Derniers flash de l'agence Fides

AFRIQUE/EGYPTE - Vers une visite du grand imam de l’Université d’al Azhar au Vatican en vue de la relance du dialogue entre celle-ci et le Saint-Siège

Le Caire – Le grand imam de l’Université al-Azhar, Ahmed al Tayyeb, a reçu une invitation à se rendre au Vatican afin de formaliser de manière officielle la reprise du dialogue bilatéral entre le Saint-Siège et la plus importante institution religieuse et académique de l’islam sunnite. L’invitation a été portée personnellement aux autorités de l’Université par S.Exc. Mgr Miguel Angel Ayuso Guixot MCCJ, Secrétaire du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.« Al-Azhar et le Saint-Siège – peut-on lire dans un communiqué diffusé par l’institution islamique – ont concordé sur la nécessité de tenir une réunion conjointe afin de sortir de la phase de suspension du dialogue bilatéral ». Lors de la rencontre avec les responsables d’al-Azhar, Mgr Ayuso Guixot a confirmé la pleine disponibilité du Saint-Siège à recevoir au plus vite à Rome une délégation de l’institution académique et religieuse sunnite, dans le but de reprendre également sous de nouvelles formes le dialogue au service de la paix.« Nous sommes venus au Caire – indique à l’Agence Fides Mgr Ayuso Guixot – pour exprimer le cordial désir de reprendre les rapports de collaboration que, de notre côté, nous n’avons jamais interrompu et pour rappeler l’importance de notre collaboration en vue du bien commun de l’ensemble de la famille humaine. Nous avons également porté l’invitation au grand imam de venir à Rome pour rencontrer S.Em. le Cardinal Jean Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, qui l’accompagnera par la suite à une audience officielle avec le Pape François. Bien que sans précipitations, nous espérons que cela puisse avoir lieu bientôt ».Pour le Secrétaire du Dicastère, la reprise de la collaboration entre le Saint-Siège et al-Azhar prend de l’importance notamment aux vues de la conjoncture internationale, marquée par des conflits et des convulsions qui font souffrir des peuples entiers. La reprise des relations – souligne l’Archevêque – représente certes « une bonne nouvelle, qui, dans la situation actuelle, aidera à guider nos pas sur les chemins de la justice et de la paix, pour un monde meilleur. Les responsables religieux, au travers de leur collaboration, veulent apporter une contribution importante. Dans le cadre du moment sombre que nous vivons actuellement, il est important que ce soit cela qui fasse converger les forces, les intentions et les actions en faveur de l’humanité blessée qui a tant besoin de guérison. De nombreuses personnes de bonne volonté apportent déjà leur contribution propre afin de diffuser ce baume dont nous avons tous besoin ».La rencontre avec les responsables d’al-Azhar – fait savoir Mgr Ayuso Guixot – a été « cordiale » et la reprise de la collaboration représente « un désir partagé par le Pape François et le grand imam al Tayyeb ». L’Université al-Azhar a déclaré dans un communiqué officiel sa constante disponibilité à collaborer au service de tout ce qui favorise « la stabilité et la paix » suggérant également de revoir les bases du dialogue bilatéral aux vues des changements intervenus dans le scénario mondial du temps présent, marqué notamment par le phénomène du terrorisme qui prétend se justifier au travers de motivations religieuses.

AFRIQUE/KENYA - Pour l’Evêque d’Eldoret, « le son des tambours de guerre s’intensifie dans l’attente des élections »

Nairobi – « Les discours d’incitation à la haine de la part des hommes politiques constituent un phénomène récurrent qui arrive avant que n’éclatent les affrontements tribaux. Nous devons empêcher tout cela » a affirmé S.Exc. Mgr Cornelius Korir, Evêque d’Eldoret et Président de la Commission épiscopale Justice et Paix du Kenya, au cours d’une rencontre publique du Groupe d’observation électorale dont fait partie l’Eglise catholique, tout comme d’autres confessions religieuses et des groupes issus de la société civile.Mgr Korir a exprimé le sentiment de toutes les composantes de l’ECLOG qui perçoivent le fait que le son des tambours de guerre s’intensifie actuellement alors que le Kenya s’approche des élections générales, prévues pour l’an prochain.Le Président de la Commission épiscopale Justice et Paix a souligné avoir été témoin des violences de matrice tribale à compter des années 1990, la majeure partie ayant été instiguées par des hommes politiques. L’Evêque a invité les jeunes à ne pas accepter de faveurs de la part des hommes politiques en échange de leur vote et a souligné que les moyens de communication de masse ont la responsabilité de rapporter des nouvelles correspondant à la vérité pour ne pas alimenter la spirale de la violence. Dans le cadre des violences ayant suivi les élections présidentielles de la fin de 2007, des dizaines de milliers de personnes trouvèrent la mort et des millions d’autres furent contraintes à prendre la fuite.

ASIE/THAILANDE - Séminaire contre l’ingérence de l’Etat dans l’administration de la religion bouddhiste

Chiang Mai – « La pression d’un groupe nombreux de moines bouddhistes visant à ce que le bouddhisme soit reconnu comme religion d’Etat dans le projet de nouvelle Constitution s’accentue et prend des tons plus âpres ». C’est ce que raconte à l’Agence Fides une source locale bien informée que nous ne citons pas pour raisons de sécurité. « Ces jours-ci – poursuit-elle – à l’occasion d’un cours de mise à jour ayant eu lieu sur la grande esplanade de Phutthamonthon, hors de Bangkok, des moines bouddhistes provenant de différentes provinces ont rompu le cordon militaire déployé autour de la zone sacrée pour empêcher l’événement et, surtout, le séminaire prévu portant le titre significatif : « Stop à l’ingérence dans l’administration bouddhiste » ».Notre source déclare encore que ce qui a déclenché cette réaction a été le dernier coup d’arrêt du gouvernement à celui qui venait d’être nommé XX° Patriarche suprême du bouddhisme thaïlandais. « Son élection ne sera pas officialisée tant que ne seront pas éclaircis certains faits qui voient le plus que nonagénaire Somdet Chuang impliqué dans des scandales économiques liés au puissant mouvement Dhammakaya, guidé par la figure charismatique controversée de Phra Dhammachayo. Les moines ont également sollicité le gouvernement, actuellement expression d’une junte militaire, afin qu’il protège explicitement les valeurs du bouddhisme, entrées en crise suite à des critiques et à des scandales. Le Roi, qui dispose du dernier mot en ce qui concerne la Constitution et la nomination du Patriarche suprême, a toujours soutenu et garanti la liberté de religion dans le royaume ».

AFRIQUE/ANGOLA - Campagne de vaccination contre la fièvre jaune dans la capitale

Luanda – Suite à une épidémie de fièvre jaune qui se propage à Luanda, l’évêque représentant l’église de Notre Seigneur Jésus Christ dans le monde , a exhorté toutes les familles angolaises à adhérer à la campagne de vaccination actuellement en cours dans le pays contre la pandémie. Le communiqué reçu par l’Agence Fides indique que, selon le responsable religieux, toutes les familles doivent s’en tenir aux orientations et indications des équipes médicales engagées au sein des différentes municipalités, en accordant la priorité aux enfants et aux personnes n’ayant jamais été vaccinées. En outre, faisant référence à l’appel du Ministère de la Santé angolais, le communiqué indique par ailleurs que, dans le pays, il est nécessaire de renforcer l’information et de responsabiliser les personnes en ce qui concerne les mesures visant à éviter la prolifération des moustiques et permettant d’éviter non seulement la fièvre jaune mais également le paludisme, la dengue, la chikungunya et le virus zica, portés par le même vecteur.

EUROPE/HONGRIE - Participation du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à la conférence sur les aspects religieux des migrations en Europe

Budapest – « Je crois que la connaissance de l’histoire du Christianisme au Proche-Orient – aujourd’hui l’Irak – n’est pas une extravagance culturelle mais plutôt une approche qui permet de comprendre les raisons et les événements dramatiques de cette région, d’apprécier sa vie et sa culture, tout comme les témoignages de foi et les motivations se trouvant derrière l’attachement des chrétiens à cette terre ». C’est en ces termes que s’est exprimé S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, dans son intervention à la Conférence académique sur les impacts religieux de l’immigration au sein des sociétés européennes qui a lieu en ce jour à l’Université nationale de Budapest.Le Préfet du Dicastère missionnaire est intervenu sur le thème : « L’Eglise en Irak : histoire, développement et mission des débuts à nos jours », étant l’auteur d’un livre sur le sujet, en phase de traduction en anglais, en espagnol et en arabe, et ce « afin d’attirer l’attention sur la belle histoire de cette antique Eglise orientale, connue également sous le nom d’Eglise chaldéenne », dont il n’existait aucune histoire complète.L’Eglise en Irak plonge ses racines dans une « petite et antique communauté chrétienne qui, depuis 2.000 ans, vit dans la région de la Mésopotamie » a expliqué le Cardinal Filoni. « Dans cette région, voici 100 ans, les chrétiens représentaient 15% de la population totale. Aujourd’hui, ils sont entre 1 et 2% ! Au temps du génocide arménien – qui a fait 1,2 millions de victimes – et du massacre de 250.000 chaldéens, arméniens et syriens tant catholiques qu’orthodoxes, a débuté un exode des peuples de la région et ces migrations de masse se sont accélérées jusqu’à nos jours, étant provoquées par des guerres, des discriminations, un manque de coexistence pacifique et de travail ».Le Cardinal Filoni, qui a vécu pendant de longues années au Proche-Orient et qui, en 2014, a été envoyé en Irak par le Pape François en tant que représentant personnel du Souverain Pontife, s’est attardé sur le phénomène migratoire, soulignant que « les sociétés européennes n’ont jamais constitué un unicum. Elles ne l’étaient pas hier, elles ne le sont pas aujourd’hui et elles ne le seront pas demain. L’Europe ressemble davantage à un conteneur… » Malgré les diversités, trois éléments ont joué un rôle unificateur en Europe : la religion, le concept de droit lié à la personne, la beauté et l’art. « Le motif profond qui a porté à un exode de dimensions bibliques des populations du Proche-Orient en direction de l’Europe est l’absence de paix » a mis en évidence le Cardinal, en réaffirmant que « chacun a le droit de vivre en paix, ce qui représente la plus haute des aspirations. Toutes les grandes émigrations ont débuté avec la guerre ». Link correlati :Texte intégral de l’intervention du Cardinal (en anglais)

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Témoignages locaux sur l’évolution de la situation

Juba – « Les sud-soudanais déclarent que nous sommes revenus à la case départ, mais en réalité, nous n’en sommes même pas là parce que ce qui a été détruit est irrécupérable » indiquent à l’Agence Fides des sources locales depuis Juba, la capitale du Soudan du Sud, où est attendue l’arrivée de l’ancien chef de la rébellion, Riek Machar, en sa qualité de Premier Vice-président .« Riek Machar n’est pas encore rentré à Juba parce que les parties de l’accord de paix concernant les conditions de sécurité de toutes les parties qui l’ont signées n’ont pas encore été appliquées. En d’autres termes, il faut faire en sorte que les troupes que Riek Machar portera avec lui pour assurer sa propre sécurité n’affrontent pas celles fidèles au Président Salva Kiir » déclarent les sources de Fides.« Riek Machar a donc été nommé Premier Vice-président du Soudan du Sud en son absence. Entre temps, le Président Salva Kiir continue à gouverner par décret et l’un de ceux-ci a bouleversé le pays. Il s’agit d’un texte qui subdivise le Soudan du Sud en 28 Etats, une mesure qui soulève actuellement de fortes critiques et de fortes perplexités » ajoutent nos sources.« Nous vivons actuellement dans l’attente de l’échéance de l’ultimatum lancé à Riek Machar par Salva Kiir afin qu’il se présente à Juba d’ici le 19 février. Après cette date, le Président commencera à former le gouvernement d’unité nationale prévu par les accords de paix que Riek Machar soit ou non présent. Il ne semble cependant pas que ce dernier puisse être à Juba d’ici deux jours ».L’accord de compromis qui devrait ouvrir la voie à la paix a été réalisé grâce à la médiation de l’IGAD, de la Troika des nations et de l’Union africaine, qui ont exercé de fortes pressions afin qu’il soit signé en août dernier.« L’accord prévoit donc que Riek Machar redevienne Premier Vice-président, une chose très complexe parce que revenir où l’on était après une guerre qui a profondément divisé les personnes qui n’avaient par ailleurs jamais été unies, ne favorise certes pas l’unification nationale » déclarent les sources de Fides. « Nous espérons et nous observons. Il faudra beaucoup de bonne volonté et un esprit de continuel compromis pour faire en sorte que la paix puisse revenir dans le pays » concluent les sources.

AMERIQUE/VENEZUELA - Appel à la conversion de l’Archevêque de Caracas

Caracas – S.Em. le Cardinal Jorge Urosa Savino, Archeveque de Caracas, a exhorté « au nom de Dieu », à « lutter pour la défense de la vie de toutes les personnes, à promouvoir le bien commun en laissant de côté les intérêts personnels ou de parti, et à travailler en vue de la promotion d’une vie meilleure, surtout pour les plus pauvres ».C’est ce que l’on peut lire dans le Message du Cardinal intitulé « Miséricorde et conversion », publié à l’occasion du Carême, lequel a été lu Dimanche dernier, 14 février, dans toutes les églises de l’Archidiocèse, s’adressant à tous les fidèles ainsi qu’à l’ensemble de la communauté civile.Dans le texte, parvenu à Fides, le Cardinal demande aux autorités de faire preuve de « sagesse, force et courage » pour « appliquer nos lois » et de mettre définitivement fin « aux crimes sans criminels ». Il se référait en cela au fait qu’au Venezuela, de nombreux actes de vandalisme et crimes n’ont pas d’auteur pour les autorités ou ne peuvent être punis parce que les autorités ne parviennent jamais à capturer le criminel. Dans le même temps, il encourage les fonctionnaires de la sécurité à « ne pas renoncer à la lutte contre la criminalité, toujours dans le respect des droits fondamentaux et sans jamais abuser du pouvoir et des armes qui leur ont été confiés par l’Etat ».Dans son message de Carême, l’Archevêque de Caracas met en évidence le fait que les vénézuéliens « souffrent à cause de la faiblesse des tribunaux en ce qui concerne la punition des crimes et délits et de l’incapacité des autorités à résoudre l’horreur du surpeuplement dans les prisons ». Il qualifie ensuite d’« urgente » la conversion de la vie des personne, « vue l’avancée du sécularisme, c’est-à-dire de la froideur et de l’indifférence religieuse ainsi que de l’oubli et du refus de Dieu », et le rejet des vices et des défauts « tels que la violence et la haine, la corruption, les gaspillages et la paresse ». « Conversion signifie changement de vie, repentance, transformation et renouvellement moral » conclut l’Archevêque de Caracas.

AMERIQUE/BOLIVIE - Vers le référendum sur les conditions de réélection du Président et du Vice-président

La Paz – Dimanche prochain, 21 février, les boliviens seront appelés aux urnes dans le cadre du référendum portant sur la révision de l’article 168 de la Constitution de l’Etat plurinational de Bolivie, relatif à la durée du mandat présidentiel et vice présidentiel et à la possibilité de réélection . Si le référendum devait être favorable à la révision, le Président et le Vice-président pourront être réélus deux fois après un premier mandat. De la sorte, Evo Morales pourrait disposer d’un nouveau mandat couvrant la période 2020-2025.Selon le Bureau électoral, peuvent participer au référendum les boliviens de plus de 18 ans vivant dans le pays et les boliviens résidant dans 73 villes de 33 pays étrangers dans lesquelles l’Etat bolivien dispose d’un bureau consulaire.Après les élections municipales et régionales du 29 mars 2015, le Mouvement vers le socialisme du Président Evo Morales est parvenu à demeurer la première force politique du pays même s’il a perdu plusieurs de ses bastions traditionnels, en particulier El Alto, où il avait remporté la victoire depuis 2002 .« En tant qu’Eglise catholique, nous affirmons que l’alternance est toujours une expression de la démocratie » avait affirmé le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires et Secrétaire de la Conférence épiscopale de Bolivie, S.Exc. Mgr Eugenio Scarpellini, Evêque d’El Alto, immédiatement après que le parti aux affaires ait communiqué sa volonté de présenter à nouveau Evo Morales pour la quatrième fois comme candidat à la Présidence de la République .

ASIE/PAKISTAN - Enfants chrétiens et musulmans comme « Ambassadeurs de paix »

Lahore – Les enfants sont l’espérance de la société et les premiers messagers de paix et d’harmonie, à partir de leurs familles et des écoles. Dans cet esprit, le Conseil pour le dialogue interreligieux, organisme qui a son siège à Lahore, a constitué une équipe interreligieuse d’enfants des écoles, donnant à ses membres l’appellation d’Ambassadeurs de paix. L’équipe est composée d’enfants musulmans et chrétiens de différentes écoles et medersa et est ouverte à des enfants appartenant à toutes les autres religions. L’initiative a été appuyée et réalisée grâce à l’effort du Père Francis Nadeem, OFM Cap, par ailleurs Directeur d’une école ouverte par les Capucins à Lahore et co-fondateur du Conseil pour le dialogue interreligieux.Le Conseil a organisé une cérémonie dans le cadre de laquelle les jeunes Ambassadeurs de paix ont prêté serment et pris l’engagement de se faire « promoteurs de paix ». « Etre ambassadeur n’est pas seulement avoir un titre mais aussi une grande responsabilité, a remarqué Mme Sumera, enseignante de la Saint Mary High School. « Les enfants sont sélectionnés comme messagers spéciaux parce qu’ils sont sans peur et font ce qu’ils pensent. Les enfants étudient et jouent ensemble, sans aucun type de discrimination. Les enfants ne nourrissent pas de rancœur dans leurs cœurs ».En évoquant les objectifs de ce programme, l’enseignante a expliqué à Fides : « Nous avons suggéré aux enfants la chose suivante : à chaque fois que vous voyez un conflit entre vos frères et sœurs ou entre vos parents, essayez de vous interposer et de jouer votre rôle en vue de la réconciliation ». La paix est « le besoin désespéré de l’époque actuelle, non seulement dans notre pays mais dans le monde entier, bouleversé par le terrorisme » a-t-elle ajouté.Le responsable musulman Mufi Syed Ashiq Hussain, membre du Conseil interreligieux et Directeur de l’Institut du coran pour le nouveau siècle de Lahore, a déclaré aux enfants que « aucune religion n’enseigne à diffuser la haine, la discrimination ou la guerre » et que « toutes les religions enseignent la paix, la tolérance, le pardon et l’acceptation ». « Ce que l’on apprend durant l’enfance, on s’en souvient pendant toute sa vie » a-t-il ajouté, remarquant l’importance du travail éducatif auprès des enfants, les invitant à « toujours semer la paix, pendant toute leur vie ».

AMERIQUE/ETATS UNIS - Emigrés divisés par la frontière, y compris pour la Messe du Pape

El Paso – Lundi 15 février, vers 11.00 locales, des centaines de familles et de résidents de la zone frontalière entre le Mexique et les Etats-Unis se sont réunis des deux côtés de la clôture marquant la frontière entre Anapra et Sunland Park, dans l’impossibilité de se rendre demain, 17 février, à Ciudad Juarez, pour participer à la visite du Pape François. « Il s’est agi d’un occasion importante pour les familles immigrées provenant d’Amérique centrale qui ne peuvent se rendre à Ciudad Juarez, au Mexique, pour exprimer leurs sentiments et les luttes qu’elles affrontent pour pouvoir vivre aux Etats-Unis, à un moment où prévalent des politiques et des pratiques xénophobes » peut-on lire dans le communiqué envoyé à Fides par le Réseau de frontière pour les droits fondamentaux.Devant la clôture qui sépare les deux pays, ont été partagés différents témoignages concernant les normes actuelles qui influencent la vie de millions de résidents dans la zone de frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.« L’événement historique et unique de la visite du Pape dans notre région – poursuit le communiqué – sera utilisé pour mettre en évidence les questions qui intéressent les familles immigrées aux Etats-Unis, telles que la séparation familiale, les processus concernant les réfugiés et les demandeurs d’asile, les abus des autorités, la mort de migrants etc. En outre, on parlera de la croissante militarisation des frontières, du racisme et de la criminalisation des immigrés ».Selon le programme de la visite apostolique, le Pape François passera près de la frontière marquée par une clôture métallique et s’approchera pour saluer les personnes se trouvant de l’autre côté. A 16.00 locales, il célébrera la Messe dans la zone des foires de Ciudad Juarez. Le podium se trouve à 80 m de la frontière et il est prévu que, du côté américain, des dizaines de milliers de personnes se trouvent à El Paso, alors que, du côté mexicain, sont attendues jusqu’à 200.000 personnes.

ASIE/SYRIE - Bénévole de la Caritas tué à Alep suite à des tirs de mortier

Alep – Elias Abiad avait seulement 22 ans. Il était bénévole de la Caritas Syrie et a été tué à Alep le 13 février par des tirs de mortiers ayant frappé le quartier de Sulaymaniyah. La nouvelle a été donnée par le Secrétaire général de Caritas Internationalis, Michel Roy, dans un message de condoléances à la famille du jeune homme, message qui insiste sur le fait que le sacrifice de ce jeune bénévole « nous rappelle la tragédie quotidienne encore en cours en Syrie et le besoin urgent du cessez-le-feu et de la paix ». Elias Abiad participait aux projets d’assistance réalisés par Caritas Syrie dans la zone d’Alep depuis septembre 2014.Dimanche 14 fécvrier, S.Exc. Mgr Georges Abou Khazen OFM, Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin, a émis un appel, dans lequel il cite également le sacrifice d’Elias Abiad : « Je vous écris depuis Alep – peut-on lire dans l’appel, repris par Ora Pro Siria – où nous sommes depuis quelques jours sous des bombardements continuels visant des civils, bombardements qui causent des morts, des blessés et de la destruction. Au cours de la seule nuit dernière, nous avons eu quatre morts et plus de quinze blessés dans nos quartiers, outre les maisons et les appartements endommagés. Ces bombardements – ajoute l’Evêque – sont effectués par les groupes qualifiés d’« opposition modérée » et qui sont en tant que tels défendus, protégés et armés mais qui, en réalité ne diffèrent pas des autres djihadistes, sinon par leur nom ».

AFRIQUE/EGYPTE - Célébration des « 21 martyrs de Libye » de la part de l’Eglise copte orthodoxe un an après leur massacre

Samalot – De nombreux Evêques et prêtres de l’Eglise copte orthodoxe prennent part aujourd’hui à la Divine Liturgie célébrée en l’église de Samalot en l’honneur des 21 chrétiens copte trucidés voici un an en Libye par des djihadistes affiliés au prétendu « Etat islamique ». La liturgie solennelle représente le clou d’une série de célébrations et de rencontres de prière et de réflexion dédiées aux figures des « martyrs de Libye », organisées ces jours-ci au sein du Diocèse de Samalot, en province de Minya, auquel appartenait la majeure partie de ceux-ci.Les figures des 21 coptes martyrisés par les bourreaux du prétendu « Etat islamique » sont rappelées également dans nombreuses autres parties du monde. Le 10 février dernier par exemple, une commémoration les concernant a eu lieu en la chapelle de Saint Mary Undercroft, au Palais de Westminster, en présence de nombreux membres des deux chambres du Parlement britannique.Les 21 coptes égyptiens avaient été enlevés en Libye au début de janvier 2015. La vidéo de leur décapitation fut mise en ligne par les sites djihadistes le 15 février. A une semaine de leur massacre, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, décida d’inscrire les 21 martyrs égorgés par le prétendu « Etat islamique » en Libye dans le Synaxarium, le livre des martyrs de l’Eglise copte orthodoxe, établissant que leur mémoire soit célébrée le 15 février.

AFRIQUE/CONGO - Message des Evêques au terme de leur 44ème Assemblée plénière

Brazzaville – « La miséricorde est un acte politique par excellence » affirment les Evêques de la République du Congo, s’adressant aux hommes politiques de leur pays dans le cadre du Message publié au terme de leur 44ème Assemblée plénière, parvenu à Fides.Dans le document, intitulé « Miséricordieux comme le Père », les Evêques fournissent aux fidèles quelques orientations concernant l’Année de la Miséricorde. Dans la partie concernant la vie politique, il est rappelé que la politique n’est pas « le lieu de règlement de comptes, ni de résolution de vos conflits d’intérêt », mais « le champ de la plus vaste charité, la charité politique ». C’est pourquoi ils invitent les hommes politiques à ne pas se limiter « à intérêts personnels ; au contraire, cherchez à privilégier le bien commun, pour donner au Congo un souffle nouveau ».En vue des élections présidentielles, le Message souligne que « la période électorale est souvent un moment d’angoisse dans notre pays. Vous êtes tenus à une organisation claire et juste des élections. Celles-ci se gagnent dans les urnes. Veuillez donc prendre toutes les garanties nécessaires pour qu’aucun droit ne soit lésé et qu’aucune manifestation ne perturbe la bonne tenue des élections et la paix dans notre pays ».Les Evêques souhaitent que le futur Président qui sera issus des urnes travaille pour « chasser l’impunité dans la gestion de l’État, en s’engageant pour la justice, pour le bonheur de chaque citoyen en punissant la corruption, en renouvelant la commission anticorruption ». Ils espèrent en outre que le nouveau Chef de l’Etat « accorde une attention particulière aux détenus qui ont une santé fragile et qu’il manifeste une plus grande diligence pour que justice soit faite en faveur de ceux qui sont en attente de procès en cette année du Jubilé de la miséricorde ».

ASIE/PAKISTAN - Ouverture de l’Année de l’Education à Faisalabad

Faisalabad – Au sein du Diocèse pakistanais de Faisalabad, durant le Jubilé de la Miséricorde, s’est ouverte l’Année spéciale de l’Education. Ainsi que cela a été indiqué à Fides, lors de la cérémonie solennelle d’inauguration, qui a eu lieu le 6 février en la Cathédrale de Faisalabad, S.Exc. Mgr Joseph Arshad, Evêque de Faisalabad, a formellement annoncé l’ouverture en allumant un cierge et en lisant une déclaration d’intentions qui en explique l’objectif : rendre possible à tout enfant l’accès à l’instruction.A la célébration ont participé des élèves de différentes écoles de Faisalabad. Au travers de discours et de témoignages sur le rôle des parents, des enseignants et des élèves, a été réaffirmée l’importance de l’instruction. Le Pr. Anjum James Paul, Président de la Pakistan Minorities Teachers Association, a souligné que l’instruction constitue un besoin et un droit essentiel pour tout enfant. « L’instruction donne le courage de lutter contre la discrimination sociale ».Mgr Arshad a déclaré : « L’instruction est extrêmement importante pour la communauté chrétienne. Il existe de nombreux obstacles tels que la pauvreté, le chômage, la mentalité sociale et la discrimination. Il faut travailler ensemble afin de retirer ces obstacles ». « L’instruction – a-t-il poursuivi – est comme un aliment pour la personne. Au travers de l’éducation, non seulement sont obtenus diplômes et titres mais il est possible de devenir des personnes meilleures ».L’Evêque a fait appel à tous les prêtres et à toutes les communautés locales afin qu’elles organisent des programmes et des initiatives en ce domaine, en adoptant des mesures concrètes pour soutenir les élèves nécessiteux. Le Diocèse de Faisalabad coordonnera ces projets au travers d’un Conseil pour l’Instruction et la formation permanente ad hoc.

AMERIQUE/COLOMBIE - Dénonciation de l’Evêque de Riohacha à propos de l’abandon total de la communauté Wayuu

Riohacha – S.Exc. Mgr Héctor Ignacio Salah Zuleta, Evêque de Riohacha, s’exprimant au micro d’une radio locale , a dénoncé l’état d’abandon dans lequel se trouve la communauté Wayuu du département de La Guajira et a cité les causes des problèmes actuels.« Le problème n’est pas représenté seulement par les multinationales – a souligné l’Evêque. Pour vous donner un exemple, nous, en tant qu’Eglise, nous gérons différents internats qui constituent une ressource pour la formation du peuple Wayuu. Dans l’une de ces écoles, sise à 20 mn de Riohacha, passe la conduite qui porte le gaz à Neiva, mais dans notre internat nous ne disposons pas du gaz ». Et cela est seulement un petit exemple de ce qui se passe actuellement dans la région. L’Evêque a ensuite également dénoncé la responsabilité des hommes politiques en ce qui concerne la mort de malnutrition des enfants de La Guajira. « Le monde politique n’a pas compris que son premier devoir est de garantir le bien intégral de la population » .D’autres causes ont dans tous les cas aggravé la crise, comme la fermeture de la frontière avec le Venezuela et « ont été en mesure d’obtenir de la nourriture à des prix accessibles ». « En outre, la sécheresse constitue un autre facteur qui frappe sérieusement notre population parce que la terre n’a pu être cultivée comme elle l’a toujours été, traditionnellement » a conclu l’Evêque.

AMERIQUE/HAITI - Nomination d’un président par intérim

Port-au-Prince – Le Président par intérim d’Haïti, Jocelerme Privert, a pris ses fonctions le Dimanche 14 février, dans le cadre d’une cérémonie au Palais national de Port-au-Prince, face aux membres du Parlement bicaméral, du corps diplomatique et aux plus hauts représentants de l’Eglise catholique à Haïti. Jocelerme Privert prend les rênes du pays avec pour mission de porter à son terme le difficile processus électoral et de mettre en place un gouvernement légitime, qui devrait entrer en fonction au mois de mai prochain.Jocelerme Privert, nouveau Président par intérim, était jusqu’à son élection Président du Sénat d’Haïti et a occupé un rôle important au sein des gouvernements de Jean Bertrand Aristide et de René Preval.

ASIE/CHINE - Etre le visage du Seigneur miséricordieux au sein de la communauté et de la société

Pékin – La communauté catholique de Chine continentale a vécu le début du Carême en communion avec l’Eglise universelle et en particulière syntonie avec le Jubilé de la Miséricorde, ainsi qu’en témoignent les nombreuses informations recueillies par l’Agence Fides.Particulièrement touchant a été le rite des Cendres au sein de la Paroisse de Chang Shu du Diocèse de Su Zhou, où un prêtre nonagénaire a imposé les cendres à des centaines de fidèles. Au cours de l’homélie, le Curé a encouragé les participants à entreprendre le chemin du Carême : « jeûne, prière, œuvres de miséricorde, joie de la foi constituent les éléments fondamentaux pour vivre le Carême. Ainsi nous pouvons nous renouveler et nous convertir à Dieu le Père qui nous accueille toujours ».Pour répondre aux besoins des fidèles qui travaillent, la Paroisse Saint Antoine de la ville de Shen Zhen a célébré l’imposition des cendres le Dimanche 14 février, I° Dimanche de Carême. Le Curé a exprimé à cette occasion le souhait que « la miséricorde du Seigneur parvienne au plus grand nombre possible de fidèles ».La Cathédrale du Diocèse de Wen Zhou a débuté le chemin du Carême au travers d’une retraite spirituelle. Plus de 400 fidèles, qui sont en vacances pour célébrer la nouvelle année, ont participé à la retraite des 10 et 11 février au cours de laquelle ils ont réfléchi sur la Bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, Misericordiae Vultus, et sur la Lettre pastorale de l’Evêque diocésain, pour « vivre le Carême de l’Année de la Miséricorde et être le visage du Seigneur miséricordieux au sein de la communauté et de la société ».Du 25 au 29 janvier, les prêtres de la communauté de Jiang Xi se sont rassemblés pour une retraite spirituelle en vue du Carême. Le thème central de cette retraite a été : « Renouvelez-vous dans le Seigneur pour répondre à l’appel de miséricorde du Seigneur de manière concrète ».

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