Derniers flash de l'agence Fides

AFRIQUE/EGYPTE - Discussions à propos du Message du Patriarche copte orthodoxe contraire aux manifestations promues par des groupes de la diaspora copte

Le Caire – Le message du Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, par lequel ce dernier a exprimé sa contrariété aux manifestations promues aux Etats-Unis par des groupes de la diaspora pour protester contre les récentes violences sectaires enregistrées à l’encontre des communautés chrétiennes coptes dans différentes zones du territoire égyptien continue à faire discuter tant en Egypte que dans les communautés coptes éparpillées de par le monde. Cette intervention, diffusée au tout début du mois par le Patriarche copte orthodoxe s’est voulu un net désaveu du vaste programme d’initiatives prévues surtout aux Etats-Unis où déjà à la fin du mois de juillet, des militants de différents partis coptes avaient organisé un sit-in devant la Maison Blanche. Dans son intervention, le Patriarche copte orthodoxe a souligné que de telles manifestations peuvent « provoquer un grave dommage à l’Egypte » et créer l’embarras parmi les dirigeants, allant jusqu’à fomenter des conflits avec les autorités civiles. Les manifestations en question, selon le Patriarche copte orthodoxe « n’obtiennent aucun résultat » si ce n’est celui de « déformer l’image de l’Egypte » tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Le Patriarche copte orthodoxe a également souligné dans ce cadre que, « nous en Egypte, savons mieux affronter nos problèmes et nos contretemps », demandant « pour amour du Christ » à tous les groupes de la diaspora de mettre un terme aux manifestations déjà prévues. « Les circonstances actuelles – a ajouté Tawadros II – sont très différentes de ce qu’elles étaient voici cinq ou dix ans et nous ne pouvons continuer à traiter avec de vieilles méthodes les événements en voie d’évolution ».Déjà à la fin du mois de juillet , des milieux du Patriarcat copte orthodoxe avaient mis en garde contre de possibles instrumentalisations, se méfiant de l’organisation à l’étranger de mobilisations et de campagnes publiques qui pouvaient être perçues comme des tentatives d’ingérence dans les affaires intérieures égyptiennes de la part d’organisations et de groupes étrangers. L’écrivain égyptien Michel Fahmy avait été l’auteur d’une dure polémique contre de telles manifestations, organisées par des membres de la diaspora copte égyptienne, qu’il avait qualifié de « stupidités ou de trahison ».

ASIE/INDE - Première intervention du Camillian Disaster Service International dans la zone de Bihar

Patna – « Une tragédie annoncée, c’est ainsi qu’est qualifiée, par un journaliste de News 18, l’une des chaînes d’actualité indiennes, l’inondation qui a frappé en particulier la région de Bihar, à la frontière avec le Népal. Pour le moment, peu de données certaines sont disponibles et elles sont toutes tragiques ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides Marco Iazzolino, Vice-coordinateur international de la Camillian task force, organisme de l’Ordre des Ministres des Infirmes – Camilliens, active depuis 2001. « Plus de 2 millions de personnes auraient été touchées, des centaines de milliers auraient évacué la zone, sachant que le nombre des morts devrait être au moins d’une centaine. Ce qui est sûr est que l’inondation a été causée par les pluies intenses tombées dans la zone du Terai qui ont fait déborder les cours d’eau en aval, en Inde ». « Tout cela ne suffit pas à décrire le caractère dramatique des demandes d’aide qui parviennent aux religieux camilliens en Inde – poursuit Marco Iazzolino. En tant que Camilliens, nous venons de terminer le processus formel de reconnaissance d’une Fondation dénommée Camillian Disaster Service International qui a donné une forme et une continuité à l’action de la Camillian task force. Pour porter notre solidarité, CADIS Inde, avec la Caritas, ont en quelques heures seulement, décidé de créer une équipe d’intervention d’urgence qui aide dans le cadre de la première phase d’urgence et accompagnera une seconde phase de soutien. L’équipe de CADIS Inde s’est réunie à Bangalore pour faire le point sur la logistique et mener une action d’orientation en vue de son départ pour Patna, la capitale du Bihar et épicentre des dommages provoqués ces jours-ci par les inondations. L’équipe en question est composée de sept personnes, conduites par le Père Shju et de Joji de CADIS Inde et par Sœur Stepheena, médecin. Est également prévue la présence de 4 infirmières qui auront pour mission de faire face à la première phase de l’intervention à laquelle suivront des actions structurées. Après un premier moment, au centre diocésain de Patna, où seront recueillis des médicaments, l’équipe se rendra dans le district de Supaul, où elle sera accueillie par la communauté locale et créera avec la population la première plateforme logistique destinée aux aides dans la zone » conclut le responsable de l’équipe.

EUROPE/ITALIE - Le CUAMM, supporteur de l’Afrique dans le cadre des Jeux olympiques

Padoue – A l’occasion des Jeux olympiques de Rio, l’ONG Médecins avec l’Afrique CUAMM ne peut que se faire supporteur des personnes desquelles elle est proche chaque jour sur le terrain. En particulier, le CUAMM suivra les aventures olympiques de la Tanzanie, pays dans lequel elle est présente et qui a fait parlé de lui comme la première nation à confirmer la présence de ses athlètes. « Nous serons au premier rang parmi les spectateurs également pour la présence de la première Equipe olympique de réfugiés, des athlètes de différentes nationalités qui participeront aux JO sous le drapeau du Comité olympique international parce que réfugiés » peut-on lire dans le communiqué que le CUAMM a envoyé à l’Agence Fides. « Il s’agit d’hommes et de femmes courageux et déterminés qui sont non seulement des sportifs mais également des témoins d’un message d’espérance pour tous les réfugiés du monde » continue le communiqué. « Nous soutiendrons Yonas Kinde, qui court le marathon après avoir fui l’Ethiopie en 2013. Il a 36 ans et, depuis 2013, il réside au Luxembourg sous protection internationale. Nous soutiendrons également James Nyang Chiengjiek, né en 1988, originaire du Soudan du Sud qui vit depuis des années dans le camp de Kukuma, au Kenya. Il n’a jamais cessé de s’entraîner et il courra les 400 mètres à Rio. Il vit et s’entraîne avec son compatriote, Yiech Pur Biel, en fuite depuis 2005, qui courra quant à lui le 800 mètres. Nous soutiendrons aussi Paulo Amotun Lokoro, qui a quitté le Soudan du Sud pour se réfugier à Kukuma et est prêt à défier de nombreux spécialistes africains du 1.500 mètres. Nous citerons aussi deux soudanaises, Rose Nathike Lokonyen et Anjelina Nadai Lohalith, la première étant appelée à courir les 800 mètres alors que la seconde concourra le 1.500 mètres ». Médecins avec l’Afrique soutient aussi tous les athlètes africains présents aux JO, synonyme de compétition mais également d’intégration et de croissance, sociale et culturelle.

AMERIQUE/COLOMBIE - Prière pour les militaires chargés de la bonification des mines lors de la commémoration des 197 ans de la constitution des forces armées nationales

Bogotà – Au cours de la commémoration des 197 ans de la constitution des forces armées nationales, l’Evêque aux armées, S.Exc. Mgr Fabio Suescun, a déclaré que les colombiens désirent un changement en direction d’une Colombie en paix, où les enfants et les agriculteurs sont protégés tout comme les ressources du pays.Après une prière face aux troupes, l’Evêque a déclaré : « Nous voulons que tout doit différent, qu’il n’y ait plus de morts, plus de victimes à cause des mines dans notre pays, plus d’effusion de sang ».« Nous voulons, Seigneur, un pays dans lequel les enfants puissent jouer et aller à l’école, dans lequel les agriculteurs puissent cultiver leur terre » a déclaré l’Evêque au cours de la prière.La célébration d’hier, Dimanche 7 août, a été organisée pour offrir cette prière préparée par l’Eglise catholique en faveur des militaires devant bonifier de nombreuses zones du pays où se trouvent encore des mines prédisposées dans le cadre de la lutte contre les groupes armés au cours du conflit interne.Il n’existe pas de chiffres précis relatifs aux nombres de morts et de blessés causés par les mines mais la bonification de zones minées a toujours représenter une opération très dangereuse pour les militaires qui en sont chargés, notamment à cause de la nature très accidentée du terrain.

ASIE/JAPON - Message des Evêques du Japon pour les dix jours pour la paix

Tokyo – En réponse au fort « Appel pour la Paix » d’Hiroshima lancé par Saint Jean Paul II le 25 février 1981, la Conférence épiscopale du Japon a fait de la période allant du 6 au 15 août « Les dix jours pour la paix ». Ces journées ont été choisies en ce qu’ils rappellent l’explosion de la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki ainsi que la commémoration de la fin de la II° Guerre mondiale. Cette année marque le 35ème anniversaire de l’initiative.« La paix dans le monde s’est brisée et se trouve constamment menacée par des événements tels que la guerre syrienne, les actions terroristes des fondamentalistes et autres, les conflits armés qui impliquent le contrôle des ressources et veulent seulement exprimer la force. De nombreuses personnes, dont des femmes et des enfants, sont tuées ou blessées, contraints à fuir de chez elles, privées d’une vie normale et de la vie elle-même. Les attaques terroristes interviennent dans les plus grandes villes en Europe, aux Etats-Unis ou dans des nations musulmanes. De nombreux japonais en ont également été victimes » indique la note parvenue à Fides.« Avec la force de l’humanité et la grâce de Dieu, nous voulons réaliser l’idéal élevé consistant non seulement à éliminer les armes nucléaires mais tous les types d’armes et la violence du monde. A l’intérieur de notre pays, nous ne pouvons nous montrer indifférents aux homicides qui ont lieu chaque jour ou à la discrimination basée sur la nationalité, la culture ou le sexe, pas plus qu’à la violence domestique, aux expressions de haine, au harcèlement sexuel ou de pouvoir.Il n’est pas de paix là où quelqu’un est exclu, dominé, n’est pas respecté ou se trouve discriminé. En faisant des efforts pour compléter la réalisation et le bonheur du cœur et du corps, le travail et la vie privée et les relations avec Dieu et les personnes en particulier, nous devons commencer à construire la paix au-dedans de nous. Nous tous pouvons le faire et nous devons tous le faire. Telle est la voie sûre pour réaliser la paix dans le monde » conclut le texte.

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Appel d’un pasteur évangélique contre les homicides ethniques

Juba – « Si nous ne voulons pas finir comme la Somalie, nous devons arrêter de commettre des homicides tribaux et apprendre en revanche à vivre ensemble comme des frères et sœurs » a déclaré « l’évêque » Elias Taban de l’église évangélique presbytérienne de Yei, mettant en garde la population du Soudan du Sud contre la haine et les meurtres ethniques dans tout le pays.Le pasteur évangélique a dénoncé les meurtres de vagabonds perpétrés sur base ethnique perpétrés dans les rues du pays. « Le meurtre sélectif dans nos rues constitue notre principal problème et nous devons le reconnaître sans honte et sans peur. Il faut y mettre fin si nous voulons la paix dans le pays » a déclaré Elias Taban.Le responsable évangélique a souligné que le slogan populaire du Soudan du Sud « One Persone One Nation » sera privé de signification si les citoyens se tuent réciproquement sur la base de leurs ethnies.Elias Taban a conseillé aux sud soudanais d’embrasser la diversité ethnique pour le bien de la paix et du développement du pays. « Tu dois être fier de ta tribu – a-t-il déclaré. Je suis Kaliko en terme de tribu et je suis fier de l’être. Par suite, si tu es Dinka, Nuer, Kakwa, Pajulu, tu dois être fier de l’être » a-t-il conclu.Entre temps, la situation dans le pays demeure précaire après les affrontements entre les forces du Président Salva Kiir et celle de l’ancien Premier Vice-président, Riek Machar. Le gouvernement de Juba a accepté « en principe » le déploiement d’une force régionale venant appuyer les 12.000 Casques bleus déjà présents afin de contribuer à l’application de l’accord de paix d’août 2015 et d’assurer la protection et l’assistance humanitaire aux civils.

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Fort tassement de l’ANC dans le cadre des élections locales

Johannesburg – L’ANC , le parti aux affaires depuis 1994, époque de la fin du régime de l’apartheid, a subi un fort tassement lors des élections municipales du 3 août. Les résultats partiels, rendus publics aujourd’hui, 6 août, voient en effet le parti qui fut celui de Nelson Mandela perdre la ville du Cap et Port Elizabeth au profit du principal parti d’opposition, la Democratic Alliance , qui se trouve par ailleurs en tête dans le décompte des voix, pas encore définitif, à Johannesburg et à Pretoria. A Johannesburg, est envisagé dans tous les cas la possibilité de formation d’une municipalité de coalition en ce que les données partielles ne donnent aucun parti en mesure d’obtenir une victoire lui permettant de gouverner seul.La DA, parti dans lequel se reconnaît la minorité blanche du pays, a remporté la victoire grâce à son nouveau responsable, Mmusi Maimane, qui a accusé l’ANC d’être coupable de la corruption et du fort chômage qui règne en Afrique du Sud.On notera également le bon résultat obtenu par le parti de gauche Economic Freedom Fighters de Julius Malema, responsable de la Jeunesse de l’ANC.Au niveau national, l’ANC, avec 54% des suffrages exprimés, demeure encore le premier parti du pays mais subit un fort recul par rapport aux élections de 2014, dans le cadre desquelles il avait obtenu 61% des voix au niveau national.Le Président, Jacob Zuma, est critiqué suite à divers scandales et pour la gestion de l’économie.A la veille de la consultation, les Evêques catholiques avaient souhaité « un leadership éthique » pour le gouvernement des villes et, en perspective, pour celui du pays .

ASIE/PAKISTAN - La Parole de Dieu, phare pour la vie des jeunes

Hyderabad – La Parole de Dieu est un phare dans la vie des jeunes catholiques pakistanais. C’est dans cette perspective que la Commission pour les Jeunes du Diocèse d’Hyderabad, dont le territoire se trouve dans la province du Sindh, a organisé ces jours derniers un cours biblique spécial de trois jours, tenu par l’Archevêque émérite du lieu, S.Exc. Mgr Evarist Pinto, spécialiste bien connu de l’Ecriture Sainte. Ainsi que l’a appris Fides, Mgr Pinto, s’adressant aux 60 jeunes présents, a insisté sur l’importance de lire et de méditer la Parole de Dieu, parlant de l’approche des fidèles à la Bible et aidant les jeunes à surmonter les difficultés pouvant surgir en lisant la Bible, en expliquant les notions de base.Au cours a également participé le coordinateur du mouvement Jesus Youth au Pakistan, Ayyaz Gulzar, lequel a insisté sur « l’amour de Dieu pour Sa Création et en particulier pour les êtres humains », présentant par la suite aux participants le charisme et la spiritualité du mouvement en question. Le cours s’est achevé par une Lectio Divina guidée par Mgr Pinto, qui a accompagné les jeunes dans cette pratique d’approche de la Bible, en les aidant à la pratiquer personnellement.Dans le cadre du cours, Mgr Pinto a eu également l’occasion d’illustrer les lettres de Saint Paul et le livre de l’Apocalypse de Saint Jean, en expliquant significations et symboles alors qu’Ayyaz Gulzar a contribué à faire prendre conscience de l’importante contribution des jeunes à l’Eglise, les encourageant à se concentrer sur la formation personnelle et à être « vibrants dans les œuvres missionnaires au sein de leurs Paroisses ».Au terme du cours, l’Archevêque d’Hyderabad, S.Exc. Mgr Samson Shukardin, a invité les jeunes à « demeurer enracinés dans la Parole de Dieu ».

AMERIQUE/ETATS UNIS - Découverte du corps du séminariste disparu après avoir sauvé une femme de la noyade

Kansas – Le corps de Brian Bergkamp, le séminariste disparu le 9 juillet dernier dans le fleuve Arkansas après avoir sauvé une femme de la noyade, a été retrouvé .Le 1er août, les autorités de Wichita ont annoncé que le bureau du médecin légiste avait formellement reconnu comme étant celui de Brian Bergkamp le corps récupéré fin juillet dans le fleuve.« Continuons à prier pour la famille de Brian » – affirme un communiqué du Diocèse de Wichita, qui ajoute : « rendons grâce à Dieu pour l’abondance de grâce qu’Il distribue afin de soutenir tous ceux qui sont frappés par la mort de Brian, et pour les membres de l’équipe de secours et le personnel de la police et des pompiers de Wichita, ainsi que pour tous ceux qui ont offert leur aide au cours de la tragédie ».

EUROPE/ESPAGNE - Plus de 3.000 migrants assistés par le Diocèse de Cadix et Ceuta en 2015

Cadix – En 2015, 3.006 immigrés ont été assistés par le Service social de la Fondation Tierra de Todos, centre d’assistance et de formation du Diocèse de Cadix et Ceuta.En outre, 1.633 personnes ont été aidées par le Service juridique et 328 autres par le Service d’orientation pour le travail. Outre à cela, la Fondation a accueilli 50 personnes à son siège alors qu’une centaine de familles d’immigrés en situation de vulnérabilité ont été soutenues et aidées par des donations en nourriture etc. La majeure partie des immigrés provient du continent africain avec une significative présence de personnes de nationalité marocaine.La présentation du rapport d’activités de l’année 2015 de la Fondation a eu lieu hier en présence de l’Evêque du Diocèse, S.Exc. Mgr Rafael Zornoza Boy, Evêque de Cadix et Ceuta qui a fait l’éloge du travail réalisé.L’Evêque a rappelé la situation du détroit de Gibraltar, où « nous assistons actuellement à la tragédie de ceux qui veulent traverser le détroit à l’aide d’embarcations, de zodiaques ou de manières dangereuses et illégales avec pour conséquences des morts violentes, des naufrages et des catastrophes ».

AFRIQUE/ETHIOPIE - Trois athlètes de la Préfecture apostolique de Robe aux Jeux olympiques de Rio

Kofale – Les Jeux olympiques viennent de s’ouvrir à Rio de Janeiro, au Brésil et parmi les nombreuses disciplines, dans le secteur de l’athlétisme sont très attendus trois athlètes provenant du Centre d’Athlétisme de Kofale, dans la région de l’Oromie. C’est ce qu’a raconté à l’Agence Fides, le Père Angelo Antolini, Préfet apostolique de Robe, qui subventionne la structure, sans aucun autre sponsor. « Le Centre – indique le Préfet apostolique – sert de vivier pour les athlètes de fond et de demi-fond. Il s’agit de trois jeunes : deux jeunes filles, Galete Burka, spécialiste des 10.000 mètres, appartenant à l’Equipe de la Police d’Oromo, de Bessu Sado, spécialiste du 1.500 mètres, appartenant à l’Equipe de la ville d’Adama, et d’un jeune homme, Aman Wate, spécialiste du 1.500 mètres appartenant à l’Equipe de la Police d’Oromo. Ce sont des jeunes de Kofale, ayant grandi au sein de notre vivier et qui sont maintenant membres d’équipes nationales d’athlétisme. « Dans notre vivier, nous fournissons les structures athlétiques ainsi que tout le nécessaire pour l’entraînement. Dans l’ensemble, en 15 ans, nous avons fourni à des équipes nationales 34 jeunes : 22 jeunes gens et 12 jeunes filles, le tout aux frais de la Préfecture apostolique ». « Il s’agit pour nous d’une grande victoire. Nous invitons tous nos amis à encourager ces trois jeunes » conclut le Préfet apostolique.

ASIE/CHINE - Retour à la Maison du Père de S.Exc. Mgr Huang Shoucheng, Evêque de Xiapu

Funing – Le samedi 30 juillet 2016, à 11.00 locales, à l’âge de 93 ans, S.Exc. Mgr Vincent Huang Shoucheng, Evêque diocésain de Xiapu , en province du Fujian , a rendu son âme à Dieu. Le 15 mai dernier, il avait été hospitalisé, suite à l’aggravation de ses conditions de santé et, s’étant repris, il désirait mourir chez lui, ce qui a été le cas par la suite.Le Prélat est né le 23 juillet 1923 à Kangcuo dans les environs de Fu’an au sein d’une famille de tradition catholique. Il avait fréquenté le Petit Séminaire de Luojiang et avait suivi ses études de philosophie et de théologie au Grand Séminaire de Fuzhou. Le 26 juin 1949, il avait été ordonné prêtre par l’Administrateur apostolique de Funing, S.Exc. Mgr Thomas Niu Huiqing.Après son ordination, il a enseigné au Petit Séminaire de Funing et a été Curé à Xiapu et dans d’autres Paroisses. Il annonçait l’Evangile du Christ avec un zèle apostolique. Au cours de ses plus de 60 années de sacerdoce, Mgr Huang a passé plus de 35 années en prison, aux travaux forcés et en résidence surveillée, fournissant un témoignage de foi héroïque, de fidélité inconditionnelle au Successeur de Saint Pierre et de communion profonde avec l’Eglise universelle.Le 9 janvier 1985, il a reçu l’ordination épiscopale des mains de S.Exc. Mgr Paul Liu Shuhe, Evêque de Yixian, en vue de la charge de coadjuteur de S.Exc. Mgr Xie Shiguang, Evêque de Xiapu. Après la mort de ce dernier, le 20 août 2005, il lui a succédé, devenant ainsi l’Ordinaire de Xiapu . Le 27 décembre 2008, il a ordonné, en qualité de son coadjuteur, S.Exc. Mgr Vincent Guo Xijin, garantissant ainsi la succession au sein du Diocèse. Le défunt Prélat, bien qu’il n’ait pas été reconnu par les autorités civiles, exerçait avec zèle apostolique le ministère de la prédication, tenait des rencontres avec le clergé et avec les religieuses, promouvait la pastorale des vocations et suivait avec soin la formation des prêtres, des religieuses et des fidèles laïcs.Sous sa conduite, le Diocèse de Xiapu – connu aussi sous le nom de Diocèse de Funing/Mindong – a connu une croissance notable. Ceux qui l’ont connu se souviennent de lui comme d’un grand Pasteur, courageux, patient, humble, plein de foi et dévoué à l’Evangélisation. Le Diocèse compte aujourd’hui environ 90.000 catholiques, plus de 60 prêtres, 200 religieuses et 300 autres vierges consacrées engagées dans l’Evangélisation.Les obsèques de l’Evêque ont eu lieu le 2 août dans sa Cathédrale en présence de milliers de fidèles qui ont rendu hommage à sa dépouille mortelle.

ASIE/PHILIPPINES - Campagne de l’Eglise contre les exécutions sommaires

Manille – « Tu ne tueras point » : tel est le titre de la campagne lancée par l’Eglise catholique aux Philippines pour promouvoir le respect de la vie humaine et déplorer une longue série d’exécutions sommaires actuellement en cours dans le pays. Selon des données fournies pas des ONG, le nombre de victimes de cette pratique est de plus de 400 au cours de ces derniers mois. Nombreux sont ceux qui considèrent le nouveau Président, Rodrigo Duterte, directement ou indirectement responsable de ces actes, vu l’accent qu’il a voulu mettre sur la sécurité et le « respect de la loi et de l’ordre », lequel pousse les forces de police – et les équipes de surveillance connues sous le nom de « vigilantes » - à éliminer des criminels de droit commun, surtout liés au trafic de drogue.Lancée ces dernières semaines à Manille, la campagne vise à réunir les familles des victimes des exécutions sommaires. Le Père Atilano Fajardo , l’un des promoteurs, a invité les familles à participer à une Messe, à prier et à s’unir à la sensibilisation au respect de la dignité humaine.La Conférence épiscopale des Philippines a diffusé, ces dernières semaines, un appel officiel portant la signature de son Président, S.Exc. Mgr Socrates Villegas, Archevêque de Lingayen-Dagupan, et adressé en particulier aux forces de l’ordre, qui se voient exhorter à « conserver leur humanité » face aux criminels et aux trafiquants de drogue.« Il est possible d’ouvrir le feu pour tuer seulement en cas de légitime défense ou pour défendre d’autres personnes » affirme le texte, poursuivant : « tuer un suspect n’est pas moralement justifiable », pas même si celui-ci tente de fuir.Le message déplore également la pratique consistant à « obtenir une récompense sonnante et trébuchante pour tuer une autre personne » et réaffirme qu’il est « du devoir moral de tout chrétien de signaler toute les formes de recours abusif à des gardes privés » en ce que ces derniers tuent avec facilité, sans que l’Etat de droit soit respecté et dans la plus complète impunité. Le texte demande « justice et légalité » dans le respect de la dignité de toute personne humaine.

AFRIQUE/ZIMBABWE - Menace de répression de l’armée, dans les rues et sur Internet, adressée à la dissidence

Harare – L’armée est prête à faire son devoir pour réprimer les désordres et lutter contre « les détracteurs de notre pays qui utilisent des instruments électroniques pour mobiliser la population afin qu’elle commette des activités illégales ». C’est ce qu’a déclaré le GCA Philip Valerio Sibanda, Commandant de l’armée du Zimbabwe, dans un entretien accordé au quotidien gouvernemental The Herald.Selon le Général, certaines Ambassades étrangères seraient impliquées dans la sponsorisation de manifestations violentes de l’opposition, à leur tour durement réprimées par les forces de police. La dernière par ordre chronologique a été celle du 3 août, violemment réprimée par la police qui a fait usage de matraques et de gaz lacrymogènes.Le Commandant de l’armée a fait explicitement référence aux réseaux sociaux utilisés pour organiser les manifestations, affirmant qu’il s’agit d’une « forme de guerre cybernétique » que les militaires sont prêts à affronter.Il s’agit d’une claire référence au mouvement #ThisFlag d’Evan Mawarire, un pasteur protestant qui utilise les réseaux sociaux pour inviter la population à faire grève et à descendre dans les rues contre le gouvernement du Président Robert Mugabe et la très grave crise économique et sociale que traverse le pays . La prise de position du Commandant de l’armée est significative en ce que, voici deux semaines, les vétérans de la guerre d’indépendance avaient dénoncé le comportement « dictatorial » de Robert Mugabe, demandant à ce que soit affrontée la question de la succession du Président, désormais âgé de 92 ans.

AFRIQUE/MALAWI - Chasse aux albinos provoquée par la très grande misère due à la sécheresse

Lilongwe – Plus de 12 millions de personnes risquent la faim en Afrique australe selon les indications de la FAO – l’agence alimentaire de l’ONU – à cause de la sécheresse causée par El Nino, phénomène provoqué par le réchauffement des eaux du Pacifique sud qui influence le climat dans presque l’ensemble du globe.Les pays les plus touchés sont l’Angola, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Swaziland, le Zimbabwe et Madagascar.Du Malawi, parvient à l’Agence Fides le témoignage dramatique du Père Piergiorgio Gamba, missionnaire montfortain. « Pauvres nous l’avons toujours été – disent les gens – mais jamais comme cette année nous ne vivons mal le manque de nourriture » raconte le Père Gamba.Le missionnaire indique que la très grave pénurie de denrées alimentaires a actuellement des conséquences sociales particulièrement lourdes. « S’il est difficile de bien vivre la pauvreté, celle de cette année crée des situations qui ne s’étaient jamais présentées, comme par exemple la chasse aux personnes affectées par l’albinisme parce que, selon les croyances de la sorcellerie, posséder un morceau du corps d’un albinos entraîne une richesse immédiate. Un père a ainsi vendu son fils de neuf ans pour un peu plus de 1.000 €uros ».« Le gouvernement a par ailleurs accentué la pression fiscale au point de taxer même les cahiers d’écoliers, des cahiers qui sont coupés en deux pour les faire durer plus longtemps et les partager avec d’autres écoliers » conclut le missionnaire.

ASIE/LIBAN - Réouverture d’un Centre destiné aux femmes réfugiées de la part de Caritas Liban

Beyrouth – Constituer un lieu pour accueillir, prendre en charge et accompagner les femmes étrangères, souvent réfugiées au Liban et demeurées seules ou marginalisées, avec le risque d’être victimes de violences : tel est le but du refuge « Le Chêne », centre de premier accueil réservé aux femmes que Caritas Liban a rouvert récemment, en le transformant en un lieu confortable, sûr et accueillant pour les femmes et leurs enfants. « Nombre des hôtes fuient des abus tels que les violences domestiques, le trafic d’êtres humains ou la violence toujours plus généralisée et répandue à l’encontre des réfugiés » indique une note de Caritas Liban. Bien que le centre accueille des femmes de différentes nationalités, la majeure partie d’entre elles sont des réfugiées syriennes.Les femmes reçoivent une protection et une assistance médicale, légale et psychosociale ainsi que matérielle et leur séjour peut durer plusieurs semaines voire parfois des mois. Les femmes sont accompagner afin de trouver une solution de vie soutenable après leur séjour au centre. Ce dernier peut accueillir jusqu’à 30 femmes avec leurs enfants et, ainsi que l’affirme la Caritas, il est toujours plein, au maximum de sa capacité.

AMERIQUE/CHILI - Nouvel incendie criminel contre une église

Ercilla – Un groupe de personnes non identifiées a attaqué et incendié une église catholique à Pidima , sur le territoire de la commune d’Ercilla aux premières heures du 4 août. L’église a été totalement détruite malgré l’action de quatre unités de pompiers arrivées sur place.Sur le lieu de l’incendie ont été trouvées des inscriptions favorables à la cause Mapuche, comme dans des cas analogues se répétant dans différentes parties de la région. Dans ce cas, cependant, les inscriptions rejettent les négociations promues par les autorités.Plus d’une dizaine d’églises et de chapelles ont été incendiées au cours des premiers mois de cette année et ces actes ont toujours été caractérisés par la présence de messages relatifs aux graves problèmes des Mapuches, irrésolus depuis plus d’un siècle même si les incendies frappant les églises demeurent en eux-mêmes incompréhensibles.

ASIE/INDIE - Etudes bibliques pour enseigner le pardon aux croyants de toutes les religions dans le cadre de l’Année de la Miséricorde

Nagpur – Fréquenter et suivre le Cours d’études bibliques promu dans le cadre de l’Année de la Miséricorde par le Centre d’information catholique de Nagpur, dans le centre de l’Inde, a donné à Sushma Suryawanshi, bouddhiste devenue chrétienne , « la force de pardonner ceux qui m’ont fait du mal ». Il s’agit là de l’un des témoignages recueillis par le Centre d’information catholique de Nagpur, structure pastorale qui vient de fêter son premier anniversaire.Ainsi que cela a été indiqué à Fides par le CIC, Sushma Suryawanshi a raconté : « En connaissant mieux la figure du Christ, j’ai pu pardonner et aimer profondément mon mari qui faisait abus de boissons alcoolisées. De Jésus, j’ai reçu la force de pardonner et d’aimer les personnes qui m’ont accusé injustement ».Les promoteurs du Centre ont proposé ses études bibliques aux hindous, aux musulmans et aux chrétiens : « La Sainte Bible a été écrite voici des siècles mais ses versets sont utiles pour le temps présent afin d’avoir une vie heureuse. C’est pourquoi nous devons lire la Bible en prière et comprendre la signification profonde des paroles de Jésus » affirment-ils.Parmi les promoteurs du CIC se trouve notamment l’Archevêque de Nagpur, S.Exc. Mgr Abraham Viruthakulangara, qui a eu l’idée de diffuser et d’ouvrir les cours bibliques aux laïcs afin de favoriser « une plus grande compréhension du message de la Bible ». L’Archevêque, avec le soutien décisif de la Congrégation des Filles de Saint Paul, a encouragé les laïcs à participer au cours et les a invités à suivre l’exemple de Jésus en matière de pardon et de miséricorde.En un an d’action pastorale, le CIC a touché de nombreuses personnes et est entré en relation avec de nombreuses organisations sur le territoire de Nagpur, indépendamment des différences religieuses. « Nous sommes disposés à rentrer en relation avec des personnes et des organismes qui désirent parler avec nous et à les écouter » a expliqué à Fides Sœur Suman Tigga, des Filles de Saint Paul, Directrice du CIC. Les cours promus par le Centre sont diffusés dans toutes les Paroisses de l’Archidiocèse et les activités comprennent des rencontres interreligieuses et des événements destinés aux enfants, aux personnes âgées et aux catéchistes réalisés également au travers du recours aux technologies modernes.

AFRIQUE/RD CONGO - Appel de la Conférence épiscopale en faveur d’un « dialogue national d’ici la fin du mois d’août pour ne pas aggraver les tensions »

Kinshasa - La vie politique congolaise se polarise actuellement autour de l’affrontement entre le Président, Joseph Kabila, qui semble désormais avoir l’intention de demeurer en fonction y compris après l’échéance de son second mandat, le 20 décembre prochain, et son principal opposant, Etienne Tshisekedi, qui, lors d’une réunion publique tenue le 31 juillet, a envoyé « un avis d’expulsion » de trois mois à compter du 19 septembre, date de convocation de l’électorat en vue des élections présidentielles .Comme on s’en souviendra, la date des élections présidentielles n’a pas encore été fixée et l’on se dirige vers une prorogation du mandat de Joseph Kabila au-delà de son échéance naturelle, un intérim qui risque, selon les craintes de l’opposition, de se transformer en une sorte de mandat à vie en faveur de Joseph Kabila.Dans ce cadre de tension, le 22 juillet déjà, dans un communiqué de presse, les Evêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo avaient demandé « à tous les représentants politiques, de se mettre autour d’une table en vue d’un dialogue national sincère, devenu désormais le chemin inévitable pour relancer le processus électoral dans le respect de la Constitution et pour éviter, de cette manière, le chaos. Vue l’urgence, nous leur demandons de tenir ce dialogue au cours du mois d’août. Tout report ne ferait qu’aggraver les tensions. Le temps qui passe ne permet plus de prolonger l’attente. Les conditions préalables posées par l’une ou l’autre partie pourront trouver une réponse dans le cadre du Comité préparatoire au dialogue. Il est indispensable de privilégier ce qui contribue à la démocratie et à la paix plutôt que de se préoccuper des postes à pourvoir ou des intérêts personnels ou partisans ».

AFRIQUE/ZAMBIE - Lettre de l’Evêque de Mongu aux fidèles en faveur de la participation aux élections, « malgré le comportement incorrect des moyens de communication d’Etat »

Lusaka – « Alors que la Zambie d’apprête à se rendre aux urnes le 11 août – mémoire de Sainte Claire d’Assise NDR – nous recherchons l’intercession de Sainte Claire, en particulier en faveur de ceux qui sont impliqués de différentes manières dans les moyens de communication » écrit S.Exc. Mgr Chinyama Chinyemba, OMI, Evêque de Mongu dans une lettre aux fidèles dont le texte a été transmis à l’Agence Fides.L’Evêque souligne que « le pays ira voter avec la conscience de la manière dont les zambiens ont permis aux moyens de communication publics - ZNBC, Times of Zambia, Daily Mail, ZANIS, NAIS – de détruire leur éthique professionnelle en parlant encore et toujours du parti au pouvoir ».« Le comportement des moyens de communication publics semble avoir laissé la Commission électorale impuissante, sachant que la main du gouvernement est présente au sein des deux institutions, et a favorisé la création de moyens de communication en ligne qui sont devenus la caisse de résonance des partis d’opposition. Du fait de ces défis en matière d’usage des moyens de communication en période électorale, la Commission électorale, après le vote de cette année, devra revoir le Code de conduite électoral dans sa partie relative aux moyens de communication » continue Mgr Chinyemba.L’Evêque de Mongu conclut en invitant les fidèles à prier pour la paix dans le pays et à se rendre aux urnes pour voter. « Armez-vous de votre bulletin de vote et non pas de panga . Votre vote et non la violence est ce qui compte en fin de compte. Pendant que vous attendez pour voter, souvenez-vous des millions de zambiens qui ne peuvent pas le faire parce qu’ils sont mineurs. Si vous préférez votre égoïsme à l’avenir de ceux qui ne peuvent pas encore voter, vous serez considérez responsables » conclut l’Evêque.La Conférence épiscopale de Zambie avait déjà dénoncé les violences qui caractérisent actuellement la campagne électorale tout comme l’attitude xénophobe d’une partie de la population vis-à-vis des demandeurs d’asile présents sur le territoire .

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