Derniers flash de l'agence Fides

AFRIQUE/ETHIOPIE - Pâques à la mission de Robe

Kofale – « Ces Pâques ont été caractérisées par la pluie et par les ténèbres. Nous avons été privés d’énergie électrique pendant toute la journée tant le Samedi Saint que le Dimanche de Pâques. Prévoyant qu’il n’y aurait pas eu de place suffisante dans l’église, nous avons préparé la liturgie de l’eau et du baptême sur le parvis de notre petite église de Kofale. Tout a été bien préparé avec de l’herbe, des fleurs et une forte lampe mais l’énergie électrique n’est pas revenue ». C’est ainsi que le Père Angelo Antolini, Préfet apostolique de Robe, raconte à l’Agence Fides comment il a célébré Pâques, le Dimanche 1er mai, avec sa communauté.« Il a plu fortement pendant tout l’après-midi – poursuit-il – et il n’a pas été facile de gérer les 180 personnes présentes à la veillée mais nous nous en sommes tirés et bien. Nous avons eu recours à un générateur pour la nuit et, au cours de la procession de la lumière, que nous faisons toujours en partant de la maison adjacente des religieuses, la pluie a diminué d’intensité. Une fois à l’église, nous avons installé les personnes dans l’ordre, celles de Kofale, de Gode et de Denda, celles qui devaient recevoir le baptême, la confirmation et d’autres sacrements, les jeunes enfants ayant leur place pour pouvoir dormir quand ils en avaient besoin.La liturgie de la Parole s’est déroulée dans l’ordre et l’attention. Après chaque groupe de trois lectures, j’ai laissé un espace pour la réflexion. J’ai toujours dit un mot comme le Seigneur m’inspirait de le faire et en m’en remettant à Lui, Il m’a aidé à prononcer des paroles simples mais profondes et ressenties. A 01.00, nous sommes arrivés à la liturgie de l’eau. Il semblait ne plus pleuvoir. A peine sommes-nous sortis cependant que la pluie a repris, sous la forme d’un crachin fin et gênant. Par ailleurs, la grande lampe n’a pas voulu s’allumer. Un peu de panique avant de trouver une solution sous la forme d’une autre lampe, mise en place sur le moment, et beaucoup de confusion à cause du manque de lumière pour les 35 catéchumènes que nous devions parvenir à mettre en ordre en quelque manière en compagnie de leurs parrains. Cette petite pluie nous a accompagnés à tous les instants mais personne ne s’en est aperçu. Nous en avons pris conscience lorsque, vers 02.00, nous sommes rentrés dans l’église et que l’évaporation a rendu le plancher mouillé et saturé d’humidité.La liturgie eucharistique a été beaucoup plus rapide mais également très profonde, marquée par l’émotion des néophytes, vraiment pris par le grand mystère. Quelqu’un a rendu témoignage de la joie et du bonheur de la vie nouvelle qui commençait en lui. La présence de l’Esprit du Seigneur ressuscité était palpable, presque physique et ceci nous a porté une profonde paix dans le cœur. Nous avons terminé la veillée avant 03.00 et nous avons ensuite consommé avec toute la communauté le traditionnel agneau pascal ». « En cette nuit de Pâques – conclut le Préfet apostolique – à la lecture de l’Evangile « Il n’est pas ici, Il est ressuscité ! Inni as hin jiru; ka’eera!, j’ai érouvé une grande émotion, entouré par l’amour de tous mes fidèles ».

ASIE/PALESTINE - Déclarations du Président de l’Autorité palestinienne sur la protection de la présence chrétienne au Proche-Orient

Ramallah – La protection de la présence chrétienne en Palestine et dans tout l’Orient « est pour nous un devoir et une mission ». C’est ainsi que le Président palestinien, Abu Mazen, a réaffirmé son engagement à faire tout son possible pour remplir cette obligation au profit de l’unité et du bien commun de tout le peuple palestinien. Le Président a confirmé cet engagement dans un message adressé aux chrétiens à l’occasion de Pâques, célébrée hier par les Eglises suivant le calendrier julien et vécue en Palestine comme fête nationale.« Ce n’est pas un secret – peut-on lire dans le texte diffusé par le responsable palestinien – que le destin des chrétiens au Proche-Orient est semé d’embûches », dans une spirale qui met en danger la coexistence, le pluralisme et la liberté religieuse. C’est pourquoi – a remarqué Abu Mazen – il faut s’opposer para tous les moyens à toutes les tentatives visant à affaiblir la présence des chrétiens autochtones en Terre Sainte.Dans son message pascal, le Président palestinien a voulu souligner que la permanence d’une communauté chrétienne arabe à Jérusalem est perçue comme une richesse et une aide à vivre en plénitude le pèlerinage sur les Lieux Saints de la part des chrétiens provenant de tous les coins du monde, qui visitent la Terre Sainte surtout à l’occasion des Solennités liturgiques.Le texte présidentiel, parmi les nouveautés positives enregistrées ces derniers temps en matière de présence chrétienne en Terre Sainte, rappelle l’accord entre le Saint-Siège et l’Etat palestinien signé le 26 juin 2015 et entré en vigueur au début de cette année.

AFRIQUE/NIGERIA - Déplacement de Boko Haram en direction du sud dans le sillage du mouvement des bergers Fulanis ?

Abuja – « Les changements climatiques poussent actuellement les bergers Fulanis du nord du Nigeria vers le sud, mais, dans ce mouvement de population pourraient s’être infiltrés les combattants de Boko Haram fuyant ces mêmes zones à cause des opérations de l’armée » déclare à l’Agence Fides le Père Patrick Tor Alumuku, Directeur du Bureau chargé des Communications sociales de l’Archidiocèse d’Abuja.« La question des bergers Fulanis est une chose très sérieuse » déclare le Père Tor Alumuku, après l’attaque perpétrée contre le village de Nimbo, dans l’Etat d’Enugu, le 25 avril dernier, attaque qui a coûté la vie à au moins 20 personnes, et l’embuscade tendue à la voiture de S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d’Abuja, le 28 avril dans l’Etat d’Edo.« Les deux localités sont situées à plus de 200 Km l’une de l’autre mais elles se trouvent toujours dans le sud-est du Nigeria » remarque le Père Tor Alumuku, faisant comprendre l’extension de l’instabilité associée au mouvement des bergers Fulanis.« Le Sahara avance actuellement dans le nord du Nigeria et cette année a été particulièrement difficile pour les bergers Fulanis qui descendent actuellement avec des dizaines de milliers de bovins vers le sud, à la recherche d’eau et de pâturages » déclare le prêtre. « Ceci alimente de fortes tensions avec les paysans dans le centre et le sud du pays. Les Fulanis sont armés pour défendre leurs troupeaux des vols de cheptel mais les massacres qui leur sont attribués ces derniers temps dans le sud du Nigeria semblent être l’œuvre d’autres groupes qui se cachent derrière ce mouvement de masse de bergers ». « Les nigérians sont toujours plus nombreux à affirmer que les massacres ont été perpétrés par des membres de Boko Haram qui se déplacent actuellement dans le sud du Nigeria » conclut le prêtre.

AFRIQUE/NIGERIA - Perplexités de l’Evêque de Nsukka concernant la stratégie des forces de sécurité après le massacre du 25 avril

Abuja – « L’aspect le plus douloureux du massacre de Nimbo est qu’il a été annoncé, prévu et exécuté sans qu’il y ait de mesures prises pour l’empêcher, en plein jour » affirme S.Exc. Mgr Godfrey Igwebuike Onah, Evêque de Nsukka, dans l’Etat d’Enugu, au sud-est du Nigeria, dans le cadre d’une déclaration faite au lendemain du massacre d’au moins une vingtaine de personnes intervenu aux premières heures du 25 avril dans la localité de Nimbo, au sein de l’Uzo-Uwani Local Government Area.« Encore ? » : telle est la question que l’Evêque rapporte dans le document envoyé à l’Agence Fides, rappelant que « des histoires semblables circulent ces derniers temps en différentes parties du pays, y compris à Abbi, une autre communauté de notre Diocèse, elle aussi située dans la zone de l’Uzo-Uwani Local Government Area ».L’Evêque dénonce les carences des forces de sécurité qui auraient facilité la tâche aux attaquants. « Il semble que le gouvernement de l’Etat ait fait des tentatives afin de garantir la sécurité sur zone, avant l’incident. Mais ce que ceux qui ont perdu des êtres chers – en particulier les enfants qui maintenant doivent affronter un avenir incertain parce que leurs pères ont été tués de manière insensée – et nous tous voulons savoir est le motif pour lequel les forces de sécurité ont effectué une « retraite tactique » peu de temps avant l’attaque et la motivation pour laquelle, lorsqu’elles sont revenues sur le lieu du massacre, elles n’ont pas tenté de poursuivre et d’arrêter les auteurs de ce dernier ».Le massacre a été attribué aux bergers Fulanis. Un groupe de ces bergers aurait assailli le 28 avril, dans une autre localité du Nigeria, sise dans l’Etat d’Edo, la voiture de S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d’Abuka. Selon Mgr Onah, les assaillants, outre à tuer de manière indiscriminée les habitants de Nimbo, ont pris particulièrement pour cible le presbytère et l’habitation du pasteur protestant – cette dernière ayant été incendiée. Seul le manque de liquide inflammable a empêché au groupe armé d’incendier également le presbytère.L’Evêque fait par ailleurs état des inquiétudes de la population locale qui se demande si le groupe qui a commis ces atrocités est constitué seulement de bergers Furlanis ou « si Boko Haram a effectivement été affaiblie comme l’affirme le gouvernement d’Abuja, ou si, en revanche la secte s’est simplement déplacée du nord-est au sud-est » du pays.

ASIE/CAMBODGE - Formation des enfants à propos de la vulnérabilité et de la discrimination

Phnom Penh – Une session de formation et de renforcement des élèves dédiée au thème du soutien aux enfants les plus vulnérables et les plus discriminés a été tenue récemment dans les écoles de Oh Cham Na , à l’intérieur d’une communauté rurale, et d’Andoumg Thmor . L’initiative a été promue par l’équipe de l’organisation sans but lucratif CCS au Cambodge. Des tableaux ont été remplis de feuillets colorés portant la définition en langue khmère que chaque élève a considéré comme la plus valide pour décrire les concepts de vulnérabilité et de discrimination. A la journée ont participé au total 71 personnes : 39 élèves et 29 enseignants ainsi que trois représentants des autorités locales compétentes dans le domaine de l’éducation. Les concepts ont ensuite fait l’objet d’une discussion avec les jeunes et tous ont été invités à partager avec le reste du groupe leur propre idée de vulnérabilité et de discrimination. Les jeunes se sont en particulier attardés sur deux thèmes : comment identifier les enfants vulnérables à l’intérieur de leur école sur la base de signaux de malaise et comment les aider concrètement.

AMERIQUE/NICARAGUA - Déclarations de l’Evêque de Matagalpa à propos de l’annonce de l’acquisition de chars de combat de la part du gouvernement

Matagalpa – « Le Nicaragua n’est pas en guerre et ne veut pas la guerre. Il n’a pas besoin de guerre ni d’armes de combat lourdes » a déclaré l’Evêque de Matagalpa, S.Exc. Mgr Rolando José Álvarez Lagos, critiquant l’acquisition annoncée de chars de combat de la part du gouvernement de Daniel Ortega, initiative qu’il a qualifiée de « contraire à la réalité nationale ». Mgr Alvarez a abordé ce thème après la Messe en l’honneur de Saint Joseph, Artisan, patron de la Paroisse homonyme de la commune d’El Tuma-La Dalia, à Matagalpa, célébrée hier, 1er mai.« Nous reconnaissons la participation de l’armée du Nicaragua au travail humanitaire tout comme le fait qu’elle protège la production agricole, l’élevage de bétail et porte même assistance médicale à la population, mais la militarisation de certaines communautés rurales a provoqué la peur et la panique parmi la population rurale. Voila pourquoi l’acquisition annoncée de chars de combat est totalement contraire à la réalité nationale » a déclaré l’Evêque dans la note envoyée à Fides par une source locale. Selon Mgr Alvarez, la dépense en vue de l’acquisition des blindés « pourrait servir à construire des hôpitaux, des écoles, des routes, à encourager les investissements et l’emploi. Cette acquisition par conséquent est obsolète et se situe hors du contexte de la réalité nicaraguayenne » a-t-il conclu.Selon les données de la presse locale, le Nicaragua veut acquérir 50 chars T-72 et 62 chars T-55, faisant de l’armée nicaraguayenne la puissance militaire terrestre la plus importante d’Amérique centrale.

ASIE/SYRIE - Message des Evêques catholiques d’Alep

Alep – « Nous sommes fils de la Résurrection, fils de l’Espérance et nous croyons fermement que ces souffrances ne seront pas perdues. A l’exemple des Saints et des Martyrs, nous les unissons à la Passion du Christ afin qu’elles deviennent souffrances sanctifiées et sanctifiantes pour la paix en Syrie et le salut de notre ville ». C’est ainsi que les Evêques catholiques d’Alep, offrent des paroles de consolation et d’espérance aux habitants de la ville dans un Message adressé d’abord à leurs propres fidèles, alors que la ville est de nouveau bouleversée par la reprise du conflit qui, après quelques semaines de trêve, a recommencé à s’acharner sur la population civile, tant dans les quartiers contrôlés par l’armée syrienne que dans ceux tenus par les milices rebelles au travers de tirs d’artillerie et de bombardements qui ont également frappé un hôpital géré par Médecins sans frontières.Dans le message parvenu à l’Agence Fides, les Evêques adressent leur cri « aux consciences de ceux qui conçoivent et exécutent cette guerre » invoquant à haute voix la fin de ce conflit « pour l’amour de Dieu » et « par miséricorde pour les hommes », à cause du « cri du sang des enfants et des martyrs qui monte vers Dieu » et « des larmes des mères en deuil ».Dans le délire de mort et de violence qui submerge Alep, les Evêques expriment finalement un regard chrétien sur les souffrances de leurs frères dans la foi et de tous leurs concitoyens, loin des pauses intéressées de ceux qui exploitent les souffrances des chrétiens comme argumentaire instrumental pour des batailles idéologiques ou comme prétexte pour des mobilisations et des campagnes à fonds culturel et politique.Les Evêques d’Alep invitent tout un chacun à ne pas se laisser « vaincre par la tristesse et le désespoir » et suggèrent que, dans leur mystérieuse participation à la Passion du Christ, les souffrances des chrétiens d’Alep font percevoir au monde entier quelque chose de la manière dont s’incarne dans l’histoire le mystère du salut annoncé par l’Evangile. « Tel est – indiquent les Evêques dans leur Message – la signification la plus importante de notre présence maintenue à Alep ». Dans cette perspective, les Pasteurs catholiques de la ville renouvèlent la consécration d’Alep au Cœur Immaculé de Marie, Celle qui « dans ses apparitions de Fatima avait demandé la consécration du monde à son Cœur Immaculé afin d’obtenir la paix ». En particulier, les Evêques demandent aux catholiques, en ce mois de mai consacré à la Très Sainte Vierge Marie, d’offrir « des prières et en particulier celle du Rosaire dans nos églises pour cette intention : se convertir à Dieu en suppliant l’intercession de la Reine de la paix et mettre le pays, la Syrie et la ville d’Alep, sous Sa protection ».

AMERIQUE/COLOMBIE - Prise de position de l’Archevêque de Tunja à propos de la requête de l’ELN faite à l’Eglise

Rionegro – « Nous est parvenue la requête non pas d’être garants mais d’accompagner et par suite nous serons présents afin d’assurer la modération des colloques, espérant que cela puisse servir à les rendre plus efficaces et nous porte rapidement vers la paix ». C’est ainsi que S.Exc. Mgr Augusto Castro Quiroga, IMC, Archevêque de Tunja et Président de la Conférence épiscopale, a commenté la demande adressée par l’ELN à l’Eglise colombienne.Selon les informations parvenues à Fides, l’Archevêque s’est exprimé au terme de son intervention au forum sur l’après conflit intitulé « Impact social et entrepreneurial » qui a eu lieu à Rionegro à la fin de la semaine passée et auquel ont participé différentes autorités du gouvernement local et national ainsi que des diplomates des pays s’étant offerts comme médiateurs pour la paix entre les groupes de guérillas et le gouvernement colombien.Mgr Castro Quiroga a également lancé un appel à l’ELN afin qu’elle « libère tous les otages et ne demande pas même un centime », rappelant que cela constitue l’une des conditions posées par le gouvernement pour débuter les colloques avec l’ELN. Malheureusement, hier, cette dernière a affirmé ne retenir en otage ni Melisa Trillos ni le responsable paysan Henry Perez, ceci causant une préoccupation supplémentaire chez leurs familles respectives qui sont sans nouvelle de leur état de santé et ne connaissent même plus le groupe qui les a enlevés.Suite à cette nouvelle, S.Exc. Mgr Gabriel Angel Villa Vahos, Evêque d’Ocana, a demandé publiquement hier la libération de Melisa Trillos, enlevée voici deux semaines. L’Evêque a exhorté les ravisseurs d’apporter des preuves certaines du fait que Melisa Trillos est vivante et de respecter sa vie afin qu’elle puisse retourner bientôt dans sa famille.

AMERIQUE/COLOMBIE - Leçons de langue natale pour un groupe d’enfants indigènes de Medellín

Medellín – Grâce à un programme d’inclusion offert par la Commune de Medellin, dans le quartier de Niquitao, zone où de nombreux mineurs vivent dans des conditions précaires, 77 enfants indigènes de la communauté Embera pourront fréquenter les leçons scolaires dans leur langue natale. Le programme, organisé grâce à la présence d’enseignants de cette même ethnie, se propose d’enseigner à lire et à écrire, Pour ceux qui sont déjà en mesure de le faire, est également prévu un enseignement avancé dans d’autres matières.

ASIE/PAKISTAN - Pastorale des jeunes au travers des œuvres de miséricorde

Lahore – « Les jeunes ont besoin d’être impliqués, de faire l’expérience de la miséricorde et de donner la miséricorde. De la sorte, le Jubilé acquiert un sens pour eux ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Jahanzeb Iqbal, prêtre du clergé de l’Archidiocèse Lahore et Curé de Saint Antoine, ainsi que Directeur du Service de Pastorale des jeunes de l’Archidiocèse. Dans cet esprit et avec cette certitude, le Père Iqbal promeut, au cours de l’ensemble de l’Année Sainte, un programme spécial d’initiatives au sein desquelles « les jeunes catholiques pratiquent les œuvres de miséricorde ». A l’initiative du Père Iqbal, les jeunes se rendent régulièrement dans les hôpitaux ou dans les quartiers les plus pauvres pour visiter les familles. Ils s’engagent dans le service de la charité qui consiste à préparer et à distribuer de la nourriture aux marginalisés, aux mendiants et aux sans-abri de la ville. « Nous allons célébrer la Messe et porter la joie au sein des communautés marginalisées et les jeunes jouent avec les enfants des familles défavorisées » raconte le prêtre à Fides. « Il s’agit là d’un entraînement à la miséricorde qui marque leur vie et leur expérience et fait de la miséricorde non plus un mot abstrait mais extrêmement concret, à savoir la proximité vis-à-vis de tout être humain qui souffre » poursuit-il.Les jeunes catholiques de Lahore qui, en tout, sont plus de 50.000, proviennent des 26 Paroisses de l’Archidiocèse et ont accueilli avec enthousiasme ces initiatives. Le Père Iqbal organise actuellement également le voyage qui portera une délégation de jeunes pakistanais à la JMJ de Cracovie, un événement que les jeunes attendent avec impatience.« La priorité pour les jeunes catholiques pakistanais est sûrement l’instruction, surtout celle permettant d’acquérir une haute qualification, attendu qu’une fois achevé l’équivalent du lycée, rares sont ceux qui parviennent à se permettre les coûts de l’inscription à l’université, du fait des moyens de leurs familles » explique-t-il. En outre, conclut-il, nous oeuvrons en faveur du dialogue et de la paix, pour former des citoyens conscients, prêts à construire des liens d’harmonie et de réconciliation au sein de la société, en particulier avec les jeunes musulmans.

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Nomination du Vicaire apostolique d’Ingwawuma

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 30 avril 2016, a nommé Vicaire apostolique d’Ingwawuma le Père Mandla Siegfried Jwara, C.M.M., Curé et Supérieur régional des Missionnaires de Mariannhill de la Province d’Umtata, lui assignant le siège épiscopal titulaire d’Elefantaria de Proconsolare.Le Père Mandla Siegfried Jwara, C.M.M. est né le 1er février 1957 à Saint Nivard, dans le Diocèse de Mariannhill. Après avoir fréquenté les écoles de Kwa-Hluzingqondo à uMkhomazi et achevé la High School Education en 1980, il est entré dans la Congrégation des Missionnaires de Mariannhill le 1er février 1981, effectuant le Noviciat au Monastère de Mariannhill. Il a émis sa première Profession en 1982 et sa Profession perpétuelle en 1986, complétant ensuite la préparation philosophique et théologique près le St. Joseph’s Theological Institute de Cedara . Il a été ordonné prêtre le 14 février 1987.Par la suite, il a exercé les ministères suivants : 1987-1992 : Vicaire paroissial et Curé au sein de la Claivaux Mission de Mpendle , 1992-1993 : Diplôme en Human Development, Leadership, Formation & Community Building à l’Institut Saint Anselme de Londres , 1993-1998 : Maître des Novices au Monastère de Mariannhill et pendant une brève période Recteur C.M.M de Merrivale, ainsi que Conseiller provincial. Dans le même temps, il a obtenu un Master’s Degree en Théologie à l’Université du KwaZulu-Natal, Pietermaritzburgh, 1998-2002 : Provincial C.M.M , 2002-2004 : Conseiller général C.M.M , 2005-2006 : Curé à Port St. John et au sein de la Mission Saint Patrick, ainsi que Conseiller provincial C.M.M., 2006-2009 : élu de nouveau Provincial C.M.M., 2009-2014 : Curé de Saint Patrick, Consulteur diocésain et Doyen de l’Eastern Deanery, depuis 2014 : Supérieur régional de la Région d’Umtata et Curé de la Mission Saint Patrick.Le Vicariat apostolique d’Ingwavuma a été érigé en 1962, a une superficie de 12.309 Km2 et une population de 754.315 habitants dont 26.730 catholiques. Il compte 6 Paroisses, 14 prêtres – 7 diocésains et 7 religieux – 14 religieux non prêtres, 5 religieuses et 3 séminaristes.

VATICAN - Intervention du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à propos des Ordinariats militaires dans les territoires missionnaires

Cité du Vatican – Les communautés ecclésiales connues sous le nom d’Ordinariats militaires « réalisent, dans le milieu spécifique des militaires, avec la mobilité particulière qui le caractérise, une présence et une activité s’accordant parfaitement avec la finalité missionnaire de notre Dicastère ». C’est ce qu’a souligné S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, dans l’intervention qu’il a prononcé hier à Rome dans le cadre des initiatives liées au Jubilé des Militaires et de la Police, qui a eu pour thème : « La situation des Ordinariats militaires dans les territoires dépendant de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples », à l’occasion du XXX° Anniversaire de la Constitution apostolique « Spirituali militum cura ».Le Préfet du Dicastère missionnaire a rappelé que dépendent de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples six Ordinariats militaires : deux en Asie , trois en Afrique et un en Océanie . L’Ordinariat le plus ancien est celui de l’Indonésie, constitué le 25 décembre 1949, alors que le plus récent est celui de Corée du Sud . Le Cardinal Filoni a souligné que, « en aucun cas, n’a été signé un accord formel avec les gouvernements respectifs en ce qui concerne l’assistance spirituelle aux forces armées » et ceci les expose « à l’incertitude des situations sociopolitiques changeantes qui peuvent se vérifier ». L’assistance spirituelle aux militaires est toutefois également assurée dans d’autres pays se trouvant sous la juridiction de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples,, selon différentes formes et modalités choisies par les Eglises locales.S’attardant sur les motifs du faible nombre des Ordinariats militaires par rapport à l’importance des territoires confiés au Dicastère missionnaire , le Cardinal Filoni a souligné que « ne sont pas toujours présentes les conditions politiques qui constituent les présupposés nécessaires en vue de la création de circonscriptions ecclésiastiques militaires ». En outre, leur création « dépend de la maturité politique, du régime en place, tout comme des rapports entre l’Eglise et les autorités de l’Etat ». Entre autre raisons se trouvent l’instabilité gouvernementale et, dans certains cas, la crainte des Evêques que « le pouvoir politique puisse se servir de l’Ordinaire militaire pour apprivoiser et bâillonner l’Eglise et l’Episcopat ».Les Ordinariats militaires dépendant de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, à l’exception de celui de Corée, « présentent, la plupart du temps, une structure plus ou moins embryonnaire » a souligné le Cardinal, rappelant que les six Ordinaires sont tous Evêques et que trois d’entre eux sont également Ordinaires d’Archidiocèses. Les aumôniers militaires, un peu plus de 170, appartiennent presque tous au clergé séculier alors que les religieuses sont un peu plus d’une quarantaine, la majorité étant concentrée au sein de l’Ordinariat de Corée du Sud. « En majorité, les aumôniers ne sont pas encadrés militairement et, en général, ils ne sont pas incardinés au sein de l’Ordinariat militaire » a précisé le Cardinal.Le Cardinal Filoni a conclu son intervention en citant les paroles du Saint-Père François adressées aux participants du IV° Cours de formation des aumôniers militaires en matière de droit international humanitaire, lesquelles « indiquent avec force la conviction qui doit animer et l’engagement que doit prendre en particulier ce qu’il est convenu d’appeler l’Eglise en uniforme pour être une authentique Eglise artisane de paix ». Link correlati :Texte intégral de l’intervention du Cardinal (en italien)

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Pour le Président de la Commission Justice et Paix de la SACBC, « le contrat d’armements de 1999 est immoral même s’il n’y a pas eu corruption »

Johannesburg – « Il eut été possible de dépenser les fonds utilisés pour acquérir les armements pour acheter en revanche des médicaments antirétroviraux » affirme S.Exc. Mgr Abel Gabuza, Evêque de Kimberley et Président de la Commission Justice et Paix de la Southern African Catholic Bishops’ Conference , dans un communiqué diffusé au lendemain de la publication du rapport de la Commission d’enquête chargée de vérifier l’existence ou non d’irrégularités dans le cadre de l’accord de 1999 portant sur l’acquisition de grandes quantités d’armements de la part du gouvernement sud-africain.Dans ce cadre, la commission a établi l’inexistence de preuves de fraudes et de malversations dans le cadre de la stipulation du contrat, intervenue sous la Présidence de Thabo Mbeki. Mgr Gabuza affirme cependant qu’indépendamment du fait qu’il y ait eu ou non corruption dans ce cadre, l’accord portant sur l’acquisition massive d’armements constitue, en tant que tel, « une énorme erreur éthique ».« Il est important de rappeler – écrit encore Mgr Gabuza – qu’à l’époque où le gouvernement dépensait des milliards de Rand pour acquérir des armes, ce même gouvernement disait à la population qu’il ne pouvait pas débloquer de crédits pour acheter de médicaments antirétroviraux. Nous continuons par suite à insister sur le fait que le contrat portant sur les armements constitua une énorme erreur éthique ».Le Président de la Commission Justice et Paix de la Southern African Catholic Bishops’ Conference affirme en outre qu’après avoir étudié « les arguments techniques utilisés par la Commission Sereti pour parvenir à ses conclusions, nous répétons qu’en l’absence d’une claire menace militaire externe à notre pays, il est éthiquement irresponsable et inutile de dépenser des milliards de nos faibles ressources en armes, dans un pays qui lutte actuellement pour se reprendre des forts niveaux de chômage et d’extrême pauvreté ».« La plus forte menace à notre sécurité nationale consiste dans les inégalités économiques et dans le chômage des jeunes qui, à elles seules, alimentent de violentes contestations sociales » réaffirme l’Evêque. « Chaque jour, nous voyons des protestations dans les services publics et d’autres formes de contestation qui deviennent progressivement violentes. Les capacités de défense que les militaires ont obtenu au travers de cet accord portant sur l’approvisionnement en armes remontant à 1999 sont insignifiantes face à cette menace à la sécurité » conclut Mgr Gabuza qui invite par ailleurs le gouvernement à suspendre l’accord portant sur l’acquisition de nouvelles centrales nucléaires.

AMERIQUE/MEXIQUE - Célébration de la Journée nationale de l’Enfant dans des conditions de pauvreté

Mexico – Au Mexique, le 30 avril, est fêtée la Journée de l’Enfant, qui fut instituée au niveau national en 1916 dans la ville de Tantoyuca, Veracruz, et a été rendue officielle en 1924. Mais tous les enfants n’ont pas un réel motif de la célébrer à cause des problèmes de fort impact social qui les affligent, comme la pauvreté. A l’occasion de cette Journée, le Directeur exécutif du Réseau pour les Droits de l’Enfance au Mexique a rendu public le fait que « 53,7% des enfants du pays sont pauvres et cette condition concerne 12% de la population d’âge compris entre 18 et 64 ans ». En outre, 11,4% de la population enfantine se trouvant dans des conditions de pauvreté souffrent d’insuffisance alimentaire sévère, 16,7% d’insuffisance alimentaire modérée et 21,7% d’insuffisance alimentaire légère. Un autre phénomène grave qui concerne les enfants est le travail et l’exploitation des mineurs. Bien que la loi prévoit l’interdiction de l’emploi d’enfants de moins de 14 ans sur les lieux de travail, 8,6% des enfants de 5 à 17 ans travaillent alors que 36% de cette tranche d’âge ne fréquentent pas le système scolaire et 64% travaillent et étudient simultanément.

AMERIQUE - Violence et criminalité causes du flux record de réfugiés en Amérique centrale

Mexico – A partir des années 1980. le nombre des personnes originaires d’Amérique centrale qui continuent à fuir la violence et la criminalité organisée présentes dans la région a atteint un nombre record. La dénonciation arrive du Haut Commissariat de l’ONU chargé des Réfugiés. L’an dernier, au Mexique, près de 3.500 ont déposé une demande d’asile, la majeure partie provenant du Salvador, du Honduras et du Guatemala, qui sont les pays les plus touchés par ce double phénomène. Une forte augmentation a également été enregistrée aux Etats-Unis, au Costa Rica, à Panama, au Nicaragua et au Belize. Dans le communiqué envoyé à l’Agence Fides, le porte-parole du Haut Commissariat indique : « Nous sommes surtout préoccupés par le nombre toujours plus grand d’enfants et de femmes non accompagnés qui fuient par crainte d’être recrutés de force par des bandes criminels et de subir des violences sexuelles ou d’être tués ».

AFRIQUE/RD CONGO - Tensions entre Hutus et Nandes

Kinshasa – Dans le sud du Lubero, au Nord Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, les relations entre les communautés Hutus et Nandes se sont depuis quelque temps détériorées, dégénérant en conflit, indique une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo. Le Nandes accusent les Hutu congolais d’être complices des FDLR , un groupe armé d’origine rwandaise mais actif dans l’est de la RDC et souvent à l’origine d’atroces violences perpétrées contre la population congolaise. Ils sont accompagnés de leurs familles respectives.Depuis un certain temps, les Nandes dénoncent l’occupation anarchique de leurs terres par les Hutus et l’implication de ces derniers dans les crimes contre l’humanité commis par les FDLR: massacres de civils, enlèvements, assassinats de leaders locaux et de chefs coutumiers, pillage des cultures et incendies de villages, selon une stratégie d’occupation des terres, sans aucun respect de la loi coutumière locale. Pour se protéger, les Nande ont à leur tour créé leur propre milice, le groupe armé "Mai-Mai Yira", devenu plus tard l’Union des Patriotes pour la Défense des Innocents .La note souligne que « le conflit social entre les deux communautés risque de se transformer en conflit ethnique. Pour éviter cela, on a avancé plusieurs recommandations ».Parmi ces dernières se trouvent : le renforcement de la présence militaire pour neutraliser tant les FDLR que les différentes milices Mai-Mai, auxquelles chaque communauté tend à s’adresser pour être protégée ; le déploiement de la Police nationale congolaise afin de maintenir l’ordre dans les zones libérées par les Forces armées de la République démocratique du Congo ; le rapatriement au Rwanda des membres des FDLR qui se sont déjà constitués ou qui se constitueront auprès de l’armée ou de la MONUSCO ; l’ouverture urgente d’une enquête indépendante, tant nationale qu’internationale, visant à déterminer les mandants et les exécuteurs des attaques contre les villages, des enlèvements de personnes et des massacres perpétrés et le lancement de procédures judiciaires à leur encontre ; la gestion transparente des mouvements d’immigration afin de garantir la sécurité de ceux qui émigrent et de rassurer les communautés locales ; le lancement de projets de développement communautaire, visant à réduire le chômage et la pauvreté, qui sont à la base de la violence et de l’activisme des groupes armés.

AMERIQUE/MEXIQUE - Action de la Croix Rouge en faveur des enfants nécessiteux des zones les plus reculées

Tehuacán – Pour la deuxième année consécutive, le secteur jeune de la délégation de Tehuacán de la Croix Rouge Mexicaine organise actuellement une collecte de jouets destinés aux enfants nécessiteux. Les jeux en question seront distribués dans les zones les plus reculées. Selon la note envoyée à Fides, les communautés bénéficiaires ont été sélectionnées par le biais d’une recherche sur les conditions de plus grande vulnérabilité que les jeunes de la Croix Rouge ont mené pendant plusieurs semaines. Il s’agit de jouets neufs ou d’occasion mais en bonnes conditions. La seule condition mise est qu’il ne s’agisse pas d’armes jouets ou assimilés, lesquelles pourraient fomenter la violence.

ASIE/INDE - Enlèvement et mauvais traitements infligés à l’Evêque de Cuddapah

Cuddapah – L’Evêque du Diocèse indien de Cuddapah, dans l’Etat d’Andra Paresh, S.Exc. Mgr Gallela Prasad, a été agressé, enlevé et malmené pendant toute une nuit. L’agression a eu lieu le lundi 25 avril mais la nouvelle a été rendue publique seulement quelques jours plus tard, selon les informations parvenues à l’Agence Fides. Alors que l’Evêque revenait de Karunagari, à quelques 425 Km au sud d’Hyderabad, après une célébration, la voiture à bord de laquelle il se trouvait a été bloquée par des inconnus qui ont bandé les yeux de l’Evêque et de son chauffeur. Ils les ont ensuite portés dans un lieu inconnu et les ont malmenés pendant toute la nuit.

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