Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/BANGLADESH - Appel au pardon et à la miséricorde des Evêques du Bangladesh après le massacre

Dacca – Abandonner toute forme de violence pour embrasser le pardon et la miséricorde : c’est ce que demande un message des Evêques catholiques du Bangladesh au lendemain du massacre terroriste qui a fait 20 victimes le 1er juillet dans un restaurant de Dacca. « La violence au nom de la religion est toujours une erreur. Il faut que nous récupérions tous un trait d’humanité qui conduit au respect de la dignité et à la paix » remarque le texte ainsi que l’indique à Fides S.Exc. Mgr Gervas Rozario, Evêque de Rajshahi. L’Evêque illustre à l’Agence Fides les contenus du message : « Nous condamnons la violence inouïe du terrorisme qui méprise les vies humaines et nous invitons tout un chacun à se laisser toucher et transformer par des valeurs telles que la miséricorde et le pardon, qui sont les caractéristiques authentiques d’un être humain » remarque-t-il. « Nous participons pleinement au deuil dans lequel est plongé le pays et nous prions pour les âmes des victimes et pour leurs familles, leur exprimant une profonde solidarité » poursuit l’Evêque.La petite Eglise au Bangladesh, qui représente moins de 1% de la population, a dédié la journée d’hier, Dimanche 3 juillet, à la commémoration des victimes. « Dans toutes les églises de la nation, les Messes d’hier ont été offertes pour les victimes du terrorisme et aujourd’hui encore, chaque communauté locale organisera une veillée de prière ou une Adoration eucharistique pour participer spirituellement et offrir à Dieu ce moment tragique » indique Mgr Rozario. « En tant que catholiques bengalais, notre action en faveur du bien de la nation au travers de l’apostolat social, des écoles, des hôpitaux et de la Caritas se poursuivra, au profit des citoyens de toutes les strates sociales, de toutes religions, ethnies et cultures » conclut-il.

AFRIQUE/KENYA - Déclarations de l’Evêque de Garissa aux réfugiés menacés d’expulsion

Nairobi – « Chers migrants et réfugiés, ne perdez pas l’espérance de trouver un avenir plus sûr, de trouver sur votre chemin une main tendue et de faire l’expérience de la solidarité fraternelle et de la chaleur de l’amitié » a exhorté S.Exc. Mgr Joseph Alessandro, Evêque de Garissa et Président de la Commission épiscopale pour les migrants, les réfugiés et les gens de mer du Kenya, au cours d’une rencontre avec les réfugiés tenue dans la Paroisse du Verbe divin de Kayole à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié.S’adressant aux réfugiés provenant du Rwanda, du Burundi, du Soudan du Sud, d’Ethiopie et de République démocratique du Congo, Mgr Alessandro a indiqué : « Vous avez une place spéciale dans le cœur de l’Eglise et vous aidez l’Eglise à élargir son cœur en manifestant sa maternité vis-à-vis de l’ensemble de la famille humaine ».Mgr Alessandro a ainsi voulu rassurer les réfugiés quant au fait que l’Eglise se trouve à leur côté au moment où le gouvernement de Nairobi a menacé la fermeture du camp de Dadaab, le plus grand du monde . L’Evêque a souligné que les politiques de contrôle des migrations du Kenya doivent être guidées par la préoccupation pour toutes les personnes, par la miséricorde et la justice.

AFRIQUE/EGYPTE - Prêtre copte orthodoxe en l’anniversaire du début de la révolte contre le Président Morsi

Le Caire – Un prêtre copte orthodoxe, le Père Rafael Moussa, a été tué à Al Arish, dans le nord de la péninsule égyptienne du Sinaï, dans une embuscade revendiquée par la branche locale du prétendu « Etat islamique ». L’homicide est intervenu le 30 juin, troisième anniversaire des manifestations contre le Président Mohamed Morsi, qui débouchèrent, le 3 juillet, sur sa déposition et la prise du pouvoir de la part du Chef de l’Etat, alors Ministre de la Défense, Abdel Fatah al Sisi.« Le Père Moussa, 46 ans, de l’église Mar Girgis d’el Arish, a été tué à coup d’armes à feu alors qu’il rentrait à son domicile après la Messe » indique un communiqué de l’Eglise copte orthodoxe. « L’Eglise copte orthodoxe et le Patriarche Tawadros II présente ses condoléances à la famille du martyr et condamne tous les actes de terrorisme qui menacent la sécurité de la patrie et ont pour objectif de diviser ses enfants. Que Dieu protège l’Egypte de tout danger ».En juillet 2013, un autre prêtre copte orthodoxe, le Père Mina Aboud avait déjà été tué.

ASIE/BANGLADESH - Témoignage du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires après l’attentat de Dacca

Dacca – « Après l’attentat de Dacca, nous sommes très préoccupés quant à la montée en puissance du terrorisme. Ces actes de terrorisme constituent un dommage pour le pays et pour son image à l’étranger. La situation que nous vivons est véritablement difficile ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Dilip Costa, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Bangladesh, commentant le dernier épisode qui a secoué le pays. Les forces spéciales ont fait irruption, mettant fin par une opération coup de poing à l’action d’un groupe terroriste qui tenait en otage plusieurs étrangers dans un restaurant de Dacca. Le bilan est d’au moins 20 morts et de plusieurs blessés.Le Père Costa, enseignant au Séminaire de Dacca et Collaborateur dans une Paroisse locale, indique à Fides l’atmosphère du pays : « Il est vrai que la majeure partie des musulmans condamne des actes comme celui-ci et que les groupes radicaux sont minoritaires. Mais les dangers existent et nous chrétiens les avertissons également, attendu que des attaques ont également visé des lieux chrétiens et des missionnaires. Le gouvernement déclare faire de son mieux mais, évidemment, cela n’est pas suffisant pour les arrêter. Nous ne savons pas combien est direct et concret le lien entre les groupes radicaux et violents opérant localement et le prétendu « Etat islamique » présent au Proche-Orient, mais il est certain qu’il s’agit d’un danger que nous courons » ajoute le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires.Les Institutions chrétiennes sont protégées par la police mais « toutes les minorités vivent dans un état de peur et nous ne savons pas où cette situation précaire conduira la nation. En tant que chrétiens, nous prions et nous poursuivons notre mission, surtout au travers des œuvres sociales » conclut-il.

AMERIQUE/VENEZUELA -Déclarations de l’Archevêque de Mérida après l’agression à étudiants et séminaristes

Mérida – Dans l’après-midi d’hier, 1er juillet, un groupe violent – probablement l’une des bandes qui cherche de prendre le contrôle de la ville – a attaqué un groupe d’étudiants qui se rendaient à leurs cours dont des séminaristes de l’Archidiocèse de Mérida. Une partie du groupe d’étudiants s’est enfui mais les cinq séminaristes ont été agressés, roués de coups puis dénudés et tournés en dérision. L’un d’entre eux a été porté aux urgences. Des épisodes de violence liés à des rapines et à des vols interviennent généralement en soirée mais, au cours de ces derniers jours, des actes de vandalisme et de violence à l’encontre de personnes innocentes ont souvent lieu en plein jour.« Ceci n’est pas la manière de résoudre les différences qui peuvent exister dans la société parce que cela nous porte à un climat de violence et de désespoir, qui est ce qui disqualifie un gouvernement qui ne s’occupe pas de l’intégrité de ses ressortissants », indique S.Exc. Mgr Baltazar Porras Cardozo, Archevêque de Mérida, en commentant l’agression à l’encontre des étudiants.« Malheureusement, nous nous retrouvons de nouveau devant ces actes de vandalisme, avec ces groupes qui agissent contre l’intégrité de personnes qui se trouvent dans la rue. Les séminaristes ont été attaqués, dénudés et roués de coups, l’un d’entre eux de manière particulièrement grave, le tout en absence totale de personnel de la sécurité publique qui devraient garantir la protection et la santé physique, morale et spirituelle des citoyens » peut-on lire dans le communiqué de l’Archidiocèse envoyé à Fides.Les groupes violents sont en augmentation au Venezuela : bandes criminelles, criminalité organisée, paramilitaires qui, en l’absence d’une réponse adéquate des forces de sécurité, cherchent à prendre le pouvoir et le contrôle plein et entier de certaines zones de Mérida, Valencia, Caracas et d’autres villes. La capitale est devenue la ville la plus violente au monde .

ASIE/TERRE SAINTE - Déclarations des Ordinaires catholiques au nouvel Administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem

Jérusalem – « Pendant 12 ans, vous avez animé les religieux de la Custodie de Terre Sainte et soigné les relations œcuméniques avec les Patriarcats grec orthodoxe et arménien orthodoxe. Votre amitié fraternelle avec les Patriarches émérites était évidente. Votre accueil fraternel envers chacun d’entre nous était cordial et sincère ». C’est ce qu’écrit l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte dans une Lettre de bienvenue au Père Pierbattista Pizzaballa, nouvel Administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem. La lettre arrive en réponse aux messages que le Père Pizzaballa avait écrit aux fidèles de tout le Patriarcat.Dans la missive, au ton particulièrement cordial, les Ordinaires affirment : « Notre désir commun de se servir de tout et de tous pour ouvrir des routes et construire des ponts nous préservera de la tentation de mettre des bâtons entre les roues ou de nous barricader derrière d’inutiles querelles de clochers. Allons de l’avant ensemble, sans revirements, sans hésitations, sans reculer, en nous aimant toujours et partout ». Les Ordinaires se déclarent prêts à soutenir le Père Pizzaballa et « à ouvrir leurs esprits et leurs cœurs à progresser ensemble dans la rencontre et le soutien réciproque » et décidés à répondre de manière concrète à l’invitation visant à « se rencontrer et s’accueillir les uns les autres » que l’Administrateur apostolique avait lancée dans son message.

ASIE - 35 années de présence du JRS en Asie-Pacifique

Bangkok – Depuis 35 ans, le Jesuit Refugee Service est actif dans la zone Asie-Pacifique, pour y assister réfugiés et évacués et ce dans sept pays : l’Australie, le Cambodge, l’Indonésie, la Papouasie Nouvelle Guinée, les Philippines, Singapour, Timor Est et la Thaïlande. Actuellement, le service assiste plus de 310.000 personnes en ce qui concerne leurs besoins primaires mais aussi en matière de promotion sociale, d’instruction et de réinsertion dans la société.Ainsi que le rappelle une note parvenue à Fides, en 1981, l’alors Préposé général des Jésuites, le Père Pedro Arrupe, lança le JRS en Asie-Pacifique, surtout sur la base des besoins des réfugiés se trouvant en Thaïlande, en activant une première équipe composée de religieux et de laïcs. Le JRS a commencé à aider ces réfugiés à affronter un avenir incertain, offrant surtout des services éducatifs. Ceci demeure l’objectif principal du JRS, qui s’engage à aider les groupes les plus vulnérables, impliqués dans des catastrophes naturelles et des déplacements de masse, à améliorer leurs conditions de vie au travers de formation professionnelle et de petites bourses d’études.Pour faire face au phénomène de « l’urbanisation croissante des réfugiés » - qui vivent souvent dans des conditions de pauvreté, sans avoir accès aux services essentiels – le JRS organise des groupes de soutien ainsi que des services de soutien psychosocial et légaux. En Australie et en Thaïlande, le JRS accompagne réfugiés et demandeurs d’asile dans les centres de rétention pour immigrés, leur offrant assistance médicale et légale. Des services de formation sont fournis aux migrants birmans réfugiés en Thaïlande, alors qu’aux Philippines et à Timor Est, le JRS travaille en faveur de personnes évacuées à cause du conflit, offrant une assistance à celles qui cherchent à se réintégrer au sein de la communauté.En Indonésie, après l’action post-tsunami de 2004, le JRS a commencé à fournir des services de formation, des séminaires sur la résolution des conflits et la réconciliation ainsi qu’une assistance en matière de procédures d’alerte précoce.

AFRIQUE/RD CONGO - Retour à la maison du Père du Père Apollinaire Malumalu, organisateur des premières élections libres en RDC

Kinshasa – « Il s’agit d’une nouvelle bouleversante, qui nous trouble fortement. La disparition du Père Malumalu est l’une des plus grandes épreuves que la République démocratique du Congo doit surmonter. Il s’agit d’une catastrophe, d’un vide et d’une grave perte pour la Nation tout entière ». Tels sont les termes employés par le Centre d’Etudes pour la promotion de la paix, de la démocratie et des droits fondamentaux pour qualifier, dans un communiqué envoyé à l’Agence Fides, la mort du Père Apollinaire Malumalu, prêtre catholique qui avait organisé les premières élections libres de la République démocratique du Congo, en 2006.Le Père Malumalu était en effet Président de la Commission électorale indépendante remplacée, au cours des élections contestées de 2011, par la Commission électorale nationale indépendante, dirigée par ce même prêtre. En 2013, les Evêques avaient cependant pris des sanctions canoniques à son égard lorsque ce dernier avait été nouvellement choisi pour présider la CENI . Par la suite, le prêtre avait été contraint à quitter ce poste pour raisons de santé .Le Père Malumalu est retourné à la maison du Père dans la nuit du 30 juin au 1er juillet à Dallas, où il avait été hospitalisé pour un cancer. L’annonce de sa mort a été donnée par S.Exc. Mgr Melchisédech Sikuli Paluku, Evêque de Butembo-Beni, Diocèse d’origine du prêtre décédé.

OCEANIE/AUSTRALIE - Un ancien réfugié vietnamien, nouvel Evêque de Parramatta

Parramatta – « J’ai fait beaucoup de sauts de foi dans ma vie » a déclaré S.Exc. Mgr Vincent Long Van Nguyen, qui a fui le Vietnam en 1975 parmi les « boat people » qui quittèrent leur pays sur des embarcations de fortune en direction de l’Australie. Réfugié dans ce dernier pays et devenu prêtre, Mgr Vincent Long Van Nguyen est désormais devenu le quatrième Evêque de Parramatta, non loin de Sydney.L’Evêque a pris possession de son Diocèse au cours de ces derniers jours durant une Messe qui a vu la participation de nombreux fidèles. Il a choisi comme devise épiscopale « Duc in altum », Avances au large, qui rappelle la traversée d’une mer. Une devise qui « a un rapport – a-t-il rappelé – avec mon expérience personnelle de réfugié », mais qui « s’adapte également aux défis que doit relever aujourd’hui l’Eglise à Parramatta ». Mgr Vincent Long Van Nguyen a par ailleurs déclaré : « Je considère le moment critique que nous vivons actuellement comme analogue à l’exil biblique avec lequel, en tant qu’expatrié, j’ai une affinité personnelle. Comme ancien réfugié, j’accorde une attention spéciale à ceux qui sont marginalisés, aux personnes des périphéries de la société ».Ordonné prêtre dans l’Ordre des Frères mineurs conventuels, il a été consacré Evêque auxiliaire de Melbourne en 2011. Durant son service, il s’est caractérisé comme un partisan du multiculturalisme au sein de la société australienne, oeuvrant également en tant que Président de la Commission pour les Migrants et les réfugiés de la Conférence épiscopale australienne.

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Lettre pastorale des Evêques à la veille des élections municipales

Johannesburg – « Nous avons besoin de maires et de conseillers municipaux qui aient vraiment à cœur les problèmes économiques et d’autre type que nos concitoyens doivent affronter » affirme la Lettre pastorale des Evêques sud-africains relative au scrutin visant au renouvellement des organes locaux qui aura lieu le 3 août prochain.« Personne ne veut de responsables attentifs à faire de l’argent et intéressés seulement par la politique politicienne. Etre un homme politique peut constituer une noble vocation chrétienne » souligne la Lettre envoyée à l’Agence Fides. C’est pourquoi les Evêques demandent « à ceux qui aspirent au leadership de garantir que nos districts municipaux seront gouvernés selon les principes d’une direction éthique. Nous les exhortons à exercer le pouvoir avec honnêteté et responsabilité vis-à-vis des pauvres et des plus vulnérables ».En parallèle avec la publication de la Lettre pastorale des Evêques, la Commission épiscopale Justice et Paix de la Southern African Catholic Bishops’ Conference a diffusé un communiqué dans lequel elle critique la condamnation insuffisante de la part des hommes politiques des récentes violences qui ont ensanglanté la campagne électorale. « Nous sommes déçus par le fait que nos responsables politiques n’ont pas été assez visibles et n’ont pas parlé avec la force nécessaire en ce qui concerne la condamnation des récents homicides politiques et des violences factieuses » a affirmé S.Exc. Mgr Abel Gabuza, Evêque de Kimberley et Président de la Commission précitée.A la mi-juin, au moins trois personnes ont été tuées à Tshwane, dans les environs de Pretoria, dans le cadre d’affrontements ayant éclaté après le choix d’un candidat aux élections municipales de la part d’un parti de gouvernement.« Les hommes politiques mobilisent actuellement les jeunes, en particulier les chômeurs, afin de les employer dans le cadre des violences préélectorales » dénonce Mgr Gabuza, qui invite les sud-africains « à ne pas se faire manipuler par des hommes politiques qui démontrent que leur intérêt primaire est la soif de pouvoir et de postes de gouvernement ».Le 6 juillet aura lieu à Durban un moment de prière en faveur du déroulement pacifique du scrutin.

AMERIQUE/HONDURAS - Campagne sur la tolérance au profit de plus de 250.000 enfants

San Pedro Sula – Une campagne sur la tolérance vient d’être lancée dans tout le pays, campagne qui impliquera pendant sept semaines 1.391 centres éducatifs dont 193 à San Pedro Sula. Le slogan de cette initiative est : « tolérer ne signifie pas se lasser d’aimer mais accepter les autres, savoir en attendre le mieux et la paix pour l’ensemble de l’humanité ». Une déclaration de l’Evêque du Diocèse, S.Exc. Mgr Angel Garachana Perez, indique que « dans les écoles, est fournie une éducation de l’intelligence, du cœur et de la volonté des enfants » et que la tolérance en tant que valeur signifie accepter et valoriser l’autre qui est différent de nous. Selon les informations parvenues à Fides, l’Evêque a en outre mis en évidence que nous ne devons pas nous considérer comme des ennemis mais nous devons nous sentir complémentaires les uns des autres, et par conséquent dialoguer. La coordinatrice de la campagne a déclaré qu’au cours des prochaines semaines seront menées de nombreuses activités relatives à la tolérance. A San Pedro Sula, 39.000 enfants et leurs 1.493 enseignants prendront part à la campagne en question. Au niveau national, six Diocèses y ont adhéré pour un total de 276.500 enfants et 12.000 enseignants.

AMERIQUE/VENEZUELA - Visite à l’hôpital et encouragements au personnel et aux bénévoles de la part du nouvel Evêque de San Carlos

San Carlos – Face à la terrible situation d’urgence que connaît actuellement le Venezuela, et en particulier ses hôpitaux , S.Exc. Mgr Polito Rodríguez Méndez, nouvel Evêque de San Carlos de Venezuela, s’est rendu hier en visite à l’hôpital général Egor Nucete de San Carlos, posant ainsi son premier geste d’attention épiscopale vis-à-vis de la ville dont il est devenu le Pasteur.La note envoyée à Fides indique que Mgr Polito Rodríguez Méndez a été accueilli par les médecins, des infirmiers, des patients et des membres des familles. Il a rendu visite entre autres aux urgences pédiatriques, aux urgences et au service de médecine interne. L’Evêque a salué et béni les patients, les membres de leurs familles, les médecins, les infirmiers, les bénévoles et les membres de la Caritas Pastorale sociale, service présent et actif au sein du centre sanitaire. Enfin, il a eu des paroles d’encouragement pour le personnel sanitaire et les bénévoles, leur demandant de poursuivre leur travail à l’hôpital, en particulier en ces moments de crise que connaît actuellement le pays.San Carlos constitue la capitale de l’Etat vénézuélien de Cojedes. Fondée le 27 avril 1678 par le Père Pedro de Berja, OFM Cap., elle compte aujourd’hui quelques 100.000 habitants. Ce centre n’échappe cependant pas à la violence qui est toujours plus répandue dans le pays. Selon des sources non confirmées officiellement, 96 personnes ont été tuées au cours de la fin de semaine dernière entre Caracas, Zulia, Carabobo, Guarico, Anzoategui, Cojedes, Sucre et Tachira.

AMERIQUE/ETATS UNIS - Prise de position de l’Archevêque de Los Angeles sur la réforme de la politique de l’immigration

Los Angeles – « Nous avons besoin d’une réforme globale de la politique de l’immigration maintenant. Il ne s’agit pas d’une question politique mais de défense des droits fondamentaux et de protection de la dignité humaine » : telles sont les paroles prononcées par S.Exc. Mgr José Gómez, Archevêque de Los Angeles, la plus grande circonscription ecclésiastique des Etats-Unis comptant par ailleurs le plus grand nombre d’immigrés hispanisants et provenant de différentes parties du monde.Selon la note parvenue à Fides, l’Archevêque a demandé au Président Barack Obama de bloquer les expulsions d’immigrés en situation irrégulière, après la décision de la Cour Suprême du 23 juin confirmant le blocage du plan sur l’immigration du Président, qui cherche à accorder un statut légal à 5 millions d’immigrés clandestins présents dans le pays. La Cour Suprême s’était prononcée après que 26 Etats, Texas en tête, aient rejeté le plan du Président Obama, estimant que ce dernier avait outrepassé ses pouvoirs et établi des mesures pour lesquelles seul le Congrès était compétent.Dans sa déclaration portant la date du 26 juin, l’Archevêque de Los Angeles affirme que « l’échec constant de notre nation à affronter la crise de l’immigration représente une tragédie humanitaire ». Toutefois, « il est maintenant temps de montrer de nouveau le courage du leadership moral et politique ».

ASIE/PAKISTAN - Jeune chrétienne victime d’un viol de groupe dans le cadre d’une vengeance musulmane

Lahore – Une jeune chrétienne, Samrah Badal, a été victime d’un viol de groupe de la part de quatre musulmans désireux de venger le présumé honneur terni d’une famille musulmane. C’est ce qu’indique à Fides Maître Aneeqa M. Anthony, Avocat chrétien et coordinatrice de l’ONG The Voice Society, en relatant la violence intervenue le 25 juin dernier à Lahore.Selon la reconstitution des faits réalisée par l’avocat, tout a commencé lorsque la jeune musulmane Sehar Wasif s’est enfuie avec le jeune chrétien Inayat Masih, duquel elle était amoureuse. La famille d’Inayat Masih a dû affronter toutes les conséquences de cette action. En effet, la famille de Sehar Wasif a envoyé des hommes – dont le frère de Sehar Wasif – chez la sœur d’Inayat Masih, Samrah Badal, lui demandant des nouvelles. N’obtenant pas satisfaction, les hommes en question ont commencé à la rudoyer, la dénudant et la traînant dans la rue avant d’abuser d’elle sous les yeux de ses cinq enfants.L’équipe de l’ONG s’est rendue au commissariat de police et a déposé plainte pour le compte de la victime. Maître Aneeqa M. Anthony rappelle que « la famille de Sehar Wasif est une famille musulmane très influente » de Lahore et qu’elle croit que cette violence bestiale demeurera impunie. C’est pourquoi elle fait appel « aux hommes politiques chrétiens, tels que le Ministre Kamran Micheal, afin qu’ils puissent intervenir et avoir le courage d’aider les chrétiens ».

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Soupçons contre l’armée malgré les accusations lancées par le gouvernement contre une nouvelle formation islamiste concernant les violences de Wau

Juba – Au moins 50 morts et plusieurs milliers d’évacués : tel est le bilan d’une vague de violence qui a investi la petite ville de Wau, à 650 Km de la capitale du Soudan du Sud, Juba, en date du 25 juin. Le gouvernement accuse un non mieux précisé « mouvement islamique de formation récente » d’être responsable des attaques perpétrées contre la population civile. Selon les autorités de Juba, la formation islamiste serait composée de déserteurs de l’armée sud-soudanaise, de combattants de l’armée de résistance du Seigneur et de membres des milices soudanaises janjaweed.S.Exc. Mgr Rocco Taban Musa, Administrateur apostolique de Malakal originaire de Wau, accuse quant à lui le gouvernement de Juba d’instiguer les violences à caractère tribal après l’éviction du gouverneur, le Général Elias Waya, qui, aux dires de Mgr Taban, était capable de jouer un rôle de médiateur entre les différentes composantes de la société locale. Son remplacement par une autre personne a en revanche attisé les affrontements tribaux. A Wau, coexistent en effet plusieurs ethnies .Selon la Caritas locale, des milliers de personnes se trouvent actuellement près les structures appartenant à l’Eglise de Wau et sur la base locale des casques bleus de l’ONU. Pour le responsable de la Caritas de Wau, la population craint de revenir chez elle bien que l’armée patrouille dans les rues. « Les personnes ne font pas confiance aux militaires parce qu’elles déclarent que l’armée serait responsable de la mort des civils ».Le South Sudan Council of Churches – organisme réunissant les confessions chrétiennes présentes dans le pays – a lancé un appel au gouvernement afin qu’il mette fin aux combats et mène une enquête sur les violences ayant concerné Wau et d’autres parties du pays.

ASIE/LIBAN - Prise de position du Patriarche d’Antioche des Maronites sur les dangers courus par l’identité de la nation libanaise à cause de la présence des réfugiés

New York – La masse énorme de réfugiés syriens qui ont trouvé refuge au Liban risque de bouleverser les équilibres et l’identité de la nation libanaise, notamment parce que les multitudes de réfugiés qui passent leur existence dans des conditions précaires et parfois désespérées, représentent un bassin de recrutement potentiel pour les organisations terroristes. Tel est le scénario alarmant de la situation du Liban et du Proche-Orient dans son ensemble qu’a décrit le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, dans une intervention prononcée le 28 juin à New York au siège de la Catholic Near East Welfare Association, dans le cadre de son actuelle visite pastorale aux Etats-Unis.Selon le Cardinal, une solution permanente concernant la crise des réfugiés de l’ensemble du Proche-Orient requiert une paix durable et leur progressif rapatriement dans leurs pays d’origine alors que doit être évité à tout prix leur installation permanente dans des conditions souvent à la limite du supportable sur les terres où ils ont trouvé refuge.Au cours de son intervention, le Patriarche d’Antioche des Maronites a également dédié des considérations articulées au conflit israélo-palestinien, qu’il considère être « à l’origine des problèmes du Proche-Orient ». Selon le Cardinal, ce conflit pourra être résolu seulement au travers de « la création d’un Etat palestinien aux côtés d’un Etat israélien, avec le retour des réfugiés palestiniens et le retrait des troupes israéliennes des territoires occupés de Palestine, de Syrie et du Liban ». La séparation entre la religion et la politique nationale, « tant pour l’hébraïsme que pour l’islam – a ajouté le Patriarche – représente l’une des conditions fondamentales en vue d’une solution politique permanente dans la région » en ce que « les problèmes commencent lorsque l’on discrimine de manière automatique les citoyens qui ne confessent pas la religion d’Etat ».

ASIE/INDE - Prise de position du nouveau Recteur du Collège Saint André de Bandra sur l’Encyclique Laudato si

Mumbai – Faire vivre l’Encyclique Laudato si dans la vie de la population : tel est l’engagement pris par le Père Magi Murzello, nouveau Recteur du Collège Saint André de Bandra, dans la zone de Mumbai. Ainsi que l’a appris Fides, le Père Murzello est un prêtre qui se définit comme étant « ami de l’écologie » et qui est titulaire d’un doctorat en Sciences environnementales. Son programme vise à « traduire de manière créative et pédagogique dans la praxis pastorale l’Encyclique Laudato si du Pape François, en insérant des contenus au sein des pratiques de culte et de dévotion. Ainsi, le Père Murzello a créé un Chemin de Croix qui se concentre sur les thèmes de la dégradation environnementale et il a conduit une réflexion sur le thème « Ne gaspillez pas les dons de Dieu », qui s’est achevée par le nettoyage d’une plage. Le Père Murzello parle de son initiative à Fides, qui consiste à « approfondir les différents chapitres de l’Encyclique Laudato si pour sensibiliser l’ensemble du peuple de Dieu aux thèmes tels que le dialogue, l’écologie intégrale, la spiritualité écologique, la transparence et l’action de grâce ». Le Collège Saint André, sis dans l’Archidiocèse de Mumbai, est un lieu fréquenté non seulement par des catholiques mais également par des fidèles d’autres religions.

AFRIQUE/EGYPTE - Nouvel appel du Président égyptien en faveur d’une libération du discours religieux des idées extrémistes

Le Caire – Le Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi, a demandé à nouveau aux arabes et aux musulmans de faire front commun contre le terrorisme, en libérant le discours religieux et les activités qui en sont inspirées, de toute condescendance envers les idées et les positions extrémistes. « Le monde musulman – a souligné le Chef de l’Etat – connaît actuellement un tournant très dangereux et se trouve à affronter des défis sans précédent pour la vie de ses peuples ». Cette condition d’urgence requiert « des efforts convergents de la part de nous tous, en mettant de côté les différences ».Le Président a adressé son appel au cours d’une intervention télévisée réalisée pour commémorer la Laylat Al-Kadr au cours de laquelle les musulmans croient que Mahomet eut la révélation comme cela est écrit dans le coran, nuit qui correspond à l’une des nuits impaires de la dernière décade du ramadan. En particulier, Abdel Fattah al Sisi s’est adressé aux chercheurs de l’Université islamique d’al-Azhar, la plus importante du monde sunnite, en les invitant à « repenser le discours religieux », en l’émancipant de tous les facteurs qui influencent négativement les idées et comportements diffusés au sein des communautés islamiques.Ce n’est pas la première fois que le Président égyptien indique aux autorités religieuses islamiques l’urgence de s’engager de manière énergique dans l’éradication du fanatisme et des dérives sectaires. Au début de 2015, dans un célèbre discours aux chercheurs et aux responsables religieux liés à al-Azhar , Abdel Fattah al Sisi avait déclaré que le monde islamique ne peut plus être perçu comme « source d’angoisse, de danger, de mort et de destruction » pour le reste de l’humanité et que les guides religieux de l’islam doivent « sortir d’eux-mêmes » et favoriser une « révolution religieuse » pour éradiquer le fanatisme et le remplacer par une « vision plus illuminée du monde ». « Est-il possible – avait déclaré à cette occasion le responsable égyptien – que 1,6 milliards de personnes puissent penser ne réussir à vivre que si elles éliminent les 7 autres milliards d’habitants du monde ? Non, c’est impossible ».

AFRIQUE/RD CONGO - Message de la Conférence épiscopale au terme de sa 53ème Assemblée plénière

Kinshasa – Respect de la Constitution et des échéances électorales qu’elle prescrit, lancement d’un dialogue réel entre toutes les parties du monde politique, mise en place de politiques sociales visant à alléger les conditions pénibles dans lesquelles se trouve la population et respect des droits fondamentaux : telles sont les indications que la Conférence épiscopale de la République démocratique du Congo a inséré dans le Message qu’elle a publié au terme de sa 53ème Assemblée plénière.La RDC connaît « situation inquiétante qui risque de plonger le pays dans le chaos » affirme le document envoyé à l’Agence Fides. « La crise actuelle ne résulte-t-elle pas du blocage du processus électoral ? » se demandent les Evêques. Selon la Constitution, les élections présidentielles et législatives devraient se tenir d’ici la fin de ,’année mais jusqu’à présent aucune date n’a encore été établie.Les Evêques se demandent si « ce retard serait dû à un déficit de bonne gouvernance, à un cas de force majeure, ou à un manque de volonté politique délibéré ? ». « Le dialogue, voie royale en démocratie pour résoudre les problèmes, semble lui aussi être dans l’impasse » dénoncent les Evêques, qui se plaignent en outre de « la réduction sensible de l’espace démocratique, la multiplication inquiétante de violations des droits humains, les massacres ignobles et l’insécurité croissante dans la région Est du pays ». Tout cela fait que, selon le Message, « le peuple se voit sacrifié sur l’autel des intérêts des politiciens ».Pour sortir de cette situation, les Evêques font appel aux dirigeants de la nation afin qu’ils respectent la Constitution et « l’alternance au pouvoir comme fondement d’une vie démocratique ».Concrètement, la CENI demande aux forces politiques de « mettre fin aux manœuvres dilatoires et se mettre autour d’une table avec le Facilitateur nommé pour se parler en face, en vue de dégager un consensus pour l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes dans le respect de la Constitution ».Les Evêques entendent accompagner de leurs prières ce processus, en demeurant politiquement neutres, et au travers d’une campagne d’éducation civique afin de « contribuer à former la conscience du peuple pour qu’il contribue à édifier un Etat de droit ».

ASIE/TADJIKISTAN - Suicides de mères accompagnées de leurs enfants à cause de la pauvreté et de la violence

Vahdat – La violence à l’égard des femmes continue à augmenter, tout comme le niveau général d’agressivité et de cruauté de la société tadjike. L’alarme a été lancée par une représentante de l’ONG Women With Higher Education, après le énième cas de suicide d’une femme dans le fleuve traversant la petite ville de Vahdat, la jeune femme s’étant lancée dans l’eau avec son enfant, tous deux étant épuisés par la faim et la pauvreté. Selon les informations parvenues à Fides, déjà en février dernier, une femme de 25 ans s’était jetée d’un pont avec ses quatre enfants. Quatre mois auparavant, une mère de famille de 30 ans s’était sauvée par miracle après avoir noyé ses trois enfants et avait été condamnée à 18 ans de réclusion.Selon un porte-parole du Ministère tadjik, en 2015, ont été enregistrés au total un nombre de 325 suicides et de tentatives de suicides de femmes. Les femmes tadjikes sont contraintes à se marier très tôt et immédiatement envoyées dans les maisons de leurs maris, où elles subissent des abus de toute nature. En outre, l’aggravation de la crise économique qui afflige le pays a eu des conséquences sociales dramatiques sur une grande partie de ses habitants.Selon la Banque mondiale, le Tadjikistan est le pays le plus largement dépendant des retours financiers effectués par les émigrés. Les flux monétaires ont diminué des deux tiers en 2015 suite à la crise économique russe, qui trouve à son tour son origine dans la chute des prix du pétrole et dans les sanctions occidentales suite à la participation de la Russie au conflit ukrainien. Le Tadjikistan est également fortement dépendant de l’économie russe, au sein de laquelle travaille la moitié de la population masculine, en majorité dans le secteur des constructions.

Páginas