Derniers flash de l'agence Fides

AMERIQUE/HONDURAS - Arrestation des meurtriers présumés de l’activiste environnementaliste Lesbia Yaneth Urquía

Marcala – La police a arrêté les meurtriers présumés de Lesbia Yaneth Urquía, responsable communautaire, dans la commune de Marcala, La Paz, au centre du Honduras. L’activiste avait été trouvée morte le 6 juillet à Marcala, à l’ouest de la capitale, Tegucigalpa. L’assassinat fait partie d’une série d’homicides ayant pris pour cibles les membres du Conseil civique des Organisations populaires et indigènes du Honduras défendant des causes environnementales et les indiens du Honduras.Au mois de mars dernier, avait été assassiné Nelson Garcia. Par ailleurs, Berta Caceres, cofondatrice du COPINH, avait été tuée chez elle au cours de ce même mois . Tomas Garcia, qui avait présidé le Conseil, avait quant à lui été tué par un militaire lors d’une manifestation en 2013.L’Evêque auxiliaire de San Pedro Sula, S.Exc. Mgr Romulo Emiliani, avait déclaré en mars dernier, après l’homicide de Berta Caceres que « bien que les statistiques gérées par les institutions indiquent que le nombre des homicides diminue, l’impact de ces crimes commis frappe tout un chacun, en particulier dans le cas du massacre de Comayagüela et du meurtre de la responsable indigène Berta Caceres . Cela provoque consternation et embarras au sein de la population ».Selon le dernier rapport de l’organisme international Global Witness concernant l’année 2015, le total des environnementalistes tué au cours de l’année de référence est de 185 en 16 pays différents dont 67 appartenant à des communautés indigènes. En Amérique latine, la répartition est la suivante : le Brésil se trouve au premier rang avec 50 homicides de ce type enregistrés, suivi par la Colombie , le Pérou et le Nicaragua , le Guatemala , le Honduras et le Mexique . De nombreuses organisations de défense des droits fondamentaux se plaignent par ailleurs en général du fait que ces crimes demeurent impunis.

ASIE/PAKISTAN - Initiative théâtrale de la Caritas en faveur du changement social

Lahore – Le théâtre représente un moyen puissant en faveur du changement social des jeunes et de la diffusion d’une culture de paix et de tolérance » : c’est sur la base de cette conviction que la Caritas de Lahore a organisé une représentation théâtrale ces jours derniers au Renewal Centre, structure pastorale du Diocèse de Lahore sise à Youhanabad, quartier chrétien de la ville. Le but de cette représentation était de mettre en évidence certains problèmes sociaux existants et de promouvoir des modalités et des voies pacifiques de résolution de ces derniers, en créant harmonie sociale et religieuse au sein de la société. A la manifestation a pris part l’Archevêque de Lahore, S.Exc. Mgr Sebastian Shaw, qui a exprimé sa joie pour cet engagement social et culturel des jeunes du Diocèse.La Caritas a organisé la représentation en collaboration avec le Théâtre Ajoka, compagnie théâtrale engagée dans la diffusion de la conscience de divers problèmes et questions ouvertes, existant au sein de la communauté. Amjad Gulzar, Directeur national de Caritas Pakistan, a remarqué que la Caritas, au travers de son action de soutien et d’assistance aux personnes en difficulté et dans la gêne, « entend contribuer à diffuser cette conscience du changement social aussi largement que possible ». Le Père Joseph Shahzad, Secrétaire exécutif de la Caritas de Lahore, a remercié tous ceux qui ont rendu possible ce type de manifestations, remarquant que la Caritas contribuera à organiser ce type d’événements également à l’avenir.

AFRIQUE/EGYPTE - Vers la résolution du contentieux relatif aux terrains environnant le Monastère copte orthodoxe de Saint Macaire

Fayyum – Maître Ihab Ramzy, avocat égyptien qui défend les intérêts de l’Eglise copte orthodoxe, a rendu public les détails d’un accord imminent entre les parties qui devrait mettre un terme au long contentieux relatifs aux terrains liés au Monastère copte orthodoxe de Saint Macaire, sis dans la zone de Wadi el Rayan. Le cas avait été rouvert dans les premiers mois de 2015 suite au lancement d’un projet de construction d’une route qui devait relier la ville de Fayyum à un oasis en traversant les terrains situés autour du Monastère copte orthodoxe Saint Macaire, menaçant une zone archéologique s’étendant autour d’une église remontant au IV° siècle.Le projet mettait en danger également l’approvisionnement en eau du Monastère et de certaines zones cultivées appartenant à ce dernier. A cette époque , les moines lancèrent une initiative de résistance non-violente en s’allongeant sur le parcours des excavateurs utilisés dans le cadre du projet, lesquels étaient conduits par des ouvriers qui s’approchaient des terrains du Monastère au cri de « Allah Ackbar ». Par la suite, des activistes et des responsables politiques locaux lancèrent également une pétition pour demander au Président égyptien, Abdel Fattah al-Sisi, de bloquer le projet. Dans le texte de l’appel, la controverse existant concernant le projet de route était qualifiée de « bombe à retardement » en mesure d’aggraver les conflictualités religieuses déjà alarmantes enregistrées dans le pays.Maintenant, selon les nouvelles diffusées par Maître Ihab Ramzy, l’accord en voie d’approbation prévoirait la concession définitive à l’Eglise copte orthodoxe de 3.000 acres de terrain autour du Monastère en tant que zone destinée au tourisme culturel. Dans le cadre de l’accord, devrait trouver également une solution l’affaire du moine condamné pour avoir tenu un comportement jugé agressif vis-à-vis de fonctionnaires de l’Etat au cours d’une phase aigue des contrastes.Par le passé, les tensions entre le Monastère Saint Macaire et la hiérarchie épiscopale copte orthodoxe s’étaient par ailleurs projetées sur le contentieux relatifs aux terrains, les Evêques ayant à plusieurs reprises dénié toute légitimité aux protestations des moines. En mai 2015, le Synode des Evêques coptes orthodoxes, sous la présidence du Patriarche Tawadros II, avait délibéré et publié des dispositions disciplinaires rendant plus étroit le contrôle de l’épiscopat sur la vie des moines et moniales coptes orthodoxes. La résolution du contentieux portant sur les terrains du Monastère Saint Madaire représente également un signal de dépassement de certaines tensions et incompréhensions internes à l’Eglise copte orthodoxe.

AMERIQUE/BRESIL - Conflits et droits des communautés de pêcheurs traditionnels

Brasilia – Le Conseil pour la Pastorale des Pêcheurs , lié à la Commission épiscopale pour la Pastorale du service de la charité, Justice et Paix de la Conférence épiscopale , a présenté le rapport « Conflits sociaux et environnementaux et violations des droits fondamentaux au sein des communautés traditionnelles de pêche au Brésil ».La présentation, indique une note des Œuvres pontificales missionnaires du Brésil envoyée à Fides, a eu lieu à Brasilia, au siège de la CNBB, le 13 juillet, en présence de représentants du CPP, de membres d’autres secteurs de la Pastorale sociale et de pêcheurs menacés par des conflits. Le rapport, outre à analyser les causes des conflits, explique également les stratégies mises en œuvre par les communautés pour valider leurs droits.« Ce rapport est important en ce qu’il donne de la visibilité et dénonce les cas de violations des droits fondamentaux, sociaux, environnementaux et culturels, en faisant également mention des luttes entreprises pour la défense des territoires des communautés de pêcheurs » a déclaré le Président de la Commission épiscopale pour la Pastorale du service de la de la charité, Justice et Paix, le Père Olavio Dotto, au début de la rencontre.La publication contient une somme d’informations concernant les violences subies par les communautés de pêcheurs artisanaux et par des pêcheurs qui vivent dans les eaux internes et le long de la côte brésilienne.Le rapport recueille également les données concernant les principaux conflits environnementaux qui impliquent la pêche traditionnelle dans les communautés de 14 Etats du Brésil.

OCEANIE/AUSTRALIE - Campagne du Conseil pour la Justice sociale de la Conférence épiscopale sur la valeur des personnes âgées

Sydney – Célébrer la Journée de la Justice sociale, le 25 septembre, et inaugurer la campagne pour l’année 2016-2017 avec un thème central unique, celui de la vie des personnes âgées, telle est l’initiative du Conseil pour la Justice sociale de la Conférence épiscopale australienne qui, ainsi que cela a été indiqué à Fides, a rendu public le titre de la campagne imminente, à savoir « une place à table : la justice sociale dans une société qui vieillit ».Dans la déclaration d’intention, qui est accompagnée par une lettre de S.Exc. Mgr Dennis Hart, Président de la Conférence épiscopale australienne, les Evêques célèbrent la valeur, la dignité et la contribution significative des personnes âgées à la vie de la communauté. Dans le texte transmis à Fides, les Evêques notent combien les membres les plus vulnérables de la société « doivent être protégés de l’expérience de la pauvreté, de l’isolement, des abus ou de toute circonstance dans lesquelles ils sont considérés comme un poids pour la famille ou la société ». La déclaration – envoyée et diffusée dans les Paroisses, les écoles et les universités catholiques, les Congrégations religieuses et les associations – invite la communauté catholique, les hommes politiques, les jeunes et les moins jeunes à favoriser une approche des personnes âgées basée sur la miséricorde et l’amour, « au sein de laquelle toute personne peut occuper une place à table ».

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Maintien de la trêve à Juba et affrontements signalés à Wau

Juba - A Juba, capitale du Soudan du Sud, les opérations d’évacuation de ressortissants étrangers se poursuivent alors que les combats entre les forces du Président Salva Kiir et celles du Premier Vice-président, Riek Machar ont cessé depuis trois jours. L’Ouganda a envoyé un contingent militaire fortement armé afin de protéger l’évacuation de plus de 3.000 de ses ressortissants résidant à Juba.Les forces de la SPLA-IO ont abandonné leurs bases aux pieds du mont Jebel, où elles étaient cantonnées conformément aux accords de paix. Maintenant, les hommes de Riek Machar sont dispersés dans la zone se trouvant entre le mont Jebel et la route de Yei, alors que les troupes de la SPLA organisent des positions défensives le long des routes de Yei et de Gudele.La SPLA-IO a cependant dénoncé le fait que les forces de la SPLA auraient repris le combat dans différentes zones du comté de Wau, depuis longtemps au centre d’importants affrontements . Un porte-parole de la formation de Riek Machar a affirmé que les militaires de la SPLA auraient violé l’ordre de cessez-le-feu émis par le Président Salva Kiir .Entre temps, le Conseil des Anciens des Dinkas a adressé un appel à deux Ministres de la SPLA-IO d’ethnie Dinka, afin qu’ils rallient le camp du Président Kiir, lui aussi Dinka, alors que Riek Machar est d’ethnie Nuer même si, dans son camp, se trouvent des Dinkas et des membres d’autres ethnies. Cette initiative semble vouloir relancer la dimension ethnique de l’affrontement politique en cours au Soudan du Sud. Le Conseil des Anciens des Dinkas n’est pas un organe représentatif des « sages » dinkas mais un groupe politique qui appuie le Président Kiir.

ASIE/LIBAN - Institution d’un Comité de coordination des Organisations maronites

Beyrouth – Les institutions et organisations répondant au Patriarcat d’Antioche des Maronites engagées dans des œuvres sociales, éducatives, sanitaires et environnementales seront désormais reliées par le biais d’un Comité de coordination afin de contrôler constamment la mise en œuvre de leurs projets respectifs et de renforcer les synergies et la collaboration ordonnée entre les différents organismes. Une réunion tenue hier au siège patriarcal de Bkerkè a rassemblé les responsables des différentes institutions, le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, et les Evêques maronites, Leurs Excellences NN.SS. Samir Mazloum et Boulos Abdelsater. Au cours de la rencontre – indiquent les moyens de communication libanais – ont été approuvées les règles de fonctionnement du Comité de Coordination, qui sera placé sous la direction d’un Coordinateur général, Antoine Azhour. Dans un premier temps, le Comité procédera à un inventaire des programmes et des initiatives menés par chaque institution, fixant des lignes directrices communes et une liste de priorités pour identifier ensuite les possibles domaines de collaboration autour de projets conjoints.

ASIE/CHINE - Camp d’été, occasion pour consolider la solidarité et la collaboration entre communautés

Shi Jia Zhuang – Le camp d’été pour les jeunes constitue une activité désormais traditionnelle des communautés catholiques continentales chinoises et cette année, il est devenu également une occasion pour consolider la solidarité et la collaboration entre les différentes communautés catholiques. Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, le Curé de la Paroisse de Chang Heng de Xin Xiang, une petite communauté, a reçu le soutien du groupe des jeunes du Divin Amour du Diocèse de Zheng Zhou pour organiser le camp d’été. C’est également la première fois que les jeunes catholiques du groupe ont réalisé une expérience d’engagement pastoral hors du Diocèse. Du 4 au 11 juillet, ils ont donc guidé les enfants de Chang Heng dans l’étude du Catéchisme, des chants sacrés et de l’histoire de la Bible. Certains jeunes qui avaient déjà reçu la première Communion, ont pu recevoir le Très Saint Sacrement de l’autel au cours de la Messe alors que trois enfants se préparent au Baptême. Selon les jeunes bénévoles, « il s’est agi d’une expérience extraordinaire. Les enfants nous ont responsabilisé. Par leurs questions, ils nous ont sollicité à bien prendre soin de notre connaissance de la foi et de la spiritualité ».Depuis hier, 180 jeunes du Diocèse de Zhou Zhi, en province du Shaan Xi, ont débuté le camp d’été 2016, cette année Camp de l’Année de la Miséricorde, ainsi que l’ont souligné depuis le début les prêtres et les religieuses qui les guideront jusqu’au 16 juillet.Par ailleurs, 440 jeunes du Diocèse de Wen Zhou ont participé au camp annuel d’été. Selon le Vicaire diocésain, « grâce au soutien de prêtres et de religieuses qui ont renoncé à leur temps de repos, nous avons pu organiser une semaine de camping. Nous désirons que le camp d’été représente une porte ouverte pour les jeunes et pour leurs parents afin qu’ils participent ensuite à l’école du Dimanche de la Paroisse, où ils peuvent disposer d’un rendez-vous fixe avec la communauté, et qu’ils fréquentent les activités ecclésiales ».Le camp d’été de la communauté catholique de Qian An, de Tang Shan, a vu la participation d’une vingtaine d’enfants non catholiques aux côtés de 70 catholiques. Grâce à la patience et à l’affection des religieuses de l’Immaculée Conception, ils ont pu approfondir les notions principales de la foi chrétienne au travers de l’Ecriture Sainte et de dessins, de dessins animés ainsi que de formes de danse.

AMERIQUE/ETATS UNIS - Disparition d’un séminariste dans un fleuve suite au sauvetage d’une femme

Kansas – Un séminariste a disparu après avoir sauvé la vie à une femme tombée dans le fleuve. Brian Bergkamp, Séminariste du Diocèse de Wichita – suffragant de l’Archidiocèse de Kansas City – qui effectuait sa formation au Séminaire du Maryland, a disparu dans les eaux du fleuve Arkansas samedi dernier, 9 juillet. Son corps n’a pas encore été retrouvé.Agé de 24 ans, Brian Bergkamp, se trouvait avec cinq autres personnes sur des kayaks séparés lorsque s’est présenté un flux d’eau turbulent. Selon la presse locale, il a sauté de son kayak pour prêter assistance à une femme qui était tombée à l’eau. Aucun des kayakistes ne portait de gilet de sauvetage mais les autres membres du groupe, dont la femme objet de l’intervention, sont parvenus à rejoindre la rive.L’Evêque du Diocèse, S.Exc. Mgr Carl Allan Kemme, dans un communiqué parvenu à Fides, a déclaré : « Je savais que Brian était un séminariste exceptionnel, tranquille, délicat, diligent dans son travail et dans ses études ». Il aurait dû être ordonné diacre au terme de la prochaine année universitaire.Mgr Andrew Baker, Recteur du Séminaire, se souvient de Brian Bergkamp comme d’un « responsable silencieux mais très efficace ». « Il s’agissait d’un jeune réflexif et priant. Il connaissait la profondeur de ce que signifie être chrétien et prêtre. Il n’a certainement pas dû y penser à deux fois avant d’agir ».

ASIE/PHILIPPINES - Réaction du Président de la Commission épiscopale chargée des migrants et des itinérants sur la décision de la Cour internationale d’arbitrage relative à la mer de Chine du sud

Manille – « Nous avons accueilli la décision de la Cour favorablement et en rendant grâce à Dieu. Nous demandons à tous d’être magnanimes et de ne pas se vanter mais de la prendre en compte avec sobriété et humilité ». C’est dans cet état d’esprit que le Président de la Commission épiscopale chargée des migrants et des itinérants, S.Exc. Mgr Ruperto Santos, Evêque de Balanga, commente la décision favorable aux Philippines émise par la Cour internationale dans le cadre du contentieux les opposant à la Chine à propos de la juridiction en mer de Chine du sud. L’Evêque a exhorté en particulier les travailleurs philippins vivant en Chine « à éviter de s’engager dans des débats sur la décision pour leur sécurité », leur recommandant de « poursuivre leur travail avec un sens de responsabilité, respectueux et tranquilles ». L’Evêque a également demandé à ne pas former de groupes et à ne pas parler de la décision sur les réseaux sociaux.Au cours de ces derniers mois, la Conférence épiscopale avait invité tous les fidèles philippins à lancer une « oratio imperata » pour chercher une solution pacifique à la dispute territoriale entre Manille et Pékin. Ces derniers jours, la Cour permanente arbitrale de La Haye a donné raison aux Philippines dans le contentieux qui les oppose à la Chine en ce qui concerne le contrôle de récifs et d’atolls stratégiques en Mer de Chine du sud, affirmant que la Chine ne dispose d’aucun titre sur cette partie de mer et qu’elle a violé les droits souverains des Philippines.

AFRIQUE/ RD CONGO - Peur à Kinshasa suite à la découverte de cadavres de personnes assassinées dans le fleuve N’Djili

Kinshasa – Les découvertes de cadavres de personnes dans le fleuve N’Djili se succèdent à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, et en particulier dans le quartier Kingabwa, sis entre les communes de Limete et de Masina.Le 11 juillet, le Procureur général de Kinshasa a confirmé la découverte de trois corps repêchés dans le fleuve, portant ainsi à six le nombre des cadavres récupérés dans le cours d’eau depuis le 3 juillet. Selon les habitants du lieu cependant, au moins une douzaine de corps auraient été jusqu’ici découverts dans les eaux du fleuve.Les autorités affirment que les victimes auraient été tuées au cours de règlements de comptes entre membres de bandes criminelles dénommées Kulunas.Certaines ONG locales, comme Voix des Sans voix pour les droits de l’homme , se sont faites porte-parole des inquiétudes des habitants de Kinshasa qui craignent en revanche qu’il ne s’agisse du résultat d’exécutions sommaires liées à des motifs politiques. Selon certains témoignages, les cadavres présentent des signes de torture. On pense que les victimes, des hommes adultes, auraient été torturées et tuées ailleurs pour être ensuite jetées dans le fleuve.Ces mystérieux homicides font croître l’inquiétude et l’incertitude chez les habitants de Kinshasa en ce qui concerne les élections présidentielles, qui devraient se tenir d’ici la fin de l’année mais dont la date n’a pas encore été fixée.Dans ce climat de peur, l’ONG VSV demande aux autorités de faire pleinement la lumière sur les homicides au travers d’une enquête indépendante, de manière à écarter la motivation politique de ces crimes.

ASIE/ISRAEL - Vote en Commission d’un projet de loi punissant les opposants à l’entrée des arabes chrétiens dans l’armée israélienne

Jérusalem – La Commission chargée de la Constitution, de la Loi et de la Justice de la Knesset a approuvé un projet de loi prévoyant des sanctions pénales allant jusqu’à la réclusion pour ceux qui tentent de dissuader les arabes chrétiens citoyens israéliens de s’enrôler dans l’armée israélienne. Le vote de la Commission, rendu public Dimanche dernier par la presse israélienne, a eu lieu alors que de nombreux parlementaires arabes musulmans membres de cette Commission n’étaient pas encore rentrés de la période de vacances accordée à l’occasion de la fin du ramadan. Le projet de loi, appuyé par des parlementaires du Likoud, devra être soumis au vote de l’Assemblée parlementaire. Selon les critiques, il vise également à trancher par voie judiciaire le débat concernant l’entrée d’arabes chrétiens en tant que volontaires dans les corps militaires de l’armée israélienne.Le projet de loi, dont le langage est qualifié par certains d’ambigu, prévoit des peines, y compris de détention, pour ceux qui « incitent au non-accomplissement » de l’engagement militaire, une formule qui peut être référée à toute critique ou tentative verbale visant à persuader quelqu’un de ne pas entrer en tant que volontaire dans l’armée israélienne.Selon la International Fellowship of Christians and Jews, fondée en 1983 par Yechiel Eckstein pour promouvoir la compréhension et l’amitié entre chrétiens et juifs, le nombre des chrétiens arabes enrôlés comme volontaires dans l’armée est en augmentation constante, étant passé de 40 en 2012 à 102 en mars 2015.Les règles actuellement en vigueur en Israël prévoient la conscription obligatoire pour la seule population juive et pour les hommes druzes, les chrétiens et les bédouins pouvant s’engager sur base volontaire.Déjà en juillet 2013 , un document publié par la Commission Justice et Paix de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte avait offert des critères de discernement sur la question de l’enrôlement des arabes chrétiens dans l’armée israélienne. Selon les rédacteurs du document, l’armée israélienne est utilisée comme « une institution qui promeut la cohésion sociale » et comme « un lieu clef » pour impliquer les citoyens dans le projet national « comme il est conçu par les autorités, c’est-à-dire promouvant Israël comme un Etat national juif ». Dans cette perspective – pouvait-on lire entre autre dans le document publié par la Commission Justice et Paix précitée – « parler de l’enrôlement des chrétiens arabes plutôt que des arabes en général – musulmans et chrétiens – constitue clairement une tentative pour enfoncer un coin entre chrétiens et musulmans en Israël ».

AMERIQUE/COLOMBIE - Prise de position des Evêques des Provinces ecclésiastiques de Medellin et Santa Fe de Antioquia contre l’activité minière irresponsable

Medellin – « En tant que Pasteurs, nous avons, à plusieurs reprises, élevé notre voix et attiré l’attention sur les effets néfastes de l’exploitation des ressources naturelles, en particulier en ce qui concerne la gestion irresponsable des mines. Ces activités ont comporté de graves répercussions sur l’environnement, la dignité humaine et la vie sociale au sein de nos communautés » affirme un communiqué parvenu à Fides portant la signature des 12 Evêques des Provinces ecclésiastiques de Medellin et Santa Fe de Antioquia .Les Evêques ont demandé au gouvernement colombien, aux entreprises, nationales et internationales, ainsi qu’à la société civile « d’agir avec décision pour empêcher l’extraction mécanisée, à l’aide de dragues et d’excavateurs, et la poursuite de la destruction de l’environnement et de la santé des personnes dans notre pays. Il serait opportun de mettre en œuvre des mesures efficaces afin de bloquer l’actuelle catastrophe environnementale et sociale » souligne le communiqué.Dans cette zone de la Colombie, l’Eglise et les communautés rurales dénoncent depuis longtemps la forte déforestation visant à faire place à des mines à ciel ouvert ainsi que les dommages provoqués à l’environnement et aux personnes par les pollutions liées à l’utilisation du mercure dans le cadre de l’extraction de l’or et de l’argent.Les Evêques soulignent que, en tant que partie intégrante de la stratégie de lutte contre l’extraction illégale, il est nécessaire de dénoncer la corruption de certains fonctionnaires publics, de rendre opérationnelles les institutions de l’Etat et de combattre l’action des groupes armés illégaux. « Dans le même temps et dans la perspective de l’après accord avec les FARC, doit être garanti le fait que cette guérilla aura l’obligation de renoncer définitivement à l’activité minière irresponsable » conclut le texte.

AMERIQUE/COLOMBIE - Espoirs de réouverture définitive de la frontière avec le Venezuela

Bogotá – Ainsi que l’indique une note parvenue à Fides, environ 35.000 vénézuéliens de San Antonio del Táchira ont traversé le pont international Simon Bolivar Dimanche dernier en direction de la ville colombienne de Cucuta pour y acheter de la nourriture, des médicaments et des denrées de première nécessité. Le 19 août 2015, le Président vénézuélien, Nicolas Maduro, avait en effet ordonner la fermeture de la frontière avec la Colombie pour empêcher l’entrée de paramilitaires colombiens et combattre la contrebande. Ce même Président a autorisé l’ouverture de la frontière pour une période limitée de 12 heures le Dimanche 10 juillet.S.Em. le Cardinal Rubén Salazar Gómez, Archevêque de Bogotá, a fait l’éloge des colombiens pour leur solidarité et leur accueil envers les vénézuéliens, bien que cela ait été pour une courte durée. « Je me félicite et je remercie les colombiens qui, comme de bons samaritains, ont exercé la solidarité envers nos frères vénézuéliens ».La situation demeure encore incertaine. Bien que la frontière ait été fermée par le Venezuela, le gouvernement colombien estime que l’ouverture devrait être autorisée et coordonnée par les deux pays. Les rares rapports officiels de ces derniers mois sont clairs et indiquent que la réouverture sera suivie par de plus importants contrôles des deux côtés. Le 4 août est prévue une réunion des Ministres des Affaires étrangères des deux pays afin de fixer une date pour la réouverture de la frontière, qui pourrait avoir lieu dès le mois d’août.

AFRIQUE/KENYA - Remerciements publics du Diocèse de Meru au Frère Argese, « le missionnaire de l’eau »

Nairobi – « Nous sommes reconnaissants aux Missionnaires de Notre-Dame de la Consolation de nous avoir donné le Frère Argese, qui a travaillé à Meru pendant toutes ces années. Ils nous ont fourni une éducation, de l’eau, des hôpitaux, ont érigé le Diocèse et ils nous ont soutenu jusqu’à ce que, maintenant, nous soyons en mesure de demeurer sur pieds par nous-mêmes » a déclaré S.Exc. Mgr Salesius Mugambi, Evêque de Meru, au Kenya, dans l’homélie donnée le 9 juillet à l’occasion de la célébration de la Journée de l’eau dans son Diocèse.Telle a été l’occasion choisie pour remercier le Frère Giuseppe Argese, Missionnaire de Notre-Dame de la Consolation qui, depuis des décennies, conçoit et dirige la construction non seulement d’églises, comme la Cathédrale de Meru, mais surtout d’aqueducs et autres œuvres hydrologiques qui fournissent de l’eau potable à un demi million de personnes dans les comtés de Meru et Tharaka Nithi.« La population de Meru seront toujours reconnaissante au Frère Argese pour la formation humaine qu’il a fourni. Nos plus importantes Universités doivent s’intéresser de près à ce qui a été fait ici pour notre prospérité » a déclaré le Père Andrew Mbiko, responsable de la gestion de l’aqueduc de Tuuru. « Nous portons à l’attention du pays tout entier et en particulier du gouvernement du Kenya la contribution unique et spéciale qu’un simple missionnaire a fourni à la formation humaine, au développement et à la civilisation de la population de Meru » a ajouté le Père Mbiko, rappelant avoir demandé au gouvernement d’accorder la citoyenneté honoraire au missionnaire italien.Né à Martina Franca, dans les Pouilles en 1932, le Frère Giuseppe Argese s’est rendu au Kenya comme missionnaire en 1957 et depuis lors, il y réalise la construction d’églises et d’œuvres d’utilité publique. En 1959, il a débuté son activité la plus importante, à savoir la planification et la construction de nombreuses œuvres d’ingénierie hydraulique relatives à la collecte et à la distribution d’eau, laquelle est désormais fournie à des centaines de milliers de personnes. L’importance et la qualité du travail effectué pendant 50 ans par le Frère Argese ont été reconnues par les plus hautes institutions mondiales. Le 15 juin 1999, le Frère Argese a obtenu la prestigieuse reconnaissance Path to Peace, qui lui a été remise au siège des Nations unies, à New York et constitue l’une des plus importantes en matière de contribution au développement de la paix au plan international.

ASIE/PALESTINE - Médaille de Jérusalem conférée par le Président palestinien au Patriarche émérite de Jérusalem des Latins

Ramallah – Quelques jours après la fin de son mandat à la tête du Patriarcat latin de Jérusalem, le Patriarche émérite, S.B. Fouad Twal, s’est vu remettre par le Président palestinien, Abu Mazen, la Médaille de Jérusalem. A la remise de la décoration, qui a eu lieu le 12 juillet à Ramallah, au siège de la présidence palestinienne, ont également participé des représentants de l’administration présidentielle palestinienne, dont M. Majdi al Khaldi, Conseiller du Président pour les relations avec les Eglises et les communautés chrétiennes. La Médaille – expliquent des sources palestiniennes – a été conférée en signe de reconnaissance « pour la direction spirituelle exercée par le Patriarche et pour le service exceptionnel qu’il a fourni au peuple palestinien et à l’Eglise catholique en Palestine ».Le 24 juin dernier, le Pape François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Patriarcat latin de Jérusalem, présentée par S.B. Fouad Twal pour atteinte de la limite d’âge canonique. A sa place, le Pape a nommé en tant qu’Administrateur apostolique sede vacante le Père Pierbattista Pizzaballa OFM. Dans un entretien publié sur le site Internet du Patriarcat latin, S.B. Fouad Twal évoque également l’héritage qu’il laisse entre les mains du nouvel Administrateur apostolique, le Père Pierbattista Pizzaballa, OFM : « Parmi les points forts sur lesquels le nouvel Administrateur peut s’appuyer, se trouve le fait qu’il a servi pendant 12 ans en tant que Custode de Terre Sainte et qu’il a été Vicaire du Patriarche latin pour la communauté chrétienne de langue hébraïque. Il connaît bien les défis et les problèmes de l’Eglise en Terre Sainte ». Le Patriarche émérite note ensuite « le problème de la langue arabe, de la mentalité orientale et de toute l’activité pastorale « Cela sera sûrement plus facile pour lui de remédier aux faiblesses de l’administration que de gérer la pastorale des fidèles arabes. Mais il est aussi vrai que les fidèles étrangers du Patriarcat latin sont désormais plus nombreux que les chrétiens arabes locaux ».

AMERIQUE/BRESIL - 70ème anniversaire de la présence au Brésil des Frères mineurs conventuels

Rio di Janeiro – Aujourd’hui, débutent à Rio de Janeiro les célébrations marquant le 70ème anniversaire de la présence des Frères mineurs conventuels en Amérique latine et dans les Caraïbes. Pendant trois jours, du 13 au 15 juillet, des conférences, des ciné-clubs et une Messe de clôture aideront à retracer les étapes de l’évangélisation franciscaine de l’Amérique du Sud.Si la commémoration concerne l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes, le rendez-vous est particulièrement ressenti au sein de la Province Saint François d’Assise, au Brésil. Le 28 mars 1946 en effet, des religieux nord-américains de la Province de l’Immaculée Conception arrivèrent au Brésil pour inaugurer une présence stable et ils choisirent pour ce faire Rio de Janeiro. Leur tentative faisait suite à celles, réalisées au début du XX° siècle, de confrères de la Province de Gênes au Honduras et de la Province romaine au Minas Gerais, tentatives qui s’étaient soldées par des échecs. Trois ans plus tard, les pionniers nord-américains furent rejoints par deux religieux italiens partis de la Basilique Saint Antoine de Padoue à destination de Santos, au Brésil.Au cours des années suivantes, une fois la présence franciscaine consolidée dans le plus grand pays sud-américain, aurait eu lieu la reconnaissance du statut de Délégation missionnaire d’abord puis de Commissariat pour l’Amérique latine, tout comme pour l’Argentine et l’Uruguay, au cours du Chapitre provincial de Padoue de 1955. En 1970, la région fut érigée en Custodie provinciale et finalement en Province Saint François d’Assise le 23 septembre 1991.

AFRIQUE/EGYPTE - Mobilisation de l’Eglise copte orthodoxe contre l’analphabétisme

Assiout – L’Eglise copte orthodoxe se mobilise contre la plaie que représente l’analphabétisme, laquelle afflige des strates de la population égyptienne appartenant à différentes générations. L’expérience pilote de la nouvelle campagne d’alphabétisation a été lancée dans la Paroisse Saint Jean du village de Dewaina, dans le gouvernorat d’Assiout. Le Père Karas Badri, Curé de la Paroisse, a annoncé le coup d’envoi de cours de base dans les locaux paroissiaux, cours qui s’adressent tant aux jeunes qu’aux personnes âgées analphabètes, soulignant que l’ignorance radicale constitue un ingrédient essentiel du bouillon de culture dans lequel se développent les extrémismes et les sectarismes. Au sein du classement des Etats en matière d’alphabétisation, l’Egypte occupe le 142ème rang sur un total de 179 Etats pris en considération avec plus d’un quart de sa population analphabète.

ASIE/THAILANDE - 45 millions d’électeurs appelés aux urnes en vue de la ratification du projet de Constitution

Bangkok – Le 7 août, environ 45 millions de thaïlandais seront appelés à ratifier le projet de nouvelle Constitution dont la rédaction a été achevée en janvier dernier. « Partout sont présents de gigantesques posters, des affiches et des publicités audio et vidéo concernant le processus référendaire » raconte à l’Agence Fides une source locale sous couvert d’anonymat. « Cette vingtième Constitution a été écrite par une équipe de 21 personnes nommée par l’actuel Premier Ministre, le Général Prayuth, au pouvoir depuis 2014 suite à un Coup d’Etat, mais le texte ne semble pas répondre aux requêtes faites par les différentes factions politiques au cours de la crise sociale de 2013 » poursuit notre source.« Le peuple ne semble actuellement ni informé ni intéressé par les 279 articles contenus dans les 105 pages de cette magna charta. Lors du dernier référendum constitutionnel, qui a eu lieu en 2007, n’ont en effet participé que 57% des ayants droit. Dans le pays, il est officiellement interdit d’en discuter ouvertement, d’organiser des débats ou des confrontations, d’exprimer son propre avis ou d’effectuer des études statistiques. Le texte lui-même n’est pas diffusé et des textes anonymes circulent dans des cercles de jeunes. Nombre de chroniqueurs étrangers, et même les organisations pour les droits fondamentaux, font état du caractère étrange d’un texte fortement militaire, qui prévoit l’intervention indiscriminé des forces armées dans le cadre de toutes les situations menaçant « la paix et l’harmonie » du pays. Les universités et les zones traditionnellement éloignées des centres de pouvoir de Bangkok prennent actuellement leurs distances du projet bien qu’indirectement il soit déclaré qu’en cas de rejet du texte, les élections législatives prévues pour 2017 seraient repoussées ».

ASIE/PHILIPPINES - Les écoles catholiques, cœur battant de la nation

Naga City – Les écoles catholiques sont essentielles à la mission de l’Eglise aux Philippines et représentent un véritable cœur battant de la nation. C’est ce qu’a affirmé l’Assemblée générale de l’Association des écoles catholiques qui s’est tenue le 8 juillet à Naga City. Ainsi que l’a appris Fides, l’Assemblée a retracé les défis lancés pour l’avenir aux instituts catholiques de l’archipel.Plus de 200 délégués présents ont débuté leurs travaux par un profond « examen de conscience », en cherchant des instruments pour améliorer l’offre de formation des écoles catholiques et en élaborant un parcours de vérification des valeurs, des caractéristiques et de la qualité de l’enseignement. Une école catholique doit être animée et conduite par une philosophie, une vision et une mission de base embrassant et préservant son identité catholique. Chaque école réalisera un parcours d’évaluation qui l’aidera à conserver un standard global élevé.Il a été réaffirmé par ailleurs que le point de départ est que « le Christ est le maître ». Chaque institut ne peut donc qu’être centré sur la personne et le message de Jésus Christ. C’est seulement ainsi, a conclu l’Assemblée, que l’école pourra pleinement accomplir sa mission évangélisatrice. Aux Philippines, l’Eglise catholique gère au total 1.146 écoles maternelles, 934 écoles primaires, 1.206 collèges et plus de 160 instituts universitaires répartis sur le territoire national.

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