Derniers flash de l'agence Fides

EUROPE/CONFEDERATION HELVETIQUE - La mutilation génitale féminine, violence contre les droits humains

Genève (Agence Fides) – La Journée mondiale contre la mutilation génitale féminine vient d’être célébrée. Selon les données diffusées par l’Organisation mondiale de la Santé, au moins 140 millions de femmes adultes et de jeunes filles de moins de 15 ans ont subi cette atroce procédure dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Il s’agit de 36% des fillettes et de 53% des femmes d’âge compris entre 45 et 49 ans. Au niveau international, la mutilation génitale féminine est considérée comme une violation des droits humains à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique outre à être une torture cruelle, inhumaine et dégradante et une forme extrême de discrimination des femmes et des fillettes. En 2008, le Fonds des Nations unies pour la Population et l’UNICEF ont lancé un programme ayant pour but d’éliminer cette pratique, programme auquel ont adhéré environ 10.000 communes de 15 pays. Au mois de décembre 2012, l’Assemblée générale des Nations unies a approuvé une résolution visant à augmenter les activités en vue de l’élimination de la mutilation génitale féminine. Toujours en 2012, plus de 700 communautés africaines se sont publiquement engagées à éradiquer le phénomène qui, selon des données de l’UNICEF, a diminué ces dernières années. Il n’en demeure pas moins que sont en danger 30 millions de fillettes de moins de 15 ans. Vue la délicatesse du thème, il n’est pas possible de faire un calcul des victimes décédées mais les experts signalent que de nombreuses jeunes filles meurent par hémorragie ou à cause d’infections dans les semaines qui suivent la pratique. Celles qui survivent sont sujettes à un cycle menstruel douloureux, à des maladies pelviennes inflammatoires, à des abcès et à des cystites ainsi qu’à des infections urinaires et à une perte presque totale de sensibilité. Certaines deviennent stériles. (AP) (Agence Fides 08/02/2013)

ASIE/COREE DU NORD - La vie est dure pour les chrétiens - aucun signal positif de la part de Kim Jong-Un

Séoul (Agence Fides) – Le nouveau responsable nord-coréen, Kim Jong-Un, désormais pleinement installé au pouvoir, « n’a donné aucun nouveau signal positif en ce qui concerne la liberté religieuse et la vie des chrétiens en Corée du Nord » : c’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Gerard Hammond, missionnaire de Maryknoll qui, depuis Séoul, conduit les programmes pour la Corée du Nord de sa congrégation et a à son actif plus de 30 voyages derrière « le rideau de bambous ». Le prêtre remarque que « les conditions de sécurité dans lesquelles vivent les citoyens sont tellement strictes qu’il est vraiment difficile de cultiver la foi » alors que « en Corée du Nord, il n’existe plus de prêtre catholique résident depuis plus de 50 ans ». La liberté religieuse est totalement niée et la Corée du Nord est considérée comme la nation du monde la plus hostile au christianisme. Le récent rapport World Watch List 2013 diffusé par l’organisation américaine Open Doors, la met en tête du classement des pays opprimant la liberté religieuse. Selon Open Doors, de 100.000 à 400.000 chrétiens vivent aujourd’hui en Corée du Nord et, malgré le danger d’être arrêtés ou mis à mort, les disciples de Jésus Christ cherchent à partager l’Evangile au sein de ce qu’il est convenu d’appeler « églises domestiques » qui sont des « communautés souterraines ». Selon une récente note du groupe Christian Aid Mission parvenue à Fides, un pasteur a raconté guider « trois églises souterraines en Corée du Nord comptant 87 membres ». Selon l’ONG chrétienne 318 Mission Partner (se référant aux 318 guerriers compagnons d’Abraham dans la Bible NDR) qui œuvre afin de sauver les émigrés clandestins nord-coréens, la Corée du Nord compterait plus de 10.000 églises clandestines. Pour le Père Hammond, « de telles nouvelles sont impossibles à vérifier et, dans tous les cas, des chiffres d’une telle ampleur paraissent plutôt surprenants à cause des dures conditions de sécurité et du réseau de contrôle des militaires ». Il n’empêche que « la petite flamme de la foi peut être vivante même sous un régime oppressif » comme cela a déjà été le cas ailleurs dans le monde. Au début du XX° siècle, Pyongyang, actuellement capitale de la Corée du Nord, était dénommée la Jérusalem d’Orient parce que le christianisme s’y était enraciné, la ville comptant alors plus de 3.000 églises. La persécution antichrétienne débuta en 1910 lorsque le Japon prit le contrôle de la péninsule coréenne, empirant après la seconde Guerre mondiale avec l’arrivée au pouvoir du régime communiste de Kim Il-Sung, continué par son fils Kim Jong-Il et aujourd’hui par son petit-fils Kim Jong-Un. (PA) (Agence Fides 08/02/2013)

AMERIQUE/MEXIQUE - Les trois prêtres enlevés dans la zone de Durango retrouvés vivants

Durango (Agence Fides) – Trois prêtres catholiques enlevés ces jours derniers ont été retrouvés vivants le 5 février lorsque les forces de sécurité qui contrôlaient la zone de San Juan de Guadalupe sont intervenues sur le lieu d’un accident de la route. Comme cela a été indiqué à l’Agence Fides, un fourgon avec à son bord deux des ravisseurs avait achevé sa course dans un fossé, l’un des bandits ayant été retrouvé mort et l’autre grièvement blessé. Non loin de là se trouvait le lieu de détention des trois prêtres desquels la police n’a pas communiqué les noms pour ne pas porter préjudice à l’enquête en cours. Lorsqu’ils avaient été enlevés, les prêtres se rendaient à une rencontre destinée à coordonner des activités en faveur de la paix et contre la violence qui affecte particulièrement cette zone comprise entre Coahuila et Durango. Le même jour, près de Castrejon, dans l’Etat de Guerrero, une bande criminelle avait tendu une embuscade à un groupe d’agents de police, en tuant 9. (L.M.) (Agence Fides 08/02/2013)

ASIE/LAOS - Arrestation de trois pasteurs chrétiens pour « diffusion de l’Evangile »

Savannakhet (Agence Fides) – Evangéliser peut conduire à l’arrestation au Laos. La police du district de Pinh, dans la province de Savannakhet, a arrêté trois pasteurs chrétiens, se trouvant à la tête de petites communautés locales sous l’accusation de « diffuser la religion chrétienne ». Ainsi que cela a été indiqué à l’Agence Fides, les trois personnes concernées sont le pasteur Mr. Bounma, de l’église du village d’Alowmai, le pasteur Somkaew du village de Kengsainoi – deux villages situés dans le district de Pinh – et le pasteur Bounmee du village de Savet, dans le district de Sepon, toujours en province de Savannakhet. L’épisode a eu lieu le 5 février dernier, lorsque les trois pasteurs chrétiens ont fait l’acquisition dans un magasin local d’un DVD contenant un film à contenu chrétien, en commandant par ailleurs trois copies. Afin de tester la qualité du travail, le propriétaire du magasin et les trois pasteurs ont continué à regarder le film. Mais un agent de police, entré dans le magasin, a contacté son supérieur. Le Lt Khamvee et deux autres agents sont arrivés au magasin et ont arrêté les trois pasteurs. Le propriétaire du magasin a lui aussi été arrêté puis relâché. Les explications des trois pasteurs, qui affirmaient avoir commandé des copies du film pour un usage privé, n’ont servi à rien. L’accusation de présumée « diffusion de religion chrétienne » leur a valu la détention, que l’ONG Human Rights Watch for Lao Religious Freedom qualifie de « totalement arbitraire », la contestant. Dans une note envoyée à Fides, l’ONG demande la remise en liberté immédiate des trois hommes et sollicite le gouvernement laotien afin qu’il punisse les autorités de police du district de Pinh pour les abus de pouvoirs commis à l’encontre des chrétiens. Des sources de Fides confirment l’attitude répressive de la police envers les chrétiens au sein de la province de Savannakhet. En septembre 2012, dans ce même district de Pinh, la police avait arrêté trois autres pasteurs (Bounlert, Adang et Onkaew), encore soumis au régime d’incarcération de sécurité maximale pour « activités religieuses illicites » (voir Fides 29/09/2012). (PA) (Agence Fides 08/02/2013)

ASIE/CHINE - Nécessité d’intensifier la Pastorale et l’Evangélisation urbaine et rurale

Shi Jia Zhuang (Agence Fides) – La Pastorale et l’Evangélisation du monde catholique chinois continental doivent s’orienter également vers la campagne et les zones rurales. C’est ce que l’on peut lire sur Faith du He Bei dans l’article « Réflexion sur le Nouvel An chinois : Pastorale et Evangélisation des zones rurales, une nouvelle mission ». A l’occasion du Nouvel An chinois – indique Faith, le 10 février, plus de 400 millions de personnes provenant de tout le pays se sont mis en voyage en avion, en train, en autobus, en voiture et en ferry pour revenir chez eux et partager avec leurs êtres chers ce moment de l’année, après un an de travail. La population active chinoise est en effet presque toute concentrée dans les villes, laissant les zones rurales presque vides. Parmi ces travailleurs se trouvent également plus de la moitié des fidèles de la communauté catholique chinoise. Certains d’entre eux parviennent à s’intégrer à la communauté urbaine dans laquelle ils travaillent ou vivent alors que d’autres demeurent malheureusement marginalisés. Il s’ensuit que les églises de campagne, un temps remplies, se remplissent seulement à moitié le Dimanche ou à l’occasion des Solennités liturgiques. Le grand défi lancé à l’Eglise est celui d’intensifier la pastorale des travailleurs immigrés et celle concernant les zones rurales en créant de nouvelles stations missionnaires. Le Pape Benoît XVI, s’agissant de l’évangélisation des immigrés (internes) a bien mis en évidence que « il est nécessaire de promouvoir la pastorale et la nouvelle Evangélisation en suivant les nouvelles tendances et les défis que la société lance à une nouvelle mission de l’Eglise ». (NZ) (Agence Fides 08/02/2013)

AFRIQUE/SOUDAN - L’aviation de Khartoum frappe une école dans les Monts Nuba

Kinshasa (Agence Fides) – Les bombardements de l’aviation soudanaise contre des objectifs civils sis dans les Monts Nuba (Etat du Sud Kordofan) se poursuivent. Selon le site du Sudan Catholic Radio Network, un Antonov (avion de transport de fabrication russe converti en bombardier rudimentaire) a largué huit bombes sur le village de Kauda. Ont été pris pour cible le marché, une zone résidentielle ainsi qu’une école primaire. Une fillette a été blessée par les éclats. Un habitant du village a qualifié le bombardement de crime de guerre et a demandé aux militants des droits humains de référer cet événement à la communauté internationale. Kauda fait partie de la Comptée d’Haiban, l’une des zones les plus touchées par les bombardements de l’aviation de Khartoum depuis juin 2011. Dans un entretien accordé à l’Agence Fides (voir Fides 29/11/2012), S.Exc. Mgr Macram Max Gassis, Evêque d’El Obeid, avait dénoncé la « guerre oubliée » en cours dans les Monts Nuba, territoire faisant partie de l’Etat soudanais du Sud Kordofan où est depuis longtemps en cours un conflit entre le gouvernement de Khartoum et la SPLA-N (Armée de Libération du Peuple soudanais nord). (L.M.) (Agence Fides 07/02/2013)

OCEANIE/ILES SALOMON - Après les cinq morts enregistrés et divers dommages, l’alerte tsunami semble s’éloigner

Auki (Agence Fides) – « Une forte secousse sismique s’est abattue hier sur les îles orientales, dans une zone dénommée Temoto ou province de Santa Cruz qui se trouve à quelques 200 milles de mon Diocèse » a indiqué à l’Agence Fides l’Evêque du Diocèse d’Auki, S.Exc. Mgr Christopher Cardone. « La zone la plus directement intéressée est en réalité celle de l’Archidiocèse d’Honiara. Le violent séisme, qui a eu des conséquences mortelles, suivi par un tsunami, a causé la mort de cinq personnes en majorité victimes de la violence des flots. La majeure partie de notre population vit dans des îles au niveau de la mer et c’est pourquoi, il existe une grande préoccupation généralisée mais le danger d’un nouveau tsunami semble s’éloigner » conclut Mgr Cardone. Une autre alarme tsunami a été lancée à Suva, capitale des Iles Fidji, mais elle a heureusement été levée, ainsi que l’a déclaré à l’Agence Fides Sœur Merieti Riiki, fdnsc, Directeur régional des Œuvres pontificales missionnaires pour les Iles du Pacifique (CEPAC). « Vers midi, mardi 5 février, une alarme tsunami avait été lancée pour 14h30 locales. A ce moment-là, je me trouvais au bureau où je suis restée jusqu’à l’heure de l’alerte et bien heureusement, rien ne s’est passé. Une nouvelle alarme a été lancée pour 16h00 mais cette fois encore nous n’avons enregistré aucun séisme et les autorités locales ont pu annuler l’état d’alerte tsunami » a écrit Sœur Merieti. (AP) (Agence Fides 07/02/2013)

ASIE/CHINE - La communauté catholique célèbre le Nouvel An chinois avec les plus défavorisés

Shi Jia Zhuang (Agence Fides) – A l’occasion du Nouvel An chinois, qui a lieu le 10 février, la communauté catholique continentale s’est engagée à partager l’Amour de Dieu avec tous et en particulier avec les personnes les plus faibles, les plus seules et les plus défavorisées. Selon ce qu’indique à l’Agence Fides Faith du He Bei, le Curé et un groupe de paroissiens de Song Shu, dans le Diocèse de Lan Zhou, dans la province de Gan Su, a rendu visite aux familles défavorisées et aux personnes âgées demeurées seules dans la zone, leur portant des aides matérielles « afin qu’elles puissent fêter comme tous les autres et puissent sentir la chaleur de l’Amour de Dieu ». Une autre initiative de solidarité a été celle du Diocèse de Bao Tou, de la région autonome de la Mongolie intérieure, conduite par le Chancelier diocésain. Ils ont parcouru ensemble 150 Km, sous les intempéries, afin de visiter 27 personnes âgées se trouvant dans différents villages, sans distinction de religion, auxquelles ils ont distribué des denrées alimentaires de première nécessité ainsi que des Bibles, des chapelets, des médailles de Notre-Dame pour les catholiques et également une copie de la Bible pour une famille protestante. Les fidèles du Diocèse de Tang Shan, dans la province du He Bei, ont célébré la fête le 3 février avec l’Evêque, S.Exc. Mgr Fang Jian Ping, et les prêtres diocésains. Mgr Fang a exhorté les participants afin qu’ils « portent à tous la joie et l’amour pour la foi ». (NZ) (Agence Fides 07/02/2013)

ASIE/PAKISTAN - Une arrestation pour le viol de la mineure chrétienne de Kasur

Kasur (Agence Fides) – Hier, Shabir Ali, l’un des deux musulmans accusés du viol et de la violence contre la jeune chrétienne de 15 ans Fouzia Bibi (voir Fides 04/02/2013) a été arrêté par la police du district de Kasur, dans la province du Punjab. L’autre responsable de ces actes, Sher Mohammed, est encore recherché mais se trouve encore en liberté. Dans un entretien avec Fides, l’avocat de la famille de Fouzia, Maître Mushtaq Gill, de l’ONG LEAD (Legal Evangelical Association Development), qui suit le cas, parle de « pas en avant dans la justice » et espère que « après l’enquête de police, le procès pourra commencer au plus tôt ». La peine prévue pour les crimes en question – viol et torture – va de 25 ans de réclusion à la détention à perpétuité. Hier, les avocats de Shabir Ali ont présenté devant un tribunal de premier degré de Pattoki, dans le district de Kasur, une demande de caution, qui a été repoussée. « Nous espérons une procédure judiciaire rapide et transparente pour punir les coupables » déclare Maître Gill, remarquant l’existence d’une inconnue : les pressions que les familles musulmanes influentes et puissantes des deux accusés, pourraient faire subir à la famille de Fouzia, l’induisant à changer d’idée et à retirer sa plainte. Dans une note parvenue à Fides, Malooka Masih, père de Fouzia, rappelle un certain nombre de précédents : « Voici un an, ces mêmes personnes avaient violé une chrétienne de 16 ans, Shahna, mais son père n’avait intenté aucune action légale du fait de la peur et de la douleur ». Les membres de la famille de Shahna, comme ceux de la famille de Fouzia, travaillent en effet comme ouvriers agricoles sur l’exploitation appartenant aux riches familles des deux accusés. Maître Gill conclut pour Fides : « En tant que LEAD, nous continuons à suivre des cas de viols, d’enlèvements, de conversions forcées, de réquisitions abusives de terrains, d’abus d’application des lois sur le blasphème, qui victimisent les chrétiens au Pakistan. Les chrétiens subissent l’humiliation d’être des citoyens de 3ème classe ». (PA) (Agence Fides 07/02/2013)

AFRIQUE/TUNISIE - L’Eglise, solidaire du peuple tunisien

Tunis (Agence Fides) – « L’Eglise est solidaire de tout le peuple tunisien qui souffre suite à l’attentat contre sa liberté, son droit au pluralisme et à la dignité » déclare à l’Agence Fides le Père Jawad Alamat, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Tunisie, condamnant le meurtre de Chokri Belaid, le responsable de l’opposition tué hier dans une embuscade (voir Fides 06/02/2013). « Nous présentons nos condoléances à la famille, à son parti et surtout au peuple tunisien » affirme le Père Alamat qui qualifie Belaid de « voix libre qui s’est toujours battue contre la violence politique ». Le prêtre décrit ainsi la réaction populaire au meurtre de l’homme politique : « l’attentat est vécu comme une agression contre un peuple tout entier et non pas contre une seule personne. C’est ce que j’entends répéter par les hommes de la rue et dans les commentaires repris par les moyens de communication ». Face aux manifestations en cours dans toute la Tunisie, le Père Alamat affirme : « nous nous trouvons face à un tournant, peut-être plus important que celui du 14 janvier 2011 (chute du Président Ben Ali NDR). Sur l’Avenue Bourghiba, différents partis sont présents mais c’est surtout le peuple qui s’est rassemblé spontanément afin de manifester contre cette action ignoble. L’épouse de Belaid est écrasée par la douleur mais elle ne s’est pas enfermée chez elle et a été l’une des premières à manifester ». « L’Avenue Bourghiba est un lieu symbolique mais c’est toute la Tunisie qui est descendue dans la rue pour protester du sud au nord. Cela signifie que la conscience populaire en a assez de la violence politique » poursuit le Père Alamat. « Trop longtemps le gouvernement a laissé faire les violents au nom du respect d’une liberté d’expression mal comprise. On ne peut plus l’accepter » affirme le prêtre en rappelant les actes de violence qui ont précédé l’homicide d’hier. « Prions pour que le sang versé serve à construire une Tunisie moderne, pluraliste, démocratique et pacifique » conclut le Père Alamat. (L.M.) (Agence Fides 07/02/2013)

AMERIQUE/ETATS-UNIS - « La souffrance des immigrés doit prendre fin »

Washington (Agence Fides) – « Chaque jour, dans nos congrégations et communautés, se manifestent les effets d’un système qui perpétue la séparation des familles et porte à l’exploitation, à l’abus et à la mort des migrants. Ces souffrances doivent prendre fin » affirment les responsables des principales confessions chrétiennes des Etats-Unis dans une déclaration publiée au terme de la réunion annuelle des Christian Churches Together (CCT). Une note envoyée à l’Agence Fides par la Conférence épiscopale des Etats-Unis indique que S.Exc. Mgr Joe S. Vasquez, Evêque d’Austin (Texas) a accueilli la réunion de quatre jours au cours de laquelle ont été entendus différents immigrés et experts en matière d’immigration. La déclaration des responsables chrétiens arrive au moment où le débat politique sur la réforme de la loi sur l’immigration bat son plein. Les responsables des CCT ont déclaré qu’ils suivront ce débat « en tant que disciples de Jésus Christ qui nous a commandé d’accueillir l’étranger ». (CE) (Agence Fides 07/02/2013)

ASIE/PAKISTAN - Morts et disparus suite à des pluies et à des inondations

Islamabad (Agence Fides) – Les violentes pluies et inondations de ces derniers jours ont provoqué la mort de 34 personnes en particulier dans les régions se trouvant à la frontière avec l’Afghanistan. Selon le gouvernement pakistanais, la majeure partie des incidents ont été causé par l’effondrement des toits des constructions alors qu’une douzaine de personnes a été emportée par l’eau qui a inondé différentes parties de la province méridionale de Khyber Pakhtunkwa où ont été enregistrés 25 morts et 57 blessés. Trois militaires emportés par un glissement de terrain dans une zone montagneuse ont par ailleurs été portés disparus. Les pluies torrentielles ont jusqu’ici causé la mort de 8 personnes dans la province centrale du Punjab et d’autres dans la zone du Cachemire administrée par le Pakistan. Aucun chiffre officiel n’est disponible et les autorités nationales chargées de la gestion des catastrophes n’excluent pas que le bilan des morts et des disparus s’alourdisse. Il s’agit de pluies sans précédents pour le mois de février au Pakistan et il est prévu qu’elles se poursuivent la semaine prochaine, même si elles devraient être de moindre intensité. La région montagneuse septentrionale du Pakistan comprend les bassins de différents cours d’eau qui naissent sur différents massifs associés à l’Himalaya et se trouve être particulièrement vulnérable aux fortes précipitations qui ont régulièrement lieu dans la zone. (AP) (Agence Fides 07/02/2013)

ASIE/LIBAN - Position interlocutoire de l’Eglise maronite à propos du mariage civil

Bkerkè (Agence Fides) – Le mariage civil peut exister à côté du mariage religieux mais ne peut le remplacer et la question ne peut être affrontée correctement qu’en conservant la distinction des aspects civils et religieux du lien matrimonial. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, tels sont les lignes directrices établies par l’Episcopat maronite à propos de la question de la possible reconnaissance des mariages entre citoyens libanais célébrés civilement. Lors de la rencontre mensuelle qui a eu lieu hier au siège patriarcal de Bkerkè, sous la conduite du Patriarche, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, les Evêques de l’Eglise maronite ont exprimé une position interlocutoire sur un thème revenu au cours de ces dernières semaines au centre du débat politique et médiatique libanais. Dans le communiqué final de la rencontre, parvenu à l’Agence Fides, les Evêques libanais prennent acte du fait que l’éventuelle introduction du mariage civil au Liban comporte nécessairement un amendement de l’article 9 de la Constitution. Pour les chrétiens maronites, remarquent-ils, « le mariage est l’un des sacrements de l’Eglise et le mariage civil ne peut remplacer ce sacrement. Ceux qui s’unissent en mariage civil sont donc, s’ils sont croyants, tenus de rectifier leur statut en se mariant à l’église afin de pouvoir fréquenter les autres sacrements ». Distinguer les aspects civils des aspects religieux du mariage représente donc un point de départ pour répondre aux demandes des citoyens libanais entendant se marier au travers d’un rite civil et non pas religieux. La discussion publique sur le mariage civil s’est ravivée en novembre dernier lorsqu’un couple appartenant à des familles musulmanes chiites a signé son contrat de mariage civil devant un avocat et non pas devant une cour religieuse, le déposant ensuite auprès de l’assemblée consultative du Ministère de l’Intérieur, dans l’attente d’un avis officiel. Jusqu’ici, les couples libanais désirant célébrer leur mariage selon un rite civil recouraient à l’échappatoire consistant à se marier civilement à Chypre, faisant ensuite enregistrer leur union au Liban. Le mois dernier, le Président libanais, le Général maronite Michel Sleiman, a exprimé un avis favorable s’agissant de la pleine reconnaissance juridique des mariages civils. Un refus radical concernant l’inscription de la question à l’agenda politique est arrivé du Grand Mufti Mohammad Rashid Qabbani. La plus haute autorité de l’islam chiite au Liban a émis une fatwa défiant tous les hommes politiques et les ministres musulmans de soutenir toute forme d’encadrement légal du mariage civil sous peine d’être considérés comme apostats. (GV) (Agence Fides 07/02/2013)

AMERIQUE/MEXIQUE - Décès d’un prêtre frappé à mort

Colima (Agence Fides) – Un prêtre mexicain, le Père José Flores Preciado, est mort à l’hôpital universitaire régional de la ville de Colima après avoir été battu par des inconnus dans l’église du Christ Roi où il confessait et célébrait la Messe chaque jour. Selon une note envoyée à l’Agence Fides par le Diocèse de Colima, un certain nombre d’inconnus sont entrés au soir du 5 février dans l’église du Christ Roi (Placetas), peut-être pour y commettre un vol et se voyant découverts par le Père Flores Preciado, ils l’ont frappé à mort. Le prêtre est décédé à l’hôpital peu après des suites de ses blessures. Le Père Flores Preciado, né le 30 décembre 1929, à Tuzcacuesco, Jalisco, avait été ordonné prêtre en la Cathédrale de Colima le 16 avril 1961. Il s’agissait d’une personne tranquille, professeur de latin au Séminaire de Chiapa (Colima) et au Séminaire de Cobano (Colima ville), confesseur de la Cathédrale et tuteur d’un groupe de séminaristes. « Nous sommes choqués par ce fait – a déclaré le Père Jesus Mendoza, Recteur de la Cathédrale et Basilique mineure de Colima. « Malheureusement, la mort du Père Flores Preciado démontre l’insécurité dans laquelle nous vivons parce qu’ils n’ont rien volé » a conclu le Père Mendoza. Les obsèques auront lieu aujourd’hui, jeudi 7 février, à Colima, en l’église Saint Joseph. En 2012, deux prêtres ont été assassinés au Mexique (respectivement à Atizapan et à Mochicahui. Au cours de cette même année, pour la quatrième fois consécutive, l’Amérique s’est confirmée comme le continent enregistrant le plus grand nombre d’opérateurs pastoraux tués. (CE) (Agence Fides 07/02/2013)

AFRIQUE/RD CONGO - Nécessité d’une intervention urgente pour sauver la vie de centaines d’enfants affectés par le paludisme

Kisangani (Agence Fides) – Une épidémie de paludisme enregistrée dans la province orientale, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) a déjà causé la mort d’au moins 23 enfants d’âge compris entre 0 et 5 ans. Les nouvelles proviennent de sources médicales locales qui, jusqu’ici, ont enregistré 264 cas dans la localité de Weko, dans le territoire d’Isangui, à 125 Km à l’ouest de Kisangani. Selon le Bureau central sanitaire rural d’Isangui, en 48 heures à peine, les médecins de la zone ont assisté 105 enfants atteints de paludisme soit le double du nombre de cas enregistré au cours des trois semaines précédentes à Weko. Le centre sanitaire de la ville dispose de 10 lits seulement. Par ailleurs, étant privé des instruments adéquats pour assister de si nombreux patients, il est contraint à les transférer dans un hôpital se trouvant à 25 Km. En juin 2012, à Yabongonda toujours dans le territoire d’Isangui, le nombre des enfants décédés suite au paludisme a été de 63 environ. (AP) (Agence Fides 06/02/2013)

ASIE/SYRIE - Explosion de la « question arménienne » parmi les réfugiés présents en Turquie

Alep (Agence Fides) – Le long conflit qui affecte la Syrie connaît un effet collatéral : il s’agit de l’explosion de la question arménienne qui pourrait avoir des conséquences également en Turquie et dans le Caucase. La « sectarisation » du conflit syrien – dans lequel chaque groupe social cherche un chemin pour assurer sa survie – risque de toucher de manière particulière les arméniens de Syrie, qui étaient environ 100.000 avant le début de la guerre. Les arméniens sont un peuple à la forte identité ethnique, culturelle et religieuse – étant chrétiens. Après environ deux ans d’affrontements, et vue la progressive déstabilisation de la Syrie, la population arménienne est allée grossir le flux des réfugiés qui quittent le pays. Le but des réfugiés est, en grande partie, l’Arménie mais ils se dirigent également vers les communautés de la diaspora présentes en Europe, en Amérique, au Canada et en Australie. Comme l’a appris Fides, un passage obligé pour tous dans le cadre de ce parcours est constitué par la Turquie : des colonies d’arméniens provenant de la zone d’Alep et de Latakieh mais également des villes de Mésopotamie (Hassakè, Deir Ezzor, Ras El Ein), sont arrivées dans les villes turques transfrontalières telles qu’Antioche, Sanliurfa, Gaziantep, Osmaniye, Kahramanmaras et Adiyaman. Les réfugiés syriens en Turquie sont plus de 200.000 selon les chiffres du gouvernement. Les arméniens qui ont quitté la Syrie sont, selon certaines estimations, 20.000 alors que d’autres sources, diplomatiques, affirment que ce nombre arrive, globalement, à 50.000. Les réfugiés arméniens en Turquie demandent désormais aux autorités turques de pouvoir franchir la frontière avec l’Arménie, que la Turquie a fermé depuis 1993, les deux pays n’ayant pas de relations diplomatiques. Les réfugiés désirent arriver en Arménie, où ils pourront trouver un accueil adéquat, la sécurité, des possibilités de logement, un travail et l’instruction. Les autorités turques n’ont pas pour l’heure donné cette autorisation. Comme cela a été indiqué à Fides, des ONG et associations d’arméniens de la diaspora, en particulier basées aux Etats-Unis (Armenian Relief Network, Mission Armenia et d’autres encore) ont lancé une campagne de pression et une pétition visant à demander au gouvernement turc de « laisser aller les arméniens ». Les ONG demandent l’intervention du Président Obama afin qu’il intercède auprès du Premier Ministre turc Erdogan. Le Père Domenico Bertogli, OFM Cap., missionnaire en Turquie, résident à Antioche sur l’Oronte commente la situation de la sorte à Fides : « En ville, nous voyons beaucoup de réfugiés syriens à cause de l’extrême perméabilité des frontières avec la Syrie. Certaines familles chrétiennes s’arrêtent pour ensuite chercher à atteindre l’Europe. La question des réfugiés arméniens, nous en avons entendu parler par les moyens de communication de masse. Je crois qu’à la fin, le gouvernement turc pourra fermer un œil et les laisser aller ». La « question arménienne » continue à être une plaie ouverte dans les rapports entre la Turquie et la communauté internationale, à cause notamment de la controverse liée à la reconnaissance du génocide arménien de 1915. (PA) (Agence Fides 06/02/2013)

ASIE/SYRIE - Protestation de l’Azerbaïdjan suite à l’installation de réfugiés syriens arméniens au Nagorni-Karabakh

Erevan (Agence Fides) – La tension monte entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, suite à la question bien connue du Nagorni-Karabakh, enclave contrôlée par l’Arménie en territoire azéri depuis un conflit qui s’est achevé en 1994. Selon le Ministère de la Défense azéri, deux militaires azéris ont été tués hier dans l’enclave par un tireur embusqué arménien. On craint une nouvelle escalade du conflit, liée notamment à la question de la réinstallation des réfugiés syriens arméniens sur le territoire du Nagorni-Karabakh. Selon les données du gouvernement local, environ 6.000 arméniens syriens sont arrivés en Arménie suite à l’explosion de la violence en Syrie. Environ 200 familles arméniennes syriennes ont été installées dans les territoires contrôlés par l’Arménie en territoire azéri, et le sentiment nationaliste semble constituer un facteur déterminant dans les aspirations de réinstallation de ces réfugiés. Le Ministre des Affaires Etrangères azéri a officiellement protesté, exprimant sa « grande préoccupation » notamment parce qu’en Arménie, existent de nombreux lieux où il est possible d’accueillir les réfugiés, ceci pouvant représenter la tentative de muter les équilibres démographiques au sein de la province. L’Archevêque arménien catholique d’Alep, S.Exc. Mgr Boutros Marayati, commente cet état de fait pour Fides : « La question du Nagorni-Karabakh est une question entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Je ne voudrais pas que les réfugiés syriens soient impliqués de manière instrumentale dans ce conflit. Nous savons que certaines familles arméniennes syriennes sont retournées en Arménie où elles ont parfois une maison et des enfants qui étudient à l’Université. Ces familles se sont transférées à Erevan, la capitale de l’Arménie, où je sais qu’a été ouverte également une petite école pour les enfants des familles provenant de Syrie. Nous ne disposons pas de nouvelles directes sur des familles qui se seraient rendues au Nagorni-Karabakh. La majeure partie des arméniens d’Alep vit ici, dans les conditions difficiles dans lesquelles tous vivent. D’ailleurs, il est difficile de quitter la ville : il n’y a pas d’avions, l’aéroport est fermé et se déplacer en voiture est dangereux. (PA) (Agence Fides 06/02/2013)

AFRIQUE/TUNISIE - Homicide de Chorki Belaid classé comme « acte de terrorisme »

Tunis (Agence Fides) - La mort de Chorki Belaid, Secrétaire du Parti des Patriotes Démocrates Unifié (PPDU), tué ce matin à Tunis a provoqué une vague de protestation de la part de l’opposition. Selon des sources de l’Agence Fides à Tunis, immédiatement après la diffusion de la nouvelle de l’assassinat du responsable de l’opposition, des centaines de personnes se sont rassemblées face au siège du Ministère de l’Intérieur, Avenue Bourguiba, dans le centre de Tunis. Belaid avait dénoncé à la fin de la semaine dernière différents actes de violence politique commis par des groupes organisés, en particulier au cours d’une rencontre organisée par son parti à Kef. Belaid avait affirmé que les violences étaient liées à un affrontement interne au parti islamique Ennahdha qui, avec deux autres formations politiques, contrôle le gouvernement. Le Secrétaire du PPDU affirmait qu’il existe, à l’intérieur d’Ennahdha, une « aile dure » qui a fait le choix de la violence. Les modalités de l’assassinat de Belaid – quatre balles dont trois à la tête – font penser à l’acte d’un « professionnel », peut-être issu d’une organisation terroriste. Le Premier Ministre tunisien, Hamadi Jebali, condamnant l’assassinat de Belaid, a affirmé qu’il s’agit d’un « acte de terrorisme ». (L.M.) (Agence Fides 06/02/2013)

AMERIQUE/BRESIL - Requête de la Commission pour l’Amazonie de la CNBB : « nous avons besoin de davantage de missionnaires »

Brasilia (Agence Fides) – Les 42 membres du Conseil permanent (CONSEP) de la Conférence nationale des Evêques du Brésil (CNBB) ont suivi l’analyse du cadre politique actuel et des aspects sociaux et économiques de la réalité brésilienne et mondiale effectuée hier, 5 février, par la Commission brésilienne Justice et Paix (CBJP), conduite par le Pr. Pedro Gontijo. C’est ainsi qu’a débuté la réunion de travail qui se déroule du 5 au 7 février qui voit la participation de la Présidence de la CNBB et des Evêques qui président les différentes Commissions pastorales composant le CONSEP. La note envoyée à l’Agence Fides indique que le programme, qui tente de traiter les thèmes les plus importants de la vie ecclésiale et sociale du pays, a notamment compris la présentation du Rapport de la Commission spéciale pour l’Amazonie, présenté par le Président de la Commission en personne, S.Em. le Cardinal Claudio Hummes, qui a affirmé, en guise de préambule urgent, « la nécessité de compter sur davantage de missionnaires ». « Ceci est ce que j’ai entendu de la part de presque tous les Evêques chargés des différents lieux de l’Amazonie : nous avons besoin de davantage de missionnaires. Bien qu’il s’agisse d’une Eglise courageuse, nous avons besoin de missionnaires » a réaffirmé le Cardinal. (CE) (Agence Fides 06/02/2013)

ASIE/IRAQ - Pour le Patriarche de Babylone des Chaldéens, le sectarisme peut également contaminer les chrétiens

Rome (Agence Fides) – Jeudi 7 février, à Erbil, le gouvernement régional du Kurdistan accueillera au travers d’une cérémonie de bienvenue le nouveau Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Sako, à son retour de Vienne. Les autorités civiles et religieuses rencontreront et salueront le Patriarche en la Cathédrale chaldéenne Saint Joseph d’Ankawa, faubourg de la capitale du Kurdistan irakien. La semaine suivante, après être passé par Kirkuk, la ville du nord de l’Irak dont il était Archevêque avant son élection au Patriarcat, le nouveau Patriarche se transférera à Bagdad, où la prise de possession officielle du siège patriarcal interviendra le 6 mars prochain. Contacté par l’Agence Fides, S.B. Sako met de côté les hypothèses relatives à un possible transfert du Patriarcat chaldéen en Amérique, hypothèses ayant circulé ces derniers mois dans les moyens de communications : « Je résiderai à Bagdad notamment parce que je veux être au milieu de nos frères chrétiens et de tous les autres qui continuent à y vivre au milieu des difficultés et des souffrances. En tant que Pasteurs, nous devons donner l’exemple et ne pas chercher notre sécurité, surtout en ce moment critique que traverse l’Irak. Le prochain Synode de l’Eglise chaldéenne aura lieu à Bagdad et j’ai demandé personnellement à tous les autres Evêques, y compris ceux de la diaspora, de ne pas être absents. Ceci peut également constituer une aide pour les chrétiens, pour le gouvernement et pour tous les irakiens : voir que les Evêques chaldéens peuvent faire leur Synode et aller saluer le Président et le Premier Ministre sera pour tous un signe de la présence de l’Eglise et de ce qu’il n’est pas obligatoire de s’en aller ». Selon S.B. Sako, dans le cadre de la phase historique actuelle, les chrétiens risquent, eux aussi, d’être contaminés par le sectarisme qui envenime la coexistence entre les peuples du Moyen-Orient. « Maintenant malheureusement, il est possible d’entendre certaines personnes dire : je suis plus arménien que chrétien, plus assyrien que chrétien, plus chaldéen que chrétien. Et il persiste ici et là une mentalité tribale, ce qui fait que chaque village vise à avoir « son » Evêque ou « son » Patriarche. De cette manière, le christianisme s’éteint. Nous, en tant qu’Evêques, devons être vigilants contre ces formes maladives de vivre l’identité ». A ce propos, le nouveau Patriarche considère fondamental le lien de communion entre le Siège Apostolique et les Eglises d’Orient. « J’ai demandé au Pape Benoît XVI de ne pas nous laisser seuls, isolés comme dans un ghetto. Nos Eglises, même si elles sont petites en termes numériques, ont une grande importance pour témoigner de l’universalité de l’Eglise. Et elles sont essentielles également dans le rapport avec l’islam, avec lequel elles ont dû coexister depuis toujours ». (GV) (Agence Fides 06/02/2013)

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