Derniers flash de l'agence Fides

AFRIQUE/KENYA - Déclarations de l’Evêque de Malindi à propos des élections de 2017

Nairobi – « Nous voulons des responsables véritablement nationaux. Il ne suffit pas de dire « nous le peuple du Kenya » alors que leurs actions affirment le contraire » a affirmé S.Exc. Mgr Emmanuel Barbara, Evêque de Malindi, dans un entretien accordé au Catholic Mirror, le mensuel promu par la Conférence épiscopale du Kenya.Mgr Barbara entend ainsi inviter les kenyans à voter lors des élections générales de l’an prochain en faveur de candidats intègres, qui aient à cœur l’intérêt de toute la nation, au-delà des divisions ethniques et tribales. Les Evêques catholiques, en compagnie des responsables des autres confessions religieuses du Kenya, ont exprimé leur préoccupation suite aux signaux qui laissent prévoir de nouvelles violences au cours de la campagne électorale à venir .En avril, le communiqué émis au terme de l’Assemblée plénière de la Conférence épiscopale avait dénoncé les maux affligeant le pays, à commencer par la corruption au sein de la vie politique et le tribalisme . Les responsables religieux ont dénoncé également la création de milices destinées à semer la violence en prévision des élections .Mgr Barbara invite par suite le gouvernement à consulter l’Eglise afin d’affronter ensemble les problématiques nationales. Il a par ailleurs souligné que, si « l’Eglise a des idées différentes de celles du gouvernement », elle œuvre cependant « avec de bonnes intention pour son peuple ».Rappelant que « l’Eglise catholique est le principal sponsor des structures éducatives et sanitaires du pays », l’Evêque de Malindi a déploré qu’elle n’ait pas été consultée par le gouvernement s’agissant des vaccinations antithétiques destinées aux jeunes filles et femmes en âge fertile, dont on craint qu’elles puissent cacher un programme de contrôle des naissances .

AMERIQUE/ARGENTINE - Le Diocèse de Jujuy face à la crise

Jujuy – « En ce moment, les besoins augmentent parce que la vie est plus chère » et l’attention doit être réservée à ceux qui sont les plus vulnérables. C’est ce qu’a souligné l’Evêque de Jujuy, S.Exc. Mgr Cesar Daniel Fernandez, conversant avec des journalistes hier, après la Messe dominicale. Selon la note envoyée à Fides par une source locale, l’Evêque a également déclaré avoir parlé avec le gouverneur, Gerardo Morales, et lui avoir proposé la contribution de l’Eglise.« J’ai offert le soutien de l’Eglise, au travers de structures telles que la Caritas ou l’accueil social qui existe dans chacune de nos Paroisses, de manière à disposer d’assez d’yeux pour que personne de notre province ne se trouve dans une situation de nécessité urgente » a-t-il expliqué, rappelant que les nécessités de la population sont surtout recensées au travers de l’écoute des prêtres.L’Evêque a mis en évidence « le mauvais moment que traverse actuellement la province », ajoutant : « Nous attendons le printemps, accompagné de bonnes nouvelles telles que du travail et des aides pour les familles ». Enfin, il s’est plaint de la politisation des questions sociales : « Nous devons unir nos forces pour aider les autres et laisser de côté les idéologies politiques qui ont chacune leur vision de la réalité. En ce moment, il ne s’agit pas de discuter mais d’offrir des idées pour surmonter cette crise ».La situation sociale à Jujuy, dans le nord andin, à la frontière avec la Bolivie et le Chili, est terrible. Nombreux sont ceux qui ont perdu leur travail suite à la fermeture des usines et les personnes versant dans un état d’extrême pauvreté ont vu leur nombre augmenter. Mgr Fernandez l’avait déjà souligné le 25 mai, en participant à une réunion en compagnie de représentants des syndicats et des partis politiques dédiée à la terrible crise que connaît la province.

AMERIQUE/PANAMA - Spots radiodiffusés et télévisés contre le travail des mineurs

Panama – « Travail des mineurs : même pas en rêve ! » : tel est le titre de la campagne 2016 contre le travail des mineurs et qui fait partie de la feuille de route prévue afin de faire de Panama un pays libre de cette plaie sociale. L’objectif est de sensibiliser tout un chacun afin qu’ils s’unissent dans cette lutte. Des spots radiodiffusés et télévisés seront transmis par tous les moyens de communication au mois de juin, déclaré mois de lutte contre le travail des mineurs. Selon les informations parvenues à Fides, Panama a fait de grands progrès auprès des enfants travailleurs, en réussissant à en récupérer quelques 24.000, les réinsérant dans des programmes et des projets gouvernementaux, ainsi que l’indique la dernière Enquête sur le travail des mineurs de 2014, réalisée avec le soutien du Ministère du Travail et du développement, en collaboration avec le Secrétariat pour l’Enfance, l’Adolescence et la Famille. L’organisation internationale du travail a signalé pour sa part que Panama se présente comme l’un des premiers pays qui seront déclarés libérés de la main-d’œuvre infantile au cours des prochaines années.

AMERIQUE/SALVADOR - Commentaires de l’Archevêque de San Salvador à propos des nouveaux minimaux salariaux

San Salvador – L’Archevêque de San Salvador, S.Exc. Mgr José Luis Escobar Alas, a durement critiqué l’accord portant sur l’augmentation de 15% du salaire minimum des salariés sur trois ans, demandant aux autorités de revoir cette mesure. Dans le cadre de l’habituelle conférence de presse du Dimanche, S.Exc. Mgr José Luis Escobar Alas a rappelé que le Conseil national du salaire minimum, composé par des représentants des entreprises privées, des salariés et du gouvernement salvadorien, s’est récemment mis d’accord sur une augmentation de 15% du salaire pour l’ensemble des secteurs et ce sur une période de trois ans, ce qui signifie que les revenus des salariés augmenteront de 5% par an. Il a ensuite indiqué : « Je ne sais pas comment définir cet accord. Lorsque j’entend dire qu’il est ridicule ou qu’il s’agit d’une plaisanterie, je crois que cela est encore peu dire. Je dirais quant à moi qu’il est injuste, grave et peccamineux de ne pas payer un juste salaire aux travailleurs ».L’augmentation, qui devrait entrer en vigueur au 1er juin, doit encore être approuvée par le Président salvadorien, Sanchez Ceren, qui peut également le repousser avec des observations. La décision a été prise seulement grâce aux voix des représentants des entreprises privées et des salariés, le gouvernement s’y étant opposé parce qu’il avait proposé que le salaire minimum passe dans les zones urbaines à 300 USD et à 250 USD dans les zones rurales.Mgr Escobar Alas, visiblement altéré, a souligné qu’il existe dans le pays 9 types de salaires minimaux : « Je demande de revoir cette situation, parfois injuste. Il s’agit d’un engagement social. Le Pape a déclaré lui aussi qu’il s’agit d’un péché grave que de payer un salaire injuste ». Si les salaires proposés venaient à être adoptés, a poursuivi l’Archevêque, « nous aurons un peuple qui survit difficilement et mal », pour conclure : « Comment un père ou une mère de famille peuvent-ils réussir, avec 98 USD, à faire étudier ses enfants. Comment peuvent-ils prendre soin de leur santé, leur donner de la nourriture et des vêtements ? ».

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Poursuite de l’action du CUAMM au milieu des affrontements et malgré les faibles ressources

Yirol – « Je rends grâce au bon Dieu pour le bien que j’ai rencontré ces jours-ci au Soudan du Sud, malgré la récente insécurité, les ressources limitées, les nombreuses fatigues et les souffrances de la population ! ». C’est ce qu’écrit le Père Dante Carraro, Directeur de Médecins avec l’Afrique – CUAMM, à son retour du Soudan du Sud. La note du CUAMM envoyée à l’Agence Fides fait, entre autres, mention de la visite faite à l’hôpital de Cueiebet où « les mères ont commencé à accoucher au sein de la nouvelle maternité – 94 accouchements en avril – le bloc opératoire fonctionne – 15 césariennes en avril – et le service de pédiatrie est bondé d’enfants » raconte le Père Carraro qui s’est également rendu à l’hôpital de Lui, au centre d’urgence pour évacués et à l’hôpital de Yirol, où, en 2016, le CUAMM a ouvert une nouvelle unité de néonatologie et une maison d’attente pour les futures mères.Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a connu au cours de ces dernières années l’affrontement entre deux factions, répondant l’une au Président, Salva Kiir, et l’autre au Vice-président, Riek Machar, un conflit interne auquel il a été officiellement mis fin le 27 avril lorsque Riek Machar, revenu d’Ethiopie, a repris ses fonctions de vice-président et ce au milieu des disputes, des actes de guérilla, des personnes contraintes à évacuer et de l’alerte famine lancée par la FAO.

VATICAN - Audience du Pape aux participants à l’Assemblée des Œuvres pontificales missionnaires

Cité du Vatican – Samedi 4 juin, le Saint-Père a reçu en Audience les participants à l’Assemblée générale annuelle des Œuvres pontificales missionnaires et a adressé aux présents le discours que nous reportons ci-dessous intégralement dans une traduction effectuée par nos soins :Monsieur le Cardinal,Vénérés frères dans l’Episcopat et le Sacerdoce,Chers frères et sœurs,Je vous souhaite la bienvenue à tous, Directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires et collaborateurs de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Je remercie le Cardinal Fernando Filoni pour les paroles qu’il m’a adressé et vous tous pour votre service précieux en faveur de la mission de l’Eglise qui est de porter l’Evangile « à toute la Création » .Cette année, notre rencontre a lieu au moment du centenaire de la fondation de l’Union pontificale missionnaire. L’Œuvre s’inspire du Bienheureux Paolo Manna, prêtre missionnaire de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères. Soutenue par Saint Guido Maria Conforti, elle fut approuvée par le Pape Benoît XV le 31 octobre 1916 et, quarante ans plus tard, le Vénérable Pie XII la qualifia de pontificale. Au travers de l’intuition du Bienheureux Paolo Manno et de la médiation du Siège apostolique, l’Esprit Saint a conduit l’Eglise à disposer d’une conscience toujours plus grande de sa propre nature missionnaire, portée ensuite à maturation par le Concile œcuménique Vatican II.Le Bienheureux Paolo Manna comprit fort bien que former et éduquer au mystère de l’Eglise et à sa vocation missionnaire intrinsèque représente une finalité qui concerne tout le saint Peuple de Dieu, dans la variété des états de vie et des ministères. « Des missions de l’Union missionnaires, certaines sont de nature culturelle, d’autres de nature spirituelle, d’autres enfin de nature pratique et organisationnelle. L’Union missionnaire a le devoir d’illuminer, d’enflammer, d’agir en organisant les prêtres et, par leur intermédiaire, tous les fidèles, en ce qui concerne les missions ». Ainsi s’exprimait le Fondateur de l’Union pontificale missionnaire en 1936 dans l’une des ses interventions historiques tenue au cours du II° Congrès international de l’Œuvre. Toutefois, former à la mission des Evêques et des prêtres ne signifie pas réduire l’Union pontificale missionnaire à une réalité simplement cléricale, mais soutenir la hiérarchie dans son service de la missionnarité de l’Eglise, propre à tous : fidèles et pasteurs, mariés et vierges consacrés, Eglise universelle et Eglises particulières. En assurant ce service avec la charité qui leur est propre, les Pasteurs maintiennent l’Eglise toujours et partout en état de mission, laquelle est toujours, en dernière analyse, œuvre de Dieu, et de laquelle participent, grâce au Baptême, à la Confirmation et à l’Eucharistie, tous les croyants.Chers Directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires, la mission fait l’Eglise et la conserve fidèle à la volonté salvifique de Dieu. C’est pourquoi, même s’il est important que vous vous préoccupiez de la collecte et de la distribution des aides économiques que vous administrez diligemment en faveur de nombreuses Eglises et de nombreux chrétiens nécessiteux, service pour lequel je vous remercie, je vous exhorte à ne pas vous limiter à ce seul aspect. Une « mystique » est nécessaire. Nous devons grandir en passion évangélisatrice. J’ai peur – je vous le confesse – que votre œuvre ne demeure trop organisationnelle, parfaitement organisationnelle, mais sans passion. Cela peut être fait également par une ONG mais vous n’êtes pas une ONG ! Votre Union sans passion ne sert à rien. Sans « mystique », elle ne sert à rien et si nous devons sacrifier quelque chose, sacrifions l’organisation. Allons de l’avant avec la mystique des Saints. Aujourd’hui, votre Union missionnaire a besoin de cela : une mystique des Saints et des Martyrs. Et cela est le généreux travail de formation continue à la mission que vous devez réaliser. Elle n’est pas seulement un cours intellectuel mais inséré dans cet élan de passion missionnaire, de témoignage des martyrs. Les Eglises récemment fondées, aidées par vous en ce qui concerne leur formation missionnaire continue, pourront transmettre aux Eglises d’antique fondation, parfois appesanties par leur histoire et un peu lasses, l’ardeur de la foi jeune, le témoignage de l’espérance chrétienne soutenue par le courage admirable du martyre. Je vous encourage à servir avec un grand amour les Eglises qui, grâce aux martyrs, nous témoignent combien l’Evangile nous fait participer à la vie de Dieu et le font par attraction et non par prosélytisme.En cette Année Sainte de la Miséricorde, que l’ardeur missionnaire qui consommait le Bienheureux Paolo Manna, et de laquelle a jailli l’Union pontificale missionnaire, continue, aujourd’hui encore, à faire brûler, à passionner, à renouveler, à repenser et à réformer le service que cette Œuvre est appelée à offrir à l’Eglise tout entière. Votre Union ne doit pas être la même l’an prochain que cette année. Elle doit changer dans cette direction. Elle doit se convertir au travers de cette passion missionnaire. Alors que nous rendons grâce au Seigneur pour ses cent ans, je souhaite que la passion pour Dieu et pour la mission de l’Eglise porte également l’Union pontificale missionnaire à se repenser dans la docilité à l’Esprit Saint, en vue d’une réforme adéquate de ses modalités d’application – une réforme adéquate c’est-à-dire faite de conversion et de réforme – et d’un authentique renouvellement pour le bien de la formation continue à la mission de toutes les Eglises. A la Vierge Marie, Reine des Missions, aux Saints Pierre et Paul, à Saint Guido Maria Conforti et au Bienheureux Paolo Manna, nous confions avec gratitude votre service. Je vous bénis de tout cœur et je vous demande, s’il vous plait, de prier pour moi, afin que je ne tombe pas dans la « bienheureuse tranquillité », et que j’ai, moi aussi, l’ardeur missionnaire pour aller de l’avant. Je vous invite à prier ensemble l’Angelus ».

ASIE/TURQUIE - Remise en liberté du dernier des accusés du massacre des chrétiens de Malatya et poursuite des manipulations autour du procès

Malatya - Bulent Aral, le dernier inculpé pour le massacre de chrétiens de Malatya à se trouver encore en détention, a été remis en liberté ces derniers jours, alors que le procès qui devrait vérifier sa culpabilité se prolonge à l’infini, la prochaine audience ayant été fixée pour le 28 juin. A la fin du mois de mai, ont également été intensifiées les opérations visant à lier cette affaire à l’évolution du procès Ergenekon, la procédure portant sur ce qu’il est convenu d’appeler « l’Etat profond » qui, depuis 2008, avait mis sous pression des secteurs de l’armée, accusés de fomenter un complot ultranationaliste contre le gouvernement Erdogan. A l’époque, le procès en question était mené par des magistrats proches du mouvement Hizmat de Fetullah Gulen, le prédicateur et politologue turc alors allié d’Erdogan mais qui était par la suite entré en heurt avec l’homme fort de la politique turque, émigrant aux Etats-Unis et ayant été qualifié par les milieux turcs progouvernementaux comme l’artisan des conspirations internationales visant à frapper le leadership d’Erdogan. Le mouvement Hizmat est lui aussi maintenant qualifié d’organisation terroriste en Turquie et le procès portant sur le massacre de Malatya se trouve également conditionné par les convulsions et les revirements de scénarios et d’alliances qui marquent l’énigmatique praxis des milieux politiques turcs.En substance, pour le moment, certains témoignages visent à conforter la thèse selon laquelle le procès relatif au massacre des chrétiens aurait été manipulé par des milieux proches de Fetullah Gulen qui voulaient l’utiliser pour faire condamner leurs propres opposants.Le 18 avril 2007, trois chrétiens évangéliques – deux ressortissants turcs, Necati Aydin et Ugur Yuksel, et un ressortissant allemand, Tilmann Geske – furent ligotés et égorgés au siège de la maison d’édition Zirve, dont ils étaient collaborateurs. Autour de ces homicides, l’enquête identifia un vaste réseau de complicités et de couvertures qui impliquait des membres des milieux militaires et des services de sécurité considérés proches des structures occultes de « l’Etat profond », mis par la suite en accusation dans le cadre du procès Ergenekon. Selon les hypothèses avancées dans un premier temps par le ministère public, le massacre aurait été le fait de ces services et aurait eu pour but de faire retomber la responsabilité des assassinats sur les groupes islamiques et par suite, de frapper indirectement le gouvernement islamiste d’Erdogan. Par la suite, l’évolution du scénario politique turc, après la rupture des rapports entre Erdogan et le réseau lié à Fetullah Gulen, le procès relatif au triple meurtre de Malatya a brusquement changé de direction, des opérations de manipulation politique se multipliant autour du cas des trois chrétiens tués. En juin 2014, le Général Hursit Tolon, soupçonné d’être le mandant des homicides, avait été remis en liberté alors qu’au cours des derniers mois de cette même année, trois autres détenus à peine libérés avaient commencé à attribuer le triple meurtre à des membres du mouvement Hizmat de Fetullah Gulen. Enfin, trois autres détenus avaient été libérés le 21 janvier 2015 . Après cette remise en liberté, des vingt hommes initialement arrêtés en relation avec le massacre, ne demeurait détenu que Bulent Aral, libéré lui aussi ces jours derniers.

AFRIQUE/RD CONGO - Liberté de manifestation en danger

Kinshasa - La liberté de manifestation garantie par l’article 26 de la Constitution de la République démocratique du Congo est sérieusement mise en danger par les récentes répressions de manifestations organisées par l’opposition.Ainsi que l’indique une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo, le 21 mai, à Kinshasa, la Police Nationale Congolaise a empêché une marche pacifique organisée pour dénoncer les massacres de Beni, au Nord Kivu. Le Bureau des Nations Unies pour les droits fondamentaux a parlé d’au moins vingt-cinq personnes arrêtées. Le 26 mai, les manifestations prévues sur tout le territoire national, pour protester contre la dernière décision de la Cour constitutionnelle, qui pourrait ouvrir la voie à une Présidence à vie de J. Kabila et pour exiger la tenue des élections présidentielles dans les délais prévus par la Constitution , ont été interdites partout, sauf à Kinshasa et à Bukavu. Si à Bukavu la manifestation s’est bien déroulée, à Kinshasa elle a été dispersée par la police à cause d’un soi-disant « non-respect de l’itinéraire convenu ».« Le silence du Président de la République, Joseph Kabila, à propos de l’interdiction et de la répression des nombreuses manifestations pacifiques laisse entrevoir son incapacité à faire respecter l’article 26 de la Constitution et permet de soupçonner qu’il soit le principal mandataire des interdictions et des répressions tant déplorées. Un seul mot de sa part à faveur de l’article 26 de la Constitution suffirait pour dissiper immédiatement tout soupçon » affirme la note.« La manifestation de Kinshasa, le 26 mai, commencée avec un « caractère typiquement festif » avec drapeaux, fanfares, tambours, chants, danses, calicots et slogans, a démontré que le peuple congolais sait manifester pacifiquement et a confirmé que «l’union fait la force". Il en résulte que les différentes parties politiques et sociales qui veulent un véritable changement dans la vie politique du Pays, doivent bien conjuguer leurs efforts ».« La volonté de changement, la fidélité aux valeurs constitutionnelles et démocratiques, l’unité, la détermination et la non-violence sont « les seules armes » dont le peuple peut disposer, pour lutter contre toutes ces déviations politiques qui, s’appuyant sur la corruption, la force des armes, la violence et l’impunité, favorisent des régimes autoritaires qui défendent des intérêts partisans ou individuels, au détriment du bien commun » conclut le Réseau Paix pour le Congo qui invite la communauté internationale à appuyer la volonté de changement du peuple congolais.

ASIE/PAKISTAN - Engagement d’universitaires chrétiens et musulmans en faveur des enfants des communautés marginalisées

Lahore – Promouvoir la tolérance et la bienveillance, combler le clivage entre les jeunes les plus pauvres et ceux qui sont aisés, abattre les barrières religieuses et de caste entre les diverses communautés de la société, activer un changement social : telles sont les finalités d’un projet qui a comme protagonistes les étudiants de la faculté de Sciences de la gestion de l’Université de Lahore, en collaboration avec la Cecil Chaudhry & Iris Foundation. Ainsi que cela a été communiqué à Fides, l’initiative dénommée Projet Youhanabad, du nom d’un quartier de Lahore où il se tient, a impliqué les étudiants musulmans et chrétiens ainsi que les enfants chrétiens de Youhanabad, quartier presque uniquement habité par des familles chrétiennes.Ainsi que l’indique à Fides Michelle Chaudhry, responsable catholique de la Cecil Chaudhry & Iris Foundation, « le projet se concentre sur une vaste gamme de disciplines telles que l’histoire, la représentation théâtrale, la narration, l’art et la responsabilité civique. Les jeunes bénévoles ont créé un lien spécial avec les enfants appartenant à des communautés marginalisées, afin de les aider à se sentir partie intégrante de la plus vaste communauté sociale du Pakistan ».« Il s’agit d’une très belle initiative permettant d’atteindre les enfants appartenant aux communautés marginalisées. Ceux-ci doivent relever de nombreux défis à cause de leur foi et de l’intolérance religieuse présente au sein de la société. Le projet les aide à affronter l’impact émotionnel et psychologique » a poursuivi Michelle Chaudhry.Les jeunes bénévoles ont travaillé diligemment pour inspirer un sens de confiance, d’amour et d’espérance parmi ces enfants défavorisés et marginalisés. « C’est un engagement concret en faveur de la construction d’un Pakistan qui va au-delà de la discrimination sociale et religieuse, de l’extrémisme religieux et de l’abus des droits qui violent la dignité humaine » a conclu Michelle Chaudhry.La Fondation continue à s’engager afin d’éradiquer l’injustice au sein de la société, en promouvant le développement et l’émancipation des groupes défavorisés et marginalisés, en particulier ceux appartenant aux minorités religieuses.

ASIE/MALAISIE - Prière, réconciliation et témoignages au cours du Jubilé des prêtres, en communion avec le Pape

Kuala Lumpur – Il s’agit d’un moment de prière intense, de grande motivation spirituelle, de renouvellement pastoral, de témoignage public joyeux. C’est ainsi qu’est vécu le Jubilé des prêtres en Malaisie. Ainsi que Fides l’apprend de l’Eglise locale, tous les Diocèses ont organisé pour ce jour, 3 juin, des moments de célébration, des événements, des conférences et des rencontres.A Kuala Lumpur, le Jubilé des prêtres se célèbre en la Cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus et prévoit une Messe, une Adoration eucharistique et l’administration du Sacrement de réconciliation au profit des prêtres eux-mêmes. La journée sera ensuite rythmée par la projection d’un message vidéo du Pape François et par un déjeuner communautaire pour quelques 50 prêtres du Diocèse – diocésains et religieux – réunis autour de l’Archevêque, S.Exc. Mgr Julian Leow. Simultanément, les fidèles laïcs participeront et prieront pour leurs ministres, les confiant au Sacré-Cœur de Jésus au travers de la prière du Rosaire.Par ailleurs, le Diocèse de Sibu unit au Jubilé des prêtres la commémoration des 150 ans de présence des missionnaires de Mill Hill qui ont apporté une forte contribution à l’Eglise locale en termes d’évangélisation. Parmi les fruits les plus précieux de cette présence, on notera la fondation en Malaisie de la part de ces missionnaires de la Communauté missionnaire du Corps du Christ, qui rassemble des laïcs missionnaires locaux, aujourd’hui présents dans les communautés malaisiennes, y compris à l’étranger.Au sein du Diocèse de Keningau, la communauté se réjouit de la visite du Nonce apostolique en Malaisie, S.Exc. Mgr Joseph Marino, qui, en ce jour, tient une conférence spéciale sur l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia. Le Nonce célébrera une Messe solennelle et procédera à la bénédiction et à l’inauguration du nouveau centre de pèlerinage dédié à la Sainte Famille.Au Bornéo malaisien, enfin, dans les Diocèses Sandakan et Sabah, les jeunes sont en liesse. Les deux Eglises locales célèbrent en effet ensemble une Journée de la Jeunesse diocésaine spéciale, organisée autour du thème de la vocation, laquelle voit la participation de centaines d’adolescents et de jeunes.

AMERIQUE/PARAGUAY - XXV° Semaine du Migrant et du Réfugié au Paraguay

Asunción – L’Eglise au Paraguay célèbre actuellement la XXV° édition de la Semaine du Migrant et du Réfugié au Paraguay, dédiée cette année au thème : « Les migrants nous appellent à la miséricorde ». La Semaine culminera Dimanche prochain, 5 juin, avec la Journée nationale du Migrant, qui prévoit une Messe solennelle en la Cathédrale Notre-Dame des Miracles de Caacupé, patronne du pays.La Pastorale de la Mobilité humaine, en syntonie avec la Conférence épiscopale paraguayenne, célébra la I° Sem,aine du Migrant en 1991, la dédiant au thème « Pourquoi migrent nos frères ? ». « Vingt-cinq ans plus tard – affirme la note parvenue à Fides – la question se pose encore et la principale réponse demeure le besoin ».Célébrer la Semaine du Migrant au Paraguay, explique le texte, signifie vivre la solidarité et l’engagement envers les frères étrangers qui vivent dans notre pays, mais aussi envers les paraguayens et paraguayennes qui vivent dans d’autres pays du monde, envers les réfugiés et nos concitoyens qui migrent de ville en ville.« En cette Année de la Miséricorde – conclut la note – nous sommes invités par le Pape François à être miséricordieux comme Eglise d’origine, de transit, de destination et d’accueil, vis-à-vis de ceux qui arrivent et surtout de ceux qui ont besoin de rencontrer sur leur chemin le visage miséricordieux du Christ ».

ASIE/PAKISTAN - Appel du responsable d’une ONG en faveur de la constitution d’une Commission nationale pour les minorités

Lahore – « Depuis 1995, on entend parler de la Commission nationale pour les minorités de la part de fonctionnaires gouvernementaux. En Inde, une Commission nationale pour les minorités a été instituée en 1992, renforcée par ailleurs par une Commission nationale ad hoc pour les institutions scolaires des minorités, créée en 2004. La décision bien connue de la Cour suprême du Pakistan prise le 19 juin 2014 a ordonné au gouvernement de créer un Conseil national pour les droits des minorités. Maintenant, il est urgent que cela soit réalisé ». C’est ce qu’affirme, dans une note envoyée à Fides, Peter Jacob, activiste catholique pour les droits fondamentaux et responsable de l’ONG Centre for Social Justice.Peter Jacob remarque : « Le déséquilibre structurel créé à l’encontre des minorités religieuses par la discrimination qui est incorporée dans le système politique ne peut être réparé sans l’institution d’un organisme habilité ad hoc, qui se fasse promoteur des réformes nécessaires. Pour identifier et appliquer des remèdes contre les graves violations des droits fondamentaux perpétrées envers les minorités religieuses au Pakistan, il est vraiment important aujourd’hui de créer une Commission nationale pour les minorités indépendante et dotée de ressources ».Le rapport de l’Institut Jinnah de Karachi intitulé « Etat de la liberté religieuse au Pakistan », publié récemment, insiste lui aussi sur l’urgence de la constitution d’une telle Commission. Le gouvernement pakistanais, dans son plan d’action national pour les droits fondamentaux, présenté au bureau de l’ONU à Genève en février dernier, s’est quant à lui engagé à préparer et à présenter un projet de loi portant sur la création d’une Commission nationale pour les minorités. « Il est temps que les institutions maintiennent les engagements pris » conclut Peter Jacob.

AFRIQUE/MALAWI - Millions de personnes affamées suite à l’impact dévastateur d’El Nino

Blantyre – Près de la moitié des habitants du Malawi affronte actuellement une forte famine causée par des récoltes maigres ou inexistantes suite aux effets d’El Nino qui, l’an passé, a frappé la majeure partie des régions du sud et du nord du pays. Les pluies dévastatrices qui se sont abattues dans le nord ont aggravé la catastrophe, au point qu’en avril dernier, a été proclamé l’Etat d’urgence. Entre temps, les prix des denrées alimentaires continuent à augmenter attendu que la monnaie nationale, le Kwacha, continue à se dévaluer, contraignant les familles les plus pauvres à réduire le nombre, déjà précaire, de leurs repas quotidiens ou à vendre leurs biens pour pouvoir faire face à la situation.Selon les nouvelles parvenues à Fides, un sac de mais qui, normalement coûte 7 USD, est maintenant à 15 USD. Comme de coutume, les plus touchés par le phénomène sont encore et toujours les enfants. Les statistiques les plus récentes concernant la malnutrition sévère aigue montrent une augmentation de 100% entre décembre 2015 et janvier 2016. L’UNICEF a ainsi enregistré plus de 4.300 cas de malnutrition sévère au cours du seul mois de janvier de cette année, doublant les chiffres du mois de décembre 2015.

AFRIQUE/ANGOLA - Engagement de femmes catholiques en faveur de la promotion humaine et de la dignité de la femme

Luanda – Elles se nomment les Entrepreneuses du Royaume de Dieu. Il s’agit des femmes appartenant à l’association des Dames salésiennes, désormais active également en Angola. Selon les informations transmises à Fides par ANS, il s’agit d’une « agrégation de femmes catholiques laïques, en croissance continuelle. Engagées dans le monde, l’Eglise et la famille salésienne, elles s’organisent avec une mentalité entrepreneuriale ».La responsable régionale de l’association des Dames salésiennes pour l’Europe, Bienvenida Testón, accompagnée par le Père Eusebio Martinez, assistant spirituel, se sont rendus ces jours derniers en Angola où ont été fondés trois centres, respectivement à Luanda-San Paolo, Luanda-San José de Nazaret et Benguela. La mission des Dames salésiennes se concentrera essentiellement sur la promotion humaine, l’évangélisation, la défense de la dignité humaine et en particulier celle de la femme.Le lancement de ces trois centres a commencé avec une soixantaine de femmes angolaises qui se sont intéressées et engagées dans le projet. Elles recevront une formation de la part de leurs assistants spirituels et, dans le même temps, commenceront à élaborer des projets sociaux pour répondre aux besoins des enfants, des jeunes et des femmes de leurs réalités.

AMERIQUE/ARGENTINE - Programme solidaire pour l’éradication du travail des mineurs en province de Mendoza

Mendoza – Le phénomène du travail des mineurs en Argentine est très accentué et aggravé notamment par les parents qui travaillent et n’ont pas la possibilité de laisser leurs enfants à la garde de quelqu’un. Souvent, en effet, les enfants aident leurs parents, qui travaillent dans les champs, et courent ainsi de sérieux dangers. Pour tenter d’éviter ce type d’inconvénients, et en particulier pour limiter le travail des mineurs, Bodegas Chandón a développé un programme socioéducatif visant à protéger les paysans et leurs enfants des risques associés à la présence des enfants dans les exploitations agricoles de la province de Mendoza. Il s’agit d’Educar en Vendimia. Le programme est basé sur la coresponsabilité de toutes les parties en cause. Selon la note parvenue à Fides, il consiste dans le financement d’activités sportives et artistiques destinées aux enfants des travailleurs qui, habituellement, vendangent avec leurs parents. Au cours de l’époque de la vendange, dans la province en question, plus de 50 enfants de 1 à 14 ans, pourront bénéficier de ces activités. Dans tous les lieux où se déroule le programme, il existe un service d’assistance médicale et alimentaire qui est à la disposition des enfants.

AMERIQUE/COLOMBIE - Conclusions du Congrès missionnaire et moment du laïcat missionnaire ad Gentes

Bucaramanga – La majeure partie des participants du Congrès missionnaire national « est consciente du fait que l’Eglise est missionnaire. Le Christ l’a fondée pour évangéliser et elle est d’accord sur le fait que ce devoir appartient à tous, laïcs, consacrés, séminaristes, prêtres, Evêques, communautés religieuses, communautés ecclésiales et Eglises particulières. Nous avons tous besoin de disposer d’une plus grande conscience missionnaire universelle et d’apporter une réponse plus généreuse à la mission Ad gentes, ad intra e ad extra ». C’est ainsi que débutent les conclusions du XII° Congrès missionnaire national de Colombie, qui s’est tenu à Bucaramanga du 26 au 29 mai , parvenues à Fides.Les participants soulignent le besoin de « promouvoir constamment la spiritualité missionnaire, l’animation missionnaire et la formation missionnaire dans les séminaires, les maisons de formation, chez les opérateurs pastoraux et auprès de tous les laïcs » en ce que « dans les plans pastoraux des Eglises particulières, n’apparaît pas clairement l’orientation en faveur de la mission ad Gentes ».Il est en outre urgent de coordonner toutes les forces missionnaires pour éviter la dispersion et pour assurer une action missionnaire plus efficace au sein de la pastorale ; de renforcer la pastorale indigène et des populations d’origine africaine ; de faire connaître la richesse spirituelle de Sainte Laure Montoya et surtout « de nous imprégner de sa spiritualité mystique, de sa pédagogie et de son élan missionnaire ».La dernière des conclusions réaffirme que « le moment est celui de la mission ad Gentes des laïcs. Il est nécessaire qu’un plus grand nombre d’écoles de formation missionnaire pour les laïcs soit mis en place ».Est ensuite proposée une série d’engagements concernant l’activité des COREMI des diverses régions géographiques colombiennes et de certains instituts missionnaires, qui, au travers d’initiatives locales, entendent réaliser les conclusions du Congrès par le biais de Congrès missionnaires régionaux ou post-congrès, de rencontres de coordination, de formation et d’animation missionnaire et du renforcement des Œuvres pontificales missionnaires.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Témoignage de l’Evêque de Yei à propos d’une religieuse tuée à un barrage

Juba – « Demeurez fermes dans votre foi » a exhorté S.Exc. Mgr Erkolano Lodu Tombe, Evêque de Yei, au cours d’une cérémonie faisant mémoire de Sœur Veronika Teresia Rackova, la missionnaire de la Congrégation des Servantes de l’Esprit Saint et Directrice du Saint Bakhita Health Centre, morte après plusieurs jours d’agonie des suites des blessures par balles reçues de la main de militaires sud-soudanais à un barrage routier .En parlant avec les religieuses de la Congrégation, Mgr Tombe a souligné que la mort de la religieuse laisse un grand vide qui doit être comblé. Il a par suite adressé un appel aux Congrégations missionnaires afin qu’elles envoient davantage de prêtres et de religieuses dans son Diocèse. L’Evêque a également remercié les missionnaires pour le rôle qu’ils jouent dans les domaines de l’évangélisation, la santé et l’instruction.

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Les difficiles conditions des réfugiés en Afrique du Sud au centre des préoccupations de l’Eglise

Johannesburg – « Les réfugiés en Afrique du Sud doivent faire face à l’injustice et à l’inhumanité » a affirmé S.Exc. Mgr . Buti Thlagale, Archevêque de Johannesburg, dans son discours d’ouverture de la table ronde organisée par le Département pour le soin des migrants et des réfugiés de l’Archidiocèse de Johannesburg et par le Jesuit Refugee Services . Les différentes articulations de l’Eglise sont en revanche invitées à être compatissantes et accueillantes, en partageant les informations de manière à améliorer l’action caritative.Au cours des travaux, ont été affrontées différentes thématiques relatives aux conditions des réfugiés dans le pays. Le JRS a souligné que la nouvelle assurance sanitaire nationale couvre tous les ressortissants sud-africains ainsi que les réfugiés permanents mais seulement en partie les demandeurs d’asile auxquels ne sont garantis que les services d’urgence.Le Directeur de l’Institut scalabrinien pour la mobilité humaine en Afrique a souligné combien les politiques migratoires ont constitué un échec en ce que basées sur « des critères de sélection et d’admission qui, à eux seuls, ne peuvent déterminer des nombres, des flux et des modèles de migration. Il est en outre important de comprendre pourquoi les personnes émigrent ». Il a conclu en soulignant que toute politique migratoire devrait mêler l’intérêt national, c’est-à-dire le droit à la sécurité des citoyens, et les droits fondamentaux des migrants. « Idéalement, ils devraient avoir le même poids ».Un intervenant provenant du Mozambique voisin a relaté la situation des réfugiés sur place, en majorité de nationalité congolaise. A peine entrés au Mozambique en provenance de Tanzanie, il leur est demandé de s’enregistrer comme réfugiés. L’enregistrement a lieu dans les camps de réfugiés et est préalable à la possibilité pour eux de pouvoir quitter le camp. Les migrants et les réfugiés en règle qui vivent dans le pays depuis 10 ans peuvent demander leur naturalisation. Les immigrés en situation irrégulière sont en revanche expulsés. Mais il existe des mozambicains et des immigrés en situation irrégulière qui tentent d’entrer en Afrique du Sud. Ceux-ci cependant risquent d’être réexpédiés au Mozambique où les missionnaires scalabriniennes ont organisé des centres pour les assister.

VATICAN - Discours du Président des Œuvres pontificales missionnaires devant l’Assemblée générale annuelle

Rome – « Grâce à l’expérience d’évangélisation, de mission, de prière, de témoignage et de charité des jeunes Eglises, nous désirons que toute l’Eglise puisse raviver sa passion pour le Christ et l’annonce de Son Evangile » a souligné S.Exc. Mgr Protase Rugambwa, Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et Président des Œuvres pontificales missionnaires dans son discours à l’Assemblée générale de ces dernières, actuellement en cours à Rome sur le thème « Réveiller la conscience de la mission aujourd’hui. Les Œuvres pontificales missionnaires au service des jeunes Eglises ».L’Archevêque a repris l’une de ses affirmations de trois ans auparavant, lorsqu’il participa pour la première fois à l’Assemblée générale : « Les Œuvres pontificales missionnaires ont une raison d’être seulement si elles conservent leur spécificité : l’animation, la formation et la coopération avec les Eglises locales pour la Missio ad Gentes. Nous ne sommes pas l’une des nombreuses agences caritatives qui recueillent des fonds pour les pays émergents. Ce qui caractérise notre service est la première Evangélisation, sa caractéristique d’universalité ».L’année du centenaire de l’une des quatre Œuvres pontificales, l’Union pontificale missionnaire, née de l’intuition du Bienheureux Père Paolo Manna, « afin que tous les baptisés soient sensibles, passionnés et informés sur leur devoir missionnaire ad Gentes », caractérise l’Assemblée de cette année. Mgr Rugambwa a souligné la nécessité de repenser, de réformer l’Union pontificale missionnaire, dans son rôle d’âme de toutes les Œuvres pontificales missionnaires, comme la qualifia le Bienheureux Pape Paul VI. « Cette heureuse indication – a affirmé l’Archevêque – nous convainc du fait qu’il ne faut pas seulement repenser et renouveler l’Union pontificale missionnaire mais que celle-ci doit l’être dans le cadre d’un processus progressif, fait ensemble, surtout avec les trois autres Œuvres pontificales, de manière à ce que ce processus soit bénéfique à leur action et à leur identité, fortement liées au soutien économique des Eglises missionnaires ». Il a ensuite exhorté à « ne pas craindre » de se laisser renouveler par l’Esprit. « Dans le contexte d’une Ecclesia semper reformanda, les Œuvres pontificales missionnaires elles aussi, grâce aux cent ans de l’Union pontificale missionnaire, ne doivent pas craindre les vents pneumatologiques invitant à la conversion, à la réforme, à mourir et à ressusciter ».Après avoir tracé un panorama des principales activités des Secrétariats généraux au cours de cette dernière année et avoir indiqué quelques étapes futures, le Président des Œuvres pontificales missionnaires a conclu son intervention en ces termes : « Comme le semeur, préoccupé seulement de la qualité de la semence, de la bonne préparation du terrain et de la bonne qualité de son travail, nous aussi, nous attendons le bon fruit de l’Esprit qui nous renouvelle toujours et nous rend vigilants, attentifs aux signes des temps, au besoin constant de conversion personnelle et à la courageuse réforme des structures au service de la mission et du salut du monde entier ».

ASIE/INDE - Plus de 300.000 enfants contraints à mendier chaque jour dans les rues

Bangalore – Une récente enquête, menée par la police indienne en compagnie d’organisations humanitaires, a révélé que plus de 300.000 enfants subissent des mauvais traitements de la part de criminels impliqués dans le trafic d’êtres humains pour les contraindre à mendier chaque jour dans les rues de la ville. De nombreux mineurs qui demandent l’aumône sont mutilés ou brûlés afin de susciter la compassion des passants et de gagner davantage. Selon la Commission nationale des droits fondamentaux, en Inde, plus de 40.000 enfants sont enlevés chaque année dont 11.000 disparaissent définitivement. Dans des villes comme Bangalore, le nombre des enfants qui errent dans les rues et demandent l’aumône augmente de manière exponentielle à l’approche des festivals ou immédiatement après toute catastrophe naturelle. Sur la base de sources de The Freedom Project India, organisation spécialisée dans la lutte contre le trafic d’êtres humains, il ressort que quelques 10 enfants sur 50 ayant été sauvés de cette situation dramatique ont été victime du trafic.

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