Derniers flash de l'agence Fides

AFRIQUE/ZAMBIE - Rejet du recours du candidat malheureux aux élections présidentielles de la part de la Cour constitutionnelle

Lusaka – La Cour constitutionnelle de Zambie a rejeté le recours présenté par Hakainde Hichilema, le candidat malheureux aux élections présidentielles, devancé par le Président sortant, Edgar Lungu, ouvrant la voie à la réinstallation de ce dernier. Selon les normes constitutionnelles, le candidat vaincu peut présenter un recours en cas de soupçons de fraudes au cours du scrutin.Bien que la Cour ait accordé le 2 septembre une prorogation de l’audience afin de permettre à Hakainde Hichilema de présenter de nouveaux documents, la Cour a aujourd’hui décidé que la procédure judiciaire s’est achevée le 2 septembre, conformément à la norme constitutionnelle selon laquelle la Cour constitutionnelle dispose de 14 jours pour statuer à ce propos à compter de la date de dépôt du recours.Les élections ont été caractérisées par des tensions liées notamment à la situation économique difficile du pays, alors que les principales confessions chrétiennes avaient dénoncé la censure ayant frappé les moyens de communication indépendants .

AFRIQUE/RD CONGO - Alerte au Sud Kivu pour la présence de groupes armés burundais

Kinshasa – « La situation dans la plaine de Ruzizi et sur les hauts plateaux de la province du Sud Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, continue à se détériorer. La situation est si sombre qu’elle ressemble désormais à celle de la province du Nord Kivu » indique un communiqué envoyé à l’Agence Fides par ACMEJ/DH, organisation humanitaire locale.Le communiqué affirme qu’au cours de ces derniers jours, se sont vérifiés sur zone différents vols routiers perpétrés par des personnes parlant burundais et swahili, suscitant l’inquiétude de la population locale, sentiment qui risque de se transformer en irritation vis-à-vis des réfugiés burundais. Ces derniers sont en effet arrivés dans la zone en avril 2015, pour échapper aux tensions et aux violences causées par la réélection du Président, Pierre Nkurunziza.Jusqu’ici, selon ACMEJ/DH, entre la population locale et les réfugiés, de bons rapports ont été établis. « Certains réfugiés ont été accueillis par des familles congolaises, d’autres louent des maisons avec leurs propres moyens financiers. Encore une fois, dans l’ensemble, on note une véritable solidarité entre congolais et réfugiés burundais ».L’ACMEJ/DH souligne que l’infiltration de groupes armés burundais dans la zone n’a rien à voir avec la présence des réfugiés et que ces derniers risquent même de devenir « des victimes innocentes de cette situation ». L’organisation humanitaire demande aux autorités locales et à la MONUSCO de renforcer la sécurité dans la plaine de Ruzizi afin de prévenir de nouvelles violences.

VATICAN - Mention des « nombreuses religieuses qui offrent leur vie sans économie dans des contextes difficiles » de la part du Pape

Cité du Vatican – Au terme de la Messe célébrée hier, Dimanche 4 septembre, sur le parvis de la Basilique Saint-Pierre pour la Canonisation de la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta, le Saint-Père François, avant de réciter la prière mariale de l’Angelus, a fait mention des nombreuses religieuses missionnaires oeuvrant de par le monde dans des situations souvent très difficiles en ces termes : « En ce moment, je voudrais faire mémoire de ceux qui se dépensent au service de nos frères dans des contextes difficiles et risqués. Je pense spécialement aux nombreuses Religieuses qui offrent leur vie sans économie. Prions en particulier pour la Sœur missionnaire espagnole, Sœur Isabel, qui a été tuée voici deux jours dans la capitale d’Haïti, un pays particulièrement éprouvé, où je souhaite que cessent de tels actes de violence et qu’il existe plus de sécurité pour tous. Faisons aussi mémoire des autres Sœurs qui, récemment, ont subi des violences dans d’autres pays ». La missionnaire Sœur Isabel a été tuée dans la capitale haïtienne le 2 septembre dans le cadre d’un vol .

AFRIQUE/CAMEROUN - Arrivée des premiers réfugiés provenant du Gabon

Yaoundé – Des dizaines de gabonais continuent à arriver à Kyo-Osi, ville sise dans le sud du Cameroun, à la frontière avec le Gabon, afin de fuir les violences post-électorales dues à la réélection contestée du Président Ali Bongo Ondimba. Les autorités de Yaoundé ont envoyé un fort contingent de police et de gendarmerie afin de renforcer les contrôles à la frontière et d’encadrer les réfugiés.Les gabonais assurent qu’ils entendent rentrer au Gabon dès que l’ordre et le calme seront rétablis mais qu’ils sont pour le moment contraints à la fuite, affirmant que différents morts sont déjà à déplorer après les affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants favorables à Jean Ping, l’adversaire du Président sortant qui a déclaré être le Président élu par le peuple.Les affrontements les plus graves ont été enregistrés dans la capitale, Libreville, et dans la deuxième ville du Gabon, Port-Gentil, bien que des heurts aient aussi concerné les villages frontaliers avec le Cameroun, en tant qu’ils sont des places fortes de l’opposition.Outre les ressortissants gabonais, différents étrangers vivant dans le pays ont eux aussi décidé de fuir. Parmi ceux-ci, des membres de la nombreuse communauté camerounaise et de celles d’autres pays d’Afrique occidentale.

AMERIQUE/ARGENTINE - Convocation d’une rencontre interreligieuse à San Carlos de Bariloche face à la pérennisation de la violence

San Carlos – Face à la pérennisation du climat de violence, caractérisé par des homicides et par des attentats contre la vie, le Diocèse de San Carlos de Bariloche a promu pour demain, Dimanche 4 septembre à 17.00 locales, une rencontre de prière à laquelle sont invités « hommes et femme de toutes les fois et religions ainsi que les personnes de bonne volonté aspirant à changer et à améliorer la vie en ville » selon l’annonce parvenue à Fides.La Pastorale sociale du Diocèse, au travers d’un communiqué, demande des explications pour tous les cas récents d’assassinats intervenus en ville. « Encore un homicide à Bariloche : cette fois-ci, c’est au tour de Lucas Munoz – affirme le texte. Après plusieurs jours sans progrès significatifs dans l’enquête concernant ce cas comme dans celui d’autres enquêtes concernant des faits s’étant vérifiés voici déjà longtemps dans notre ville, nous ajoutons notre voix à celle de la population pour réclamer des explications concernant tous ces cas qui demeurent obscurs ». La Pastorale sociale demande à ce que « les autorités compétentes répondent à ce cri, parce qu’il s’agit d’une situation qui punit notre population, laquelle a l’impression de cheminer dans l’insécurité et d’être orpheline de ceux qui ont pour obligation de la protéger ».Enfin, le communiqué invite à prier afin que les dernières morts en date ne soient pas vaines mais qu’elles génèrent « le respect pour la vie, la solidarité entre les habitants afin de construire une communauté libre de trames obscures et sans craintes de pouvoir vivre dans la liberté, de manière digne et dans la paix ».

AFRIQUE/GABON - Libreville, ville morte et auto proclamation de Jean Ping comme Président du pays

Libreville – « Libreville est une ville morte. Les magasins et les bureaux sont fermés et les seules présences dans les rues sont celles des militaires en patrouille. La population s’est barricadée dans les maisons par crainte et les communications via Internet sont interrompues » déclarent à l’Agence Fides des sources locales depuis la capitale du Gabon, sources qui demandent à conserver l’anonymat pour raisons de sécurité. La tension demeure élevée après l’annonce de la victoire du Président sortant, Ali Bongo Ondimba, aux élections présidentielles du 27 août dernier .Le 30 août, la Commission électorale avait annoncé la victoire d’A. Bongo par 49,80% des voix contre 48,23% à Jean Ping. Ce dernier a cependant demandé un recomptage des bulletins de vote et a convoqué, hier soir, 2 septembre, une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré être le Chef de l’Etat. « Le monde entier sait qui est le Président de la République : c’est moi, Jean Ping » a-t-il déclaré.Ces derniers jours, la France, l’Union européenne et les Etats-Unis avaient demandé la publication de l’ensemble des résultats des quelques 2.500 bureaux de vote. « Le gouvernement a répondu que la loi gabonaise ne le permet pas – indiquent les sources de Fides. L’opposition entend faire appel à la Cour constitutionnelle mais, jusqu’ici, elle n’a pu le faire en ce que toutes les administrations sont fermées, y compris les bureaux judiciaires ».

AMERIQUE/HAITI - Meurtre d’une missionnaire espagnole active au profit des pauvres

Port-au-Prince – « C’est avec une grande tristesse et une profonde douleur, encore sous le choc, que nous partageons la nouvelle, à peine reçue de la Provinciale des Etats-Unis. Aujourd’hui, Sœur Isa Solá a été tuée à Haïti, dans le cadre d’un vol dans les environs de la Cathédrale de Port-au-Prince. Merci de prier pour Isa, pour sa famille, pour nos sœurs d’Haïti, des Etats-Unis et d’Espagne. Que Dieu vous bénisse ». C’est ce qu’écrit Sœur Monica Joseph, Supérieure générale des Religieuse de Jésus-Marie , annonçant la nouvelle de la mort de Sœur Isa Solá Matas, 51 ans, originaire de Barcelone et missionnaire à Haïti depuis de nombreuses années.Selon les informations recueillies par Fides, l’assassinat à eu lieu hier matin , 2 septembre, alors que la religieuse conduisait sa voiture dans une rue centrale de la capitale. Elle a été atteinte par deux coups de feu au cours d’une probable tentative de vol selon la police locale, laquelle a constaté l’absence de son sac à main et d’autres objets personnels. La religieuse était fortement engagée en faveur des strates les plus humbles et les plus pauvres d’Haïti, avec lesquelles elle coexistait pratiquement depuis le séisme de 2010. Elle avait aidé à reconstruire des maisons, prêtait service en tant qu’infirmière et tentait de soulager les souffrances de ceux qui avaient subi une amputation dans le cadre du séisme.Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, caractérisé par un manque d’instruction, par la pauvreté et une criminalité diffuse. Il a été longuement paralysé par une crise politique et institutionnelle.Le 24 avril 2013, était tué à Port-au-Prince le Père Richard E. Joyal, prêtre canadien de la Société de Marie, pour tenter de lui dérober la somme qu’il venait de prélever à la banque et le 8 octobre 2010, avait également été tué Julien Kénord, opérateur de la Caritas helvétique, toujours à Port-au-Prince et là encore suite à une tentative de vol.

VATICAN - Témoignage du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples sur mère Teresa, missionnaire de la joie de l’Evangile et de la Charité

Cité du Vatican – « Mère Teresa a un style missionnaire, fait de contemplation et d’action, d’évangélisation et de promotion humaine. Sa proclamation de l’Evangile est faite par le biais du don de soi aux pauvres et par la prière. La clef de lecture de son être missionnaire est tout entière constituée par la charité ». C’est en ces termes que s’est exprimé S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, intervenant hier après-midi au Symposium organisé par AsiaNews près l’Université pontificale urbanienne à l’occasion de la canonisation de la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta.Mère Teresa est une missionnaire de la Charité, « nom qui n’est pas par hasard celui de sa Congrégation » a souligné le Préfet du Dicastère missionnaire, et elle a ressenti l’appel pour la mission depuis sa jeunesse. « Elle entre dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Lorette en Irlande – a-t-il rappelé – et lorsqu’elle est envoyée en Inde, elle trouve chez les plus humbles, les destinataires de sa propre mission. Répondant à un insurmontable appel, elle fonde les Sœurs missionnaires de la Charité en 1950, les Frères missionnaires de la Charité en 1963 et une famille missionnaire entière, qui s’élargit, incluant des laïcs, des coopérateurs et des personnes impliquées de différentes manières par le charisme missionnaire de Mère Teresa ».Le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples s’est ensuite attardé sur la signification de la « mission de la Charité », qui « consiste dans le fait d’être envoyé à faire faire l’expérience de l’amour de Dieu à ceux qui en paraissent les plus éloignés », « dans le fait d’être un instrument ou un canal de l’amour de Dieu ». Cela « signifie être d’humbles porteurs de l’eau qui désaltère les pauvres, une eau qui coule et ne s’arrête pas, toujours en chemin ». Cela consiste « dans la capacité à voir en chaque pauvre l’image de Jésus qui a soif », « dans le fait de désaltérer avec l’eau et avec l’amour, en une synthèse des œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles ». Par suite, « son être missionnaire consiste à laisser passer l’amour de Dieu, à être un instrument entre Ses mains, sans aucun protagonisme. Le sujet est Dieu qui donne l’eau de son amour et écrit notre histoire ».A ce propos, le Cardinal a souligné que « Mère Teresa tenait son regard fixé sur Jésus crucifié » et que « la force de sa mission de charité venait d’un contact continu avec le Seigneur ». Du reste, dans le programme de vie des Missionnaires de la Charité, « le temps de la prière contemplative est le même que celui dédié au travail actif » et « le pauvre est l’image de Jésus qui a soif, qui a faim, qui est nu, qui est seul, et le sourire du pauvre qui remercie est celui de Jésus ».Pour Mère Teresa, le concept de pauvreté est très profond, a encore rappelé le Cardinal, « les pauvres sont ceux qui ne sont pas désirés, pas aimés et Mère Teresa souligne souvent combien cette pauvreté peut être expérimentée également dans les pays riches, même de la part de ceux qui n’ont pas faim de nourriture en ce que la vraie faim est une faim d’amour ».Parmi les caractéristiques requises des Sœurs de la Charité, se trouve un tempérament joyeux parce que « l’amour est joyeux, de cette joie évangélique que le Pape François donne pour nom à la mission de l’Eglise elle-même. La joie de l’Evangile n’est jamais anesthésiante vis-à-vis de la souffrance. Elle signifie en revanche la vivre jusqu’au bout ».Enfin, le Préfet du Dicastère missionnaire a rappelé combien, « dans le nom même que Mère Teresa choisit pour elle-même se trouve la clef de la mission de la charité. En effet, elle choisit le nom de Thérèse, en pensant à Sainte Thérèse de Lisieux qui, en 1927, fut déclarée « patronne spéciale des missionnaires, hommes et femmes, existant dans le monde », au même titre que Saint François Xavier, bien qu’ayant toujours vécu dans son Carmel, parce que le but de sa vie était « de se sentir dans le cœur de l’Eglise l’amour », exactement comme Mère Teresa, missionnaire de la joie de l’Evangile, missionnaire de la Charité ». Link correlati :Texte intégral du discours du Cardinal (en italien)

AMERIQUE/BOLIVIE - Constitution à Oruro d’un Comité pour la paix destiné à bloquer la violence

Oruro – La Fédération départementale des Coopératives d’extraction minière d’Oruro, en compagnie de l’Evêque d’Oruro, S.Exc. Mgr Krzysztof Bialasik Wawrowska, S.V.D., ont annoncé la formation d’un Comité pour la paix, qui tentera de favoriser les contacts entre les groupes et les autorités et d’éviter de nouveaux conflits, comme on peut le lire dans la note parvenue à Fides en provenance d’une source locale.Le Comité est composé par Eduardo Berdeja, de la Coopérative Poopó, Andrés Villva de la Coopérative Salvadora, et par Isaac Meneses, de la Coopérative Nuovo San Jose. Ils auront pour mission de créer une réalité similaire au niveau national. Eduardo Berdeja explique dans la note que la décision de former ce comité a été prise suite à la présumé persécution des responsables dans ce secteur. Mgr Bialasik a affirmé qu’il entend contribuer à la conquête de la paix et de la tranquillité, après le conflit qui a porté à la mort de quatre mineurs et du Vice-ministre Rodolfo Illanes.L’Evêque d’Oruro a rappelé la préoccupation de l’Eglise concernant l’arrêt définitif des violences que le pays connaît actuellement et exprimé dans un communiqué . Il a par ailleurs conclu : « Nous savons que la violence génère la violence et nous devons parvenir à la paix afin de nous asseoir avec les autorités à une table et d’exposer les problèmes ».

ASIE/OUZBEKISTAN - Remerciements du Patriarche de Moscou et de toutes les Russies au Président Karimov après les rumeurs officieuses concernant la mort de ce dernier

Tachkent – Alors que des sources diplomatiques citées par les agences internationales annoncent la mort du Président ouzbek Islam Karimov, victimes ces derniers jours d’une hémorragie cérébrale, le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Cyrille, rend public un Message envoyé à ce même I. Karimov afin de le remercier pour sa « précieuse attention » par laquelle il a favorisé le dialogue entre les différentes composantes religieuses de la nation ouzbek, en protégeant les droits de celles qui sont définies comme « les communautés traditionnelles ». Le Patriarche orthodoxe remercie en particulier le Chef de l’Etat ouzbek « pour sa volonté de coopérer » avec le Diocèse locale de l’Eglise orthodoxe russe.En Ouzbékistan, I. Karimov, 78 ans, a occupé le pouvoir au cours du dernier quart de siècle, à compter de l’écroulement de l’URSS. Selon de nombreux analystes, sa présidence a été marquée par des politiques répressives vis-à-vis de ses opposants et des groupes accusés de connivences avec l’extrémisme islamique.Selon une récente enquête du Pew Recearch Center, 96,3% des 28 millions d’ouzbek sont musulmans. Dans le pays, se trouvent également quelques milliers de juifs, originaire d’une antique communauté ayant en grande partie émigré en Israël et aux Etats-Unis.

ASIE/IRAQ - Synode de l’Eglise chaldéenne dédié à l’exode des chrétiens, la future béatification des martyrs et aux communautés de la diaspora

Erbil – La béatification des martyrs chaldéens, les interventions pastorales et caritatives en faveur des évacués, le phénomène de l’émigration des chrétiens et le choix du nouvel Evêque chaldéen du Diocèse de Saint Pierre Apôtre à San Diego sont quelques-uns des thèmes à l’ordre du jour de l’imminent Synode de l’Eglise chaldéenne, qui aura lieu à Erbil, chef-lieu de la Région autonome du Kurdistan irakien, du 21 au 28 septembre. Le Patriarcat chaldéen a diffusé à cet égard un communiqué par lequel il demande aux fidèles du monde entier de prier afin que le Seigneur « illumine les Pères synodaux » et les aide à effectuer un travail fructueux.« Les béatifications dont nous avons commencé à parler – indique à l’Agence Fides S.B. Louis Raphaël I Sako, Patriarche de Babylone des Chaldéens – sont celles des martyrs du Génocide assyro chaldéen, intervenu voici un siècle sur les territoires de l’actuelle Turquie, parmi lesquels figurent notamment trois Evêques. Mais doivent également être pris en considération les martyrs plus récents, tels le Père Ragheed Aziz Ganni, Sœur Cecilia Moshi Hanna et S.Exc. Mgr Paulos Faraj Rahho, qui gouvernait l’Archi-éparchie de Mossoul. Nous parlerons également d’autres questions, telles que le renouvellement liturgique et l’avenir de la plaine de Ninive ».Le 25 septembre, toujours à Erbil, s’ouvrira également une importante conférence programmatique de la Ligue chaldéenne, l’organisation fondée en juillet 2015 et fortement voulue par S.B. Louis Raphaël I Sako en tant qu’instrument visant à protéger « les droits sociaux, politiques et culturels » de la communauté chaldéenne, sans que la revendication de tels droits devienne apanage exclusif de partis gérés par des activistes chrétiens. Les modifications apportées aux projets de statut de la Ligue chaldéenne avant son inauguration officielle en avaient accentué les caractéristiques identitaires et nationalistes. Le communiqué diffusé par le Patriarcat chaldéen et parvenu à l’Agence Fides réaffirme que la Ligue chaldéenne « constitue un organisme autonome, n’étant affilié à aucun parti politique ni à aucun groupe financier ».

ASIE/INDE - Témoignage de la Supérieure générale des Missionnaires de la Charité à la veille de la canonisation de Mère Teresa

Calcutta – « Nous sommes reconnaissants envers Dieu et le Pape François, qui a proclamé l’Année de la Miséricorde et a choisi Mère Teresa de Calcutta comme icône de la miséricorde. La canonisation de la Mère est une opportunité pour diffuser le message de l’Evangile et la miséricorde de Dieu. Nous espérons que la grâce de la miséricorde parviendra à tout être humain, en particulier aux plus pauvres et aux désespérés ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides Sœur Mary Prema Pierick, Supérieure générale des Missionnaires de la Charité à la veille de la célébration qui se tiendra le 4 septembre au Vatican, au cours de laquelle la Bienheureuse Mère Teresa sera proclamée sainte.La Supérieure, une religieuse allemande de 63 ans, note que « le message et l’œuvre de Mère Teresa est pleinement actuel et le sera tant qu’existera dans le monde une humanité souffrante, humiliée, rejetée ». Son œuvre se poursuit aujourd’hui « grâce aux Missionnaires de la Charité, aux Frères de la Charité mais aussi à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui continuent à servir les pauvres, les marginalisés, les moribonds en se faisant instruments entre les mains de Dieu et de Sa miséricorde ».La vie des religieuses « est faite de prière et du service des plus humbles, dans la certitude qu’en eux, le Christ se fait présent au milieu de nous ». « Mère Teresa – conclut-elle – a reconnu le Christ dans les pauvres et c’est pourquoi les pauvres sont au centre de sa mission. La miséricorde était pour elle un style de vie fait d’amour, de gentillesse, de compassion et de pardon envers tous ».Selon les données fournies par la Supérieure générale des Missionnaires de la Charité, ces dernières sont aujourd’hui au nombre de 5.160 de par le monde, présentes dans 139 nations au travers de 758 maisons et instituts. A leurs côtés oeuvrent les Frères de la Charité, institut masculin comptant 397 prêtres oeuvrant dans 69 maisons présentes dans 21 pays.

ASIE/PAKISTAN - Mort d’un laïc catholique dans le cadre d’une attaque des talibans contre un quartier chrétien de Peshawar

Peshawar – Quatre militants talibans ont attaqué ce matin vers 05.30 locales la Christian colony, quartier chrétien de Peshawar, ville du nord du Pakistan. Un laïc catholique, Samuel Masih, père de famille, a été tué et deux protestants, employés comme agents civils de sécurité ont été blessés. C’est ce qu’indique à Fides le Père Yunis Riaz, Curé de la Paroisse Saint Michel, sur le territoire de laquelle se trouve la Christian colony. Dans une fusillade intervenue par après, deux militaires et un agent de police ont été blessés alors que les quatre talibans auteurs de l’attaque sont morts.Le Père Riaz, Curé à Peshawar depuis cinq ans, raconte, dans le cadre d’un entretien accordé à Fides, ces moments agités : « Les quatre militants étaient embusqués hors de la Colonie. Ils ont attendu que la barrière s’ouvre pour faire sortir Samuel, qui devait se rendre au travail. A ce point, ils ont ouvert le feu, tuant Samuel et pénétrant dans la colonie. Dans la fusillade, nos deux agents de sécurité civils ont été blessés. Ils ont cependant donné l’alarme et appelé des renforts. Les militaires sont arrivés et ont poursuivi l’affrontement avec les terroristes. Deux d’entre eux ont été tués par l’armée. Deux autres se sont fait exploser, attendus que tous les quatre portaient des ceintures explosives, détruisant une habitation dans laquelle ils s’étaient barricadés mais sans pour autant faire d’autres victimes ».Le Curé poursuit : « Je me suis rendu sur place. Les gens ont peur. Nous sommes en deuil suite à la mort de Samuel. Dans la colonie, vit une trentaine de familles chrétiennes dont dix sont catholiques. Il s’agit de personnes simples, en majeure partie travaillant au nettoyage de bureaux de l’administration. Ce sont des gens dotés d’une foi forte. Nous surmonterons cela également ».« Les talibans – conclut le Père Riaz – frappent de manière indiscriminée des objectifs civils et militaires, des écoles et des familles. Ils veulent détruire la paix et jouir de visibilité en menaçant les institutions. Nous resterons unis pour protéger la paix sociale et religieuse. En tant que chrétiens, nous ferons ce qui nous appartient de faire, en priant et en travaillant pacifiquement, construisant chaque jour la paix dans notre vie quotidienne ».

AFRIQUE/RD CONGO - Début du dialogue national en l’absence des plus importants responsables de l’opposition

Kinshasa – « Il est possible de constater que le dialogue n’est pas suffisamment inclusif ». Cette phrase de Jean-Michel Dumond, Représentant de l’Union européenne en République démocratique du Congo, exprime le scepticisme avec lequel les partenaires internationaux de la RDC ont salué le début du dialogue national visant à faire sortir le pays de l’impasse politique, en l’absence de la participation des plus importants représentants de l’opposition. « Il est évident que, si les plus importants partis de l’opposition ne sont pas représentés, ceci entache la crédibilité du dialogue » a souligné J-M Dumond.L’accélération du début du dialogue de la part du médiateur, le diplomate togolais Edem Kodjo, a également suscité la perplexité des Evêques catholiques, qui se sont engagés à chercher à porter à la table des négociations les plus importants représentants de l’opposition, d’Etienne Tshisekedi aux groupes réunis sous le sigle « Le Rassemblement ».« Plus de temps était nécessaire. Je ne peux cacher que nous sommes un peu irrités » a commenté S.Exc. Mgr Luis Mariano Montemayor, Nonce apostolique en RDC au cours d’une visite à Beni, se faisant ainsi l’interprète de la déception des Evêques locaux.La RDC devrait se rendre aux urnes d’ici la fin de l’année pour élire son nouveau Président mais la date du scrutin n’a pas encore été fixée et il est désormais presque impossible de respecter les prescriptions constitutionnelles prévoyant la tenue des élections d’ici la fin de l’année. L’impasse des négociations entre majorité et opposition visant à résoudre la question crée actuellement de fortes tensions dans le pays.

AFRICA/NIGERIA - Conférence organisée par la Caritas Internationalis contre le trafic d’êtres humains

Abuja – « En 2015, 60 millions de personnes sont devenues réfugiés ou ont été contraintes à l’évacuation. En Afrique, des milliers d’adultes et d’enfants contraints à fuit les conflits, la pauvreté et la persécution deviennent victimes des trafiquants. Poussés par un besoin désespéré de survivre et par le désir de se construire une vie meilleure, elles sont particulièrement exposées à l’exploitation sexuelle et par le travail » souligne la Caritas Internationalis dans un communiqué envoyé à Fides portant sur la Conférence internationale qui se tiendra du 5 au 7 septembre à Abuja, au Nigeria, afin de sensibiliser au problème, de rendre l’espoir et de combattre le trafic des êtres humains en Afrique.La Conférence est organisée par Caritas Internationalis – dans le cadre du Réseau contre le trafic d’êtres humains COATNET – et par le Conseil pontifical pour la Pastoral des Migrants et des personnes en déplacement, avec la participation de Caritas Nigeria.« La Conférence – affirme le communiqué – constituera une occasion propice pour promouvoir le dialogue et la coopération entre les principales parties intéressées comme les organisations religieuses internationales et les organisations régionales, les forces de l’ordre et les ONG, pour partager les pratiques en matière de coopération et pour identifier des stratégies communes de prévention en ce qui concerne le trafic d’enfants, l’exploitation par le travail et de nature sexuelle, le trafic dans le secteur maritime et au sein des situations d’urgence ».Afin de mettre en évidence ce problème urgent, S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, Président de Caritas Internationalis, Mgr Robinson Wijesinghe, Chef de Bureau du Conseil pontifical pour la Pastoral des Migrants et des personnes en déplacement, et les représentants de haut niveau de l’Eglise catholique au Nigeria, rencontreront les représentants du gouvernement nigérian et de l’Union africaine, l’ancien Rapporteur spécial en matière de trafic d’êtres humains, le sultan de Sokoto, le premier Commissaire indépendant anti-esclavage du Royaume-Uni, l’Académie pontificale des Sciences sociales, les représentants des organisations internationales etc.La Caritas travaille actuellement à des projets de lutte contre le trafic d’êtres humains au Nigeria, en Côte-d’Ivoire, en Ouganda, au Zimbabwe et au Mal et prévoit de lancer un projet également au Sénégal. La Conférence a pour but de renforcer les liens entre les parties intéressées, de promouvoir des actions conjointes et d’identifier les meilleures pratiques en matière de lutte contre le trafic d’êtres humains et contre l’esclavage, en offrant de l’aide et en rendant espoir aux victimes, mais aussi en soutenant l’application des conventions et mesures législatives de lutte contre ce phénomène pour faire entendre une seule voix contre le trafic d’êtres humains en Afrique.

EUROPE/ESPAGNE - Congrès international des Dominicains dédié aux droits fondamentaux, entre passé et avenir

Salamanque – Hier après-midi, le Maître général des Frères prêcheurs, le Père Bruno Cadoré, a ouvert le colloque « Les Dominicains et la promotion et défense des droits fondamentaux : passé, présent et avenir ». La rencontre, qui se déroule à Salamanque jusqu’au 5 septe, rassemble plus de 200 membres de la Famille dominicaine provenant du monde entier. Le lieu choisi est le couvent Saint Etienne protomartyr, où Francisco de Vitoria, Antonio de Montesinos et leur communauté, ainsi que Bartolomé de las Casas, se prodiguèrent en faveur des droits fondamentaux des populations indigènes d’Amérique latine au XVI° siècle.Le fort lien entre les études et la mission se trouve au centre du charisme dominicain ce qui fait que les derniers Chapitres généraux de l’Ordre ont demandé une synergie renouvelée entre vie intellectuelle et vie apostolique. Ce Congrès constitue l’une des principales célébrations du VIII° Centenaire des Dominicains et fait partie intégrante de ce qu’il est convenu d’appeler « Processus de Salamanque » qui réunit les responsables des institutions intellectuelles et les membres de la Famille dominicaine se trouvant en première ligne en matière de défense des droits fondamentaux.

VATICAN - Séminaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples destiné aux nouveaux Evêques

Cité du Vatican – 94 Evêques nommés au cours de ces deux dernières années au sein des circonscriptions ecclésiastiques dépendant du Dicastère missionnaire participeront au Séminaire d’études promu pour eux par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Il s’agit de 42 Evêques d’Afrique provenant de 19 nations, de 36 Evêques d’Asie provenant de 9 nations, de 12 Evêques d’Amérique provenant de 9 nations et de 4 Evêques d’Océanie provenant de 2 nations.Le Séminaire d’études, dont le premier remonte à 1994, veut offrir à tous les Evêques récemment nommés à la tête de circonscriptions ecclésiastiques des territoires de mission, une période pendant laquelle, au début de leur mission, ils peuvent réfléchir, approfondir la vie et le ministère épiscopal, dialoguer et prier. Pour cela, les intervenants sont des personnalités hautement qualifiées du monde ecclésial.L’horaire prévisionnel prévoit chaque jour trois conférences suivies par un débat et des travaux de groupes. Dimanche 4 septembre, les Evêques arriveront au Collège pontifical Saint Paul Apôtre, siège du Séminaire. La première journée, lundi 5 septembre, sera ouverte par la Messe célébrée par S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet du Dicastère missionnaire, et par un salut de sa part aux participants. Suivra l’intervention « L’Evêque, serviteur de l’Evangile » de S.Exc. Mgr Savio Hon Tai Fai, Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Dans l’après-midi, S.Em. le Cardinal Robert Sarah interviendra sur « L’actualité de la Mission ad gentes dans la réalité du monde ». Mardi 6, ce sera au tour de S.Exc. Mgr Protase Rugambwa, Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et Président des Œuvres pontificales missionnaires d’illustrer la structure, les compétences et les activités des Œuvres pontificales missionnaires.Le programme du Séminaire prévoit les interventions de MM. les Cardinaux Kurt Koch – sur le Dialogue œcuménique dans les territoires de mission -, Angelo Amato – sur la Spiritualité de l’Evêque – Peter A. Turkson – sur la Doctrine sociale de l’Eglise et l’Evangélisation - Lorenzo Baldisseri – sur le rapport entre Synode des Evêques et communion épiscopale - , Marc Ouellet sur Le Pape et les Evêques, communion et mission - , Beniamino Stella – sur Paternité vis-à-vis des prêtres et formation du clergé – et George Pell – sur le service administratif de l’Evêque.En outre, prendront la parole Leurs Excellences NN.SS. Paul Richard Gallagher , Juan I. Arrieta , Vincenzo Paglia , Angelo V. Zani , José Rodriguez Carballo , Charles Jude Scicluna , Luis Francisco Ladaria , Artur Roche et Miguel Ayuso Guixot .Sont en outre prévues les interventions du Père Joseph Koonamparampil et du Pr. Frank Elias , de Mgr Giampietro Dal Toso , du Père Hans Zollner , de Mgr Giampaolo Montini et du Père Peter Gonsalves .Vendredi 9 aura lieu l’Audience avec le Saint-Père et Dimanche 11 septembre, les Evêques se rendront en pèlerinage à Assise. Le Séminaire s’achèvera le samedi 17 septembre, par une Messe sur la tombe de l’Apôtre Pierre et au travers d’une dernière intervention.

ASIE/MONGOLIE - Première Messe du premier prêtre mongol

Ulan-Bator – Une réflexion sur la croix et un récit ému de sa vocation : voici ce qu’a fait le Père Joseph Enkh en célébrant sa première Messe en la Cathédrale Saints Pierre et Paul d’Oulan-Bator le 29 août. Ordonné prêtre le Dimanche 28, le Père Joseph Enkh est le premier prêtre originaire de Mongolie. « L’événement a été accueilli avec beaucoup de joie et de fierté par beaucoup de personnes réunies pour accueillir ce don du ciel » raconte à Fides le Père Prosper Mbumba, Cicm, missionnaire congolais en Mongolie.Le même jour, S.Exc. Mgr Wenceslao Padilla, Préfet apostolique d’Oulan-Bator a célébré le 13ème anniversaire de sa consécration épiscopale et le Père Joseph Enkh a considéré cette coïncidence comme « un honneur » pour lui. Après avoir remercié les personnes venues à son ordination et à sa première Messe, le Père Joseph Enkh, a donné son homélie en trois langues – mongole, anglais et coréen – vue la présence de nombreux visiteurs de Corée du Sud, où il a reçu sa formation initiale.L’homélie du jeune prêtre a pris comme point de départ la péricope évangélique « qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour et qu’il me suive » . Le Père Enkh a partagé la manière dont, un an après son ordination diaconale, il a contemplé le mystère de la croix et accueilli l’invitation du Seigneur à « porter la croix par amour du Royaume de Dieu et pour le bien de l’Eglise en Mongolie en particulier et pour le peuple mongol. Il n’est pas de résurrection sans croix ». Le Père Enkh a relié cette invitation aux débuts de sa vocation. Jeune, le passage de la Bible relatif à l’appel du Prophète Isaïe a été décisif pour lui : « Me voici, envoies-moi » . « J’ai prié Dieu de m’envoyer. Dieu a écouté ma prière. Maintenant, je suis ici et je lui dis: Seigneur, je viens pour faire ta volonté ». « Priez pour moi afin que je puisse porter ma croix non seulement pendant un an mais pendant toute ma vie » a-t-il conclu. A la fin de la Messe, tous les participants, y compris Mgr Wenceslao Padilla, ont reçu une bénédiction spéciale des mains du Père Enkh.

ASIE/LIBAN - Risques de conflits confessionnels suite à des expropriations de terrains disposées par le gouvernement

Beyrouth – La possible confiscation de terrains de propriété collective de la part de l’Etat dans les environs du village d’Aqoura – dans le district de Jbeil – risque de fomenter des problèmes à caractère confessionnel. La tension autour de ce thème sensible qu’est le contrôle des terrains de la part des différentes communautés religieuses coexistant au Liban s’est à nouveau accrue après que le Ministère des Finances, placé sous la responsable du chiite Ali Hassan Khalil, ait exprimé l’intention de rendre opérationnel un décret signé en 2015 qui prévoirait l’expropriation de la part de l’Etat des terrains à usage communautaire proches d’Aqoura, village habité en majorité par des chrétiens maronites, comme d’autres centres habités du district de Jbeil.Selon certains analystes, cette affaire risque de déclencher une énième querelle ayant des implications confessionnelles en matière de contrôle de la terre. Le potentiel conflit est venu sur le devant de la scène le 30 août, lorsque les autorités locales se sont vues notifier par le Ministère l’intention de transformer en propriété de l’Etat des terrains d’usage commun, jusqu’ici considérés comme appartenant à l’ensemble des habitants du village. Ces derniers, représentés par Maître Gaby Germanos, Avocat, ont présenté hier devant le Conseil d’Etat une demande d’annulation du décret ministériel. De son côté, Naufal Daou, membre du Secrétariat général de la coalition politique « 14 mars », a déclaré à l’Agence al-Markaziya que l’expropriation représente « une confiscation des biens des chrétiens de la part d’un Ministre qui a dépassé ses propres prérogatives ». De son côté, la salle de presse du Ministre Ali Hassan Khalil a démenti le fait que le décret contesté ait affaire avec les terrains de propriété collective, affirmant que la disposition ministérielle vise seulement à défendre d’infractions et abus des terrains d’ores et déjà de propriété de l’Etat.Au Liban, ce n’est pas la première fois que, même récemment, des frictions à caractère confessionnel surgissent autour du contrôle de terrains et de propriétés immobilières. A l’automne 2013, un rappel pressant à freiner l’usage impropre de terrains appartenant aux chrétiens pour construire des habitations destinées à des musulmans avait été lancé par Talal al-Doueihy, responsable du mouvement Terre libanaise, notre terre . L’appel dénonçait en particulier le cas d’Al-Qaa, un village chrétiens des environs de Baalbek, où d’amples terrains avaient été acquis par des musulmans – chiites et sunnites – comme terrains agricoles pour ensuite être destinés à la construction de complexes résidentiels à vendre à des libanais et à des réfugiés syriens membres de leur communauté religieuse.

AFRIQUE/ZAMBIE - Appel contre la censure, les violences et la haine de la part des responsables chrétiens

Lusaka – « Nous sommes attristés et alarmés par le bâillonnement, les troubles et les persécutions perpétrés par le gouvernement à l’égard des moyens de communication privés » affirme un communiqué conjoint des principales confessions chrétiennes de Zambie, après la fermeture de certaines radios et télévision de la part des autorités . Le communiqué, envoyé à l’Agence Fides et signé, pour la partie catholique, par la Zambia Conference of Catholic Bishops , se félicite du déroulement pacifique des élections présidentielles et législatives du 11 août mais exprime « déception et préoccupation » pour les « tensions et la violence effrénée qui ont salué l’annonce des résultats des élections », condamnant les affrontements entre les partisans des deux principaux partis politiques le Patriotic Front aux affaires et l’United Party for National Development , dans l’opposition.Les responsables religieux expriment en outre leur préoccupation suite à la présence de milices de parti et aux menaces proférées par des représentants du part aux affaires vis-à-vis de la Cour constitutionnelle à laquelle l’opposition s’est adressée afin qu’elle invalide le scrutin qui a vu la victoire du PF et du Président sortant, Edgar Lungu, indiquant que « il s’agit d’une intimidation de la Cour constitutionnelle que les citoyens en doivent pas accepter ».Le communiqué s’achève en faisant appel au Chef de l’Etat afin qu’il révoque la mesure de fermeture des radios et télévision privées et aux opérateurs des moyens de communication, pour qu’ils respectent toujours l’éthique professionnelle et évitent des discours incitant à la haine.

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