Derniers flash de l'agence Fides

AMERIQUE/BRESIL - Journée de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaire pour 30.000 groupes

Maranhão – S.Exc. Mgr Esmeraldo Barreto de Farias, Evêque auxiliaire de São Luís do Maranhão et Président du Conseil missionnaire national , invite tous les groupes de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaire du Brésil à célébrer leur IV° Journée nationale le Dimanche 29 mai.Fondée en France le 19 mai 1843m la IAM compte au Brésil plus de 30.000 groupes et la Journée nationale propose, dans les Diocèses et les Paroisses, une célébration particulière comprenant la consécration des enfants et des adolescents missionnaires au cours du Couronnement de l’image de Notre-Dame et la remise de l’écusson de la IAM.L’Eglise au Brésil est engagée au sein d’une réalité très complexe. Depuis quelques mois, il existe une nouvelle alarme quant au sort de nombreux enfants des rues qui trouvent la mort d’une manière violente. Les estimations approximatives font état de dizaines de mineurs tués chaque jour, en particulier dans les périphéries des grandes villes. Le phénomène, malheureusement ancien, est revenu seulement récemment sur le devant de la scène médiatique. A la fin de 2015, selon les données du Conseil fédéral de Médecine , plus de 250.000 cas d’enfants avaient disparu au Brésil sans pour autant que cet état de fait ait fait l’objet d’un dépôt de plainte. L’une des causes principales de ces disparitions est le trafic d’êtres humains.

AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Victoire du Président sortant aux élections présidentielles

Santo Domingo – Bien que 44% des bureaux de vote n’aient pas encore achevé les opérations de dépouillement, Danilo Medina, l’actuel Président de la République dominicaine, s’est proclamé vainqueur des élections.« C’est le peuple qui a parlé. Ce qui s’est passé est une victoire du peuple » a-t-il déclaré le 16 mai dans l’après-midi à ses partisans durant une manifestation dans la capitale, Santo Domingo.Depuis le début du dépouillement, Danilo Medina, qui représente le Parti de la Libération dominicaine, a conservé une avance de plus de 20 points sur son principal adversaire, l’entrepreneur Luis Abinader, du Parti révolutionnaire moderne.Environ 7 millions de dominicains étaient appelés à voter et à choisir entre huit candidats , mais le principal adversaire de Danilo Medina a toujours été Luis Abinader. Le Parti travailliste dominicain de Danilo Medina a remporté quatre des précédentes élections présidentielles et a contrôlé le Congrès pendant une décennie.Selon la presse de la région, le pays dispose de l’une des économies les plus dynamiques d’Amérique latine mais plus de 40% de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté. Selon l’opposition, le gouvernement de Danilo Medina gère une économie qui ne crée pas d’emplois. Elle connaît une croissance certaine mais produit seulement du travail informel et de très mauvaise qualité.

AMERIQUE/MEXIQUE - Appel de l’Evêque de Ciudad Juarez après cinq suicides de jeunes en 24 heures

Ciudad Juarez – « Ce que nous voulons savoir est : pourquoi ? Qu’est-ce qui est en train d’arriver aux jeunes ? Quels sont les problèmes qui portent au suicide ? ». C’est ce que s’est demandé S.Exc. Mgr José Guadalupe Torres Campos, Evêque de Ciudad Juarez. La nouvelle de cinq suicides en 24 heures a bouleversé l’ensemble de la ville frontalière, ce qui a fait dire à l’Evêque : « Nous devons faire quelque chose d’urgent, chercher une médecine préventive. De la part de l’Eglise catholique, nous offrons une voie spirituelle, les valeurs humaines mais les autorités aussi, de leur côté, doivent faire quelque chose pour les personnes, pour les jeunes, afin de leur inculquer le respect et la valeur de la vie ».Mgr Torres Campos, dans la note envoyée à Fides, a expliqué : « L’Eglise catholique offre des espaces pour toutes ces personnes qui ont des problèmes émotifs, psychologiques, elle offre une aide. Nous sommes là pour aider. Nous voulons offrir une lumière, une porte de sortie ».Selon ce qu’indique la presse locale, le Procureur général a informé que la récente vague de suicides a été provoquée par des causes futiles, à savoir des problèmes économiques susceptibles de résolution, des problèmes affectifs et familiaux. Ce qui frappe est l’actuelle incapacité des jeunes de cette région à entreprendre un effort majeur pour résoudre tout type de problème.

ASIE/JORDANIE - Lancement de la construction du centre polyvalent Notre-Dame du Mont à Anjara

Anjara – A l’initiative de la Paroisse Notre-Dame de la Visitation, les travaux de construction d’un centre polyvalent ont débuté à Anjara, dans le nord de la Jordanie. Le projet, dédié à Notre-Dame du Mont, servira aux besoins pastoraux de la Paroisses, de proposant également d’être un lieu de référence pour des initiatives sociales et éducatives au service de l’ensemble de la population locale. Les premiers à bénéficier des nouveaux espaces seront les enfants placés sous la garde de la Paroisse, animée par les prêtres et les religieuses de l’Institut du Verbe incarné.Le nouveau centre aura 3 étages. Le premier comprendra 10 chambres et 5 salles de bain et sera utilisé par les enfants. Le rez-de-chaussée et le deuxième étage seront à la disposition des pèlerins et des visiteurs. La structure sera également utilisée pour des rencontres, des conférences et des séminaires. Au sous-sol et au troisième étage trouveront place des espaces polyvalents mis à disposition de la population locale, y compris pour des événements sociaux et privés.La construction de l’édifice aura lieu sous le contrôle du Département pour le développement des projets dépendant du Patriarcat latin de Jérusalem. La structure devrait être achevée d’ici huit mois.

AFRIQUE/EGYPTE - Présentation au Parlement du projet de loi relatif aux modalités de construction des lieux de culte

Le Caire – Le projet de loi portant sur la construction des lieux de culte a été présenté ce jour, 16 mai, aux bureaux compétents du Parlement égyptien, qui devra discuter et s’exprimer sur le nouveau texte au cours des prochaines semaines. Le texte – indiquent des sources locales consultées par l’Agence Fides – comprend 13 articles intégrant une définition du mot « église » et la description des mécanismes au travers desquels résoudre d’éventuels problèmes avec les autorités administratives locales. La nouvelle loi reconnaît également le droit aux Evêques de saisir le Conseil d’Etat en cas de retards déterminés par des prétextes dans le cadre des procédures relatives à la construction de nouvelles églises.La nouvelle législation devrait porter à la totale remise en cause de ce qu’il est convenu d’appeler le Décret Hamayoni, norme remontant à l’empire ottoman qui règlemente encore la construction des églises en Egypte et se trouve à l’origine de nombreuses controverses au niveau local. Selon ces règles, la construction des églises chrétiennes est soumise à des restrictions qui ne pèsent pas sur la construction de mosquées, telles que l’interdiction de construire des lieux de culte chrétiens à proximité des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application rigide de ces normes a rendu impossible la construction d’églises dans des villes et villages habités par des chrétiens, en particulier dans les zones rurales de Haute Egypte. En outre, jusqu’ici, la construction de toute nouvelle église devait être autorisée directement par le Président égyptien. La nouvelle norme prévoit quant à elle que celle-ci sera examinée et autorisée par les autorités locales.

AFRIQUE/TCHAD - Situation grave de milliers de réfugiés sud-soudanais se trouvant au Tchad

N’Djamena – Les réfugiés soudanais se trouvant dans le camp de Goz Amer, dans l’est du Tchad, se plaignent d’une grave carence d’aides humanitaires, de toilettes et de denrées alimentaires. Un groupe de réfugiés résidant dans le camp, a déclaré, dans un entretien accordé à une radio locale, que les structures sanitaires du camp, qui accueille plus de 35.000 réfugiés, manquent de médicaments et de médecins pour les contrôles de routine. Les réfugiés sont contraints à acquérir les médicaments en question à des prix très élevés dans des pharmacies situées à l’extérieur du camp. En outre, ils se plaignent également d’une diminution des rations mensuelles en denrées alimentaires et en eau potable.

AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - ONG chrétiennes et islamiques unies pour promouvoir la paix

Bangui – « Partenariat interconfessionnel pour la Consolidation de la paix en République centrafricaine » : tel est le nom d’un projet commun financé par un groupe d’ONG chrétiennes et islamiques afin de soutenir le processus de pacification dans le pays qui accomplit actuellement d’importants progrès pour sortir de la guerre civile.Le CIPP est promu par la plateforme interreligieuse pour la paix en Centrafrique fondée en 2013 par les représentants des trois religions les plus importantes du pays, à savoir l’Archevêque de Bangui, S.Exc. Mgr Dieudonné Nzapalainga, le Président du Conseil islamique centrafricain, l’imam Oumar Kobine Layama, et le Président de l’Alliance évangélique, le pasteur Nicolas Guérékoyaméné-Gbangou, ainsi que par le Catholic Relief Service , l’Islamic Relief Worldwide, World vision et Aegis Trust.« Pour la première fois, les partenaires soutiendront un projet d’une durée de 5 ans, une chose qu’ils n’ont jamais faite » a déclaré Mgr Nzapalainga.L’initiative a reçu un financement de 7 millions d’USD de la part de l’Agence américaine pour le Développement , qui viennent s’ajouter à 4 millions d’USD provenant de dons de particuliers. Le programme se propose trois objectifs stratégiques : le renforcement de la capacité des institutions centrafricaines afin qu’elles deviennent promotrices de cohésion sociale ; le développement économique des strates les plus pauvres de la population ; le soutien aux victimes des violences et l’éducation à la paix.Le projet a été présenté à Bangui le 13 mai au travers de la projection d’un entretien des trois responsables de la plateforme interreligieuse pour la paix, qui affirment que la crise centrafricaine n’est pas confessionnelle, comme elle l’a souvent été présentée, mais de nature politique et sociale.

ASIE/PAKISTAN - La miséricorde, entre Christianisme et islam

Lahore – « La miséricorde dans le Christianisme et dans l’islam » : tel est le titre d’un séminaire organisé à Lahore, à l’occasion de l’Année jubilaire, par le Conseil pour le Dialogue interreligieux au Pakistan, coordonné par le Père Francis Nadeem OFM Cap. et conduit par le responsable islamique soufi Pir Shafaat Rasool. L’événement a été centré sur les valeurs communes présentes dans le Christianisme et dans l’islam.Ainsi que cela a été communiqué à Fides par le Conseil, le Père Qaisar Feroz, l’un des responsables chrétiens intervenus, a cité différents passages de l’Ancien et du Nouveau Testament concernant la miséricorde, rappelant que « Dieu est miséricordieux et nous demande de l’être également ». Alors que l’on s’attarde trop souvent sur des faits qui « suscitent la haine et les différences, il existe un besoin désespéré de créer des situations de paix, de tolérance, de pardon et de miséricorde » a-t-il déclaré, remarquant que « l’Année de la Miséricorde proclamée par le Pape François est d’une extrême importance pour le monde entier » et constitue « une invitation à construire la culture de la miséricorde, valeur commune à l’islam et au Christianisme ».Pir Shafaat Rasool a ensuite décrit la perspective de l’islam en matière de miséricorde, citant de nombreux versets du coran. « Personne n’a le droit de convertir de force un croyant d’une autre religion » a-t-il déclaré. « La miséricorde est le seul canal qui fait qu’un être humain embrasse une religion » rappelant que l’islam et le Christianisme auraient une origine commune. « La miséricorde est le facteur clef dans les deux religions et en écoutant l’appel du Pape François, nous devons diffuser la miséricorde au sein de notre société » a-t-il conclu.Les intervenants musulmans présents ont exprimé une grande satisfaction pour le geste du Pape François de célébrer en 2016 une Année de la Miséricorde, souhaitant que cela puisse servir à promouvoir l’harmonie interreligieuse et à extirper l’extrémisme des cœurs. « Nous continuerons à diffuser le message de la miséricorde au Pakistan, en espérant que la paix puisse prévaloir au sein de notre société ». Les participants ont approuvé à l’unanimité une résolution demandant aux responsables religieux, aux hommes politiques, aux éducateurs et à la presse de contribuer à promouvoir des valeurs telles que la miséricorde, le pardon et la tolérance, en faisant appel aux disciples de toutes les religions pour diffuser le message de paix et d’harmonie.

AMERIQUE/EQUATEUR - Célébrations religieuses à un mois du séisme au milieu d’une situation encore caractérisée par l’urgence

Quito – Un mois après le séisme qui a isolé la zone côtière nord de l’Equateur, 120.000 enfants ont un besoin urgent d’espaces provisoires afin de pouvoir fréquenter les leçons scolaires. Le séisme du 16 avril a provoqué la mort de 660 personnes, détruisant les réseaux hydriques et endommageant 33 centres sanitaires, dont la moitié ne sont pas opérationnels. Par ailleurs, ont également été touchés 560 écoles et environ 10.000 autres édifices. Pour célébrer ce triste événement, aujourd’hui sont prévues dans le pays des cérémonies religieuses, dont certaines en plein air, attendu que les églises ont été détruites ou endommagées dans la province de Manabi, la plus touchée par le séisme avec celle d’Esmeraldas. Actuellement, 75% des enfants sont retournés à l’école et plus de 30.000 personnes sont accueillis dans des refuges officiels où ils trouvent une assistance de base, outre un soutien psychologique et sanitaire. « Dans une région où 1 enfant sur 5 souffre de diarrhée et de dénutrition chronique, il est essentiel de leur donner les instruments fondamentaux à leur survie et à leur croissance » a déclaré le représentant de l’UNICEF en Equateur. Le séisme dévastateur a laissé 7.600 familles dans des logements provisoires et sous des tentes données par les pays amis et les organismes internationaux.

AMERIQUE/COLOMBIE - Congrès missionnaire à Bucaramanga

Bogotá – « Nous sommes l’Eglise colombienne en sortie missionnaire » : tel est le thème du XII° Congrès missionnaire national de Colombie qui se tiendra à Bucaramanga du 26 au 29 mai. Il est organisé par les Œuvres pontificales missionnaires de Colombie et par la Conférence épiscopale, en particulier par la Commission épiscopale pour l’animation missionnaire, ainsi que par l’Archidiocèse de Bucaramanga.Selon les informations parvenues à Fides, seront présents les délégués des 77 juridictions ecclésiastiques du pays. Sous la coordination du Père Mario Álvarez Gómez, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, un groupe d’Evêques, de prêtres, de religieuses et de missionnaires a préparé le matériel en vue de l’animation du Congrès.Dans le document de préparation, les Œuvres pontificales missionnaires présentent les buts de la rencontre : « réveiller, approfondir et faire mûrir la conscience et l’action missionnaire au sein de nos Eglises particulières afin que leurs projets et leurs processus d’Evangélisation répondent généreusement et efficacement aux défis lancés par la mission ad gentes ».La Messe d’ouverture sera célébrée par S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples le 26 mai. Le Cardinal tiendra également, le lendemain, la première conférence du Congrès, dédiée quant à elle au thème : « Conscience et responsabilité missionnaire des Eglises particulières ».Le programme des travaux prévoit des témoignages et des conférences d’Evêques, de religieux et de missionnaires, jusqu’à la célébration de l’envoi missionnaire, toujours présidée par le Cardinal Filoni, le 28 mai. Dimanche 29, la Messe de clôture et la consécration missionnaire à Notre-Dame du Rosaire de Chiquinquirá, Patronne de la Colombie, sera en revanche célébrée par S.Exc. Mgr Luis Augusto Castro Quiroga, Archevêque de Tunja et Président de la Conférence épiscopale de Colombie.

ASIE/IRAN - Remise en liberté du pasteur mais non de trois fidèles arrêtés le 13 mai

Téhéran – Le pasteur protestant iranien Nadarkhani de « l’église d’Iran », arrêté ces jours derniers à Rasht, a été remis en liberté alors que trois fidèles arrêtés le 13 mai demeurent en détention. Ainsi que l’indique l’ONG Catholic Solidarity Worldwide , les arrestations ont fait partie d’une opération de police visant une dizaine de maisons chrétiennes. C’est la deuxième fois que le pasteur Nadarkhani a été arrêté depuis sa sortie de prison en septembre 2012. Le pasteur avait été accusé d’apostasie et condamné à mort en 2010. En 2012, il avait été remis en liberté après avoir été acquitté de ce chef d’inculpation.Une note de CSW remarque : « Nous restons profondément préoccupés pour le sort des chrétiens encore détenus. Le gouvernement promeut des incursions constantes dans les maisons et des arrestations de chrétiens à répétition sans raison. Nous continuons à demander à l’Iran de respecter ses obligations constitutionnelles et internationales en matière de droits fondamentaux ».

AMERIQUE/ETATS UNIS - Appel à la solidarité de l’Evêque d’El Paso après l’arrivée de milliers de cubains

El Paso – Face à l’afflux quotidien à El Paso , localité frontalière des Etats-Unis, de centaines de cubains qui avaient été bloqués en précédence à Panama, les capacités d’accueil des cette ville sont désormais au bord du gouffre et les ressources permettant de les aider financièrement sont elles aussi épuisées.Selon une note parvenue à Fides, l’Evêque d’El Paso, S.Exc. Mgr Mark Joseph Seitz, a déclaré : « L’arrivée de cubains a un caractère préoccupant parce que n’a été notifié ni le nombre de ceux qui peuvent rester plus longtemps ici ni celui de ceux qui doivent encore arriver. Par ailleurs, le soutien financier de l’administration fédérale n’a pas non plus augmenté ».Mgr Seitz rappelle que le centre social Houchen est le seul autorisé au niveau local à accueillir les migrants cubains, qui peuvent recevoir seulement là une aide mensuelle de 445 USD dans l’attente d’obtenir un permis de travail. Cependant, avec l’arrivée massive de tant de migrants, il n’est plus possible de l’assurer.Depuis quelques jours, signale la note, des vols quotidiens arrivent, transportant les cubains de Panama à Ciudad Juarez, d’où ils se rendent immédiatement à El Paso. L’Evêque a en outre fait remarquer à la presse locale que la majeure partie des cubains arrivés là est destinée à Houston ou à Miami mais au moins 10% d’entre eux ne peuvent continuer leur voyage sans une aide.Il est prévu qu’environ 3.000 cubains arrivent cette semaine et la semaine prochaine à Ciudad Juarez et par suite à El Paso. Dès lors, le Diocèse d’El Paso demande le soutien de tous pour pouvoir les aider.

VATICAN - Message du Pape pour la Journée missionnaire mondiale 2016

Cité du Vatican – « Aujourd’hui, dans le contexte fort approprié de la Pentecôte, est publié mon Message pour la prochaine Journée missionnaire mondiale, qui se célèbre chaque année au mois d’octobre. Que l’Esprit Saint fortifie tous les missionnaires ad gentes et soutienne la mission de l’Eglise dans le monde entier. Que le Saint Esprit nous donne aussi des jeunes – garçons et filles – forts, ayant la volonté d’aller annoncer l’Evangile. Demandons cela aujourd’hui à l’Esprit Saint ». C’est au travers de ces paroles, prononcées au Regina Coeli du Dimanche 15 mai, Solennité de la Pentecôte, que le Saint-Père François a annoncé la publication de son Message pour la 90ème Journée missionnaire mondiale qui sera célébrée le Dimanche 23 octobre. Nous publions ci-après le texte intégral du Message du Pape.Eglise missionnaire, témoin de miséricordeChers frères et sœurs,Le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, que l’Église vit actuellement, offre également une lumière particulière à la Journée missionnaire mondiale 2016. Il nous invite à considérer la mission ad gentes comme une grande, immense œuvre de miséricorde tant spirituelle que matérielle. En effet, au cours de cette Journée missionnaire mondiale, nous sommes tous invités à “sortir”, en tant que disciples missionnaires, chacun mettant au service des autres ses propres talents, sa propre créativité, sa propre sagesse et sa propre expérience en ce qui concerne l’annonce du message de la tendresse et de la compassion de Dieu à l’ensemble de la famille humaine. Sur la base du mandat missionnaire, l’Église prend soin de ceux qui ne connaissent pas l’Évangile, parce qu’elle désire que tous soient sauvés et arrivent à faire l’expérience de l’amour du Seigneur. Elle « a pour mission d’annoncer la miséricorde de Dieu, cœur battant de l’Evangile » et de la proclamer dans tous les coins de la terre, jusqu’à atteindre tout homme, femme, personne âgée, jeune et enfant.La miséricorde est source de joie intime pour le cœur du Père lorsqu’Il rencontre toute créature humaine. Depuis le début, Il s’adresse avec amour même aux plus fragiles, parce que sa grandeur et sa puissance se révèlent justement dans la capacité de s’identifier avec les petits, les exclus, les opprimés . Il est le Dieu bienveillant, attentif, fidèle. Il se fait proche de ceux qui sont dans le besoin pour être proche de tous, en particulier des pauvres. Il s’implique avec tendresse dans la réalité humaine comme le feraient un père et une mère dans la vie de leurs enfants . Le terme utilisé dans la Bible pour exprimer la miséricorde renvoie au sein maternel et par suite à l’amour d’une mère envers ses enfants, ces enfants qu’elle aimera toujours, en toute circonstance et quoi qu’il arrive parce qu’ils sont fruits de son sein. Il s’agit là également d’un aspect essentiel de l’amour que Dieu nourrit envers tous ses enfants, en particulier envers les membres du peuple qu’Il a généré et qu’Il veut élever et éduquer. Face à leurs fragilités et à leurs infidélités, son cœur s’émeut et frémit de compassion et cependant Il est miséricordieux envers tous, son amour est pour tous les peuples et sa tendresse s’étend à toutes les créatures .La miséricorde trouve sa manifestation la plus haute et la plus accomplie dans le Verbe incarné. Il révèle le visage du Père riche en miséricorde, il « en parle et l'explique à l'aide d'images et de paraboles, mais surtout il l'incarne et la personnifie » . En accueillant et en suivant Jésus par l’intermédiaire de l’Évangile et des Sacrements, sous l’action de l’Esprit Saint, nous pouvons devenir miséricordieux comme notre Père céleste, en apprenant à aimer comme Il nous aime et en faisant de notre vie un don gratuit, un signe de Sa bonté . L’Église en premier lieu, au milieu de l’humanité, est la communauté qui vit de la miséricorde du Christ. Elle se sent toujours regardée et choisie par Lui avec un amour miséricordieux et de cet amour, elle tire le style de son mandat, elle vit de lui et elle le fait connaître aux peuples dans un dialogue respectueux avec chaque culture et conviction religieuse.De cet amour de miséricorde rendent témoignage, comme aux premiers temps de l’expérience ecclésiale, de nombreux hommes et femmes de tout âge et de toute condition. La considérable et croissante présence féminine au sein du monde missionnaire, à côté de celle des hommes, constitue un signe éloquent de l’amour maternel de Dieu. Les femmes, laïques ou consacrées, et aujourd’hui également de nombreuses familles, réalisent leur vocation missionnaire sous des formes variées : de l’annonce directe de l’Évangile au service caritatif. À côté de l’œuvre évangélisatrice et sacramentelle des missionnaires, les femmes et les familles comprennent souvent de manière plus adéquate les problèmes des personnes et savent les affronter de manière opportune et parfois inédite, en prenant soin de la vie, en accordant une attention particulière aux personnes plutôt qu’aux structures et, en mettant en jeu toutes les ressources humaines et spirituelles dans la construction de l’harmonie, des relations, de la paix, de la solidarité, du dialogue, de la collaboration et de la fraternité, tant dans le cadre des rapports interpersonnels que dans celui plus vaste de la vie sociale et culturelle et en particulier du soin des pauvres.En de nombreux lieux, l’Évangélisation est lancée au travers de l’activité éducative, à laquelle l’œuvre missionnaire consacre engagement et temps, comme le vigneron miséricordieux de l’Évangile , avec la patience d’attendre les fruits après des années de lente formation. Sont ainsi suscitées des personnes capables d’évangéliser et de faire arriver l’Évangile où l’on ne s’attendrait pas à le voir réalisé. L’Église peut être appelée « mère » également pour ceux qui pourront arriver à l’avenir à la foi au Christ. Je souhaite donc que le saint peuple de Dieu exerce le service maternel de la miséricorde, qui aide tant les peuples qui ne Le connaissent pas encore à rencontrer et à aimer le Seigneur. La foi en effet est un don de Dieu et non pas le fruit du prosélytisme. Elle grandit cependant grâce à la foi et à la charité des évangélisateurs qui sont témoins du Christ. En se rendant sur les chemins du monde, il est demandé aux disciples de Jésus cet amour qui ne mesure pas mais qui tend plutôt à avoir envers tous la même mesure que celle du Seigneur. Nous annonçons le don le plus beau et le plus grand qu’Il nous a fait : sa vie et son amour.Chaque peuple et chaque culture ont le droit de recevoir le message du salut qui est don de Dieu pour tous. Cela est d’autant plus nécessaire si nous considérons combien d’injustices, de guerres, de crises humanitaires attendent aujourd’hui de trouver une solution. Les missionnaires savent par expérience que l’Évangile du pardon et de la miséricorde peut apporter la joie et la réconciliation, la justice et la paix. Le mandat de l’Évangile, « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit » ne s’est pas achevé. Au contraire, il nous engage tous, dans les scénarios présents et les défis actuels, à nous sentir appelés à une “sortie” missionnaire renouvelée, ainsi que je l’indiquais également dans l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium : « Tout chrétien et toute communauté discernera quel est le chemin que le Seigneur demande, mais nous sommes tous invités à accepter cet appel : sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile » .En cette Année jubilaire a lieu le 90ème anniversaire de la Journée missionnaire mondiale, promue par l’Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi et approuvée par le Pape Pie XI en 1926. J’estime donc opportun de rappeler les sages indications de mes Prédécesseurs, lesquels disposèrent qu’à cette Œuvre soient destinées toutes les offrandes que chaque diocèse, paroisse, communauté religieuse, association et mouvement ecclésial, de toutes les parties du monde, pourraient recueillir pour secourir les communautés chrétiennes ayant besoin d’aide et pour donner de l’élan à l’annonce de l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Aujourd’hui encore, ne nous dérobons pas à ce geste de communion ecclésiale missionnaire. Ne fermons pas notre cœur sur nos préoccupations particulières mais élargissons-le aux horizons de toute l’humanité.Que la Très Sainte Vierge Marie, icône sublime de l’humanité rachetée, modèle missionnaire pour l’Église, nous enseigne à tous, hommes, femmes et familles, à susciter et à protéger en tout lieu la présence vivante et mystérieuse du Seigneur ressuscité qui renouvelle et remplit de joie miséricordieuse les relations entre les personnes, les cultures et les peuples.Du Vatican, le 15 mai 2016, Solennité de la PentecôteFrançois

AMERIQUE/VENEZUELA - Situation encore tendue et retards pour le référendum portant sur la révocation du mandat présidentiel

Caracas – « Le Venezuela se dirige vers une confrontation violente si ceux qui ont le pouvoir ne le quittent pas » a affirmé l’Archevêque de Coro et Président de la Commission épiscopale Justice et Paix, S.Exc. Mgr Roberto Luckert Leon, au cours d’une intervention radiodiffusée, au cours de laquelle il a fait référence à la manière dont le gouvernement gère l’examen des signatures recueillies par l’opposition pour organiser un référendum contre le Président d’ici la fin de cette année. Le 2 mai, en effet, l’opposition a présenté au Conseil national électoral près de 2 millions de signatures soutenant la convocation d’un référendum portant sur la révocation du mandat du Président Nicolas Maduro. Cependant, selon des informations locales parvenues à Fides, le décompte de ces signatures est trop lent et semble trouver chaque jour des problèmes bureaucratiques susceptibles d’entraver la procédure.S’exprimant aux micro de Union Radio le 13 mai, l’ancien candidat de l’opposition aux élections présidentielles, Henrique Capriles, a déclaré que l’Eglise pourrait jouer un rôle de médiateur dans cette situation politique tendue que connaît actuellement le pays. Henrique Capriles demande une date pour le référendum définitif contre le Président Maduro en ce que, selon la procédure constitutionnelle, un second référendum est nécessaire pour révoquer le Président.

AMERIQUE/PEROU - Vers le lancement du projet « prévention du trafic des êtres humains et des migrants

Lima – La Commission pour la Pastorale de la Mobilité humaine de la Conférence épiscopale du Pérou a lancé le projet « Prévention du trafic d’êtres humains et de migrants au Pérou : renforcement des réseaux sociaux pour la prévention et l’assistance aux victimes au niveau national et dans les zones frontalières », en collaboration avec l’ONG Projet Monde MLAL . Le projet se propose de contribuer à réduire la vulnérabilité sociale des victimes potentielles du trafic de migrants sur tout le territoire péruvien, avec une attention particulière aux zones frontalières et à risque.Selon les informations parvenues à Fides, l’une des zones d’intervention du projet est le Vicariat apostolique de Jaen, où aura lieu, grâce au soutien du Vicaire apostolique, S.Exc. Mgr Gilberto Vizcarra Mori, SJ., un séminaire de formation pour prêtres, religieux, catéchistes ruraux et autorités locales afin de définir les réseaux et les plans d’action en matière de migration et de trafic de personnes. Cette rencontre aura pour thèmes : droits fondamentaux et migration ; doctrine sociale de l’Eglise en matière de migration et réalité du trafic d’êtres humains au Pérou. Il est prévu qu’il s’agisse là du début d’une action pastorale constante et coordonnée en permanence avec les institutions gouvernementales et de la société civile sur zone, afin de protéger les migrants et leurs familles.Selon le dernier rapport de la Commission déléguée par le Congrès pour suivre ce problème, intitulé « Plan national d’action contre le trafic de personnes au Pérou 2011-2016 », le Pérou est considéré comme lieu d’origine et de transit du trafic international. Le premier grave problème est l’absence de données mises à jour. De 2004 à 2011, la Police nationale a enregistré 974 victimes – dont 92% de sexe féminin – sachant que les zones dans lesquelles a été enregistré le plus grand nombre de victimes sont celles se trouvant à l’intérieur du pays et dans la forêt amazonienne. Le gouvernement a également informé qu’en 2011, les victimes avaient été mineures pour 58% d’entre elles.

ASIE/IRAN - Arrestation d’un pasteur protestant

Téhéran – Yousef Nadarkhani, pasteur de la communauté protestante « église de l’Iran », acquitté en 2012 de l’accusation d’apostasie, a été arrêté le 13 mai en Iran en compagnie de son épouse, Tina Pasandide Nadarkhani, et d’un fidèle de sa communauté, Yasser Mosayebzadeh, pour des raisons encore inconnues. Ainsi que cela a été indiqué à Fides par l’ONG Christian Solidarity Worldwide , qui surveille la situation des chrétiens en Iran, ce n’est pas la première fois que ce pasteur est de nouveau arrêté après sa sortie de prison de septembre 2012.Le pasteur avait initialement été arrêté en 2009 après avoir mis en discussion le monopole de l’instruction musulmane dans les écoles, qu’il avait qualifié d’anticonstitutionnel. Il a été accusé d’apostasie et condamné à mort en 2010, décision confirmée par la Cour Suprême en 2011. Il a été plusieurs fois demandé au pasteur de renoncer à sa foi au cours du procès, pour éviter la peine capitale, mais celui-ci a refusé. Le 8 septembre 2012, il a été remis en liberté après avoir été reconnu innocent d’inculpation d’apostasie, même s’il a été reconnu coupable « d’évangéliser les musulmans » et condamné pour cela à trois ans de prison.Après la remise en liberté du pasteur Nadarkhani, son avocat, Maître Mohammed Ali Dadkhah, éminent juriste et défenseur des droits fondamentaux, a lui aussi été condamné à 10 ans de prison et radié de l’Ordre en 2012 pour « actions et propagande contre le régime islamique ».Dans la note parvenu à Fides, CSW manifeste sa « profonde préoccupation pour le pasteur » et demande « des explications quant aux raisons de cette nouvelle arrestation », invitant les institutions à « respecter pleinement les obligations constitutionnelles et internationales relatives aux droits fondamentaux, assurant la justice et l’égalité devant la loi à tous les citoyens, quelque soit leur credo ».

ASIE/PHILIPPINES - Appel de l’Archevêque de Davao en faveur d’un engagement du nouveau Chef de l’Etat pour la paix à Mindanao

Davao – Affronter le problème de la stabilité et de la réconciliation à Mindanao et s’engager immédiatement à définir le processus de paix avec la communauté islamique et les rebelles communistes : c’est ce que demande S.Em. le Cardinal Orlando Quevedo, Archevêque de Davao, au nouveau Président philippin, Rodrigo Duterte, qui a été pendant 22 ans maire de cette même ville de Davao, sur l’île de Mindanao. Ainsi que l’a appris Fides, le Cardinal a réaffirmé le caractère urgent des colloques de paix, invitant à « considérer l’Eglise comme une force positive, partenaire du développement national » y compris en ce domaine. Réaliser la paix « est possible sans que soit nécessaire une révision constitutionnelle » a déclaré le Cardinal Quevedo, alors que le Président avait exprimé par le passé l’idée de réformer la Constitution pour mettre en place une forme de gouvernement fédérale. Selon le Cardinal, le fédéralisme est un projet de long terme, qui ne doit pas faire détourner le regard des urgences du temps présent, l’une de celles-ci étant l’adoption de la loi fondamentale Bangsamoro, élaborée après des décennies de conflit et qui s’est enlisée avant d’être approuvée par le Congrès au cours de la précédente législature.L’Archevêque de Davao a également suggéré au Président de prendre en considération la révision des manuels scolaires qui « perpétuent la désinformation sur les musulmans et les autres peuples tribaux de Mindanao », rappelant les efforts réalisés au cours de ces dernières années dans le domaine du dialogue interreligieux.

AFRIQUE/NIGERIA - Appel de l’Archevêque de Lagos contre les attaques envers les agriculteurs

Abuja – S.Exc. Mgr Alfred Adewale Martins, Archevêque de Lagos, a adressé un appel au Président, Muhammadu Buhari, afin que le gouvernement intervienne pour mettre fin aux massacres commis par les bergers Fulanis dans le sud du pays .Selon un communiqué envoyé à l’Agence Fides, l’Archevêque a condamné les meurtres d’agriculteurs le long de ce qu’il est convenu d’appeler « middle-belt », la bande divisant le nord du sud du Nigeria, ainsi que les incursions sanglantes perpétrées par les bergers Fulanis dans un certain nombre de localités du sud, Ukpabi et Nimbo, se plaignant de l’attitude laxiste de la police, qui pousse ceux qui commettent des crimes à se sentir « au-dessus de la loi ».Entre temps, les attaques se poursuivent. Selon des nouvelles de presse, un berger Fulani se serait rendu responsable de la décapitation d’une femme et en aurait également blessé grièvement deux autres dans une localité du Delta. Selon le gouvernement, les attaques attribuées à des bergers Fulanis sont en réalité perpétrées par une faction de la secte Boko Haram. Le Ministre de l’Agriculture, Heineken Lokpobiri, a déclaré que les personnes arrêtées en lien avec les récentes attaques ne parlent pas Fulani pas plus que d’autres langues nigérianes, laissant entendre qu’il s’agit de terroristes étrangers.

AFRIQUE/KENYA - Forte préoccupation de la Commission pour les réfugiés de la Conférence épiscopale à propos de la fermeture des camps de réfugiés

Nairobi – L’annonce faite par le gouvernement kenyan de fermer les camps de réfugiés de Dadaab – considéré comme le plus grand du monde avec plus de 320.000 résidents, en majorité somaliens – de Kakuma – qui accueille plus de 190.000 personnes – et de dissoudre le Département pour les affaires des réfugiés suscite actuellement une forte préoccupation.Le 13 mai, la Commission pour les réfugiés, les migrants et les gens de mer de la Conférence épiscopale du Kenya a participé à une rencontre avec le Haut Commissariat de l’ONU chargé des réfugiés, le gouvernement kenyan et d’autres parties intéressées afin de faire le point de la situation.Selon un communiqué envoyé à l’Agence Fides, la raison principale pour laquelle le gouvernement kenyan a fermé les camps est le non-respect de l’accord tripartite. L’accord en question prévoyait un plan de rapatriement signé par le Haut Commissariat de l’ONU, par le gouvernement kenyan et par son homologue somalien en 2013.Le communiqué affirme en outre que les autorités kenyanes entendent fermer le camp de Dadaab mais non celui de Kakuma, tout en précisant que « cette affirmation n’a pour l’heure été confirmée par aucune annonce officielle ».Une préoccupation particulière a été exprimée tant par la Conférence épiscopale que par le Jesuit Refugee Services , en ce qui concerne la dissolution du Département pour les affaires des réfugiés en ce que cela comporte le défaut d’enregistrement des demandeurs d’asile et d’émission des permis destinés aux opérateurs humanitaires.Selon les Evêques, la responsabilité de la situation doit être partagée entre le gouvernement kenyan et la communauté internationale qui « n’a pas reconnu les problèmes de sécurité auxquels doit faire face le Kenya, ce qui fait que le gouvernement se sent débordé et frustré et ne se démontre pas disposé à accueillir les réfugiés, ayant adopté une attitude négative envers les agences qui opèrent avec les réfugiés, comme le démontre la dissolution du DRA ».Le 25 mai, le Haut Commissaire de l’ONU chargé des réfugiés se rendra au Kenya pour tenter de trouver un accord avec les autorités locales.

ASIE/JORDANIE - Inauguration à Amman du « jardin de la miséricorde », projet solidaire réalisé au profit des réfugiés

Amman – Une entreprise spécialisée en agriculture « durable » qui emploie 15 personnes, choisies parmi les réfugiés irakiens, mais aussi parmi les chômeurs jordaniens : tel est le « jardin de la miséricorde », projet solidaire inauguré hier, 12 mai, à Amman au Centre Notre-Dame de la Paix en présence de S.B. Fouad Twal, Patriarche de Jérusalem des Latins, et de S.Exc. Mgr Alberto Ortega Martin, Nonce apostolique en Jordanie et en Irak. L’initiative, financée à la demande du Pape François sur la base des offrandes des fidèles recueillies auprès du Pavillon du Saint-Siège à Expo Milano 2015, représente un signe concret de la sollicitude pastorale du Siège apostolique et des Eglises locales envers les populations du Proche-Orient, bouleversées par les conflits et par les émigrations forcées.« Le jardin de la miséricorde – a souligné durant l’inauguration le Nonce – n’est pas seulement un lieu où les réfugiés et les personnes nécessiteuses peuvent trouver un travail et un salaire mais il peut également devenir un lieu de dialogue et de rencontre entre personnes de religions différentes, selon ce qu’a écrit le Pape François dans la Bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde ». Au cours de ladite cérémonie – indique le site Internet abouna.org – le Président de Caritas Jordanie, Wael Suleiman, a annoncé la prochaine réalisation de microprojets analogues à Madaba, Zaqrqa et Fuheis, finalisés à la création de postes de travail au profit de réfugiés et de familles jordaniennes privées de revenus.

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