Derniers flash de l'agence Fides

AFRIQUE/OUGANDA - Opposition des communautés chrétiennes à la proposition d’enregistrement des confessions religieuses

Kampala – Après le Kenya , l’Ouganda entend, lui aussi, procéder à l’enregistrement de ce qu’il est convenu d’appeler « Organisations fondées sur la foi » , c’est-à-dire les confessions religieuses. La mesure, sponsorisée par le Département pour les questions religieuses et éthique du Bureau du Président, est fortement contestée par l’Eglise catholique et par les autres confessions chrétiennes.« Si ce que nous faisons actuellement est bon, alors pourquoi devons-nous être enregistrés ? Pourquoi une foi qui existe depuis des siècles a-t-elle besoin d’une licence pour pouvoir exister ? » se demande S.Exc. Mgr John Baptist Kauta, Secrétaire général de la Conférence épiscopale d’Ouganda, lequel décrit cette initiative gouvernementale comme suspecte. Mgr Kauta se demande en effet quelles sont les véritables intentions des autorités politiques se cachant derrière l’adoption d’une telle mesure.Macleod Baker Ochola, évêque anglican émérite de Kitgum et membre de la Acholi Religious Leaders Peace Initiative , se demande comment un gouvernement en place depuis 30 ans peut réglementer des confessions religieuses qui existent depuis des siècles : « Comment fait un enfant à dire à son père comment conduire une famille ? Nous sommes ici depuis des décennies. Quelle est la logique qui sous-tend l’enregistrement de religions bien connues ? ».Canon Aaron Mwesigye, Directeur du Département pour les questions religieuses et éthiques du Bureau du Président, a répliqué aux critiques en soulignant que l’enregistrement vise à résoudre les disputes religieuses, à combattre la corruption et à accroître la collaboration entre le gouvernement et les confessions religieuses.

ASIE/TERRE SAINTE - Réactions de l’Eglise syro-orthodoxe après la brève interpellation du Vicaire patriarcal pour la Terre Sainte de la part de la police palestinienne

Bethléem – L’Eglise syro-orthodoxe considère « offensante » la manière dont la police palestinienne a arrêté le Métropolite Swerios Malki Murad, Vicaire patriarcal pour la communauté syro-orthodoxe implantée en Terre Sainte. Cette arrestation de police – intervenue dans la soirée du 2 avril et ayant duré seulement quelques heures – représente « une humiliation pour tous les fidèles de l’Eglise syro-orthodoxe répandus de par le monde ». C’est ce que l’on peut lire dans le communiqué diffusé par le Secrétariat général du Synode syro orthodoxe, qui était réuni au Monastère de Mor Jacob Baradaeus, sis à Atchaneh, au Liban, les 4 et 5 avril.Le Patriarcat – indique le communiqué parvenu à l’Agence Fides – a exprimé « un grand déplaisir » pour les modalités selon lesquelles le Métropolite a été arrêté. Des jugements de réprobation similaires concernant l’action de la police palestinienne ont également été exprimés par l’Evêque grec orthodoxe palestinien, Atallah Hanna, selon lequel le traitement infligé au Métropolite syro-orthodoxe a été « dégradant, injustifié et inacceptable ».La police palestinienne avait arrêté le Métropolite syro-orthodoxe Swerios Malki Murad dans la soirée du 2 avril , le prélevant du convoi de voitures qui l’accompagnaient en direction de Jérusalem, après une visite au village palestinien d’al-Khader. Le Métropolite avait été remis en liberté sous caution après avoir été soumis à un bref interrogatoire. Les autorités judiciaires palestiniennes n’ont jusqu’ici pas fourni d’explications sur les motifs ayant porté à l’arrestation temporaire du Métropolite. Cependant, des indiscrétions ayant circulé sur Internet – et attribuées à Basem Badawi, à la tête du Parquet de Bethléem – font été d’une plainte présenté à l’encontre du Métropolite par une chrétienne syro-orthodoxe. .

AMERIQUE/BOLIVIE - Vers une dénonciation de la grave situation liée au trafic de drogue de la part de l’Assemblée de la Conférence épiscopale

Cochabamba – Demain, 7 avril, les Evêques de Bolivie se réuniront en Assemblée à Cochabamba. Selon la note parvenue à Fides, les rencontres des groupes de travail des Commissions de la Conférence épiscopale bolivienne ont débuté hier et dans l’après-midi d’aujourd’hui, aura lieu la réunion du Conseil de Coordination pastorale qui définira l’agenda de la 101ème Assemblée des Evêques de Bolivie.Très probablement, ne manqueront pas les références à la situation dramatique causée par le trafic de drogue et par la diffusion de la drogue, y compris dans les structures de gouvernement, ainsi que l’ont dénoncé les Evêques dans leur Lettre pastorale publiée la semaine passée sous le titre : « Je mets aujourd’hui devant toi la vie ou la mort », Lettre qui a créé des tensions entre la CEB et le Président Morales.« Je ne crois pas que nous devons nous préoccuper d’un quelque ultimatum alors que nous vivons à une époque de démocratie » a déclaré le porte-parole de la CEB, Erwin Bazan, répondant ainsi au Président Evo Morales, qui avait affirmé que les Evêques de Bolivie devaient fournir les noms des personnes liées au gouvernement soupçonnées d’être des trafiquants de drogue. Erwin Bazan, dans le cadre d’une conférence de presse, a indiqué que l’Assemblée des Evêques constituera un espace adapté pour apporter une réponse conjointe au Président Morales.Se référant à la Lettre pastorale, le porte-parole de la CEB a souligné : « Nous ne devons pas perdre de vue la perspective. Il s’agit d’une lettre purement pastorale et elle contient un message éminemment pastoral, parce qu’elle part de la préoccupation du peuple. Dans ce contexte, ce sont des espaces de dialogue qui devraient plutôt être créés pour trouver une solution à cette plaie qui cause actuellement des dommages énormes à la société ».

ASIE/TURQUIE - Nouvelle fraternité franciscaine en Turquie

Istanbul – Témoigner de l’Evangile en promouvant le dialogue œcuménique et interreligieux ainsi que le dialogue avec le monde de la culture, selon les modalités spécifiques et à l’exemple de Saint François d’Assise : c’est dans cet esprit que les Frères mineurs ont ouvert une nouvelle fraternité franciscaine à Smyrne , dans le centre ouest de la Turquie. Ainsi que cela a été communiqué à Fides par la Curie généralice des Frères mineurs, l’actuel Ministre général, le Père Michael A. Perry, et son Définitoire ont pris la décision de flanquer la fraternité déjà existante à Istanbul d’une nouvelle communauté à Smyrne.Il s’agit dans les deux cas de fraternités internationales, composées de religieux provenant du monde entier. Ce fut le Père Hermann Schalück, alors Ministre général, qui eut l’intuition de cette présence franciscaine internationale, à l’occasion d’une visite qu’il fit au Patriarche orthodoxe Bartholomé I° en 1995. Au cours des années suivantes, fut constituée la première fraternité pour le dialogue œcuménique et interreligieux à Istanbul. Celle-ci témoigne de la forme de vie évangélique en promouvant le dialogue œcuménique et interreligieux, en vivant en communion avec l’Eglise locale et en offrant un service de formation continue à l’Ordre. Douze ans après, le projet s’est développé et une seconde fraternité est née.« La dimension d’évangélisation – expliquent les franciscains d’Istanbul – est vécue en premier lieu au travers du développement du dialogue œcuménique et interreligieux. Parmi les différentes activités annuelles, se trouvent : la semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, l’échange et les visites rendues à nos frères musulmans durant le ramadan, un cours de formation continue sur le dialogue œcuménique et interreligieux, arrivé à sa 12ème édition , une rencontre de prière interreligieuse dans l’esprit d’Assise ainsi que différentes activités avec l’Eglise locale ».Des nouvelles et informations sur la vie et les initiatives des religieux franciscains en Turquie sont désormais également disponibles sur le nouveau site Internet http://www.istanbulofm.org, pour une mission qui trouve place dans le monde numérique.

AFRIQUE/SOUDAN - Nouveaux bombardements aériens sur les Monts Nuba et menace de famine

Khartoum – Des sources de l’Eglise locale confirment à l’Agence Fides ce qui a été dénoncé par les rebelles du Sudan People’s Liberation Movement - North , à savoir que l’aviation soudanaise a effectué des bombardements aériens contre différentes zones des Monts Nuba .Dans l’après-midi du 3 avril, un chasseur-bombardier MIG a largué quatre bombes sur le village d’Upper Komo, une bombe ayant partiellement détruit l’Institut Hakima pour la formation médicale alors que les trois autres ont tué une jeune fille de 16 ans et blessé six autres personnes. Le 5 avril, un bombardier Antonov a pris pour cible la zone de Kujur Shabia, larguant un total de 13 bombes. Au cours de ces deux dernières semaines, de violents affrontements ont eu lieu dans différentes zones des Etats du Sud Kordofan et du Nil Bleu.Au travers de ces opérations portant sur plusieurs fronts, le gouvernement entend contraindre les responsables du SPLM-N à signer la déclaration de principe proposée par la médiation de l’Union africaine en février dernier.Le commandant en second de la 14ème Division d’infanterie dans le Sud Kordofan a menacé d’effectuer de nouvelles attaques contre les positions du SPLM-N, ajoutant que l’armée soudanaise a l’intention de « détruire définitivement les rebelles ». Le Kordofan constitue en outre l’une des régions du Soudan les plus touchées par la famine qui, selon l’ONU, met actuellement en danger la vie de plus de 400.000 soudanais.

ASIE/SYRIE - Début du retour des chrétiens expatriés en Europe dans la ville de Sadad

Sadad – Dans la ville de Sadad, commencent à s’enregistrer les premiers retours de familles chrétiennes qui avaient expatrié en Europe pour fuir les violences du conflit. C’est ce qu’indique dans les moyens de communication russes Suleiman al Khalil, maire de la ville située en province d’Homs. « Les chrétiens qui avaient quitté la Syrie pour l’Europe, commencent à revenir à Sadad et également dans d’autres villes » indique Suleiman al Khalil, ajoutant que les retours sont favorisés par la confiance suscitée par le succès des opérations militaires appuyées par la Russie et par la bonne tenue du cessez-le-feu concordé à Munich le 12 février dernier.Sadad avant le conflit était une ville de quelques 12.000 habitants, en majorité des chrétiens assyriens et syro-orthodoxes. Au cours des années de guerre, au moins 1.000 d’entre eux ont fui la Syrie, y compris le Métropolite syro-orthodoxe d’Homs et Hama, Selwanos Boutros Alnemeh. Selon des sources ecclésiastiques locales, en octobre 2013, au cours de la conquête temporaire de la ville de la part des djihadistes du front al-Nusra, des massacres auraient été perpétrés parmi la population civile, confirmés par la découverte d’une fosse commune contenant au moins 30 corps . En novembre dernier, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » avaient, eux aussi, tenté de conquérir la ville, en attaquant les barrages de l’armée syrienne.Au cours des trois derniers mois – indique Suleiman al Khalil – au moins 100 chrétiens de Sadad ayant fui hors de Syrie sont revenus dans leurs maisons et 200 autres sont attendus prochainement. La ville se trouve à 14 Km de la route reliant Damas à Homs et comprend 15 églises.

AMERIQUE/BRESIL - Plus de 3 millions d’enfants au travail

Rio de Janeiro – Plus de 3 millions d’enfants et de jeunes brésiliens mineurs sont présents sur le marché du travail dont 31% du total dans le secteur agricole. C’est ce qui ressort d’un rapport présenté récemment par la Fondation Abrinq, pour les droits des enfants et des adolescents. Selon les informations parvenues à Fides, les données du rapport, intitulé Panorama de l’Enfance et de l’Adolescence 2016, montrent que 44% des mineurs vivent dans des conditions de pauvreté et 17% d’extrême pauvreté. Par ailleurs 188.000 autres sont dénutris alors que 69.000 sont en insuffisance pondérale alors que 500.000 sont obèses. D’autre part, 19% des homicides au Brésil visent des enfants et des adolescents, sachant que 80% d’entre eux sont perpétrés avec des armes à feu. Sur une population de 61 millions d’habitants, seuls 25% des enfants de moins de trois ans fréquentent l’école maternelle et 19% des enfants ont une mère adolescente. Le taux de scolarisation dans le pays est élevé – arrivant à près de 96% - mais seuls 56% des mineurs achèvent le collège. L’article 7 de la Constitution brésilienne interdit le travail nocturne, dangereux ou insalubre pour les mineurs et tout autre type de travail aux moins de 16 ans sauf en cas d’apprentissage, qui peut débuter à 14 ans.

AMERIQUE/VENEZUELA - Demande d’intervention du Saint-Père de la part de parents des prisonniers politiques à propos de la loi sur l’amnistie

Caracas – Un groupe de membres des familles des prisonniers politiques du Venezuela s’est enchaîné hier après-midi à la grille de la Nonciature apostolique à Caracas, demandant l’intervention du Pape en ce qui concerne la loi sur l’amnistie.Le Congrès, au sein duquel l’opposition au Président Maduro dispose de la majorité, a en effet approuvé le 29 mars dernier la loi sur l’amnistie et la réconciliation. Le Président Nicolas Maduro, qui a jusqu’à cette semaine pour promulguer le texte, s’y est opposé en ce qu’il affirme qu’il viole la loi vénézuélienne.« Les chaînes signifient la tristesse et la solitude des enfants demeurés sans leurs parents. Nous faisons appel au Président afin qu’il se mette une main sur le cœur et accepte l’amnistie » a déclaré Marilu Guevara, mère du Lt Peter Moreno, selon les informations parvenues à Fides.Un groupe de onze parents représentant 80 prisonniers politiques a remis un document au Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Aldo Giordano, qui a également écouté leurs requêtes sans faire aucun commentaire à la presse. « Nous sommes venus demander à notre Pape latino-américain d’intercéder afin que soit approuvée la loi sur l’amnistie et que par suite tous les prisonniers politiques innocents soient relâchés et qu’il existe une justice au Venezuela. Nous avons nos enfants à la maison, dans l’attente d’êtres chers » a déclaré Elkys Arellano, épouse de Maître Marcelo Croato, avocat.Toute la zone environnant la Nonciature apostolique est surveillée par la police nationale.

EUROPE/Espagne - Confirmation du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 8 janvier 2016, a confirmé dans ses fonctions de Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Espagne pour un quinquennat , le Père Anastasio Gil Garcia, du clergé de l’Archidiocèse de Madrid. La nomination prend effet au 22 mars 2016.

ASIE/PHILIPPINES - Exhortation des Evêques philippins à propos des prochaines élections

Manille – Choisir des responsables animés par une « vision » élevée du bien commun et dévoués au service de la population : telle est l’exhortation que les Evêques des Philippines prononcent un mois avant les élections législatives dans le pays, qui seront associées à l’élection présidentielle. Dans un document signé par S.Exc. Mgr Socrates Villegas, Président de la Conférence épiscopale, les Pasteurs énoncent « dix commandements pour les électeurs ».Ils invitent en premier lieu à « ne pas voter pour un athée ou pour quelqu’un qui se moque du nom de Dieu » pas plus qu’en faveur de candidats habitués à faire des promesses vides de sens qui ne sont pas tenues par la suite.Comme troisième point, « les autorités publiques devraient garantir à la population un temps destiné au repos et au culte divin » alors que la quatrième indication rappelle que les hommes politiques ont pour devoir de promouvoir des politiques en faveur de la famille. Pour respecter le commandement « tu ne tueras point », le texte affirme que « un électeur catholique ne peut voter en faveur de candidats qui s’opposent à la sacralité de la vie humaine, de sa conception à la mort naturelle ».Le sixième point, l’Eglise rappelle l’engagement à « promouvoir la vision chrétienne de la sexualité et du mariage ainsi que la dignité et la liberté authentique de la vie, véritablement fructueuse ». « Le problème de la la population n’est pas une question de nombres mais dépend du soin des personnes et de l’amélioration de la qualité de la vie humaine » rappelle le message.Quant au septième « conseil », « tu ne commettras pas de vol », les Evêques rappellent qu’il est nécessaire de prendre en considération les seuls candidats non impliqués dans des affaires douteuses ou dans des processus de corruption ou d’appropriation indue de deniers publics alors qu’en matière de faux témoignage, le texte invite à ne pas se fier aux « mensonges de la propagande diffusés par les candidats qui trompent sciemment » leurs électeurs pour « gagner les faveurs » de ces derniers. Enfin, le texte rappelle l’engagement nécessaire en faveur du respect de la femme et de la dignité humaine et pour libérer les personnes du joug de la pauvreté.

AFRIQUE/TANZANIE - Satisfaction de l’Archevêque de Mwanza à propos de la lutte contre la corruption menée par le gouvernement

Dar es Salaam – « Nous devons reconnaître que nos responsables nationaux vont dans la bonne direction en ce qui concerne la restauration de l’éthique, de l’intégrité et du respect de la loi » a affirmé S.Exc. Mgr Juda Thadeus Ruwaichi, Archevêque de Mwanza , dans un entretien au quotidien Daily News dans lequel il exprime sa satisfaction pour les mesures prises par le gouvernement en matière de lutte contre la corruption dans le monde politique et au sein de la société.Mgr Ruwaichi a affirmé appuyer toutes les actions entreprises par les responsables de ce qu’il est convenu d’appeler « le gouvernement de la cinquième phase ». Le « gouvernement de la cinquième phase » entend valoriser les ressources locales pour faire moins recours aux donateurs étrangers, en augmentant la production industrielle, l’électrification rurale et la distribution de services sociaux à commencer par les services liés à l’éducation.Une partie centrale des plans de développement économique du gouvernement tanzanien est constituée par la lutte contre la corruption et l’établissement de règles éthiques que doivent respecter tant les serviteurs de l’Etat que les entrepreneurs et les travailleurs du secteur privé.Grâce aux efforts entrepris au cours de ces dernières années, le PIB tanzanien connaît une croissance annuelle de 7%.

ASIE/IRAQ - Suspension temporaire du prêtre chaldéen ayant gaspillé au jeu des fonds destinés aux réfugiés

Bagdad – Le Père Amer Saka, prêtre chaldéen, qui avait avoué de lui-même avoir gaspillé au Canada les fonds recueillis au profit des réfugiés provenant du Proche-Orient, a été temporairement suspendu de l’exercice du ministère sacerdotale, son affaire ayant été portée à la connaissance des autorités civiles par l’Eparchie chaldéenne de Mar Adday dont dépend le soin pastoral des chaldéens présents sur le territoire canadien.Dans un communiqué diffusé par les moyens patriarcaux officiels et parvenu à l’Agence Fides, le Patriarcat de Babylone des Chaldéens intervient à propos de cette affaire qui attriste la communauté chaldéenne au Canada, soulignant le caractère approprié des mesures prises au niveau ecclésiastique et mettant en garde contre des instrumentalisations et généralisations sommaires. Un cas isolé – peut-on lire dans le communiqué patriarcal – ne peut être pris comme prétexte pour accuser tous les prêtres sans distinction.C’est le prêtre lui-même qui a avoué sa conduite à son Evêque, S.Exc. Mgr Emanuel Shaleta, après avoir gaspillé à la loterie et dans le cadre de jeux de hasard 500.000 dollars canadiens qui avaient été recueillis parmi les chrétiens canadiens pour constituer un fonds en faveur des chrétiens du Proche-Orient désireux de fuir la Syrie et l’Irak et de venir rejoindre les membres de leurs familles déjà émigrés au Canada.Le communiqué patriarcal fait référence à la fragilité humaine et prend acte du fait que le prêtre a reconnu son erreur, exprimant le souhait que personne ne tire prétexte de cette affaire pour diffamer l’Eglise chaldéenne dans son ensemble. Le texte se déclare confiant dans l’enquête entreprise par les autorités judiciaires canadiennes et réaffirme la nécessité – à plusieurs reprises rappelée par le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako – de trouver des formes adéquates pour soigner la formation continue du clergé et suivre sa croissance spirituelle et pastorale dans l’ensemble des Diocèses.Le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, avait adressé dès juillet 2013 une lettre aux prêtres chaldéens dans laquelle il prenait acte du fait que la faiblesse dans l’exercice de l’autorité centrale, le caractère vacant de nombreux sièges épiscopaux, le manque de sécurité et l’état d’urgence sociopolitique durable que connaissait l’Irak, avaient eu « des effets également sur l’identité des prêtres et leur spiritualité », créant une « situation qui ne peut se pérenniser » et qui doit être affrontée de manière résolue, en redécouvrant la source de la grâce et le vrai visage de la vocation et de la mission sacerdotale. Dans cette lettre , le Patriarche s’était également référé aux cas des prêtres qui « ne prêchent pas ou, lorsqu’ils le font, transforment leurs homélies en insultes ou en requêtes de fonds ». Le sacerdoce – répétait dans ce message le Patriarche, faisant écho aux récents rappels du Pape François – constitue une mission et non une profession ou un fond de commerce ».

AFRIQUE/LIBYE - Tripoli « dans l’attente en priant pour la paix »

Tripoli – « Nous vivons dans l’attente, comme tout le reste de la population de la ville, en priant comme toujours pour la paix. Tel est notre devoir en ce moment » déclarent à l’Agence Fides des sources de l’Eglise depuis Tripoli, capitale de la Libye où est arrivé voici quatre jours le Président du Conseil présidentiel libyen désigné par l’ONU, Fayez elSarraj, lequel devra se mettre à la tête d’un gouvernement d’unité nationale chargé de pacifier le pays.« Les rues de la ville continuent à être patrouillées par des milices armées, et il n’est pas facile de se débrouiller dans le jeu des différentes factions. Dans tous les cas, la situation est tranquille et la population mène sa vie de tous les jours » concluent les sources de Fides.Entre temps, il a été annoncé que le Conseil d’Etat libyen, organisme prévu par les accords de réconciliation nationale signés au Maroc sous l’égide de l’ONU, sera convoqué demain pour sa première réunion à Tripoli.

ASIE/BANGLADESH - Demande de retour au Bangladesh du missionnaire blessé de la part des patients de l’hôpital

Dacca – Les malades de Dinajpur désirent que le Père Piero Parolari, missionnaire italien de l’Institut pontifical des Missions étrangères blessé dans une embuscade qui avait pour but de le tuer, revienne bientôt au Bangladesh. Depuis l’attentat dont il a fait l’objet le 18 novembre dernier, le Père Parolari se trouve à Monza, dans le nord de l’Italie. « Peut-être est-il né italien mais son cœur était à 100% du Bangladesh. Nous voulons qu’il revienne bientôt parmi nous » affirme une femme citée par le quotidien Daily Star. Les patients de l’hôpital ressentent fortement son absence dans la mesure où le missionnaire, qui est également médecin, prêtait service bénévolement au sein de la structure, les suivant tant au niveau des thérapies que sur un plan humain et spirituel.Entre temps, malgré les mesures de sécurité mises en place, les rites de la Semaine Sainte et les célébrations pascales ont vu la participation de nombreux fidèles, « en particulier le Vendredi Saint, lors de l’Adoration de la Croix » indique un autre missionnaire, le Père Adolfo L’Imperio. Pâques a été célébrée sans incidents. Les prêtres sont encore escortés par la police lorsqu’ils visitent les villages. « Cela ennuie certain d’entre nous mais les autorités ont l’ordre de prévenir et de protéger » indique-t-il, alors que dans le pays se poursuivent les arrestations de militants liés à des groupes terroristes.

AMERIQUE/ARGENTINE - Forte détérioration des situations d’indigence et de pauvreté

Buenos Aires – Une « forte détérioration » des conditions d’indigence et de pauvreté a été enregistrée en Argentine au premier trimestre 2016. C’est ce que relève le dernier rapport en date de l’Observatoire de la Dette sociale de l’Université catholique argentine se basant sur une série d’indicateurs concernant le panier alimentaire de base et d’autres facteurs de la politique sociale. Le taux d’indigence serait passé de 5,3% à la fin de 2015 à 6,9% en mars de cette année, ce qui correspond à un total de 2,3 millions d’indigents. Au cours de cette même période, le taux de pauvreté serait passé de 29 à 34,5%, ce qui implique que près de 13 millions de personnes se trouvent en situation de pauvreté.Le rapport « Pauvreté et inégalité dans l’Argentine urbaine 2010-2015 », présenté ces jours derniers à l’UCA, fait le bilan des taux d’indigence et de pauvreté au cours de la période étudiée, considérant l’inflation, élevée au cours de la période, et les politiques d’assistance en faveur des secteurs les plus vulnérables. Le taux d’indigence au niveau des familles et de la population a diminué de 2010 à 2013, pour demeurer stable en 2014 et manifester une tendance légèrement décroissante entre 2014 et 2015. Le taux de pauvreté a en revanche enregistré une importante réduction de 2010 à 2011 alors que de 2012 à 2015, il a augmenté pour atteindre in fine 29% de la population. Link correlati :Texte intégral du rapport (en espagnol)

AFRIQUE/RD CONGO - Demande d’ouverture d’une enquête du gouvernement et de l’ONU sur les massacres perpétrés dans le nord-est

Kinshasa – « Depuis octobre 2014, aux environs de la ville de Beni, dans le nord-est de la République Démocratique du Congo , plus de cinq cent personnes ont été tuées et des dizaines de milliers ont fui leurs foyers » affirme une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo qui rapporte le résultat des recherches du Groupe d’étude sur le Congo , selon lesquelles « la responsabilité des massacres ne peut pas être attribuée seulement aux ADF » comme déclaré publiquement par la Mission de stabilisation des Nations unies en République démocratique du Congo et par le gouvernement congolais.Selon le GEC, il faut également revoir la définition des ADF, qui « au lieu d’un groupe islamiste étranger motivé par la vengeance, il s’agit plutôt d’un groupe qui, au cours de vingt années de présence autour de Beni, a fini par tisser des liens forts avec les milices et des groupes d’intérêts locaux. En plus des commandants qui appartiennent strictement aux ADF, certains membres des Forces armées de la République démocratique du Congo , des anciens du Rassemblement congolais pour la démocratie–Kisangani/Mouvement de libération , ainsi que des membres des milices communautaires sont aussi intervenus dans les attaques contre la population civile ».« Nous ne pouvons pas nous prononcer sur les chaînes de commandement ou sur les motivations de ces groupes, mais il est clair que le gouvernement congolais et la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo n’ont pas fait les efforts suffisants pour répondre à cette crise et ont mal identifié l’ennemi. Souvent, bien qu’ayant perdu des centaines de soldats dans les opérations contre les ADF qui ont eu lieu avant juillet 2014, les FARDC n’ont pas réagi à temps pour protéger la population pendant et après les événements, un manque d’initiative que l’on reproche aussi à la MONUSCO. Nos chercheurs ont documenté des cas où des officiers des FARDC ont dissuadé leurs unités d’intervenir pendant des massacres et il existe de nombreuses preuves indiquant que des membres des FARDC ont activement participé aux massacres ».« La gravité de la situation exige plusieurs investigations » affirme le Réseau Paix pour le Congo, selon lequel « il faut que la justice militaire nomme une commission d’enquête spéciale, dirigée par un procureur militaire haut gradé, et qui soit mandatée pour enquêter sur les massacres perpétrés depuis octobre 2014. Du côté de la MONUSCO aussi, il faut que son bureau des droits humains puisse mener une autre enquête. Enfin, il faut que les autres institutions nationales assument pleinement leur rôle de supervision, en particulier les commissions de défense et de sécurité du Sénat et de l’Assemblée nationale ».

AMERIQUE/HAITI - Alarme de la Mission médicale catholique quant à la diffusion du virus Zika dans l’île

Port-au-Prince – Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidentale. « Le manque d’instruction, d’information, le nombre de personnes vivant dans les bidonvilles et le niveau des eaux stagnantes un peu partout constituent l’habitat idéal pour la prolifération et la diffusion du moustique vecteur du virus Zika ». C’est ce qu’affirme, dans une note parvenue à Fides, un médecin appartenant à la Mission médicale catholique, présent dans la zone sud de l’île. Actuellement, le Conseil de la Mission médicale catholique promeut des activités de fumigation locale pour éliminer l’insecte. Toutefois, en prévenir la diffusion résulte encore très difficile. Le Ministère de la Santé local a enregistré une augmentation notable du nombre des cas de Zika. En janvier, les cas confirmés sont passés de 96 à 329 en moins de trois semaines. La Fondation de Santé haïtienne, qui dispose d’une équipe de 180 opérateurs engagés dans des cliniques rurales et dispensant une assistance sanitaire de sensibilisation dans tout le pays, a déclaré qu’ont été identifiés un à deux cas de possible microcéphalie liés au virus Zika mais qu’il est encore trop tôt pour confirmer si les enfants à naître présenteront des malformations à la naissance.

ASIE/TERRE SAINTE - Métropolite syro-orthodoxe arrêté puis remis en liberté par la police palestinienne

Bethléem – La police palestinienne a arrêté le Métropolite syro-orthodoxe Swerios Malki Murad, Vicaire patriarcal responsable de la communauté des chrétiens syro-orthodoxes présents en Terre Sainte. L’arrestation a eu lieu dans la soirée du 2 avril, selon des sources locales consultées par Fides. Dans ce cadre, la police palestinienne a arrêté le convoi de voitures qui accompagnait l’ecclésiastique en direction de Jérusalem, après une visite qu’il avait effectué dans le village palestinien d’al-Khader. Des sources de la Représentation diplomatique de Palestine près le Saint-Siège indiquent à l’Agence Fides que le Métropolite a été remis en liberté après avoir été soumis à un bref interrogatoire. Les autorités judiciaires palestiniennes n’ont pour l’heure pas fourni d’explications sur les motifs qui l’ont porté à disposer l’arrestation temporaire du Métropolite. Des indiscrétions circulant sur Internet – et attribuées Basem Badawi, chef du Parquet de Bethléem – font état d’une plainte présentée contre le Métropolite par une chrétienne syro-orthodoxe. Entre temps, des représentants de la communauté syro-orthodoxe locale avaient déjà fait appel au Président palestinien, Mahmud Abbas, demandant à ce que le Métropolite Swerios Malki Murad soit libéré au plus vite.

ASIE/PHILIPPINES - Condamnation de la violence de la part de l’Archevêque de Lugayen-Dagupan après une manifestation d’agriculteurs à Kidapawan

Manille – « Une mort est toujours tragique et plus encore lorsqu’il s’agit d’une mort violente. Nous prions pour nos agriculteurs de Kidapawan, afin qu’ils puissent trouver la paix et le bonheur au ciel. La police a le mandat de préserver la paix, de protéger les faibles et de servir la justice » : c’est ce qu’a déclaré S.Exc. Mgr Socrates Villegas, Archevêque de Lugayen-Dagupan et Président de la Conférence épiscopale des Philippines, en condamnant la violence intervenue dans la localité de Kidapawan, sur l’île de Mindanao, au cours d’une manifestation d’agriculteurs.Deux paysans ont été tués et des dizaines d’autres blessés le 1er avril après que les forces de police aient ouvert le feu pour disperser les manifestants. La police a indiqué que 40 agents ont été blessés, deux d’entre eux se trouvant « en conditions critiques ».Des milliers de paysans, en majorité des lumads – les indigènes locaux – bloquaient depuis trois jours la route reliant Davao à Cotabato demandant aux autorités des subventions et des aides du fait de leur situation d’extrême pauvreté.L’Eglise a condamné la violence, souhaitant que le problème soit immédiatement résolu en faisant appel tant à l’Etat, afin qu’il garantisse des aides, qu’aux familles des victimes, afin qu’elles abandonnent leurs idées de vengeance.Les agriculteurs ont été d’abord frappés par des typhons et des inondations puis par une forte sécheresse et sont en proie à l’exaspération, ne pouvant plus garantir la subsistance de leurs familles. Ils demandent des aides alimentaires jusqu’à la reprise des semailles. Ils ont par ailleurs demandé à avoir gratuitement des semences, de manière à pouvoir remplacer les cultures perdues. Les Pasteurs des Eglises locales déplorent la violence et demandent une solution « juste et pacifique », rappelant que ces pauvres agriculteurs ont été abandonnés par le gouvernement.

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