Derniers flash de l'agence Fides

AMERIQUE/ARGENTINE - Rosario, la ville des enfants soldats de la drogue et du crime

Rosario – Drogue et guérillas entre les cartels les plus dangereux du continent continuent à impliquer un nombre toujours plus grand d’enfants soudoyés pour assurer le menu trafic et l’espionnage au sein de la ville argentine de Rosario. Il s’agit d’un territoire sans loi, où se succèdent les vengeances entre bandes de la drogue, tueurs à gage, chefs de la police impliqués dans des homicides et voyous. Il s’agit pourtant de l’une des villes les plus importantes d’Argentine, qui, entre 2010 et 2014, a vu doubler son taux d’homicides arrivant à 20,8% pour 100.000 habitants. Située en province de Santa Fe, à 300 Km de Buenos Aires, avec une population d’environ 1 million d’habitants, elle s’est transformée en point emblématique, le plus violent du territoire argentin, caractérisée de surcroît par la production et la vente de drogue.Selon les nouvelles parvenues à Fides, à Rosario, les trafiquants de drogue ont leurs quartiers protégés, vendent la drogue dans les tourelles de garde des bidonvilles, surveillées par ceux que les délinquants appellent les petits soldats, à savoir des jeunes de moins de 16 ans. Ces jeunes victimes gagnent 40 €uros par jour et ont pour mission de lancer l’alarme en cas d’éventuels dangers, de passer la drogue et d’en faire usage. Les bandes sont conduites par des clans très puissants, comme celui des Los Monos. La cocaïne bolivienne arrive en ville par voie de terre alors que la marijuana du Paraguay emprunte la voie fluviale. La majeure partie de ces drogues est envoyée à l’étranger ainsi que dans les quartiers de Rosario, dans les districts les plus affectés par la pauvreté à la périphérie de la ville, où les bandes locales sont impliquées toujours davantage dans une guerre brutale pour le contrôle du territoire.

AMERIQUE/MEXIQUE - Enlèvement et meurtre de deux prêtres dans l’Etat de Veracruz

Poza Rica – Le Diocèse mexicain de Papantla a confirmé au travers d’un communiqué la mort violente de deux prêtres, le Père Alejo Nabor Jiménez Juárez et le Père José Alfredo Suárez de la Cruz. Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, un premier rapport du Bureau du Procureur général de l’Etat de Veracruz indique que les deux prêtres ont été enlevés au soir du Dimanche 18 septembre dans la Paroisse de Notre-Dame de Fatima, à l’extrême périphérie de la ville de Poza Rica, dans le nord de l’Etat de Veracruz. Leurs corps sans vie ont été trouvés hier matin, 19 septembre, sur le côté de la route qui relie Papantla à Poza Rica. Un collaborateur des prêtres, qui travaillait comme sacristain et comme chauffeur, enlevé avec eux, a été retrouvé vivant. La zone a été la scène d’affrontements violents entre les cartels de la drogue pendant des années, mais le motif du double meurtre n’est pas encore clair. « Nous sommes consternés par cette nouvelle et nous prions pour leur repos éternel – écrit S.Exc. Mgr José Trinidad Zapata Ortiz, Evêque de Papantla, dans un communiqué relatif à la mort tragique des deux prêtres. « Une fois de plus, nous constatons que la violence et l’insécurité se sont enracinées dans notre société ». Dans l’attente d’explications concernant le crime fournies par les autorités, l’Evêque souhaite que la perte des deux prêtres contribue à porter la paix tant attendue et des vocations sacerdotales afin de continuer la mission évangélisatrice de l’Eglise. « Nous condamnons toute forme de violence et nous prions pour la conversion de ceux qui oublient que nous sommes frères et provoquent souffrance et mort – écrit encore Mgr Zapata Ortiz. La route de la violence et du crime génère encore plus de violence. Dieu ne veut pas la mort pas plus que la violence ou l’injustice. Dieu veut la vie. Dieu veut que nous tous vivions dans la justice, dans la dignité et dans la paix ».

ASIE/CHINE - Début d’année scolaire marqué par un pèlerinage « chez eux » pour les jeunes de Zheng Zhou

Zheng Zhou – Les jeunes du groupe juvénile du Divin Amour du Diocèse de Zheng Zhou, en province du He Nan – Chine continentale – ont débuté leur année scolaire au travers d’un pèlerinage singulier qui les a portés « chez eux » ainsi qu’ils l’ont eux-mêmes déclaré. Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, le Père Liu Jiang Dong, Directeur spirituel du groupe, a conduit les jeunes en pèlerinage dans la Paroisse de l’Immaculée Conception de Xu Chang, au sein de leur propre Diocèse. Cette Paroisse témoigne de deux siècles de foi et d’évangélisation, une histoire écrite au travers du martyre, de la persévérance, du sacrifice et du dévouement. Il n’y a donc pas eu besoin d’aller chercher des lieux lointains pour réfléchir sur sa propre foi et se recharger spirituellement en ce début de nouvelle année scolaire. Il a suffit d’aller chercher « chez soi ».Dans l’homélie qu’il leur a donné, le prêtre a encouragé les jeunes à « pérégriner avec leurs pieds comme nous l’enseigne le Catéchisme des Jeunes, à faire l’expérience de Sa vie avec nos sens, en d’autres termes à cheminer sur la route de la foi qui est difficile et longue. Ce pèlerinage constitue une occasion pour se ressourcer, pour se renouveler spirituellement, en se mettant sous la protection de Notre Mère et de la Miséricorde du Père ». Enfin, il les a invités à se rendre, avec tout l’enthousiasme propre aux jeunes, sur les routes de la vie, en invoquant Saint Louis de Gonzague, patron de la jeunesse.Après la Messe, les jeunes ont nettoyé les locaux de la Paroisse, intérieurement et extérieurement, en ramassant également les fruits de l’arbre situé dans la cour de l’église. Ils sont ensuite allés dans le parc public où des personnes, interpellées par leurs tee-shirts leur ont demandé qui ils étaient. Ils ont ainsi pu apporter toutes les explications nécessaires, faisant ainsi concrètement œuvre d’évangélisation.

AFRIQUE/EGYPTE - Soutien du Patriarche copte orthodoxe à la manifestation favorable au Président égyptien organiste à New York

Le Caire - La « dignité de l’Egypte » est confirmée par « la dignité et l’honneur avec lesquels est accueilli le Président égyptien, comme il le mérite ». C’est pourquoi les coptes égyptiens sont appelés à réserver l’accueil adéquat « à l’Egypte, représentée par son bien-aimé Président, qui arrive en terre d’immigration, en lui manifestant son accueil chaleureux avec respect, honneur et dignité ». C’est en ces termes nets et péremptoires que le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, s’est exprimé dans une lettre diffusée hier par le Patriarcat, confirmant l’appel adressé ces jours derniers par l’Archidiocèse copte orthodoxe en Amérique du Nord aux fidèles coptes résidant aux Etats-Unis afin qu’ils manifestent publiquement leur soutien au Président Abdel Fattah al Sisi au cours de sa visite à New York, dans le cadre de la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations unies.L’intervention du Patriarche vise également à répondre aux réactions négatives enregistrées au sein de certaines communautés coptes orthodoxes suite à cet appel. « De nombreuses personnes – écrit le Patriarche dans sa lettre parvenue à l’Agence Fides – peuvent être influencées par d’éventuelles informations erronées et inexactes diffusées par les moyens de communication, qui publient des mensonges et des calomnies à propos de la condition réelle des égyptiens, tant coptes que musulmans ». De tels articles, selon le Patriarche, manipulent la réalité des faits. « L’Egypte – ajoute Tawadros II – peut pour le moment ne pas être le meilleur pays du monde mais, avec ses responsables et ses citoyens, elle s’efforce de s’améliorer et de devenir l’une des meilleures sociétés au plan mondial. Ce résultat ne pourra être atteint qu’au travers de décisions importantes, de projets de longue haleine et grâce aux mains laborieuses de nos jeunes et à l’aide de nos amis ».La singulière initiative ecclésiale de l’Archidiocèse copte orthodoxe en Amérique du Nord – qui a invité les coptes résidant aux Etats-Unis à participer à une manifestation organisée pour le 20 septembre à New York, devant le siège de l’ONU, afin d’exprimer publiquement leur soutien au Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi – fait suite aux polémiques suscitées fin juillet par les manifestations organisées par des groupes de la diaspora copte y compris à Washington, devant la Maison Blanche, afin de protester contre les violences subies par les chrétiens en Egypte.Avant ces manifestations, étaient arrivées du Patriarcat copte orthodoxe des mises en garde contre de possibles instrumentalisations ainsi que l’interdiction d’organiser à l’étranger des mobilisations et des campagnes publiques pouvant être perçues comme des tentatives d’ingérence dans les affaires intérieures égyptiennes mises en œuvre par des organisations et des groupes étrangers. L’écrivain égyptien Michel Fahmy avait polémiqué à propos de telles manifestations, soulignant que seul l’Etat égyptien était en mesure de protéger également les coptes des violences sectaires, objectif qui selon lui n’était atteignable ni par les partis de la diaspora copte ni par les parlementaires coptes présents au sein du Parlement égyptien.

ASIE/PHILIPPINES - Déclarations du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires à propos de la « campagne de justice sommaire » en cours

Manille – « Dans le cadre de la campagne de justice sommaire, il existe des morts innocents. Nombreux sont ceux qui sont tués sur la base d’un simple soupçon, sans que les accusations soient vérifiées par la voie judiciaire. Cet aspect alarme l’Eglise et a été récemment réaffirmé par les Evêques ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Socrates Mesiona, prêtre résidant à Manille et Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires aux Philippines.« Chaque jour, nous entendons parler ici aussi, à Manille, de personnes tuées sur la base de soupçons ou dans le cadre d’opérations de police. A ce propos, les Evêques ont exprimé leur préoccupation. Nous en sommes à plus de 3.500 victimes d’exécutions sommaires » relève le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires.« Il est vrai que la drogue constitue une plaie grave qui afflige la nation mais ce que nous demandons est que la question soit affrontée au travers des moyens propres à l’Etat de droit et dans le respect de la vie de chaque citoyen » affirme le Père Mesiona. « Ceci pourrait constituer un point de friction entre l’Eglise et le Président Duterte, mais nous espérons que la situation pourra rentrer dans les voies de la dialectique démocratique et de la « collaboration vigilante » entre l’Eglise et les autorités politiques » remarque-t-il.« De nombreuses institutions catholiques sont activement impliquées dans l’accompagnement des toxicomanes sur la voie de la réhabilitation. Nous espérons que cet engagement continuera. De cette manière, l’Eglise fait ce qui est en son pouvoir, en se mettant au service des faibles et des personnes fragiles » conclut-il.S.Exc. Mgr Socrates Villegas, Archevêque de Lingayen-Dagupan et Président de la Conférence épiscopale des Philippines, a diffusé ces jours derniers un Message invitant les autorités de police à garantir le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine dans la lutte contre le trafic de drogue.

AFRIQUE/RD CONGO - Affrontements entre police et manifestants à Kinshasa

Kinshasa – Des affrontements sont en cours à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, entre la police et des manifestants appartenant au Rassemblement, un groupe de partis d’opposition appuyant la candidature d’Etienne Tshisekedi aux élections présidentielles, dont la date n’a toujours pas été fixée.Les manifestants scandaient des slogans tels que « Kabila doit partir », « Kabila dehors » en référence à la fin du mandat du Président Joseph Kabila, le 20 décembre prochain. Le fait qu’il n’existe pas encore de date pour les élections présidentielles, auxquelles Joseph Kabila ne peut se présenter après ses deux mandats présidentiels successifs, ainsi que l’établit la Constitution, suscite actuellement la crainte que le Président sortant ne veuille rester au pouvoir après le 20 décembre en se basant sur une décision de la Cour constitutionnelle selon laquelle, dans l’attente de la prise de fonctions de son successeur, le Président sortant demeure en exercice .A trois mois de l’échéance de ce second mandant, le Rassemblement a invité la population à descendre dans la rue pour « rappeler au Président l’avis d’expulsion ».Les partis d’opposition ont suspendu leur participation au dialogue national promu par Joseph Kabila pour surmonter la crise. La Conférence épiscopale nationale congolaise participe à ce dialogue mais a souligné, par le biais de son représentant, le Père Donatien Nshole, que « mettre au second plan l’élection présidentielle signifie bouleverser un article fondamental de la Constitution ». L’article 73 de ce document prévoit en effet que l’élection du nouveau Président ait lieu dans les 90 jours précédant la fin du mandat de son prédécesseur.

AFRIQUE/KENYA - Dénonciation d’Human Rights Watch sur le caractère non volontaire du rapatriement des réfugiés somaliens du camp de Dadaab

Nairobi – De nombreux réfugiés somaliens accueillis dans le camp de Dadaab, dans le nord-est du Kenya, « ont consenti à retourner en Somalie parce qu’ils craignent que le Kenya ne les contraigne par la force à s’en aller s’ils devaient rester » dénonce Human Rights Watch .Selon l’ONG internationale, les rapatriements de somaliens n’ont rien de « volontaires » et se trouvent en nette opposition avec l’accord de novembre 2013, signé par le Kenya, la Somalie et le Haut Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés, dans le cadre duquel les signataires s’engageaient à assurer le rapatriement volontaire des somaliens dans la sécurité et la dignité.« Selon la praxis internationale concernant les réfugiés, le rapatriement est considéré comme volontaire seulement si les réfugiés peuvent authentiquement choisir de retourner dans leur patrie et sont complètement informés sur les conditions de leur pays natal » affirme un communiqué d’HRW parvenu à Fides.En mai 2016, le gouvernement de Nairobi a annoncé un plan visant à accélérer le rapatriement des somaliens et à fermer le camp de Dadaab d’ici novembre prochain. Les Evêques kenyans ont critiqué à diverses reprises cette décision .De décembre 2014, début de la campagne de rapatriement, à la mi-août 2016, environ 24.000 réfugiés somaliens sont retournés dans leur pays en partant de Dadaab. De ce total, 18.110 sont retournés en Somalie en 2016 et 10.000 après l’annonce de la fermeture prochaine du camp.Les opérations de rapatriement ont été suspendues le 29 août, lorsque les autorités du Jubaland, la région somalienne frontalière du Kenya où se rend une grande partie des réfugiés, ont déclaré ne plus être en mesure d’assister d’autres rapatriés.

AMERIQUE/COLOMBIE - Campagnes de prévention contre le travail et l’exploitation des mineurs au sein du département de Bolivar

Magangué – L’exploitation des mineurs, garçons et filles, constitue un phénomène qui a toujours existé dans les pays de la côte caribéenne. Pour faire face à cette situation, la Police colombienne a promu une série de campagnes de sensibilisation parmi les habitants du département de Bolivar. « Les campagnes éducatives, s’adressant aux commerçants, ont été lancées sur le marché de Magangué, commune du département qui constitue le lieu le plus vulnérable où peuvent se rencontrer et se vérifier des situations de ce genre » peut-on lire dans une note diffusée par le secteur des Communications stratégiques de la Police de Bolivar. Au travers de la remise aux commerçants d’opuscules d’information et grâce à des rencontres de sensibilisation au sein des différents instituts du département, la Police de Bolivar entend coordonner des stratégies adéquates avec le secteur s’occupant de l’enfance et de l’adolescence en vue d’une protection intégrale des enfants dans les milieux de nature commerciale. Le groupe du secteur de prévention et d’éducation de la ville se chargera d’étendre ces campagnes à d’autres communes du département.

AMERIQUE/ETATS UNIS - Marche en faveur des11 millions de personnes séparées de leurs familles

El Paso – « Des rencontres sans murs, une marche pour les familles » : tel est le slogan de l’événement qui se déroule aujourd’hui, 19 septembre, à El Paso, sous l’égide du Border Network for Human Rights.La note envoyée à Fides indique que la marche constitue l’un des événements organisés pour dénoncer les politiques frontalières et de l’immigration qui ont séparé des centaines de milliers de familles et pour demander une réforme de la politique de l’immigration, équitable et orientée en faveur de la sauvegarde du noyau familial. La marche partira de la place San Jacinto à 09.00 locales et s’achèvera au Cleveland Square Park, face à un grand panneau qui, au travers d’images, de lettres et de collages, mettra en évidence la situation dramatique de la séparation familiale causée par les actuelles politiques de l’immigration.Différentes organisations, telles que le Border Network for Human Rights, demandent depuis longtemps une réforme globale des politiques de l’immigration, afin que soit reconnue la nationalité à 11 millions de personnes en situation irrégulière qui vivent et travaillent déjà aux Etats-Unis .

ASIA/INDIA - Preghiera per la pace in India, in coASIE/INDE - Prière pour la paix en Inde en communion avec le Pape à Assise

New Delhi – Dans les églises et au sein des communautés catholiques en Inde, le 20 septembre, des prières seront élevées pour la paix en communion avec le Pape François qui participera à Assise à la rencontre intitulée « Soif de paix : religions et cultures en dialogue », promue par la Communauté de San Egidio, par la Famille franciscaine et par le Diocèse d’Assisse. Ainsi que l’indique à Fides Sœur Teresa Joseph Fma, Secrétaire du Bureau pour le Dialogue et Œcuménisme de la Conférence épiscopale d’Inde, à toutes les communautés a été distribuée un canevas de veillée de prière pour la paix.« Le point de départ sera constitué par l’hymne, attribué à Saint François « Dieu, fais de moi un instrument de Ta paix » et sera une prière ouverte à tous » indique la religieuse à Fides. « Les communautés indiennes prieront pour le Pape François – poursuit-elle – afin que son appel constant à faire cesser les guerres et à devenir messagers de paix puisse être accueilli par l’humanité. Elles prieront également pour sa rencontre avec le Patriarche Bartholomé I et avec les autres responsable religieuses, afin qu’elle puisse porter des fruits abondants ».« Il est important que les responsables des différentes églises chrétiennes et des diverses religions accomplissent tous les efforts possibles pour construire la paix et l’harmonie dans le monde, en s’ouvrant au respect réciproque et en guidant l’humanité vers une coexistence pacifique » souligne la religieuse. « En Inde, tout croyant de chaque tradition religieuse pourra prier et être illuminé afin de chercher le chemin de la paix et de l’harmonie ».Une pensée spéciale est adressée à S.Exc. Mgr Felix Machado, Archevêque de Nashik, et à d’autres compatriotes indiens qui se trouvent à Assise. « Que le Seigneur les renforce afin qu’ils continuent à travailler pour la paix en Inde qui en a tant besoin. Grâce à Dieu, qui illumine les cœurs des personnes de toutes les religions, nous sommes engagés en faveur de l’intégration et de l’inclusion, qui est la clef permettant d’éradiquer la violence de la société indienne ».

AMERIQUE/MEXIQUE - Rentrée scolaire au Chiapas après trois mois de grève des enseignants

San Cristobal – L’Evêque de San Cristóbal de Las Casas, au Chiapas, S.Exc. Mgr Felipe Arizmendi Esquivel, a soutenu les efforts des responsables de la Centrale nationale des travailleurs de l’éducation et des autorités gouvernementales afin de mettre un terme à la longue grève nationale des enseignants et, par suite, de « prévenir une évacuation violente des écoles qui aurait comporté des actions sanglantes ». La fin du conflit, qui durait depuis le 15 mai dernier, a été rendue effective le 16 septembre .Hier, Dimanche 18 septembre, après la Messe dominicale, dans le cadre d’une conférence de presse improvisée, l’Evêque a souligné que « les extrémismes n’aident pas mais sont à l’origine de maux » du moment que « de nombreux bénéfices ont été concédés aux enseignants mais ont également été le fruit de leur lutte et de leur engagement. Ces résultats ne peuvent être sous-évalués ».La note parvenue à Fides indique que Mgr Felipe Arizmendi Esquivel a souligné le point central, à savoir l’accord politique intervenu entre les autorités et la CNTE, qui prévoit la suspension de la réforme de l’instruction jusqu’en 2018. A ce propos, il a déclaré : « Même si les solutions politiques sont temporaires, elles constituent souvent la seule manière de trouver la paix sociale. Nous devons chercher à être compréhensifs ainsi, tous ensemble, enseignants, parents et communautés, nous parviendrons à surmonter l’arriération éducative au Chiapas ».

ASIE/SYRIE - Déclaration du Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin sur le massacre de militaires syriens dû à un bombardement américain

Alep – « La trêve, qui a débuté lundi dernier, semble sur le point d’échouer. Cette nuit aussi, nous avons entendu les incursions de l’aviation gouvernementale sur les quartiers tenus par le rebelles et il est certain qu’ici personne ne croit que le massacre de militaires syriens provoqué par le bombardement américain d’une caserne ait constitué une erreur ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr George Abu Khazen OFM, Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin, reportant les impressions majoritaires au sein de la population vivant dans les quartiers centraux de la ville. « Ce raid aérien, qui a tué au moins 90 militaires – indique l’Evêque franciscain – semble confirmer l’ambiguïté des choix des Etats-Unis dans le cadre du scénario syrien ainsi que les soupçons de ceux qui disent que les Etats-Unis ont créé le prétendu « Etat islamique » et qu’ils l’utilisent actuellement. Avec tous les instruments et les armes intelligentes dont ils disposent, ce raid aérien ne peut avoir été un accident, vu que cette caserne n’existait pas d’hier la veille ».Le Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin confirme que « les turcs également prennent contrôle de vastes territoires syriens proches de la frontière » mais fait également mention des signes d’espoir qui, en ces conditions extrêmes, continuent à parsemer la vie des chrétiens d’Alep. « Hier – indique Mgr Abu Khazen – nous avons célébré la Messe d’action de grâce pour la canonisation de Mère Teresa. L’église était pleine. Etaient présents des fidèles et des Evêques de toutes les églises présentes à Alep, ainsi qu’un air de fête. En tant que Pasteurs, nous sommes confortés par le spectacle de tant de chrétiens qui vivent dans la foi la période terrible que nous traversons. Nous sommes guidés par eux également pour vivre entre Evêques de confessions différentes une communion toujours plus réelle, dans la vie ordinaire. Je suis ému lorsque je pense que, grâce à leur foi, le Seigneur nous bénira et nous donnera Sa sainte paix ».

AFRIQUE/NIGERIA - Appel des Evêques aux musulmans contre « les forces ayant pris la religion en otage »

Abuja – « La sainteté et la dignité de la vie humaine sont constamment minées dans notre pays » dénoncent les Evêques du Nigeria dans le communiqué publié au terme de leur Assemblée plénière tenue au Domus Pacis Pastoral Centre, d’Akure, dans l’Etat d’Ondo du 8 au 16 septembre.« Les personnes, en particulier les femmes et les enfants, sont réduites à l’état de marchandises et font l’objet de trafic dans, au travers et au-delà de notre pays pour des fins d’exploitation sexuelle, d’esclavage forcé et de prélèvement d’organes » affirme le document envoyé à l’Agence Fides. La cause de cette situation dérive de la pauvreté liée aux conditions économiques difficiles dérivant de l’effondrement du prix du pétrole, principale ressource du pays. « L’économie est en récession – constatent les Evêques. De nombreuses personnes ont perdu leur travail et ceux qui ont la chance de l’avoir conservé ne sont pas rémunérés de manière adéquate, certains ne sont pas payés comme et autant qu’ils devraient l’être ».Les Evêques demandent au gouvernement de « diversifier l’économie, de lancer des politiques fiscales et monétaires, de stimuler les investissements et de s’engager en faveur d’une économie productive et non consumériste ». Ils lancent ensuite un appel aux nigérians « afin qu’ils réduisent le gaspillage, modèrent leurs préférences pour les produits étrangers et soient plus prudents dans leurs dépenses ».Le communiqué réaffirme la préoccupation des Evêques pour la situation politique et sociale du Nigeria, déjà exprimée dans leur Message « Rétablir la confiance au Nigeria », publié peu de temps avant la conclusion de l’Assemblée plénière . Il est demandé au gouvernement d’affronter les causes profondes des violences dans le Delta du Niger et de celles commises par les bergers dans différentes zones du pays.Au plan religieux, le Message constate qu’il est « triste de voir que la religion est présentée comme un problème de la nation et non pas comme une solution » et ceci à cause « du nombre croissant de personnes mal préparées qui fondent des églises et des mosquées et des polémiques verbales délétères entres adhérents de différents groupes religieux qui promeuvent leur agenda religieuse myope ».« En ce temps de défi lancé à notre histoire en tant que peuple, nous lançons un appel afin que des efforts communs soient faits pour surmonter l’esprit de compétition malsaine, de soupçon, de négativité et les attitudes dures entre chrétiens et musulmans. Nous demandons aux croyants dans le Dieu unique et vrai de ne pas renoncer à rechercher la vérité et à la défendre. Ensemble, nous pouvons libérer la religion des forces qui l’ont prise en otage ».

ASIE/NEPAL - Faible réactivité gouvernementale dans la lutte contre les mariages précoces

Katmandu – Le mariage précoce continue à porter préjudice à la croissance et au développement des fillettes au Népal où peu nombreuses sont les actions gouvernementales visant à l’éradiquer ou à limiter ses effets néfastes. Le phénomène est illégal dans le pays depuis 1963, signale l’ONG Human Rights Watch, mais 37% des jeunes qui contractent mariage ont moins de 18 ans – dont 11% de garçons – et 10% se marient avant même l’âge de 15 ans. Il faut noter que la limite d’âge concernant le mariage imposée par la législation népalaise est de 20 ans.Le Népal se trouve au troisième rang en Asie en ce qui concerne les mariages précoces qui constituent désormais un mécanisme de survie des familles. En effet, parmi les facteurs principaux causant le phénomène se trouvent la pauvreté, le défaut d’accès à l’instruction, le travail des mineurs et des pressions sociales. En 2014, le gouvernement du Népal s’était engagé à lancer un Plan national prévoyant l’éradication du phénomène pour 2020, mais l’objectif a ensuite été reporté à 2030 du fait du manque d’actions concrètes. HRW a dénoncé le manque de stratégies concrètes dans le cadre d’un plan d’action assurant le bien-être des fillettes du Népal, la police n’intervenant encore que dans de rares cas. Actuellement le gouvernement travaille, en compagnie d’ONG et de l’ONU, à une Stratégie nationale pour l’éradication du mariage infantile, partie intégrante du Plan d’action national du pays.

ASIE/PAKISTAN - Institution d’un Conseil international pour l’harmonie interreligieuse de la part du gouvernement

Islamabad – Le gouvernement pakistanais a institué un Conseil international pour l’harmonie interreligieuse, organisme consultatif qui aura pour mission d’examiner certaines questions et de promouvoir les bonnes relations entre les différentes communautés religieuses présentes dans le pays ainsi que d’alimenter les rapports internationaux avec des organismes partageant les mêmes buts. Le nouveau Conseil, créé au sein du Ministère pour les Affaires religieuses, actuellement sous la direction du Ministre Sardar Yousaf, a été confié à la responsabilité et à la coordination de Pir Muhammad Farooq Baha ul Haq Shah. Ainsi que l’a appris Fides, il se servira dans sa mission de personnalités appartenant au monde des communautés religieuses et de la société civile, tant au niveau national qu’international.Au sein du gouvernement pakistanais existe déjà un Conseil national pour la paix et l’harmonie religieuse qui se fixe pour objectif de sensibiliser et de construire la paix entre les différentes composantes religieuses de la nation, en diffusant un message et de bonnes pratiques de tolérance, de respect et de réconciliation en direction de tous les citoyens pakistanais, au-delà de leur religion, de leur ethnie, de leur culture, ce Conseil disposant de bureaux dans l’ensemble des districts.Des institutions et Commissions engagées sur le même front existent également au sein de l’Eglise catholique au Pakistan, en particulier la Commission pour le Dialogue interreligieux de la Commission épiscopale, le Peace Center de Lahore des Pères Dominicains et le Conseil pour le Dialogue interreligieux fondé par le Père Francis Nadeem OFM Cap. Tous espèrent pouvoir collaborer de manière efficace avec les organismes promus par le gouvernement.

ASIE/BANGLADESH - Témoignage de l’Evêque auxiliaire de Dacca sur les modifications dans les relations interreligieuses dues au massacre du 1er juillet

Cité du Vatican - La préoccupation légitime suite aux mesures de sécurité disposées par le gouvernement et organisées par les communautés chrétiennes « dérange actuellement les relations interreligieuses entre les personnes communes » déclare à Fides l’Evêque auxiliaire de Dacca, S.Exc. Mgr Shorot Francis Gomes.L’Evêque, qui se trouve à Rome dans le cadre du Séminaire de formation promu par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, explique à Fides : « Jusqu’à hier, musulmans, chrétiens, hindous, en particulier dans les villages et les zones rurales, vivaient côte à côte, sans aucun problème. Aujourd’hui, le soupçon s’est insinué. Nous sommes plus prudents. Lorsqu’une personne inconnue s’approche d’une église, nous lui demandons qui elle est et ce qu’elle cherche ».Il s’agit de l’un des effets de la peur du terrorisme aujourd’hui répandue dans la société bengalaise après l’attentat du 1er juillet à Dacca, dans le cadre duquel sont mortes 20 personnes, en majorité des étrangers, et qui est vécue également entre les minorités religieuses. « Nous ne nous attendions pas à un attentat sous une forme aussi brutale. Il est vrai qu’au cours de ces deux dernières années, des groupes ou des individus extrémistes ont montré de monter en puissance au travers de menaces ou même d’homicides d’activistes et de responsables religieux, mais le massacre de Dacca a constitué un choc pour tous. Le gouvernement, qui avait peut-être sous-évalué la menace, l’a maintenant prise au sérieux.Le gouvernement a disposé des mesures renforcées de sécurité pour l’ensemble des communautés religieuses, en particulier en ce qui concerne temples, églises, instituts des minorités religieuses, y compris les mosquées. Il nous a également encouragé à pourvoir nous-mêmes à la sécurité, en particulier dans les villages, par le bien d’un service de vigilance ad hoc que nous avons créé en de nombreux endroits » explique l’Evêque.Dans tous les cas, conclut Mgr Shorot Gomes, « il s’agit de franges minoritaires qui veulent troubler la coexistence et la stabilité. L’Eglise et la société civile, qui compte de nombreux musulmans, ont fortement rejeté le terrorisme dans le cadre d’une imposante manifestation tenue à Dacca début août et manifesté en faveur de la paix et de l’harmonie, qui demeurent une priorité pour la petite communauté catholique au Bangladesh ».

AMERIQUE/URUGUAY - Une chaîne de télévision sur Internet parmi les moyens de relancer les communications ecclésiales à Montevideo

Montevideo – L’Eglise catholique s’apprête à lancer une chaîne de télévision sur Internet dans le cadre des initiatives de la nouvelle Direction des Communications présentée par l’Archidiocèse de Montevideo. La note envoyée à Fides indique que la chaîne ICMTV débutera ses transmissions à partir du 1er octobre et s’unira au nouveau portail de l’Eglise de Montevideo, au bimensuel imprimé Entre Todos et à Radio Oriental, moyens d’informations dont dispose actuellement l’Archidiocèse.« La mission de l’Eglise est d’évangéliser c’est-à-dire de communiquer la Bonne Nouvelle. Par suite, disposer d’un Département de la Communication efficace, au goût du jour, représente un défi important. Nous faisons des progrès dans cette direction » a déclaré l’Archevêque de Montevideo, S.Em. le Cardinal Daniel Fernando Sturla Berhouet, S.D.B.. Le renouvellement du Département de la Communication a été possible grâce au soutien des fidèles. « L’Eglise en Uruguay vit principalement des contributions des fidèles – a souligné le Cardinal. Nous nous trouvions dans une situation de déficit mais maintenant la population a répondu et nous disposons maintenant d’une situation stable ». Link correlati :Adresse de la nouvelle chaîne de télévision par Internet

AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Rencontre entre le Président et les responsables des institutions financières internationales

Maputo – « Nous sommes très préoccupés par l’impact qu’a la crise sur les conditions de vie de l’un des pays les plus pauvres du monde » affirme dans une note envoyée à l’Agence Fides Eric LeCompte, Directeur exécutif de la coalition religieuse pour le développement connue sous le nom de Jubilee USA, en commentant la série de rencontres urgentes que le Président du Mozambique, Filipe Nyusi, a actuellement à Washington avec les responsables des deux plus importantes institutions financières internationales, la Directrice du Fonds monétaire international , Christine Lagarde, et le Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Le Chef de l’Etat mozambicain rencontrera également le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et le responsable d’US AID , Gayle Smith.« Il s’agit de rencontres d’urgence en temps de crise » affirme E. LeCompte, des réunions rendues nécessaires après que le FMI ait suspendu les prêts et la Banque mondiale la distribution d’aides directes au Mozambique suite à la découverte de l’occultation de plus de 1 milliard d’USD de dettes de la part des autorités locales. Suite à une évaluation du FMI, il est apparu que le Mozambique comptait une dette équivalent à 86% de son PIB et que celle-ci avait augmenté de 144% de 2010 à 2014.En 2013, certaines banques internationales avaient prêté au Mozambique 800 millions d’USD pour construire une flotte de navires de pêche hauturiers mais plus de 500 millions d’USD de ces fonds avaient été utilisés pour acquérir des armes. Les banques ont prêté 600 millions d’USD supplémentaires pour l’acquisition d’équipements navals, une dette qui a été occultée aux institutions financières internationales. Dans le pays, on soupçonne que ces fonds aient été gérés en violation des normes en matière de transparence du budget et d’approbation de ce dernier.Le Mozambique est le neuvième pays le plus pauvre du monde, la moitié de sa population vivant sous le seuil de pauvreté. En 2014, il a versé 169 millions d’USD d’intérêts sur les dettes contractées à l’étranger alors que le pays perd 243 millions d’USD par an à cause de la corruption et de la fraude fiscale.« Les révisions comptables sont des instruments importants pour les citoyens pour responsabiliser les gouvernements. Nous avons en outre besoin d’améliorer les réglementations du système financier mondial afin qu’il encourage la transparence budgétaire et promeuve des opérations de financement responsables » conclut E. LeCompte.

ASIE/IRAQ - Motion au Congrès américain visant à soutenir l’autodétermination de la plaine de Ninive

Washington – Douze membres de la Chambre des Représentants américaine – 9 Républicains et 3 Démocrates – ont présenté à la Commission pour les Affaires étrangères une Résolution visant à demander au Congrès et à la communauté internationale de promouvoir auprès du gouvernement irakien la reconnaissance d’une province correspondant à la plaine de Ninive et de l’organiser selon des critères juridiques cohérents avec « l’autodétermination des population indigènes ». La résolution, présentée par le républicain Jeff Fortenberry au nom de ses collègues, porte la date du 9 septembre. Elle introduit la requête et l’argumente au travers d’une liste de 16 considérations, nombre desquelles font référence aux campagnes de ces derniers mois visant à pousser l’administration américaine et d’autres instances politiques occidentales à appliquer la définition de génocide aux différentes formes de brutalité et d’oppression perpétrées par les militants du prétendu « Etat islamique » à l’encontre des chrétiens et d’autres groupes minoritaires.Entre autres choses, il est fait référence à la déclaration du Secrétaire d’Etat, John Kerry, qui, après une insistante campagne parlementaire reconnut le 17 mars dernier le prétendu « Etat islamique » comme « responsable du génocide de groupes dans les zones placées sous son contrôle, y compris des yézidis, des chrétiens et des musulmans chiites ». Dans un autre passage, la résolution rappelle que « en 2003, en Irak, étaient présent 1,5 millions de chrétiens et qu’aujourd’hui ils ne sont plus que moins de 350.000 ». Une telle mention à la diminution drastique du nombre des chrétiens présents en Irak enregistrée à partir de 2003 ne se réfère pas à l’intervention internationale conduite par les Etats-Unis contre le régime de Saddam Hussein en cette même année.La résolution, dont le texte est parvenu à l’Agence Fides, réaffirme que « les communautés autochtones de la région irakienne de la plaine de Ninive – chrétiens assyriens, syriens et chaldéens, yézidis et autres – ont le droit à la sécurité et à l’autodétermination dans le contexte de la République d’Irak ». Dans sa partie conclusive, le document demande à ce que « les Etats-Unis et la communauté internationale soutiennent le gouvernement irakien à mettre en œuvre la décision de créer une province de la plaine de Ninive, en accord avec la disposition du cabinet du gouvernement irakien du 21 janvier 2014, et la nouvelle administration provinciale dans la réalisation pleine et entière de ses potentialités, conformément aux expressions juridiques de l’autodétermination des populations locales ».La résolution représente une intervention décidée dans le débat en cours sur l’avenir de la plaine de Ninive. Ces derniers mois ont été caractérisés par une série d’interventions de la part de responsables et de militants de forces politiques locales relatives à l’avenir politique et administratif de la zone encore contrôlée par le prétendu « Etat islamique ». En août, des représentants de formations politiques conduites par des activistes chrétiens, comme le parlementaire nationale Imad Youkhana, ont demandé à ce que la zone de Ninive se voit reconnaître l’autonomie garantie également par la Constitution irakienne, permettant ainsi aux composantes locales de gérer des secteurs tels que celui de la sécurité.Cependant, déjà en fin juillet, l’homme politique sunnite Atheel al Nujaifi, ancien gouverneur de la province de Ninive et responsable du parti al Hadba, avait déclaré que la province en question, une fois libérée du contrôle des djihadistes du prétendu « Etat islamique » devrait être transformée en région autonome articulée en provinces – de six à huit – dotées elles aussi d’un certain degré d’autonomie administrative. Ces déclarations proposaient encore une fois le projet, ventilé depuis longtemps, d’une « province autonome à majorité chrétienne » devant être instituée dans la plaine de Ninive afin de reconnaître aux communautés chrétiennes locales – qui ont dû abandonner leurs villages face à l’avancée djihadiste – un rôle dans le fonctionnement des institutions administratives et dans le domaine de la protection et de la sécurité.Les promesses faites en particulier aux chrétiens quant à l’organisation future de la plaine de Ninive deviennent maintenant un argument de propagande pour des projets de gestion politique de la zone qui paraissent en concurrence entre eux. Précédemment , le Président de la Région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, lors d’une rencontres avec des hommes politiques chrétiens à Erbil, avait préfiguré la création d’une « province chrétienne » dans la plaine de Ninive et l’organisation d’un référendum permettant aux habitants de choisir leur encadrement politique sous le gouvernement d’un Kurdistan irakien indépendant ou sous le gouvernement irakien fédéral de Bagdad.

AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Mobilisation d’enfants contre le travail des mineurs

San Cristóbal – Des centaines d’enfants et d’adolescents de certains quartiers du district municipal de San Cristobàl se sont réunis en une marche portant des banderoles réclamant le respect de leurs droits et devoirs et protestant contre les mauvais traitements et les abus dont ils sont victimes. Les jeunes manifestants ont également demandé aux parents de leur dédier plus de temps. La marche a été effectuée dans le contexte du mois de la Bible, en cours dans le pays comme dans beaucoup d’autres en Amérique latine, sous le slogan « Instruis-moi pour l’avenir ». Les jeunes ont été accompagnés par des parents et par le Président de la confraternité des pasteurs évangéliques de Doña Ana , qui a déclaré qu’il s’agit « d’un excellent message de paix pour tous les parents ».

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