Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/SYRIE - Emission d’un mandat d’arrêt contre trois syriens soupçonnés de l’enlèvement des religieuses de Maalula

Beyrouth – Le Procureur militaire libanais, Fadi Sawan, a émis le 20 juillet un mandat d’arrêt à l’encontre de trois ressortissants syriens soupçonnés d’avoir participé à l’enlèvement des religieuses grecques orthodoxes du monastère syrien de Sainte Thècle, sis dans le village de Maalula. Saer, Skaf Aman Skaf et Mustafa Ezzedin, membres présumés de groupes appartenant à la galaxie djihadiste, ont déjà été arrêtés et inculpés pour trafic d’armes et participation à des actions terroristes.L’enlèvement des 13 religieuses grecques orthodoxes du monastère de Sainte Thècle avait pendant des mois attiré l’attention des moyens de communication internationaux à partir de décembre 2013 . Les religieuses avaient été prélevées de leur monastère le 2 décembre en compagnie de trois collaboratrices par les miliciens de l’une des factions antigouvernementales syriennes qui avaient dans le même temps conquis la petite ville, habitée en majorité par des chrétiens et connue dans le monde entier comme l’un des lieux où est encore parlé l’araméen, la langue de Jésus. La libération des religieuses est intervenue le 9 mars 2014 dans la ville libanaise d’Arsal, au nord-est du pays, notamment grâce à la médiation des services de renseignement libanais et qataris. Elle avait eu comme contrepartie la remise en liberté de 153 femmes incarcérées dans les prisons syriennes.

AMERIQUE/MEXIQUE - Création d’un nouveau modèle éducatif et rôle des spécialistes

Chiapas – « Nous sommes convaincus qu’une réforme éducative intégrale est nécessaire » a réaffirmé l’Evêque de di San Cristobal de las Casas, S.Exc. Mgr Felipe Arizmendi Esquivel, en précisant que celle-ci comporte, entre autres aspects, « l’analyse du contenu des manuels ; le renforcement des matières qui ont été sous-évaluées, comme l’éducation civique qui porte à former de bons citoyens ; la révision de l’éducation sexuelle, de manière à ce qu’il ne s’agisse pas seulement d’une information génitale et d’une incitation au libertinage ; la révision de la responsabilité des parents, des enseignants et des autres protagonistes sociaux et la prise en compte des différentes cultures qui forment le pays, en particulier des modalités indigènes d’éducation pour la vie. A l’intérieur de cette révision, il est évident qu’il faut également considérer la pédagogie, la méthodologie, les infrastructures scolaires, les droits et devoirs des travailleurs etc. ».Intervenant une fois encore dans la discussion houleuse concernant la réforme éducative approuvée par le Congrès fédéral , l’Evêque rappelle le document de l’Episcopat mexicain remontant à 2012 intitulé « Eduquer pour une nouvelle société » dans lequel était présentée tant une analyse sérieuse de l’éducation au Mexique que les critères permettant de l’améliorer. Il cite, entre autres extraits du document, le n° 18, selon lequel « si l’éducation ne forme pas des personnes intègres, qui aiment le bien, le beau, la vérité et la justice, tout le reste est fondé sur un terrain fragile et peu profond ».L’Evêque de San Cristobal de las Casas conclut son intervention, parvenue à Fides, en invitant les parents, les enseignants et la société civile à faire de leur mieux pour parvenir à un nouveau modèle éducatif : « Ne laissons pas cette mission aux seuls spécialistes convoqués par les autorités, dont certains sont animés par une idéologie contraire à notre culture. De l’éducation dépend le pays. Outre les marches, nous devons avancer des propositions ».

AMERIQUE/ETATS UNIS - Augmentation du nombre des victimes de mauvais traitements infantiles dus aux situations précaires des familles

Austin – Selon les experts, la pauvreté représente un facteur déterminant en ce qui concerne l’augmentation du nombre des cas de mauvais traitements infantiles qui continue à être enregistrée dans le comté de Trevis au Texas. Les médecins du Dell Children’s Medical Center ont déclaré que, chaque jour, ils assistent un nombre toujours plus important d’enfants victimes d’abus. Un groupe de chercheurs de cet hôpital pédiatrique, en collaboration avec le centre sanitaire Ascension, se sont unis pour identifier les zones caractérisées par le plus grand nombre de victimes et, dans le même temps, pour chercher des solutions ou prévenir le phénomène. Selon les données du Child Protective Center , de 2009 à 2012, après la récession économique, une augmentation du nombre des victimes parmi les mineurs a été enregistrée.A cause du développement des villes et de l’augmentation des prix des logements, la population en conditions économiques précaires s’est déplacée en direction de la périphérie du comté de Trevis, dans des zones manquant de services à la population et caractérisées par ailleurs par un fort taux de chômage. Pour parvenir à obtenir un changement, indiquent des sources locales à Fides, il est nécessaire de renforcer l’infrastructure communautaire destinée aux familles, tout comme le nombre des logements disponibles, l’existence de salaires dignes, l’accès aux services sanitaires, un réseau de transport public efficace et, surtout, d’améliorer la qualité des établissements d’enseignement. Selon les statistiques de 2012, aux Etats-Unis, un enfant sur 100 subissait des mauvais traitements alors que, dans le comté de Trevis, au cours de la même année, ce nombre était de 1 sur 85.

ASIE/YEMEN - Témoignage du Vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale après la publication de photographies du prêtre salésien enlevé sur Facebook

Aden – « Nous ne disposons pas de nouvelles ultérieures et, aujourd’hui, avec les moyens techniques à disposition dans ce domaine, tout est possible. Cependant la photographie peut être authentique. Certains la considère comme la preuve que le Père Thomas Uzhunnalil est encore vivant et moi aussi je crois qu’il l’est ». C’est ce que déclare S.Exc. Mgr Paul Hinder OFM Cap., Vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale, en commentant la publication de la photographie apparue sur le compte Facebook du Père Uzhunnalil, le prêtre salésien indien enlevé le 4 mars dernier à Aden par le commando terroriste qui avait attaqué ce jour-là la clinique des Missionnaires de la Charité de cette ville, tuant quatre religieuses ainsi que 12 autres personnes.La photographie, apparue hier sur la page Facebook du Père Uzhunnalil, montre un homme à l’air souffrant, portant des cheveux plutôt longs, une barbe inculte et les mains sur la poitrine. Le message rédigé en anglais qui accompagne le cliché annonce l’imminente publication d’une « supplique » du prêtre enlevé. Il n’est pas précisé qui a publié la photographie et le message. Selon ce qu’indiquent les moyens de communication indiens, de nombreux membres de la famille du Père Uzhunnalil ont reconnu les traits du prêtre, sous la barbe inculte et les cheveux inhabituellement longs. « Pour l’instant – indique à l’Agence Fides Mgr Hinder – il n’existe pas d’éléments ultérieurs permettant de déchiffrer le sens et la provenance de cette photographie. Ces derniers temps, les tentatives visant à arriver à la libération du Père Uzhunnalil n’avaient pas eu de développements significatifs ».Le 4 mars dernier, les terroristes avaient emmené avec eux le Père Uzhunnalil après avoir perpétré un massacre dans la résidence pour personnes âgées et handicapées gérée par les religieuses de la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta. Près d’un mois après le massacre et l’enlèvement, des indiscrétions avaient circulé sur Internet qui accréditaient sans preuve la crucifixion du prêtre au cours de la journée du Vendredi Saint . Au cours des jours suivants, Mgr Hinder avait parlé de « fortes indications » faisant penser que le prêtre était en revanche encore en vie et se trouvait entre les mains de ses ravisseurs. Le 29 mars, la Congrégation salésienne, dans un communiqué officiel, avait indiqué le gouvernement indien, le Vicariat apostolique pour l’Arabie méridionale et l’Inspectorat salésien de Bangalore comme les seules sources fiables auxquelles se référer pour suivre les éventuels développements dans le cas du Père Uzhunnalil.

AFRIQUE/ANGOLA - La famille en Afrique, aujourd’hui et demain, à la lueur de l’Evangile

Luanda – C’est au travers d’une Messe solennelle célébrée en la Paroisse de la Sainte Famille de Luanda, capitale de l’Angola, que s’est ouvert officiellement hier la XVII° Assemblée plénière du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar dédiée au thème « la famille en Afrique, aujourd’hui et demain, à la lueur de l’Evangile ». La Messe, à laquelle ont participé les quelques 150 délégués à l’Assemblée – Cardinaux, Evêques, Secrétaires régionaux et nationaux des Conférences épiscopales africaines – a été présidée par l’Evêque de Lubango, S.Exc. Mgr Gabriel Mblingue, Président de la Conférence épiscopale d’Angola et de Sao Tomé. On notera par ailleurs que c’est la première fois depuis sa création en 1969 que le SCEAM tient son Assemblée en Angola.Au cours des travaux, qui seront clôturés par la Messe du Dimanche 24 juillet, les participants analyseront, dans le cadre de séminaires et de tables rondes, une série de thèmes liés à la réalité et à l’avenir de la famille africaine, en tenant compte des deux récents Synodes romains dédiés à la famille et de l’Exhortation apostolique Amoris laetitia. Seront par suite évoqués les défis lancés à la famille aujourd’hui en Afrique, l’évangélisation de la famille et l’influence des nouveaux moyens de communication et des nouvelles technologies dans le changement de la vie familiale sur le continent. La réflexion devra porter à identifier les solutions pastorales les plus adaptées pour relever les défis lancés à la famille, noyau fondamental de la société.

ASIE/TERRE SAINTE - Inauguration du nouveau site Internet de l’Ordre du Saint Sépulcre

Cité du Vatican – Les initiatives et les projets réalisés et soutenus en particulier en Terre Sainte par l’Ordre équestre du Saint Sépulcre disposeront désormais d’un nouvel instrument pour se faire connaître de par le monde. Il s’agit du nouveau site Internet international de l’Ordre, www.oessh.va, inauguré ces jours derniers par S.Em. le Cardinal Edwin O'Brien, Grand Maître de l’Ordre du Saint Sépulcre. Déjà accessible en cinq langues, le nouveau site Internet a été conçu par le Département de la Communication de l’Ordre, en collaboration avec le Secrétariat de la Communication du Saint-Siège. Le nouveau site – indique dans les moyens de communication du Patriarcat latin de Jérusalem François Wayne, Directeur du Service Communication de l’Ordre du Saint-Sépulcre au Vatican – servira en premier lieu aux membres eux-mêmes – 30.000 Chevaliers et Dames répartis sur les cinq continents, ainsi qu’à leurs amis et à tous ceux qui aiment la Terre Sainte, attirant leur attention sur les informations venant de Terre Sainte, spécialement celles émanant du Patriarcat Latin et de la Custodie franciscaine. Mais « tous ceux qui sont intéressés à la Terre Sainte peuvent trouver dans ce site à la fois stimulation et encouragement pour continuer à aider les communautés chrétiennes qui vivent dans les territoires bibliques, selon une perspective de dialogue et dans une dynamique de fraternité universelle » ajoute F. Wayne.Aujourd’hui, souligne encore F. Wayne, « les Chevaliers et les Dames du Saint-Sépulcre, de plus en plus nombreux, sont des hommes et des femmes engagées dans leurs diocèses, pour la plupart laïcs, qui cherchent à vivre leur baptême à la lumière de la spiritualité du tombeau vide, pour témoigner de la puissance de la Résurrection du Christ, consacrant leurs énergies à soutenir les « pierres vivantes » de l’Eglise Mère en Terre Sainte ». Parmi leurs modèles de sainteté se trouve notamment le Bienheureux Bartolo Longo, apôtre du Rosaire et seul membre laïc de l’Ordre a avoir été béatifié, qui édifia sur les ruines de Pompéi et du vieux monde un lieu de prière et des œuvres sociales, sources d’espérance pour des millions de pèlerins ». Un pèlerinage jubilaire de l’Ordre est d’ailleurs organisé au sanctuaire de Pompéi, à la demande du Grand Maître, en octobre prochain, dans le cadre de l’Année de la Miséricorde.

AFRIQUE/NIGERIA - 240.000 enfants dénutris à cause de la crise humanitaire causée par Boko Haram

Abuja – A cause de l’aggravation de la situation humanitaire, due au conflit avec le groupe djihadiste Boko Haram, plus de 240.000 enfants souffrent de dénutrition aigue et courent un fort danger de mort dans l’Etat de Borno, au nord-est du Nigeria. Selon les estimations de l’UNICEF, des 244.000 enfants touchés, près de 50.000 pourraient mourir en l’absence d’une assistance rapide. « En moyenne, 134 enfants mourront chaque jour de causes liées à la dénutrition aigue en l’absence d’une montée en puissance rapide de la réponse » peut-on lire dans un communiqué de presse du Directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique occidentale et centrale parvenu à Fides.La crise alimentaire dans la région devient toujours plus évidente au fur et à mesure que les troupes de la force multinationale regagnent le contrôle des territoires contrôlés par Boko Haram et que deviennent plus accessibles les aides humanitaires. Les lieux qui sont désormais praticables présentent un cadre désolant : villes complètement détruites accueillant des évacués privés de conditions hygiéniques adéquates, d’eau et de nourriture etc.. Les organisations humanitaires n’ont, malheureusement, pas encore accès à près de 2 millions de personnes vivant dans des zones peu sûres. En sept années de conflit, Boko Haram a causé la mort de plus de 12.000 personnes selon les estimations du gouvernement même si d’autres sources considèrent que ce chiffre serait plus du double sachant que la secte islamiste a également provoqué l’évacuation de plus de 2,5 millions de personnes.

AMERIQUE/HONDURAS - Eduquer les enfants aux valeurs morales par le biais de la musique

El Progreso – Dans le but d’approcher les mineurs à la musique et de les éduquer à des valeurs humanitaires telles que le respect, la tolérance et la paix, a été lancé à El Progreso, département hondurien de Yoro, le projet dénommé « à la découverte de mes capacités artistiques ». L’initiative a été réalisée au travers du Programme municipal pour l’Enfance, l’Adolescence et la Jeunesse , et consiste en un cours intensif de musique qui comprend des leçons de piano, de guitare et de flûte ainsi que des entretiens portant sur le renforcement des capacités de leadership. Les leçons sont gratuites, sachant qu’en bénéficient actuellement 420 enfants de différentes écoles officielles.

AMERIQUE/COLOMBIE - Construire la paix y compris par le biais des ondes radiophoniques

Bogotá – Pour parvenir au pardon, à la réconciliation et à la paix entre les colombiens, il est nécessaire tout d’abord de connaître les racines et les motifs du conflit armé vécu par le pays. Au sein de ce processus, le rôle et l’identité des communicateurs sociaux est fondamental pour construire des scénarios de paix en Colombie. C’est ce que se propose de faire le II° Cours virtuel promu par le Département des Communications de la Conférence épiscopale de Colombie qui débutera le 22 août et aura pour thème « Vers un langage de pardon, de réconciliation et de paix ».Selon les indications diffusées par la Conférence épiscopale et parvenues à Fides, le cours virtuel s’adresse aux directeurs, aux producteurs, aux présentateurs et aux animateurs de programmes radiodiffusés des stations communautaires et se veut une contribution ultérieure de l’Eglise catholique à la pacification du pays qui, après le conflit, requiert l’engagement et l’aide de toutes les forces vives qui le composent.Le programme prévoit 80 heures de formation réparties en deux sessions de travail, intitulées respectivement « Connaissons la paix » et « Construisons la paix », précédées par une semaine introductive et suivies par la rédaction d’un projet final faisant l’expérience de la transmission de messages dédiés au thème de la paix et de la conception de programmes radiophoniques.

AFRIQUE/EGYPTE - Nouveaux retards dans l’approbation de la norme relative à la construction d’églises

Le Caire – Le début de la discussion parlementaire concernant la nouvelle loi qui devrait réglementer la construction des églises et lieux de culte avait été annoncée pour la fin mai mais, près de deux mois plus tard, le texte du projet de loi n’a pas encore été porté devant l’assemblée et se trouve soumis à de continuelles retouches. Ces retards suscitent la préoccupation des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Egypte. Le Patriarche copte orthodoxe lui-même, Tawadros II, dans un entretien récent, a indiqué prier souvent pour que la procédure législative concernant la nouvelle norme soit bientôt portée à terme.Des sources égyptiennes, consultées par l’Agence Fides, indiquent que l’Evêque copte orthodoxe de Tanta, Paula, continue, en sa qualité de représentant des Eglises, à rencontrer des fonctionnaires du Ministère de la Justice et des Commissions parlementaires compétentes afin d’apporter d’ultérieures corrections au texte de travail, de manière à ce qu’il puisse être approuvé et ne risque pas d’être rejeté par l’assemblée.Le projet de loi, présenté par les bureaux parlementaires compétents à la mi-mai comprenait 13 articles. Il reconnaissait entre autre le droits des Evêques à faire recours devant le Conseil d’Etat en cas de retards indus dans le cadre des procédures relatives à la construction de nouvelles églises.La nouvelle législation, dans les attentes des chrétiens égyptiens, devrait porter à la totale abrogation des règles mises en place par ce qu’il est convenu d’appeler le décret Hamayoni, norme remontant à la période ottomane, qui est à l’origine de nombreuses controverses au niveau local. Selon les règles en question, la construction des églises chrétiennes est soumise à des conditions ne pesant pas sur la construction de mosquées, comme l’interdiction de les édifier à proximité des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles.

AMERIQUE/VENEZUELA - Evanouissement d’enfants à l’école à cause de la faim

Caracas – Au Collège José María Vélaz, situé dans la partie ouest de Caracas, ont été constatés différents cas de dénutrition suite à l’évanouissement d’un certain nombre d’élèves, à raison d’un par jour au moins, conséquence des graves difficultés de nombreuses familles à assurer leurs repas quotidiens. Les données recueillies par cet établissement scolaire indiquent que 25% environ des élèves ont des difficultés à trouver de la nourriture et que 18% d’entre eux souffrent la faim d’une manière critique. Les enseignants ont constaté au moins 120 cas de déficits alimentaires et 2 cas de dénutrition sur les 478 élèves du collège. L’alarme a été diffusée par un périodique local, parvenu à Fides.Selon la directrice de la structure, les symptômes présentés par les enfants souffrant de carences alimentaires sont des évanouissements, des maux de tête, de ventre et une perte de poids. Il existe désormais une forte préoccupation quant à la situation qui se présentera à nouveau en septembre lorsque les écoles rouvriront leurs portes, attendu que, de mai à juillet, le nombre des enfants malnutris a triplé. A ces données critiques viennent s’ajouter celles d’une étude réalisée par Venebarómetro au mois d’avril dernier, selon laquelle 86,3% des vénézuéliens achètent moins de denrées alimentaires que par le passé.

ASIE/IRAQ - Recherche de l’appui des chrétiens en ce qui concerne l’indépendance du Kurdistan irakien de la part du Président de la Région autonome

Erbil – Un référendum à venir visant à établir la pleine indépendance du Kurdistan irakien et l’assurance que les chrétiens pourront retourner « en maîtres » vivre dans les villages de la plaine de Ninive conquis par les miliciens du prétendu « Etat islamique » lorsque ceux-ci seront vaincus et que Mossoul sera, elle aussi, libérée : tels sont quelques-uns des points clefs évoqués lors de la rencontre de samedi dernier, 16 juillet, à Erbil, entre le Président de la Région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, et les représentants des partis politiques et mouvements formés par des responsables et activistes chrétiens opérant dans la région.Les contenus de la rencontre, mentionnés également dans les communiqués diffusés par la Présidence de la Région autonome du Kurdistan, font état de l’intention du Président Barzani d’impliquer ces formations politiques dans l’élaboration d’un plan préliminaire concernant la forme politique future de la Région, avant la reconquête de Mossoul et la libération définitive des terres actuellement contrôlées par le prétendu « Etat islamique », tenues pour escomptées et imminentes.Se référant aux hommes politiques chrétiens, M. Barzani a réaffirmé que « ces personnes ont le droit de déterminer leur avenir propre » et les a invités à demeurer des sujets actifs du processus politique concernant l’ensemble de la zone. L’hypothèse préfigurée dans le cadre des entretiens consiste toujours à faire de la plaine de Ninive une « province autonome à majorité chrétienne » pour permettre ensuite aux habitants de ladite Province de choisir, par référendum, leur encadrement juridique au sein d’un Kurdistan irakien indépendant ou d’un Etat irakien fédéral.Le communiqué de la Présidence de la Région autonome du Kurdistan irakien, parvenu à l’Agence Fides, souligne l’urgence de trouver un accord préalable concernant le futur profil politique de la zone, profil qui pourra garantir aux groupes minoritaires de vivre en paix et dans la sécurité sans être exposés aux violences et discriminations subies à plusieurs reprises au cours des différentes phases historiques. Le dessein stratégique kurde semble être de reconnaître une autonomie administrative aux zones dans lesquelles sont concentrées les minorités, dans le cadre d’une affirmation progressive du projet indépendantiste. Pour cela, il est demandé aux groupes en question de s’engager également militairement aux côtés des forces kurdes Peshmergas dans la libération de Mossoul et des terres se trouvant encore entre les mains des djihadistes.La conquête de Mossoul et de la plaine de Ninive de la part du prétendu « Etat islamique » a provoqué l’évacuation de quelques 120.000 chrétiens, dont une grande partie se trouve à Erbil et dans d’autres zones du Kurdistan irakien.

AMERIQUE/BRESIL - Formation des animateurs de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaires en milieu scolaire

Brasilia – « L’Enfance et l’Adolescence missionnaires dans les écoles » est le thème de la III° Semaine de formation missionnaire qui se déroulera du 25 au 29 juillet à Brasilia au Centre culturel missionnaire. Promue par ce même centre, les Œuvres pontificales missionnaires et l’Association nationale de l’éducation catholique, la Semaine de formation s’adresse aux éducateurs et éducatrices ainsi qu’aux coordinateurs de la pastorale scolaire.Selon les informations envoyées à Fides, des groupes de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaires existent depuis longtemps dans l’ensemble du Brésil non seulement au sein des communautés et des Paroisses mais aussi dans les écoles catholiques. La nécessité d’une formation plus complète des éducateurs qui accompagnent ces groupes s’est ainsi faite sentir, tout comme celle d’un approfondissement de la proposition missionnaire de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaires en vue d’une meilleure intégration de cette dernière à l’intérieur du projet pédagogique des écoles.L’objectif de la Semaine de formation est par suite de renforcer et d’élargir la méthodologie de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaires dans les écoles, de dynamiser la pastorale scolaire, en coordination avec le Secrétariat national de l’Enfance et de l’Adolescence missionnaires. La Semaine prévoit des conversations et des débats sur les thèmes suivants : « Défis et possibilités au sein de l’enfance et de l’adolescence », « Education à la mondialité », « Action pastorale et pédagogique au sein de l’unité éducative ».

ASIE/CHINE - Début du Marathon de la Parole de Dieu dans la Paroisse de Bei Tang

Shi Jia Zhuang – « Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » : telle est la devise du Marathon de la Parole de Dieu, tirée du rite au travers duquel le Curé a solennellement béni les familles au terme de la Messe du Dimanche 17 juillet. L’initiative, qui durera un an, est partie de la Paroisse de Bei Tang dédiée à Saint Joseph du Diocèse de Gui Yang, en province de Gui Zhou.Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, les participants à la Messe avaient chacun en main un exemplaire de la Bible et ont reçu l’imposition des mains de la part du Curé, qui a ainsi invoqué sur eux une assistance particulière de l’Esprit Saint dans leur mission.Les catéchistes ont distribué aux participants des tracts comportant des prières et le programme détaillé de la lecture quotidienne de la Bible. Les enfants de l’école du Dimanche attendaient les paroissiens à la sortie pour offrir un exemplaire de la Bible à ceux qui n’en possédaient pas. Le Curé a encouragé tout un chacun en ces termes : « Grâce à la Parole de Dieu, Notre Seigneur est présent dans chaque famille. Vous devez vous unir tous, avec la force que vous avez reçu de la Parole, afin de témoigner de la foi au travers des actes de miséricorde comme nous l’a recommandé le Pape ».La Paroisse de Bei Tang peut se targuer d’une glorieuse histoire et elle est également célèbre pour son architecture. Au travers de ses 200 années de vie, elle témoigne le parcours de l’histoire de l’Eglise dans l’ensemble de la province de Gui Zhou, la zone la plus pauvre et plus reculée de Chine continentale. Aujourd’hui, il s’agit d’une Paroisse très active, qui compte environ 10.000 fidèles et de nombreuses initiatives pastorales et missionnaires destinées à tous les âges et aux différents besoins sociaux.

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Accès aux soins contre le SIDA pour un malade sur quatre

Durban – Hier, 18 juillet, à Durban, a débuté la 21ème Conférence internationale sur le SIDA, qui s’y achèvera le 22 juillet. Environ 18.000 scientifiques, hommes politiques, responsables mondiaux et personnes séropositives se sont rassemblés pour discuter de l’état actuel de l’épidémie et des moyens pouvant permettre d’atteindre l’objectif reconnu au niveau mondial, à savoir fournir le traitement contre le virus du SIDA à 30 millions de personnes d’ici 2020. Depuis le début de l’épidémie, rappelle l’UNAIDS dans une note parvenue à l’Agence Fides, environ 35 millions de personnes sont mortes de maladies liées au SIDA, le nombre des séropositifs étant estimé à 78 millions de personnes.« Cet objectif ambitieux ne pourra être atteint sans efforts concertés au niveau des Etats, sans un élargissement significatif de la diffusion du test, sans un maintien efficace des personnes sous traitement et sans la mise en place précoce de ce dernier et sa poursuite pendant toute la vie de la personne ». C’est ce qu’affirme l’équipe de Médecins sans frontières participant activement à la conférence de Durban. Dans ce cadre, MSF apporte sa propre expérience directe, en partageant les résultats de recherches opérationnelles dans les pays d’Afrique occidentale et centrale, où actuellement seule une personne sur quatre affectée par le virus du SIDA a accès aux soins, ces pays comptant par ailleurs près d’un tiers des décès dus au SIDA au niveau mondial du fait de l’absence d’accès aux soins et de contextes caractérisés par des conflits au sein desquels la couverture en terme de thérapie antirétrovirale se trouve à des niveaux alarmants. Aujourd’hui l’ONG supporte le traitement de plus de 250.000 personnes contaminées dans 19 pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe orientale.

AFRIQUE/ZAMBIE - Présentation du plan stratégique de l’Eglise de Zambie pour 2017-2026

Lusaka – Le plan stratégique de l’Eglise en Zambie pour la période 2017-2026 veut contribuer à réaliser la mission de porter l’Evangile à toute la terre, selon le commandement de Jésus Christ. « Ce document aidera l’Eglise à diffuser l’Evangile de manière intelligente. Il s’agira d’une feuille de route, avec l’aide de l’Esprit Saint ». C’est ce que souligne l’Archevêque de Lusaka, S.Exc. Mgr Telesphore Mpundu, Président de la Conférence épiscopale de Zambie qui, à l’occasion du lancement du plan précité a également annoncé le changement de dénomination de l’organisme qui s’appellera désormais Zambia Conference Catholic Bishops .Selon le communiqué diffusé par la Conférence épiscopale et parvenu à Fides, l’Archevêque a expliqué que la nouvelle dénomination veut rendre l’Eglise plus adaptée à l’époque, le plan 2017-2026 ayant été élaboré afin que l’Eglise en Zambie soit en phase avec la situation et les événements actuels. « Le Seigneur dit que si l’on construit sans Lui, nous construisons en vain. Nous devons par suite être des chrétiens qui impliquent le Christ dans tout ce qu’ils font » a déclaré Mgr Mpundu, remarquant que le plan pour la prochaine décennie veut donner à l’Eglise plus d’importance dans le domaine social, politique et économique.La Conférence épiscopale de Zambie a été fondée en 1965 et ses statuts approuvés en 1984. Elle fait partie de l’Association des Conférences épiscopales d’Afrique orientale et du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar . En Zambie, existent 11 Circonscriptions ecclésiastiques, à savoir deux Archidiocèses et neuf Diocèses.

ASIE/TURQUIE - Prise de position d’un analyste turc sur l’importance des appels lancés par les mosquées dans l’échec de la tentative de coup d’Etat

Istanbul – Lorsqu’en Turquie s’est diffusée la nouvelle de la tentative de coup d’Etat, la Direction nationale des affaires religieuses a disposé que les imams des mosquées devaient prononcer à haute voix la salah, prière rituelle islamique, afin d’exprimer leur soutien au gouvernement et aux autorités de l’Etat. Cette intervention, décisive pour démontrer le soutien populaire aux gouvernants et marquer l’échec du coup d’Etat, « n’a pas de précédent dans l’histoire récente de la Turquie. Cependant, un précédent existe sous l’Empire ottoman, lorsque le Sultan appela les mosquées à organiser le soutien populaire contre les rébellions des janissaires, qui constituaient sa garde ».La comparaison historique suggestive est faite par l’analyste de géopolitique Emre Oktem, professeur de droit international à l’Université Galatasaray d’Istanbul. « Vue la portée décisive de ce choix – indique l’analyste turc – il faut imaginer que ceux qui ont pris cette initiative avaient à l’esprit cette expérience historique désormais lointaine et ont voulu la ritualiser ».Dans un entretien accordé à l’Agence Fides, le Pr. Oktem offre d’autres tentatives d’analyses originales par rapport à ce qui a eu lieu en Turquie à la fin de la soirée du 15 juillet. « Je suis frappé par le point de vue de ce Curzio Malaparte aurait qualifié de « technique du coup d’Etat », les auteurs de ce dernier ayant tenté de répéter un schéma identique à celui du coup d’Etat réussi de mai 1960 et aux successifs, qui avaient échoué. Il existe un anachronisme de plus d’un demi siècle, comme s’ils ne se rendaient pas compte que nous vivons en 2016. Par exemple, ils ont tenté d’occuper le réseau télévisé d’Etat. Mais en 1960, il existait seulement un réseau radiophonique. Il suffisait de s’en emparer pour conditionner tout le pays. Maintenant, il existe des milliers de chaînes de télévision et de stations de radio… Ils voulaient nommer des représentants militaires de haut niveau à la tête de la Banque nationale, comme cela se faisait dans les années 1970. Mais maintenant, nous sommes au XXI° siècle, l’économie mondiale se meut selon d’autres lignes directrices. Il n’est plus utile de tenter de contrôler la Banque de l’Etat. En somme, les putschistes ne semblaient pas être au courant des dynamiques réelles vécues par le peuple turc ».Pour l’avenir – ajoute Emre Oktem – il est encore trop tôt pour comprendre quelles seront les répercussions du coup d’Etat manqué au plan national et mondial. Le mouvement de Fethullah Gülen, l’imam résidant aux Etats-Unis, a longtemps constitué une composante importante du front islamiste qui appuyait Erdogan. Maintenant, les organes du gouvernement turc l’indiquent comme l’inspirateur du coup d’Etat et pourraient présenter aux Etats-Unis une demande d’extradition concernant la personne de Fetullah Gulen. « Si les Etats-Unis devaient refuser – ajoute le Pr. Oktem – pourrait s’ensuivre une crise entre les Etats-Unis et la Turquie, justement à un moment où les deux pays devraient collaborer dans la lutte contre le terrorisme. Il faudra vérifier comment seront jugés les militaires et les fonctionnaires arrêtés. Si leurs procès devaient se dérouler de manière illégale, cela provoquera de nouvelles tensions sociales et ouvrira la porte à de nouvelles crises ».

AMERIQUE/COLOMBIE - Nouveau diplôme en Droits fondamentaux des migrants et des accords internationaux de l’Université pontificale xavérienne

Bogotá – L’Université pontificale xavérienne ouvre une nouvelle filière d’études débouchant sur un Diplôme en Droits fondamentaux des migrants et des accords internationaux, qui se tiendra à Bogotá. Le but est d’offrir un espace de réflexion et d’habilitation aux fonctionnaires colombiens, aux membres d’organisations de la société civile et de la coopération internationale en ce qui concerne les bases du droit international, les relations internationales et la législation colombienne. Selon la note parvenue à Fides, l’objectif est de contribuer à améliorer la protection des droits fondamentaux des migrants colombiens dans le cadre des accords internationaux.Le cours, qui se tiendra d’août à novembre, est articulé en trois modules : le premier dédié au cadre de la protection des droits fondamentaux des migrants au niveau international, régional et national, le deuxième analysant des implications et des défis lancés par les accords internationaux en matière de protection des droits fondamentaux des migrants et le troisième prévoyant des leçons et des stages en vue de la mise en œuvre de politiques publiques en Colombie ayant pour but une protection complète et efficace des droits fondamentaux des migrants colombiens dans le contexte de la mondialisation.

AFRIQUE/EGYPTE - Copte tué dans le village d’Akoris suite à la dégénération d’une rixe entre jeunes

Akoris – Une banale dispute entre jeunes dans l’après-midi d’hier, 17 juillet, s’est transformée en rixe à matrice sectaire dans le village d’Akoris, à 12 Km au nord de Minya, provoquant la mort d’un jeune copte et trois blessés – deux hommes chrétiens parents de deux prêtres et une femme musulmane. Selon des sources locales, le tout aurait été provoqué par une altercation entre un certain nombre de jeunes musulmans transitant dans la rue sur une charrette tirée par un âne et des jeunes coptes de leur âge. Rapidement, parents et amis des jeunes musulmans se sont rassemblés autour des maisons des parents des prêtres. Ont ensuite fait leur apparition des battes de baseball et des couteaux, la rixe finissant ainsi dans le sang.Après que la nouvelle de l’attaque et de ses conséquences se soit répandue, une multitude de chrétiens s’est rassemblée autour des maisons ayant fait l’objet de l’assaut pour dénoncer l’inaction des forces de sécurité face aux violences et aux intimidations à l’encontre des chrétiens égyptiens. Voici quelques jours seulement , l’Archevêque copte orthodoxe de Minya, Makarios, avait adressé un appel aux forces politiques et de sécurité suite à une série de violences subies en particulier par les chrétiens égyptiens. Désormais – avait-il fait remarquer – de telles attaques violentes de différentes natures, allant de l’attaque aux maisons aux enlèvements ciblés dans un but d’extorsion, se succèdent à raison d’un tout les dix jours en moyenne.

AMERIQUE/VENEZUELA - Célébration de la Journée de l’Enfant… malgré la crise

Caracas – Bien que les conditions économiques et sociales du Venezuela ne permettent pas les fêtes, le Dimanche 17 juillet a dans tous les cas été célébrée la Journée de l’Enfant. Ce qui a poussé les familles vénézuéliennes à fêter cette journée a été tout d’abord la foi en Dieu, l’optimisme et l’espoir que viendront des jours meilleurs. Les témoignages recueillis par le périodique local Efecto Cocuyo racontent une enfance éprouvée par la faim, la pauvreté et la précarité des soins médicaux. Environ 20% des enfants vénézuéliens souffrent en effet de malnutrition, selon la fondation Bengoa, et tout autant perdent la vie par manque de médicaments. « Nous n’avons pas besoin de je ne sais quelles richesses pour faire sentir à nos enfants qu’ils sont spéciaux » a déclaré le Président du Réseau pour les droits fondamentaux des enfants et des adolescents. Cette Journée a représenté une occasion pour promouvoir la valeur de la famille, la communication et la joie que les enfants aiment partager avec les personnes qu’ils aiment.

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