Derniers flash de l'agence Fides

EUROPE/CHYPRE - Pèlerinage musulman au-delà de la « ligne verte » à l’occasion de la fin du ramadan

Larnaka – Un millier de musulmans tucs a traversé hier, 7 juillet, la « ligne verte » divisant Chypre afin de participer à un pèlerinage à la mosquée de Hala Sultan Tekke, située dans le sud de l’île habitée par des chypriotes grecs orthodoxes. Le pèlerinage, effectué pour célébrer la fête de l'Aid el-Fitr qui clôture le ramadan, représente un signe concret du rapprochement en cours des deux parties de l’île divisée. Le mufti de Chypre, Talip Atalay, est parvenu en 2014 à un accord avec l’Archevêque grec orthodoxe, Chrysostome II, sur la base duquel les pèlerins musulmans turco-chypriotes peuvent se rendre trois fois par an à la mosquée de Hala Sultan Tekke pour y prier.En 2015, sous le patronage de l’ONU, les négociations entre représentants des deux parties ont repris afin de tenter de parvenir à la réunification de l’île. Toutes les Eglises présentes sur l’île soutiennent activement le processus de paix. A la célébration se tenant dans la mosquée située dans la partie gréco-chypriote de l’île – indiquent des agences internationales – ont également participé des représentants des Eglises grecque orthodoxe, arménienne, maronite et catholique de rite latin.

AMERIQUE/PEROU - Enfants et animaux victimes du froid

Puno – Le village d’Orcollo, en province de Masocruz, Puno, se trouve à 4.400m d’altitude et constitue l’une des localités péruviennes les plus touchées par le froid. La température est en effet descendue jusqu’à -27° C. Il s’agit de zones complètement abandonnées, dans lesquelles la présence de l’Etat fait défaut depuis plus de vingt ans selon des sources locales. Les habitants, à cause des gelées, tendent à abandonner leurs maisons à la recherche de lieux plus confortables. Ils souffrent de problèmes respiratoires et d’estomac, ne disposent pas d’eau potable, sachant que la distribution d’énergie électrique a été suspendue. Les enfants tombent malades et le bétail meurt à cause du froid intense. Bien qu’il n’existe qu’un seul dispensaire et que l’hôpital le plus proche se trouve à 3 heures de distance, les infirmières qui y travaillent ne disposent pas d’un moyen de transport quotidien. Par ailleurs, le problème sanitaire a pour suite l’abandon scolaire des enfants.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Cinquième anniversaire de l’Indépendance entre difficultés et espoirs

Juba – Samedi 9 juillet, le Soudan du Sud fêtera le 5ème anniversaire de son indépendance, ce qui en fait à tous les effets le plus jeune Etat du monde. Toutefois le pays a dû faire face à une nouvelle instabilité. De décembre 2013 à avril 2016 en effet, une nouvelle guerre civile a impliqué la faction du Président Salva Kiir et celle de son ancien Vice-président, Riek Machar, marquant un coup d’arrêt évident dans le processus de développement du Soudan du Sud. En avril dernier, le conflit a officiellement pris fin, au travers de la réintégration de Riek Machar, dans ses fonctions de Vice-président de Salva Kiir, dans le cadre d’un gouvernement d’unité nationale prévu par les derniers accords de paix.« Les années en question n’ont pas été faciles et nous espérons réellement maintenant que la situation se stabilise » explique le Père Dante Carraro, Directeur de l’ONG Médecins avec l’Afrique CUAMM, présente au Soudan du Sud depuis 2006. « Nous, du CUAMM, sommes toujours demeurés aux côtés de la population, afin de garantir l’accès aux soins de tous, et en particulier aux mères et aux enfants, les plus faibles des plus faibles. En 2015, au sein des structures dans lesquelles nous opérons, nous avons soigné 426.000 personnes dont plus de 156.800 enfants de moins de 5 ans. Dans les hôpitaux et structures périphériques que nous soutenons, nous avons été en mesure d’assister 6.583 accouchements et de soumettre près de 20.000 futures mères à la première visite prénatale ». Plus de 900.000 personnes peuvent actuellement compter sur les services sanitaires assurés par le travail des 700 opérateurs locaux et internationaux employés au Soudan du Sud par le CUAMM, sachant que le système sanitaire national est pratiquement inexistant.

AMERIQUE/VENEZUELA - Ouverture de l’Assemblée de la Conférence épiscopale

Caracas – Hier après-midi, en ouverture de l’Assemblée de la Conférence épiscopale du Venezuela , son Président, S.Exc. Mgr Diego Rafael Padrón Sánchez, Archevêque de Cumana, s’est adressé à ses confrères en ces termes : « Je ne m’attarde pas à décrire la situation du pays parce qu’aujourd’hui les vénézuéliens qui ne souffrent pas d’une dure réalité représentent une rare exception. En outre, le système qui nous gouverne est épuisé. Les gouvernants actuels manifestent leur incapacité à résoudre les problèmes urgents du pays… Il est clair que les intérêts du gouvernement ne coïncident pas avec ceux du pays, de sa population et de ses institutions. L’instabilité politique, outre la répression brutale et le manque de réponses sérieuses et stables, cause la perception diffuse du fait que la crise globale s’aggrave et se poursuit sans limites, une perception qui génère l’incertitude, le désespoir, la colère, la dépression et la violence sociale ».Selon le texte parvenu à l’Agence Fides, Mgr Padron a poursuivi : « Un gouvernement qui n’est pas parvenu à remporter la guerre économique et à fournir de la nourriture et des médicaments à la population et, plus encore, a refusé de permettre aux institutions religieuses ou sociales d’apporter leur contribution pour soulager les difficultés et les maladies de la population n’a pas l’autorité morale pour appeler au dialogue et à la paix… Un gouvernement qui, pendant 17 ans, n’a pas été en mesure, malgré toutes ses ressources, de contrôler et de dominer la criminalité n’est pas capable de garantir la tranquillité et la paix à ses citoyens ».A la fin de son discours, le Président de la CEV a suggéré une porte de sortie : « Le dialogue, dont parle le gouvernement, commence par la reconnaissance de la gravité de la situation à tous les niveaux et par la manifestation de la volonté de changer ou de transformer positivement la situation et ce au travers de signes visibles… Nous, vénézuéliens, nous trouvons devant un dilemme moral parce que nous ne pouvons ni accepter ni permettre que la vie humaine laisse la place à la déification de l’idéologie. Lorsque cette situation se vérifie, il faut recourir aux origines du pouvoir, qui se trouvent au sein du peuple. Consulter et respecter sa décision constitue un impératif moral qui ne peut être ignoré par aucune autorité ».Mgr Padrón Sánchez a ensuite souligné que « le référendum abrogatif a débuté le 6 décembre ». A cette date en effet, ont eu lieu les élections portant sur le renouvellement des 167 membres de l’Assemblée nationale, élections qui ont vu la victoire de l’opposition . En outre, a débuté la collecte de signatures en vue de l’organisation d’un référendum portant sur la révocation du mandat du Président Nicolas Maduro, sachant que le nombre des signature recueillies est de deux millions .« Les préoccupations de la population vénézuélienne sont maintenant partagées par de nombreux organismes, nationaux et internationaux – a continué le Président de la CEV. Nous, Evêques, ne sommes ni du côté du gouvernement ni du côté de l’opposition. Nous offrons nos bons offices afin de faciliter le dialogue ».L’Archevêque a enfin lancé un appel : « Nous réitérons ici notre demande, en tant que devoir urgent, de permettre l’entrée des médicaments nécessaires à de nombreux vénézuéliens qui ont besoin d’assistance sanitaire. L’expérience de la Caritas Venezuela et la collaboration d’institutions privées, plutôt que des agences gouvernementales, nous fait sentir prêts à recevoir et à distribuer correctement les nombreuses offres que nous recevons chaque jour depuis l’étranger. Il ne s’agit pas de la solution définitive mais d’un palliatif qui ne devrait plus être reporté ».L’Assemblée des Evêques, qui a débuté hier, 7 juillet, s’achèvera mardi prochain, 12 juillet.

ASIE/PAKISTAN - Rupture du jeûne en commun, expression de fraternité interreligieuse

Lahore – Prêtres, ulémas, enfants, étudiants d’écoles coraniques, femmes et jeunes, musulmans, chrétiens, hindous et sikhs, tous présents et impliqués dans un événement organisé à Lahore ces jours derniers par le Conseil pour le Dialogue interreligieux de Lahore afin de promouvoir l’harmonie interreligieuse à l’occasion de la conclusion du ramadan.La rencontre a débuté par la proclamation de versets de la Bible et du coran, lus par des musulmans et par des chrétiens, et s’est poursuivie par des prières récitées par chacun selon son credo. Le Père Francis Nadeem OFM Cap, Coordinateur du Conseil, a illustré à Fides le sens de cette initiative. « Depuis des années, il est habituel que nous, représentants chrétiens du Conseil pour le Dialogue interreligieux, invitions nos compatriotes musulmans à célébrer ensemble la rupture du jeûne concluant le ramadan alors que nos frères musulmans nous invitent à rompre ensemble le jeûne durant le Carême. Cette expression bilatérale de fraternité nous rapproche les uns des autres ».La pratique du jeûne est en effet l’une de nos valeurs communes, en ce qu’il est présent dans les différentes religions, comme au sein du Christianisme et de l’islam. Tous les participants ont apprécié l’esprit de la rencontre et l’effort visant à promouvoir l’harmonie nationale et religieuse. « Le jeûne nous apprend la tolérance, l’unité, la fraternité, le pardon et l’aumône » ont déclaré certains responsables islamiques, dont le responsable soufi Pir Shafaat Rasool, Président du Conseil pour le Dialogue interreligieux de Lahore, et Hafiz Mufti Syed Ashiq Hussain, fondateur et enseignant d’une médersa – école coranique NDR – à Lahore. Tous ont lancé un appel « à toute la nation afin qu’elle puisse vivre en paix ». Les participants ont prié pour le progrès, la prospérité et la paix dans le pays ainsi que pour le succès des forces armées dans leur lutte contre le terrorisme.

AMERIQUE/VENEZUELA - Absence de réfection pour les enfants hospitalisés

Caracas – L’hôpital pédiatrique J.M. di los Ríos, au Venezuela, connaît actuellement une crise qui va au-delà du manque de médicaments et de matériels sanitaires. En effet, il manque de nourriture. Au cours de la dernière semaine, les jeunes patients sont parvenus à manger seulement grâce aux donations de particuliers et de groupes. Selon des sources locales qui ont fait remonter l’information à Fides, la cuisine de l’hôpital est fermée à cause des très mauvaises conditions hygiéniques et sanitaires et un autre hôpital qui avait pourvu à l’envoi de denrées alimentaires ne dispose plus désormais des conteneurs nécessaires à l’envoi de la nourriture. Le personnel médical des hôpitaux du Venezuela a dénoncé à de nombreuses reprises les conditions dans lesquelles se trouvent les centres sanitaires. En juin, les médecins et les familles des patients de trois importants hôpitaux de Caracas avaient manifesté publiquement contre le manque de médicaments et de matériels sanitaires et contre les conditions précaires des infrastructures.

AFRIQUE/ZAMBIE - Dénonciation des violences politiques de la part du Président zambien, après celle faite par les Evêques

Lusaka – « La violence dans cette région du pays est alarmante en ce que s’enregistre le niveau le plus élevé de ce phénomène, le deuxième se référant à la Province de Lusaka » a indiqué le Président de Zambie, Edgar Lungu, en parlant aux chefs traditionnels de la Province du Sud. Le Chef de l’Etat zambien a demandé aux trois responsables traditionnels de la Province d’aider les autorités à ramener le calme et à instaurer un climat pacifique en vue des élections présidentielles et législatives du 11 août prochain.Le Président Lungu, déplorant que certaines personnes aient perdu la vie dans le cadre d’affrontements politiques, a rappelé que la Zambie a été considérée pendant des années par les autres pays africains comme un oasis de paix, souhaitant qu’elle continue à l’être.Récemment, les Evêques locaux avaient dénoncé les « discours incendiaires » de différents hommes politiques qui alimentent les tensions ainsi que les violences xénophobes à l’encontre des immigrés rwandais .

ASIE/INDE - Démission de l’Evêque de Daltonganj et nomination d’un Administrateur apostolique

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 7 juillet 2016, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Daltonganj présentée par S.Exc. Mgr Gabriel Kujur, S.I., conformément au canon 401 § 2 du Code de Droit canonique et a nommé S.Exc. Mgr Anand Jojo, Evêque d’Hazaribag, Administrateur apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis de ce même Diocèse.

AMERIQUE/PEROU - Début de l’Assemblée de la Conférence épiscopale par des Messes célébrées dans des prisons et des hôpitaux

Lima – Dans le cadre du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, célébré actuellement par l’Eglise catholique, les Evêques du Pérou ont célébré la Messe d’ouverture de leur 108ème Assemblée ordinaire en quatre lieux significatifs de la charité chrétienne, selon une note parvenue à l’Agence Fides.Hier, 6 juillet, les Evêques se sont rendus à la prison Castro de San Juan de Lurigancho, à la prison féminine Sainte Monique de Chorrillos, à l’Institut national pour la santé des enfants de Brena et à la Maison Saint Camille de Barrios Altos, au centre de Lima. Dans chacun de ses lieux de souffrance, prisons et hôpitaux, un groupe d’Evêques a célébré la Messe, afin de partager avec les participants la miséricorde du Père en cette Année jubilaire.L’Assemblée des Evêques du Pérou se réunit au siège de la Conférence épiscopale péruvienne à Lima du 6 au 8 juillet et a pour thème l’analyse de la réalité sociale.

ASIE/IRAQ - Pose de la première pierre de la Maison de la Miséricorde d’Erbil, destinée à l’accueil des personnes âgées

Erbil – « Qu’il serait beau que comme souvenir, disons, comme un ‘‘monument’’ de cette Année de la Miséricorde, il y ait dans chaque diocèse une œuvre, sous la forme d’une structure, de miséricorde : un hôpital, une maison pour les personnes âgées, pour les enfants abandonnés, une école là où il n’y en a pas, une maison pour récupérer les toxicomanes… » : ainsi s’exprimait le Pape François le 2 avril dernier à la fin de son intervention au cours de la veillée jubilaire de la fête de la Divine Miséricorde. Sur la base de ces paroles du Successeur de Saint Pierre a été posée, au cours de la journée du 5 juillet, à Erbil, la première pierre de la Maison de la Miséricorde, structure que l’Archidiocèse chaldéen destinera à l’accueil des personnes âgées. A la cérémonie de début des travaux, a participé l’Archevêque, S.Exc. Mgr Bashar Warda, ainsi que des représentants d’institutions et de forces politiques locales.La Maison de la Miséricorde – indiquent les sources officielles du Patriarcat de Babylone des Chaldéens consultées par l’Agence Fides – sera érigée sur des terrains appartenant à l’Eglise chaldéenne situés à Ankawa, faubourg d’Erbil habité par en majorité par des chrétiens et où se trouvent également des milliers de chrétiens ayant fui les villages de la plaine de Ninive lors de l’avancée des miliciens du prétendu « Etat islamique ».

AFRIQUE/NIGERIA - Les enlèvements de prêtres et de religieux, un « assaut contre l’Eglise »

Abuja - La récente vague d’enlèvements de prêtres et de religieux constitue « un assaut contre l’Eglise » affirme le Père Sylvester Onmoke, nouveau Président de l’Association des prêtres diocésains du Nigeria .Le cas le plus dramatique est sans conteste celui du Père John Adeyi, Vicaire général du Diocèse d’Otukpo, dans l’Etat nigérian de Benue, enlevé le 24 avril dont les restes ont été retrouvés deux mois plus tard, le 22 juin, dans les environs du complexe de la Ogbadibo Local Government Education Authority d’Otukpo, sa ville natale.Ses ravisseurs avaient demandé une rançon pour libérer le prêtre et bien que la famille du Vicaire général ait remis la somme demandée, le prêtre n’a pas été libéré. Son corps a ensuite été retrouvé désormais en décomposition.Le 23 juin, a été enlevé le Père Julius Gospel Inalegwu, alors qu’il se trouvait dans sa Paroisse Saint Joseph de Jitan – Dutse, au sein du Tudun Wada Local Government Council, dans l’Etat de Kano. Selon S.Exc. Mgr John Namaza Niyiring, Evêque de Kano, ses ravisseurs ont demandé une rançon de 20 millions de Naira .La corruption et la soif d’argent qui afflige la société nigériane continue à constituer l’une des causes principales des enlèvements de prêtres, selon le Père Onmoke. Le Président de l’Association des prêtres diocésains du Nigeria critique le mauvais exemple fourni par des hommes politiques et des fonctionnaires corrompus qui, étalant leur richesse, obtenue de manière illicite, poussent d’autres personnes à rechercher de l’argent facile et ce par tous les moyens. A cela s’ajoute, selon le prêtre, la frustration répandue au sein de la population à cause du chômage et du manque de versement des salaires des personnes qui travaillent.Le Père Onmoke demande au gouvernement de garantir la sécurité de tous et de mettre en place des politiques permettant de faire front aux maux du pays, invitant par ailleurs les fidèles à prier afin que les prêtres et les religieux soient protégés de la menace des enlèvements.

EUROPE/ITALIE - Témoignage du Vicaire général de Fermo après la mort d’un demandeur d’asile nigérian

Fermo – « Jusqu’à ce jour, à Fermo, ne s’étaient jamais vérifiés de cas de violence raciste. La ville saura démontrer ce qu’il y a de bon, ce qui est beaucoup plus important ». Tel est le commentaire fait à l’Agence Fides par Mgr Pietro Orazi, Vicaire général du Diocèse de Fermo, à propos de la mort suite à une agression d’un demandeur d’asile nigérian, Emmanuel, de la part d’un résident de la ville de Fermo. La victime, un jeune chrétien, était seulement coupable d’avoir défendu son épouse d’insultes racistes. Le couple avait fui le Nigeria après avoir perdu presque tous les membres de leur famille dans un attentat de Boko Haram. « Ici, à Fermo – poursuit le Vicaire général – les étrangers sont nombreux et sont tous bien intégrés. Souvent, les demandeurs d’asile sont appelés à raconter leurs histoires dans les écoles et dans le cadre des rassemblements des associations catholiques ».« Hier soir – ajoute Mgr Orazi – à la veillée de prière pour Emmanuel, a pu être constatée une forte participation des autorités politiques, civiles outre que religieuses. Y ont participé des associations catholiques et laïcs, ainsi que des groupes de jeunes arrivés des villages voisins qui, par le passé, avaient participé à des rencontres au cours desquelles le jeune couple nigérian avait raconté son expérience ».Dans les locaux du Séminaire épiscopal de Fermo vivent 124 personnes, en majorité d’origine sub-saharienne, provenant du Nigeria, du Mali et de Gambie. L’engagement du Diocèse en faveur des demandeurs d’asile ne se limite pas à cet accueil au sein du Séminaire. Au travers de la Fondation Sagrani, liée au Diocèse, sont également assistées des migrantes enceintes et avec enfants.

ASIE/IRAQ - Nouvelles plaintes de chrétiens à propos de l’expropriation de leurs terres situées au Kurdistan irakien de la part de clans et intrigants kurdes

Dohuk – Des chrétiens syriens, assyriens et irakiens résidant au Kurdistan irakien continuent à dénoncer des expropriations illégales de maisons et de terrains de la part de compatriotes kurdes qui opèrent de manière isolée ou en coordination avec d’autres membres de leur clan tribal d’appartenance. Le dernier recours présenté par des propriétaires expropriés devant les organes judiciaires de la Région autonome du Kurdistan irakien a été déposé à la mi-juin, accompagné de la requête de mettre fin à ce phénomène déplorable.Selon le Directeur du Centre d’études Ninive, Michael Benjamin, les plaintes déposées devant les autorités de la Région autonome du Kurdistan irakien au cours de ces dernières années n’ont produit aucun changement : les terres expropriées illégalement à des propriétaires chrétiens dans différents villages, zones et villes des provinces de Dohuk et d’Erbil représentent maintenant des milliers d’acres. « Au sein du seul gouvernorat de Dohuk – a déclaré récemment Michael Benjamin au site Internet Monitor – il existe une liste de 56 villages au sein desquels les terrains confisqués représentent 47.000 acres » alors que le Président du groupe parlementaire Rafidain, Yonadam Kanna, a fait remarquer que « il existe plus de 60 villages chrétiens habités par des non chrétiens au sein de la Région autonome du Kurdistan irakien et ceci contribue au changement démographique de la région ».Le 13 avril dernier , quelques centaines de chrétiens syriens, chaldéens et assyriens provenant de la région de Nahla, en province de Dohuk, avaient organisé une manifestation devant le Parlement de la Région autonome du Kurdistan irakien afin de protester contre les expropriations illégales de biens immobiliers subies au cours de ces dernières années de la part de notables kurdes influents, expropriations dont ils s’étaient déjà plaints à plusieurs reprises – jusque-là sans résultat – devant les tribunaux compétents.Les manifestants brandissaient alors des pancartes et des banderoles, dont l’une en anglais, comportant l’inscription « les Etats-Unis et les pays occidentaux sont responsables de ce qui arrive et est perpétré contre notre peuple en Irak ». Les expropriations illégales prennent pour cible en majeure partie des terrains et des maisons appartenant à des chrétiens qui ont quitté la zone, en particulier à compter des années 1980 pour échapper aux conflits régionaux et aux violences sectaires et tribales ayant explosé avec plus de force après les interventions militaires des coalitions internationales.

ASIE/PHILIPPINES - Prêtre tué dans le Diocèse de Tagbilaran

Bohol – Le Père Marcelino Biliran, Curé de la Paroisse Saint Pierre Apôtre de la ville de Loboc, en province de Bohol, trouvé mort dans son habitation le 27 juin dernier, ne s’est pas suicidé mais a été assassiné pour des raisons encore inconnues. C’est ce qu’a annoncé S.Exc. Mgr Leonardo Medroso, Evêque de Tagbilaran, au sein duquel le Père Biliran exerçait son ministère pastoral, rendant publique la confirmation reçue de la police de Bohol, qui poursuivra l’enquête sur l’homicide.Après les résultats de l’autopsie, annoncés par l’Evêque, le suicide a été exclu : « Il ne pouvait pas se suicider, il ne pouvait pas se tuer. Il s’agissait d’un frère, d’un prêtre, d’un bon pasteur » a-t-il répété, indiquant aux fidèles que les funérailles se tiendront à la Cathédrale. L’Eglise locale est aux côtés des autorités et demande à ce que les responsables soient identifiés tout comme le mobile de l’homicide afin d’obtenir justice. Le Père Biliran avait été ordonné au sein du Diocèse de Tagbilaran et était Curé de Saint Pierre Apôtre, Paroisse depuis 2015.

ASIE/TERRE SAINTE - Lancement d’une collecte de fonds en vue du déminage du site du Baptême de Jésus

Jérusalem – Le projet de déminage de la zone de Qasr al-Yahud s’étendant aux alentours de la rive occidentale du Jourdain à la hauteur du lieu que la Tradition identifie comme celui du Baptême de Jésus aura une durée de deux ans et un coût estimé au minimum à 4 millions d’USD. Telle est la raison pour laquelle Halo Trust, société britannique spécialisée à laquelle ont été confiés les travaux de bonification, a lancé une souscription visant à financer le projet souscription qui s’adresse en particulier aux Eglises et communautés chrétiennes de par le monde.Qasr el-Yahud, sis à quelques kilomètres seulement de Jéricho, se trouve dans les territoires palestiniens occupés par Israël en 1967, à la frontière avec la Jordanie. La zone comprend d’antiques églises et monastères, jusqu’ici considérés comme non sécurisés du fait des mines placées sur zone durant la guerre des six jours .La zone sur le point d’être bonifiée s’étend sur quelques 100 ha. Dans un premier temps, la fin des travaux de déminage avait été annoncée pour la fin de cette année. La bonification des champs de mines – soulignent les responsables de la société dans les communiqués diffusés pour lancer la souscription – permettra aux lieux de culte présents sur zone, qui appartiennent à l’Eglise catholique, à l’Eglise copte, à l’Eglise syro orthodoxe et à différentes autres Eglises orthodoxes, d’être restaurés pour accueillir des liturgies et assurer le soin pastoral des centaines de milliers de pèlerins qui pourraient revenir visiter le site.En appui à sa campagne de collecte de fonds, la société spécialisée dans l’enlèvement de mines et engins explosifs reprend également les témoignages de soutien parvenus de certaines responsables d’Eglises et de communautés chrétiennes, y compris le Père Pierbattista Pizzaballa OFM, Custode émérite de Terre Sainte, récemment nommé par le Pape Administrateur apostolique sede vacante du Patriarcat latin de Jérusalem. « Nous attendons le jour où, grâce à Halo Trust, nous serons en mesure de célébrer en ce lieu en toute sécurité le sacrement du baptême » indiquait entre autre le Père Pizzaballa dans une déclaration faite alors qu’il occupait encore sa charge précédente.

AFRIQUE/EGYPTE - Religieuse copte orthodoxe tuée par des balles perdues

Le Caire – Une fatalité tragique et non pas un attentat ciblé a été la cause de la mort de Sœur Athanasia, religieuse copte orthodoxe tuée par balles hier, 5 juillet, alors qu’elle se rendait en voiture du Monastère de Mar Girgis du Caire à al Khatatba en empruntant la route qui relie le Caire à Alexandrie. Le véhicule à bord duquel se trouvait la religieuse, en compagnie d’un chauffeur et de deux consoeurs – indique un communiqué officiel diffusé par le Monastère de Mar Girgis du Caire – s’est trouvé impliqué dans une fusillade en cours sur la route entre deux clans familiaux locaux. Des balles perdues ont atteint la voiture, provoquant la mort de Soeur Athanasia.La reconstruction des faits – indique le communiqué parvenu à l’Agence Fides – dément les premières thèses journalistiques, qui faisaient état d’une embuscade terroriste ayant visé la voiture des religieuses, sachant que cette reconstruction a été confirmée par les forces de police opérant à Gizeh qui mènent actuellement l’enquête afin de remonter aux responsables de l’homicide.

AFRIQUE/MALAWI - Commentaires du Coordinateur ad interim de la Commission épiscopale Justice et Paix sur l’absentéisme parlementaire

Lilongwe – « Les parlementaires sont devenus des responsables parce que le peuple les a élus pour le représenter au Parlement. En choisissant de ne pas participer aux sessions parlementaires sans raison valable, ils trahissent le peuple qui leur a confié le mandat de le représenter » affirme Martin Chiphwanya, Coordinateur ad interim de la Commission épiscopale Justice et Paix du Malawi, pays dont une bonne partie de la population risque la famine . Dans cette situation, les députés qui s’abstiennent de participer aux sessions du Parlement donnent un signal de profond désintérêt concernant le sort de ceux qui les ont élus.« Les citoyens doivent protester avec force à l’encontre de ces parlementaires et leur demander des explications. Ce qui est plus important encore est que les électeurs doivent être courageux au point de ne plus voter pour eux lors des prochaines consultations, parce qu’ils ont délibérément choisi de les abandonner ».Au Malawi, les parlementaires reçoivent une indemnité quotidienne équivalent à 56 USD environ et 14 USD de jeton de présence pour chaque séance du Parlement, somme qui leur est versé avant le début de la réunion. Selon la Banque mondiale, le revenu annuel moyen d’un citoyen du Malawi est de 250 USD environ.

AFRIQUE/SOUDAN - Demande de renforcement de la sécurité dans les Universités soudanaises de la part d’une association estudiantine

Khartoum – L’Association estudiantine du Darfour des universités soudanaises, a contesté la peine de mort requise pour un étudiant accusé du meurtre d’un autre étudiant. Selon ce qu’indique Radio Dabanga, le meurtrier avait été condamné à cinq années de réclusion pour homicide involontaire suite à un affrontement mortel sur le campus du Sharg El Nil College de Khartoum. La victime des violences était un étudiant de l’aile islamiste du Parti national, actuellement aux affaires. L’association estudiantine s’est adressée au gouvernement soudanais dans le cadre d’une conférence de presse, demandant à ce que les tribunaux ne soient pas politisés et à ce qu’il s’engage en faveur de l’impartialité et de la justice. En outre, les porte-parole des étudiants ont demandé le désarmement des forces djahidistes dans les Universités. De son côté, le Ministre de l’Instruction a proposé d’interdire les activités politiques armées sur les campus et de mettre en place un corps de police en mesure de contrôler la présence d’armes et d’instruments de violence. Dans une déclaration au Parlement, le Ministre a déclaré que son ministère aspire à voir les Universités libres de la violence, au travers de la promotion d’une culture de paix et d’acceptation d’autres étudiants.

AMERIQUE/EQUATEUR - Rencontre dédiée à la famille en Amérique latine organisée par le CELAM

Quito – Est actuellement en cours à Quito la Rencontre latino-américaine des représentants des Conférences épiscopales et des représentants nationaux de la Pastorale familiale, à laquelle participent également des représentants des mouvements qui ont comme charisme propre la promotion de la famille. La rencontre entend promouvoir l’intégration des plans pastoraux nationaux de soin de la famille, à la lumière de l’étude et de l’application pastorale de l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia.Organisée par le Département de la famille, de la vie et de la jeunesse du Conseil épiscopal latino-américain et des Caraïbes , la réunion a débuté le 4 juillet et s’achèvera le 8. Le Père Antonio José Velázquez, Secrétaire exécutif du Département de la famille, de la vie et de la jeunesse du CELAM, a informé Fides que l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia fera l’objet d’une réflexion attentive, à partir des différentes présentations et lignes directrices prédisposées par le CELAM.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Appel de l’Evêque de Yei en faveur de l’accélération de l’enquête concernant la mort de Sœur Veronika Theresa Rackova

Juba – « La justice ne doit pas retarder les résultats de l’enquête et les coupables doivent être portés au procès » a affirmé S.Exc. Mgr Erkolano Lodu Tombe, Evêque de Yei, au Soudan du Sud, lançant un appel aux autorités afin qu’elles accélèrent l’enquête concernant la mort de Sœur Veronika Theresa Rackova, religieuse slovaque des Missionnaires Servantes de l’Esprit Saint, morte des suites de blessures d’arme à feu desquelles seraient responsables des militaires présents à un barrage . Mgr Ludu a encore une fois encouragé les fidèles « à avoir du courage et à demeurer unis dans la foi afin de servir Dieu et Son peuple ».Dans la nuit du 16 mai, Sœur Veronika Theresa Rackova avait été atteinte par des tirs d’hommes armés, probablement des militaires de l’Armée de libération du peuple soudanais alors qu’elle revenait du Harvester’s Health Center de Yei où elle avait accompagné une femme en couches. Secourue immédiatement, elle avait été transportée à Nairobi du fait de la gravité de ses blessures et y avait expiré le 20 mai après quatre jours d’agonie.

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