Derniers flash de l'agence Fides

AMERIQUE/COLOMBIE - Victoire du non au référendum relatif aux accords de paix

Bogotá – Contre toute attente, les colombiens ont rejeté l’accord de paix signé entre le gouvernement colombien et les FARC dans le cadre d’un référendum historique qui a tentée de mettre fin à 52 ans de conflit armé.Selon les informations recueillies par Fides, après le dépouillement des votes exprimés dans 99,80% des bureaux de vote, le non a prévalu par 50,23% contre 49,78%, une tendance qui était apparue déjà à la moitié du dépouillement effectué par le Registre national de l’Etat civil, organe responsable de l’organisation du référendum.Les observateurs internationaux estiment qu’a ainsi prévalu la position politique présentée par le groupe de l’ancien Président Uribe, selon lequel les accords de La Havane auraient non seulement garanti l’impunité aux guérilleros, ce qui était inévitable en faisant l’accord de paix, mais qu’ils auraient également ouvert les portes du pouvoir aux FARC, identifiées, contre toute vérité historique, comme la seule source des maux et des violences provoqués par les décennies de guerre.

AFRIQUE/RD CONGO - Annonce du report des élections présidentielles et législatives à 2018 de la part de la Commission électorale

Kinshasa – Le Président de la Commission électorale indépendante , Corneille Naanga, a annoncé aux participants au dialogue national visant à trouver une solution à la crise politique en cours en République démocratique du Congo que les élections présidentielles et législative se dérouleront en novembre 2018. Corneille Naanga a affirmé que 504 jours à compter du 31 juillet 2017 – au terme de la mise à jour et de la vérification des listes électorales – sont nécessaires à la CENI pour organiser les élections présidentielles et législatives, nationales et provinciales.L’opposition a critiqué le délai demandé par la CENI, en affirmant que, dans le cadre des élections précédentes, le temps nécessaire pour organiser les scrutins avait été de 5 à 6 mois.La CENI est accusée de ne pas être impartiale et de faire le jeu du Président sortant, Joseph Kabila, dont le second mandat arrive à échéance le 19 décembre de cette année, sachant qu’il ne peut se représenter pour briguer un nouveau mandat.Le report de deux ans des élections présidentielles et législatives permettra à J. Kabila de demeurer au pouvoir, sur la base d’une décision contestée de la Cour constitutionnelle, qui a établi qu’en cas de renvoi des élections, le Chef de l’Etat sortant demeure en fonctions jusqu’à l’élection de son successeur .La crainte de l’opposition est qu’au cours des deux années de prorogation de son mandat, J. Kabila ne réussisse à faire réviser la Constitution afin de lui permettre de se présenter à nouveau aux élections pour tenter d’obtenir un troisième mandat.Alors que la tension monte entre la majorité et l’opposition, la Conférence épiscopale nationale du Congo a publié un Message intitulé « Pour la RDC, je ne me tairai pas », dans lequel elle exhorte les parties à « faire des gestes de valeur qui débloquent la situation, en créant un cadre inclusif pour la mise en commun des différentes opinions ».

AFRIQUE/EGYPTE - Vers une Conférence internationale sur la paix organisée par l’Université sunnite d’al-Azhar avec la participation des Eglises d’Orient

La Caire - L'Université islamique d’al-Azhar organisera au cours des premiers mois de l’an prochain, en coopération avec le Conseil islamique des Anciens, une Conférence internationale sur la paix, la coexistence et le dialogue interreligieux, à laquelle prendront part activement notamment les représentants des Eglises chrétiennes d’Orient. La nouvelle a été reprise par la presse égyptienne en marge d’une rencontre intervenue la semaine passée entre Hamad bin Isa al Khalifa, Sultan du Bahreïn, et le cheick Ahmed al Tayyeb,, grand imam d’al-Azhar.Le Conseil islamique des Anciens est un organisme international indépendant créé en juillet 2014 comme instrument visant à promouvoir la paix entre les communautés islamiques. Il a son siège à Abu Dhabi et a notamment parmi ses objectifs l’intention de « mettre fin au sectarisme et à la violence qui affligent depuis des décennies le monde musulman ».L’engagement direct d’al-Azhar sur le terrain du dialogue interreligieux en faveur de la paix et de la lutte contre toute forme de violence a été confirmé également par la participation de ce même imam al Tayyeb à la rencontre tenue à Genève les 30 septembre et 1er octobre, qui a vu la participation d’une délégation du Conseil mondial des églises et de représentants du Conseil islamique des Anciens. Au cours de son séjour à Genève, le grand imam al Tayeeb est également intervenu sur le rôle des responsables religieux dans la construction de la paix, dans le cadre d’un événement se tenant à l’Institut œcuménique de Bossey – appartenant au Conseil mondial des églises – à l’occasion du 70ème anniversaire de la fondation de l’institut en question.La rencontre – peut-on lire notamment dans le communiqué final de la Conférence, parvenu à l’Agence Fides – a affirmé la nécessité pour les membres de toutes les communautés religieuses « de disposer de responsabilités et de droits égaux en tant que citoyens de leurs pays respectifs ». Pour l’an prochain, la collaboration entre le Conseil mondial des églises et le Conseil islamique des Anciens tentera également d’explorer conjointement les chemins permettant d’affirmer « la contribution vitale » que les femmes peuvent offrir à l’œuvre de promotion de la paix motivée par leur foi religieuse.

ASIE/PAKISTAN - Témoignage de l’Evêque de Multan, Diocèse du sud du Pendjab

Multan – « La petite communauté catholique sise dans le sud de la province du Pendjab vit la communion et promeut le dialogue au sein d’une société où se fait sentir l’influence des militants islamiques et des groupes violents ». C’est ce que raconte à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Benny Travas, Evêque de Multan depuis août 2015, un Diocèse sur le territoire duquel vivent 80.000 catholiques confiés aux soins de 14 prêtres diocésains et de 20 religieux prêtres.L’Evêque remarque que, en particulier dans la zone de la ville de Rahim Yar Khan, « la situation sécuritaire est critique, attendu que les groupes extrémistes ont établi leurs bases dans le sud du Pendjab et lancé leurs medersas qui diffusent une idéologie de haine ». Parmi les organisations radicales présentes sur le territoire se trouvent Sipah-e-Sahaba Pakistan , Lashkar-e-Jhangvi et Jaish-e-Mohammad , responsables de nombreux actes de terrorisme.Les risques sont reconnus et le gouvernement provincial a, pour ce motif, imposé des mesures de sécurité contraignantes aux églises et écoles chrétiennes, considérées comme « édifices sensibles ». L’Evêque indique à Fides : « Toutes les églises, les écoles et même les petites chapelles doivent se doter de murs d’enceinte, de caméras de surveillance, de tourelles, de gardes et toutes ces dépenses sont à notre charge. Pour la Cathédrale, nous l’avons fait mais il est problématique de le faire pour chaque chapelle. Nous ne parvenons pas à faire face à ces dépenses. Les gens nous aident mais par exemple, le salaire d’un garde fixe est pour nous insoutenable. Si nous ne parvenons pas à le faire, l’alternative est malheureusement de fermer les églises ». En effet, à Rahim Yar Khan, poursuit Mgr Travas, « un pasteur protestant a été arrêté pour violation de cette ordonnance et sa salle de culte a été fermée parce qu’elle ne répondait pas aux critères imposés par le gouvernement ».En outre, vus les dangers, « tous les missionnaires étrangers sont partis, se déplaçant également dans d’autres zones du pays, attendu que leur activité pastorale était devenue presque impossible, liée à la présence obligatoire d’une escorte armée. Pour un prêtre ou une religieuse qui visite les malades et les familles, cela représente une véritable souffrance » indique l’Evêque.La communauté diocésaine est fortement engagée dans l’instruction des jeunes et dans le domaine de la santé, comme cela est le cas au travers de l’institut Umeed Gah sis à Multan. « Il s’agit d’une clinique qui s’occupe de soigner et de réhabiliter de jeunes handicapés, clinique dans laquelle des familles de toutes les religions portent leurs enfants, qui y font de très grands progrès, nombre d’entre eux apprenant à marcher ». « Les familles musulmanes – note l’Evêque – sont très heureuses et apprécient de service. Ainsi, sur la base de la gratitude, naît le dialogue de vie qui construit de bonnes relations. Notre route consiste à vivre l’Evangile au travers des œuvres, du témoignage chrétien plutôt qu’en paroles. Le plan pastoral du Diocèse, qui est également ma devise épiscopale, est « construire la communion » avec tous, sur un territoire diocésain fait surtout de petits villages ruraux habités par des agriculteurs ».

ASIE/INDE - Balaknama, le journal des enfants des rues

Delhi – A Delhi, il existe un périodique rédigé et publié par les enfants des rues. Il s’agit de Balaknama, qui en hindi signifie « Voix des enfants ». Il présente des articles authentiques et poignants sur des thèmes tels que les abus sexuels, le travail des mineurs ou les violences de rue, tous traités du point de vue des victimes réelles. Toutefois, les jeunes qui participent à cette aventure racontent également des histoires pleines d’espérance sur les choses positives qui arrivent dans la rue. Les enfants qui travaillent à la réalisation de ce tabloïde célèbre ont des origines différentes. Par exemple, l’actuel éditeur, qui a 17 ans, lave des voitures pendant la journée pour gagner sa vie. D’autres sont balayeurs, font de petits travaux occasionnels dans les bars ambulants, dans les gares routières ou ferroviaires. Pour les enfants en question, Balaknama représente une manière de raconter à la population les problèmes qu’ils affrontent au quotidien. Nombre d’entre eux ne savent ni lire ni écrire. Des amis et collègues se prêtent alors pour transcrire leurs histoire dans les colonnes du périodique. N’ayant pas la possibilité d’accéder à Internet ou à un fax, la majeure partie des correspondants raconte au téléphone à leurs collègues du bureau de Delhi leur propre reportage. Une réunion éditoriale a lieu deux fois par mois pour décider quelles histoires publier. Le journal les rencontre sur leurs lieux de travail pour écouter et recueillir leurs histoires. En circulation depuis 2003, le tabloïde de huit pages couvre sept villes et est devenu partie intégrante de la vie de quelques 10.000 enfants des rues. Selon les estimations du gouvernement indien, ce sont plus de 400.000 enfants qui vivent dans les rues du pays, à raison de 314.700 répartis entre Bombay, Calcutta, Madras, Kânpur, Bangalore et Hyderabad et quelques 100.000 dans la seule ville de Delhi.

AMERIQUE/VENEZUELA - Appel de l’Evêque de San Cristobal en faveur de la résolution de la situation dans les prisons et du conflit en cours à Tachira

Tachira – L’Evêque de San Cristobal, S.Exc. Mgr Mario del Valle Moronta Rodríguez, est préoccupé à cause de la tension existant depuis plus de 20 jours suite aux événements ayant eu lieu au sein de la prison de Tachira. Le 9 septembre en effet, un groupe de détenus à pris en otage deux gardiens, 9 membres de familles de détenus et quelques codétenus afin de faire pression sur les autorités pour obtenir leur transfert au centre pénitentiaire d’Aragua, aux vues des conditions de vie insoutenables existant à Tachira. Selon des données recueillies par Fides, les niveaux de surpeuplement sont alarmants. Au total, ces structures pénitentiaires rassemblent environ 33.000 détenus bien que ne disposant que d’une capacité d’accueil effective inférieure à 5.000 personnes. En outre, elles ont été conçues pour accueillir des détenus pour des périodes n’excédant pas 48 heures alors que s’y trouvent des détenus déjà condamnés qui y purgent leur peine.Bien que Mgr Moronta n’ait reçu aucune demande officielle de médiation, il a déjà rencontré et écouté les préoccupations des parents des otages et a parlé avec différentes autorités dont le Directeur du centre de réclusion en question.Dans le bref communiqué du Diocèse, envoyé à Fides, Mgr Mario Moronta souligne que l’Eglise vit cette situation avec préoccupation, en compagnie des familles des otages. L’Evêque appelle les détenus à prendre conscience de leurs actes et sollicite les autorités afin qu’elles affrontent la situation en préservant efficacement la vie de toutes les personnes impliquées. Il demande enfin aux fidèles d’accompagner par la prière la résolution rapide de ce conflit. Mgr Moronta a nommé un prêtre pour accompagner et suivre personnellement l’évolution de la situation.

ASIE/THAILANDE - Premières naissances d’enfants microcéphales dans le sud-est asiatique après l’arrivée du virus Zika

Bangkok – Après les cas de zika constatés au Brésil – qui avait annoncé une tragique augmentation du nombre des malformations d’enfants à naître – et en Afrique, en Amérique et en Europe, l’alarme se renforce également dans le sud-est asiatique. Elle provient en particulier de Thaïlande où les autorités locales ont enregistré les deux premiers cas d’enfants microcéphales en rapport avec le virus zika. Il s’agit du premier cas identifié dans le sud-est asiatique. La première épidémie de zika hors d’Afrique remonte à 2007 dans l’île de Yap, en Micronésie. Ensuite, l’alarme fut donnée au Texas, qui signala un cas de transmission par voie sexuelle. L’Italie a enregistré pour l’heure une dizaine de cas de zika, tous étant présentés par des voyageurs ayant contracté le virus à l’étranger. Selon les chercheurs, le virus doit désormais être ajouté à la liste de ceux qui provoquent des infections congénitales, comme la rubéole, la toxoplasmose, la syphilis, le cytomégalovirus, le SIDA et l’herpès. Après la grippe aviaire, la SARS et l’Ebola, la zika est devenue le nouveau cauchemar de la santé mondiale.

EUROPE/GEORGIE - Vers une Visite apostolique du Pape François en Irak « si Dieu le veut »

Tbilissi – « Inshallah », qui équivaut à « si Dieu le veut » : c’est au travers de cette expression en langue arabe que le Pape François a répondu hier au Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, lorsque ce dernier lui a exprimé l’espérance qu’à l’avenir l’Evêque de Rome puisse accomplir une visite apostolique en Irak « parce que nous avons besoin de votre présence, de votre soutien et de votre encouragement ». C’est ce qu’indiquent les sources officielles du Patriarcat de Babylone des Chaldéens, consultées par l’Agence Fides. L’échange entre le Pape et le Patriarche a eu lieu à l’occasion de la rencontre que le Souverain Pontife a eu hier soir à 18.00 locales en l’église Saint Simon Bar Sabbae de Tbilissi avec la communauté assyro chaldéenne résidant en Géorgie.A la rencontre, faisant partie du programme de la visite apostolique en Géorgie et en Azerbaïdjan, ont participé notamment 12 Evêques chaldéens ayant à peine vécu leur Synode annuel à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, ainsi que des fidèles chaldéens provenant des Etats-Unis, de France, du Canada et un groupe de chaldéens actuellement réfugiés après avoir dû abandonner leurs maisons face à l’avancée des djihadistes du prétendu « Etat islamique ».Au cours de la rencontre, l’assemblée et les chœurs ont récité et chanté en chaldéen et en araméen les Vêpres en rite chaldéen alors que le Pape a récité une prière composée pour l’occasion : « Seigneur Jésus – a dit entre autre le Pape dans son invocation orante – étends l’ombre de Ta croix sur les peuples en guerre : qu’ils apprennent la voie de la réconciliation, du dialogue et du pardon ; fais goûter la joie de Ta résurrection aux peuples épuisés par les bombes ; relèves de la dévastation l’Irak et la Syrie ; réunis sous Ta douce Royauté Tes enfants dispersés : soutiens les chrétiens de la diaspora et donnes-leur l’unité de la foi et de l’amour ».

AFRIQUE/EGYPTE - Polémiques internes au mouvement salafiste suite à une banderole de bienvenue en l’honneur du Patriarche copte orthodoxe

Alexandrie – Depuis plusieurs jours se poursuivent au sein du mouvement islamiste salafiste les polémiques et les affrontements liés à une banderole de bienvenue en l’honneur du Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, exposée par des militants salafistes locaux à l’occasion de la première visite du Patriarche dans la ville maritime de Marsa Matrouh, sise à 240 Km à l’ouest d’Alexandrie. La visite en question, effectuée à l’occasion de l’inauguration d’une église restaurée, a eu lieu la semaine passée au milieu de mesures de sécurité extraordinaires. Les salafistes locaux ont alors exposé une banderole adressant une courtoise bienvenue au Patriarche, banderole qui n’a cependant pas été du goût des responsables centraux du mouvement islamiste.Assel Abdel Majid, membre du Conseil central salafiste, a accusé de trahison les auteurs de l’initiative d’accueil, alors que le cheick Sameh Abdel-Hamid s’est quant à lui fait le porte-parole de la colère qui monterait parmi les militants de base suite à « l’instrumentalisation » du sigle salafiste perpétrée par le groupe de Marsa Matrouh. Les auteurs du geste ont répondu en revendiquant les bons rapports qui existent dans la ville entre coptes et salafistes, et en stigmatisant les réactions négatives comme étant le symptôme d’une hostilité persistante envers les coptes de la part de nombreux dirigeants du mouvement.Déjà par le passé, en différentes occasions, des contrastes et des contradictions se sont manifestés entre représentants du mouvement salafiste à propos de l’attitude à tenir vis-à-vis des chrétiens coptes. Certains responsables salafistes ont à plusieurs reprises donné comme disposition à leurs partisans de ne pas adresser de messages de vœux aux chrétiens à l’occasion des fêtes de Noël et de Pâques, targuant ces comportements de courtoisie de glorification de la « religion des infidèles ». Dans le même temps, des représentants de pointe du parti salafiste al-Nour, tels qu’Ashraf Tabet e Salah Abdul Maaboud, avaient déjà reconnu la légitimité d’insérer des candidats coptes au sein de leurs listes électorales, conformément aux normes électorales en vigueur.

AFRIQUE/RD CONGO - Les négociations directes entre majorité et opposition, dernière chance pour éviter le chaos ?

Kinshasa – Les délégués participant au dialogue national ont décidé hier, 30 septembre, de s’engager dans des « négociations directes » en vue de la signature d’un accord visant à résoudre la crise en République démocratique du Congo. C’est ce qu’ont annoncé, selon des formulations différentes, tant les porte-parole de l’opposition que celui de la majorité présidentielle.Le dialogue national avait été suspendu après les graves incidents des 19 et 20 septembre et après que les Evêques catholiques aient annoncé le retrait de l’Eglise des colloques . Entre temps, l’administration américaine, les gouvernements français et belge ainsi que l’ONU multiplient les appels afin que la majorité et l’opposition congolaise trouvent un accord pour empêcher que le pays ne sombre dans le chaos et la guerre civile. Les familles du personnel diplomatique américain à Kinshasa ont reçu l’ordre de rentrer aux Etats-Unis parce que, selon le Département d’Etat, « la situation se détériore actuellement en ce qui concerne la sécurité ».« La date fatidique du 20 décembre 2016 approche à grands pas et la tragédie du 19 septembre dernier peut se répéter » souligne une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo. « Pour éviter cela – continue la note – on a besoin de trouver un rapprochement entre les deux positions. Les points suivants peuvent y contribuer : l’organisation des prochaines élections présidentielles dans un délai raisonnable et le plus proche possible de la date constitutionnelle qui avait été prévue et qui n’a pas été respectée. Dans tous les cas, pas après octobre-novembre 2017 ; l’identification d’indications claires et précises sur les dates de convocation des prochaines élections présidentielles, du jour du scrutin et de l’installation du nouveau Président de la République élu ; le respect du principe constitutionnel qui interdit à l’actuel Président de la République de se porter candidat à la prochaine élection pour un troisième mandat présidentiel ; l’intangibilité de l’article 220 de la Constitution qui permet d’assurer que, dans la période intermédiaire aussi, qui court de la date de la fin du mandat de l’actuel Président jusqu’à la date de l’installation du nouveau Président élu, on ne procédera à aucune révision constitutionnelle, ni par voie parlementaire, ni par voie référendaire, une révision constitutionnelle au cours de cette période équivaudrait à changer les règles quand le jeu a déjà commencé ; l’engagement du Gouvernement pour élaborer, selon des échéances précises et successives, un plan de financement du processus électoral, en commençant par les élections présidentielles, de sorte que la Commission électorale puisse disposer de tous les moyens qui lui sont nécessaires ».

AFRIQUE/TANZANIE - The Next Generation Program, instrument en faveur de la réduction de la malnutrition dans les régions de Simiyu et Ruvuma

Dar Es Salaam – Le 5 octobre, aura lieu à Dar es Salaam, en Tanzanie, The Next Generation Program – Local Experiences, Global Impact. Il s’agit d’une rencontre portant sur l’état de la nutrition dans le pays au cours de laquelle sera présenté le projet intitulé « The Next Generation Program: integrated Promotion of Nutrition, Growth and Development in Tanzania » qui a pour objectif de réduire de 17% la malnutrition dans les régions de Simiyu et Ruvuma et de traiter plus de 16.160 enfants qui souffrent de malnutrition aigue. D’ici 2019, année de conclusion des activités, l’objectif est de prévenir 77.300 cas de malnutrition chronique et 1.870 décès.« Il suffit vraiment de peu de chose pour garantir à une femme une grossesse digne et c’est justement pour cela que nous utilisons le tableau à feuilles dans la communication avec les futures mères » - peut-on lire dans un communiqué envoyé par le CUAMM à l’Agence Fides. « Un tableau à feuilles constitue un petit catalogue en langue locale et en images, dans lequel sont représentées et décrites toutes les bonnes pratiques et les précautions à prendre durant la grossesse. Ce catalogue est montré aux futures mères, dont certaines ne savent pas lire, afin de pouvoir les guider dans leurs parcours vers l’accouchement avec plus d’attention pour elles-mêmes ».Le projet vise également à faire changer les habitudes alimentaires, souvent incorrectes, des futures mères et à susciter la confiance envers les services sanitaires. Ce programme est né à l’intérieur du système sanitaire tanzanien depuis le début et soutient districts, communautés et structures d’accouchement. Lancé en décembre 2015, il veut démontrer, d’ici la fin de l’année 2019, que la malnutrition aigue et chronique peuvent être affrontées dans le cadre du système sanitaire tanzanien afin d’obtenir de meilleurs résultats à un moindre coût. Pour ce faire, le CUAMM travaille actuellement à la création et à la formation d’un réseau de Community Health Workers actifs dans les villages, lesquels visitent les femmes enceintes, les nouveaux-nés et les enfants de moins de 5 ans afin d’identifier et d’intervenir sur les enfants atteints par la malnutrition chronique et de référer au centre de santé les cas de malnutrition aigue.

VATICAN - Octobre, mois missionnaire et 90ème Journée missionnaire mondiale

Cité du Vatican – La mémoire liturgique de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face , proclamée en 1927 Patronne des Missions en compagnie de Saint François Xavier, que la liturgie célèbre aujourd’hui, 1er octobre, marque le début du mois missionnaire. Dans la Chapelle du Palais de Propaganda Fide, le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, a célébré ce matin la Messe à laquelle ont participé, outre S.Exc. Mgr Protase Rugambwa, Secrétaire adjoint de ladite Congrégation et Président des Œuvres pontificales missionnaires, des prêtres, des religieux, des religieuses et des laïcs de la Congrégation et des Secrétariats internationaux des Œuvres pontificales missionnaires.Dans une grande partie du monde, l’Eglise catholique célèbre le mois d’octobre comme Mois des Missions, utilisant les nombreux subsides que les Directions nationales des Œuvres pontificales missionnaires préparent pour rappeler le devoir de tout baptisé de collaborer à la mission universelle de l’Eglise par la prière et au travers d’un soutien économique. Le mois d’octobre a été choisi comme mois missionnaire en souvenir de la découverte du continent américain, qui ouvrit une nouvelle page de l’histoire de l’Evangélisation.Le mois d’octobre culmine dans la célébration de la Journée missionnaire mondiale, au cours de l’avant-dernier Dimanche du mois, à savoir cette année le 23 octobre. Dans certaines nations, la Journée est célébrée un autre Dimanche, pour des raisons pastorales.Cette année marque par ailleurs le 90ème anniversaire de la Journée missionnaire mondiale, promu par l’Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi et approuvée par le Pape Pie XI en 1926. Dans son Message pour la Journée missionnaire mondiale de cette année, le Pape François souligne à ce propos : « J’estime donc opportun de rappeler les sages indications de mes Prédécesseurs, lesquels disposèrent qu’à cette Œuvre soient destinées toutes les offrandes que chaque Diocèse, Paroisse, Communauté religieuse, association et mouvement ecclésial, de toutes les parties du monde, pourraient recueillir pour secourir les communautés chrétiennes ayant besoin d’aide et pour donner de l’élan à l’annonce de l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre. Aujourd’hui encore, ne nous dérobons pas à ce geste de communion ecclésiale missionnaire. Ne fermons pas notre cœur sur nos préoccupations particulières mais élargissons-le aux horizons de toute l’humanité ».

EUROPE/ESPAGNE - 5.000 livres de la Bibliothèque solidaire missionnaire prochainement envoyés en Colombie pour la scolarisation des anciens enfants soldats

Valencia - La « Bibliothèque solidaire missionnaire » de Valencia enverra 5.000 volumes afin de soutenir la scolarisation des enfants qui, au cours de ces dernières années, ont été enrôlés en Colombie dans les rangs des FARC. Selon les informations diffusées par l’hebdomadaire du Diocèse espagnol, Paraula, parvenues à Fides, seront expédiées 30 caisses de matériel scolaire en direction des structures de Quibdó et Bellavista, à la demande de l’Evêque du lieu, S.Exc. Mgr Juan Carlos Barreto, et des religieuses missionnaires augustines. Les livres, qui seront transportés au cours des prochains jours par voie d’eau, seront constitués de manuels et de livres de religion, d’encyclopédies et d’atlas, de récits, de compendiums de physique etc. Tout le matériel provient des donations que des institutions et des particuliers font continuellement à la Bibliothèque solidaire missionnaire. En outre, au cours du mois d’octobre, partira en direction de Portoviejo un autre chargement de 10.000 volumes et 240 Kg de matériel scolaire destiné aux écoles frappées par le séisme du mois d’avril dernier, qui a causé plus de 600 victimes dans le pays. Depuis sa création, il y a neuf ans, la Bibliothèque solidaire missionnaire de Valencia, qui a comme devise « La culture contre la pauvreté », a envoyé en Amérique latine et en Guinée équatoriale quelques 270.000 ouvrages.

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