Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/LIBAN - Pour le Procurateur patriarcal maronite près le Saint-Siège, l’approbation de la loi électorale « orthodoxe » a un caractère instrumental

Beyrouth (Agence Fides) – Les commissions parlementaires conjointes du Parlement libanais ont approuvé hier à la majorité l’article 2 de la loi électorale suggérée par ce qu’il est convenu d’appeler le « regroupement orthodoxe ». L’article consacre le principe selon lequel tout citoyen vote seulement pour des députés appartenant à sa propre confession religieuse, sur la base d’un modèle proportionnel qui transforme le Liban en une circonscription électorale unique. Les représentants du Hezbollah et ceux de formations politiques chrétiennes généralement opposé au mouvement en question, telles que le Courant patriotique libre du Général Michel Aoun, les Forces libanaises de Samir Geagea et le parti Kataëb, se sont prononcés en faveur de ce système. Au cours du débat qui a eu lieu au cours de ces derniers mois, de vives critiques de la proposition « orthodoxe ont été faites par le Parti sunnite « Avenir » de Saad Hariri, par des parlementaires chrétiens indépendants et par le Président libanais lui-même, le Général Michel Sleiman, chrétien maronite. « Le consensus recueilli par la proposition « orthodoxe » - explique à l’Agence Fides Mgr François Eid, Procurateur patriarcal maronite près le Saint-Siège – doit être interprété d’une certaine manière. La loi par elle-même semble contredire l’esprit de pluralisme et de coexistence entre différentes communautés religieuses sur lequel se fonde la vie civile et politique libanaise. C’est pourquoi, elle pourrait être repoussée par le Président de la République comme anticonstitutionnelle. Au Liban, toute loi qui contredit le principe de coexistence entre chrétiens et musulmans doit être considérée comme nulle. Je crois qu’une bonne partie des votes favorables obtenus par la proposition de loi est instrumentale. Nombre sont ceux qui veulent utiliser la norme en question comme un instrument pour enterrer la loi électorale qui reprend le modèle en vigueur dans les années 1970, laquelle est considérée par tous comme injuste et inadaptée à la société libanaise actuelle, à la seule exception du parti du druze Walid Jumblatt ». (GV) (Agence Fides 20/02/2013)

AFRIQUE/TANZANIE - Obsèques du prêtre tué dimanche dernier

Zanzibar (Agence Fides) – Aujourd’hui, ont été célébrées les obsèques du Père Evariste Mushi, le prêtre catholique tué Dimanche 17 février dans l’île de Zanzibar (voir Fides 18/02/2013). « Les obsèques du Père Mushi sont retransmis en direct par Radio Maria Tanzanie » déclarent à l’Agence Fides des sources locales. « La Messe est présidée par S.Em. le Cardinal Polycarp Pengo, Archevêque de Dar es Salaam. Dans son homélie, le Président de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr Tarsisius Ngalalekumtwa, Evêque d’Iringa, a rappelé aux fidèles que les chrétiens sont invités à pardonner même les offenses les plus graves comme l’homicide ». Entre temps, les menaces et les intimidations à l’encontre des chrétiens qui vivent dans l’île se poursuivent. Hier, des inconnus ont ainsi incendié une église évangélique en construction. A Noël, le Père Ambrose Mkenda avait été grièvement blessé. A ce propos, le Cardinal Pengo a critiqué l’inaction des forces de police. Selon ce qu’indique une dépêche de l’AFP, le Cardinal a rappelé qu’alors que le Père Mkenda était blessé, des tracts étaient distribués qui appelaient à attaquer les églises. « Les forces de l’ordre auraient dû mener une enquête appropriée afin de prévenir les actes de violence » a déclaré le Cardinal Pengo. (L.M.) (Agence Fides 20/02/2013)

ASIE/PAKISTAN - Un chrétien tué de sang froid par un musulman suite à une discussion sur des thèmes religieux

Lahore (Agence Fides) – Roshan Masih, un chrétien de 45 ans, a été tué à coups de fusil par un musulman à Lahore, chef-lieu de la province du Punjab, après une discussion portant sur des questions religieuses. Comme cela a été indiqué à l’Agence Fides, l’épisode a eu lieu le 16 février dernier et a provoqué trouble et amertume au sein de la communauté chrétienne locale. Il s’agit d’un homicide de sang froid lié très probablement au fait que Roshan Masih a été considéré comme « blasphémateur » à cause des arguments qu’il a déployé pour défendre la foi chrétienne. Roshan Masih était un chrétien converti de l’hindouisme. Il avait établi sa résidence à Lahore voici quelques 20 ans après être devenu chrétien. Quelques jours avant d’être assassiné, il avait eu une discussion sur des thèmes religieux avec le musulman Sohail Akhtar. Ce dernier a attendu le moment propice et, le 16 février, armé d’un fusil, voyant Roshan assis devant le magasin d’un autre chrétien, Sadiq Masih, il a ouvert le feu à l’improviste, le tuant sur le coup. Ce cas a été signalé par l’ONG Legal Evangelical Association Development (LEAD) qui a porté plainte (First Information Report), accusant Sohail Akhtar de meurtre avec préméditation. Le meurtrier a été arrêté et se trouve en garde à vue, la police devant mener l’enquête avant de transmettre éventuellement le cas à l’autorité judiciaire. « Il s’agit véritablement d’une tragédie. Un innocent a été tué pour avoir défendu sa foi, après un litige banal. Cet épisode est emblématique de la condition des chrétiens au Pakistan. Les autorités doivent garantir les droits fondamentaux des minorités chrétiennes » a commenté pour Fides Maître Sardar Mushtaq Gill, avocat appartenant à l’ONG LEAD, organisation engagée dans la défense et la promotion des minorités religieuses dans le pays. (PA) (Agence Fides 20/02/2013)

AMERIQUE/BRESIL - Mise en place de lignes téléphoniques permettant d’appeler depuis l’étranger dans le cadre de la lutte contre le trafic de femmes

Brasilia (Agence Fides) – Toujours plus de femmes au Brésil sont victimes du proxénétisme, notamment à cause du tourisme sexuel qui atteint son sommet durant le Carnaval. En effet, au cours de cette période, du fait du fort afflux de touristes étrangers, dont nombreux sont ceux qui sont à la recherche d’aventures, un grand nombre de brésiliennes finit dans les filets de criminels qui, après les avoir exploitées sur place, les envoient se prostituer à l’étranger. Pour cette raison, à l’occasion de la Journée internationale de la femme du 8 mars, ont été lancées un certain nombre d’initiatives à leur profit. Une note envoyée à l’Agence Fides indique que le premier à adhérer à la campagne internationale contre la violence et le trafic des femmes a été le gouvernement brésilien. Cette initiative, continue la note, annonce la participation et la collaboration des autorités de dix pays d’Amérique du Nord, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient. Dans le cadre de cette action interinstitutionnelle de lutte contre la criminalité – à laquelle participe également l’Eglise catholique au Brésil –les pays qui ont enregistré le plus grand nombre de plaintes ont été contactés. Les mesures visent également à garantir le soutien aux femmes en danger se trouvant à l’étranger. Le Centre pour l’Assistance des femmes (ligne internationale 180) a reçu, en 2012, un total de 80 appels de la part de femmes victimes de violences qui vivent hors des frontières du pays. Le service accueille gratuitement les appels des brésiliennes vivant à l’étranger, alors que des numéros spéciaux sont prédisposés dans trois pays : l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Les victimes de violence qui résident en Espagne peuvent ainsi appeler le 900 990 055, alors que celles vivant au Portugal disposent du 800 800 550 et celles présentes en Italie du 800 172 211. Pour les brésiliennes se trouvant au Brésil et qui désirent contacter le Centre pour l’Assistance des femmes, il suffit de composer le 180. (CE) (Agence Fides 20/02/2013)

ASIE - Le nouveau Pape et les attentes de l’Asie

Bangkok (Agence Fides) – « Rajeunir le monde », relancer l’espérance, être une voix « prophétique et miséricordieuse » : telles sont les attentes que l’Asie nourrit vis-à-vis du nouveau Souverain Pontife. C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Nithiya Sagayam, OFM Cap, Secrétaire exécutif du Bureau pour le Développement humain de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie (FABC). Dans une note envoyée à Fides, le religieux franciscain identifie les principales attentes du continent asiatique, dans son immense pluralité de peuples et de religions, a vis-à-vis du Pape qui sera élu prochainement. « Le nouveau Pape – explique le Père Sagayam – aura pour mission de « rajeunir le monde » et non seulement l’Eglise. Le monde n’a pas perdu l’espérance en l’Eglise catholique. Mais l’Eglise se fonde sur l’Evangile. La mission de l’Eglise est centrée sur le Christ et non pas sur les canons ou sur les homélies. Il est très important que l’Eglise ne soit pas comme une organisation laïque, prise par des questions d’argent et de pouvoir, mais qu’elle accueille le cri et les angoisses des hommes, en particulier des pauvres et des marginalisés ». L’appel est celui contenu dans la Constitution apostolique Gaudium et Spes : « Le cri du Pape devrait être celui du monde : souvent, on identifie l’Eglise à un organisme qui s’occupe de contraception, de mariages homosexuels, d’ordination des femmes, de Messe en latin. La quantité d’énergies dépensée pour de telles questions est excessive par rapport à celle dépensée pour les problèmes brûlants du monde : la violence, la guerre, la production d’armements, la discrimination et l’exploitation des pauvres et des marginalisés. Les peuples d’Asie désirent que l’Eglise, plutôt que de regarder ad intra, à l’ensemble de ses problèmes internes, soit tournée ad extra, portant le message du Christ à propos de toutes les questions qui agitent la planète, telles que la pauvreté et l’oppression. Que le Magistère du nouveau Pape aide l’Eglise à abandonner les tentations d’autoréférentialité et, dans le sillage du Concile Vatican II, à s’approcher des joies et des angoisses des peuples du monde ». « Aujourd’hui – poursuit-il – on note des signes de vitalité dans les Eglises émergentes. Cela ne devrait pas surprendre si un Pape provenait d’un pays en voie de développement. En tous cas, quelque soit sa provenance, le nouveau Pape devrait considérer avec attention et parler le langage des Eglises périphériques, en Asie, en Afrique, en Amérique latine. Le monde s’attend à ce que le nouveau Pape soit universel, qu’il soit un guide prophétique et miséricordieux du monde ». Enfin, « que le Pape soit la voix de la conscience de tous les responsables politiques mondiaux : ceci est un rôle très important à jouer et c’est pourquoi nous espérons que les relations avec les autres responsables religieux dans le monde seront forts ». (PA) (Agence Fides 20/02/2013)

AFRIQUE - Réaffirmation de l’engagement en faveur du développement humain des Evêques africains

Accra (Agence Fides) – « L’Eglise ne peut demeurer indifférente et isolée face aux défis sociopolitiques et économiques africains actuels » affirme une note envoyée à l’Agence Fides, présentant la Lettre Pastorale « Gouvernance, Bien Commun et Transitions Démocratiques en Afrique » élaborée par le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), l’organisme qui regroupe tous les Evêques catholiques du continent, et présentée à Accra (Ghana) par S.Em. le Cardinal Polycarp Pengo, Archevêque de Dar es Salaam et Président du SCEAM. La Lettre Pastorale en question, rédigée dans le sillage de l’Exhortation apostolique post-synodale Africae Munus du Pape Benoît XVI, souligne que « le respect des droits humains et la promotion du bon gouvernement sont des éléments essentiels du Message évangélique ». La Lettre pastorale rappelle que l’Eglise a joué un rôle essentiel dans la promotion de la démocratie et du bien commun. Par exemple, « dans différents pays, au cours de la délicate période de transition démocratique des années 1990, l’Eglise a joué un rôle de soutien clairement visible. Cinq des huit Conférences nationales transitoires organisées au cours de cette époque ont été présidées par des Evêques catholiques ». L’Eglise en Afrique est intervenue à plusieurs reprises afin de demander une exploitation correcte des ressources naturelles du continent, comme par exemple le pétrole et le bois. A ce propos, les Evêques africains, tout en appréciant les efforts faits par différents pays pour améliorer le niveau de vie des populations, dénoncent la persistance de la corruption des fonctionnaires et de la déprédation des ressources de la part des multinationales qui empêchent encore à un grand nombre d’africains de bénéficier des richesses de leurs pays. Malgré ces limites, les Evêques réaffirment leur engagement à « collaborer avec les gouvernements et autres institutions en vue du développement humain intégral en Afrique ». (L.M.) (Agence Fides 19/02/2013)

ASIE/PAKISTAN - Massacre de chiites : responsables politiques et religieux réclament l’harmonie sociale

Islamabad (Agence Fides) – Alors que le pays est encore secoué par le massacre de chiites hazaras intervenu à Quetta, au Béloutchistan le 16 février dernier, qui a fait 89 morts et plus de 200 blessés, le monde politique pakistanais et les communautés religieuses tentent d’apporter une « réponse forte » et adoptent une « déclaration commune » afin de réaffirmer l’urgence de l’harmonie sociale et religieuse au sein de la société. Entre temps, à Quetta, les protestations de rue de la communauté chiite se poursuivent après le grave attentat sectaire revendiqué par le groupe extrémiste islamique Lashkar-e-Jhangvi. En guise de réponse, le Premier Ministre pakistanais, Raja Pervaiz Ashraf, a ordonné une opération de police à Quetta, au cours de laquelle trois suspects ont été arrêtés. Quetta, chef-lieu du Béloutchistan, a été le théâtre de nombreuses attaques ciblées de groupes terroristes locaux ou de groupes extrémistes islamiques contre la minorité shiite. Selon des données officielles, en 2012, le nombre total de victimes shiites dans le cadre de différents attentats sur l’ensemble du territoire national a dépassé les 400 dont 125 au Béloutchistan. Afin de donner un signal à la nation, le Ministère fédéral pour l’Harmonie, présidé par Paul Bhatti, a organisé pour demain, 20 février, à Islamabad une conférence intitulée « Vivre ensemble dans la diversité : le dialogue interreligieux et interculturel » à laquelle participeront Raja Pervaiz Ashraf et de nombreux responsables religieux de toutes les communautés. Comme cela a été indiqué à Fides, à l’ordre du jour de la conférence, se trouvent des questions telles que la violence, l’intolérance, l’extrémisme, le terrorisme et la discrimination. La conférence entend offrir des contributions et des suggestions sur la manière dont promouvoir le dialogue et une coexistence harmonieuse et pacifique au sein de la nation. Ainsi que Fides l’a appris, des responsables politiques et religieux signeront dans ce cadre une Déclaration sur l’harmonie interreligieuse au Pakistan solennelle, déclaration qui les engage à : développer une politique nationale pour l’harmonie interreligieuse et interculturelle, au travers de propositions législatives adéquates ; identifier et éradiquer les raisons profondes des conflits ; sauvegarder tous les droits des minorités sans aucune discrimination ; construire des ponts d’amitié et de paix entre le Pakistan et le reste du monde et identifier les modalités et les instruments permettant de transmettre un message de respect de la dignité humaine, commune à toutes les religions. (PA) (Agence Fides 19/02/2013)

ASIE/JORDANIE - Pour le Directeur de la Caritas, la visite du Président du Conseil pontifical Cor unum montre la sollicitude de toute l’Eglise envers les réfugiés syriens

Amman (Agence Fides) – « Seulement en Jordanie, les réfugiés provenant de Syrie sont 380.000 et ce nombre continue à augmenter de jour en jour. La visite de S.Em. le Cardinal Robert Sarah, témoigne de la sollicitude de toute l’Eglise à l’égard de cette urgence humanitaire immense que nous ne pouvons affronter avec nos seules forces ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides Wael Suleiman, Directeur de la Caritas Jordanie, commentant la visite dans le Royaume hachémite du Cardinal Président du Conseil pontifical Cor unum. Aujourd’hui, le Cardinal Sarah rencontrera 200 familles de réfugiés syriens en la Paroisse catholique latine de Zarqa alors que demain, le Cardinal ouvrira à Amman les travaux de l’Assemblée annuelle de l’organisme régional de coordination entre les 17 Caritas nationales du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (Caritas MONA), proposant quelques réflexions portant sur le Motu Proprio Intima Ecclesiae natura, le document pontifical relatif au service de la charité, publié le 1er décembre dernier. Cette année, participeront au sommet des Caritas du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord plus de 40 Evêques, prêtres, religieux et responsables laïcs des différentes structures nationales. A la rencontre, est également prévue la participation de l’Evêque chaldéen d’Alep, S.Exc. Mgr Antoine Audo, Président de Caritas Syrie, et de l’Evêque auxiliaire chaldéen de Bagdad, S.Exc. Mgr Shlemon Wardouni, Président de Caritas Irak. Demain après-midi, les travaux de l’Assemblée porteront sur la situation syrienne, cherchant à définir des stratégies coordonnées face aux urgences humanitaires et en termes d’assistance liées au conflit. Demain est en outre prévue une rencontre de l’ensemble des participants avec le Roi Abdallah II de Jordanie. (GV) (Agence Fides 19/02/2013

AFRIQUE/NIGERIA - Le gouvernement nigérian prêt à accepter le cessez-le-feu proposé par Boko Haram

Abuja (Agence Fides) – Le gouvernement nigérian est disposé à accepter le cessez-le-feu proposé par Boko Haram et à accorder une amnistie aux membres de la secte si son responsable, le Sheikh Abubakar Shekau, renonce publiquement à la violence. C’est ce qu’a affirmé le Général (er) Sarkin-Yaki Bello, Coordinateur national du Centre anti-terrorisme. Il a en outre promis un programme de réhabilitation aux extrémistes qui déposent les armes et a affirmé que le gouvernement est disposé à faire des concessions en ce qui concerne les demandes faites par Boko Haram, telles que la remise en liberté des membres de la secte détenus, la reconstruction de sa mosquée détruite lors d’une opération militaire à Maiduguri en 2009 et la possibilité pour les membres de la secte de pratiquer librement leur credo religieux. Le Général a ensuite affirmé que le gouvernement entend affronter le problème du fort taux de chômage présent dans le nord du pays – qui favorise le recrutement de jeunes de la part de la secte – et réformer le système scolaire de la zone. Il a ajouté que Boko Haram n’est plus seulement un problème nigérian parce que, parmi ses membres se trouvent également des ressortissants d’autres pays africains, comme le Tchad et le Cameroun et que son arsenal a été renforcé au travers de l’arrivée d’armes provenant des dépôts libyens. Il existerait enfin un « cordon ombilical » reliant Boko Haram aux groupes djihadistes présents dans le nord du Mali. En janvier, l’un des commandants de Boko Haram, le Sheikh Muhammed Abdulazeez Ibn Idris, avait déclaré qu’après avoir consulté la direction de la secte, il était prêt à un cessez-le-feu (voir Fides 29/01/2013). Depuis lors, un certain nombre d’affrontements armés ont eu lieu dans le nord du Nigeria mais ils n’ont pas été revendiqués par Boko Haram, à la différence de ce qui est le cas habituellement. (L.M.) (Agence Fides 19/02/2013)

ASIE/HONG KONG - Plein accord de l’Eglise locale avec le Message du Pape Benoît XVI pour la Journée mondiale des Communications sociales

Hong Kong (Agence Fides) – Le monde catholique de la communication sociale de Hong Kong est en plein accord avec le message du Pape Benoît XVI pour la Journée mondiale des Communications sociales dédié au thème « Réseaux sociaux : portes de vérité et de foi ; nouveaux espaces pour l’évangélisation ». Selon ce qu’indique le bulletin hebdomadaire du Diocèse de Hong Kong, le Kung Kao Po, après la publication du message en question, le 24 janvier, les opérateurs du secteur de la communication sociale ont commenté avec enthousiasme le texte du Souverain Pontife. Selon le Père Philip Chan Tak Hung, prêtre diocésain promoteur de la publication sur Facebook d’une méditation quotidienne de l’Evangile, « le réseau a augmenté le nombre des interlocuteurs, fidèles ou non. Au-delà de la Paroisse et des paroissiens, j’ai pu diffuser l’Evangile et le message de l’Eglise au travers de ce nouvel instrument et je cherche à porter la vérité et la foi dans ces nouveaux espaces d’évangélisation ». Selon un membre de la Commission pour la Pastorale de la Jeunesse, le nouvel instrument pour la Communication sociale est fortement apprécié par les jeunes d’aujourd’hui. « Par le biais de Facebook, nous publions des activités et des informations sur l’Eglise outre à exprimer l’attitude de l’Eglise sur des thèmes importants ». (NZ) (Agence Fides 19/02/2013)

AMERIQUE/VENEZUELA - Autre cas de prêtre assassiné en Amérique latine

Barquisimeto (Agence Fides) – Un autre prêtre a été tué dans un pays d’Amérique latine. Il s’agit du Père José Ramón Mendoza, 44 ans, assassiné Dimanche 17 février au soir dans l’Etat de Lara, au Venezuela, à quelques 400 Km de Caracas. Le Père Mendoza se trouvait sur la route qui porte au quartier d’El Manzano dans la commune d’Iribarren lorsqu’il a été intercepté par un groupe de malfaiteurs qui s’est approché de sa voiture à un feu tricolore. A la vue des bandits, le prêtre, selon les premières informations de la police, a cherché à accélérer mais il a été atteint à la tête par un projectile. Le Père Mendoza a été retrouvé mort au carrefour entre les rues Uruguay et La Riberena, où se sont déroulés les faits. Les premières nouvelles de cet événement tragique ont été publiées par le journal local El Informador, qui a décrit le délit comme une tentative de vol de voiture ayant mal tourné. Les autorités locales ont ouvert une enquête. Selon une note envoyée à l’Agence Fides, le Père Mendoza était Curé de la Paroisse Saint Jean l’Evangéliste, dans le quartier de Brisas d’El Obelisco. L’Archevêque de Barquisimeto, S.Exc. Mgr Antonio José López Castillo, s’est rendu à la morgue pour identifier le corps et a déclaré à un groupe de fidèles qui s’était réuni sur place : « Le Père Mendoza était un homme de prière. La violence n’est pas le chemin pour aller de l’avant. Ils ont brisé la vie d’un ministre de Dieu. Ceux qui ont fait cela ont privé un innocent de sa vie ». L’Archidiocèse a émis un communiqué invitant tout un chacun à respecter la vie et les autorités à mettre un terme à la violence. En 2010, un autre prêtre avait été tué dans l’Etat de Bolivar. En Amérique latine, ce sont désormais quatre prêtres qui ont été assassinés depuis le début de 2013 (voir Fides 05/02/2013). (CE) (Agence Fides 19/02/2013)

ASIE/BANGLADESH - Société civile et communautés religieuses, ensemble en faveur d’une loi contre la discrimination

Dacca (Agence Fides) – Le droit à « l’égalité des chances » et à l’égalité sont des principes garantis par la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU et par la Constitution du Bangladesh. Mais, malgré tout, la discrimination persiste au Bangladesh et elle s’accroît même. Elle concerne en effet la violence entre les sexes, le manque d’accès à l’instruction, le refus pour motifs de caste ou de religion. C’est pourquoi l’adoption d’une loi spécifique contre la discrimination qui mette fin à de telles pratiques et punisse ceux qui les promeuvent encore a un caractère d’urgence pour le pays. C’est l’appel lancé par la société civile du Bangladesh, soutenu et partagé également par des communautés, des associations et des responsables religieux, notamment chrétiens. Le document, parvenu à l’Agence Fides, est signé par de nombreuses organisations sociales bengalaises telles que le Bangladesh Legal Aid and Services Trust (BLAST), FAIR, le Bangladesh Horijon Oikko Porishod, la Manusher Jonno Foundation et d’autres mouvements qui défendent les droits des dalits. L’appel vise, en premier lieu, la discrimination basée sur l’appartenance aux castes. L’interdiction constitutionnelle de discrimination sur la base des castes n’est pas appliquée et les hiérarchies basées ces dernières, avec les discriminations qui les accompagnent, sont largement présentes tant parmi les musulmans que parmi les populations hindoues du Bangladesh. La majeure partie des dalits vit bien en deçà du seuil de pauvreté et bénéficie d’un accès très limité aux services sanitaires et à l’instruction. Une autre forme de discrimination est basée sur la race ou le groupe ethnique. Les populations indigènes du Bangladesh continuent à être l’objet d’importantes discriminations et à être victimes d’appropriation indue de terrains, leurs droits étant constamment bafoués. Tout aussi forte est la discrimination sur base religieuse. Bien que la Constitution prévoit un système politique laïc, le VIII° Amendement de la Constitution déclare que l’islam est « religion d’Etat », ce qui crée, de facto, « une distinction de classe entre citoyens musulmans et non musulmans ». La discrimination vis-à-vis des minorités religieuses de la part de l’Etat se vérifie également par le biais de lois qui privent les minorités religieuses de leur territoire. Le niveau de violence à l’encontre des minorités religieuses telles que les bouddhistes, les ahmadis et les chrétiens, demeure élevé, et ces actes se trouvent fréquemment impunis. Parmi les plus graves et les plus répandues, se trouve la discrimination basée sur le sexe. Les femmes n’ont pas les mêmes droits que les hommes. Elles subissent des mariages forcés, n’ont pas le droit d’hériter, l’instruction de base leur étant niée. Souvent elles subissent des abus, des viols mais les lois ne les protègent pas et souvent leurs bourreaux demeurent impunis. Les femmes, à cause de traditions socioculturelles, n’ont aucun pouvoir de décision à l’intérieur de la famille, de la communauté et vivent dans un état de subalternité totale par rapport aux hommes. Sont par ailleurs discriminés les handicapés, les malades du SIDA et les homosexuels. C’est pourquoi le forum de la société civile demande au gouvernement l’adoption d’une mesure législative qui, appliquant le principe d’égalité, empêche tout traitement différencié pour des raisons d’ethnie, de caste, de religion, de sexe ou de lieu de naissance. (PA) (Agence Fides 19/02/2013)

AFRIQUE/EGYPTE - Institution du Conseil des églises

Le Caire (Agencea Fides) –Les plus importants représentants des confessions chrétiennes présentes en Egypte se sont réunis ce matin en la Cathédrale copte orthodoxe dédiée à Saint Marc, dans le quartier de al- Abbasiya, au Caire, afin de signer les statuts du Conseil national des églises chrétiennes. A cette réunion, fondant le nouvel organisme, ont participé les chefs des cinq églises ou communions ecclésiales présentes en Egypte (copte orthodoxe, catholique, grecque orthodoxe, anglicane et évangélique), chacun à la tête d’une délégation de cinq représentants. Etaient notamment présents le Patriarche copte orthodoxe Tawadros II, le Patriarche copte catholique, S.Exc. Mgr Ibrahim Isaac Sidrak, et le Patriarche grec orthodoxe d’Alexandrie, Théodoros II. « Le nouvel organisme – explique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Kiryllos William, Evêque copte catholique d’Assiout – servira à avancer ensemble sur le chemin de l’œcuménisme et à exprimer une position commune en ce qui concerne le dialogue et la coexistence avec les non chrétiens. Il aura certainement l’occasion de promouvoir des initiatives communes sur les plans social et culturel ». Selon l’Evêque, le nouveau conseil « n’aura pas un profil strictement politique et ne pourra certes pas exercer d’autorité contraignante dans la vie intérieure de chacune des églises ». Il n’en reste pas moins que sa création est un fait important pour l’avenir des communautés chrétiennes en Egypte et confirme la sensibilité œcuménique du nouveau Patriarche copte orthodoxe, qui s’est installé en novembre dernier. « Tawadros II – affirme l’Evêque copte catholique d’Assiout – a apporté son plein appui afin de parvenir rapidement à l’inauguration de ce nouvel organisme dont l’institution avait été déjà mise en chantier avant son élection ». Entre temps, au cours de la journée de Dimanche, quelques centaines de coptes orthodoxes se sont rendus en cortège devant le siège de la Cour Suprême afin de protester contre l’incendie volontaire subi vendredi 15 février par l’église de Mar Girgis, sise dans le gouvernorat de Fayoum, livrée aux flammes par un groupe d’islamistes. (GV) (Agence Fides 18/02/2013)

ASIE/INDE - Famine et sécheresse pour des milliers de villages du district de Marathwada

Aurangabad (Agence Fides) – Plus de 12.000 villages du district de Marathwada, dans le Maharashtra, traversent actuellement une période de grave sécheresse outre à être exposés au risque d’une imminente famine due aux forts dommages subis par les cultures au cours de la dernière année. Deux moussons et de faibles pluies ont détruit les récoltes des saisons de plantation du kharif et du rabi, deux céréales locales. Les cultures de jowar et de bajra, deux variantes locales du mil, celles de coton et de légumineux locaux ont été complètement balayées après la mousson de 2012 au cours de la saison du kharif. La même chose s’est reproduite durant la saison du rabi. Environ 16.000 ha de jowar et 22.000 ha de coton ont été détruits dans les villages de Shirur Taluka, au sein du district de Pune. Le district de Jalna, connu comme le plus grand producteur de lime doux, a été le plus gravement touché par la sécheresse qui a détruit environ 55.000 ha de cultures. La plante de lime doux est difficile à cultiver et commence à porter du fruit seulement cinq ans après sa plantation. Après la cinquième année, le plant produit des fruits pendants 25 ans. Pour les agriculteurs de Jalna, cette catastrophe correspond à la perte d’une année de dur labeur. La canne à sucre et le blé ont eux aussi été complètement détruits. La dernière grave famine enregistrée dans la région du Maharashtra a été celle de 1972, au cours de laquelle la population n’avait rien à manger mais disposait d’eau, à la différence des familles actuelles qui dépensent l’ensemble de leurs ressources pour se la procurer. La situation pourrait être encore empirer à Shirur, où les habitants de Bankawadi sont contraints de boire de l’eau polluée, malodorante, tirée de puits desquels les animaux refusent de boire. Le Ministre de l’agriculture indien a déclaré que la situation hydrique dans l’Etat est très grave et que le pays enregistre actuellement la pire sécheresse de ces 50 dernières années. (AP) (Agence Fides 18/02/2013)

AFRIQUE/SOUDAN - Djihadistes en fuite du Mali réfugiés au Darfour ?

Khartoum (Agence Fides) – Un certain nombre de groupes de djihadistes fuyant le Mali se seraient réfugiés dans le nord du Darfour, région occidentale du Soudan, depuis 2003 théâtre d’une guerre entre le régime de Khartoum et différents mouvements armés locaux. L’un d’entre eux, le JEM (Justice and Equality Movement), a annoncé avoir découvert la présence sur zone d’un certain nombre d’éléments djihadistes provenant du Mali, ayant été chassés par l’avancée des troupes françaises, maliennes et d’autres pays africains. Selon le Sudan Tribune, un porte-parole du JEM a accusé le gouvernement soudanais d’accueillir les milices maliennes afin de les utiliser par la suite dans le cadre de la guerre du Darfour ou dans d’autres zones du Soudan. Ces jours derniers, d’autres groupes actifs au Darfour avaient dénoncé la présence de djihadistes ayant fui le Mali. Quelqu’un avait même avancé l’hypothèse de vols organisés par un Etat arabe afin de favoriser le redéploiement des miliciens dans la région soudanaise. (L.M.) (Agence Fides 18/02/2013)

AFRIQUE/TANZANIE - Menaces de groupes islamiques à l’encontre des chrétiens : « A Pâques, pour vous, ce sera un désastre »

Geita (Agence Fides) – « Nous remercions nos jeunes, entraînés en Somalie, qui ont tué un infidèle. De nombreux autres mourront. Nous incendierons maisons et églises. Nous n’avons pas encore fini : pour Pâques, préparez-vous au désastre », signé : le groupe « Renouveau musulman ». Comme cela a été indiqué à l’Agence Fides, tel est le texte choquant qui circule en Tanzanie par message texto (SMS) et qui a été reçu par les Evêques et les prêtres locaux. Dans ce texte, les groupes djihadistes revendiquent le meurtre du Père Evariste Mushi, 55 ans, prêtre catholique tué Dimanche 17 février devant la Cathédrale de Zanzibar. Au sein de l’Eglise catholique en Tanzanie serpentent la préoccupation et le trouble. Les institutions ont, elles aussi, réagi. Le Premier Ministre a convoqué un sommet d’urgence avec les responsables chrétiens et musulmans mais, ainsi que l’a appris Fides, la rencontre n’a pas eu de conséquences positives. En effet, certains responsables musulmans ont demandé la remise en liberté des présumés assassins d’un pasteur protestant, Mathew Kachira, tué le 10 février dernier. Selon des sources de Fides au sein de l’Eglise locale, derrière ces attentats et homicides se trouverait clairement l’extrémisme islamique qui prend actuellement pied dans le pays. Des sources de Fides remarquent que le Président actuel, Jakaya Kikwete, aurait une certaine responsabilité puisque, lors de la campagne électorale, il avait promis à la population musulmane de modifier la Constitution, introduisant des mesures conformes à la charia, la loi islamique. Aujourd’hui, la majeure partie de la population s’oppose à ce dessein mais les groupes islamiques ont lancé une campagne de terreur par réaction. S.Exc. Mgr Damiani Denis Dallu, Evêque de Geita, note pour Fides : « Nous souhaitons que, dans le pays, règnent la paix, l’unité et l’amour qui ont toujours régné parmi les citoyens de Tanzanie, indépendamment de leur credo religieux ». A cet appel, s’unissent d’autres responsables chrétiens, des chefs de religions traditionnels et des responsables musulmans modérés. Ces derniers cependant, remarque l’Evêque, « ont peur parce qu’ils sont eux aussi pris pour cibles par les groupes extrémistes islamiques ». (PA) (Agence Fides 18/02/2013)

ASIE/CHINE - Témoignage de foi, retraite spirituelle, confessions « itinérantes » pour les fidèles du Diocèse de Wen Zhou

Wen Zhou (Agence Fides) – Retraite spirituelle, confession mobile, témoignage de la foi : telles sont quelques-unes des initiatives du Diocèse de Wen Zhou sis dans la province de Zhe Jiang destinées à encourager les fidèles à bien vivre le Carême au cours de cette Année de la Foi. Selon ce qu’indique le site diocésain, du 13 au 14 février, dans la Cathédrale diocésaine, a eu lieu la retraite spirituelle de Carême promue sous le titre « consolider la foi, proclamer l’Evangile ». Au cours de ces deux journées, les fidèles se sont concentrés sur la foi, ils ont prié, récité le rosaire et célébré ensemble l’Eucharistie, le Chemin de Croix outre à partager des témoignages de foi de prêtres, de religieuses et de fidèles laïcs. Dans le cadre de l’Année de la Foi, afin de répondre à l’indication du Pape Benoît XVI, le Diocèse a lancé une initiative insolite : celle des confessions « itinérantes ». Grâce à cette initiative, le 15 février, 11 prêtres étaient à disposition des plus de 2.000 fidèles de la Paroisse de Le Qing. La « nouvelle » confession est parvenue par ailleurs à faire en sorte que de nombreux fidèles se rapprochent de l’Eglise. La prochaine rencontre de confession « itinérante » aura lieu à la fin du mois de février dans une Paroisse qui doit encore être choisie. (NZ) (Agence Fides 18/02/2013)

ASIE/SYRIE - L’Eglise ne verse pas de rançons en faveur des personnes enlevées mais offre des prières

Alep (Agence Fides) – L’Eglise syrienne, dans toutes ses articulations et communautés, n’a jamais versé et ne versera jamais de rançons pour obtenir la libération des chrétiens enlevés. Les fidèles demandent à la communauté internationale un soutien afin de bloquer cette pratique inhumaine, qui prend pour cible tous les citoyens syriens. Ils invitent les chrétiens du monde à offrir des prières et des sacrifices spirituels pour les victimes. C’est ce qu’indiquent à l’Agence Fides des sources autorisées au sein de l’Eglise catholique en Syrie, précisant que toute campagne de « rédemption » des personnes enlevées – actuellement deux prêtres se trouvent entre les mains de bandes criminelles – est une campagne de nature entièrement spirituelle et n’implique aucune collecte de fonds. Le Père Alberto Barattero, des Missionnaires du Verbe Incarné, dans une note parvenue à Fides, indique que les religieux de sa fraternité ne s’occupent pas de « collecter des fonds » pour les personnes enlevées mais qu’ils poursuivront leur action de solidarité vis-à-vis des familles, chrétiennes ou non, qui souffrent de pauvreté et de leur évacuation à cause du conflit. (PA) (Agence Fides 18/02/2013)

ASIE/PAKISTAN - Les enfants, « évangélisateurs » dans le cadre de l’Année de la Foi

Lahore (Agence Fides) – Au cours de cette Année de la Foi proclamée par le Pape Benoît XVI, l’œuvre d’évangélisation de l’Eglise au Pakistan passe au travers des enfants. En parcourant leur chemin chrétien et en redécouvrant leur foi, les enfants du Pakistan deviennent « d’authentiques évangélisateurs » : c’est ce qu’affirme l’Eglise au Pakistan qui a célébré hier à Lahore, une Journée de l’Enfance missionnaire. Ainsi que cela a été indiqué à Fides, des centaines d’enfants étaient présents dans l’église Saint Joseph, sous la conduite du Père Francis Nadeem OFM Cap. et ont renouvelé leur engagement à vivre et à approfondir leur foi chrétienne au travers d’un parcours de catéchèse et d’étude. Ils se sont également engagés à rendre un témoignage chrétien dans les milieux où ils vivent : en famille, à l’école et dans la société. « Les enfants ont un grand rôle à jouer à l’intérieur de la communauté chrétienne et pour aider d’autres enfants dans le besoin » a souligné le Père Nadeem. Le prêtre a exhorté les jeunes « à grandir dans l’action missionnaire, en aidant les pauvres, les handicapés, les orphelins et les enfants des rues, offrant ainsi une contribution à la société pakistanaise ». « Vous êtes la lumière du monde – a-t-il réaffirmé en s’adressant aux enfants – vous êtes la lumière de la foi, de l’amour, de la paix, qui doit se diffuser dans la société ». Au cours de la célébration eucharistique, les enfants ont récité la prière « Dieu, fais de moi un instrument de Ta paix » attribuée à Saint François d’Assise et ils ont également voulu prier intensément et d’une manière particulière pour le Pape Benoît XVI. (PA) (Agence Fides 18/02/2013)

AFRIQUE/TANZANIE - Assassinat d’un prêtre catholique : « il s’agit du second de mes prêtres qui est touché » indique l’Evêque de Zanzibar

Zanzibar (Agence Fides) – « Nous ne savons pas pourquoi le Père Evariste a été tué et nous attendons les résultats de l’enquête de police » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Augustin Shao, Evêque de Zanzibar, où hier, Dimanche 17 février, un prêtre catholique, le Père Evariste Mushi, 55 ans, a été assassiné. « Le Père Evariste a été tué à 07h00, hier matin. Il venait d’arriver à la Cathédrale Saint Joseph de Zanzibar pour y célébrer la Messe. Le prêtre s’apprêtait à quitter sa voiture lorsque deux personnes en moto se sont approchées. Le passager de la moto a fait feu par trois fois alors que le prêtre se trouvait encore dans la voiture » déclare Mgr Shao. L’Evêque, tout en attendant les résultats de l’enquête pour déterminer le mobile du crime, pense que la mort du prêtre « doit être mise en relation avec ce qui s’est passé auparavant. Ces jours derniers, des menaces explicites d’assassiner Evêques et prêtres ont émergé, notamment par le biais de publications dans les journaux. A Noël, un autre prêtre local, le Père Ambrose Mkenda, avait été grièvement blessé dans une embuscade (voir Fides 03/01/2013). Le Père Ambrose est encore hospitalisé à cause de ses blessures. En outre, en 2012, trois églises catholiques de Zanzibar ont été incendiées et d’autres églises chrétiennes ont subi le même sort ». « Nous ne connaissons pas les dimensions du groupe qui a pris pour cible les chrétiens de l’île mais il s’agit certainement d’un groupe fort » conclut l’Evêque. « La police a annoncé avoir arrêté trois personnes suspectées d’être responsables de l’homicide du prêtre. (L.M.) (Agence Fides 18/02/2013)

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