Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/INDE - Erection du Diocèse de Rayagada et nomination de son premier Evêque

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 11 avril 2016, a érigé le nouveau Diocèse de Rayagada, en Inde, par démembrement du Diocèse de Berhampur, le rendant suffragant du siège métropolitain de Cuttack-Bhubaneswar. Le Saint-Père a nommé premier Evêque de Rayagada le Père Aplinar Senapati, de la Congrégation de la Mission , Curé et Directeur du Collège de Derapathar, dans l’Archidiocèse de Guwahati.Le Père Aplinar Senapati, C.M. est né le 28 octobre 1960 à Surada, dans le Diocèse de Berhampur. Après des études supérieures près la Technical High School de sa ville natale, il a étudié la Philosophie à l’Aquinas College de Gopalpur-on-Sea, Berhampur, en tant que Novice de la Congrégation de la Mission, et la Théologie à l’Université de Pune, où il a également obtenu un Diplôme en Psychologie et formation. Il est par ailleurs titulaire de Licences en Economie et en Philosophie obtenues à l’Utkal University, de Bhubaneswar.Il a émis sa première profession religieuse le 10 mai 1984 et sa profession solennelle le 10 mai 1989. Il a été ordonné prêtre le 28 novembre 1990 pour cette même Congrégation de la Mission.Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : 1990-1993 : Vicaire de la Paroisse de Mohnana, Aligonda, Diocèse de Berhampur, 1993-1996 : Formateur et enseignant au Petit Séminaire vincentien de Barpada, Diocèse de Berhampur, 1996-1997 : Vicaire de la Paroisse d’Alada, Diocèse de Berhampur, 1997-2005 : Curé de la Paroisse de Jubaguda, Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar, 2005-2007 : Curé de la Paroisse de Dukuma, Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar, 2007-2008 : Cours de Diplôme en Psychologie et Formation à Pune, 2008-2014 : Maître des Novices à Stella Maris de Gopalpur, Diocèse de Berhampur, depuis 2014 : Curé de la Paroisse Saint Vincent de Paul et Président de l’English Medium School de Derapathar, Archidiocèse de Guwahati. Le nouveau Diocèse de Ragayada comprend les six districts civils de Kalanhandi, Koraput, Malkangiri, Nabarangpur, Nuapada et Rayagada. Les frontières du Diocèse nouvellement érigé sont les suivantes : au nord, avec l’Archidiocèse de Raipur, à l’ouest avec le Diocèse de Jagdalpur des Syro-malabares, à l’est avec le Diocèse de Berhampur dont il est issu et avec le Diocèse de Srikakulam et au sud avec l’Archidiocèse de Visakhapatnam. La Cathédrale sera pour l’heure l’église principale de la ville de Rayagada, où est concentrée la majeure partie des fidèles. Link correlati :Données statistiques du nouveau Diocèse

ASIE/INDE - Nomination de l’Evêque de Dindigul

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 11 avril 2016, a nommé Evêque du Diocèse de Dindigul Mgr Thomas Paulsamy, Curé de la Paroisse Saint Antoine de Kallukuzhy, ancien Vicaire général du Diocèse de Tiruchirapalli.Mgr Thomas Paulsamy est né le 2 août 1951 à N. Poolampatty, dans le Diocèse de Tiruchirapalli. Après avoir fréquenté les écoles de son village, il a fait ses études de Philosophie et de Théologie au Séminaire Saint Paul de Tiruchirapalli. Il a été ordonné prêtre le 25 mai 1977 pour le clergé du Diocèse de Tiruchirapalli, duquel faisait partie l’actuel Diocèse de Dindigul.Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : 1977-1979 : Assistant paroissial de la Cathédrale Sainte Marie de Melapudur, Tiruchirapalli, 1979-1980 : Assistant paroissial de la Paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs de Palaiyakoil, Tiruchirapalli, 1980-1985 : Curé de la Paroisse Saint Alois de Kosavapatty, Dindigul, 1985-1986 : Curé de la Paroisse Saint Joseph artisan de Kailasapuram, Tiruchirapalli 1986-1992 : Curé et Vicaire forain de la Paroisse Saint Joseph de Dindigul, 1992-1993 : Année sabbatique aux Etats-Unis et études près l’école de théologie de Maryknoll, à New York, 1993-1995 : Curé de la Paroisse Saint François Xavier de Malayadipatti, Tiruchirapalli, 1995-2001 : Curé de la Basilique du Saint Rédempteur de Palakarai, Tiruchirapalli, 2002-2004 : Curé de la Cathédrale Sainte Marie de Melapudur, Tiruchirapalli, 2004-2005 : Curé de la Paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs de Nanjur, Pudukottai, 2005-2007 : Curé de la Paroisse Notre-Dame de Fatima de Fathimanagar, Tiruchirapalli, 2007-2015 : Vicaire général du Diocèse de Tiruchirapalli.Il est actuellement Curé de la Paroisse Saint Antoine de Kallukuzhy.

ASIE/TERRE SAINTE - Condamnation du Patriarcat latin de Jérusalem après la reprise des travaux du mur dans la zone de Cremisan

Beit Jala - La construction du mur de séparation dans la zone de Cremisan a repris en ce début d’avril 2016. Sur place, des équipes d’ouvriers avec des engins de terrassement sont à l’œuvre pour ériger, l’un après l’autre, les panneaux de béton de 8 m de haut sur les terrains d’une vallée qui, par un temps, étaient solidement plantés d’oliviers séculaires.Le Patriarcat latin de Jérusalem, dans un communiqué diffusé par l’intermédiaire de ses canaux officiels, a réaffirmé sa déception et sa condamnation de l’opération conduite par les forces israéliennes. « La construction d’un mur de séparation et l’injuste confiscation des terres appartenant aux familles chrétiennes de Beit Jala – peut-on lire dans le communiqué – constituent une violente offense au processus de paix ».Le communiqué patriarcal rappelle en outre que déjà le 9 juillet 2004 la Cour internationale de Justice de La Haye avait qualifié d’illégale la construction du mur et en avait demandé le démantèlement. Du même avis était également l’Assemblée générale des Nations unies. En avril 2015, la Cour Suprême israélienne avait elle-même reconnu que le mur ne disposait d’aucune justification en rapport avec la sécurité de l’Etat d’Israël.

AFRIQUE/RD CONGO - Pour la Commission Justice et Paix de l’Archidiocèse de Bukavu, « la faim d’argent nous tue actuellement »

Kinshasa – « Depuis plus de 20 ans, nous traversons de fortes turbulences aux conséquences incalculables sur notre vie quotidienne et sur notre écosystème » affirme le communiqué de la Commission diocésaine Justice et Paix de l’Archidiocèse de Bukavu, chef-lieu du Sud Kivu, province de l’est de la République démocratique du Congo, qui, comme celle du Nord Kivu, se trouve depuis des années déstabilisée par la présence de différents groupes armés.Il s’agit d’une situation qui, selon la note envoyée à l’Agence Fides, s’est désormais enracinée dans les esprits des habitants de la région. « Ouvrez les yeux et vous verrez des cadavres ambulants dans un environnement décadent » affirme la Commission Justice et Paix, tentant ainsi de secouer les consciences.Le cadre ainsi brossé est dramatique : couples qui cherchent réciproquement à se voler les biens de la famille, viols de fillettes, jeunes chômeurs recrutés par des bandes criminelles, faim qui tenaille des villages entiers dans une région pourtant riche en ressources alimentaires. La Commission Justice et Paix dénonce l’absence d’une politique nationale en faveur de l’emploi et le fait que « le fusil et certaines idéologies ont tué les hommes et surtout massacré nos cultures traditionnelles ».« Pour de l’argent, ont peut en arriver à tuer, mentir, trahir, violer et malheureusement, on dirait que ce sont les mauvais qui prospèrent » affirme la note qui lance cependant un appel à « se relever, regarder la réalité en face et à organiser un rite de purification, d’expiation et de réconciliation avec l’Eternel, le prochain, la nature, l’écosystème, ou bien à arrêter l’acharnement thérapeutique sur des cadavres ».

AMERIQUE/BOLIVIE - I° Congrès international sur les droits fondamentaux et pensée catholique en Amérique latine

La Paz – Au terme du I° Congrès international sur les droits fondamentaux et la pensée catholique en Amérique latine, qui a eu lieu du 7 au 9 avril, l’Université catholique bolivienne Saint Paul a souligné la contribution de l’Eglise catholique en ce qui concerne la défense et l’observance des droits fondamentaux individuels, collectifs et des peuples. Le Secrétaire général de l’UCB, Carlos Derpic Salazar, a proposé une présentation historique des documents et initiatives entrepris par des prêtres, des Evêques et par la Conférence épiscopale bolivienne à des époques différentes de l’histoire du pays.« La Bolivie dispose d’une Eglise prophétique qui annonce la Bonne Nouvelle et dénonce l’injustice » a encore déclaré Carlos Derpic Salazar, dressant la liste des noms de différents prêtres, dont les Pères José Prats, Luis Espinal, Jorge Centellas, et d’autres encore, tués, en particulier dans l’ouest du pays.Parmi les Lettres pastorales de la CEB publiées sous différents gouvernements et citées par Carlos Derpic Salazar, figurait également « Dignité et liberté » de 1972, qui dénonçait les différences de formation en ville et dans les zones rurales. La lettre en question demandait : « Comment peuvent s’appeler chrétiens ceux qui commettent des violations de la dignité de l’homme ». Cette lettre a empêché Garcia Meza d’appliquer la Loi de sécurité de l’Etat.Pour sa part, le Recteur de l’UCB, Marco Antonio Fernandez, a remercié au terme de la manifestation, les participants provenant de huit pays , en citant Saint Jean Paul II, qui, devant l’Assemblée des Nations unies, avait affirmé en 1995 : « Nous ne devons pas avoir peur de l’avenir. Nous ne devons pas avoir peur de l’homme nous pouvons construire dans le siècle à venir une culture de liberté ».Le Congrès a eu lieu dans le cadre des célébrations marquant le cinquantenaire de l’Université.

ASIE/PAKISTAN - Brutal assassinat d’un chrétien handicapé

Lahore – Nazir Masih, 50 ans, handicapé de religion chrétienne et père de quatre enfants, a été assailli par trois musulmans, qui l’ont tué de manière barbare, en l’égorgeant et le défigurant. Ainsi que cela a été appris par Fides, la plainte relative à cet assassinat brutal, intervenu le 5 avril a été présentée par l’un de ses enfants, Iqbal Masih, mais n’a pour l’heure pas conduit à l’arrestation de ses meurtriers.Selon la reconstitution des faits, Nazir Masih était un petit entrepreneur du secteur immobilier et du fait de sa profession, il avait à faire avec trois musulmans, Mohammad Haider, Mohammad Nazar et Mohammad Achy Gujjar. Le 5 avril, les trois hommes se sont rencontrés au domicile de Nazir Masih en présence de son associé, Meher Din. Au cours de la rencontre, a eu lieu une vive discussion liée à des motifs économiques, le chrétien revendiquant des trois musulmans un crédit de quelques 250.000 roupies .Le même jour, en fin d’après-midi, Nazir Masih a été tué. Selon la plainte, les soupçons retombent sur les trois musulmans précités. L’homme a été égorgé, défiguré à l’arme blanche alors que d’autres parties de son corps ont été tranchées. Selon la plainte déposée, les trois hommes auraient révélé à d’autres personnes : « Nous avons achevé un infidèle ». Les parents de la victime se sont adressés à l’ONG LEAD , qui fournit assistance légale gratuite aux familles des chrétiens subissant des injustices.

ASIE/YEMEN - Réactions du Vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale à l’appel du Pape en faveur de la libération du prêtre salésien pris en otage au Yémen

Aden – « Nous ne disposons encore pas de nouvelles à propos de l’enlèvement du Père Thomas Uzhunnalil. Mais le fait d’écouter l’appel en faveur de sa libération lancé hier par le Pape François depuis la Place Saint-Pierre nous a réconforté. Nous espérions cet appel et maintenant nous espérons qu’il parvienne également à ceux qui le détiennent en otage et à leurs consciences. C’est cela qui compte maintenant ». Telle est la réaction que S.Exc. Mgr Paul Hinder, OFM Cap, Vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale, transmet à l’Agence Fides, rapportant les sentiments ravivés parmi les communautés catholiques présentes dans la péninsule arabique suite aux paroles prononcées hier par le Pape François à propos de l’enlèvement du Père Thomas Uzhunnalil. Le prêtre salésien indien a été enlevé par un commando terroriste de type djihadiste le 4 mars dernier, dans une clinique d’Aden gérée par les Missionnaires de la Charité, après que le commando en question ait perpétré une attaque dans le cadre de laquelle ont été massacrées quatre religieuses qui soignaient les hôtes du centre, ainsi que 12 autres personnes .« Dans l’espérance que nous a donné le Christ ressuscité – a déclaré hier le Souverain Pontife après la récitation du Regina Coeli – je renouvelle mon appel en faveur de la libération de toutes les personnes enlevées dans des zones de conflit armé. Je désire rappeler en particulier le Père Thomas Uzhunnalil, prêtre salésien, enlevé à Aden, au Yémen, le 4 mars dernier ».Dimanche 3 avril, une délégation de la Conférence épiscopale d’Inde avait rencontré le Ministre indien des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, qui avait confirmé que le gouvernement indien agit lui aussi pour favoriser la libération du Père Thomas Uzhunnalil.

AFRIQUE/NIGERIA - Souffrance des femmes et des enfants évacués

Abuja – Au cours de ces derniers mois, la violence du groupe islamiste Boko Haram s’est intensifiée dans le nord-est du Nigeria et à la frontière avec le Cameroun, le Tchad et le Niger, causant une grave augmentation du nombre de réfugiés et d’évacués. Les plus touchés par ce phénomène sont les femmes et les enfants. A compter de décembre dernier, on estime que le nombre d’évacués a doublé dans les trois pays, sachant qu’au Nigeria, 3 millions de personnes environ ont évacué à cause de la violence et 2,2 millions d’autres ont cherché refuge dans les pays limitrophes. La faim et la malnutrition progressent et plus de 5 millions de personnes n’ont pas de quoi subvenir à leurs besoins alimentaires. Dans certaines zones, les taux de malnutrition dépassent le seuil d’urgence fixé par l’OMS.Afin de tenter d’endiguer le phénomène, le Programme alimentaire mondial, s’est engagé à renforcer les aides dans le bassin du lac Tchad. Dans le nord du Nigeria, en particulier dans les Etats de Borno et Yobe, la situation est alarmante, le taux de dénutrition aigue se situant au-dessus de la moyenne nationale. En outre, le nombre d’enfants scolarisés est passé de près de 500.000 à 130.000. Au Tchad, dans la région de Yokua, 80.000 personnes ont été contraintes à abandonner les îles du lac Tchad après les attaques et les menaces de Boko Haram et vivent maintenant dans des conditions très difficiles dans des camps désolés situés sur des dunes de sable. Dans la région de Moboko, au Cameroun, plus d’un tiers de la population souffre la faim, sachant que plus de 70% des agriculteurs ont abandonné leurs terres.

AFRIQUE/MAROC - Assemblée de la Conférence des évêques de la Région Nord de l’Afrique et dimension africaine de ses pays et de ses communautés

Rabat – L’Eglise en Afrique du Nord s’interroge toujours davantage sur la dimension africaine de ses pays et de ses communautés. C’est ce qu’affirme le communiqué final de l’Assemblée de la CERNA qui s’est tenue à Tanger du 3 au 6 avril. « Nos fidèles d’Afrique subsaharienne sont de plus en plus nombreux ; ils représentent de 50 à 90% de nos communautés » indique le document transmis à l’Agence Fides. Les Etats d’Afrique du Nord, « traditionnellement pays d’émigration, ils sont aussi devenus pays de transit, mais deviennent également peu à peu pays d’accueil ».Parmi ceux-ci, « le Maroc a fait l’option de se tourner vers l’Afrique noire et de l’intégration des subsahariens vivant sur son sol : ouverture de ses frontières et multiplication de ses lignes aériennes vers les pays subsahariens, régularisation des sans-papiers, scolarisation des enfants, soins pour tous dans les institutions publiques de santé, dispense des cours de religion musulmane pour ceux qui ne sont pas musulmans, possibilité pour les étrangers de fonder des entreprises et de rapatrier leurs capitaux, les signes sont nombreux d’une ouverture du pays autant vers le sud que vers le nord ».Tout cela constitue un défi et une opportunité pour l’Eglise en Afrique du Nord : « C’est une joie pour nous, que l’Eglise soit plus universelle, moins européenne, rajeunie, et de cette entraide ecclésiale sud-sud » affirment les Evêques. Des prêtres et des religieux des pays d’origine des migrants sub-sahariens, se sont en effet insérés dans l’Eglise en Afrique du Nord, un fait remarqué par les Evêques : « Parmi les agents pastoraux d’origine culturelle différente, il faut apprendre à se connaître et à s’estimer dans nos diversités ».La mission de l’Eglise en Afrique du Nord est centrée « non seulement sur le soutien spirituel à ses membres mais également sur le témoignage de l’amour du Christ pour tous, en entrant en relation avec nos frères et sœurs musulmans ». « Ce qui n’est pas facile à cause des préjudices et de la réalité d’un certain racisme » remarquent les Evêques qui notent cependant combien certaines représentations de la Très Sainte Vierge Marie de Vladimir, présentes dans différents oratoires de la région, représentent Marie qui porte dans ses bras l’Enfant Jésus avec une main blanche et une main noire : une image qui symbolise l’avenir de l’Eglise en Afrique du Nord.Afin de souligner le lien entre l’Eglise en Afrique du Nord et celle présent en Afrique sub-saharienne, la prochaine Assemblée de la CERNA se tiendra au Sénégal à la fin de janvier prochain.

AMERIQUE/CHILI - Conclusion de l’Assemblée des Evêques et préoccupation pour la violence en Araucanie

Punta de Tralca – Une préoccupation particulière a été exprimée s’agissant de la violence en Auricanie alors qu’un appel en faveur de la collaboration directe en vue de la construction d’une vie meilleure a été lancé par les Evêques chiliens dans le cadre de leur Message concluant la 111ème Assemblée plénière ayant eu lieu à Punta de Tralca du 4 au 8 avril.Au cours de la conférence de presse tenue au terme des travaux, le 9 avril, les responsables de la Conférence épiscopale ont présenté le Message final. Bien que les Evêques aient traité différents thèmes sociaux d’actualité, le document en question en souligne quelques-uns en particulier.« La réalité chilienne est caractérisée par un dense calendrier de réformes et d’initiatives législatives – souligne le message – particulièrement nécessaires au bien commun pour certaines, d’autres portant préjudice au premier et plus fondamental des droits : celui à la vie de tout être humain, de sa conception à sa mort naturelle. Nous continuerons à le promouvoir avec humilité mais aussi avec la force du témoignage de nombreuses femmes qui choisissent la vie ».Un autre thème concerne l’éthique publique, le rapport entre argent et politique et la déception dérivant du résultat de différents cas judiciaires. A ce propos, le texte des Evêques affirme que « la transparence et la justice sont indispensables à la coexistence tout comme le respect de la dignité, la sérénité dans les réactions et la recherche du bien commun ».Les Evêques manifestent leur douleur quant à l’escalade de la violence qui a causé la mort de personnes mapuches et d’autres, ainsi que d’agents de police . Les attaques incendiaires ont gravement porté préjudice à des familles et des travailleurs, elles ont endommagé des maisons, des écoles, des moyens de transport, l’agriculture, des moyens de production et du temps. « Lorsque les valeurs essentielles pour l’existence d’un peuple croyant ne sont pas respectées, comme par exemple le droit à la vie humaine, la sécurité et leurs espaces sacrés, on blesse l’âme de ce peuple. Ces faits sont condamnés par la majeure partie de la population et l’on risque de stigmatiser tout le peuple mapuche et de discréditer sa juste recherche de reconnaissance et de réparation » déclarent les Evêques.Alarmante et incompréhensible est également « la lenteur de l’Etat et des gouvernements dans leur devoir de chercher des solutions efficaces face à cette situation. Une solution part de l’accueil des aspirations légitimes des communautés mapuches, qui, depuis plus d’un siècle, demandent justice face à des situations de violence, d’expropriation, de mépris de leur identité, de leur culture, de leur organisation et aussi de l’invisibilité et de la pauvreté dans lesquelles elles sont confinées ». Les Evêques sollicitent par suite les autorités et les responsables pour chercher la manière de travailler ensemble pour « une nouvelle Araucanie, au travers d’une justice urgente pour tous ».

ASIE/INDE - Prise de position de la Conférence épiscopale après l’explosion dans un temple hindou

New Delhi – Les Evêques d’Inde ont pris acte de manière choquée et avec douleur de la tragique explosion qui a eu lieu hier matin, Dimanche 10 avril, dans les locaux d’un temple hindou, dans les environs de Kollam, au sein de l’Etat indien du Kerala, dans le cadre de laquelle plus de 100 personnes ont trouvé la mort et plus de 350 autres ont été grièvement blessées. Dans un communiqué parvenu à Fides, la Conférence épiscopale partage la douleur et le deuil des familles, en priant pour le repos des âmes des défunts. Entre temps, sont alertés « les Diocèses voisins, les hôpitaux catholiques et les centres de service social afin qu’ils offrent toute l’assistance possible aux blessés et à tous ceux qui ont été impliqués dans cette tragédie ».Quinze mille personnes s’étaient rassemblées entre le temple et les rues adjacentes pour assister aux feux d’artifices qui marquaient le début du nouvel an hindou. Un incendie de vastes proportions s’est déclenché à l’improviste, selon les reconstructions de la police. Les équipes de secours ont travaillé toute la nuit pour récupérer les corps, secourir les blessés et maîtriser les flammes.Le Pape François a envoyé, par l’intermédiaire de son Secrétaire d’Etat, S.Em. le Cardinal Pietro Parolin, un télégramme de condoléances pour « le tragique incendie s’étant développé dans le complexe du temple ». « En priant pour tous ceux qui ont été touchés par cette tragédie – indique le texte – le Pape François invoque sur la nation indienne les bénédictions divines de force et de paix ».

AMERIQUE/PARAGUAY - Un Club des enfants pour prévenir les maladies

Asunción – Le centre sanitaire de la ville de Guarambaré vient de lancer un club des enfants, espace qui rassemblera les enfants et leurs parents une fois par mois. Le communiqué envoyé à Fides indique que l’objectif de ce club est la prévention de maladies majoritairement liées à l’enfance comme les infections respiratoires aigues, des maladies diarrhéiques, des intoxications alimentaires et autres. Au cours des rencontres, seront en effet affrontés des thèmes divers de manière notamment à indiquer aux familles comment affronter et prévenir les cas de diarrhée et de déshydratation. Seront également proposés des styles de vie sains, le contrôle de la bouche et des dents ainsi que les vaccinations. Il s’agit d’une initiative s’insérant dans la stratégie d’Assistance intégrée pour les maladies majoritairement liées à l’enfance, qui vise à résoudre et à affronter les causes principales de la mortalité et de la morbidité des enfants de moins de cinq ans dans le pays.

ASIE/CHINE - Evangélisation promue par le souvenir des défunts, vécu à la lumière de la foi

Pékin – Selon la tradition et la culture chinoise, qui suit le calendrier lunaire, la Commémoration des défunts a lieu le 5 avril. La communauté catholique chinoise, qui dédie également au souvenir des défunts la journée du 2 novembre, a voulu dans tous les cas faire mémoire en cette occasion de tous les défunts dans le cadre des Messes et des moments de prière particuliers, faisant mémoire des nombreux missionnaires étrangers qui ont donné leur vie pour l’Evangélisation de la Chine et ont désiré être enterrés en terre chinoise.Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, parmi les différentes initiatives menées à cette occasion, citons celles d’une Paroisse du Diocèse de Xi An, qui a voulu vivre la journée au travers d’un séminaire de trois jours dédié au thème « Foi et vie ». Selon le récit du Curé, une centaine de paroissiens, ont partagé la Parole de Dieu, « qui est source de la foi. Le but de la vie chrétienne est de recevoir, annoncer et vivre l’Evangile, pour que l’Evangile s’incarne dans la vie et que la vie soit imprégnée d’Evangile ». Par suite, « la Commémoration des défunts constitue un moment fort pour faire mémoire de la vie de foi et pour vivre, sur les traces de nos ancêtres, notre vie en annonçant ce que nous avons reçu ».La communauté de Bao Tou a en particulier fait mémoire du Père Fan LuYi, surnommé « le bon pasteur de la steppe », qui est retourné à la maison du Père le 23 mars dernier à l’âge de 97 ans. Face à une gigantesque image de Jésus Miséricordieux, placée dans l’église, les fidèles ont témoigné que, « dans son cœur de prêtre, il y avait de la place pour tous sauf pour lui-même. Il a véritablement suivi Jésus, vécu la foi et servi l’Eglise au travers de sa vie ». A également été rappelée sa fidélité à l’Eglise malgré l’emprisonnement et son engagement en faveur de la renaissance de la communauté.

AMERIQUE/COLOMBIE - Démission du Vicaire apostolique de Puerto Gaitán et nomination de son successeur

Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 8 avril 2016, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Vicariat apostolique de Puerto Gaitán présentée par S.Exc. Mgr Luis Horacio Gómez Gonzáles, conformément au canon 401 § 2 du Code de Droit canonique. Le Saint-Père a nommé Vicaire apostolique de Puerto Gaitán le Père Raúl Alfonso Carrillo Martínez, du clergé de Zipaquirá, Curé et Modérateur de la Curie, lui assignant le siège épiscopal titulaire d’Afufenia.Le Père Raúl Alfonso Carrillo Martínez est né le 22 septembre 1964 à Ubaté, dans le Diocèse de Zipaquirá. Il a étudié la philosophie et la théologie au Grand Séminaire Saint José de Zipaquirá, de 1984 à 1990. Il a été ordonné prêtre le 14 mai 1990 et incardiné dans le Diocèse de Zipaquirá.Il a exercé ensuite les ministères suivants : 1990-1991 : Vicaire de la Paroisse Notre-Dame des Sept Douleurs , Missionnaire et Vicaire de la Paroisse Sainte Croix de Mompox , 1991-1994 : Missionnaire et Curé de la Paroisse Sainte Croix , 1994-2000 : Curé de la Paroisse Notre-Dame de Lourdes , Délégué diocésain à la Pastorale missionnaire, 2000-2002 : Licence en Théologie pastorale près l’Université pontificale du Latran à Rome, 2002-2007 : Formateur et économe au Grand Séminaire Saint José de Zipaquirá, Membre du Conseil diocésain pour les Affaires économiques, depuis 2008 : Curé de la Paroisse Notre-Dame de l’Assomption , Modérateur de la Curie, Membre du Conseil diocésain pour les Affaires économiques et Vicaire forain de la Très Sainte Trinité.Le Vicariat apostolique de Puerto Gaitán a été érigé en 1999. Il a une superficie de 50.500 Km2 et une population de 129.500 habitants dont 82.700 catholiques. Il compte 10 Paroisses, 27 prêtres , 3 religieuses et 6 grands séminaristes.

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