Derniers flash de l'agence Fides

VATICAN - Visite de S.Em. le Cardinal Filoni à Vailankanni : à l’exemple de Marie, nous devons « témoigner notre foi par nos actes »

Vailankanni (Agence Fides) – « L’Eglise qui est en Inde est une Eglise très vivace, qui dispose d’une longue et profonde tradition et, qui doit, dans le contexte actuel, affronter de nombreux défis pour présenter l’Evangile de Jésus Christ de manière cohérente et authentique » : telles sont les paroles prononcées par S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, Dimanche 10 février, au cours de la rencontre avec les Evêques de la Conférence épiscopale de l’Inde (CCBI) à Vailankanni, à l’occasion du 25ème anniversaire de l’institution de la Conférence épiscopale (voir Fides 08/02/2013). Le Préfet du Dicastère missionnaire, Envoyé spécial du Saint-Père Benoît XVI, a également souligné que les différentes Eglises rituelles constituent « une richesse et une diversité qui doivent être appréciées » et a exhorté à « faire bon usage de ce trésor ». En parlant du rôle des Evêques, le Cardinal a mis en évidence le fait que le Peuple de Dieu s’attend d’eux une conduite claire, et qu’ils soient des pasteurs selon le cœur de Jésus. En outre, ils doivent se rappeler que « le Diocèse appartient au Christ », et que leur exemple de vie est très important. Parmi les vertus qui doivent être prises particulièrement en considération par les Evêques se trouvent la prudence, la force, la justice. Le Cardinal Filoni a ensuite mis en évidence l’importance d’assurer un enseignement correct de la foi catholique, surtout dans les séminaires où se forment les futurs prêtres. Enfin, le Cardinal a déclaré que l’Evêque est appelé à « promouvoir l’action missionnaire sous toutes ses formes ». « C’est pourquoi, nous devons être les premiers à prêcher l’Evangile, à encourager les autres à prêcher l’Evangile et à porter la Bonne Nouvelle à ceux qui ne croient pas encore au Christ. Oui, un Evêque doit être lui-même un missionnaire zélé ». Le Cardinal a exhorté les Evêques à promouvoir les différentes Œuvres pontificales missionnaires et à prêter « attention pastorale à toutes les catégories de personnes présentes dans les Diocèses, indépendamment de la caste ou de l’ethnie » en ce que « aucun groupe ethnique, aucun groupe de basse caste ou minoritaire ne doit se sentir marginalisé ou laissé en dehors des initiatives ou des œuvres pastorales dans vos Diocèses ». Dans l’après-midi du Dimanche 10 février, le Cardinal Filoni a présidé la célébration marquant le 50ème anniversaire de l’érection au rang de Basilique mineure du Sanctuaire de Notre-Dame de la Bonne Santé, sis à Vailankanni. « Ici, à Vailankanni, Marie a trouvé une maison – a-t-il dit dans son homélie – et il lui a été offerte une maison où habiter de manière permanente avec vous, avec le peuple de ce pays afin de vivre et de partager avec vous toutes vos joies et toutes vos souffrances… Aujourd’hui, par notre présence ici, nous voudrions Lui montrer notre dévotion et notre attachement, La rassurant sur le fait qu’Elle est toujours la bienvenue et que ceci est Sa maison, dans laquelle Elle se sent partie intégrante de la population indienne et où tous les indiens viennent lui rendre visite, la rencontrer et la prier dans la joie et la fidélité ». Enfin, le Cardinal a souligné que, selon les Evangiles, « Marie n’a pas dit grand-chose mais Elle a fait beaucoup. Elle a vécu Sa mission. Ceci est ce que l’on attend de nous en cette Année de la Foi. Nous devons témoigner de notre foi par nos actes ». (SL) (Agence Fides 12/02/2013)

VATICAN - Annonce de la renonciation de Benoît XVI au Pontificat : « mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien »

Cité du Vatican (Agence Fides) – Au cours du Consistoire ordinaire public pour la Canonisation d’un certain nombre de Bienheureux, qui a eu lieu lundi 11 févier au matin, le Saint-Père Benoît XVI a fait l’annonce suivant aux Cardinaux présents : « Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien ». Après avoir rappelé que « dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit », il a affirmé : « bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire ». (SL) (Agence Fides 12/02/2013)

ASIE/MYANMAR - Le peuple birman confie à la Très Sainte Vierge Marie la pacification du pays

Nyaunglebin (Agence Fides) – Le pèlerinage de plus de 70.000 fidèles, catholiques et non catholiques, au Sanctuaire marial de Nyaunglebin – le plus connu du Myanmar – à l’occasion de la mémoire de Notre-Dame de Lourdes, a été l’occasion pour confier à la Très Sainte Vierge Marie le thème délicat et décisif de la pacification du pays. Comme cela a été indiqué à l’Agence Fides, c’est ce qu’a affirmé l’Archevêque de Yangon, S.Exc. Mgr Charles Maug Bo, au cours de la Messe qui a clôturé la Neuvaine solennelle marquant la célébration de la festivité mariale du 11 février au Sanctuaire. Au cours des jours précédents, plus de 70.000 pèlerins, arrivés de tout le pays, avaient rempli le lieu, offrant des Messes, des prières et des rosaires. L’Archevêque, en parlant à la foule, a rappelé la fidélité de Marie et celle de Dieu le Père qui « tient toujours les promesses faites à son peuple ». C’est pourquoi, se référant à l’actualité que vit le Myanmar, Mgr Bo a mis l’accent sur les conflits encore en cours dans le pays entre l’armée gouvernementale et les rebelles kachins. « Depuis 1948, année de l’indépendance – a-t-il dit – il n’y a pas eu d’année sans guerre. Nous devons apprendre que la guerre ne résout pas les problèmes mais qu’elle accroît la haine et la destruction ». C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, « nous avons besoin de discuter, de négocier et de trouver les manières et les moyens permettant d’aboutir à une solution pacifique », énumérant les tragiques conséquences du conflit en cours : « des cadavres, des réfugiés, un manque de nourriture et de sécurité, un manque d’instruction et la souffrance la plus grande pour les enfants et les femmes ». Il est temps « de s’asseoir autour d’une table, de parler, d’écouter, de construire la confiance » a exhorté l’Archevêque, rappelant que « ceux qui ont le plus de pouvoir ont de plus amples responsabilités » et lançant un appel aux parties en lutte en vue d’une trêve immédiate. Enfin, Mgr Bo a rappelé que « si nous voulons changer notre société, notre pays et notre monde, nous devons commencer par nous changer nous-mêmes ». (PA) (Agence Fides 12/02/2013)

ASIE/PAKISTAN - Journée mondiale du Malade : « Assister les malades et annoncer l’Evangile »

Okara (Agence Fides) – Le 11 février, a été célébrée la Journée mondiale du Malade. Dans le monde entier, différentes initiatives ont été lancées dont celle de la Famille camillienne laïque (LCF) qui, avec le groupe charismatique de prière Saint Camille, a animé une Messe célébrée en l’église de Notre-Dame de Bon Secours de Rehmpur, Okara, dans le Diocèse de Faisalabad. La célébration a été présidée par le Père Mushtaq Anjum, MI, et concélébrée par le Curé, le Père Samson Peter, et par le Père Samuel Saeed. Le prêtre camillien, dans son homélie, a voulu mettre en évidence la responsabilité des familles en ce qui concerne le soin et l’assistance de leurs propres malades. « Les personnes souffrantes ont toujours été la priorité pour Jésus Christ » a déclaré le Père Anjum à l’Agence Fides. « En outre, en tant que baptisés fidèles au Christ, nous, laïcs camilliens et opérateurs sanitaires, devons continuer à suivre son mandat qui est celui d’assister les malades et d’annoncer l’Evangile ». « La célébration de la Journée – continue le prêtre – nous invite, nous chrétiens, à devenir de Bons Samaritains et à prendre soin des personnes nécessiteuses. Elle appelle de même les opérateurs sanitaires à agir comme le Christ, et à se faire instruments de guérison et de bonne santé pour ceux qui leur sont confiés ». En cette Année de la Foi, nous sommes particulièrement appelés à mettre en œuvre notre foi au service des malades » conclut le Père Anjum. Au terme de la Messe, le groupe de laïcs camilliens a rendu visite aux personnes malades à leurs domiciles, portant l’Eucharistie et s’attardant à prier avec eux. Parmi ceux-ci, se trouvait un homme pauvre et souffrant d’une pathologie cardiaque que les membres de la LCF ont décidé d’aider et d’assister au plan médical. (AP) (Agence Fides 12/02/2013)

ASIE/SYRIE - Enlèvement de deux prêtres de la part des rebelles - l’Archevêque arménien catholique d’Alep attend de savoir ce qu’ils veulent

Alep (Agence Fides) – Le sort des deux prêtres Michel Kayyal, arménien catholique, et Maher Mahfouz, grec orthodoxe, enlevés par un groupe de rebelles armés le samedi 9 févier sur la route conduisant d’Alep à Damas demeure inconnu. Jusqu’ici, l’objectif de l’enlèvement tout comme la faction d’appartenance du groupe des ravisseurs sont, eux aussi, inconnus même si des détails éloquents émergent quant à la dynamique de leur enlèvement. Ainsi que le déclare l’Archevêque arménien catholique d’Alep, S.Exc. Mgr Boutros Marayati, « les deux prêtres voyageaient à bord d’un autobus de ligne avec de nombreuses autres personnes. Ils se rendaient à la maison salésienne de Kafrun avec le Père Charbel, un prêtre salésien. A 30 Km d’Alep, des rebelles ont arrêté l’autobus, contrôlé les papiers des passagers et fait descendre les deux prêtres, les emmenant immédiatement avec eux. Les ravisseurs n’ont rien dit au prêtre salésien. Avant de s’éloigner, ils ont dit qu’ils auraient fait connaître leurs conditions. Mais jusqu’à présent, les familles et nous tous n’avons reçu aucun message ». Parmi les parents des prêtres et tous les chrétiens d’Alep, l’appréhension grandit avec le temps qui passe. (GV) (Agence Fides 12/02/2013)

AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Grande instabilité malgré le nouveau gouvernement d’unité nationale

Bangui (Agence Fides) - La formation du gouvernement d’unité nationale n’a pas encore fait cesser l’instabilité en République centrafricaine. Selon la presse locale, les rebelles de la coalition Seleka, qui ont obtenu dans le nouvel exécutif certains ministères importants comme celui de la Défense, continuent à perpétrer des violences à l’encontre des civils. Un politologue de l’Université de Bangui, interrogé par Centrafriquepress, affirme qu’il existe désormais une distanciation entre les groupes combattants qui agissent sur le terrain et les responsables de Seleka, qui ne seraient plus en mesure de contrôler leurs hommes. L’expert affirme que les responsables de Seleka doivent contacter leurs troupes, éparpillées sur le territoire, afin de leur expliquer la signification des accords de Libreville du 11 janvier, qui ont créé un gouvernement d’union nationale. L’une des zones dans lesquelles se ressent le plus le poids de l’instabilité est le territoire de Kaga Bandoro, dont l’Evêque, S.Exc. Mgr Albert Vanbuel, avait lancé un appel à l’Aide à l’Eglise en détresse. Le Diocèse de Kaga Bandoro, se trouve sur la route qui mène, du Tchad et du Soudan, à la capitale centrafricaine et constitue par suite « un passage obligé pour les nombreuses factions dissidentes présentes dans notre pays » peut-on lire dans une note envoyée à l’Agence Fides. La Seleka est parvenue à Kaga Bandoro, quelques jours avant Noël. Après l’hôtel de ville, la préfecture et le tribunal, l’Archevêché a lui aussi été dévalisé le 16 janvier. Les rebelles ont en outre fait main basse sur les réserves de blé et de manioc et livré aux flammes le seul dépôt de carburant de la région. Selon les estimations de la FAO, des centaines de milliers de personnes ont trouvé refuge dans la brousse suite aux affrontements et à la destruction de leurs habitations. Le Diocèse de Kaga Bandoro en a accueilli plus de 450. Une grande partie de la population est gravement dénutrie, malade et privée d’accès aux soins médicaux. Les rares structures sanitaires encore ouvertes ont achevé leurs stocks de médicaments ou ont été saccagées. L’Eglise représente le seul point de repère de la population locale. Mais les besoins sont grands et les rares ressources à disposition se trouvent déjà épuisées. L’Aide à l’Eglise en détresse a immédiatement répondu à l’appel de Mgr Vanbuel au travers d’une contribution initiale de 40.000 €uros. (L.M.) (Agence Fides 12/02/2013)

ASIE/PAKISTAN - Nouvelle violence à l’encontre des chrétiens au Punjab alors que les violeurs demeurent impunis de Fouzia Bibi

Pattoki (Agence Fides) – Intimidation et violence contre les familles chrétiennes au Punjab. Le dernier épisode enregistré par l’Agence Fides a eu lieu dans le village de Pattoki au sein du district de Kasur, qui s’était déjà signalé au cours des jours précédents suite au viol et aux tortures infligées à la jeune chrétienne, Fouzia Bibi, 15 ans, de la part de deux influents musulmans locaux, dont l’un a été arrêté (voir Fides 04 et 07/02/2013). Le 8 février, un certain nombre de musulmans et d’agents de police en civil ont fait irruption dans la maison du chrétien Kaila Masih et ont malmené les membres de sa famille dont trois femmes : Zareena Bibi, Hameedan Bibi et Sharifan Bibi. L’épisode a suscité la préoccupation et jeté le trouble au sein de la communauté et, selon des sources de Fides, il pourrait s’agir d’une tentative d’intimidation destinée à faire en sorte que la famille de Fouzia Bibi retire sa plainte contre les violeurs. Les fidèles ont immédiatement averti le pasteur Saleem Masih Gill et, grâce à l’intervention de l’ONG LEAD et à l’assistance légale fournie, ils ont déposé une autre plainte, se plaignant de la vague de violence impunie à l’encontre des familles chrétiennes de la ville. En ce qui concerne le cas de Fouzia Bibi, Shabir Ali, l’homme qui a été arrêté comme l’un des deux présumés coupables, pourrait être remis en liberté. Selon l’examen médical conduit ces jours derniers sur la jeune fille, le viol a bien été prouvé mais attendu que sont passés plus de 15 jours depuis les faits, il est impossible de trouver des preuves organiques mettant en cause de manière irréfutable les deux accusés. La police a l’intention de classer l’affaire, en remettant en liberté Shabir Ali. Si cela devait être le cas, la famille de Fouzia entend présenter un recours direct devant la Haute Cour. (PA) (Agence Fides 12/02/2013)

AMERIQUE/HONDURAS - Après 438 ans, la Paroisse du Carmel renaît de ses cendres

Yojoa (Agence Fides) – Le Dimanche 10 février, à Yojoa, dans le Département de Cortés, au Honduras, un grande foule a pu admirer de près l’antique dallage en briques de terre cuite de l’un des plus antiques temples du Honduras, construit à la fin du XVI° siècle, selon ce qu’a expliqué l’Evêque de San Pedro Sula, S.Exc. Mgr Angel Garachana Pérez, C.M.F. La communauté a ensuite exprimé par un fort applaudissement sa joie devant la décision « historique » de l’Evêque, à savoir de reconstituer la Paroisse de Notre-Dame du Mont Carmel à Yojoa. Les prêtres de la Fraternité missionnaire de Marie seront responsables de la nouvelle Paroisse. La Paroisse a été érigée en 1575 et l’église paroissiale consacrée le 16 juillet 1600. La note envoyée à Fides par l’hebdomadaire Fides du Honduras indique que le Père Fabian Rodas a fait part de sa joie pour ce début pastoral dans une nouvelle zone. « En tant que Fraternité missionnaire de Marie – a-t-il expliqué – nous avons un triple charisme : l’importance de vivre en fraternité, le charisme missionnaire d’aller dans les Eglises nécessiteuses et le charisme marial, qui nous met à disposition là où l’Eglise nous le demande ». Le département de Cortés, au sein duquel se trouve Yojoa, se trouve au nord-ouest du Honduras et a pour chef-lieu San Pedro Sula. (CE) (Agence Fides 12/02/2013)

AFRIQUE/MALI - Consultation des responsables religieux sur la crise de l’armée malienne

Bamako (Agence Fides) – « Le Premier Ministre a rencontré les responsables religieux du Mali, dont l’Archevêque de Bamako, S.Exc. Mgr Jean Zerbo, afin de leur demander leur avis sur la manière dont gérer l’affrontement en cours au sein de l’armée malienne » indique à l’Agence Fides le Père Edmond Dembele, Secrétaire de la Conférence épiscopale du Mali. Ces jours derniers, de graves affrontements ont opposé les bérets rouges (commandos et parachutistes) qui garantissaient la sécurité du Président Amadou Toumani Touré, déposé lors du coup d’Etat militaire de mars 2012, aux bérets verts, auteurs du coup d’Etat. En avril, les bérets rouges avaient cherché à renverser la vapeur au travers d’un coup d’Etat manqué, plusieurs d’entre eux ayant été incarcérés ou s’étant enfui suite à cet événement. Le nouveau gouvernement d’unité nationale avait décidé de libérer les membres de ce corps encore détenus mais, deux jours après leur libération, de graves incidents avaient éclaté entre les commandos parachutistes et les bérets verts. « Le gouvernement veut résoudre cette situation et je pense que des mesures concrètes devront être prises à cette fin parce que l’armée malienne a besoin de renforcer sa cohésion intérieure en ce moment difficile pour le pays. Et c’est ce que les responsables religieux ont souligné lors de leur entretien avec le Premier Ministre auquel ils ont suggéré d’appliquer les lois et règlement militaires » affirme le Père Dembele. Entre temps, à Gao, la situation demeure précaire après l’assaut donné par divers combattants djihadistes s’étant infiltrés dans la ville reconquise le 26 janvier par les troupes franco-maliennes. L’armée française a frappé à l’aide d’hélicoptères de combat, un certain nombre d’édifices tombés aux mains des djihadistes. (L.M.) (Agence Fides 12/02/2013)

ASIE/CHINE - Le Nouvel An chinois vécu sous le signe de l’Evangélisation

Shi Jia Zhuang (Agence Fides) – Accueillir le Nouvel An chinois en s’engageant dans l’Evangélisation et en faveur d’un projet spirituel de prière, de lecture biblique, de méditation, de diffusion de la foi et d’une participation active à la vie de la communauté ecclésiale : c’est ce qui a caractérisé les célébrations de la communauté catholique chinoise continentale. Selon ce qu’a indiqué à l’Agence Fides Faith du He Bei, dans l’ensemble des Paroisses et communautés ecclésiales de base, une Messe solennelle d’action de grâce a été célébrée avec une participation extraordinaire de nombreux fidèles. La Cathédrale du Diocèse de Xi An a accueilli le Nouvel An en suivant l’exhortation du prêtre : « nous devons élaborer notre projet spirituel pour la nouvelle année afin que notre évangélisation ait davantage de succès ». La Cathédrale du Diocèse de Wen Zhou de la province du Zhe Jiang, s’est remplie de fidèles au cours de la veillée de nouvel an, le 9 février, et au matin du 10 pour l’Eucharistie. Au cours de l’homélie, le prêtre a souligné la présence de nombreux jeunes, nouveaux visages par rapport aux fidèles habituels, les encourageant à fréquenter l’église et le catéchisme. Pour les fidèles de la Paroisse de l’Immaculée Conception du Diocèse de Nan Jing de la province de Jiang Su, le Nouvel An a été particulier non seulement parce qu’a été inaugurée à cette occasion la nouvelle église restaurée mais également parce qu’un prêtre a été ordonné dans cette nouvelle église. Les fidèles du village de Du Lou du district de Jin Yang de la province de Shan Dong « sont entrés dans la nouvelle année lunaire par l’évangélisation » ainsi que le confirme le Curé : « Lançons ensemble un autre nouveau chemin de l’évangélisation de l’Année de la Foi. Témoignons ensemble de notre foi devant tous ». (NZ) (Agence Fides 12/02/2013)

ASIE/TURQUIE - Traduire en langue turque les œuvres de S.Exc. Mgr Padovese, une proposition pour l’Année de la Foi

Istanbul (Agence Fides) – Pour approfondir la Foi et donner un élan à la mission des chrétiens en Turquie, « il serait très utile et cela serait un grand don que de traduire les œuvres de S.Exc. Mgr Luigi Padovese en langue turque » : telle est la proposition faite, au travers de l’Agence Fides par le Père Martin Kmetec OFM Conv, Directeur des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) en Turquie. La proposition arrive alors que les communautés chrétiennes de Turquie célèbrent l’Année de la Foi au travers diverses initiatives œcuméniques et en particulier en faisant mémoire de deux figures de martyrs qui ont donné leur vie pour la mission : Mgr Luigi Padovese, Vicaire apostolique de l’Anatolie assassiné en 2010 et le Père Andrea Santoro, missionnaire Fidei donum tué quant à lui en 2006. Mgr Padovese était un spécialiste de la patristique et la majeure partie de ses écrits concerne les Pères de l’Eglise et les premiers siècles du Christianisme. Le Père Kmetec remarque pour Fides : « Nous ressentons encore leur absence mais le souvenir de ces deux figures nous aide beaucoup dans la mission aujourd’hui, en cette Année de la Foi. Nous sommes appelés à approfondir leur vision de la mission. Un premier pas pourrait être justement la traduction des œuvres de Mgr Padovese : il aimait la Turquie surtout en s’en souvenant comme terre où l’Eglise est née dans le contexte païen. Ici se sont déroulés les neuf premiers Conciles. En Turquie, se trouve la mémoire de l’Eglise des premiers siècles qu’il nous appartient de redécouvrir. Nous espérons que les œuvres de l’Evêque pourront avoir une vaste diffusion en Turquie, de manière à enraciner dans cette terre l’héritage spirituel, culturel et pastoral de Mgr Padovese ». Du Père Santoro, conclut le Directeur national des OPM, « nous retenons en particulier le style de présence et de témoignage, rendu avec simplicité et d’incarnation dans l’espace dans lequel il a vécu ». (PA) (Agence Fides 09/02/2013)

ASIE/NEPAL - L’Etat reconnaît le « troisième genre sexuel »

Katmandu (Agence Fides) – Le Népal reconnaît l’existence d’un « troisième genre sexuel ». Les citoyens népalais pourront s’enregistrer près les bureaux du Ministère de l’Intérieur afin de faire apparaître sur leur carte d’identité ou sur leur certificat de nationalité la mention « troisième genre ». Cette disposition arrive après qu’en 2007, la Cour Suprême du Népal ait ordonné au gouvernement de promulguer des lois garantissant les droits des citoyens transsexuels, homosexuels et bisexuels. Selon des données fournies par des organisations locales, il existerait dans le pays environ 350.000 personnes du « troisième genre ». Le Père Pius Perumana, Pro-Vicaire apostolique du Népal, interpellé par l’Agence Fides à ce propos, répond de la sorte : « Je ne crois pas que cela constitue un très grand problème au Népal. Socialement et culturellement, le Népal demeure encore une société traditionaliste. Depuis les temps anciens, sur le subcontinent indien, existent des personnes qui ont subi des mutilations génitales ou des transsexuels qui ont l’habitude de chanter et de danser lors de cérémonies telles que les noces ou l’accouchement, recevant en échange nourriture ou sommes d’argent. Cette pratique est répandue dans le nord de l’Inde et très probablement de là, elle est arrivée au Népal ». Le Pro-vicaire apostolique remarque que dans un passé récent, le phénomène a été en quelque sorte « instrumentalisé » par des organisations étrangères qui, « à l’aide d’argent ou d’influence, ont également obtenu des décisions de justice en leur faveur ainsi que de l’espace dans les moyens de communications de masse ». Le Père Pius affirme que les groupes et les communautés religieuses dont l’Eglise catholique n’ont pas donné de poids à cette « bataille » parce qu’elles « se concentrent sur d’autres et bien plus urgentes questions qui concernent la vie quotidienne des népalais : la pauvreté, la corruption, l’inégalité, l’instabilité du système politique, le manque d’instruction et de structures sanitaires, la violation des droits humains et l’impunité ». (PA) (Agence Fides 09/02/2013)

ASIE/JORDANIE - Un sommet de la Caritas dédié au drame syrien - Vers une rencontre entre le Président du Conseil pontifical Cor unum et les réfugiés

Amman (Agence Fides) – Du 20 au 22 février se tiendra à Amman, dans la maison des Sœurs du Rosaire, l’Assemblée annuelle des membres de l’organisme régional de liaison des 17 agences nationales de Caritas au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Caritas MONA). Cette année, avec le drame syrien en cours, le rendez-vous transcende sa valeur administrative et protocolaire ordinaire. Au centre des trois journées d’assemblée se trouvera l’urgence des réfugiés ayant fui la Syrie et accueillis – souvent dans des conditions insoutenables – dans les pays limitrophes. L’importance du sommet se comprend également en parcourant la liste des 41 convoqués. Il est notamment prévu que participent à la rencontre l’Evêque chaldéen d’Alep, S.Exc. Mgr Antoine Audo, Président de Caritas Syrie, et l’Evêque chaldéen auxiliaire de Bagdad, S.Exc. Mgr Shlemon Wardouni, Président de Caritas Irak. Sera présent ces jours-ci à la conférence d’Amman, S.Em. le Cardinal Robert Sarah, Président du Conseil pontifical Cor unum. Le 19 février, avant le début du sommet de la Caritas, le Cardinal rencontrera 200 familles de réfugiés syriens en la Paroisse catholique latine de Zarqa, écoutant leurs dramatiques récits. Le 20 février, est également prévue une rencontre de tous les participants au sommet avec le Roi Abdullah II de Jordanie. Au cours des séances de travail, les représentants des différentes Caritas nationales chercheront à définir les grandes lignes de stratégies partagées face à une urgence humanitaire qui bouscule actuellement les généreux programmes de secours mis en œuvre de la part des organisations d’assistance et caritatives. Les réfugiés syriens sont plus de 350.000 tant en Jordanie qu’au Liban et pas moins de 150.000 ont trouvé refuge en Turquie. « A nous seuls de Caritas Jordanie – déclare à l’Agence Fides le Directeur Wael Suleiman – nous avons assisté jusqu’à présent 75.000 réfugiés. Il s’agit d’un travail immense vu nos forces et pour les vies de nombreuses personnes balayées par cette tragédie. Dans cette situation, nous représentons maintenant le visage de l’Eglise. J’espère que sur ce point la sensibilité des chrétiens du monde entier soit toujours plus vigilante ». (GV) (Agence Fides 09/02/2013)

AMERIQUE/COLOMBIE - Conclusion de l’Assemblée des Evêques : l’Eglise prête à collaborer au processus de paix

Bogotá (Agence Fides) – La XCIV Assemblée plénière de l’Episcopat colombien s’est achevé sur l’espoir d’un retour de la paix dans le pays. L’Assemblée plénière des Evêques a eu lieu à Bogotá du 4 au 8 février. Les Evêques se sont dédiés en particulier à l’étude et à la réflexion dans le contexte de l’Année de la Foi sur l’importance du témoignage chrétien dans la société. Jeudi dernier, les Evêques ont reçu la visite du Président de la République, M. Juan Manuel Santos Calderón, qui a exprimé sa joie suite à l’entrée de S.Em. le Cardinal Rubén Salazar Gómez au sein du Sacré Collège et a manifesté sa satisfaction suite à l’annonce faite par Benoît XVI en ce qui concerne la date de la canonisation de la Bienheureuse colombienne Laura Montoya lors du Consistoire ordinaire. Le Président a partagé avec les Evêques un certain nombre des critères concernant le processus de paix et les questions relatives au développement du pays. Pour leur part, les Evêques, par la voix de S.Em. le Cardinal Rubén Salazar Gómez, Président de la Conférence épiscopale de Colombie, ont rappelé à la plus haute autorité du pays la volonté de l’Eglise de collaborer au processus de paix et à « tout ce qui conduit à la paix dans le pays ». (CE) (Agence Fides 09/02/2013)

AMERIQUE/PEROU - Pour l’Archevêque d’Arequipa, « être chrétiens signifie vivre à contre-courant »

Arequipa (Agence Fides) – L’Archevêque d’Arequipa, S.Exc. Mgr Javier Del Rio Alba, a invité d’une manière énergique les fidèles à ne pas avoir peur de vivre en conformité avec leur foi, en témoignant la vérité et en la défendant. « N’ayez pas peur de dire publiquement d’être chrétiens » a-t-il dit. Il a ajouté que le chrétien ne doit pas avoir peur de vivre contre-courant. « Il est difficile d’être chrétien parce que nous nous éloignons toujours davantage de Dieu et lorsque cela arrive, des atrocités peuvent être commises » a-t-il déclaré à propos de la décision de la Cour constitutionnelle visant à dépénaliser les rapports sexuels consensuels entre mineurs (14-18 ans) et adultes, la qualifiant d’aberration au sein de laquelle les mineurs ne seront plus protégés contre les adultes, ceci promouvant également le chaos moral et sexuel. La note envoyée à l’Agence Fides par la Conférence épiscopale péruvienne, signale en outre que l’Archevêque a déclaré que la promotion de cette norme fait partie d’une stratégie visant à faciliter l’usage indiscriminé de la « pilule du lendemain », la légalisation de l’avortement puis de l’euthanasie. Il s’agit là d’un programme déjà établi en Europe et qui a seulement un arrière-plan financier… (CE) (Agence Fides 09/02/2013)

AFRIQUE/TUNISIE - « Chokri Belaid s’est battu pour le droit d’expression de tous, salafistes compris »

Tunis (Agence Fides) – « Le fait que le cortège funèbre de Chokri Belaid parte de la Maison de la Culture constitue un signe très important » déclare à l’Agence Fides le Père Jawad Alamat, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Tunisie, où sont en cours les funérailles de Chokri Belaid, le responsable de l’opposition tué le 6 février dans une embuscade (voir Fides 06 et 07/02/2013). Le Père Alamat relève le sens symbolique de cette initiative. « Chokri Belaid était un homme de culture et une personne ouverte aux opinions différentes de la sienne » déclare le prêtre. « Sous le régime de Ben Ali, il a pris la défense de personnes avec lesquelles il n’était pas d’accord, y compris des salafistes au nom de la défense de la liberté d’expression pour tous ». « Les moyens de communication de masse tunisiens – ajoute le Père Alamat – ont décrit la victime comme une personne proche de l’âme des gens, qui vivait dans une maison louée et qui n’a pas profité de sa profession d’avocat et de son engagement politique pour s’enrichir ». « Tunis est paralysée par une grève générale. Tous les magasins sont fermés sauf les pharmacies et les boulangeries » déclare le Père Alamat, décrivant l’atmosphère qui se respire dans la capitale. « Espérons que le sacrifice de Chokri Belaid marque un tournant positif pour la Tunisie, qu’il y ait un avant et un après 6 février et qu’il ne reste pas seulement le souvenir de ces journées de douleur » conclut le prêtre. (L.M) (Agence Fides 08/02/2013)

OCEANIE/ILES SALOMON - La Conférence épiscopale invite les organes de l’Eglise à contribuer au soutien des victimes du séisme

Port Moresby (Agence Fides) – Le bilan du séisme suivi d’un tsunami qui a touché ces jours derniers les îles Salomon s’est alourdi, passant à neuf morts alors que subsistent de nombreux disparus. Au moins 4.500 personnes se trouvent sans abri et 700 habitations ont été détruites. Après la première secousse de mercredi 6 février, on en a compté 40 autres mais l’alarme tsunami a cessé (voir Fides 07/02/2013). Les dernières informations sont parvenues à l’Agence Fides par l’intermédiaire du Père Emmanuel Fadeyi, Chargé d’Affaires de la Nonciature apostolique de Port Moresby, en Papouasie Nouvelle Guinée, où, ces jours ci, les Evêques de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon, se sont réunis pour leur rencontre annuelle. « Les Evêques ont été profondément secoués par le tragique événement et ont prié particulièrement pour les victimes lors de l’Eucharistie » écrit le Chargé d’Affaires. « Ils continuent à suivre les développements afin d’évaluer la situation et ont invité les organes de l’Eglise à apporter leur contribution aux forces du gouvernement » ajoute-t-il. Le Père Fadeyi indique également que jusqu’à présent, aucun communiqué officiel n’a été émis ni par l’Archevêque d’Honiara – l’une des zones les plus gravement touchées – ni pas le Président de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr John Ribat, MSC. Selon le National Disaster Management Office (NDMO), il est trop tôt pour pouvoir établir un bilan clair des dommages subis. Les secousses de tassement continuelles et les difficultés à accéder immédiatement à la zone de Temotu rendent difficile l’arrivée d’informations plus détaillées. Les zones reculées de Temotu préoccupent encore davantage dans la mesure où aucune nouvelle n’en a encore filtré. (AP) (Agence Fides 08/02/2013)

AFRIQUE/RD CONGO - Accord de paix signé dans le Masisi

Kinshasa (Agence Fides) – « Il s’agit d’un événement historique pour le Masisi » écrit Danilo Giannese, responsable de la communication du Jesuit Refugee Service (JRS) pour la Région des Grands Lacs faisant état de l’Accord de paix signé le 5 février par les différents groupes armés qui se sont affrontés sur le territoire de Masisi – partie intégrante du Nord Kivu – dans l’est de la République démocratique du Congo. « En face de notre habitation, des centaines d’hommes armés de différents groupes et ethnies se sont rassemblés pour accompagner leurs chefs » écrit Giannese dans un communiqué envoyé à l’Agence Fides. « C’était la première fois que ces chefs se faisaient voir ensemble en public. La population a accueilli l’initiative avec enthousiasme et participation et nous espérons qu’à compter de ce moment, personne ne souffrira plus les conséquences de la guerre et de l’évacuation dans le Masisi ». L’accord de paix met fin au conflit entre les populations Hunde et Hutu qui vivent dans la zone. L’entente a été signée par les chefs de l’APCLS (Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain), une milice Mai Mai liée aux Hunde, de la Nyatura, un groupe de rebelles Hutu, du FDC-Guide, une milice Hunde, et de Raia Mutomboki, une autre milice locale. Des sources locales indiquent à l’Agence Fides que ces groupes entendent créer un front commun contre le M23, principal mouvement de guérilla actif au Nord Kivu. (L.M.) (Agence Fides 08/02/2013)

ASIE/TERRE SAINTE - Une Messe pour bloquer le Mur de Bethléem : « Que Dieu illumine les juges israéliens ! »

Beit Jala (Agence Fides) – Le rendez-vous est prévu pour cet après-midi à 15h30 locales dans la vallée de Cremisan, le « poumon vert » de la zone de Bethléem, qui se trouve sur le tracé prévu du Mur de séparation érigé sur dispositions des autorités israéliennes. C’est là que le Père Mario Cornioli, prêtre à Beit Jala, célébrera la Messe sous les oliviers qui risquent d’être coupés, notamment « pour crier vers le ciel » - ainsi que l’indique l’appel du Père Cornioli parvenu à l’Agence Fides – « qu’il est désormais temps de rendre justice à cette terre et que seule la justice portera la paix et la sécurité ». Depuis octobre 2011, le Père Cornioli célèbre Messes, Chemins de Croix et Chapelets parmi les oliviers de la vallée de Cremisan. Cette fois, la Messe aura une intention particulière : la semaine prochaine en effet, la Cour d’Appel de Tel Aviv devrait se prononcer sur les recours présentés contre la poursuite des travaux par les propriétaires des terrains intéressés parmi lesquels figure également la maison locale des Salésiens. « Unissez-vous à nous par la prière et que Dieu illumine les juges israéliens » écrit le Père Cornioli dans son appel. Selon le prêtre, seule « un esprit fou peut avoir dessiné le tracé de ce mur de division honteux » qui « n’a aucun motif de sécurité dans cette zone mais sert seulement à voler la terre de nos familles et à rendre impossible la vie de notre communauté ». Le mur dévasterait « l’un des cadres naturels les plus beau de toute la Terre Sainte » et exproprierait la terre de plus de 50 familles chrétiennes. Le Couvent des Salésiens de Cremisan – explique le prêtre – domine la vallée depuis 1885 et « ses pinèdes et ses vignes ont toujours fourni de l’ombre et du bon vin à nos gens. Les oliviers ont également donné leurs fruits et leur huile à de nombreuses familles qui risquent de perdre leur seule source de revenu sûr et certain ». (GV) (Agence Fides 08/02/2013)

VATICAN - Visite en Inde de S.Em. le Cardinal Filoni à l’occasion du Jubilé du Sanctuaire de Notre-Dame de la Bonne Santé de Vailankanni et du XXV° Anniversaire de la Conférence épiscopale

Cité du Vatican (Agence Fides) – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, sera en Inde, en qualité d’Envoyé spécial du Saint-Père Benoît XVI à l’occasion du 50ème anniversaire de l’érection au rang de Basilique mineure du Sanctuaire dédié à Notre-Dame de la Bonne Santé de Vailankanni et du XXV° anniversaire de la Conférence des Evêques catholiques de l’Inde (CCBI). Le Cardinal Filoni, dont ce sera la première visite en Inde en tant que Préfet du Dicastère missionnaire, arrivera à Vailankanni samedi 9 février. Le lendemain, Dimanche 10 février, est prévue, le matin, une rencontre avec les Evêques de la CCBI et, dans l’après-midi, la célébration jubilaire dans le Sanctuaire marial avant laquelle le Cardinal bénira une statue dédiée au Bienheureux Pape Jean XXIII qui conféra le titre de Basilique mineure au Sanctuaire le 3 novembre 1962. Le Sanctuaire marial de Vailankanni se trouve à 2.400 Km au sud-est de New Delhi, dans l’Etat du Tamil Nadu. Chaque année, environ 20 millions de pèlerins y arrivent dont la moitié ne sont pas chrétiens. La célébrité de ce lieu est telle qu’en Inde et dans toute l’Asie, il est connu sous le nom de « Lourdes d’Orient ». « Notre-Dame de la Bonne Santé » est représentée comme une indienne, portant le typique sari et une couronne sur la tête. L’histoire du Sanctuaire représente elle aussi un moment de rencontre entre le christianisme et la culture indienne, exprimée par les apparitions de la Très Sainte Vierge Marie à deux reprises à partir du XVI° siècle. Lundi 11 février, le Préfet du Dicastère missionnaire se rendra à Chennai, où il visitera l’église dédiée à l’Apôtre Saint Thomas, présidera la célébration de la Messe dans la Cathédrale et inaugurera le Séminaire pour les Laïcs. Mardi 12, à Ranchi, le Cardinal bénira les fidèles rassemblés dans la Cathédrale avant de rencontrer les Séminaristes au Collège Saint Albert et d’inaugurer les célébrations marquant le premier centenaire de fondation du Séminaire. Le lendemain, le Cardinal Filoni présidera la Sainte Messe accompagnée de l’imposition des cendres puis bénira la première pierre du « Constant Lievens Hospital and Medical College ». Dans la soirée, il rejoindra Delhi où, jeudi 14 février, il visitera le Rajghat Gandhi Memorial. Dans l’après-midi, il rencontrera à Faridabad les communautés syro-malabares et bénira la première pierre de la nouvelle Paroisse. Vendredi 15 février, le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples se rendra en visite au Centre de la CCBI avant de célébrer la Messe en la Cathédrale de Delhi. Dans la soirée du samedi 16 février, enfin, est prévu le retour à Rome. (SL) (Agence Fides 08/02/2013)

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