Derniers flash de l'agence Fides

OCEANIE/AUSTRALIE - L’instruction des enfants au Cambodge, objectif de Catholic Mission

Melbourne – L’engagement et les efforts faits par Sœur Eulie Desacula et par les Filles de la Charité en faveur des enfants les plus vulnérables de Phnom Penh au travers de leur institut innovant Mobile Tuk-Tuk Education Centre se trouve au centre d’une campagne promue par Catholic Mission qui veut attirer l’attention sur l’instruction au Cambodge. Les religieuses, depuis plus d’une décennie, s’occupent de l’assistance et de l’instruction des enfants au Lindalva Centre sis à la périphérie de la ville. Toutefois, ne renonçant pas à atteindre de nombreux enfants qui, pour différents motifs, ne pouvaient pas fréquenter le centre ou l’école publique, elles ont lancé un nouveau projet avec le soutien de Catholic Mission. Le Père Brian Lucas, Directeur national de Catholic Mission, dans une note envoyée à l’Agence Fides, explique que le projet en question offre une opportunité précieuse en ce qui concerne la formation. « Malheureusement, de nombreux enfants ne peuvent encore aller à l’école au Cambodge parce que privés des documents nécessaires tels que le certificat de naissance. Grâce à ce programme innovant – ajoute-t-il – les enfants les plus en difficulté peuvent être atteints de manière dynamique ». Des enseignants locaux se servent des tuk-tuk pour rejoindre les petites communautés, tenant des leçons de langue, d’hygiène, relatives aux droits fondamentaux et au patrimoine culturel aux enfants, outre à offrir des repas frais pour promouvoir une alimentation saine. Le Mobile Tuk-Tuk Education Centre permet aux enfants de recevoir une instruction et, dans le même temps, d’éviter d’être victimes de la prostitution, du trafic d’êtres humains et de la drogue.

AFRIQUE/MALAWI - Nomination de l’Evêque de Mzuzu

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 26 avril 2016, a nommé Evêque du Diocèse de Mzuzu le Père John Alphonsus Ryan, Missionnaire de la Société de Saint Patrick , Enseignant à l’Université de Mzuzu.Le Père John Alphonsus Ryan, S.P.S. est né le 27 février 1952 à Tipperary, dans l’Archidiocèse de Cashel et Emly, en Irlande. Après ses études primaires et secondaires, il est entré dans la Société de Saint Patrick . En 1971, après une année de spiritualité à County Wicklow, il a débuté ses études de philosophie à l’Institut de l’Université de Cork, Douglas et, en 1974, celles de théologie, près l’Institut de Kiltegan à County Wicklow. Il a été ordonné prêtre le 18 juin 1971.Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : 1978-2005 : Curé de la Paroisse Saint Paul de Mzimba , de la Paroisse Saint Etienne de Kapuro , de la Paroisse Saint Matthias de Misuku et Professeur de l’école secondaire Community Day de Misuku et au Petit Séminaire Saint Patrick de Rumphi . Il a également fait des études de mathématiques en Irlande, couronnées par un Doctorat. De 2005 à 2011, il a été Aumônier des Sœurs du Très Saint Rosaire à Katete, et, à compter de 2000, Aumônier et enseignant de mathématiques à l’Université catholique de Mzuzu, Assistant auprès de la Paroisse Saint Augustin et membre du Collège des Consulteurs.

ASIE/BANGLADESH - Longue série d’homicides ciblés

Dacca – « Nous sommes conscients et préoccupés mais pas alarmés. Les groupes fanatiques sèment actuellement la mort mais nous espérons que le gouvernement parviendra à les contrôler. Les activités pastorales et sociales de l’Eglise se poursuivent ». C’est ce que déclare à Fides l’Evêque auxiliaire émérite de Dacca, aujourd’hui professeur au Grand Séminaire de la ville, S.Exc. Mgr Theotonius Gomes, alors que, ces derniers jours, deux nouveaux homicides ciblés ont eu lieu dans le pays. Les victimes des attaques des groupes fondamentalistes islamiques au Bangladesh ont été Xulhaz Mannan, 35 ans, journaliste et éditeur de la revue Roobpaan – qui s’occupe au niveau national des problèmes des « droits » des homosexuels et des transgenres – tués à Dacca en compagnie d’un ami, et le Pr. Rezaul Karim Siddiquee, universitaire assassiné quant à lui à Rajshahi.La police a suivi la piste d’une attaque de militants islamiques, similaire à celles intervenues par le passé contre des auteurs de blogs et des intellectuels « laïcs ». Une personne a été arrêtée dans le cadre de l’enquête concernant le meurtre du Pr. Hafizur Rahman, responsable de l’Islami Chhatra Shiibir, aile étudiante du parti islamiste radical Jamaat-e-Islami. Le meurtre de l’enseignant avait été revendiqué par le prétendu « Etat islamique ».« La situation est complexe. Il existe des groupes islamiques locaux qui maintenant se réfèrent au prétendu « Etat islamique » et cherchent d’exploiter la marque, en rapport avec ce qui se passe au Proche-Orient » explique l’Evêque à Fides. En ce qui concerne la situation des chrétiens qui, dans le pays, représentent au total 1% environ de la population soit 1,6 millions de personnes sur 160 millions, il déclare : « Nous procédons avec prudence et attention. Nous sommes conscients de la situation mais nos activités pastorales, sociales et éducatives se poursuivent. Dans certains cas, le gouvernement a mis en place un supplément d’escorte, élevant ainsi le niveau des mesures de sécurité nous concernant ». « La petite Eglise catholique au Bangladesh, qui compte environ 300.000 fidèles poursuit sa mission, vivant dans la prière et la foi en Dieu » explique-t-il.La semaine passée, le prétendu « Etat islamique » a également revendiqué la responsabilité de l’homicide d’un pasteur dans le nord du pays, Hossain Ali, 65 ans, qui s’était converti au Christianisme à partir de l’islam en 1999. L’an dernier, quatre auteurs de blogs avaient été tués en tant que qualifiés d’athées du seul fait qu’ils étaient partisans d’un Etat laïc et démocratique. En février, un prêtre hindou avait été tué dans le nord-ouest du pays. L’an dernier, le Père Piero Parolari, missionnaire italien, avait été blessé alors que le coopérant Cesare Tavella et un ressortissant japonais avaient été tués.

AFRIQUE/EGYPTE - Fin « de facto » de l’interdiction des pèlerinages de coptes orthodoxes à Jérusalem ?

Le Caire – Le Dimanche des Rameaux, célébré le 24 avril par les Eglises qui suivent le calendrier julien, a vu une augmentation exponentielle du nombre des pèlerins égyptiens coptes venus célébrer les rites de la Semaine Sainte à Jérusalem. Selon les moyens de communication égyptiens, cette année, au moins 5.700 chrétiens coptes orthodoxes se sont d’ores et déjà rendus à Jérusalem, soit une augmentation de plus de 1.000 unités par rapport à ceux ayant fait le pèlerinage en question en 2015.La présence croissante de coptes orthodoxes égyptiens dans la Cité Sainte marque dans les faits le dépassement de l’interdiction de visiter Jérusalem imposée aux fidèles en 1979 par le Patriarche copte orthodoxe de l’époque, Shénouda III. Au cours des années de la radicalisation du conflit israélo-arabe, Shénouda III avait interdit aux fidèles de son Eglise d’accomplir des pèlerinages dans l’Etat juif et il n’avait pas changé d’avis, même après la normalisation des rapports entre Israël et l’Egypte voulue par le Président Sadate. Cette interdiction n’a jamais été formellement levée mais dès 2014, le voyage en Terre sainte de quelques 90 coptes à l’occasion de la Semaine Sainte, avait permis à différents observateurs de souligner le caractère désuet de la disposition disciplinaire contraire au pèlerinage, dans le cadre des rapports existant entre les deux nations limitrophes.Les pèlerinages de coptes orthodoxes en Terre Sainte ont par ailleurs été encouragés par le voyage accompli à Jérusalem par le Patriarche copte orthodoxe en personne, Tawadros II, à l’occasion des obsèques de l’Archevêque Abraham, chef de la communauté copte orthodoxe locale. Le voyage patriarcal, bien que présenté par l’Eglise copte orthodoxe comme « une exception », a sans doute été perçu par ses fidèles égyptiens comme un signal éloquent du fait que le nouveau Patriarche n’a pas l’intention de défendre les interdictions pénalisantes pour la vie spirituelle des fidèles.

EUROPE/ITALIE - 150ème anniversaire de la remise de l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours aux Rédemptoristes

Rome – Aujourd’hui marque le 150ème anniversaire du retour à la vénération publique de l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours, confiée aux missionnaires rédemptoristes par le Bienheureux Pape Pie IX en 1866, avec comme mission de « la faire connaître ». Dans la lettre du Supérieur général de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, le Père Michael Brehl, publiée à l’occasion de cette célébration et parvenue à Fides, on peut lire entre autre que « depuis 150 ans, Notre-Dame du Perpétuel Secours nous accompagne dans notre Mission et dans notre Ministère, portant un nombre incalculable de personnes à avoir un rapport personnel plus profond avec Jésus le Rédempteur, et avec le peuple de Dieu. De l’église Saint Alphonse, sur la via Merulana , cette dévotion s’est répandue sur tous les continents… Marie a accompagné les missionnaires rédemptoristes sur tous les continents, dans leur mission qui consiste à proclamer l’Evangile de manière toujours nouvelle. Elle a démontré être la plus efficace présence missionnaire qui annonce « redemptio copiosa » pour tous, mais en particulier pour les pauvres et les abandonnés ». La Messe solennelle sera pour la circonstance célébrée par S.Em. le Cardinal Vincent G. Nichols, en l’église Saint Alphonse, sur la via Merulana à Rome, où se trouve conservée l’icône mariale.

ASIE/INDE - Rencontre entre un groupe d’Evêques et le Premier Ministre

New Delhi – Une délégation de l’Episcopat indien a rencontré le Premier Ministre fédéral, Narendra Modi. Le groupe était conduit par le Président de la Conférence épiscopale, S.Em. le Cardinal Baselios Cleemis, accompagné par le Secrétaire général, S.Exc. Mgr Theodore Mascarenhas, et par le Vice-secrétaire général, Mgr Joseph Chinnayyan. Ainsi que l’indique un communiqué envoyé à Fides, la délégation a demandé au Premier Ministre d’inviter le Pape à visiter l’Inde, à une date convenant tant au gouvernement indien qu’au Saint-Siège. Le Premier Ministre a promis à la délégation qu’il aurait sérieusement examiné la question, consultant également les autres membres du gouvernement. Le Cardinal Baselios Cleemis a également demandé au Premier Ministre de conduire personnellement la délégation indienne à l’occasion de la canonisation de la Bienheureuse Mère Teresa, qui se tiendra à Rome le 4 septembre prochain. Le responsable politique indien, appréciant les sentiments des Evêques, a assuré qu’il aurait favorablement pris en considération cette proposition.La délégation, bien qu’appréciant et remerciant le gouvernement indien pour ce qu’il a fait jusqu’à présent pour sauver la vie du Père Thomas Uzunnalil, prêtre salésien enlevé au Yémen, a renouvelé son appel aux institutions afin qu’elles fassent tout leur possible en vue de sa libération.La délégation de la CBCI a par ailleurs accueilli favorablement les nombreuses initiatives prises par le gouvernement afin de rendre l’Inde autosuffisante et pour améliorer le standard de vie de millions d’indiens, en particulier les plus faibles et les plus vulnérables et a promis la pleine collaboration de l’Eglise pour « construire une Inde meilleure ».

ASIE/INDE - Mineurs encore contraints à se marier dans les larmes

Chittorgarh - A Chittorgarh, une ville du Rajasthan, dans le nord de l’Inde, où la pratique des mariages précoces est très répandue, a récemment été tournée une vidéo en caméra cachée dans le cadre d’une cérémonie nuptiale. Dans ce cadre, la vidéo montre certaines des jeunes épouses en larmes parce que contraintes à se marier. Au cours des deux jours du festival hindou Akshaya Tritiya, considéré de bon augure pour les mariages entre enfants en Inde, ont été célébrées six cérémonies. Dans la vidéo, on voit des fillettes d’à peine 10 ans en larmes qui demandent de l’aide alors que leurs parents les traînent, des ministres du rituel hindou grondant les enfants qui pleurent. La film montre aussi une autre jeune épouse, d’à peine 5 ans, vêtue pour la cérémonie et contrainte à marcher près du feu avec son mari, âgé de 11 ans. Un activiste des droits fondamentaux et fondateur du Saarthi Trust, organisation bénéfique pour tous les mineurs vulnérables, est parvenu à faire annuler jusqu’ici 29 mariages d’enfants au Rajasthan outre à en avoir empêché 850 autres. En Inde, l’âge légal pour se marier est fixé à 18 ans pour les femmes et à 21 pour les hommes. Le pays est cependant le lieu de célébration d’un tiers de l’ensemble des mariages de jeunes mineures au niveau mondial.

AMERIQUE/NICARAGUA - Déclarations de l’Evêque de Jinotega à propos du conflit d’Ayapal

Ayapal – « L’armée du Nicaragua devrait procéder en suivant les principes éthiques dans le cadre du conflit existant au sein de la communauté d’Ayapal » a déclaré S.Exc. Mgr Carlos Enrique Herrera Guttierez OFM, Evêque de Jinotega, sur le territoire duquel se trouve la ville d’Ayapal.Dans le cadre d’un bref entretien avec la presse locale, dont le texte a été envoyé à Fides, Mgr Herrera est revenu sur la grave situation de violence et de tension dans laquelle vit Ayapal , réaffirmant que l’armée ne doit pas frapper à l’aveuglette et avec violence les civils seulement parce que suspectés, mais que les militaires « doivent rechercher la manière juste parce qu’ils connaissent les tactiques. Ce n’est pas une manière de faire . En tant que militaires, ils savent bien comment faire. Il est possible de rechercher le dialogue de manière à ce que ces personnes ne continuent pas à s’agréger toujours davantage. Si l’on tue un membre d’une famille, à ce moment-là, les autres prennent la fuite mais ensuite, ils s’organisent et s’arment. Par suite, se produira une augmentation de la violence ».La peur au sein de la zone s’est intensifiée après l’homicide brutal du maire d’Ayapal, par ailleurs juge de paix, Andres Cerrato, qui faisait partie, par le passé, de la résistance nicaraguayenne . La note parvenue à Fides indique que Juan Carlos Arce, responsable de la Commission nationale des Droits fondamentaux à Matagalpa, a signalé la gravité du fait qu’aucun rapport officiel n’ait encore été rédigé à propos de la mort violente d’Andres Cerrato, intervenue le 18 avril. « Cela est gave parce qu’il s’agit d’une personne qui représentait les institutions de l’Etat. Le gouvernement doit nous répondre. Nous ne pouvons pas permettre que des jeunes et des familles entières vivent dans la peur » a conclu Juan Carlos Arce.

ASIE/IRAQ - Destruction de l’église de l’horloge dans le centre de Mossoul

Mossoul – Au cours de la journée du Dimanche 24 avril, l’église latine du centre de Mossoul, desservie historiquement par les Père Dominicains et connue comme « l’église de la Vierge miraculeuse » ou encore comme « l’église de l’horloge » a été dévastée par une explosion. Les sources officielles du Patriarcat de Babylone des Chaldéens attribuent l’acte de vandalisme sacrilège aux militants du prétendu « Etat islamique » qui contrôlent la ville depuis le 9 juin 2014. Selon des sources locales, les djihadistes en question auraient évacué la zone environnant l’église et prélevé de l’édifice tout ce qui pouvait être saccagé avant de faire exploser les charges.Le communiqué diffusé par le Patriarcat de Babylone des Chaldéens fait part de la douleur pour le énième acte de dévastation commis contre un lieu de culte et sollicite également les hommes politiques irakiens afin qu’ils agissent rapidement pour favoriser une authentique réconciliation national qui barre les portes à la furie du terrorisme.L’église latine caractérisait de manière unique le profil du centre historique de Mossoul, surtout grâce à son clocher à horloge, donné aux chrétiens irakiens par l’Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Il n’est pas exclu que l’église ait été dévastée parce que considérée comme historiquement liée à la France.« Les coups de cette horloge – raconte à l’Agence Fides Sœur Luigina Sako, Supérieure de la maison romaine des Sœurs chaldéennes Filles de Marie – ont scandé notre jeunesse, lorsque Mossoul était une ville où l’on coexistait dans la paix. Je me souviens que, lors de nos études, quand nous avions un examen important, nous allions tous, chrétiens et musulmans, porter des billets portant nos demandes d’aide à la grotte de Lourdes qui est présente dans l’église, grotte que nos amis islamiques connaissaient et vénéraient également comme l’église de la Vierge miraculeuse ».

AFRIQUE - Prévention et accès aux soins, remèdes contre le paludisme

Padoue – Le paludisme demeure encore aujourd’hui en Afrique l’une des maladies les plus répandues parmi les adultes et l’une plus importantes causes de mortalité chez les enfants. Dans les 16 hôpitaux dans lesquels Médecins avec l’Afrique CUAMM est présent en Angola, en Ethiopie, au Mozambique, en Tanzanie, en Sierra Leone, au Soudan du Sud et en Ouganda, 30% des hospitalisations sont dues aux formes graves de paludisme avec des pics à 50% dans les hôpitaux de Yirol et de Cueibet au Soudan du Sud et dans celui d’Aber en Ouganda. Soigner le paludisme est possible, déclarent les experts du CUAMM dans le communiqué envoyé à l’Agence Fides à l’occasion de la récente Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Le problème est souvent de garantir l’accès aux soins aux malades qui vivent loin des hôpitaux, dans des zones rurales et isolées qui sont souvent également les plus touchées. Il est encore plus important de travailler sur la prévention, au travers de la distribution et de la sensibilisation à l’utilisation d’instruments simples tels que les moustiquaires, les répulsifs, les campagnes de désinfestation des habitations des moustiques. En 2015, ont été effectués 89.000 traitements en dispensaires et 20.000 hospitalisations dues au paludisme dans les 7 pays où est présent le CUAMM.

AMERIQUE/CHILI - Temple évangélique incendié, une fois encore au nom de la cause Mapuche

Temuco – Encore une fois, un édifice de culte a été incendié dans la région chilienne de La Araucanie. Hier soir, le feu a détruit un temple évangélique érigé au km 8 de la route pour Niagara, sur le territoire de la commune de Padres Las Casas. Bien que les pompiers soient arrivés pour maîtriser l’incendie, il reste peu de chose de l’édifice.Selon les informations parvenues à Fides, avec les pompiers sont également arrivés des membres de la police, afin de déterminer l’origine du sinistre, en ce qu’ont été retrouvées des inscriptions en faveur de la cause Mapuche, chose qui s’est répétée dernièrement dans différentes parties de la région. A la fin de la soirée d’hier, le premier rapport de police confirmait le caractère volontaire de l’incendie.Dans la même ville avait été incendiée, le 31 mars dernier, une chapelle catholique dédiée à Sainte Joaquine sise au Km 5 de cette même route pour Niagara, sur le territoire de la commune de Padres Las Casas .Ce sont ainsi une dizaine d’églises et de chapelles qui ont été incendiées au cours des premiers mois de cette année et sur place ont toujours été retrouvés des messages relatifs à la cause Mapuche . A la base se trouvent les graves problèmes auxquels sont confrontés les Mapuches, irrésolus depuis un siècle même si les incendies d’églises demeurent incompréhensibles .

ASIE/SYRIE - Ville à majorité chrétienne pilonnée par des rebelles islamistes et trêve à Qamishli entre milices kurdes et armée syrienne

Hama – Des milices islamistes liées au front al-Nusra, rattaché à Al-Qaeda, ont déclenché, le 24 avril, une attaque au mortier sur la ville syrienne à majorité chrétienne de Sqelbiya, sise dans la province centrale de Hama, provoquant la mort d’au moins quatre civils. C’est ce qu’indiquent des sources kurdes consultées par l’Agence Fides. Aux morts, viennent s’ajouter au moins 15 blessés, certains se trouvant dans des conditions graves. L’attaque a eu lieu au travers d’une pluie de tirs de mortier sur les quartiers résidentiels. La ville, contrôlée par l’armée syrienne, avait déjà subi par le passé des attaques de la part des miliciens djihadistes qui ont plusieurs fois tenté d’en prendre le contrôle sans jamais y parvenir.Entre temps, dans la province d’Hassaké, au nord-est du pays, la trêve entre l’armée syrienne et les miliciens kurdes des Unités de protection populaire obtenue samedi dernier après les affrontements sanglants intervenus à partir du 20 avril, en particulier dans la ville de Qamishli tient. Des représentants des milices kurdes, interpellés par l’agence ARA News, ont réaffirmé leur intention de conserver le contrôle des zones conquises au cours des affrontements et leur refus de toute concession au gouvernement. Ces mêmes représentants kurdes ont par ailleurs accusé le régime d’avoir contraint les populations civiles locales à créer des groupes paramilitaires d’autodéfense, soumis à l’armée, en utilisant des formes de chantage sur les fonctionnaires, tels que la suspension de leur traitement ou l’éloignement de leur poste de travail.L’ouverture d’un nouveau front entre milices kurdes et armée syrienne dans le nord-est de la Syrie confirme que, derrière la tragédie syrienne, se trouvent des stratégies et des intérêts complexes ne pouvant être réduits à la lutte contre les djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Selon des sources locales, au cours des trois jours d’affrontements entre les milices kurdes et l’armée syrienne, 17 civils, 10 miliciens kurdes et 31 militaires et paramilitaires ont trouvé la mort.

ASIE/INDE - Messe expliquée aux jeunes à l’occasion des 400 ans de la fondation de l’église Saint André

Mumbai – Le Jubilé marquant le IV° centenaire de l’érection de la Paroisse Saint André de Bandra, dans la zone de Mumbai, est l’occasion d’une célébration spéciale dédiée aux jeunes. Il s’est agi d’une Messe animée avec des dramatisations théâtrales et de la musique, ainsi que l’explique à Fides le Père Cesare D'Mello, Curé de la Paroisse. En outre, « les différents moments de la Messe ont été expliqués dans leur signification plus profonde, impliquant ainsi les participants ».« Il a été de notre intention, en programmant le Jubilé de l’Eglise locale – raconte le Curé – d’organiser une Messe spéciale pour les jeunes de tout Mumbai. De là l’idée de la célébrer avec une chorale de différentes Paroisses et en la faisant suivre d’un programme de divertissement dans le cadre duquel se sont produits des artistes provenant de toute la ville. La sensation générale est que nos jeunes méritent davantage d’attentions pastorales. Nous devons faire plus pour eux parce qu’après tout, s’est à eux qu’appartient l’avenir ».La joyeuse célébration, à laquelle ont également participé de nombreux adultes, a été également caractérisée par une originale « prière contre l’esclavage dû à la technologie ».Dans son homélie, le Père Errol Fernandes, SJ, a expliqué que « la Messe n’est pas un rituel mais un événement qui rend Dieu présent au milieu de nous » et que donc « le Christ reste et continue à être présent, y compris après la bénédiction finale ».L’église Saint André de Bandra est l’une des plus anciennes de la zone de Mumbai. Elle a fêté le IV° centenaire de son élévation au rang de Paroisse, qui remonte donc à l’année 1616. L’église fut construite vingt ans auparavant, en 1595, par des jésuites portugais, dans une zone maritime.

AMERIQUE/EQUATEUR - Difficultés extrêmes causées par le séisme aux personnes handicapées

Quito – Le bilan des victimes du séisme qui a frappé l’Equateur voici un peu plus d’une semaine continue à s’alourdir. Il fait état maintenant de 710 morts et disparus et 16.600 blessées dont certains sont encore en état grave. C’est ce qu’indique le Secrétariat national pour la Gestion du risque. Le gouvernement a déclaré l’Etat d’urgence dans 6 provinces : Esmeraldas, Manabí, Santa Elena, Guayas, Santo Domingo et Los Ríos. L’eau, la nourriture et les biens de première nécessité font défaut. Dans le cadre des urgences, le taux de mortalité des personnes handicapées est le double par rapport au reste de la population. Les raisons doivent être recherchées dans la difficulté ou l’impossibilité d’accéder aux avis d’urgence, aux refuges, dans la perte ou l’endommagement des aides permettant de se mouvoir et dans l’augmentation de la difficulté d’accès aux aides humanitaires de base. Parmi les initiatives en faveur des plus vulnérables touchés par cette catastrophe, on notera celles de l’organisation sans but lucratif italienne CBM qui s’est activée en collaboration avec ses partenaires locaux. A partir du jour du séisme, les opérateurs de CBM sont au travail pour faire en sorte que les handicapés et leurs familles, mais aussi les personnes âgées et les autres catégories vulnérables, reçoivent de l’eau, de la nourriture, des médicaments, aient un refuge et des aides à la mobilité. « En particulier, dans la province d’Esmeraldas, notre partenaire OVCI Notre Famille, qui travaille en étroit contact avec le gouvernement, s’occupe de produire et d’importer des dispositifs d’aide à la mobilité, tels que des fauteuils roulants et des cannes. En ces heures, les opérateurs sont au travail pour distribuer de l’eau, de la nourriture et des kits de première nécessité », peut-on lire dans le communiqué envoyé à l’Agence Fides par CBM.

ASIE/TURQUIE - Vers une rencontre entre le Patriarche oecuménique de Constantinople et le Président turc à propos de l’Institut théologique d’Halki

Istanbul – Le Patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomé I°, se prépare à demander un rendez-vous au Président turc, Tayyip Erdogan, afin de discuter du statut du Patriarcat et surtout pour avoir des explications concernant les récents épisodes qui semblent contredire et annihiler les précédentes dispositions législatives concernant la restitution aux communautés religieuses minoritaires de biens qui leur avaient été illégitimement expropriés par le passé par les autorités turques. Au cours d’une récente conférence de presse convoquée au siège du Patriarcat, Bartholomé I° a relevé que les relations entre les autorités turques et les minorités religieuses connaissent à nouveau actuellement un moment critique et il a soulevé encore une fois la question de l’Institut théologique patriarcal d’Halki, qui, depuis 45 ans, se voit interdire toute activité de formation théologique. Les nombreuses annonces ayant circulé au cours de ces dernières années, y compris de la part de représentants turcs à propos de la possible et imminente réouverture de l’institution académique patriarcale, n’ont pour l’heure par été suivies d’effet. Selon des sources locales consultées par l’Agence Fides, Bartholomé I° a annoncé l’envoi d’une lettre au Président turc lui demandant un rendez-vous, si possible d’ici la fin mai, de manière à pouvoir parler directement avec lui de la question de l’Institut d’Halki et plus généralement des problèmes des minorités religieuses en TurquieCes derniers temps – a souligné au cours de la conférence de presse Laki Vingas, ancien membre du Conseil pour les fondations religieuses, « ont été ouverts des procès visant à l’annulation des titres de propriété et cette situation nous préoccupe ». Ce qui inquiète est surtout l’opération menée par les institutions de l’Etat turc qui ont récemment ouvert un procès contre le Patriarcat oecuménique de Constantinople pour annuler les actes juridiques par lesquels des terrains étaient revenus en possession du siège patriarcal orthodoxe dans le respect des lois disposant la restitution aux communautés religieuses minoritaires des biens leur ayant été séquestrés par le passé par les autorités turques . Le procès entamé par les institutions d’Ankara vise à exproprier de nouveau le Patriarcat œcuménique d’un terrain de 40 ha environ sis à Goksu et d’un autre, situé dans la zone d’Umit Tepesi, lequel avait été assigné au cours de ces quatre dernières années à l’Institut de théologie orthodoxe d’Halki. L’administration des forêts a entamé la procédure judiciaire afin de demander à ce que ces biens immobiliers retournent à la disposition du Trésor. L’initiative judiciaire constitue le énième cas de vexation juridique et administrative des institutions turques à l’encontre du Patriarcat oecuménique de Constantinople.

EUROPE/ITALIE - Grossesses d’adolescentes et répercussions sur la vie des jeunes femmes en Afrique

Padoue – Pour la première fois cette année, a été fêtée en Italie la Journée de la santé de la femme dans le but de valoriser la prévention et de défendre le rôle fondamental que les femmes revêtent dans la famille et au sein de la communauté, en Italie comme dans tous les pays du monde. Dans les sept pays dans lesquels l’organisation Médecins avec l’Afrique CUAMM intervient chaque jour, aidant les femmes à devenir mères, toujours plus souvent elle se trouve à assister de très jeunes femmes aux prises avec des grossesses avant l’âge de 18 ans, lesquelles doivent supporter de graves répercussions sociales, psychologiques et physiques. Sur la base des données fournies dans le communiqué envoyé par le CUAMM à l’Agence Fides, les grossesses durant l’adolescence connaissent une augmentation au niveau mondial. Plus de 16 millions de jeunes filles de par le monde deviennent mère entre 15 et 19 ans et le même nombre connaît sa première grossesse avant son 15ème anniversaire. Il s’agit d’un phénomène lié également à des mariages obligés. En effet, dans les pays d’Afrique subsaharienne, quelques 120 millions de jeunes filles sont contraintes à se marier avant leur 18ème anniversaire. En outre, les situations d’urgence et les crises, comme celles intervenues en Sierra Leone au cours de l’épidémie d’Ebola, peuvent avoir des conséquences sur les plus jeunes. D’une étude récente réalisée par le CUAMM, il ressort que 31% des complications obstétriques enregistrées dans le district de Pujehun, où l’organisation est présente depuis 2012, concernent des jeunes femmes de 13 à 19 ans. Dans le cas du Mozambique, 48,2% des mariages concernent des personnes de moins de 18 ans. Pour faire face au manque, total ou partiel, d’éducation sexuelle, le CUAMM, en collaboration avec les autorités locales et nationales, soutient 6 dispensaires spécifiques, destinés aux jeunes adolescents. Appelés SAAJ – Service ami des adolescents – il s’adresse à la tranche d’âge 10-14 ans afin d’améliorer l’éducation à la santé, d’offrir des consultations sur la vie sexuelle des adolescents, de fournir des visites pré et post-natale et d’éduquer aux soins concernant le SIDA.

ASIE/PAKISTAN - Nouveau cas de jeune chrétienne enlevée et contrainte à un mariage islamique

Kasur – Aider sa fille, victime d’enlèvement, de mariage et de conversion forcés à l’islam, telle est la requête de Sarwar Masih, chrétien pakistanais qui s’est adressé à Maître Sardar Mushtaq Gill, avocat chrétien dirigeant l’ONG LEAD , laquelle offre une assistance gratuite aux chrétiens victimes d’abus. La jeune fille, Laveeza Bibi, âgée de 23 ans, a été enlevée le 14 avril par deux musulmans qui ont fait irruption, armés d’armes de poing, au domicile de la famille de Sarwar Masih, dans le district de Kasur, au Pendjab, enlevant la jeune fille et menaçant ses parents. L’un des ravisseurs, Muhammad Talib, a contraint la jeune fille à l’épouser.Sarwar Masih s’est immédiatement rendu au commissariat de police local, mais la police s’est montrée réticente à enregistrer une plainte officielle . Du cas se sont également intéressé le pasteur Saleem Masih en compagnie de Maître Gill et c’est seulement après leur intervention que la police a enregistré la plainte contre Muhammad Talib.« Au mois d’avril, nous avons eu connaissance, dans la seule zone de Kasur, de cinq cas de jeunes chrétiennes enlevées, converties à l’islam et contraintes à épouser leurs bourreaux. A ces jeunes filles, est nié totalement la protection légale de leurs droits individuels » explique Maître Gill à Fides. Et le phénomène continue à avoir des dimensions inacceptables, avec quelques 1.000 cas par an enregistrés et de nombreux autres qui ne font pas l’objet de plaintes. L’ONG LEAD continuera à agir et à sensibiliser l’opinion à propos de la discrimination et de la violence subies au Pakistan, en particulier par les femmes appartenant aux minorités religieuses chrétiennes et hindoues, les plus vulnérables, sujettes à des abus souvent impunis.

ASIE/CHINE - Retour à la maison du Père de S.Exc. Mgr Thomas Zeng Jingmu, Evêque émérite du Diocèse de Yujiang

Yujiang – Le samedi 2 avril est retourné à la Maison du Père, à l’âge de près de 96 ans, S.Exc. Mgr Thomas Zeng Jingmu, Evêque émérite et non officiel du Diocèse de Yujiang, dans la province du Jiangxi . Le 26 mars, Samedi Saint, il avait fait une chute à son domicile, frappé par un ictus, se voyant diagnostiquer une grave commotion cérébrale. Hospitalisé à Fuzhou, il y avait été opéré et avait alterné moments de souffrances et de lucidité au cours desquels il récitait le Rosaire et parvenait même à plaisanter. Le 2 avril, ses conditions de santé se sont aggravées à l’improviste et il a rendu son âme à Dieu vers 22.50 locales.Les obsèques ont été célébrées le 6 avril dans son village natal par son neveu, le Père Zeng Zhongliang, du Diocèse de Yujiang, en compagnie d’une vingtaine de concélébrants. L’Evêque non officiel du Diocèse, S.Exc. Mgr Jean Peng Weizhao, vit depuis quelque temps en liberté limitée.Mgr Zeng avait demandé dans son testament que ses obsèques soient célébrées sur le lieu de sa naissance, dans une forme simple, sans parler de ses mérites. Y ont participé des milliers de fidèles provenant du Diocèse et d’autres parties de la Chine, témoignant ainsi de l’estime et de la reconnaissance du peuple de Dieu pour le service qu’il a rendu à l’Eglise et à la communauté diocésaine pendant plus de 25 ans.Le défunt Evêque est né le 23 juillet 1919 dans le village de Zengjiacun, dans le district de Chongren de la province du Jiangxi. Il est entré au séminaire de Wenshan du Diocèse de Yujiang en 1930. En 1944, il a poursuivi ses études au Grand Séminaire de Fuzhou, dans le Fujian et il fut transféré en 1948 à Wensheng, au Séminaire du Zhejiang. Ordonné prêtre le 25 mars 1949 par S.Exc. Mgr William Charles Quinn, C.M., il a été Vicaire et Curé de différentes communautés. Le 13 janvier 1990, il a reçu la consécration épiscopale des mains de S.Exc. Mgr Jacques Xie Shiguang, Evêque de Funing.Mgr Zeng a été un vaillant défenseur de la doctrine catholique et un courageux témoin de la fidélité à l’Eglise, au prix de grands sacrifices. Il fut arrêté à de nombreuses reprises et a passé près de 30 ans de sa vie en détention. Son amour pour le Christ, l’Eglise et le Saint-Père a été de grand exemple pour beaucoup.Dans son testament spirituel, il a demandé pardon de tous ses manquements et remercié les prêtres du Diocèse de leur dévouement et de leur service. Entre autre, il espérait construire dans son village natal une église dédiée au Cœur Immaculé de Marie comme geste d’action de grâce pour la protection et la grâce obtenues.

ASIE/PAKISTAN - Hôpital catholique à l’avant-garde dans le traitement du cancer

Hyderabad – Depuis peu, une unité spécialisée offrant des soins palliatifs à domicile aux cancéreux, avec une thérapie de contrôle de la douleur, a ouvert ses portes au sein de l’hôpital catholique Sainte Elisabeth d’Hyderabad. L’établissement, institué en 1958, se confirme, au travers de cette première expérience absolue au plan national, une structure précieuse pour le territoire de la ville de la province du Sindh et pour l’ensemble du Pakistan. Son action est guidée par sa devise, « offrir les meilleurs soins possibles au coût le plus faible possible ». L’hôpital assiste plus de 40.000 patients par an, de toutes les religions, musulmans, hindous et chrétiens, grâce au professionnalisme, à des structures et à des appareillages de très haut niveau. « Surtout, il prend en compte les nécessiteux, les communautés rurales, ceux qui ont des problèmes socioéconomiques et les familles pauvres » indique à Fides le Père Robert Mc Culloch, missionnaire de Saint Colomban, qui a vécu pendant plus de 30 ans au Pakistan et a été pendant des années le Président du Conseil d’administration de l’hôpital.Le Père Mc Culloch a été le promoteur d’un programme de sensibilisation médicale et du premier centre de soins palliatifs du Pakistan, centre qui assiste les malades terminaux, désormais également à leur domicile. « Des médecins et des infirmiers catholiques se rendent dans les familles des malades et établissent des relations cordiales et bienveillantes – raconte-t-il – dans le cadre d’une expérience pilote qui donne d’excellents résultats ». « Grâce aux soins et à l’action de l’hôpital, l’Eglise au Pakistan est considérée non pas comme un corps étranger au sein de la société mais comme une communauté qui en fait partie intégrante, aidant à en soigner les blessures. Cette œuvre contribue en outre à améliorer les relations de paix, de dialogue et d’harmonie au sein de la société » explique-t-il. L’hôpital a reçu récemment la visite de Margaret Adamson, Haut Commissaire australien pour le Pakistan, qui a renouvelé le soutien à la structure et constaté le haut niveau scientifique atteint, confirmant qu’il s’agit d’un lieu « important de service pour le bien commun au Pakistan ».

ASIE/MYANMAR - Appel d’ONG au gouvernement en faveur d’une résolution de la crise des Rohingya

Yangon – Affronter la crise de la minorité ethnique des musulmans Rohingya, qui, au cours de ces cinq dernières années, ont vu une dramatique escalade de violations des droits fondamentaux, marquée par la répression, la discrimination et la violence. Tel est l’appel lancé par un réseau d’ONG au nouveau gouvernement birman. La note reçue par l’Agence Fides porte entre autre la signature d’associations telles que Christian Solidarity Worldide, Burma Action, Burma Campaign, Burmese Rohingya Organisation et Info Birmanie.Le texte note que 150.000 personnes ont été évacuées et vivent dans des camps qui, ainsi que cela a été décrit par des hauts fonctionnaires des Nations unies, sont parmi « les pires conditions du monde ». Bien plus de 100.000 Rohingya ont quitté le pays face à la répression croissante et des milliers se sont noyés au cours de la fuite par voie de mer.L’ONG Human Rights Watch a documenté les violations des droits fondamentaux qui répondent à la définition légale de « nettoyage ethnique » et de « crimes contre l’humanité ». Les Rohingya ont été privés de leur droit de vote, exclus du récent recensement national et se voient encore aujourd’hui refusé l’accès à la nationalité.« Pendant des décennies, le gouvernement militaire de Birmanie a mené une politique de répression et d’appauvrissement, en tentant de pousser le groupe ethnique des Rohingya hors du pays » observe la note de l’ONG. « Le nouveau gouvernement de la NLD doit relever d’énormes défis. Toutefois, vue la gravité de la crise humanitaire et des droits fondamentaux, est immédiatement nécessaire une action courageuse et décisive pour résoudre cette question ». Les quatre points suggérés par l’appel sont : mettre fin aux discours instiguant à la haine, garantir l’accès humanitaire, réformer la loi sur la nationalité de 1982 et mener une enquête sérieuse inspirée par les critères de justice et de responsabilité.

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