Derniers flash de l'agence Fides

AMERIQUE/ETATS UNIS - Disparition d’un séminariste dans un fleuve suite au sauvetage d’une femme

Kansas – Un séminariste a disparu après avoir sauvé la vie à une femme tombée dans le fleuve. Brian Bergkamp, Séminariste du Diocèse de Wichita – suffragant de l’Archidiocèse de Kansas City – qui effectuait sa formation au Séminaire du Maryland, a disparu dans les eaux du fleuve Arkansas samedi dernier, 9 juillet. Son corps n’a pas encore été retrouvé.Agé de 24 ans, Brian Bergkamp, se trouvait avec cinq autres personnes sur des kayaks séparés lorsque s’est présenté un flux d’eau turbulent. Selon la presse locale, il a sauté de son kayak pour prêter assistance à une femme qui était tombée à l’eau. Aucun des kayakistes ne portait de gilet de sauvetage mais les autres membres du groupe, dont la femme objet de l’intervention, sont parvenus à rejoindre la rive.L’Evêque du Diocèse, S.Exc. Mgr Carl Allan Kemme, dans un communiqué parvenu à Fides, a déclaré : « Je savais que Brian était un séminariste exceptionnel, tranquille, délicat, diligent dans son travail et dans ses études ». Il aurait dû être ordonné diacre au terme de la prochaine année universitaire.Mgr Andrew Baker, Recteur du Séminaire, se souvient de Brian Bergkamp comme d’un « responsable silencieux mais très efficace ». « Il s’agissait d’un jeune réflexif et priant. Il connaissait la profondeur de ce que signifie être chrétien et prêtre. Il n’a certainement pas dû y penser à deux fois avant d’agir ».

ASIE/PHILIPPINES - Réaction du Président de la Commission épiscopale chargée des migrants et des itinérants sur la décision de la Cour internationale d’arbitrage relative à la mer de Chine du sud

Manille – « Nous avons accueilli la décision de la Cour favorablement et en rendant grâce à Dieu. Nous demandons à tous d’être magnanimes et de ne pas se vanter mais de la prendre en compte avec sobriété et humilité ». C’est dans cet état d’esprit que le Président de la Commission épiscopale chargée des migrants et des itinérants, S.Exc. Mgr Ruperto Santos, Evêque de Balanga, commente la décision favorable aux Philippines émise par la Cour internationale dans le cadre du contentieux les opposant à la Chine à propos de la juridiction en mer de Chine du sud. L’Evêque a exhorté en particulier les travailleurs philippins vivant en Chine « à éviter de s’engager dans des débats sur la décision pour leur sécurité », leur recommandant de « poursuivre leur travail avec un sens de responsabilité, respectueux et tranquilles ». L’Evêque a également demandé à ne pas former de groupes et à ne pas parler de la décision sur les réseaux sociaux.Au cours de ces derniers mois, la Conférence épiscopale avait invité tous les fidèles philippins à lancer une « oratio imperata » pour chercher une solution pacifique à la dispute territoriale entre Manille et Pékin. Ces derniers jours, la Cour permanente arbitrale de La Haye a donné raison aux Philippines dans le contentieux qui les oppose à la Chine en ce qui concerne le contrôle de récifs et d’atolls stratégiques en Mer de Chine du sud, affirmant que la Chine ne dispose d’aucun titre sur cette partie de mer et qu’elle a violé les droits souverains des Philippines.

AFRIQUE/ RD CONGO - Peur à Kinshasa suite à la découverte de cadavres de personnes assassinées dans le fleuve N’Djili

Kinshasa – Les découvertes de cadavres de personnes dans le fleuve N’Djili se succèdent à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, et en particulier dans le quartier Kingabwa, sis entre les communes de Limete et de Masina.Le 11 juillet, le Procureur général de Kinshasa a confirmé la découverte de trois corps repêchés dans le fleuve, portant ainsi à six le nombre des cadavres récupérés dans le cours d’eau depuis le 3 juillet. Selon les habitants du lieu cependant, au moins une douzaine de corps auraient été jusqu’ici découverts dans les eaux du fleuve.Les autorités affirment que les victimes auraient été tuées au cours de règlements de comptes entre membres de bandes criminelles dénommées Kulunas.Certaines ONG locales, comme Voix des Sans voix pour les droits de l’homme , se sont faites porte-parole des inquiétudes des habitants de Kinshasa qui craignent en revanche qu’il ne s’agisse du résultat d’exécutions sommaires liées à des motifs politiques. Selon certains témoignages, les cadavres présentent des signes de torture. On pense que les victimes, des hommes adultes, auraient été torturées et tuées ailleurs pour être ensuite jetées dans le fleuve.Ces mystérieux homicides font croître l’inquiétude et l’incertitude chez les habitants de Kinshasa en ce qui concerne les élections présidentielles, qui devraient se tenir d’ici la fin de l’année mais dont la date n’a pas encore été fixée.Dans ce climat de peur, l’ONG VSV demande aux autorités de faire pleinement la lumière sur les homicides au travers d’une enquête indépendante, de manière à écarter la motivation politique de ces crimes.

ASIE/ISRAEL - Vote en Commission d’un projet de loi punissant les opposants à l’entrée des arabes chrétiens dans l’armée israélienne

Jérusalem – La Commission chargée de la Constitution, de la Loi et de la Justice de la Knesset a approuvé un projet de loi prévoyant des sanctions pénales allant jusqu’à la réclusion pour ceux qui tentent de dissuader les arabes chrétiens citoyens israéliens de s’enrôler dans l’armée israélienne. Le vote de la Commission, rendu public Dimanche dernier par la presse israélienne, a eu lieu alors que de nombreux parlementaires arabes musulmans membres de cette Commission n’étaient pas encore rentrés de la période de vacances accordée à l’occasion de la fin du ramadan. Le projet de loi, appuyé par des parlementaires du Likoud, devra être soumis au vote de l’Assemblée parlementaire. Selon les critiques, il vise également à trancher par voie judiciaire le débat concernant l’entrée d’arabes chrétiens en tant que volontaires dans les corps militaires de l’armée israélienne.Le projet de loi, dont le langage est qualifié par certains d’ambigu, prévoit des peines, y compris de détention, pour ceux qui « incitent au non-accomplissement » de l’engagement militaire, une formule qui peut être référée à toute critique ou tentative verbale visant à persuader quelqu’un de ne pas entrer en tant que volontaire dans l’armée israélienne.Selon la International Fellowship of Christians and Jews, fondée en 1983 par Yechiel Eckstein pour promouvoir la compréhension et l’amitié entre chrétiens et juifs, le nombre des chrétiens arabes enrôlés comme volontaires dans l’armée est en augmentation constante, étant passé de 40 en 2012 à 102 en mars 2015.Les règles actuellement en vigueur en Israël prévoient la conscription obligatoire pour la seule population juive et pour les hommes druzes, les chrétiens et les bédouins pouvant s’engager sur base volontaire.Déjà en juillet 2013 , un document publié par la Commission Justice et Paix de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte avait offert des critères de discernement sur la question de l’enrôlement des arabes chrétiens dans l’armée israélienne. Selon les rédacteurs du document, l’armée israélienne est utilisée comme « une institution qui promeut la cohésion sociale » et comme « un lieu clef » pour impliquer les citoyens dans le projet national « comme il est conçu par les autorités, c’est-à-dire promouvant Israël comme un Etat national juif ». Dans cette perspective – pouvait-on lire entre autre dans le document publié par la Commission Justice et Paix précitée – « parler de l’enrôlement des chrétiens arabes plutôt que des arabes en général – musulmans et chrétiens – constitue clairement une tentative pour enfoncer un coin entre chrétiens et musulmans en Israël ».

AMERIQUE/COLOMBIE - Prise de position des Evêques des Provinces ecclésiastiques de Medellin et Santa Fe de Antioquia contre l’activité minière irresponsable

Medellin – « En tant que Pasteurs, nous avons, à plusieurs reprises, élevé notre voix et attiré l’attention sur les effets néfastes de l’exploitation des ressources naturelles, en particulier en ce qui concerne la gestion irresponsable des mines. Ces activités ont comporté de graves répercussions sur l’environnement, la dignité humaine et la vie sociale au sein de nos communautés » affirme un communiqué parvenu à Fides portant la signature des 12 Evêques des Provinces ecclésiastiques de Medellin et Santa Fe de Antioquia .Les Evêques ont demandé au gouvernement colombien, aux entreprises, nationales et internationales, ainsi qu’à la société civile « d’agir avec décision pour empêcher l’extraction mécanisée, à l’aide de dragues et d’excavateurs, et la poursuite de la destruction de l’environnement et de la santé des personnes dans notre pays. Il serait opportun de mettre en œuvre des mesures efficaces afin de bloquer l’actuelle catastrophe environnementale et sociale » souligne le communiqué.Dans cette zone de la Colombie, l’Eglise et les communautés rurales dénoncent depuis longtemps la forte déforestation visant à faire place à des mines à ciel ouvert ainsi que les dommages provoqués à l’environnement et aux personnes par les pollutions liées à l’utilisation du mercure dans le cadre de l’extraction de l’or et de l’argent.Les Evêques soulignent que, en tant que partie intégrante de la stratégie de lutte contre l’extraction illégale, il est nécessaire de dénoncer la corruption de certains fonctionnaires publics, de rendre opérationnelles les institutions de l’Etat et de combattre l’action des groupes armés illégaux. « Dans le même temps et dans la perspective de l’après accord avec les FARC, doit être garanti le fait que cette guérilla aura l’obligation de renoncer définitivement à l’activité minière irresponsable » conclut le texte.

AMERIQUE/COLOMBIE - Espoirs de réouverture définitive de la frontière avec le Venezuela

Bogotá – Ainsi que l’indique une note parvenue à Fides, environ 35.000 vénézuéliens de San Antonio del Táchira ont traversé le pont international Simon Bolivar Dimanche dernier en direction de la ville colombienne de Cucuta pour y acheter de la nourriture, des médicaments et des denrées de première nécessité. Le 19 août 2015, le Président vénézuélien, Nicolas Maduro, avait en effet ordonner la fermeture de la frontière avec la Colombie pour empêcher l’entrée de paramilitaires colombiens et combattre la contrebande. Ce même Président a autorisé l’ouverture de la frontière pour une période limitée de 12 heures le Dimanche 10 juillet.S.Em. le Cardinal Rubén Salazar Gómez, Archevêque de Bogotá, a fait l’éloge des colombiens pour leur solidarité et leur accueil envers les vénézuéliens, bien que cela ait été pour une courte durée. « Je me félicite et je remercie les colombiens qui, comme de bons samaritains, ont exercé la solidarité envers nos frères vénézuéliens ».La situation demeure encore incertaine. Bien que la frontière ait été fermée par le Venezuela, le gouvernement colombien estime que l’ouverture devrait être autorisée et coordonnée par les deux pays. Les rares rapports officiels de ces derniers mois sont clairs et indiquent que la réouverture sera suivie par de plus importants contrôles des deux côtés. Le 4 août est prévue une réunion des Ministres des Affaires étrangères des deux pays afin de fixer une date pour la réouverture de la frontière, qui pourrait avoir lieu dès le mois d’août.

AFRIQUE/KENYA - Remerciements publics du Diocèse de Meru au Frère Argese, « le missionnaire de l’eau »

Nairobi – « Nous sommes reconnaissants aux Missionnaires de Notre-Dame de la Consolation de nous avoir donné le Frère Argese, qui a travaillé à Meru pendant toutes ces années. Ils nous ont fourni une éducation, de l’eau, des hôpitaux, ont érigé le Diocèse et ils nous ont soutenu jusqu’à ce que, maintenant, nous soyons en mesure de demeurer sur pieds par nous-mêmes » a déclaré S.Exc. Mgr Salesius Mugambi, Evêque de Meru, au Kenya, dans l’homélie donnée le 9 juillet à l’occasion de la célébration de la Journée de l’eau dans son Diocèse.Telle a été l’occasion choisie pour remercier le Frère Giuseppe Argese, Missionnaire de Notre-Dame de la Consolation qui, depuis des décennies, conçoit et dirige la construction non seulement d’églises, comme la Cathédrale de Meru, mais surtout d’aqueducs et autres œuvres hydrologiques qui fournissent de l’eau potable à un demi million de personnes dans les comtés de Meru et Tharaka Nithi.« La population de Meru seront toujours reconnaissante au Frère Argese pour la formation humaine qu’il a fourni. Nos plus importantes Universités doivent s’intéresser de près à ce qui a été fait ici pour notre prospérité » a déclaré le Père Andrew Mbiko, responsable de la gestion de l’aqueduc de Tuuru. « Nous portons à l’attention du pays tout entier et en particulier du gouvernement du Kenya la contribution unique et spéciale qu’un simple missionnaire a fourni à la formation humaine, au développement et à la civilisation de la population de Meru » a ajouté le Père Mbiko, rappelant avoir demandé au gouvernement d’accorder la citoyenneté honoraire au missionnaire italien.Né à Martina Franca, dans les Pouilles en 1932, le Frère Giuseppe Argese s’est rendu au Kenya comme missionnaire en 1957 et depuis lors, il y réalise la construction d’églises et d’œuvres d’utilité publique. En 1959, il a débuté son activité la plus importante, à savoir la planification et la construction de nombreuses œuvres d’ingénierie hydraulique relatives à la collecte et à la distribution d’eau, laquelle est désormais fournie à des centaines de milliers de personnes. L’importance et la qualité du travail effectué pendant 50 ans par le Frère Argese ont été reconnues par les plus hautes institutions mondiales. Le 15 juin 1999, le Frère Argese a obtenu la prestigieuse reconnaissance Path to Peace, qui lui a été remise au siège des Nations unies, à New York et constitue l’une des plus importantes en matière de contribution au développement de la paix au plan international.

ASIE/PALESTINE - Médaille de Jérusalem conférée par le Président palestinien au Patriarche émérite de Jérusalem des Latins

Ramallah – Quelques jours après la fin de son mandat à la tête du Patriarcat latin de Jérusalem, le Patriarche émérite, S.B. Fouad Twal, s’est vu remettre par le Président palestinien, Abu Mazen, la Médaille de Jérusalem. A la remise de la décoration, qui a eu lieu le 12 juillet à Ramallah, au siège de la présidence palestinienne, ont également participé des représentants de l’administration présidentielle palestinienne, dont M. Majdi al Khaldi, Conseiller du Président pour les relations avec les Eglises et les communautés chrétiennes. La Médaille – expliquent des sources palestiniennes – a été conférée en signe de reconnaissance « pour la direction spirituelle exercée par le Patriarche et pour le service exceptionnel qu’il a fourni au peuple palestinien et à l’Eglise catholique en Palestine ».Le 24 juin dernier, le Pape François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Patriarcat latin de Jérusalem, présentée par S.B. Fouad Twal pour atteinte de la limite d’âge canonique. A sa place, le Pape a nommé en tant qu’Administrateur apostolique sede vacante le Père Pierbattista Pizzaballa OFM. Dans un entretien publié sur le site Internet du Patriarcat latin, S.B. Fouad Twal évoque également l’héritage qu’il laisse entre les mains du nouvel Administrateur apostolique, le Père Pierbattista Pizzaballa, OFM : « Parmi les points forts sur lesquels le nouvel Administrateur peut s’appuyer, se trouve le fait qu’il a servi pendant 12 ans en tant que Custode de Terre Sainte et qu’il a été Vicaire du Patriarche latin pour la communauté chrétienne de langue hébraïque. Il connaît bien les défis et les problèmes de l’Eglise en Terre Sainte ». Le Patriarche émérite note ensuite « le problème de la langue arabe, de la mentalité orientale et de toute l’activité pastorale « Cela sera sûrement plus facile pour lui de remédier aux faiblesses de l’administration que de gérer la pastorale des fidèles arabes. Mais il est aussi vrai que les fidèles étrangers du Patriarcat latin sont désormais plus nombreux que les chrétiens arabes locaux ».

AMERIQUE/BRESIL - 70ème anniversaire de la présence au Brésil des Frères mineurs conventuels

Rio di Janeiro – Aujourd’hui, débutent à Rio de Janeiro les célébrations marquant le 70ème anniversaire de la présence des Frères mineurs conventuels en Amérique latine et dans les Caraïbes. Pendant trois jours, du 13 au 15 juillet, des conférences, des ciné-clubs et une Messe de clôture aideront à retracer les étapes de l’évangélisation franciscaine de l’Amérique du Sud.Si la commémoration concerne l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes, le rendez-vous est particulièrement ressenti au sein de la Province Saint François d’Assise, au Brésil. Le 28 mars 1946 en effet, des religieux nord-américains de la Province de l’Immaculée Conception arrivèrent au Brésil pour inaugurer une présence stable et ils choisirent pour ce faire Rio de Janeiro. Leur tentative faisait suite à celles, réalisées au début du XX° siècle, de confrères de la Province de Gênes au Honduras et de la Province romaine au Minas Gerais, tentatives qui s’étaient soldées par des échecs. Trois ans plus tard, les pionniers nord-américains furent rejoints par deux religieux italiens partis de la Basilique Saint Antoine de Padoue à destination de Santos, au Brésil.Au cours des années suivantes, une fois la présence franciscaine consolidée dans le plus grand pays sud-américain, aurait eu lieu la reconnaissance du statut de Délégation missionnaire d’abord puis de Commissariat pour l’Amérique latine, tout comme pour l’Argentine et l’Uruguay, au cours du Chapitre provincial de Padoue de 1955. En 1970, la région fut érigée en Custodie provinciale et finalement en Province Saint François d’Assise le 23 septembre 1991.

AFRIQUE/EGYPTE - Mobilisation de l’Eglise copte orthodoxe contre l’analphabétisme

Assiout – L’Eglise copte orthodoxe se mobilise contre la plaie que représente l’analphabétisme, laquelle afflige des strates de la population égyptienne appartenant à différentes générations. L’expérience pilote de la nouvelle campagne d’alphabétisation a été lancée dans la Paroisse Saint Jean du village de Dewaina, dans le gouvernorat d’Assiout. Le Père Karas Badri, Curé de la Paroisse, a annoncé le coup d’envoi de cours de base dans les locaux paroissiaux, cours qui s’adressent tant aux jeunes qu’aux personnes âgées analphabètes, soulignant que l’ignorance radicale constitue un ingrédient essentiel du bouillon de culture dans lequel se développent les extrémismes et les sectarismes. Au sein du classement des Etats en matière d’alphabétisation, l’Egypte occupe le 142ème rang sur un total de 179 Etats pris en considération avec plus d’un quart de sa population analphabète.

ASIE/THAILANDE - 45 millions d’électeurs appelés aux urnes en vue de la ratification du projet de Constitution

Bangkok – Le 7 août, environ 45 millions de thaïlandais seront appelés à ratifier le projet de nouvelle Constitution dont la rédaction a été achevée en janvier dernier. « Partout sont présents de gigantesques posters, des affiches et des publicités audio et vidéo concernant le processus référendaire » raconte à l’Agence Fides une source locale sous couvert d’anonymat. « Cette vingtième Constitution a été écrite par une équipe de 21 personnes nommée par l’actuel Premier Ministre, le Général Prayuth, au pouvoir depuis 2014 suite à un Coup d’Etat, mais le texte ne semble pas répondre aux requêtes faites par les différentes factions politiques au cours de la crise sociale de 2013 » poursuit notre source.« Le peuple ne semble actuellement ni informé ni intéressé par les 279 articles contenus dans les 105 pages de cette magna charta. Lors du dernier référendum constitutionnel, qui a eu lieu en 2007, n’ont en effet participé que 57% des ayants droit. Dans le pays, il est officiellement interdit d’en discuter ouvertement, d’organiser des débats ou des confrontations, d’exprimer son propre avis ou d’effectuer des études statistiques. Le texte lui-même n’est pas diffusé et des textes anonymes circulent dans des cercles de jeunes. Nombre de chroniqueurs étrangers, et même les organisations pour les droits fondamentaux, font état du caractère étrange d’un texte fortement militaire, qui prévoit l’intervention indiscriminé des forces armées dans le cadre de toutes les situations menaçant « la paix et l’harmonie » du pays. Les universités et les zones traditionnellement éloignées des centres de pouvoir de Bangkok prennent actuellement leurs distances du projet bien qu’indirectement il soit déclaré qu’en cas de rejet du texte, les élections législatives prévues pour 2017 seraient repoussées ».

ASIE/PHILIPPINES - Les écoles catholiques, cœur battant de la nation

Naga City – Les écoles catholiques sont essentielles à la mission de l’Eglise aux Philippines et représentent un véritable cœur battant de la nation. C’est ce qu’a affirmé l’Assemblée générale de l’Association des écoles catholiques qui s’est tenue le 8 juillet à Naga City. Ainsi que l’a appris Fides, l’Assemblée a retracé les défis lancés pour l’avenir aux instituts catholiques de l’archipel.Plus de 200 délégués présents ont débuté leurs travaux par un profond « examen de conscience », en cherchant des instruments pour améliorer l’offre de formation des écoles catholiques et en élaborant un parcours de vérification des valeurs, des caractéristiques et de la qualité de l’enseignement. Une école catholique doit être animée et conduite par une philosophie, une vision et une mission de base embrassant et préservant son identité catholique. Chaque école réalisera un parcours d’évaluation qui l’aidera à conserver un standard global élevé.Il a été réaffirmé par ailleurs que le point de départ est que « le Christ est le maître ». Chaque institut ne peut donc qu’être centré sur la personne et le message de Jésus Christ. C’est seulement ainsi, a conclu l’Assemblée, que l’école pourra pleinement accomplir sa mission évangélisatrice. Aux Philippines, l’Eglise catholique gère au total 1.146 écoles maternelles, 934 écoles primaires, 1.206 collèges et plus de 160 instituts universitaires répartis sur le territoire national.

EUROPE/ITALIE - Poursuite de la mission des bénévoles, médecins et infirmières du CUAMM au profit de la population du Soudan du Sud

Padoue – « Je me manifeste auprès de vous de manière directe et personnelle afin de partager ce que nous vivons actuellement au Soudan du Sud, et en particulier à Juba, la capitale ». C’est ce que déclare le Père Dante Carraro, Directeur de Médecins avec l’Afrique, CUAMM, en contact avec les bénévoles se trouvant sur le terrain, auxquels il s’adresse en disant : « La nouvelle phase d’instabilité que connaît le pays, bouleversant surtout la capitale, Juba, aggrave encore davantage la situation économique et sociale déjà fragile et risque de compromettre les rares sécurités que les accords de paix avaient fourni comme garantie à l’ensemble de la communauté internationale et en particulier aux donateurs ». « Nous sommes constamment en contact avec l’unité de crise du Ministère des Affaires étrangères italien qui suit la situation et évalue les opportunités d’évacuation pour les ressortissants italiens dès lors que la situation dégénérerait et dès lors que l’aéroport de Juba serait opérationnel » continue le Directeur du CUAMM.Le Père Carraro exprime en outre une profonde « reconnaissance et admiration pour les bénévoles, les médecins, les infirmiers, les personnels administratifs et logistiques, italiens et africains, qui se trouvent sur place et continuent à se dépenser avec dévouement et courage aux côtés de la population sud-soudanaise ». « Nous sommes confiants dans le fait que, même en cette circonstance, les parties qui se disputent, parviendront à trouver un accord qui, tout instable qu’il soit, permettra au pays d’acquérir un certain équilibre et par suite permettra la distribution des aides internationales afin de faire face aux nombreux besoins d’une population désormais épuisée. La mention « avec l’Afrique » qui fait partie du nom de notre organisation résonne parfois comme quelque chose d’enthousiasmant et nous motive mais, dans d’autres cas, elle nous pèse et se trouve être source d’angoisse et de préoccupation. Je vous promet la proximité, la prière et beaucoup de reconnaissance » conclut le Père Carrraro. Mises à jour quotidiennes sur le site www.mediciconlafrica.orgLink correlati :Aggiornamento quotidiano su

AMERIQUE/VENEZUELA - Priorités des Evêques énoncées au terme de leur Assemblée ordinaire

Caracas – « Les Archevêques et Evêques du Venezuela, réunis en leur 106ème Assemblée ordinaire, désirent partager avec le peuple vénézuélien les angoisses et communiquer l’espérance que, réconciliés et par la voie du dialogue, nous trouverons des solutions efficace à cette crise ». C’est ainsi que débute l’exhortation finale publiée hier après-midi et envoyée à Fides par la Conférence épiscopale du Venezuela . L’exhortation, datée du 12 juillet, est intitulée « [Yahvé] chérit qui poursuit la justice » .Après une brève description de la réalité sociale que connaît actuellement le pays, les Evêques signalent quelques urgences. « Nous sommes au bord d’une crise de sécurité alimentaire et sanitaire avec des conséquences sociales – avertissent-ils. Face à cela, la montée en puissance du pouvoir militaire représente une menace pour la tranquillité et pour la paix ». La violence et l’insécurité sont partout, constatent les Evêques, en citant l’agression à l’égard de séminaristes . Le texte met en évidence le fait que « l’identité culturelle vénézuélienne est rabaissée voire même perdue lorsqu’elle est prise en considération seulement si elle est liée au projet politique prédominant… La démocratie au Venezuela est lézardée ».Toutefois, « la crise morale est plus grande que la crise économique et politique en ce qu’elle frappe l’ensemble de la population dans ses normes de comportement. La vérité laisse la place au mensonge, la transparence à la corruption, le dialogue à l’intolérance et la coexistence à l’anarchie ».Par suite, les Evêques font état de trois priorités :1. « Il existe une priorité urgente : le gouvernement doit permettre l’entrée des médicaments dans le pays, à cause de leur grave carence. Pour la collecte et la distribution, l’Eglise offre ses services et les infrastructures de la Caritas ainsi que d’autres formes de coopération ouvertes aux autres fois et aux institutions privées. Ce service ne constitue pas la solution définitive mais représente une aide significative » ;2. « Il est nécessaire d’ouvrir définitivement la frontière entre la Colombie et le Venezuela. Après avoir permis son ouverture Dimanche dernier, 10 juillet, il a été possible à de nombreux frères de se ravitailler en nourriture, en médicaments et autres fournitures. Le passage de milliers de citoyens dans le pays voisin est la preuve de la crise » ;3. « Le nombre de citoyens vénézuéliens détenus dans les prisons, injustement privés de leur liberté, augmente, sachant que nombre d’entre eux s’y trouvent pour des motifs politiques. La très grande majorité est détenue dans des conditions inhumaines et en l’absence d’un juste procès. Ces personnes, étant innocentes, doivent être remises en liberté ou, à tout le moins, devraient être traduites en justice, comme le prévoit le Code de procédure pénale ».

ASIE/INDE - Eglise catholique alarmée après le meurtre de civils en Orissa

Bhubaneswar – L’Eglise catholique en Orissa se trouve en état d’alarme après le meurtre de cinq civils, dont deux chrétiens, au sein du district de Kandhamal, dans l’Etat indien de l’Orissa. Ainsi que l’a appris Fides, les cinq personnes ont été tuées par un groupe de paramilitaires. L’Archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, S.Exc. Mgr John Barwa, Président du Conseil des Evêques de l’Orissa, a condamné le meurtre des cinq personnes, qui a eu lieu le 8 juillet, demandant justice pour les victimes innocentes. Selon la reconstruction des faits, les cinq personnes ont été tuées par les forces paramilitaires qui patrouillaient la zone de Kandhamal en ce que, selon la version officielle, elles ont été prises pour des rebelles maoïstes. Outre les cinq morts, cinq autres personnes ont également été blessées.Selon le Père Ajaya Kumar Singh, prêtre et activiste des droits fondamentaux, les meurtres sont le résultat de l’échec du renseignement ou font partie d’un plan « visant à éliminer membres des populations tribales, dalits et minorités chrétiennes du district ». En 2008, ce même district de Kandhamal avait été le théâtre de violences antichrétiennes qui avaient fait 100 morts et 50.000 évacués.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - A propos des responsables des affrontements dans la capitale

Juba – « Ce qui s’est passé ces jours-ci indique une absence d’unité de commandement, ce qui est très grave pour une armée parce que cela signifie le désordre. Le 11 juillet, le Président, Salva Kiir, a donné l’ordre aux militaires de retourner dans leurs casernes mais les saccages commis par eux et par les miliciens qui les appuient se sont poursuivis » expliquent à l’Agence Fides des sources locales depuis Juba, encore bouleversée par les combats entre les militaires de l’armée sud-soudanaise et les fidèles du Premier Vice-président, Riek Machar. Avec l’aide de personnes se trouvant dans la capitale du Soudan du Sud, mais qui désirent pour des motifs de sécurité ne pas être citées, nous cherchons à reconstruire ce qui s’est passé ces derniers jours.La crise qui a éclaté le 8 juillet a été précédée par des épisodes inquiétants, une escalade d’actes de violence qui a débuté le 2 juillet par l’assassinat d’un officier des services de sécurité de Riek Machar. A partir de ce moment, a eu lieu une série d’incidents entre les deux parties. L’initiative a toujours été prise par l’armée régulière, en ce que les hommes de Riek Machar présents à Juba sont en infériorité numérique et en ce qui concerne la dotation en armes.Les affrontements ont éclaté autour de 17.00 locales du 8 juillet, lorsqu’un groupe armé a attaqué le palais présidentiel où était sur le point de se tenir une conférence de presse dans le cadre de laquelle le Président, Salva Kiir, devait prononcer un discours à l’occasion du V° anniversaire de l’indépendance devant les moyens de communication locaux et internationaux. Dans la salle, en compagnie des journalistes, se trouvaient les deux Vice-présidents, et donc également Riek Machar. Lorsque la fusillade a commencé, le Président Kiir est sorti de son bureau pour consulter ses deux Vice-présidents et a déclaré aux journalistes ne pas comprendre ce qui se passait, ce qu’a également affirmé Riek Machar. De l’expression de leurs visages sur les photographies publiées ensuite par la presse locale, transparaît le désarroi et la surprise. D’ailleurs, il est impensable que le Président ait ordonné l’attaque de son propre palais en présence de la presse, locale et internationale, à l’occasion de la plus importante commémoration du pays. Quant à Riek Machar, il aurait été presque suicidaire que de tenter un coup de main de ce genre vue la disproportion des forces en présence.L’hypothèse est par suite celle d’un manque d’unité de commandement à l’intérieur de l’armée, au sein de laquelle se trouveraient des "faucons" contraires aux accords de paix, lesquels auraient voulu profiter de la fête pour déclencher l’attaque.

ASIE/PAKISTAN - Chrétien arrêté pour blasphème via WhatsApp

Lahore – Le blasphème numérique prend toujours davantage pied au Pakistan. Selon des sources de Fides, le nombre des plaintes pour blasphème enregistrant un présumé délit d’outrage à l’islam ou à Mahomet sur Internet ou les réseaux sociaux est en augmentation, comme tend à le prouver le cas du chrétien James Nadeem, arrêté pour un message blasphème transmis au travers de l’application WhatsApp. « Le scénario est toujours le même : un croyant accusé et l’accusation devant toujours être démontrée. Cependant, par la suite, c’est la communauté tout entière qui risque une punition collective » explique à Fides le Père Emmanuel Parvez qui, au sein du Diocèse de Faisalabad, au Pendjab, cherche à prévenir ces incidents.« Nous avons convoqué les responsables religieux et les imams de la zone et nous avons échangé des opinions à ce propos. Nous avons réaffirmé notre respect envers l’islam et toutes les religions et nous avons formulé une requête selon laquelle, en présence d’un incident de présumé blasphème, nous souhaiterions affronter ensemble la question afin d’éviter les violences de masse » poursuit le Père Parvez.Le dernier cas en date est celui du chrétien James Nadeem, accusé de blasphème dans le district de Gujrât, au Pendjab pakistanais, après que son ami, Yasir Bashir, ait affirmé que James Nadeem avait envoyé une poésie blasphématoire manquant de respect envers des figures sacrées islamiques via l’application WhatsApp. Une plainte a été déposée devant les autorités de police et James Nadeem ainsi que ses parents ont été arrêtés. La police a également disposé des agents dans le quartier chrétien de la petite ville de Sara-i-Alamgir, où a eu lieu l’épisode, de manière à prévenir des incidents ou des attaques de masse. Par le passé, en effet, de tels incidents avaient déchaîné la violence à l’encontre des communautés chrétiennes. Dans le quartier en question vivent 30 familles chrétiennes qui sont encore apeurées.

ASIE/BANGLADESH - Réflexions d’un missionnaire après le massacre de Dacca

Dacca – Sur le lieu où les terroristes ont massacré 22 personnes le 1er juillet dernier, quelqu’un a porté des fleurs dont une couronne anonyme portant l’inscription « Pardonnez-nous » en anglais. « Je crois qu’elle exprime le sentiment dominant ou dans tous les cas un sentiment très fort qui habite les bengalais après le massacre : la stupeur, l’incrédulité, la peur, la préoccupation pour soi et pour le pays mais aussi la sensation que ces jeunes ont également violé le Bangladesh et l’image qu’il a de soi. La perception de la réalité est désormais différente et pleine de gêne : nous sommes capables de cela ». C’est ce qu’affirme le Père Franco Cagnasso, PIME, missionnaire au Bangladesh, en réfléchissant sur la situation après le massacreLe missionnaire, qui anime un blog intitulé « Eclats de Bengale » fait mention du jeune Faraaz Ayaaz Hossain, pris au piège par les terroristes en compagnie d’autres personnes et qui aurait pu être libéré parce qu’il avait su réciter des extraits du coran. « Il pouvait s’en aller mais il est resté sur place pour partager le sort de deux amies, retenues parce que habillées à l’occidentale, étant finalement tué avec elles. Lui aussi était bengalais, lui aussi était musulman. Son choix représente presque un baume qui atténue l’angoisse suscitée par les atrocités dont nous sommes témoins » remarque le missionnaire.L’analyse du Père Cagnasso prend en considération le phénomène des écoles coraniques, les médersas, incubatrices de la haine et de la violence, mais rappelle également que les terroristes étaient issus de familles riches, qu’ils avaient étudié non pas dans des médersas mais dans de prestigieuses universités privées et internationales. Selon des sources locales, environ 300 étudiants et jeunes diplômés de l’enseignement supérieur auraient disparu au cours de cette dernière année et pourraient faire partie des nouveaux militants radicaux de haut niveau culturel. « Toutes les formes les plus radicales des idéologies totalitaires et violentes, en tout temps et dans tous les pays, ont eu à leur tête des personnes instruites, avec de nombreux mauvais maîtres dans le monde universitaire. Par ailleurs, est également présent le facteur Internet qui, malheureusement, a ouvert la porte aux dangers du télé-fanatisme, le fanatisme diffusé par les ondes » conclut le missionnaire, indiquant les trois éléments clefs pour comprendre le phénomène du terrorisme au Bangladesh : les médersas, les universités et Internet.

AFRIQUE/ZIMBABWE - Arrestation du responsable du mouvement de protestation

Harare – La protestation organisée au Zimbabwe par le pasteur baptiste Evan Mawarire, qui a été arrêté aujourd’hui, 12 juillet, commence à prendre une forme similaire à celle des révolutions colorées de l’est européen et des printemps arabes.Le 6 juillet, le mouvement du pasteur Mawarire dénommé #ThisFlag a invité la population à la grève générale afin de protester contre le manque de services publics, le fort taux de chômage – qui a atteint 85% de la population active – la corruption déferlante et les retards de paiement des traitements et salaires du secteur public.La présence du symbole dans le nom du mouvement est indicative du fait qu’il base sa campagne sur les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook.D’autres mouvements de protestation contre le Président, Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980, sont nés récemment sur les réseaux sociaux, tels que Tajamuka , qui a organisé un certain nombre de manifestations le mois dernier.Les conditions économiques du Zimbabwe, pays un temps prospère, ont empiré au cours de la dernière décennie, surtout depuis que son Chef de l’Etat a confisqué les terrains appartenant aux descendants des colons européens pour les assigner à ses partisans selon des critères clientélistes avec comme conséquence un effondrement de la production.La sécheresse qui a frappé la région a accentué les difficultés économiques alors que la corruption semble hors de tout contrôle, la police établissant des barrages illégaux dans le seul but de rançonner les passants et les automobilistes.Au plan financier enfin, depuis des années, le pays fait l’expérience de très forts taux d’inflation.

ASIE/IRAQ - Notre Père en araméen en présence du Pape pour des participants irakiens à la JMJ de Cracovie

Bagdad – Deux cent jeunes chrétiens irakiens provenant de tous les Diocèses du pays participeront à la désormais proche Journée mondiale de la Jeunesse de Cracovie. Dans ce contexte, durant le Chemin de Croix, ils auront l’occasion de réciter devant le Pape le Notre Père en araméen, la langue de Jésus. « Il s’agira d’un moment important pour nous tous, afin d’être confirmés dans la foi et la communion avec toute l’Eglise du Christ » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Basel Salim Yaldo, Evêque chaldéen qui accompagnera les jeunes irakiens dans leur voyage en Pologne, en compagnie de l’Archevêque d’Erbil des Chaldéens, S.Exc. Mgr Bashar Warda, d’une dizaine de jeunes prêtres et de sept religieuses.Les jeunes irakiens qui se préparent à participer à la JMJ de Cracovie proviennent pour une bonne part des Diocèses de Bagdad, de Kirkuk et d’Erbil. Parmi ces derniers, se trouvent également des jeunes qui se trouvent dans la région du Kurdistan irakien après avoir été contraints à quitter avec leurs familles les villages de la plaine de Ninive. Les jeunes irakiens se sont préparés à la JMJ de Cracovie au travers de rencontres communautaires et, le 19 juillet, avant de partir pour la Pologne, ils vivront ensemble une journée de prière, de chants et de célébrations sacramentelles fondée sur le Jubilé de la Miséricorde.A Cracovie, au cours de la célébration du Chemin de Croix, certains d’entre eux réciteront le Notre Père en araméen. « Au travers de cette pratique, par laquelle l’Eglise revit la Passion du Christ – souligne S.Exc. Mgr Basel Yaldo – nous contemplerons également les souffrances de notre pays à la lumière des souffrances de Jésus. Au cours de ces journées, nous échangerons le récit de nos expériences avec des jeunes provenant de tous les coins du monde et, à notre retour, nous convoquerons une rencontre nationale dans le cadre de laquelle les jeunes qui se sont rendus à Cracovie raconteront à tous leur expérience. De la sorte, nous pourrons tous toucher du doigt qu’il est possible de vivre l’espérance chrétienne et la communion joyeuse avec toute l’Eglise, y compris dans les conditions difficiles dans lesquelles nous nous trouvons actuellement. Ainsi, nous nous apercevrons qu’il n’est pas nécessaire de fuir, d’émigrer et qu’il est beau de pouvoir vivre le don de la joie chrétienne dans les lieux où nous sommes nés et où nous avons rencontré Jésus en écoutant l’annonce de l’Evangile ».

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