Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/IRAQ - Réponse du Patriarcat chaldéen aux critiques sur son invitation à un jour de jeûne contemporain à celui des musulmans faisant le ramadan

Bagdad – L’invitation adressée par le Patriarcat chaldéen à tous les chrétiens irakiens de s’unir pour une journée au jeûne pratiqué par les musulmans au cours du ramadan a provoqué différentes critiques, exprimées notamment « en termes inappropriés » sur les réseaux sociaux. Pour expliquer la réelle portée de l’initiative et dissiper de possibles malentendus, le Patriarcat chaldéen, au travers de ses canaux officiels, a rappelé que les pratiques de jeûne, de prière et de pénitence constituent des instruments ordinaires par lesquels, depuis l’époque apostolique, les Eglises d’Orient et toutes les communautés chrétiennes du monde expriment au Seigneur leurs supplications, y compris dans des situations de souffrance et de guerre, telles que celles vécues actuellement par l’ensemble du peuple irakien, pour demander le don de la paix.La suggestion de jeûner en compagnie des musulmans – peut-on lire dans un message diffusé par le Patriarcat chaldéen et parvenu à l’Agence Fides – ne peut certes être perçu comme un appel « aux chrétiens à se convertir à l’islam ou aux musulmans à se convertir au Christianisme ». Il est seulement une invitation, qui n’implique aucune obligation pour personne, et exprime le regard nourri par l’Evangile face aux souffrances que connaît l’ensemble de la nation irakienne, afin de susciter des sentiments de solidarité face aux nombreux citoyens vivant la condition de réfugiés et à partager cette même attitude par rapport aux idéologies extrémistes qui mettent en danger l’unité nationale elle-même.Dans le message, le Patriarcat chaldéen remercie également les nombreuses personnes qui ont immédiatement accueilli l’esprit de l’initiative et y ont adhéré, offrant la preuve de leur « maturité spirituelle ».L’invitation adressée par le Patriarcat chaldéen à ses fidèles et à tous les baptisés irakiens consiste à jeûner avec les musulmans de l’aube au coucher du soleil le vendredi 17 juin.

ASIE/MYANMAR - Pour l’Archevêque de Yangon, « communiquer la miséricorde signifie écouter notre peuple »

Yangon – « Nous avons besoin d’écouter notre peuple au Myanmar : les musulmans, les Rohingyas, les Ma Ba Tha, la Ligue nationale pour la démocratie, la société civile et même ceux qui sont contre la démocratie. L’écoute est le premier devoir de la communication. Elle sert à construire des ponts de guérison, à abattre les murs de la méprise, à intégrer les exclus ». C’est ce qu’a déclaré l’Archevêque de Yangon, S.Em. le Cardinal Charles Maung Bo, au cours de la Messe célébrée le 12 juin à l’occasion de la Journée pour la communication, à laquelle ont participé les Evêques catholiques, les Supérieurs religieux et toutes les personnes engagées au sein des différents Diocèses birmans dans le domaine de la communication.Dans le message présenté à l’assemblée et envoyé par le Cardinal à l’Agence Fides, ce dernier a rappelé : « Les conflits continuent sur la terre des populations shan, kachin et karen. Nous avons besoin d’écouter les causes profondes de ces conflits. Nous avons besoin de construire des ponts entre cultures. Nous avons besoin de porter la miséricorde dans les camps de réfugiés. Nous avons besoin de porter la justice dans les mines de jade. Nous devons porter la paix dans les zones affectées par le trafic de drogue. Nous avons besoin d’écouter les victimes mais également les auteurs de crimes contre l’humanité et de communiquer le message d’espérance. En cette année jubilaire, le message de la miséricorde doit être parallèle à celui de la paix ».« Au cours des soixante dernières années – a rappelé le Cardinal – les communications ont été suffoquées et le Myanmar a sombré dans un tunnel de culture du silence. L’aube de la démocratie est une bénédiction qui comporte de grandes obligations y compris pour l’Eglise catholique, seule organisation diffusée dans toute la nation, du nord au sud. Cette obligation consiste à porter la miséricorde, à l’annoncer », surtout « aux réfugiés, aux migrants, aux victimes du trafic d’êtres humains et de drogue, aux victimes de la violence ethnique et de la pauvreté ». Un temps contrainte au silence, l’Eglise porte aujourd’hui « l’éloquence de la miséricorde au travers de la communication » a-t-il conclu.

ASIE/INDE - Croissance de la population chrétienne dans trois Etats de l’Union indienne

Chennai – La population chrétienne a augmenté dans les trois Etats indiens de l’Orissa, du Chhattisgarh et du Jharkhand plus rapidement que la croissance de la population totale au cours de la décennie 2001-2011. C’est ce qu’affirme une recherche du Centre for Policy Studies , centre d’études basé à Chennai, au Tamil Nadu, qui a analysé et approfondi les données du recensement de 2011. Selon ce dernier, les chrétiens présents en Inde sont au total 27,8 millions, dont 2,5 millions vivent dans les trois Etats de l’Orissa, du Chhattisgarh et du Jharkhand, note le centre. Ceux-ci constituent donc l’une des régions de majeure présence chrétienne en Inde, les chrétiens y représentant environ 9,3% de la population totale.La présence chrétienne est traditionnellement forte dans la zone de Ranchi, au Jharkhand, dans le district proche de Sundargarh et dans celui de Jashpur . D’autres zones dans lesquelles se concentrent les chrétiens sont les districts de Gajpati et de Kandhmal, en Orissa, et celui de Santhal Pagana, au Jharkhand. Selon la note du CPS parvenue à Fides, dans certains sous districts, comme par exemple dans la région de Ranchi, la population chrétienne arrive à représenter jusqu’à 80% de la population totale. En ce qui concerne le district bien connu de Kandhamal, en Orissa, théâtre de pogroms antichrétiens en 2008, la recherche rappelle que sur place le Christianisme a connu une large diffusion à compter de 1981, les chrétiens étant passés de 9,4% de la population totale à 20,3% en 2011.

AFRIQUE/MALAWI - Témoignage d’un missionnaire sur les conséquences de la famine au Malawi

Lilongwe – « Une guerre silencieuse, comme l’est la faim et l’appauvrissement du pays, est en cours – écrit depuis le Malawi à l’Agence Fides le Père Piergiorgio Gamba, missionnaire montfortain. La faim pour de nombreuses familles signifie un repas par jour, un jeûne collectif pour tous les pauvres en ce mois de ramadan. 50 Kg de blé coûtent désormais 13 USD et les personnes répètent que ce n’est que le début ».« Les analyses sur la situation affirment que seules deux choses croissent actuellement au Malawi : la population, qui a atteint les 17 millions de personnes, et le fossé entre riches et pauvres, qui se dilate actuellement outre mesure ».« L’appauvrissement général est ensuite accru par l’augmentation des prix de tout, comme les frais d’inscription à l’université, qui laissent sur le tarmac la moitié des étudiants. Mille jeunes se sont présentés pour vingt emplois dans un hôtel de la capitale qui cherchait seulement du personnel de nettoyage. La faim est absolue dans les prisons du pays, la seule alternative étant de remettre en liberté ceux qui meurent littéralement de faim, dont des mères qui ont mis au monde leur dernier né derrière les barreaux.La situation des prisons est à la limite du supportable notamment parce que, parmi les 13.000 détenus, s’en trouvent plus de 2.000 malades du SIDA, autant recevant des antirétroviraux, ce qui en fait des personnes qui n’ont pas d’espoir de survie en l’absence d’une nutrition adaptée. Le service des prisons est par ailleurs endetté auprès de ses fournisseurs au point que personne n’a confiance pour lui fournir la nourriture, laquelle n’est pas payée régulièrement. Les cas de choléra ont atteint le nombre de 1.500 ».La réponse du monde politique à cette situation est décourageante. « L’espoir qu’une réponse provienne du Parlement n’est pas réaliste, attendu que l’assemblée parlementaire ne pense qu’à elle-même, à ses propres intérêts et qu’elle prépare déjà la campagne électorale de 2019 ».Dans le cadre de la rencontre des Caritas du pays, les Evêques offrent à la population des conseils et des aides afin de modifier la manière de cultiver mais dans l’immédiat, ils s’adressent à tous les pays ayant la possibilité d’envoyer des aides alimentaires. « Nos enfants sont malnutris et incapables d’aller à l’école. En décembre 2016, la moitié de la population ne disposera pas de suffisamment de nourriture si nous ne faisons rien immédiatement. Actuellement, ce qui est fait est trop peu » affirment les Evêques.« Il s’agit d’un appel que l’Eglise relance aux institutions internationales et à ceux qui acceptent d’accompagner l’année la plus difficile de la population du Malawi » conclut le missionnaire.

AFRIQUE/SOUDAN - Corruption grandissante dans les hôpitaux publics

Khartoum – Depuis qu’en 1994 a été introduit au Soudan le système d’assurance sanitaire, le secteur de la santé publique a connu un empirement et un déclin qui ont favorisé la diffusion de la corruption. Parmi les principales causes du phénomène se trouve l’augmentation du nombre des patients sans qu’il ait été accompagné d’une augmentation aussi rapide des structures. Le manque d’instruments ou l’impossibilité à y accéder, la diminution du nombre du personnel médical qualifié, le manque de motivation des personnels hospitaliers à cause des bas salaires outre au système d’assurance sanitaire, complexe et inefficace, qui ne couvre pas l’ensemble des besoins des patients, sont autant de facteurs qui pénalisent le secteur. La dénonciation arrive du groupe Sudan Democracy First Group .D’autres phénomènes alimentent la corruption, comme celui des listes d’attente. A cause de leur capacité limitée, les hôpitaux publics ont établi des listes pour les patients ayant besoin d’une intervention chirurgicale. La technique la plus commune pour accélérer l’intervention consiste à corrompre le personnel médical qui en est chargé. Il existe également des médecins qui renvoient les patients des hôpitaux publics en direction de structures privées. A ceux-ci, s’ajoutent les très mauvaises conditions d’hygiène présentes dans la majeure partie des hôpitaux publics. Partout se trouvent des restes de nourriture et de médicaments, les lits des patients sont anciens et sales, des chiens et des chats sont présents dans leurs environs. La situation dans ces hôpitaux est devenue si insoutenable que les patients demandent à pouvoir sortir ou à être transférés dans des chambres privées. Toutefois, ces dernières coûtent cher et ne sont pas faciles à obtenir à cause de l’importance de la demande. Pour faire face à ces pratiques illégales, le gouvernement devrait adopter une politique permettant d’augmenter les salaires des personnels du secteur sanitaire et les rétributions supplémentaires, ont déclaré les activistes.

AFRIQUE/NIGERIA - Selon les Evêques, « la sécurité est en danger et la collaboration de tous est nécessaire, des particuliers au gouvernement »

Abuja – « En l’absence de sécurité, tout projet de développement d’un pays risque de demeurer un mirage » affirment les Evêques du Nigeria, dans le cadre d’une déclaration exprimant leur « grave préoccupation » pour « l’inacceptable augmentation de la violence dans le pays, qui a accru le niveau d’insécurité dans presque tous les aspects de notre vie, publique et privée ».« Du nord au sud, de l’est à l’ouest – affirme le document envoyé à l’Agence Fides – les affrontements entre criminels rapaces qui affirment être des bergers et les populations locales menacent la coexistence. Dans différentes parties du pays, la myriade de vols à main armée et d’enlèvements de personnes ont rendu les voyages sur les routes et le retour dans leurs maisons un cauchemar pour de nombreux nigérians ». A cela s’ajoutent les nouvelles flambées de rébellion et de violence dans la région du Delta du Niger, riche en pétrole, et les frustrations des jeunes, qui, « dans certaines parties du pays protestent à cause de leur continuelle marginalisation politique et de leur privation économique, avec la perte de nombreuses vies prometteuses dans les affrontements entre eux et les forces de sécurité ».Les Evêques lancent par suite un appel au gouvernement, afin qu’il « prenne davantage au sérieux son devoir de protéger la vie et la propriété de tout nigérian, en ayant à l’esprit que cette responsabilité est primaire pour tout gouvernement ».« Dans le même temps, nous demandons à tous les nigérians de prendre leurs responsabilités, individuelles et collectives, en ce qui concerne le devoir de construire une nation solide et vibrante, en respectant les lois existantes et en utilisant les instruments de conciliation pour résoudre les disputes pouvant survenir ». « Bien qu’il soit de la responsabilité du gouvernement d’écrire les lois et de les faire respecter, les citoyens doivent comprendre qu’aucun gouvernement ne peut diriger la vie personnelle de ses citoyens. Est par suite nécessaire – concluent les Evêques – la conversion des cœurs de tous ».

ASIE/TURQUIE - Critiques de la communauté arménienne apostolique à son Vicaire patriarcal suite à une prise de position concernant la résolution allemande sur le génocide

Istanbul – Des représentants de la communauté arménienne apostolique de Turquie ont exprimé une nette prise de distance vis-à-vis de la lettre envoyée par le Patriarcat au Président turc, Recep Tayyip Erdogan, à propos de la votation exprimée par la chambre basse du Parlement allemand, par laquelle ont été reconnus comme génocide les massacres systématiques d’arméniens perpétrés en Anatolie en 1915.Après la violente réaction de Recep Tayyip Erdogan à la résolution approuvée par le Bundestag – comprenant des menaces voilées d’expulsion des arméniens résidant en Turquie – l’Archevêque arménien apostolique Aram Atesyan, Vicaire patriarcal exerçant les fonctions du Patriarche, empêché suite à une grave pathologie invalidante, avait envoyé une lettre au Président turc dans laquelle il exprimait « son regret et celui des arméniens » pour la résolution du Parlement allemand, la qualifiant de tentative d’instrumentalisation des tragédies du peuple arménien liée à des intérêts de « politique internationale ».Quelques jours plus tard, dans les colonnes de l’hebdomadaire bilingue arménien turc Agos, publié et diffusé en Turquie, a été publiée une longue lettre signée au nom de la Communauté arménienne de Turquie, qui fait part de sa « honte, colère et douleur » suite aux arguments et aux tons employés dans la lettre de l’Archevêque Atesyan à Recep Tayyip Erdogan. Dans le texte de la lettre parvenu à Fides, il est possible de lire : « Vous définissez l’anéantissement systématique et presque totalement réalisé d’un peuple de par le vouloir de l’Etat lui-même comme « des événements qui se sont vérifiés au cours des heures tragiques de la première guerre mondiale ». Cela représente un affront pour les ancêtres, les victimes et les survivants, aux yeux de la société à laquelle vous appartenez vous aussi ».En 2008, le Patriarche arménien de Constantinople, Mesrob II, a été frappé de la maladie d’Alzheimer, laquelle a pris une forme qui l’a rapidement réduit à un état végétatif. Selon les lois turques, la charge patriarcale ne s’interrompt qu’avec la mort de son titulaire et un nouveau Patriarche ne peut par suite pas être nommé durant la vie du Patriarche en fonction. A compter de 2008, l’Archevêque Aram Atesyan exerce les fonctions patriarcales pour l’administration ordinaire du Patriarcat en tant que Vicaire patriarcal.

AMERIQUE/HONDURAS - 21.000 jeunes rapatriés au cours des 36 derniers mois

San Pedro Sula – 20% du nombre total des migrants rapatriés au Honduras sont des mineurs. Selon les données du Centre national d’information du Secteur social hondurien relatifs aux 36 derniers mois, plus de 21.000 enfants ont été rapatriés au cours de la période en question. Ces chiffres dramatiques reflètent la gravité du problème de nombreux enfants qui risquent leur vie en cherchant à parvenir aux Etats-Unis à la recherche d’une vie meilleure. Le phénomène a augmenté de 70% à partir de 2014 selon le CENISS.Selon la majeure partie des mineurs rapatriés, les problèmes économiques sont la cause principale de l’émigration. Suivent les conditions précaires des familles, la violence ou l’insécurité, la violence au sein des familles elles-mêmes, des motifs d’étude ou de santé. Pour freiner le phénomène de l’émigration illégale, le pays a lancé l’opération Coyote, en ce que, même si plus de 90% des enfants sont expulsés avant même de mettre pied aux Etats-Unis, le flux migratoire continue à augmenter. En quelques jours seulement, grâce à cette initiative, 7 personnes ont été arrêtées à Copan, lesquelles avaient avec eux 82 migrants originaires d’Amérique centrale dont 27 enfants.

AMERIQUE/VENEZUELA - Lettre du Prieur des Dominicains sur la situation actuelle

Caracas – « La situation au Venezuela est terrible » et « la population souffre de la faim ». Ces expressions, qui révèlent la difficile et douloureuse situation que connaissent les vénézuéliens, se trouvent dans une lettre que le Prieur régional du Vicariat de la Province de Notre-Dame du Rosaire, le Père Angelo Villasmil OP, a adressé aux Dominicains de sa Province et d’Amérique latine et des Caraïbes, l’envoyant également à Fides.Le Père Villasmil fournit des détails à propos des principaux facteurs qui « caractérisent la terrible situation au Venezuela : l’inflation, le manque de denrées alimentaires et l’insécurité ». En outre, il dénonce « la violation systématique des droits fondamentaux » qui constitue « l’une des caractéristiques les plus douloureuses de la situation actuelle dans le pays », décrivant le « climat de tension sociale » qui prévaut malheureusement.Après différentes manifestations, il est possible de voir la réaction du gouvernement, affirme la lettre : « plus d’une centaine de prisonniers politiques, nombre de personnes torturées et tuées et tout cela dans l’impunité la plus totale ».L’une des choses les plus graves, signale le Prieur, est « la censure des informations, imposé par les services de communication du gouvernement. On apprend des réseaux sociaux le cas de personnes qui meurent par manque de médicaments, de faim ou suite aux effets de la répression d’Etat dans le cadre des manifestations et des saccages qui interviennent actuellement dans le pays ».En ce qui concerne l’insécurité, « nous ne connaissons pas les données officielles concernant les morts qui entrent à la fin de chaque semaine à la morgue de Bello Monte, dans la périphérie de la capitale… A la morgue de Caracas, entrent à la fin de chaque semaine entre 40 et 50 cadavres de personnes tuées par la criminalité organisée. Les rues de Caracas et des principales villes du pays deviennent désolées et désertes dès la tombée de la nuit. Ceci n’est pas seulement l’œuvre des criminels de droit commun. Des bandes criminelles organisées se sont constituées, lesquelles se rendent responsables d’homicides, d’enlèvements, d’extorsions de pots-de-vin à la population ».« Existe-t-il une porte de sortie de la situation actuelle au Venezuela ? C’est ce que nous espérons même si nous savons qu’une solution constitutionnelle et pacifique est toujours plus difficile à trouver, attendu que le gouvernement bloque actuellement tous les canaux qui pourraient permettre une solution pacifique » souligne la lettre.« La Conférence épiscopale, au travers de communiqués de presse, s’est positionnée de manière critique vis-à-vis du gouvernement » peut-on lire dans la partie finale de la lettre, qui continue : « Nous sommes conscients qu’à un certain moment, nous devrons, en tant qu’Eglise, subir ce qui pourrait être l’assaut du gouvernement ». Le Père Villasmil conclut : « C’est l’Eglise qui a élevé la voix face à la crise et en faveur des vénézuéliens. C’est l’Eglise qui a dénoncé les abus et les violations des droits fondamentaux dans le pays. Voila pourquoi nous ne doutons pas que l’Eglise pourra faire l’objet d’attaques ».

AFRIQUE/EGYPTE - Rejet des campagnes en vue de l’abrogation de la loi anti-blasphème de la part du gouvernement

Le Caire – Le gouvernement égyptien n’a pas l’intention de modifier ou d’abroger la loi punissant l’outrage à la religion, disposition pénale utilisée, y compris récemment, pour monter des procès et condamner à des peines dans le cas d’affaires controversées, qui ont divisé l’opinion publique nationale. Le conseiller et représentant du Ministère de la justice, Ayman al Rafah, répondant aux questions du Comité parlementaire compétent à propos de la présentation d’un projet de loi d’abrogation de l’article du Code pénal concerné, a indiqué que ce qu’il est convenu d’appeler loi anti-blasphème protège des aspects de la vie des différentes communautés religieuses qui ne sont pas pris en considération par d’autres articles du Code pénal, qu’il ne met pas en danger la liberté de pensée et représente dans tous les cas une garantie par rapport à des phénomènes et à des actes pouvant déchaîner la haine sectaire.La question – indiquent des sources égyptiennes consultées par l’Agence Fides – continuera à être prise en considération par les organes parlementaires compétents, qui solliciteront probablement également l’Université islamique d’al-Azhar et le Patriarcat copte orthodoxe afin qu’ils expriment leurs évaluations en ce qui concerne la disposition contestée.L’article 98 § e du Code pénal, qui punit l’outrage à la religion a été utilisé, y compris récemment, pour débuter des procès contre des personnages publics tels que l’écrivain Fatima Naoot et le présentateur Islam el Beheiry. Cependant, au nom de cette même disposition, ont également été condamnés quatre élèves coptes accusés d’outrage à la religion islamique pour avoir diffusé au printemps 2015 un vidéoclip de quelques secondes, réalisée à l’aide d’un téléphone portable, dans lequel ils mimaient l’égorgement d’un musulman en prière, à l’imitation des mises à mort horribles perpétrées par les djihadistes du prétendu « Etat islamique » .

ASIE/INDE - 40 œuvres de miséricorde pour le Jubilé de la part des religieux présents en Inde

New Delhi – « L’Année de la Miséricorde est quelque chose de réel et pas simplement l’occasion de réciter une prière et de participer à une conférence. Nous pouvons répondre à l’appel du Pape François en lançant généreusement des plans d’action concrets dont bénéficient les pauvres et les souffrants ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père Joe Mannath osb, Secrétaire national de la Conférence des Religieux indiens , qui rassemble les Congrégations et ordres religieux présents en Inde.« Les besoins sont urgents, les possibilités sont grandes et nous autres religieux nous trouvons dans une position plus favorable que la majeure partie de la population. Notre contribution peut faire la différence » explique le Père Mannath. C’est pourquoi la Conférence des Religieux indiens a proposé à toutes les Congrégations un plan d’action suggérant plus de 40 engagements pratiques à cultiver au cours du Jubilé et à poursuivre une fois que sera achevée l’Année spéciale de la Miséricorde.« Il s’agit de 40 plans d’action à choisir : nous sommes déjà en juin et la moitié de l’année est déjà passée. Cette proposition peut également constituer un bon moment pour vérifier ce que nous, religieux, faisons, personnellement et en tant que communautés, en tant que Provinces et Ordres religieux » affirme le prêtre salésien.Les actions proposées encouragent des œuvres qui peuvent être réalisées au niveau personnel mais également communautaire : promouvoir des gestes de pardon et de réconciliation ; faire un don de sang ou devenir donneur d’organes ; activer une bourse d’études et soutenir un jeune pauvre ; visiter et soigner régulièrement des malades, des personnes âgées et des détenus ; traiter avec respect et justice les travailleurs et les salariés présents dans les maisons des religieux ; s’occuper des enfants de la rue et des toxicomanes ; s’engager dans le domaine de l’instruction, du catéchisme et de l’aide scolaire au profit des familles indigentes. Le plan encourage tout religieux « à accomplir au moins trois actes de miséricorde par jour ».

AMERIQUE/MEXIQUE - Appel de l’Evêque contre tout type de violence après le massacre d’une famille à Tehuacan

Tehuacan – « Je suis profondément peiné par cette tragédie. Des personnes encapuchonnées ont tué les membres d’une famille au sein de la communauté de Mirador, appartenant à la Paroisse de Coxcatlan. Onze personnes ont ainsi été tuées, adultes et enfants, au sein d’une seule famille, alors que deux jeunes filles se trouvent en conditions très graves à l’hôpital ». Tel est le communiqué publié par l’Evêque de Tehuacan, S.Exc. Mgr Rodrigo Aguilar Martínez, commentant le fait tragique intervenu le 9 juin.Selon les informations parvenues à Fides, l’Evêque a lancé un appel afin qu’il ne soit pas répondu à la violence par la violence, demandant aux autorités d’identifier les coupables. « Nous devons laisser agir la justice selon la loi, afin qu’elle enquête et punisse les responsables. J’encourage les autorités à poursuivre rapidement les contrôles qui y sont liés » peut-on lire dans la note.« J’invite tout un chacun à se faire proche, fraternellement, pour aider ceux qui souffrent des conséquences. Nous devons pardonner afin que l’amertume et le désir de vengeance ne demeurent pas dans nos cœurs » conclut l’Evêque.Selon les informations diffusées par la presse locale, les autorités ont confirmé le nombre des victimes, précisant qu’elles se trouvaient toutes la dans même maison au moment du massacre. Les responsables de l’enquête relative au massacre n’ont pas encore établi si ce dernier a été causé par une vengeance entre groupes familiaux ou par d’autres motifs.

ASIE/AFGHANISTAN - Appel aux autorités civiles après l’enlèvement d’une activiste catholique

Kaboul – Une profonde préoccupation règne au sein de la société civile suite à l’enlèvement, le 9 juin dans la zone de Qala-e-Fatullah, de Judith D'Souza, 40 ans, activiste des droits fondamentaux. Judith D'Souza, ressortissante indienne de religion catholique travaillait pour l’ONG Aga Khan Foundation à Kaboul en tant que consultant technique depuis juillet 2015. Avant de se transférer à Kaboul, elle avait accumulé 15 années d’expérience en tant que spécialiste sociale et environnementale au Bengale occidental, à Pondichéry, au Tamil Nadu et en Orissa. Judith D'Souza est originaire de Calcutta et a fréquenté les écoles et universités catholiques. A compter de l’an 2000, elle a travaillé activement aux questions de discrimination sexuelle, de pauvreté et de conservation environnementale avec différentes organisations. Avec la Fondation Aga Khan, Judith D'Souza travaillait à Kaboul à des activités de recherche et de développement de stratégies d’émancipation des femmes.« L’enlèvement de Judith D'Souza démontre non seulement les dangers affrontés par les femmes qui travaillent en Afghanistan, mais également l’échec du gouvernement en ce qui concerne la mise en place d’actions concrètes visant à protéger les femmes menacées » remarque dans un message transmis à Fides l’activiste pour les droits fondamentaux William Gomes. « Nous exprimons notre grave préoccupation pour le sort de Judith D'Souza. Nous croyons que son enlèvement est directement lié à son action pacifique en faveur de la promotion des droits fondamentaux » poursuit-il.La société civile afghane et d’autres ONG internationales, dans une missive envoyée au Président de la République islamique d’Afghanistan, Ashraf Ghani, exhortent les autorités civiles à « adopter immédiatement toutes les mesures nécessaires pour sauver Judith D'Souza et garantir son intégrité et sa sécurité physique et psychologique » en lançant « une enquête immédiate, approfondie et impartiale concernant l’enlèvement et en assurant ses responsables à la justice ». Entre temps, en Inde, les communautés catholiques élèvent des prières pour la libération de la jeune femme.

ASIE/INDE - Des « briques d’espérance » pour vaincre la plaie du travail des mineurs

Pasahaur – Même si le gouvernement indien et les institutions garantissent l’instruction gratuite et obligatoire à l’ensemble des enfants de 6 à 14 ans et interdit leur implication dans le monde du travail, le phénomène de l’exploitation des mineurs continue à constituer l’une des plaies les plus graves du pays. De récentes enquêtes, dont Fides a eu connaissance, ont indiqué qu’actuellement en Inde vivent environ 60 millions d’enfants qui travaillent, étant impliqués dans des activités de toute nature. Dans les vastes zones agricoles, il existe des zones dans lesquelles sont produites des briques. A Pasahaur, dans le district de Jhajjar , à quelques 60 Km de New Delhi, se trouvent 500 fours à brique qui constituent la principale source d’approvisionnement de ce matériel pour de nombreuses provinces du nord du pays. De très jeunes enfants travaillent comme maçons experts pendant des heures, d’avril à mi-juin, sous le soleil.Parmi les initiatives visant à résoudre le grave problème de l’exploitation des mineurs dans la zone, le Pasahaur Don Bosco est fortement engagé, y compris au travers de la construction d’un village où lancer des programmes de sensibilisation pour femmes et mineurs qui travaillent, un centre pour les enfants les plus défavorisés, ainsi que des programmes d’instruction et d’assistance pour les plus nécessiteux. Apporter un minimum d’instruction constitue l’un des principaux objectifs visant à libérer ces enfants de l’exploitation.

ASIE/IRAQ - Invitation du Patriarcat de Babylone des Chaldéens aux chrétiens à jeûner pour la paix, s’unissant pendant une journée aux musulmans

Bagdad – Alors que l’Irak continue à être bouleversé par des attentats et des affrontements armés, l’Eglise chaldéenne invite les chrétiens à s’unir pour une journée au jeûne pratiqué par les musulmans au cours du ramadan. L’invitation, adressée par le Patriarcat de Babylone des Chaldéens à ses propres fidèles et à tous les baptisés irakiens, concerne la journée de vendredi 17 juin. « En solidarité avec les musulmans qui jeûnent durant ce mois de ramadan – peut-on lire dans un communiqué diffusé par les moyens de communication du Patriarcat et parvenu à l’Agence Fides – nous jeûnerons et nous prierons ensemble pour la paix et la stabilité de notre pays et de l’ensemble de la région ».Le communiqué indique par ailleurs que les Eglises présentes en Irak, face aux tragédies et aux catastrophes humanitaires provoquées notamment par les succès militaire du prétendu « Etat islamique » ont pris en charge les nécessiteux de la population sans discriminations sectaires, ethniques ou religieuses, portant secours aux réfugiés, assurant des soins médicaux aux blessés et aux malades, organisant les repas du soir des musulmans à la fin des journées de jeûne du ramadan, et secourant ceux qui sont le plus dans le besoin dans différentes zones du pays, au travers du réseau de Caritas Irak.Dans ce même esprit – peut-on lire en conclusion du communiqué – le Patriarche, S.B. Louis Raphaël I Sako, les Evêques auxiliaires et ses collaborateurs ont décidé de jeûner en ce jour particulier, en compagnie des musulmans, et de prier comme toujours « pour la paix en Irak, en Syrie et dans toute la région ».

AMERIQUE/PARAGUAY - Enquête bloquée quatre ans après le massacre de Curuguaty

Canindeyú – L’Evêque de San Juan Bautista de las Misiones, S.Exc. Mgr Mario Melanio Medina Salinas, a célébré hier, Dimanche 12 juin, une Messe dans la campagne de Marina Cué, où ont été massacrées 17 personnes voici quatre ans .La cérémonie a été voulue afin de faire mémoire de ce qui est communément connu comme « le massacre de Curuguaty », qui a eu lieu dans le département de Canindeyú. Le 15 juin 2012, dans le cadre d’une tentative d’expulsion des paysans qui avaient pris possession des terrains de Marina Cué, qu’ils affirmaient appartenir à l’Etat qui devait les leur attribuer, 17 personnes furent tuées – 11 paysans et 6 agents de police. La propriété de ces mêmes terrains était par ailleurs revendiquée par la société Campos Morumbi du désormais défunt sénateur Blas Riquelme. Après le massacre, le Congrès accusa le Président Fernando Lugo, destitué quelques jours plus tard, de promouvoir l’invasion des terrains.La célébration d’hier a eu lieu aux pieds de la grande croix érigée en mémoire des défunts. Y ont participé des agents de police, des parents des victimes et des paysans, selon ce qu’indique la note envoyée à Fides par des sources locales. Mgr Medina Salinas a eu des mots durs contre le gouvernement s’agissant du retard notable pris par l’enquête, les responsabilités des auteurs du massacre n’ayant pas encore été établies quatre ans après les faits.

EUROPE/ESPAGNE - Cent kilomètres à pied contre la pauvreté et la faim

Madrid – Récemment s’est tenue à Madrid un marathon intitulé « Mes kilomètres changent ta vie » promue par Trailwalker Oxfam Intermón de Madrid. L’objectif de cette initiative, arrivée à sa onzième édition de par le monde, consiste en une collecte de fonds visant à assurer la fourniture d’eau à toutes les populations qui n’y ont pas accès. L’histoire a débuté au Japon, indiquent les organisateurs dans un communiqué envoyé à Fides, où une équipe militaire qui s’entraînait dans le pays, a décidé à s’unir à l’OXFAM, pour collecter des fonds pour des causes bénéfiques. Pour participer à l’initiative, il ne faut pas être des professionnels de la course mais faire preuve de solidarité, concluent les responsables.

ASIE/IRAQ - Démentis à propos des rumeurs de bûchers de femmes de la part du prétendu « Etat islamique » à Mossoul

Mossoul – Des représentants irakiens d’organismes engagés dans la défense des droits fondamentaux démentent les rumeurs concernant un horrible massacre qui aurait concerné 19 femmes kurdes, lesquelles auraient été brûlées vives à Mossoul par les djihadistes du prétendu « Etat islamique ». La rumeur, attribuée à une agence d’information kurde, avait été relancée ces jours derniers avec beaucoup de force par certains moyens de communication occidentaux. Or, Tadamen Abdel Muhsen, sur l’Agence irakienne ankawa.com, citant des sources opérant à Mossoul ainsi que des déclarations de Bushra al Obeidi – représentant de la Commission indépendante pour les droits fondamentaux en Irak – dément ces rumeurs et réaffirme qu’elles ne se fondent sur aucune base objective.Selon les informations reportées par les moyens de communication internationaux – et désormais démentis par des sources irakiennes – les djihadistes du prétendu « Etat islamique » auraient brûlé vives 19 femmes – que certains articles qualifiaient de yézidis et d’autres de kurdes – pour avoir tenté de ne pas se soumettre à leur condition d’esclaves sexuelles des miliciens du prétendu « Etat islamique ».

VATICAN - Responsables religieux et institutions contre la discrimination des lépreux

Cité du Vatican – Quatre sont les recommandations conclusives du Congrès international sur la Lèpre dédié au thème « Pour un traitement holistique des personnes affectées par la maladie de Hansen respectueux de leur dignité », qui s’est tenu à Rome les 9 et 10 juin en présence de 45 nations représentées et de 42 intervenants, organisé par le Conseil pontifical pour les Services de Santé, la Fondation Le Bon Samaritain et la Fondation Nippon, en collaboration avec la Fondation Raoul Follereau, l’Ordre Souverain militaire de Malte et la Fondation Sasakawa Memorial Health.Voici les recommandations exprimées. Les responsables de toutes les religions, dans leurs enseignements, leurs écrits et leurs discours doivent contribuer à l’élimination de la discrimination concernant les personnes touchées par la maladie. Les Etats doivent être sollicités à faire d’importants efforts en vue de l’élimination de la discrimination à l’encontre des personnes malades et des membres de leurs familles en élaborant des plans d’action spécifiques qui impliquent les personnes malades. Il est nécessaire de modifier les politiques « familiales, du travail, scolaires, sportives et de tout autre genre qui discriminent directement ou indirectement » ces personnes. Enfin, il est fondamental « de renforcer la recherche scientifique pour développer de nouveaux médicaments » et d’obtenir « de meilleurs instruments diagnostiques ». Pour cela, il faut « unir les forces de toutes les Eglises, communautés religieuses » et des plus importantes institutions.Au cours des travaux du Congrès, Arputham Arulsamy, Directeur adjoint de la Catholic Health Association of India, a indiqué que « de nombreuses religieuses en Inde se sacrifient pour soigner les malades ». « En 2011, 58% des nouveaux cas de lèpre au niveau mondial ont été enregistrés dans ce pays – a-t-il ajouté – mais, par manque de fonds, de nombreuses structures ont dû fermer, les patients retournant dans les rues. L’Etat n’a pas accordé de ressources adéquates à ce problème ».« Chaque année, en Indonésie, sont encore enregistrés près de 20.000 cas de personnes affectées par la maladie de Hansen » a affirmé Vivian Velema-Andyka, Directeur national du Netherland Leprosy Relief, auteur de la première étude pilote au niveau mondial en matière de prophylaxie chimique et qui a élaboré une série de projets pour briser « les murs de la stigmatisation et de l’ignorance présents dans la société ». « Le rôle de l’Eglise catholique au Congo est fondamental en ce qui concerne la prise en charge des personnes affectées par la maladie de Hansen » a indiqué Sœur Jeanne Cécile, médecin et coordinateur du Bureau Diocésain des Œuvres Médicales de Bunia, Ituri. « Déjà en 1965, l’Eglise a été protagoniste en ce qui concerne la construction de structures adaptées au soin des malades mais aujourd’hui, une nouvelle sensibilisation de la société de ce pays est nécessaire afin de découvrir les nombreux cas cachés » surtout en milieu rural.

AFRIQUE/KENYA - Deux stations de radio pour promouvoir la paix et le développement

Mombasa – La Conférence épiscopale du Kenya , par l’intermédiaire de Waumini Communications, projette actuellement de lancer deux stations de radio communautaires dans la province de la Côte. Selon le Directeur de Waumini Communications, David Omwoyo, les deux stations soutiendront l’Archidiocèse de Mombasa et le Diocèse de Malindi dans la promotion de la construction de la paix et du développement local, outre à fournir une plateforme visant à lutter contre la radicalisation des jeunes, qui est importante dans la région côtière.Ainsi que l’indiquent les informations diffusées par la KCCB, l’Archevêque de Mombasa, S.Exc. Mgr Martin Kivuva, et l’Evêque de Malindi, S.Exc. Mgr Emanuel Barbara, ont salué favorablement cette initiative. A ce propos, Mgr Barbara a affirmé que la radio constituera un instrument utile pour promouvoir la paix et l’unité, qui représentent des éléments critiques du développement économique de la région. En outre, la radio attirera l’attention sur le développement local et servira à stimuler la participation de la population.Radio Waumini , la première radio catholique du Kenya, fut inaugurée le 6 juillet 2003, après une longue et difficile gestation d’une dizaine d’années . Dans le projet de Waumini Communications portant sur la période 2016-2020, est prévu le lancement de 20 stations radio dans tout le pays.

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