Derniers flash de l'agence Fides

AMERIQUE/NICARAGUA - Vers la publication d’une nouvelle Lettre pastorale de la Conférence épiscopale sur la situation dans le pays

Managua – Les Evêques de la Conférence épiscopale du Nicaragua ont préparé une Lettre pastorale qui sera publiée la semaine prochaine. La note transmise à Fides par une source locale rapporte ce qu’a déclaré S.Exc. Mgr Carlos Herrera Gutierrez, OFM, Evêque de Jinotega, à propos de ce document. Il « examinera la situation institutionnelle du pays et celle du processus électoral. Nous avons dialogué entre nous pour souligner le respect du peuple et mettre à jour la lettre remise au Président Ortega en 2014 ». Mgr Herrera a par ailleurs ajouté : « Nous avons également pris position sur les manières d’éviter la violence et d’agir dans l’esprit du droit et dans le respect de la loi ».Le 21 mai 2014, la CEN avait remis une lettre au Président Ortega au siège de la Nonciature, lettre qui contenait des réflexions et des suggestions relatives aux problèmes du Nicaragua . Selon différents comptes-rendus de la presse locale, le Président a complètement ignoré ce qui avait été écrit alors par les Evêques.La situation de la famille, les questions sociales, la situation des droits fondamentaux, les problèmes de la côte caribéenne, l’Evangélisation, certaines politiques gouvernementales et la crise des institutions nationales ont constitué les principaux thèmes examinés par la CEN dans la Lettre intitulée « A la recherche de nouveaux horizons pour un Nicaragua meilleur » .

AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Nomination du Recteur du Séminaire théologique Saint Pie X de Maputo

Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 25 septembre 2015, a nommé Recteur du Grand Séminaire théologique interdiocésain Saint Pie X sis dans l’Archidiocèse de Maputo, au Mozambique, le Père Marcos Campos Amelia Musango, du clergé de l’Archidiocèse de Beira.Le nouveau Recteur est né en province de Sofala le 16 septembre 1972 et a été ordonné prêtre le 16 décembre 2001 pour l’Archidiocèse de Beira. Il a obtenu un Doctorat en Théologie biblique près l’Université pontificale urbanienne de Rome. Il a été Curé, Directeur du Secrétariat général pour la Coordination pastorale, membre de l’équipe des formateurs et professeur au Séminaire duquel il a été nommé Recteur.

AFRIQUE/ALGERIE - Charles de Foucauld, exemple pour notre monde, témoin de miséricorde

Alger – « Charles de Foucauld reste une figure exemplaire pour notre monde et pour le témoignage de l’Evangile. Son existence a été marquée par la prière, l’adoration, le sens profond de l’Eucharistie mais aussi par la présence de Jésus dans les plus pauvres. Il a franchi les barrières de l’appartenance religieuse, s’est fait l’homme de tous » : c’est ce qu’écrivent les Evêques d’Algérie dans une lettre faisant mémoire du centenaire de la mort du Bienheureux Charles de Foucauld , auquel est dédiée une année entière, simultanément au Jubilé de la Miséricorde.Les célébrations se sont ouvertes le 4 décembre 2015 à El Meniaa, où son corps repose depuis 1929, et culmineront le 1er décembre 2016. En cette période, « nous sommes tous invités, dans chaque Diocèse, à célébrer sa mémoire et à chercher à mieux connaître sa vie et son témoignage ». Une exposition permanente demeurera ouverte toute l’année en l’église d’El Meniaa, non loin du cimetière où repose sa dépouille mortelle et une autre, itinérante, se rendra dans différentes localités.Dans la lettre, les Evêques retracent la vie de Charles de Foucauld, les fruits de son œuvre jusqu’à sa béatification, en 2005, et « son désir d’être le « frère universel », à l’exemple de Jésus, ouvert à l’accueil de tous, quelles que soient les conditions sociales, religieuses ou ethniques », concluant sur cette question : « le suivrons-nous sur ce chemin ardu d’une imitation de Jésus, comme l’un ou l’une des témoins par excellence de la Miséricorde de Dieu au-delà de toute frontière ? ».Charles de Foucauld est né à Strasbourg le 15 septembre 1858. Orphelin à l’âge de 6 ans, il entreprend la carrière d’officier de l’armée de terre. Au cours de son adolescence, il s’éloigne de la foi. Au cours d’une exploration au Maroc, la rencontre de la foi des musulmans réveille en lui le questionnement concernant l’existence de Dieu. Rentré en France, il se met en rechercher et retrouve la foi à l'âge de 28 ans. Un pèlerinage en Terre Sainte lui révèle sa vocation : suivre et imiter Jésus dans la vie de Nazareth. Il passe 7 années à la Trappe, d’abord à Notre-Dame des Neiges puis à Akbès, en Syrie. Par la suite, il vit seul, dans la prière et l’adoration, dans une grande pauvreté, auprès des Clarisses de Nazareth. Ordonné prêtre à 43 ans en 1901, il se rend dans le désert du Sahara, vivant une vie de prière, dans le désir incessant d’être, pour toute personne, « le frère universel », image vivante de l’Amour de Jésus. Il est assassiné au soir du 1er décembre 1916 par une bande de pillards.

ASIE/TERRE SAINTE - Appel du Vicaire patriarcal de Jérusalem dans le cadre d’une conférence interreligieuse

Jérusalem – La Terre Sainte a besoin d’une « miséricorde sans frontières » qui embrasse et implique toutes les communautés religieuses présentes. Tel est l’appel lancé par S.Exc. Mgr William Shomali, Vicaire patriarcal de Jérusalem, alors qu’il présidait une conférence interreligieuse organisée dans le cadre de l’Année jubilaire, au cours de laquelle différents représentants religieux ont offert une déclinaison de la « miséricorde de Dieu », chacun selon son culte.Ainsi que cela a été indiqué à Fides par le Patriarcat de Jérusalem, l’événement, intitulé « Miséricorde sans frontières : célébrer la Miséricorde de Dieu dans l’hébraïsme, le Christianisme et l’islam », a été organisé le 10 mars par l’Université pontificale salésienne de Jérusalem et a vu la participation, entre autres, du responsable islamique Qadi Iyad Zahalka, juge près le tribunal de la charia de Jérusalem, et du rabbin David Rosen.Mgr Shomali a cité le Pape François sur le thème de la Miséricorde, rappelant qu’elle est reconnue par les trois religions monothéistes comme « l’un des plus importants attributs de Dieu ». « Il existe un aspect de la miséricorde qui va au-delà des frontières de l’Eglise catholique – a-t-il déclaré, observant que – la miséricorde chasse toute forme de violence et de discrimination ». C’est pourquoi, selon le Vicaire patriarcal, elle constitue une approche et un critère « importants pour le Proche-Orient et pour la Terre Sainte, où la haine et la violence ont écrasé la compassion et la miséricorde ».L’Evêque a souligné le besoin de concilier la miséricorde et la justice, notant l’importance d’enseigner et de diffuser dans l’éducation des jeunes le paradigme de la « miséricorde envers les autres ». « L’éducation – a déclaré Mgr Shomali – a un rôle crucial pour favoriser la paix ou la haine, la compassion ou la vengeance », invitant à « retirer du programme de nos écoles tout passage qui porte préjudice à l’image de l’autre ou contribue à faire croître l’exclusion ». « Nous avons besoin de créer de nouveaux programmes d’apprentissage avec des manuels scolaires contenant des valeurs partagées » a-t-il conclu, la miséricorde étant une de celles-ci.

ASIE/PAKISTAN - Opposition d’organisations chrétiennes pakistanaises au rapatriement des réfugiés afghans

Karachi – Le gouvernement pakistanais ne doit pas rapatrié les réfugiés afghans qui, à cause des difficiles conditions de vie et des terribles conditions d’insécurité, ont quitté depuis des années leur pays pour s’établir au Pakistan. C’est ce que demande un certain nombre d’organisations chrétiennes pakistanaises, aux côtés d’autres ONG de la société civile. Ainsi que l’explique à Fides le catholique pakistanais Aftab Alexander Mughal, responsable du magazine Minority Concern of Pakistan, le Pakistan accueille depuis plus de trente ans environ 1,7 millions de réfugiés officiellement enregistrés et 1,3 millions de réfugiés non enregistrés. Le Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés à stipulé un accord avec le Pakistan afin de faciliter le rapatriement volontaire des réfugiés afghans. Au cours du premier semestre de l’an dernier, plus de 50.000 réfugiés afghans enregistrés ont été rapatriés. Nombre d’entre eux ne veulent cependant pas revenir en arrière, en ce que l’Afghanistan demeure dangereux.Sarfarz Clement et Javaid Nazir, militants chrétiens de l’ONG Action Against Poverty ont lancé une campagne demandant au gouvernement de ne pas rapatrier ces réfugiés et de pourvoir à leurs besoins. Environ 36% des réfugiés afghans vivent encore dans les camps de réfugiés. « Leur vie n’est pas facile mais il n’existe pas encore d’espérance d’une meilleure teneur de vie en Afghanistan. De nombreux afghans ont des familles qui ont mis des racines au Pakistan. Leurs enfants sont nés ici et estiment que leur Patrie est le Pakistan. Ceux-là ont complètement abandonné l’idée de retourner en Afghanistan » explique à Fides Aftab Alexander Mughal. Le Pakistan, en tant que signataire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, « a l’obligation de fournir la protection nécessaire aux réfugiés et de leur garantir assistance et aide » conclut-il.

AMERIQUE/BRESIL - Pour le Conseil permanent de la Conférence épiscopale, pour surmonter la crise, il faut refuser la corruption et dialoguer

Brasilia – « Nous connaissons une profonde crise, politique, économique et institutionnelle, qui a pour cause de fonds le manque de références éthiques et morales, piliers de la vie et de l’organisation de toute la société » : c’est ce qu’affirment les Evêques du Brésil qui, dans une note diffusée au terme de la réunion du Conseil permanent de la Conférence épiscopale brésilienne , réuni à Brasilia du 8 au 10 mars, s’attardent sur la crise actuelle que connaît le pays.« La recherche de réponses – poursuit le texte parvenu à Fides – requiert discernement, sérénité et responsabilité. Il est important de réaffirmer que toute solution qui répond à la logique de marché et satisfait des intérêts particuliers avant de répondre aux besoins de la population, et en particulier des plus pauvres, nie l’éthique et dévie du chemin de la justice ».La note, signée par le Président, le Vice-président et le Secrétaire général de la CNBB, s’ouvre par une citation biblique : « Un bon fruit de justice est semé dans la paix pour ceux qui produisent la paix » .Les Evêques soulignent que, pour surmonter la crise, est nécessaire « le refus systématique de tout type de corruption, mais aussi l’amélioration du développement durable et du dialogue ». « Le Congrès national et les partis politiques – soulignent-ils – ont le devoir éthique de promouvoir et de renforcer la stabilité gouvernementale. Les soupçons de corruption doivent être rigoureusement étudiés et jugés par les autorités compétentes. Cela garantit la transparence et rétablit un climat de crédibilité nationale ».Ce n’est pas le moment d’enflammer les esprits, exhortent encore les Evêques brésiliens, rappelant en revanche que « la situation demande l’exercice du dialogue jusqu’à ses extrêmes possibilités ». Les manifestations populaires « constituent un droit démocratique qui doit être garanti à tous par l’Etat. Elles doivent être pacifiques, dans le respect des personnes et des institutions ». Enfin, les Evêques réaffirment que tout brésilien est appelé « à rechercher des solutions aux problèmes que nous devons affronter », rappelant que « nous sommes tous appelés à dialoguer pour construire un pays plus juste et plus fraternel ».

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