Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/PHILIPPINES - Appel de l’Archevêque de Lingayen-Dagupan en faveur de la récitation quotidienne du Rosaire jusqu’aux élections

Manille – Rappelant aux fidèles la force de la prière, les Evêques des Philippines invitent les fidèles à prier le Rosaire chaque jour jusqu’aux élections du 9 mai. « Priez les mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux chaque jour, jusqu’au 9 mai. Priez en famille. Priez pendant que vous êtes en voyage. Priez dans les bureaux et les usines. Priez dans le monde entier pour nos élections nationales » écrit S.Exc. Mgr Socrates B. Villegas, Archevêque de Lingayen-Dagupan et Président de la Conférence épiscopale, dans un message diffusé ce jour, 15 avril.Le texte, parvenu à Fides, relève « la puissance de la prière » et sa capacité à « influencer de grands événements » comme cela a été le cas dans l’histoire du pays. « Notre meilleure contribution possible – notent les Evêques – consiste à prier afin que le Seigneur de l’histoire guide chaque électeur et chaque candidat ».« Dieu peut illuminer nos décisions. Il peut faire obstacle aux plans d’hommes et femmes mauvais qui veulent détruire l’ordre social. Dieu peut nous donner les meilleurs responsables pour le bien de tous » peut-on lire dans le texte. « Avec la puissance du Rosaire, nous sommes en mesure de bloquer le mal de la violence électorale et les fraudes. Par la force du Rosaire, nous sommes en mesure de remporter la bataille pour des élections pacifiques et crédibles ». « Laissez faire en sorte que le Rosaire réchauffe nos cœurs endurcis et les lèvres arrogantes » conclut-il.

ASIE/PAKISTAN - Oecuménisme et dialogue interreligieux à Faisalabad sous l’impulsion de la Commission diocésaine

Faisalabad – Oecuménisme et dialogue interreligieux constituent des passages de vie fondamentaux, indispensables au sein d’une nation comme le Pakistan. C’est ce qui est ressorti de la récente rencontre interconfessionnelle ayant eu lieu dans le Diocèse de Faisalabad, où la Commission diocésaine pour le dialogue interreligieux et l’œcuménisme, conduite par le Père Nisar Barkat, organise des activités et des rencontres afin de promouvoir un esprit de coopération, d’amitié et de collaboration entre les chrétiens de diverses confessions et entre les croyants de différentes fois.Ainsi que l’indique à Fides le Père Barkat, une récente rencontre interreligieuse organisée à Sahiwal a vu la participation de responsables religieux chrétiens, musulmans et sikhs, ainsi que de représentants de la société civile. Tous ont partagés et se sont montrés d’accord sur la nécessité de parcourir un chemin de relations interconfessionnelles profitables, à l’enseigne du dialogue et de la communion sur le territoire afin de désamorcer les pulsions intégristes et extrémistes et d’éduquer jeunes et adultes.Une idée de la Commission visant à impliquer les jeunes a été celle d’organiser un tournoi de basket féminin comme « initiative pour la paix ». Le tournoi a vu la participation de jeunes filles de différentes écoles, dans le but de promouvoir la paix et l’harmonie interreligieuse. Au tournoi, qui a eu lieu à l’école féminine conventuelle du Sacré-Cœur, à Faisalabad, ont participé six équipes provenant d’écoles chrétiennes, publiques et islamiques. Parmi les invités d’honneur, se trouvaient S.Exc. Mgr Joseph Arshad, Evêque de Faisalabad, qui a fait part de sa satisfaction et invité à continuer à parcourir « le chemin du dialogue » qui peut parfois sembler difficile mais qui est la seule voie possible en vue d’une coexistence sereine.

AFRIQUE/MALAWI - Témoignage d’un missionnaire sur l’état de catastrophe alimentaire et ses perspectives

Lilongwe – « Le mois de juin portera à un manque de nourriture que l’on ne connaissait pas depuis des générations » prévoit le Père Piergiorgio Gamba, missionnaire montfortain ayant envoyé à l’Agence Fides une note sur la situation alimentaire dramatique au Malawi.« Les greniers sont vides depuis longtemps mais il a fallu des mois pour que le gouvernement trouve une réponse à cette situation et ce n’est que le 12 avril que le Président a déclaré l’Etat de catastrophe dans tout le pays » indique le Père Gamba. « Cela semblait une mesure inacceptable, l’acceptation du fait d’avoir été vaincus, une concession faite à l’opposition qui défie le gouvernement d’agir au Parlement ».Le Père Gamba souligne que « le Malawi, avec ses 17 millions d’habitants, consomme 3 millions de tonnes de grain par an. La demande réitérée de diversifier la production agricole basée uniquement sur le mais n’a pas eu de suite. Désormais, la leçon très lourde de cette crise enseigne à semer tout ce qui est comestible et en mesure de survivre sur un terrain aride, ainsi que le faisaient les africains avant l’arrivée du mais : patates douces, soja et tous les légumes qui étaient mis de côté ». « Mais cela sera pour la prochaine saison des pluies, qui arrivera seulement à la fin de l’année. Pour l’heure, c’est la famine. Les jeunes ne vont plus à l’école. La file des personnes venues pour demander quelque chose à manger est devenue quotidienne… Et ce n’est qu’un début. Le mois de juin amènera un manque de nourriture que l’on ne connaissait pas depuis des générations ».Certains signaux concernant la gravité de la situation sont impressionnants : le Ministère de l’Intérieur, chargé également des prisons et des 15.000 détenus, ne parvient plus à garantir ne serait-ce qu’un repas par jour fait de polenta et de haricots et c’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles le Président a concédé, en un an, le pardon à plus de 1.500 détenus qui avait déjà purgé la moitié de leur peine. Les hôpitaux, qui offraient les repas à leurs patients en donnent actuellement difficilement un par jour. Les paysans qui ont eu la chance de faire une petite récolte finissent par le vendre à perte pour disposer de quoi payer les frais de scolarité de leurs enfants ou les médicaments que les hôpitaux ne donnent plus ou encore des vêtements d’occasion achetés au marché. Par ailleurs les jeunes diminuent de poids à vue d’œil, ne portent plus de chaussures, et utilisent l’uniforme scolaire y compris le Dimanche lorsqu’ils vont prier alors que cela n’arrivait jamais, dans la mesure où l’uniforme devait être lavé le Dimanche pour être pour la nouvelle semaine.« Alors que l’on espère que la communauté internationale pourra intervenir au travers d’une importation massive de nourriture, que peut faire la mission ? Nous nous sommes réfugiés dans le fait de conserver en activité les petits et les grands projets de construction, les travaux salariés et d’enseignement qui peuvent garantir ne serait-ce qu’un revenu minimum, conserver actifs les projets d’adoption à distance, les écoles maternelles, les centres juvéniles, les hôpitaux, tout ce qui peut créer un gain, même minimum permettant d’accompagner la population jusqu’à l’an prochain » conclut le missionnaire.

AMERIQUE/EQUATEUR - Un demi million de mineurs en conditions d’abandon

Quito – Actuellement sont présents en Equateur 500.000 enfants et adolescents de 0 à 17 ans qui vivent dans aucun lien familial, complètement abandonnés à eux-mêmes. C’est ce qui ressort d’une recherche effectuée par l’ONG italienne SOS Village des Enfants parvenue à Fides. La pauvreté n’est pas la seule cause d’abandon. Influent aussi des facteurs tels que la violence à l’intérieur de la famille, l’usage de drogues et l’abus d’alcool ou encore les mauvais traitements. L’étude a été réalisée entre 2014 et 2015 dans tout le pays et sur un échantillon de plus de 1.500 personnes. Le document indique notamment que l’abandon n’est pas seulement de nature physique mais aussi psychologique et social, dans le cas où la famille non seulement marginalise l’enfant mais ne respecte pas non plus ses droits, dont ceux concernant l’accès à une alimentation adaptée, aux soins médicaux et à l’instruction.

ASIE/TERRE SAINTE - Déclarations du Patriarche latin de Jérusalem sur le modus operandi de l’Etat d’Israël

Jérusalem – Israël « même s’il se proclame Etat laïc et démocratique se comporte actuellement en réalité toujours davantage comme un régime militaire confessionnel juif ». C’est ainsi que le Patriarche de Jérusalem des latins, S.B. Fouad Twal, a qualifié l’actuel modus operandi de l’Etat d’Israël. Les affirmations du Patriarche latin à propos de l’actuelle physionomie de la politique israélienne, ont été prononcées dans le cadre d’une intervention prononcée le 14 avril à Rome à l’Université pontificale de la Sainte Croix, intervention dédiée à la condition actuelle des chrétiens en Terre Sainte.« C’est la première fois – souligne le Patriarche, dont le texte de l’intervention est parvenu à l’Agence Fides – qu’une minorité chrétienne se trouve à vivre au sein d’un Etat juif avec toutes les conséquences liées au fait d’être une minorité. Et il s’agit du premier cas dans l’histoire où une majorité juive dispose d’un Etat. Mais cette majorité continue à se comporter, et surtout à se défendre, comme si elle était en réalité une minorité, avec la tentation de vivre comme un Etat théocratique, inspiré par la Bible et non pas comme un Etat laïc ».Le Patriarche souligne que, dans tous les cas, « en Israël aussi, l’Eglise se meut sur un terrain en majorité arabo-palestinien, se trouvant confrontée aux musulmans et aux défis du monde juif qui, s’il représente pour partie le monde de nos racines de foi, de l’autre représente politiquement l’occupant, celui qui détient le pouvoir ».

AMERIQUE/BRESIL - Message des Evêques en faveur de la participation des chrétiens à la politique

Brasilia – Au terme de l’Assemblée générale des Evêques du Brésil , le Président de la Conférence épiscopale et Archevêque de Brasilia, S.Exc. Mgr Sergio da Rocha, a présenté le Message au peuple de Dieu et à la communauté nationale dans le cadre d’une conférence de presse dont a eu connaissance Fides.« En cette année d’élections municipales, les laïcs chrétiens ne peuvent abdiquer leur participation à la politique » a déclaré l’Archevêque en lisant le texte. Il a continué : « Les chrétiens catholiques en particulier sont appelés à donner raison de leur espérance en ce moment de crise que vit le Brésil ».Les Evêques rappellent que, « après les élections, il est important que la communauté soit organisée afin de suivre les élus. Les laïcs chrétiens doivent se préparer, selon leur vocation, leurs compétences et leur formation, à participer aux Conseils de participation populaire, dans les domaines relatifs à l’instruction, à la santé, à l’enfance, aux jeunes, à l’assistance sociale etc. ».Le message met en garde : « La vente de votes et l’usage de l’appareil administratif dans le cadre des campagnes électorales constituent un délit qui va à l’encontre de l’honneur du votant et de la citoyenneté. Nous exhortons les électeurs à bien connaître les candidats ».Le Brésil traverse une situation politique particulière. En effet, le Parlement a été appelé à s’exprimer ces jours-ci sur l’empêchement du Président, Dilma Rousseff, et la population semble lasse des hommes politiques corrompus.

ASIE/IRAQ - Institution d’un comité visant à contrôler les passages de propriété des immeubles appartenant à des chrétiens de la part de l’Eglise chaldéenne

Bagdad – Le Patriarcat chaldéen a annoncé la création d’un comité ad hoc chargé de contrôler les ventes et passages de propriété de biens immobiliers – bâtis et non – appartenant à des chrétiens de Bagdad. La confirmation de la création de ce nouvel organisme est arrivée du Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, qui, selon des sources locales consultées par l’Agence Fides, a dénoncé l’appropriation illicite des propriétés des chrétiens comme un phénomène ayant connu une croissance démesurée après l’intervention militaire conduite par les Etats-Unis et leurs alliés en 2003, qui a entraîné la fin du régime de Saddam Hussein. Ce phénomène, rendu possible notamment par la complicité de fonctionnaires corrompus, représente, selon le Patriarche, un facteur supplémentaire de l’affaiblissement de la présence chrétienne sur le territoire irakien.Dans les déclarations faites aux moyens de communication locaux après avoir rencontré les responsables des programmes de l’ONU pour les réfugiés, le Patriarche de Babylone des Chaldéens a également fait explicitement référence aux milliers de chrétiens de Mossoul et de la plaine de Ninive contraints à quitter leurs maisons face à l’avancée des djihadistes du prétendu « Etat islamique », réaffirmant la nécessité que leurs propriétés immobilières soient protégées de toute tentative d’expropriation illégale et abusive, de manière à garantir leur droit à retourner dans leurs villes et dans leurs villages dès l’instant que les zones du nord de l’Irak seront libérées du joug des miliciens djihadistes.Dès la fin du mois de février , le Ministre de la Justice irakien, Haider Zamili, avait annoncé de sévères peines administratives contre les fonctionnaires corrompus qui favorisent des escroqueries immobilières au détriment des chrétiens en réalisant de faux enregistrements de passages de propriété auprès des bureaux du cadastre.

AFRIQUE/OUGANDA - La danse dans les rues comme moyen pour éloigner les enfants de la violence

Kampala - Un groupe d’enfants des rues de Kampala a formé The Ghetto Kids. Tous ensemble, ils dansent et réalisent des chorégraphies qui remportent d’ores et déjà un grand succès sur la Toile. Par la danse, les enfants évitent de se retrouver dans des situations violentes. L’initiative est partie de l’idée d’un enseignant qui voulait les éloigner de la vie dans la rue. Actuellement, outre les vidéos présentes sur les réseaux sociaux, les enfants en question réalisent également des représentations.

AMERIQUE/PARAGUAY - Appel de la Conférence épiscopale aux autorités étatiques en faveur des requêtes des paysans

Asunción – La Conférence épiscopale du Paraguay a demandé la présence de l’Etat aux côtés des paysans, la promotion de programmes visant à éviter le déracinement des familles et a mis en évidence la force des coopératives qui se sont mobilisées depuis deux semaines, réclamant l’ouverture d’un dialogue avec le gouvernement.Par le biais d’un communiqué publié hier et parvenu à Fides, les Evêques du Paraguay expriment leur préoccupation dans la mesure où les demandes n’ont encore trouvé aucune réponse et pas même le signe d’une quelque réforme institutionnelle faisant présupposer le développement de ce secteur. « Cette attitude génère encore plus de souffrance parmi les plus vulnérables et les plus défavorisés » peut-on lire dans le texte. « Dans les circonstances actuelles, il semble nécessaire de mettre en place un dialogue pour écouter les paysans et proposer des solutions satisfaisant les standards communautaires des propriétés de la terre et l’assistance technique et en matière de crédit » affirme le communiqué.Le document s’achève en demandant aux autorités nationales d’écouter les requêtes des paysans, « en valorisant la culture de la rencontre » et en promouvant la table des négociations. La CEP invite enfin à promouvoir l’agriculture familiale afin de favoriser le développement.L’ensemble du Paraguay est préoccupé suite à la nouvelle du fait qu’à compter du 1er avril, les coopératives du pays devront payer une taxe sur la valeur ajoutée de 10%. Des manifestations massives ont eu lieu devant le Congrès, manifestations qui ont provoqué un revirement à propos de cette norme. Toutefois, hier après-midi, convoqué en session spéciale, le Congrès a adopté la loi en question par 46 voix contre 24, rendant opérationnelle l’obligation faite aux coopératives de payer la nouvelle taxe.

AFRIQUE/CAMEROUN - Nomination du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 24 mars 2016, a nommé Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Cameroun pour un quinquennat , le Père Manfred Ejong Nokwe, du clergé de Mamfe.Le nouveau Directeur national est né le 27 juillet 1964 à Muakwe-Bangem. Après ses études primaires et secondaires, il a étudié la philosophie et la théologie au Grand Séminaire Saint Thomas d’Aquin de Bambui. Il a été ordonné prêtre le 30 mars 2005 pour le Diocèse de Mamfe. Après son ordination, il a été Curé à Mbetta et à Fotabong, Administrateur de la Cathédrale Saint Joseph de Mamfe, chargé de la quasi-paroisse de Besali, Aumônier diocésain de la communauté francophone de Mamfe, de l’Association des Hommes catholiques, de l’Apostolat de la famille. Depuis 2008, il était Directeur diocésain des Œuvres pontificales missionnaires et depuis 2014 Administrateur du Grand Séminaire Saint Jean Paul II de Bachuo Ntai.

AFRIQUE/EGYPTE - De l’abolition des signes religieux dans les lieux publics selon un enseignant de l’Université d’al-Azhar

Le Caire – Si les lois devaient empêcher aux femmes islamiques de porter le voile intégral , à ce point et pour éviter les discriminations, il faudra également interdire aux femmes chrétiennes de porter des chaînes et des colliers avec la croix. Tel est – selon les moyens de communication égyptiens – le discutable argumentaire soutenu par le cheikh Ahmed Karima, professeur à l’université sunnite d’al-Azhar, visant à défendre le port du Niqab dans le contexte de la croissante mobilisation d’organisations égyptiennes qui en demandent au contraire l’abolition dans les lieux publics. En février, ces campagnes ont obtenu un succès significatif, au travers de l’interdiction faite aux femmes travaillant à l’hôpital universitaire du Caire de porter le voile intégral.Selon Ahmed Karima, connu comme expert de la charia, la loi islamique, de telles campagnes sont l’expression d’une stratégie planifiée mise en place pour frapper les traditions islamiques du pays, stratégie qui risque d’alimenter des réactions extrémistes de la part de groupes islamiques radicaux. Selon lui, une éventuelle interdiction du port du voile intégral imposée par la loi aux femmes islamiques devrait avoir pour conséquence l’interdiction parallèle pour les femmes chrétiennes de porter la croix.Depuis des semaines, l’enseignant et d’autres responsables islamiques lancent l’alarme concernant la diffusion en Egypte de « tendances sécularistes » qui, selon eux, visent à mettre hors la loi tout ce qui exprime extérieurement l’appartenance de la personne à l’islam. Ahmed Karima a réaffirmé que, selon lui, ce qu’il est convenu d’appeler le « renouvellement du discours religieux », souhaité en Egypte notamment par le Président, Fattah al Sisi, ne pourra certainement pas conduire à l’abolition de ce qui est prescrit par la charia parce que l’Egypte constitue « un pays islamique » et que « les rituels islamiques doivent être respectés ».

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Moyens de communication préoccupés par les menaces pesant sur la liberté d’expression

Juba – Les moyens de communication sud-soudanais sont préoccupés par les déclarations d’un porte-parole du gouvernement qui a demandé entre autres de « bloquer les appels téléphoniques des citoyens visant à exprimer leurs opinions durant les débats radiodiffusées ».L’Association for Media Development in South Sudan , l’Union of Journalists of South Sudan , le Media Women et le National Editors Forum ont publié un communiqué conjoint dans lequel ils expriment leurs préoccupations concernant les déclarations du porte-parole du gouvernement de Juba. « Des requêtes comme celle de bloquer les appels téléphoniques des auditeurs durant les débats radiodiffusés, minent la liberté d’expression des citoyens et celle des moyens de communication, pourtant garantis par la Constitution de transition du Soudan du Sud » affirme le communiqué. « Menacer les chroniqueurs parce qu’ils expriment leur vision à propos des processus politiques tels que la nouvelle répartition administrative en 28 Etats, constitue une autre menace pour les opérateurs des moyens de communication ».« AMDISS, UJOSS, AMWISS et NEF font appel aux autorités intéressées afin qu’elles suivent les procédures correctes et encouragent les moyens de communication à continuer à informer, éduquer et divertir les habitants du Soudan du Sud en demeurant vigilants vis-à-vis des abus des fonctionnaires ».Le Soudan du Sud traverse une délicate phase de transition avec l’application de l’accord de paix qui a mis fin à la guerre civile ayant éclaté en décembre 2013.

ASIE/COREE DU SUD - Vœux de l’Evêque de Cheju en faveur d’une plus grande coopération entre les partis après les élections

Séoul – Le parti conservateur Saenuri, actuellement aux affaires en Corée du Sud, a perdu la majorité au Parlement. Selon les résultats officiels des élections du 13 avril, pour la première fois en 20 ans, se profile une composition tripartite de l’Assemblée. Sur un total de 300 sièges, le Saenuri en a obtenu 122 et le principal parti d’opposition, le parti démocratique Minjoo, 123 alors que la nouveauté de ce scrutin est le nouveau Parti populaire, formé par scission du parti démocratique précité, qui obtient 38 sièges.« Le scrutin reflète la déception de nombreux électeurs » explique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Peter U-il Kang, Evêque de Cheju et membre de la Commission des Affaires sociales de la Conférence épiscopale coréenne. Selon les observateurs, le gouvernement en place de la Présidente, Park Geun-hye, a suscité le mécontentement surtout à cause d’une moindre croissance économique – réduite à 2,5% en 2015 – mais surtout du chômage – qui dépasse les 12% - et ce en particulier au sein de la population jeune.Mgr Kang remarque que, « désormais, la Présidente, Park Geun-hye, qui ne dispose plus d’une majorité parlementaire, devra nécessairement entamer une coopération et une collaboration politique avec les forces de l’opposition, une attitude pleinement souhaitable ».Sur le versant des rapports avec la Corée du Nord également, alors qu’est en cours une phase de forte tension, « nous espérons que puisse se produire un changement dans l’approche politique de fond, et que la voie du dialogue et le chemin de réconciliation, que cet exécutif ne semblaient pas pour l’heure cultiver, soient repris » conclut l’Evêque.

AFRIQUE/RD CONGO - Maintien du report des élections présidentielles de la part du gouvernement malgré une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU

Kinshasa – Affrontement entre l’ONU et le gouvernement de Kinshasa à propos de la tenue des prochaines échéances électorales : le 30 mars en effet, le Conseil de Sécurité de l’ONU a approuvé la résolution n°2277, qui demande au gouvernement de la République démocratique du Congo d’élaborer rapidement un plan économique et un code de conduite pour les élections de manière à ce que ces dernières, et en particulier les élections présidentielles et législatives de novembre 2016, puissent se dérouler dans les délais prescrits par la Constitution.Le Ministre des Affaires étrangères congolais, Raymond Tshibanda, a cependant répondu que, dans le contexte politique actuel de la RDC, l’insistance des Nations unies concernant l’organisation des élections présidentielles dans les délais constitutionnels « frise l’irresponsabilité », ajoutant que « ce qui est le plus important est que ces élections se déroulent dans des conditions de paix ».« L’affirmation du Ministre des Affaires étrangères peut surprendre mais elle révèle de manière claire la pensée de la classe politique congolaise actuellement aux affaires. Ce qui est considéré communément comme une attitude responsable devient quelque chose qui « frise l’irresponsabilité » et vice versa, l’irresponsabilité remplace la responsabilité. Demander le respect des échéances électorales prévues par la Constitution devient un signe d’irresponsabilité et reporter les élections par manque de préparation devient un signe de responsabilité » commente une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo.« Le gouvernement – poursuit la note – sait parfaitement que, constitutionnellement, les élections se déroulent tous les cinq ans et le fait de ne pas être parvenu à les préparer à temps dénote son incapacité notoire à gouverner le pays et son mépris envers la démocratie. En effet, le report des élections prive, au moins temporairement, le peuple de son droit constitutionnel de vote et, dans le même temps, révèle la tentative maladroite de la majorité présidentielle de maintenir au pouvoir l’actuel Président, en violant la Constitution elle-même qui indique de manière extrêmement claire dans son article 70, le nombre et la durée de chaque mandat ».Le Président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, a, une fois encore, fait état des difficultés qui rendent selon lui « impossible le déroulement des élections dans les délais prévus par la Constitution ». Pour sortir de l’impasse, le Réseau Paix pour le Congo suggère que l’opposition politique, la société civile et la communauté internationale continuent sans relâche à exiger du gouvernement congolais un plan précis concernant la mise en place des fonds nécessaires au financement de l’organisation des élections.

AMERIQUE/NICARAGUA - Commentaire de l’Evêque auxiliaire de Managua à propos du Canal interocéanique

Managua – « Le Canal nie l’une des modalités pratiques que le Pape propose lorsqu’il évoque le dialogue à l’intérieur des processus sociétaires ou des grands projets dans une Nation, représenté ici par l’étude d’impact environnemental qui devrait toujours être réalisée avant de tout commencement des travaux. Dans le cas du canal, cette dernière a fait défaut » a affirmé S.Exc. Mgr Silvio José Baez Ortega, OCD, Evêque auxiliaire de Managua, en marge du Forum national dédié à l’Encyclique Laudato Si du Pape François qui s’est déroulé hier, 13 avril, sous la houlette de Caritas Nicaragua.Mgr Baez a ajouté que le projet du grand Canal « est né de manière totalement opposée aux suggestions du Pape en matière de réalisation d’un grand projet ». Le Grand Canal prévoit la construction d’une seconde voie de navigation entre les Océans Atlantique et Pacifique au travers des lacs du Nicaragua. Le projet a suscité la vive préoccupation des habitants du pays et des environnementalistes qui craignent la destruction de l’écosystème des lacs nicaraguayens .Dans son intervention relative à l’Encyclique du Pape François, Mgr Baez a souligné que « Laudato Sì » invite la population à exercer une sorte de rébellion des consommateurs de manière à ce qu’en faisant pression sur les centres de pouvoir et les grandes entreprises, ceux-ci soient contraints à repenser leurs politiques d’exploitation des biens de la nature, en prenant soin de l’environnement et à respecter les droits des pauvres en vue d’une qualité de vie plus digne ».

AMERIQUE/NICARAGUA - Programme de travail au profit des femmes et des jeunes en situation de pauvreté

Managua – L’organisation sans but lucratif Cuso International, engagée avec ses bénévoles dans la lutte contre la pauvreté, a lancé au Nicaragua le programme de travail Voice , qui s’adresse aux femmes et aux jeunes en situation de pauvreté. Les protagonistes seront impliqués dans des initiatives économiques durables et inclusives individuellement ou de manière collective. Le programme se déroulera sur 5 ans dans la zone de Corredor Seco, dans le nord et l’ouest du pays, à Managua et à Río San Juan, dans le sud du Nicaragua. Voice a pour objectif d’améliorer le niveau de bien-être socioéconomique des personnes qui vivent en situations de pauvreté et de vulnérabilité dans différents pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes et se trouve promu par les Affaires générales du gouvernement du Canada.

ASIE/IRAQ - Manifestation à Erbil organisée par des chrétiens de la plaine de Ninive

Erbil – Quelques centaines de chrétiens syriens, chaldéens et assyriens provenant de la région de Nahla, en province de Dohuk, dans le nord de l’Irak, ont organisé le 13 avril une manifestation devant le Parlement de la Région autonome du Kurdistan irakien afin de protester contre les expropriations illégales concernant leurs biens immobiliers qu’ils ont subi au cours de ces dernières années à cause de l’action de notables kurdes influents, un phénomène déjà plusieurs fois dénoncé, jusqu’ici sans résultat, auprès des tribunaux compétents. La manifestation, suivie par les moyens de communication locaux, s’est déroulée bien que les forces de police aient empêché l’entrée dans Erbil d’une bonne partie des manifestants provenant de la province de Dohuk, dans la plaine de Ninive. Les manifestants – ainsi que l’indiquent les photos publiées sur le site Internet ankawa.com – brandissaient des pancartes et des banderoles dont une en anglais portant l’inscription « Les Etats-Unis et les pays occidentaux sont responsables de ce qui se passe et est perpétré contre notre peuple en Irak ». Selon ce qu’indiquent les manifestants, les cas les plus graves d’expropriation concernent des terrains soustraits illégalement à 117 familles chrétiennes par des intrigants et des mafieux locaux kurdes, qui les ont transformés en zones résidentielles à leur profit. Une délégation des manifestants – indiquent des sources locales consultées par l’Agence Fides – a été reçu par le Vice-président du Parlement local, Jaafar Ermiki, auquel ils ont remis un dossier détaillé concernant les expropriations illégales subies par les chrétiens dans les villages de la zone de Nahla, dossier qui devrait être soumis à l’attention de l’Assemblée parlementaire.

AMERIQUE/COLOMBIE - Près de la moitié des mineurs et adolescents travaillant sans rémunération

Bogotà – Un récent rapport du Département administratif national de statistique réalisé au niveau national au cours du dernier trimestre de l’an dernier indique que 47,1% de la population d’âge compris entre 5 et 17 ans a travaillé sans recevoir aucune rémunération en échange. Par ailleurs 36,1% des enfants et adolescents colombiens travaillent en majorité dans les secteurs agricoles, de l’élevage de bétail, de la chasse, de la sylviculture et de la pêche alors que 32,1% de cette même population travaille dans le commerce, les hôtels et les restaurants. Il ressort également de ce rapport une forte différence existant entre les villes principales du pays, où le taux de travail des mineurs enregistré est de 6,7%, et les villages et zones les plus reculées où ce même taux atteint 15,6%.

ASIE/INDE - Prêtre catholique retrouvé pendu au Karnataka

Mysore – Un prêtre catholique a été retrouvé mort par pendaison le 13 avril dans des circonstances encore mystérieuses, dans une Paroisse du Diocèse de Mysore, sis dans l’Etat du Karnataka, dans le sud-ouest de l’Inde. Le corps sans vie du Père Raja Kannu, 56 ans, a été retrouvé à Palaya, à quelques 35 Km de Musore, pendu à l’aide d’une corde à un ventilateur dans les locaux de la Paroisse où le prêtre résidait. Les circonstances du décès ne sont pas encore connues et la police mène actuellement une enquête sur cet épisode.S.Exc. Mgr Bernard Moras, Archevêque de Bangalore et Président du Conseil épiscopal du Karnataka, a exprimé à Fides sa « profonde tristesse pour la mort tragique et non naturelle du Père Raja Kannu. A peine ai-je appris sa mort, j’ai téléphoné à l’Evêque , exprimant nos sincères condoléances et nos prières. Me trouvant en retraite avec les prêtres de l’Archidiocèse de Bangalore, j’ai aussitôt annoncé la nouvelle et nous avons prié pour lui et pour le Diocèse de Mysore ».« Il m’a été dit par l’Evêque de Mysore, S.Exc. Mgr Thomas Vazhapilly, que le Père Raja Kannu était un Curé engagé, actif et aimé au sein de la Paroisse de Palaya où il résidait depuis 10 mois seulement ». La nouvelle de sa mort a bouleversé la communauté et les fidèles du cru demandent à ce que soient au plus vite découvertes les dynamiques de sa mort et les éventuels responsables de celle-ci.

AMERIQUE/MEXIQUE - Déclarations de l’Evêque de Saltillo contre les aumônes d’origine suspecte

Coahuila – « L’argent ne doit jamais être blanchi parce que plus tu le blanchis et plus tu salis ta conscience » a affirmé S.Exc. Mgr José Raúl Vera López, OP., Evêque de Saltillo au cours de la présentation de la Campagne de collecte pour le fond sacerdotal 2016, un fond destiné à assurer la subsistance des prêtres âgés du Diocèse.Mgr Vera Lopez a ajouté : « Un prêtre sait bien ce que peuvent donner ses fidèles et il sait bien comment découvrir quelles pourraient être les aumônes anormales. Il a par suite l’obligation de dire : cet argent, nous ne pouvons pas l’utiliser parce qu’il n’est pas possible d’en justifier la provenance et si nous nous rendons dans une banque, ses employés diront également : cela, nous ne pouvons pas l’accepter ».L’Evêque a souligné que l’Eglise ne peut accepter « d’argent sale » provenant de la criminalité organisée et si cela n’arrive pas à Coahuila, cela a été le cas en d’autres lieux du Mexique.

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