant du débat sur la loi portant révision de la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). « Nous demandons au Président de la République, qui a le pouvoir de renvoyer la loi devant le Parlement en vue d’un approfondissement, de tenir compte des aspirations profondes du peuple congolais qui veut une CENI véritablement indépendante, autonome et neutre » a affirmé le prêtre. Les responsables religieux rappellent que l’actuelle CENI avait été critiquée à l’occasion des élections présidentielles et législatives de 2011 au cours desquelles de nombreuses irrégularités avaient été constatées. Le 12 décembre 2012, l’Assemblée nationale avait adopté une loi modifiant la composition de la CENI. Le texte prévoit que la nouvelle Commission électorale soit formée de deux organes : le Bureau de Présidence et l’Assemblée plénière. Cette dernière est composée de 13 membres – six issus de la majorité présidentielle, 4 de l’opposition et 3 de la société civile. Selon les confessions religieuses, ce texte ne présente pas de progrès significatifs. (L.M.) (Agence Fides 04/02/2013)

AMERIQUE/VENEZUELA - Pour le Cardinal Archevêque de Caracas, « la prison est un centre de réhabilitation et non un dépôt de condamnés à mort »

Caracas (Agence Fides) – L'Archevêque de Caracas, S.Em. le Cardinal Jorge Urosa Savino, a demandé aux vénézuéliens de ne pas s’habituer à l’idée selon laquelle les prisons du pays constituent des dépôts de personnes destinées à mourir. « Au contraire, il s’agit de centres de réforme, de réhabilitation, de centres permettant de se réinsérer dans la société ». S.Em. le Cardinal Jorge Urosa Savino a parlé, dans le cadre d’un entretien accordé à la presse locale, des événements intervenus dans la prison d’Uribana, dans le cadre desquels au moins 58 personnes ont trouvé la mort et plus de 90 autres ont été blessées (voir Fides 30/01/2013). Une note envoyée à l’Agence Fides affirme que « le gouvernement national a la responsabilité des prisons, de la vie et de la sécurité des personnes qui s’y trouvent détenues ». Le Cardinal a réaffirmé que la fermeture des prisons ne représente pas une solution définitive au problème. « D’autres problèmes se créent. Il faut en revanche construire davantage de prisons, optimiser les procès, garantir de meilleures conditions de vie et soutenir les droits humains des détenus même si certains d’entre eux sont des criminels » a-t-il dit. Après avoir remercié S.S. Benoît XVI pour son intéressement et ses prières, il a profité de l’occasion pour exprimer sa solidarité aux prisonniers politiques du pays. (CE) (Agence Fides 04/02/2013)

ASIE/INDE - Les religieux en Inde, entre prophétie et mysticisme

Mangalore (Agence Fides) – Etre prophètes et témoins au sein de la société, parmi les défis de la modernité, mais dans le même temps être des « mystiques », hommes et femmes de prière, signes du transcendant : tel est l’engagement des congrégations et des communautés indiennes qui, réunies au sein de la Conférence des Religieux de l’Inde, ont célébré hier, 3 février, à Mangalore, la Journée mondiale pour la vie consacrée. Comme cela a été indiqué à Fides, plus de 570 religieux et religieuses ont réfléchi au statut et aux défis lancés à la vie consacrée, repartant de la crise d’identité enregistrée dans l’humanité actuelle. Sœur Jessy Merlyn SMMI (Sisters Minor of Mary Immaculate), rapporteur de la journée, a noté que les religieux sont appelés à redécouvrir « la dimension prophétique et mystique » dans « la fidélité créative » à leur vocation et ce sans « se soumettre au pouvoir du monde » mais en redécouvrant leur charisme originaire et sans s’identifier à l’excès avec des institutions et des organisations. Dans le service de l’apostolat, les religieux, lorsqu’ils sont impliqués dans le domaine éducatif, sanitaire ou social, ne doivent pas offrir « un service de type entrepreneurial » mais plutôt « offrir le Christ, en témoignant de Sa présence surtout parmi ceux qui se trouvent aux marges de la société ». Sœur Merlyn a rappelé le document Vita consecrata, qui qualifie les religieux de « don de Dieu » qui, par la profession des conseils évangéliques, rendent les traits de Jésus constamment visibles dans le monde. La vie religieuse n’est pas une forme de réalisation de soi au travers de l’isolement mais un appel à vivre en communion avec les autres, en construisant des communautés de liberté, de fraternité et de justice, a-t-elle ajouté. « La vie religieuse – a-t-elle conclu – est une immersion profonde dans le monde en tant que disciples de Jésus et avec le radicalisme évangélique ». Les participants ont exprimé leur désir de renouvellement dans le « ministère de la vie active », rappelant les nombreux défis d’apostolat que l’Inde lance : pauvreté, marginalisation, injustice, discrimination sur la base des castes, abus des droits et de la dignité humaine, manque d’égalité des chances entre homme et femme, difficulté d’accès à l’instruction… (PA) (Agence Fides 04/02/2013)

AFRIQUE/MALI - Appel de l’Evêque de Mopti en faveur des évacués - amélioration de la situation mais la crise n’est pas achevée

Bamako (Agence Fides) – « La situation s’améliore peu à peu mais la crise n’est pas achevée » déclare à l’Agence Fides le Père Edmond Dembele, Secrétaire de la Conférence épiscopale du Mali. « On perçoit en particulier une amélioration des conditions de sécurité dans les grandes villes du nord qui ont été libérées des groupes djihadistes, ce qui est par ailleurs démontré par la visite du Président français, François Hollande, à Tombouctou, où il a été accueilli avec joie par la population ». « La crise n’est pas encore achevée » prévient cependant le Père Dembele. « Le conflit n’est pas fini et des opérations délicates doivent encore être menées pour que tout le nord soit enfin libéré ». « Il ne faut en outre pas oublié la crise humanitaire » ajoute le prêtre. « L’exode des civils des villages du nord se poursuit tant parce qu’ils ne se sentent pas encore en sûreté que parce que les conditions de vie demeurent difficiles. Dans les zones libérées, la nourriture et l’assistance médicale manquent également. Par ailleurs, les évacués qui se trouvent dans le sud du pays ont besoin d’assistance ». S.Exc. Mgr Georges Fonghoro, Evêque de Mopti, a lancé de son côté un appel par l’intermédiaire de l’Aide à l’Eglise en détresse (AED) : « Nous devons agir immédiatement. Les besoins de la population sont énormes ». Selon une note parvenue à l’Agence Fides, Mgr Fonghoro a envoyé une lettre à la Fondation pontificale dans laquelle il dénonce les terribles conditions dans lesquelles se trouvent les évacués et en particulier les enfants, nombre desquels sont gravement malnutris. L’AED a donné au Diocèse de Mopti une première contribution de 40.000 €uros afin d’assurer des vivres et des médicaments à 326 familles. « Au cours de ces derniers mois – poursuit Mgr Fonghoro – les maliens ont beaucoup souffert, en particulier dans le nord du pays. Maintenant, la situation est légèrement plus tranquille mais l’Etat d’urgence a duré plus de trois mois et nombreux sont ceux qui ont peur de retourner dans leurs villages ». (L.M.) (Agence Fides 04/02/2013)

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