Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/PAKISTAN - Mineure chrétienne violée et torturée par des musulmans

Lahore (Agence Fides) – Une jeune chrétienne de 15 ans a été enlevée, violée et torturée par deux musulmans influents. Fouzia Bibi, résidant dans le village de Roday, dans les environs de Kasur, au Punjab, provient d’une famille très pauvre et travaille comme ouvrière agricole avec son père, Malooka Masih, et ses frères. Comme cela a été indiqué à Fides, le 25 janvier dernier, Fouzia Bibi s’était rendue à faire une commission pour le compte du titulaire de l’exploitation agricole dans une localité voisine. Sur le chemin du retour, deux musulmans armés de pistolets, Sher Maometto et Shabir Ali, personnages influents de la zone, l’ont enlevée, recluse, violée et torturée à plusieurs reprises. La jeune fille a ensuite été abandonnée inconsciente dans la rue. Une fois revenue au domicile familial, la famille de Fouzia s’est rendue au commissariat de police pour y déposer plainte. Face au refus des agents, le père de Fouzia s’est adressé au pasteur Saleem Gill de l’église du Pakistan (anglicane) et à l’évêque Irfan Jamil, qui ont cherché une assistance judiciaire adéquate. C’est ainsi qu’a été impliquée l’ONG LEAD (Legal Evangelical Association Development) qui se dédie à la promotion sociale des chrétiens au Pakistan. Quatre jours plus tard, grâce à l’aide de l’ONG en question, une plainte (First Information Report) a pu être déposée contre les auteurs du viol. Malooka Masih a indiqué que les coupables ont également menacé sa famille afin qu’elle évite de porter plainte. La famille de Fouzia est aujourd’hui « terrorisée et fait l’objet de menaces » indique à Fides l’ONG LEAD. L’ONG remarque les chrétiens sont souvent victimes d’abus de la part de puissants musulmans qui leur dénient toute dignité ou droit humain. Par ailleurs, les jeunes chrétiennes sont doublement discriminées et souvent traitées « comme une marchandise ». Selon des données recueillies par Fides, chaque année, quelques 700 jeunes filles des minorités religieuses – chrétiennes ou hindoues – sont violées ou enlevées, y compris afin de les convertir. Maître Sardar Mushtaq Gill, avocat et responsable de la LEAD, condamne fermement les violeurs, demandant au gouvernement « d’adopter des mesures fortes afin de faire disparaître de tels phénomènes de la société ». Afin de lutter contre de telles pratiques et d’apporter une contribution à la légalité, Paul Bhatti, Conseiller spécial du Premier Ministre pour l’Harmonie nationale et Président de la All Pakistan Minorities Alliance (APMA), a annoncé la création d’une équipe légale spéciale de l’APMA réunissant d’éminents juristes, de fois différentes, équipe qui fournira une assistance légale gratuite aux personnes dans le besoin. (PA) (Agence Fides 04/02/2013)

AFRIQUE/SOMALIE - Le danger représenté par les engins explosifs sur l’ensemble du territoire demeure élevé

Mogadiscio (Agence Fides) – Des milliers de mines antipersonnel et d’autres engins explosifs n’ayant pas explosé éparpillés dans différentes zones de Somalie au cours des dernières décennies de conflit constituent actuellement une nouvelle menace pour la relative sécurité acquise par le pays. Selon les experts, les instruments adéquats en vue de la bonification des terrains en question font défaut. La zone est du pays, à la frontière entre la Somalie et l’Ethiopie, est l’une des zones où les engins en question sont les plus nombreux, y ayant été semés lors du conflit de 1977. En sont également infestées les villes impliquées dans les affrontements plus récents entre les troupes régulières et les groupes de miliciens rebelles d’Al-Shabaab. Selon le Bureau des Nations unies s’occupant des actions contre les mines (UNMAS), une nouvelle menace provient des usines qui conservent des stocks d’explosifs, d’armes abandonnées, de munitions et d’engins explosifs artisanaux. L’UNMAS affirme que la majeure partie des communautés du Sud de la Somalie et du centre du pays sont fortement infestées par des restes explosifs de guerre alors que les compétences et le soutien nécessaires pour faire face à cette menace ne sont présents que dans quelques-unes des régions intéressées. La région centrale de Galgadud est pleine de restes explosifs de guerre. La zone se trouve à la frontière avec l’Ethiopie et a servi de base aux forces armées somaliennes qui y ont abandonné des explosifs et des armes lors de la chute du gouvernement. Les régions de Bakool, Bay et Hiraan, dans le centre sud du pays, sont également envahies par les mines tout comme la bande d’Afgoye et certains quartiers de Mogadiscio où, outre aux restes explosifs de guerre, sont présentes également des mines antipersonnel et anti-char. En 2012, au moins huit enfants sont morts dans une explosion ayant eu lieu dans la ville de Balad, dans la région du Moyen Shabelle. Selon l’UNMAS, en 2011, les mines antipersonnel ont causé 4% des décès et des blessures en Somalie alors que les engins explosifs n’ayant pas explosé en ont causé 55% et d’autres types d’engins explosifs 32%. La Somalie a signé en 2012 la Convention interdisant les mines antipersonnel, qui prévoit la destruction des résidus de guerre dans les quatre ans ainsi que la bonification complète du territoire du pays dans les dix ans. Au cours des cinq dernières années, plus de 21.461 engins explosifs n’ayant pas explosé et autres mines antipersonnel ont été détruits en Somalie. (AP) (Agence Fides 04/02/2013)

AMERIQUE/COLOMBIE - Deux prêtres assassinés en moins de 15 jours

Ocoña (Agence Fides) – Un autre prêtre a été assassiné en Colombie. Il s’agit du Père Luis Alfredo Suárez Salazar, de l’Archidiocèse de Villavicencio dans le département de Meta, qui passait ses vacances dans sa ville natale, Ocaña, dans le nord de Santander, à la frontière avec le Venezuela. L’homicide a eu lieu dans le quartier de Martinete où deux hommes armés en moto ont ouvert le feu au moins une dizaine de fois contre le prêtre et deux autres personnes qui l’accompagnaient à ce moment-là. Selon une radio locale – qui a interrogé le Commandant de la Police de Santander – les tueurs n’avaient pas l’intention de tuer le prêtre mais l’une des personnes qui se trouvaient à ses côtés. Le Père Salazar avait célébré la Messe au Sanctuaire de Notre-Dame de Torcoroma à Ocaña le 2 février au matin et, selon les versions de la police, l’attaque a eu lieu alors qu’il marchait dans les environs de l’église de Saint Augustin. Moins de 15 jours auparavant, le 16 janvier, un autre prêtre avait été tué en Colombie, dans la ville de Buga (voir Fides 17/01/2013). Selon la police de Buga, à cette occasion, il s’était agi d’un vol qui avait mal tourné. Le Père José Francisco Vélez Echeverri, 55 ans, était fortement engagé dans le domaine social et n’avait pas d’ennemis, selon les témoignages des fidèles. Le meurtre a provoqué la consternation et une profonde douleur dans l’ensemble du Diocèse de Buga, gouverné par S.Exc. Mgr José Roberto Ospina Leongómez. Selon le rapport annuel de l’Agence Fides pour 2012, 6 prêtres ont été tués en Amérique : 2 au Brésil, 2 au Mexique, 1 en Colombie et 1 au Guatemala. (CE) (Agence Fides 04/02/2013)

ASIE/HONG KONG - « Soyons tous missionnaires » : début du chemin de la JMJ de Hong Kong promue par la Commission pour la Pastorale des Jeunes du Diocèse

Hong Kong (Agence Fides) – « Soyons tous missionnaires » : c’est au travers de cette invitation qu’a débuté le chemin des jeunes du Diocèse de Hong Kong promue par la Commission pour la Pastorale des Jeunes du Diocèse en direction de la Journée mondiale de la Jeunesse qui se célébrera à Rio de Janeiro du 23 au 28 juillet prochains. Selon ce qu’indique le bulletin hebdomadaire du Diocèse de Hong Kong, le Kung Kao Po, plus de 200 jeunes ont pris part à l’Eucharistie célébrée à cette occasion le 27 janvier dernier en l’église Saint François. Le Secrétaire pastoral de la Commission a tenu à souligner que « le thème principal indiqué par le Pape – Allez, de toutes les nations faites des disciples ! – est fortement lié à la mission. Les fidèles, et en particulier les jeunes, doivent se rénover, sortir d’eux-mêmes et se dédier à la mission en suivant l’esprit des missionnaires pionniers » a-t-il précisé. Une trentaine de jeunes de Hong Kong feront partie de la délégation officielle qui se rendra à Rio. Les autres jeunes du Diocèse prendront part aux différentes initiatives organisées dans les Paroisses toujours en communion avec la Journée. La célébration de cette Journée, a déclaré le Secrétaire pastoral de la Commission, « encourage les jeunes à prendre en charge leur propre mission, à répondre au besoin social et ecclésial et à l’appel du Seigneur en portant l’Evangile à tous ». (NZ) (Agence Fides 04/02/2013)

ASIE/SYRIE - 50% des évacués étant des enfants, la situation d’urgence concerne également l’instruction

Amman (Agence Fides) – Des centaines de milliers de familles syriennes continuent à fuir la violence qui persiste dans leur pays depuis mars 2011 et vivent sous la tente avec le strict nécessaire. Jusqu’ici, ce sont 635.000 personnes qui ont dû abandonner leurs domiciles avec de graves répercussions en particulier pour les enfants. Dans le camp de réfugiés de Zaatari, à 80 Km d’Amman, en Jordanie, sont présentes au moins 45.000 familles. Selon les estimations des Nations unies, près de la moitié des évacués sont des enfants, nombre desquels vivent dans de très mauvaises conditions et sans aucun accès à l’instruction. Parmi les initiatives promues afin de tenter d’aider ces jeunes, l’UNICEF a organisé des classes destinées aux élèves de l’enseignement primaire et secondaire et ce dans des préfabriqués. Les fillettes vont à l’école le matin et les garçons l’après-midi. Ils sont environ 4.500 et sont suivis par un groupe d’enseignants jordaniens. Nombreuses sont les organisations du monde entier qui offrent leur aide en vue de l’éducation des petits évacués mais l’obstacle de la langue demeure insurmontable. Dans la province d’Homs, environ 210.000 mineurs ont besoin d’aides humanitaires et un total de 420.000 personnes se trouvent dans une situation d’urgence. Des 1.500 écoles présentes au sein de la province, environ 200 ont subi des dommages et 65 autres ont été transformées en centres d’accueil. Dans la région d’Homs, le Fonds pour l’enfant des Nations unies a distribué des bâches, des couvertures, des articles pour l’hygiène et des vêtements. Dans la seule ville de Talbiseh, ce sont des milliers de ces articles qui ont été distribués dont 2.000 pièces d’habillement destinées aux enfants. (AP) (Agence Fides 02/02/2013)

AFRIQUE/NIGERIA - Opération de l’armée contre deux camps d’entraînement de Boko Haram

Abuja (Agence Fides) – Dix-sept membres de la secte islamique Boko Haram et un militaire de la Joint Task Force ont été tués dans le cadre de deux opérations menées par la JTF contre autant de camps d’entraînement de la secte djihadiste situés dans la forêt de l’Etat de Borno, au nord du Nigeria. Les opérations ont été menées les 30 et 31 janvier avec l’aide d’hélicoptères de combat. Selon la presse locale, les installations de Boko Haram constituaient de véritables camps militaires fortifiés dotés de zones pour l’entraînement des militants. Les autorités militaires ont déclaré que des installations prises d’assaut, partaient des attaques terroristes en direction de Maiduguri, de Musari, de Konduga, de Biu, de Bama et de Demboa. L’opération militaire – qui a permis de récupérer des armes et a démontré le niveau de sophistication de Boko Haram, secte qui dispose désormais de structures d’entraînement paramilitaire – a été conduite malgré la trêve autoproclamée ces jours derniers par le Scheik Abu Mohammad Abdulazeez Ibn Idris, commandant de Boko Haram pour le Borno central et septentrional (voir Fides 29/01/2013). Les autorités nigérianes, tout en jugeant positif le cessez-le-feu unilatéral, ont affirmé que ceci ne saurait mettre un terme aux opérations de sécurité. La mort de cinq agents de police le 29 janvier dans le cadre de deux attaques ayant eu lieu dans le nord du Nigeria, fait par ailleurs douter du degré de contrôle du Scheik Abu Mohammad Abdulazeez Ibn Idris vis-à-vis des différents groupes faisant partie de Boko Haram. (L.M.) (Agence Fides 02/02/2013)

AFRIQUE/RD CONGO - Plus de 400 enfants terrorisés par 200 guérilleros installés à 15 m de leur école

Kinshasa (Agence Fides) – Plus de 400 élèves d’une école congolaise sont intimidés par la présence d’un groupe de guérilleros qui s’est installé à 15 m seulement de leur école. C’est ce qu’indique le quotidien Le Potentiel selon lequel depuis deux jours, un groupe d’environ 200 Mai-Mai a planté ses tentes dans les environs immédiats de l’écoles primaire Mapera de la localité de Kinyondo, dans le territoire de Lubero au Nord Kivu (est de la République démocratique du Congo). Le représentant de la société civile qui a dénoncé le fait a indiqué que les guérilleros ont imposé aux habitants des travaux forcés afin de construire leur quartier général. Les miliciens affirment qu’ils sont dans l’attente d’être intégrés aux forces armées congolaises. Les Mai-Mai sont une série de milices initialement créées comme groupes d’autodéfense locale qui ont ensuite évolué pour se transformer en organisations se livrant au rançonnement de la population. Le Potentiel remarque en outre une détérioration du niveau de sécurité dans le territoire de Pweto, au Katanga (sud de la RDC), suite à la présence de deux groupes de Mai-Mai. L’armée régulière, avec l’appui de la MONUSCO (Mission des Nations unies au Congo) a effectué différentes attaques contre ces deux groupes qui ont subi, selon un porte-parole de la MUNUSCO, des pertes dans leurs rangs. (L.M.) (Agence Fides 02/02/2013)

ASIE/CHINE - Vivre avec foi selon les enseignements de Don Bosco : le chemin des jeunes sur les traces du Saint

Wen Zhou (Agence Fides) – Le chemin de l’Année de la Foi des jeunes de la Paroisse de Le Qing, dans le Diocèse de Wen Zhou, au sein de la province de Zhen Jiang, en Chine continentale, s’intensifie sur les traces de Don Bosco. Selon ce qu’indique le bulletin catholique Faith du He Bei, le groupe de Saint Jean Bosco de la Paroisse de Le Qing, église de Ma Qing, qui a plus de trente ans d’histoire, vient de célébrer la fête patronale avec l’Evêque coadjuteur du Diocèse, S.Exc. Mgr Shao. Plus de 200 membres ont participé à la Messe d’action de grâce célébrer pour remercier Dieu des fruits que la pastorale a récolté au cours de l’année passée. Mgr Shao a exhorté tous les présents à « affronter les problèmes de la vie avec foi comme l’a enseigné Don Bosco ». En trente ans, le groupe en question a vu quatre de ses membres être ordonnés prêtres et une autre devenir religieuse, les uns et les autres étant devenus protagonistes de la pastorale du Diocèse. Du 27 au 31 janvier, en outre, un groupe d’étudiants conduit par une religieuse de la Congrégation des Petites Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a partagé trois jours de spiritualité. « Au cours de ces journées, les jeunes ont vécu intensément leur rapport avec le Seigneur au travers de la méditation, de l’Adoration et de la prière » racontent les religieuses. « Nous avons également partagé sur les thèmes liés à l’Année de la Foi et à la vie de Don Bosco », concluent-elles. (NZ) (Agence Fides 02/02/2013)

AMERIQUE/COLOMBIE - Sucreries colombiennes accusées d’exploitation du travail des mineurs

Cali (Agence Fides) – Quelques 412 enfants des deux sexes travaillent dans le secteur de la canne à sucre. Ce résultat est le fruit de la première étude conduite dans le secteur par l’Asociación de Cultivadores de Caña de Azúcar della Colombia (Asocaña) et rendue publique par le Ministère du travail. La recherche, à laquelle a participé également l’Organisation internationale du Travail, a été réalisée de novembre à décembre 2012 dans dix municipalités du Département du Cauca et de sa vallée. Les travaux les plus lourds auxquels sont soumis les mineurs consistent en majorité en l’utilisation de véhicules à traction animale, de chariots et au travail dans les moulins. Selon les fonctionnaires du Ministère du travail, les enfants ne sont embauchés ni pour leur capacités ni pour leurs possibilités mais de manière informelle au travers d’accords avec leurs familles ou encore parce qu’ils sont contraints à travailler du fait de la faim et de la pauvreté. (AP) (Agence Fides 02/02/2013)

ASIE/IRAQ - Premières déclarations de S.B. Louis Sako, nouveau Patriarche de Babylone des Chaldéens : « le Christ nous aidera à reconstruire notre maison »

Rome (Agence Fides) – « Authenticité, unité et renouvellement » : ce sont les trois mots que S.B. Louis Sako, à peine élu Patriarche de Babylone des Chaldéens, a choisi comme devise patriarcale. Il s’agit de trois lignes directrices desquelles il entend s’inspirer dans le cadre de ses nouvelles fonctions. Le Synode des Evêques chaldéens réuni à Rome à compter de lundi dernier a choisi le nouveau Patriarche au cours de la journée d’hier. L’Archevêque de Kirkuk a dépassé la majorité requise des deux tiers des 15 Evêques votants. S.S. Benoît XVI a déjà fait parvenir au nouveau Patriarche sa Ecclesiastica Communio. « Je me sens appelé à une lourde responsabilité et j’ai un peu peur » déclare le nouveau Patriarche à l’Agence Fides. « Nous nous trouvons face à de nombreuses difficultés, dans le pays et en dehors de ses frontières – poursuit le nouveau Patriarche – mais avec l’aide du Christ et la collaboration entre les Evêques, nous saurons vivre une unité qui nous permettra de reconstruire la maison chaldéenne. Une maison qui sera toujours ouverte aux autres Eglises – à commencer par nos frères assyriens – mais aussi à nos concitoyens musulmans ». Selon le Patriarche, « l’Eglise chaldéenne doit être signe d’espérance, de témoignage et de communion, malgré les difficultés, selon l’invitation et le rappel adressé à nous tous par le Pape Benoît XVI dans son Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Medio Oriente. S’agissant des difficultés et des bouleversements qui caractérisent l’Iraq, le nouveau Patriarche invite ses concitoyens de toutes les confessions religieuses à travailler ensemble « en vue de la défense de la dignité humaine et de l’établissement d’une coexistence harmonieuse basée sur l’égalité des droits et des devoirs de tous les citoyens ». En ce qui concerne l’avenir de la présence chrétienne au Moyen-Orient, S.B. Louis Sako – qui ces jours derniers avait diffusé une réflexion articulée par l’intermédiaire de Fides (voir Fides 23/01/2013) – reconnaît que « le chemin qui s’ouvre devant nous est âpre et fatigant mais nous pouvons l’affronter en mettant notre espoir dans le Seigneur. Nous sommes un petit troupeau mais nous sommes Son troupeau et le nombre importe peu. Nous pouvons aller de l’avant, là où nous sommes, sans jouer les victimes ». (GV) (Agence Fides 01/02/2013)

AFRIQUE/RD CONGO - Les négociations avec le M23 ne peuvent porter atteinte à la Constitution

Kinshasa (Agence Fides) – Dans le cadre du dialogue entre la délégation gouvernementale et celle du Mouvement 23 mars (M23), en cours à Kampala, ont émergé de nouvelles divergences qui ont fait craindre la suspension du dialogue en soi. Concrètement, le M23 réclame l’annulation des élections du 28 novembre 2011, la dissolution du Sénat et des Assemblées provinciales, la mise en place d’un Conseil National de transition chargé de a) Réviser la Constitution; b) Former un gouvernement de transition; c) Mettre en place les autres institutions de la République; d) Restructurer la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI); e) Organiser les élections générales en commençant par les locales et en finissant avec les présidentielles. D’autre part, la délégation du gouvernement a fermement rejeté ces revendications du M23 Selon une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo, pour sortir de l’impasse actuelle, il faudra se référer au règlement intérieur approuvé le 18 décembre 2012, qui, s’il stipule que « le gouvernement de la RDC devra écouter le M23, évaluer et résoudre les doléances légitimes de ce dernier », il affirme aussi que « le dialogue devra se faire sans porter préjudice à la Constitution ». « C’est la référence à la Constitution qui déterminera quelles revendications et quelles propositions du M23 sont «légitimes» ou pas. Par conséquent, toutes les propositions qui sont conformes aux principes et aux valeurs de la Constitution seront tenues en considération et toutes les solutions proposées qui ne respecteraient pas la Constitution devront être rejetées » affirme le Réseau Paix pour le Congo. « Ce que le peuple congolais attend de tous ses vœux est, – poursuit la note – tout simplement, la justice: ceux qui ont fait défection de l’armée, ceux qui ont recruté des enfants soldats, ceux qui ont commis des crimes, des meurtres, des viols, des vols, ceux qui n’ont pas respecté les institutions de l’Etat, devraient tout simplement être arrêtés, remis à la justice et jugés conformément à la loi. « La justice est le seul moyen pour atteindre la paix et la réconciliation nationale » conclut la note. (L.M.) (Agence Fides 01/02/2013)

AFRIQUE/ETHIOPIE - Taux de mortalité maternelle exceptionnel dans le pays

Addis Abeba (Agence Fides) – Chaque année, 25.000 femmes meurent en couches suite à des complications et 5.000 autres subissent des handicaps à long terme dus à la grossesse et à des complications durant l’accouchement. C’est ce qui émerge des estimations faites par le Fonds des Nations unies pour la population. Selon une étude menée en 2010, l’Ethiopie est l’un des cinq pays du monde qui totalisent à eux seuls 50% de la mortalité maternelle totale. Le pays dispose en effet d’un système sanitaire très précaire et le manque de moyens techniques adaptés comporte pour les femmes enceintes des complications qui pourraient être prévenus au cours et après l’accouchement. En 2011, 676 morts maternelles pour 100.000 enfants nés vivants ont été enregistrées contre 673 en 2005. Les études démontrent que les cinq causes principales de ce phénomène en Ethiopie sont : les avortements spontanés, la rupture de l’utérus, la septicité puerpérale, les hémorragies post-partum, la prééclampsie et l’éclampsie. Afin de chercher à les limiter, le gouvernement a mis à disposition des cartes permettant de vérifier, auprès de 30.000 opérateurs sanitaires qualifiés l’efficacité du système sanitaire pour les enfants et leurs mères. Toutefois, jusqu’à présent, selon l’Ethiopia Demographic and Health Survey (EDHS), seul 1% des femmes accouchent avec l’assistance d’un médecin qualifié parce que chacun d’eux doit suivre environ 2.500 personnes. De plus 83% des 87 millions d’habitants du pays vivent dans les zones rurales et alors que dans les zones urbaines 45% des naissances font l’objet d’une assistance de la part de personnel qualifié, le taux est de 3% dans les zones rurales. De l’étude menée en 2009 par l’Université d’Addis Abeba dans la région rurale du Tigray, il ressort que 80% de l’ensemble des morts maternelles interviennent au domicile et que la moitié est due au retard dans le transport en direction des structures sanitaires. (AP) (Agence Fides 01/02/2013)

AFRIQUE/MALI - Les Evêques invitent à « relever immédiatement le défi de la réconciliation nationale »

Bamako (Agence Fides) – « Pour les Evêques et la majeure partie des maliens, le principal défi à relever est celui de la réconciliation nationale » déclare à l’Agence Fides le Père Edmond Dembele, Secrétaire général de la Conférence épiscopale du Mali, qui souligne que « durant leur récente rencontre avec le Président de la République par intérim, les Evêques locaux ont demandé aux autorités d’affronter au plus vite les thèmes de la réconciliation nationale ». Ceci signifie – explique le Père Dembele – réconcilier in primis les différentes communautés qui vivent dans le nord du pays (touaregs, arabes, sonrais et autres). Il s’agit de populations qui vivaient ensemble avant la crise et qui, au cours de la prise de pouvoir des groupes djihadistes, se sont trouvés dans des camps différents ». « Il faut restaurer la confiance réciproque entre les différentes communautés et obtenir la réconciliation par le pardon » affirme le prêtre. Entre temps, les opérations des forces françaises et maliennes se sont concentrées dans la zone de Kidal. Les forces maliennes ne sont pas encore entrées à Kidal mais des négociations sont en cours afin d’accéder à la ville sans recourir à la force. L’offensive militaire visant à libérer le nord du Mali a cependant créé un nouveau flux d’évacués dans le sud et de réfugiés dans les pays voisins. « Il nous faut de la nourriture, des médicaments, des vêtements et des logements pour aider ces personnes » déclare le Père Dembele. « L’Eglise fait ce qu’elle peut. La Caritas est mobilisée au plan local et national alors que dans les prochaines semaines sont prévues au moins deux collectes spéciales en faveur des réfugiés » conclut le prêtre. (L.M.)(Agence Fides 01/02/2013)

AMERIQUE/COLOMBIE - Les FARC mettent en danger les négociations par le biais d’enlèvements et de violences

Bogotà (Agence Fides) – Deux agents de police ont été enlevés et des affrontements avec les forces gouvernementales ont eu lieu dans la ville de Policarpa, dans le sud de la Colombie, se soldant par un bilan de quatre militaires tués. La fin du cessez-le-feu unilatéral proclamé en novembre et suspendu le 20 janvier par les FARC (Forces armées révolutionnaires colombiennes) met en danger les négociations en cours à La Havane (Cuba) avec le gouvernement. Les FARC ont publiquement défendu leur « droit à capturer des prisonniers de guerre ». Selon l’Evêque d’Engativá et Secrétaire de la Commission pour les Communications de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr Hector Gutierrez Pabon, alors que le pays a les yeux rivés sur La Havane à cause des négociations de paix, « la guérilla, au travers de cette annonce, disperse les illusions de réconciliations ». Comme cela a été indiqué à Fides, la nouvelle de la reprise des violences et des enlèvements est, pour l’Evêque, « extrêmement déconcertante parce qu’en ce moment, tous les colombiens, après de nombreux efforts, vivent dans un esprit de paix, d’harmonie et de réconciliation ». Mgr Gutierrez remarque : « Cela ne sert à rien de dire, comme le font les FARC, que les enlèvements ne concernent pas des civils mais des agents de police et des militaires. En effet, ces derniers sont eux aussi des citoyens, des pères, des hommes qui prêtent un service à la nation ». Par un tel comportement, souligne l’Evêque, les droits humains sont endommagés et « on enterre toute espérance de paix ». A propos de l’avenir des négociations entre le gouvernement et la guérilla, Mgr Gutierrez invite les FARC à affronter des élections démocratiques : « S’ils sont vraiment porteurs de propositions valides pour gouverner un pays aussi difficile que le nôtre, alors ils doivent entrer dans un contexte politique démocratique et participer aux élections ». (CE) (Agence Fides 01/02/2013)

ASIE/HONG KONG - 40ème anniversaire de l’Association catholique biblique de Hong Kong

Hong Kong (Agence Fides) – L’Association catholique biblique de Hong Kong a fêté ses 40 ans d’activité avec l’Ecriture Sainte et a rendu grâce pour la béatification, célébrée l’an dernier, du Père Gabriele Maria Allegra, OFM (1907-1976), premier Bienheureux de Hong Kong et traducteur de la Bible en langue chinoise, sa traduction ayant été publiée en 1968. Selon ce qu’indique le bulletin hebdomadaire du Diocèse de Hong Kong, le Kung Kao Po, en date du 27 janvier, S.Em le Cardinale John Tong, Evêque du Diocèse de Hong Kong, accompagné de 200 prêtres, confrères du Père Allegra, de ses parents venus de Sicile et d’un groupe de laïcs, ont célébré leur chemin d’évangélisation avec la Parole de Dieu. Le Cardinal Tong a invoqué « l’intercession de Notre-Dame de Chine et du Père Allegra afin que toute la communauté continue à aimer toujours davantage la Parole de Dieu sur les traces du Bienheureux ». Le même jour, a été inaugurée l’exposition dédiée au religieux et, à cette occasion, le Directeur spirituel de l’Association catholique biblique a exhorté tout un chacun à ce que « la Parole de Dieu fasse partie de la vie de tous au travers de notre pastorale ». L’Association catholique biblique de Hong Kong a été fondée en 1973 afin d’appliquer la Constitution conciliaire Dei Verbum dans le but de promouvoir la pastorale et l’évangélisation biblique de Hong Kong. (NZ) (Agence Fides 01/02/2013)

ASIE/PAKISTAN - Au cours de l’Année de la Foi, plus forte union entre les chrétiens afin de construire une société pacifique et solidaire

Lahore (Agence Fides) – Les responsables des quatre églises chrétiennes officiellement reconnues au Pakistan – l’Eglise catholique, l’église presbytérienne, l’armée du salut et l’église anglicane du Pakistan – ont approuvé une déclaration conjointe dans laquelle ils s’engagent à travailler ensemble à la proclamation du Royaume de Dieu, à se concentrer « sur les choses qui unissent, évitant celles qui divisent », à continuer à se rencontrer et à prier ensemble lors des occasions liturgiques les plus importantes, à promouvoir des manifestations ayant des buts et des objectifs communs. Ainsi que l’a indiqué à l’Agence Fides le Père Francis Nadeem, OFM Cap., Coordinateur du Conseil pour le dialogue interreligieux et du Comité de solidarité œcuménique de Lahore, il s’agit d’un authentique « plan d’action pour l’unité ». Le religieux explique à Fides : « Si nous voulons être forts et significatifs en tant que chrétiens au Pakistan, nous devons rester unis. La solidarité œcuménique entre chrétiens au Pakistan contribue à la prospérité, au progrès et à la paix au sein de la nation mais renforce également la foi et l’identité de nos communautés ». Le Père Nadeem indique que la déclaration commune est l’un des fruits de la récente Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, célébrée du 18 au 25 janvier dernier. Le religieux remercie les chefs des églises, les prêtres, les pasteurs, les religieuses, les séminaristes et les fidèles qui ont participé aux différentes rencontres ayant renforcé les liens œcuméniques dans le pays. Au cours de la Semaine, organisée par les quatre églises officiellement reconnues, a été approfondi chaque jour un thème lié au « cheminement des chrétiens » caractérisé par le dialogue, la liberté, la sequela Christi, la solidarité et la tolérance. Parmi les responsables qui ont animé la Semaine, se trouvaient l’Administrateur apostolique de Lahore, S.Exc. Mgr Sebastian Francis Shaw OFM, lequel a noté que la solidarité et l’œcuménisme ne sont pas seulement un « engagement qui dure une semaine par an » mais qu’il « fait partie intégrante de l’activité des églises » qui demeurent « unies par une seule foi ». L’Evêque a qualifié l’esprit œcuménique de « essentiel » pour l’ensemble de l’Année de la Foi, proclamée par le Saint-Père Benoît XVI, remarquant que « la solidarité entre chrétiens doit être visible au Pakistan ». Tous les responsables des églises ont réaffirmé l’engagement visant à faire en sorte que les communautés soient conscientes de l’importance de l’harmonie entre les églises, rappelant le concept trinitaire « unité dans la diversité ». (PA) (Agence Fides 01/02/2013)

ASIE/JORDANIE - Exploitation, abus, travaux lourds et sous-payés pour 50.000 enfants travailleurs

Amman (Agence Fides) – En Jordanie, du fait de la pauvreté, de nombreux mineurs n’ont jamais eu la possibilité de jouer ou de conduire une vie d’enfants en ce qu’ils sont contraints à travailler pour survivre. Selon le dernier recensement, la population active totale du pays est de 1,2 millions de personnes dont 33.000 enfants. D’autres chiffres font état de plus de 50.00 jeunes travailleurs. Les rapports rédigés par les militants des droits humains et par les syndicats font état de mauvais traitements physiques, psychologiques, d’abus sexuels ainsi que de conditions de travail inhumaines, notamment de longues journées très fatigantes et sous-payées imposées quotidiennement. Le Centre national de médecine légale ne confirme pas officiellement les cas d’enfants victimes d’abus sur leur lieu de travail pas plus qu’il ne publie les chiffres concernant ce phénomène. Toutefois, une étude menée par un expert international confirme que 15% de l’ensemble des cas d’abus sexuels sur les mineurs sont liés à l’exploitation sexuelle des enfants au travail ou à la prostitution des fillettes. La loi jordanienne est conforme aux conventions internationales en matière de travail des mineurs qui prévoient des amendes et des peines de réclusion. Toutefois, en pratique, ces lois ne sont pas appliquées. Souvent, les inspecteurs du Ministère du travail local tolèrent les irrégularités parce que la majeure partie de ces enfants a un besoin désespéré de travailler pour vivre. (AP) (Agence Fides 01/02/2013)

ASIE/INDE - Malnutrition et maladies infantiles, plaies pour les mineurs des bidonvilles du sud du pays

New Delhi (Agence Fides) – Au cours des dernières décennies a eu lieu en Inde une urbanisation rapide et désordonnée. L’impact des maladies infantiles et de la malnutrition au sein de cette tranche de la population demeure difficile à quantifier. Un groupe d’experts a conduit une étude sur 176 enfants non encore sevrés provenant de quatre bidonvilles géographiquement adjacents situés à la périphérie ouest de Vellore, dans le Tamil Nadu, afin de vérifier la sécurité de l’eau et les infections intestinales y étant liées. Il a été distribué aux enfants de l’eau en bouteille et de l’eau de la municipalité de résidence. Chaque semaine, les enfants ont reçu la visite à domicile d’un médecin et, une fois par mois jusqu’à l’âge de deux ans, ils ont été mesurés afin de contrôler leur croissance. Les résultats font état de 3.932 épisodes de maladies soit 12,5 épisodes par enfant et par an. Les pathologies les plus communes ont été celles de l’appareil respiratoire et gastro-intestinal. Au cours des deux années de contrôle prévues par l’étude, environ 1/3 des enfants de 2 ans était affecté de rachitisme et les 2/3 avaient connu au moins un épisode de difficulté dans la croissance. Aucune différence n’a été constatée en termes de morbidité entre les enfants qui avaient reçu de l’eau en bouteille et ceux qui avaient consommé celle du réseau local. Les maladies fréquentes peuvent avoir une influence négative sur la santé des enfants et sur leur développement, outre à constituer un poids supplémentaire pour les familles qui ont besoin de soins et donc de ressources… (AP) (Agence Fides 31/01/2013)

AFRIQUE/LIBYE - Deux communautés religieuses contraintes à abandonner la Cyrénaïque. Selon le Vicaire apostolique de Tripoli, « dans les prochains jours, des moments difficiles sont à prévoir »

Tripoli (Agence Fides) – « Deux communautés religieuses quittent la Cyrénaïque après avoir subi des pressions de la part des fondamentalistes » dénonce à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Giovanni Innocenzo Martinelli, Vicaire apostolique de Tripoli, qui indique que, dans l’est de la Libye, « la situation est critique ». « Le 20 février, sont prévues d’imposantes manifestations dans toute la Cyrénaïque, raison pour laquelle le Vicaire apostolique de Bengazi s’est vu signifier de quitter l’église à compter du 13 février et de se mettre à l’abri » poursuit Mgr Martinelli. Le Vicaire apostolique de Tripoli trace un cadre de la situation de l’Eglise en Cyrénaïque. « Au cours de ces derniers jours, la Congrégation de la Sainte Famille de Spolète a été contrainte à abandonner Derna où elle se trouvait depuis près d’un siècle et un prêtre salésien polonais a quitté cette même ville après avoir subi des mauvais traitements de la part d’un certain nombre de fondamentalistes. A Beida, une autre communauté de religieuses s’est retirée même si dans ce cas la décision a été motivée par des raisons internes. A Barce, les Sœurs franciscaines de l’Enfant Jésus quitteront leur maison dans les prochains jours ». « Ici, à Tripoli, la situation est pour l’heure assez tranquille mais en Cyrénaïque, l’atmosphère est très tendue » affirme Mgr Martinelli qui ajoute : « Nous sommes désolés de devoir réduire nos activités dans cette zone parce que nous avons construit un rapport très beau et très intense, fait de témoignage et d’amitié, avec le peuple libyen qui malheureusement, ces derniers temps, ressent de la présence des fondamentalistes. Ces derniers ne représentent pas l’identité du peuple libyen mais est l’une des expressions de la société libyenne d’aujourd’hui ». « En tant qu’Eglise, nous prendrons nos précautions mais nous ne pouvons abandonner les chrétiens qui demeurent sur place. Demeureront deux communautés de religieuses à Bengazi, une petite communauté à Tobrouk et enfin une autre petite communauté de religieuses indiennes à Beida » déclare Mgr Martinelli qui conclut : « Nous restons, appauvris mais plein d’espérance dans le fait qu’un jour nos communautés reprendront vigueur ». (LM.) (Agence Fides 31/01/2013)

ASIE/PAKISTAN - Année de la Foi : le catéchisme pour enfants arrive en ligne

Karachi (Agence Fides) – La nouveauté technologique appliquée à l’évangélisation au cours de l’Année de la Foi, au sein de laquelle la catéchèse représente l’un des points forts de l’engagement renouvelé des Eglises locales, au Pakistan, les écoles du Dimanche de catéchisme pour enfants ont débarqué sur Internet. Dans l’Archidiocèse de Karachi, grâce à l’engagement du Directeur national de la Catéchèse, le Père Saleh Diego, a été lancé un nouveau site Internet (http://cssmk.org) qui permet d’utiliser des contenus audiovisuels et multimédias pour la catéchèse des enfants. De tels contenus, élaborés par le Bureau catéchistique national, sont accessibles en ligne et donc à la disposition de toutes les Paroisses de l’Archidiocèse de Karachi mais aussi des autres Diocèses du Pakistan. Comme cela a été indiqué à Fides, le Père Saleh a présenté l’innovation à tous les catéchistes et aux enseignants en expliquant que « il était nécessaire de relever les défis de la communication en cette Année de la Foi, selon les indications du Pape : les moyens de communication de masse et les nouvelles technologies aident à couvrir les distances et nous permettent d’ouvrir un nouveau chapitre de l’évangélisation des enfants avec l’aide d’Internet ». Jusqu’à hier, les instruments didactiques utilisés par la catéchèse étaient le théâtre, l’art, le chant, les jeux. Aujourd’hui, à ces moyens viennent s’ajouter les nouvelles technologies audiovisuelles, « afin de nous adapter à l’époque ». Entre autre, 70% des enseignants et des catéchistes sont des jeunes et des étudiants, remarque le Directeur. Il sera donc facile d’introduire la catéchèse avec les nouvelles technologies. Le Père Saleh fait remarquer l’importance de l’engagement bénévole des jeunes chrétiens dans le cadre de la catéchèse faite aux enfants et aux jeunes : dans le seul Archidiocèse de Karachi, sont présents 716 enseignants bénévoles pour plus de 11.000 enfants inscrits auprès de 125 écoles du Dimanche. Les enseignants sont préparés au travers d’un parcours de formation psychologique et didactique. (PA) (Agence Fides 31/01/2013)

Pages