Derniers flash de l'agence Fides

ASIE/TURQUIE - Prix européen pour l’église arménienne apostolique de Diyarbakir, confisquée par le gouvernement

Diyarbakir – L’église arménienne apostolique Saint Cyriaque de Diyarbakır a reçu un prix de la part de l’Union européenne pour sa récente restauration, mais la cérémonie de remise du prix et de pose de la plaque commémorative du prix ne pourront avoir lieu dans le lieu de culte, qui, depuis mars dernier, a été confisqué par les autorités militaires turques pour des motifs de sécurité, tout comme les autres églises présentes dans le centre ville.Des sources turques, consultées par l’Agence Fides, indiquent que le prix de l’Union européenne pour le patrimoine culturel a été décerné à l’église arménienne apostolique Saint Cyriaque pour l’excellente réussite des travaux de restauration qui l’avaient ramenée à son antique splendeur. Les travaux, soutenus par les communautés arméniennes apostoliques de toute la Turquie, avaient également représenté un moment significatif de réconciliation entre les différentes composantes de la population et de collaboration avec les autorités locales.L’église arménienne apostolique de Diyarbakır est la plus grande du Proche-Orient. Son clocher majestueux peut être vu de tous les coins de la ville et vient remplacer l’original, détruit au canon en 1914.A la fin du mois de mars, le gouvernement turc a placé sous séquestre une vaste zone de la ville située sur les rives du Tigre, dans le cadre des opérations militaires menées dans le sud de la Turquie contre les positions du Parti des travailleurs du Kurdistan .Au sein de la zone urbaine séquestrée se trouvent toutes les églises présentes à Diyarbakir. Outre celle de Saint Cyriaque, sont également présentes l’église chaldéenne Saint Serge, l’église arménienne catholique, l’église syriaque dédiée à la Très Sainte Vierge Marie et un lieu de culte protestant outre à plus de 6.000 habitations, situées en grande partie dans le centre historique de la ville. Déjà au moment de l’expropriation aucune église chrétienne de Diyarbakir n’était ouverte au culte. Au cours de ces dernières semaines , alors qu’à Diyarbakir a été prolongé le couvre-feu proclamé par les autorités turques, se multiplient également les recours présentés par les représentants légaux des fondations liées aux communautés chrétiennes contre l’ordre d’expropriation urgent pris par le gouvernement.

ASIE/LIBAN - Nouvelle prise de position des Evêques maronites sur la situation libanaise

Bkerkè – Le monde arabe est menacé dans son existence même par des « identités assassines » et les crises et guerres qui bouleversent l’ensemble de la région ont leurs racines profondes dans les « oppositions régionales » et dans les « politiques internationales ». C’est ainsi que les Evêques maronites, réunis au siège patriarcal de Bkerkè pour leur assemblée mensuelle, ont, pour la énième fois, rappelé la dimension mondiale et les facteurs extérieurs qui continuent à alimenter les guerres et autres tragédies humanitaires dans l’ensemble du Proche-Orient.Au cours de la réunion, qui a eu lieu le 4 mai sous la présidence du Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, les Evêques maronites ont réaffirmé que l’élection du Président de la République libanaise – charge vacante depuis maintenant près de deux ans à cause des veto croisés des coalitions politiques – est « indispensable pour préserver l’identité constitutionnelle libanaise » et ont également mis en garde contre le danger de la fragmentation sur base sectaire qui bouleversera inévitablement l’actuelle physionomie des nations arabes si la stratégie du « fer et du feu » est encore privilégiée au détriment du dialogue.Dans le cadre de leur réunion – peut-on lire dans le communiqué final parvenu à l’Agence Fides – les Evêques maronites ont également commenté de manière positive les récentes mesures qui préfigurent la fermeture des « maisons de prostitution » et ont demandé à ce que les enquêtes ouvertes ces derniers temps concernant des cas de corruption soient menées à terme, attendu que les scandales contribuent également à faire en sorte que le Liban semble « un bateau ivre ».

AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Conclusions de la rencontre de travail de la Religious Superiors’ Association of South Sudan

Juba – « La pollution de l’eau, de la terre, de l’air, la déforestation et l’abatage d’arbres sans remplacement, les incendies de forêts, l’exploitation excessive des pâturages, la désertification et l’exploitation du pétrole comme source majeure de ressources du pays mais également en tant qu’agent polluant » constituent les menaces contre l’habitat humain et naturel que doit affronter le Soudan du Sud selon les religieux oeuvrant sur place.Au terme d’une rencontre de travail dédiée à l’Encyclique Laudato Si, les supérieurs de plus de 500 religieux oeuvrant au Soudan du Sud et réunis au sein de la RSASS , ont publié un communiqué intitulé « Prenons soin de notre maison commune, le Soudan du Sud ».Le Soudan du Sud sort actuellement d’une guerre civile qui a eu un impact fortement négatif sur la coexistence sociale. « Au cours des longues années de guerre, nous avons perdu le rapport avec nos frères et sœurs, devenant comme Caïn qui tua son frère » souligne le document parvenu à l’Agence Fides. « Nous avons perdu notre rapport avec Dieu, qui nous confie, comme à des gérants, Sa Création, et nous avons mis en danger notre maison sacrée en nous faisant seigneurs de la Création ».Pour remédier à cette situation, les religieux oeuvrant au Soudan du Sud s’engagent à faire en sorte que « l’éducation des enfants, des jeunes et des responsables devienne une priorité au sein des Paroisses et des écoles » et à utiliser les moyens de communication, en particulier la radio, pour diffuser le message de l’Encyclique Laudato Si.Ils se proposent enfin de sensibiliser la population à la plantation d’arbres, à la conservation d’un environnement propre et à l’amélioration des techniques agricoles.

AMERIQUE/MEXIQUE - Plus de 9.000 enfants victimes de mauvais traitements en famille dans l’Etat du Michoacán

Morelia – Dans l’Etat mexicain du Michoacán 15,5% des fillettes et 19,4% des garçonnets de 6 à 9 ans subissent des mauvais traitements de la part de leurs parents. Les données en question ont été recueillies dans le cadre de l’Etude enfantine et juvénile 2012. Toutes aussi alarmantes sont celles concernant les abus sexuels perpétrés sur des enfants appartenant à la même tranche d’âge, puisqu’ils sont relatifs à 13,7% des enfants en question, chiffre qui est dépassé seulement par celui du Chiapas. Selon les informations parvenues à Fides, le Michoacán enregistre en outre un taux de mortalité infantile de 8,6 cas par an de mineurs selon le dernier recensement de la population. Le phénomène de la violence envers les mineurs est un processus qui évolue lentement et les statistiques annuelles les plus récentes sont celles présentées par les organisations de la société civile. Selon les données recueillies par la Fundación en Pantalla Contra la Violencia Infantil, en 2014, le Michoacán occupait la quatrième place dans le classement relatif à l’exploitation des mineurs, derrière les Etats de Zacatecas, Sinaloa et Baja California.

AMERIQUE/COLOMBIE - Prise de position de l’Evêque de Tibu face à la violence faisant fuir les familles

Tibù – Les familles paysannes fuient suite à l’augmentation du nombre des homicides, mais aussi à cause de la présence de groupes armés qui menacent et rackettent la population, a dénoncé l’Evêque du Diocèse colombien de Tibu, S.Exc. Mgr Omar Alberto Sanchez, en rencontrant des journalistes locaux.La note parvenue à Fides indique que, selon l’Evêque, ce phénomène s’est aggravé depuis le rapprochement des FARC et de l’ELN du gouvernement national en vue des colloques de paix. « L’angoisse et la peur règnent dans ces territoires et ceci donne la sensation que les colloques de paix, qui sont proches, entrent dans une mauvaise phase » a déclaré Mgr Sanchez.L’Evêque a par ailleurs réaffirmé que le fait qu’il existe un grand nombre « d’ennemis de la paix » n’est pas un secret et que de nombreuses personnes sont intéressées à ce que les accords soient bloqués à cause des intérêts en jeu, dont celui relatif aux cultures illicites et au trafic de drogue .

AFRIQUE/RD CONGO - Risque de délégitimation générale des institutions en l’absence d’élections d’ici novembre

Kinshasa – « La République démocratique du Congo pourrait donc devenir le seul pays au monde où toutes les institutions de l’État seront hors mandat, donc illégales et illégitimes ». C’est ce qu’affirme une note envoyée à l’Agence Fides par le Réseau Paix pour le Congo, qui se demande : « serait-il encore possible d’organiser les élections présidentielles et législatives nationales avant la fin de novembre 2016 et de façon que les résultats qui en sortiront seront vraiment acceptés par tous? ».Ces considérations naissent de l’annonce faite par le gouvernement de Kinshasa relative à son absence de moyens suffisants pour financer le processus électoral. De son côté, la Commission électorale n’a pas encore commencé l’opération de révision et de mise à jour du fichier électoral.Si on ne parvenait pas à organiser les élections avant la fin du prochain mois de novembre, aussi le Président de la République et l’Assemblée Nationale se trouveront hors mandat. Déjà le Sénat et les Assemblées provinciales sont hors mandat depuis janvier 2012, ayant ces institutions été élues en janvier 2007 pour une durée de cinq ans.« Il s’agit d’une impasse pour laquelle il sera sans doute difficile de trouver une solution constitutionnelle, car la constitution en tant que telle ne peut pas prévoir que l'Etat puisse se trouver dans l’impossibilité d’organiser des élections » affirme la note.« La solution à cette impasse ne peut être que politique et, surtout, elle devra passer par le dialogue entre les différentes parties impliquées dans le processus électoral. La commission électorale a déjà un comité ad hoc: la tripartite, composée des délégués de la Commission électorale, des partis politiques de la majorité et des partis de l’opposition, auxquels on devrait ajouter ceux de la société civile » suggère la note.En ce qui concerne le financement des élections, il est irresponsable de recourir au principe de la souveraineté nationale si l’Etat en tant que tel ne dispose pas des moyens nécessaires pour organiser les élections. Il serait en revanche sage de recourir à l’aide de la communauté internationale qui s’est d’ores et déjà dite prête à collaborer comme, du reste elle l’a déjà fait en 2006, conclut la note.

EUROPE/GRANDE BRETAGNE - Scolarisation de 75 millions d’enfants dans les pays traversant une crise humanitaire

Londres – Environ 75 millions d’enfants et d’adolescents d’âge scolaire vivant dans des pays frappés par des crises ont besoin de programmes de scolarisation. C’est ce qu’a récemment déclaré l’organisation britannique Overseas Development Institute dans une étude sollicitée par l’UNICEF et par les gouvernements britannique, américain et norvégien. De par le monde, 37 millions d’enfants qui devraient, de par leur âge, fréquenter l’enseignement primaire et secondaire ne vont pas à l’école à cause de la guerre ou d’urgences d’une autre nature.Seulement en Syrie, 6.000 écoles sont fermés alors qu’au Nigeria et au Cameroun 1.800 collèges ne sont pas opérationnels. En République centrafricaine, c’est un quart des structures existantes qui n’assurent pas leur service éducatif. Le document a été diffusé moins de trois semaines avant le premier Forum mondial humanitaire qui se tiendra à Istanbul, et au cours duquel est prévue la création d’un fond devant financer des programmes scolaires dans les pays en crise. Le but immédiat est de recueillir 4.000 millions d’USD pour pouvoir offrir, au cours des cinq prochaines années, une scolarisation à 13,5 millions d’enfants vivant en zones de conflit.

AMERIQUE/EQUATEUR - Préoccupations des bénévoles pour les victimes du séisme

Portoviejo – Petit-déjeuner, déjeuner et goûter : c’est ce que reçoivent quotidiennement les familles sans abri, les secouristes bénévoles et les pompiers, grâce à la mobilisation d’un groupe nombreux de fidèles organisé par les missionnaires capucins de Portoviejo après le séisme du 16 avril . Chaque jour, 3.600 repas sont servis.« La tragédie a rendu visible la solidarité de nombreuses personnes qui s’unissent pour venir porter du poulet, du bœuf, du riz, de l’huile etc. même si désormais nous commençons à épuiser les provisions. Nous voulons continuer à aider mais nous n’en avons pas les moyens » déclare le Frère Felipe Intriago, membre du mouvement Jean XXIII, dans la note envoyée à Fides par l’Archidiocèse de Guayaquil.Dans le cadre de cette action de solidarité à Portoviejo, l’une des zones les plus touchées par le séisme, travaillent ensemble des personnes appartenant à différents mouvements ecclésiaux, tels que la Légion de Marie, le Renouveau charismatique et des groupes paroissiaux qui aident bénévolement chaque jour à préparer et à servir la nourriture. Outre à cela, nombreuses sont les initiatives que l’Eglise catholique a mises en place dans la province de Manabi afin d’aider les personnes touchées par le séisme. Il existe désormais la préoccupation que cette aide ne s’arrête pas. Ainsi, toutes les Paroisses de l’Archidiocèse de Guayaquil sont-elles devenues des centres de collecte pour les aides aux victimes du séisme et aux secouristes.

ASIE/PAKISTAN - Boum des vocations sacerdotales

Lahore – L’Eglise au Pakistan vit la foi dans les difficultés de chaque jour, dans un pays où 95% de la population est musulmane. Elle est « fervente dans les vocations sacerdotales et à la vie consacrée, marquée de la bénédiction de Dieu, qui est toujours proche de Son peuple » comme l’indique le Père Inayat Bernard, Recteur du Petit Séminaire Sainte Marie de Lahore à l’Agence Fides.Le Père Bernard, qui régit une structure comptant 26 jeunes séminaristes, rappelle les chiffres qui caractérisent l’Eglise au Pakistan, florissante en matière de vocations : 23 ordinations sacerdotales de prêtres diocésains ou religieux du début de 2015 à ce jour et 15 nouveaux diacres qui se préparent à être ordonnés au cours de cette année. Entre temps, à l’Institut national de Théologie de Karachi, 79 séminaristes font leurs études alors que le Grand Séminaire Saint François Xavier de Lahore en compte 96. « Ce sont des chiffres qui annoncent un avenir florissant pour l’Eglise catholique au Pakistan – commente le Père Bernard – sans oublier les nombreuses vocations au sein des ordres religieux féminins, un signe d’espérance qui insuffle confiance et courage, même dans les difficultés ». Il est vrai que la communauté chrétienne, dans la situation sociopolitique complexe qui caractérise le Pakistan, souffre parfois de flagrantes discriminations ou encore qu’existent des épisodes de violence comme celui de l’attentat de Pâques à Lahore, « alors que le terrorisme frappe de manière aveugle des objectifs religieux, civils et militaires » observe le prêtre. Cependant, ces difficultés « n’attaquent pas notre liberté et la foi de la population mais la renforcent et aujourd’hui nous en apprécions les fruits » conclut-il. « Il est bien vrai que le martyre, dont nous faisons parfois l’expérience, est en soi semence de nouveaux chrétiens et demeure un don de Dieu que seule la foi permet de comprendre et de vivre ».

AFRIQUE/EGYPTE - Vers la discussion parlementaire d’une nouvelle norme en matière de construction de lieux de culte

Le Caire – Le nouveau projet de loi relatif à la construction des lieux de culte, à l’étude depuis des années, vient de trouver sa version définitive et sera discuté par le Parlement égyptien au cours des prochaines semaines et probablement avant la fin de ce mois. Selon des sources citées par la presse égyptienne, le projet a été remis aux autorités de l’Eglise copte orthodoxe au cours de ces derniers jours, de manière à pouvoir écouter les évaluations et éventuelles objections sur le texte provenant des responsables du Patriarcat copte orthodoxe.A l’automne 2014, les représentants des principales Eglises et communautés chrétiennes présentes en Egypte avaient envoyé au gouvernement égyptien un mémorandum contenant des suggestions et des propositions en vue d’une nouvelle législation en matière de construction d’édifices de culte chrétien sur le territoire national . L’intention de fonds qui inspirait les propositions des responsables chrétiens – indiquait à cette occasion S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique de Gizeh, à l’Agence Fides – était celle de « faciliter l’application de procédures rapides et claires dépendant seulement de la loi et dégagées de tout type d’arbitraire ». Selon les propositions alors présentées par les Eglises et communautés chrétiennes présentes en Egypte, la concession des permis de construire relatifs à des lieux de culte chrétien auraient dû être revenir aux autorités municipales locales, comme cela est déjà le cas pour la construction d’édifices privés, sans impliquer les niveaux provinciaux ou nationaux de l’administration.Les obligations bureaucratiques rendant difficile la construction de nouvelles églises remontent en partie à la période ottomane. En 1934, le Ministère de l’Intérieur y ajouta ce qu’il est convenu d’appeler « les dix règles » qui interdisent notamment de construire de nouvelles églises à proximité des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application rigide de ces règles a empêché de construire des églises dans des villes et villages habités par des chrétiens, en particulier dans les zones rurales de Haute Egypte.

ASIE/IRAQ - Djihadistes mis en fuite du village de Telskuf par l’action combinée des milices kurdes et des opérations aérienne de la coalition

Telskuf – L’offensive menée par quelques 150 djihadistes du prétendu « Etat islamique » au cours de la journée d’hier, 3 mai, sur Telskuf, petite ville de la pleine de Ninive dans laquelle, avant août 2014, vivaient quelques 12.000 chrétiens, aura duré seulement quelques heures. Les milices kurdes Peshmerga, appuyées par les raids aériens de la coalition internationale luttant contre le prétendu « Etat islamique », ont repris le contrôle au cours de cette même journée de mardi de ce qui actuellement se présente comme une ville inhabitée. Les affrontements entre les milices kurdes et les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont fait plusieurs victimes dans les deux camps. Les Peshmerga sont au nombre de trois au moins. Un communiqué de la coalition, repris par des sources kurdes consultées par l’Agence Fides, indique qu’un militaire américain est tombé, lui aussi, dans le cadre des affrontements avec les djihadistes du prétendu « Etat islamique » au sein du district de Telskuf. L’attaque djihadiste contre Telskuf faisait partie d’une offensive plus vaste tentée par les miliciens du prétendu « Etat islamique » afin d’ouvrir des percées dans les zones du nord de l’Irak tenues par les Peshmergas après que les milices kurdes aient remporté d’importants succès dans les affrontements contre les djihadistes, reconquérant d’importants villages dans la zone de Kirkuk.Telskuf est actuellement une ville fantôme. Ses habitants l’ont abandonnée en masse dans la nuit du 6 au 7 août 2014, lorsque des dizaines de milliers de chrétiens des villages de la plaine de Ninive fuirent face à l’avancée des milices du prétendu « Etat islamique ». Les djihadistes se retirèrent de Telskuf au cours des mois suivants mais la ville est demeurée déserte et les familles chrétiennes n’y retournent que pour célébrer les obsèques et enterrer leurs morts au cimetière local. Une partie des habitants de Telskuf ayant évacué la ville ont trouvé refuge dans la ville voisine d’Alqosh.

AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Initiative visant à éradiquer le travail des mineurs

Santo Domingo – Le travail des mineurs est un phénomène qui concerne 13% des enfants dominicains de 5 à 17 ans. Pour y faire face, est née dans le pays la Fondation Niños Limpiabotas La Merced, dont la mission est d’éradiquer l’exploitation des mineurs en tant que cireurs de chaussures dans la zone ouest de Santo Domingo, en les accompagnant et en leur permettant d’acquérir une formation complète au travers de l’acquisition de valeurs par lesquelles contribuer au développement d’une société libre, juste et solidaire. Selon les estimations de l’UNICEF, de par le monde existent 158 millions d’enfants de 5 à 14 ans qui travaillent soit 1 sur 6, des millions de ceux-ci le faisant dans des conditions dangereuses.

AMERIQUE/NICARAGUA - Déclarations de l’Evêque de Matagalpa après la mort violente du responsable d’un groupe antigouvernemental

Matagalpa – Déplorant l’assassinat d’Enrique Aguinaga Castrillo, connu également sous le surnom de « Commandant invisible », qui a eu lieu samedi dernier, 30 avril, et considérant que rien de positif ne naît de la militarisation des zones rurales du pays, l’Evêque de Matagalpa, S.Exc. Mgr Rolando José Alvarez Lagos, a exhorté à mettre un terme aux crimes contre les civils, en particulier dans le nord du pays. « La population vit dans la terreur… Par suite, il est important de démilitariser la zone et de faire cesser tout type de crime contre les civils » a demandé l’Evêque.Hier matin, 3 mai, Mgr Alvarez Lagos a célébré la Messe dans la Paroisse Notre Seigneur de Veracruz, dans la communauté d’El Cacao, au sein de la commune de Dario et s’est plaint du meurtre d’Enrique Aguinaga Castrillo auprès de la presse locale. Selon les moyens de communication, Enrique Aguinaga Castrillo a été l’un des nicaraguayens qui avaient demandé l’asile politique au Honduras en 2013. Il était par la suite revenu au Nicaragua en tant que responsable d’un groupe probablement armé, contraire au gouvernement inconstitutionnel de Daniel Ortega.Selon la version fournie par l’armée, les militaires ont tué « un délinquant » alors que la famille d’Enrique Aguinaga Castrillo affirme qu’il a été tué sauvagement au cours d’une embuscade et criblé de projectiles. A ce propos, Mgr Alvarez Lagos a indiqué que « tout crime commis contre les êtres humains, contre les civils qui se trouvent sans défense, est totalement répréhensible. En considérant par ailleurs la brutalité et la férocité avec lesquelles il a été perpétré, il est encore plus répréhensible et exécrable ».

AMERIQUE/MEXIQUE - Renforcer la sécurité des personnes à Veracruz et limiter le nombre des enlèvements

Veracruz – « A Veracruz, est nécessaire la mise en place d’un mécanisme de réaction immédiate en cas de disparition d’une personne, sans devoir attendre 72 heures pour déposer plainte » a déclaré l’Evêque de Cordoba , S.Exc. Mgr Eduardo Patiño Leal, en parlant à la communauté au terme de la célébration de la fête de la Sainte Croix, le 2 mai.« Nous savons qu’ailleurs dans le pays, on parvient à retrouver les personnes en vie si l’on intervient avant. Les autorités doivent garantir que ces crimes n’aient pas lieu. Malheureusement, non seulement ils continuent à se produire mais leur nombre augmente. Voila pourquoi nous prions pour les autorités afin qu’elles parviennent à trouver des solutions adéquates à ces tragédies » a ajouté l’Evêque selon la note parvenue à l’Agence Fides. « Il faut garantir la sécurité de la population de Veracruz et ne pas continuer à voir augmenter les cas de personnes disparues » a conclu Mgr Patiño Leal.L’Eglise dans cette zone a dû s’adapter à la situation diffuse de menaces ou de violences. Dans de très nombreuses Paroisses, la Messe dominicale de 20.00 a été anticipée « pour raisons de sécurité ». Dans les petits villages de campagne comme dans la périphérie également, où les fidèles mettent quelques heures pour se rendre à l’église, la Messe est célébrée le matin et non plus dans l’après-midi par crainte de revenir tard et d’être victimes de quelque groupe criminel.

AMERIQUE/MEXIQUE - Triste phénomène des enfants nés dans les prisons de la part de mères détenues

Mexico – Actuellement, dans les prisons mexicaines se trouvent plus de 13.000 femmes dont la majeure partie sont mères. Dans les centres de détention masculin et féminin de Sainte Marthe, à Mexico, vivent également 550 enfants qui sont nés sur place. Il s’agit de la prison dans laquelle réside le plus grand nombre de mineurs, environ 110. Selon la fondation Reinserta un Mexicano A. C., 80% de ces mineurs vivent dans des prisons présentant des contextes violents et en présence de drogue. Par ailleurs, dans 80% des instituts de peine du pays, il n’existe pas de Centre de développement enfantin pas plus que les conditions garantissant une vie digne pour leur âge et lorsque les mineurs se retrouvent dans la vie réelle, ils rencontrent de nombreux problèmes.Toutes les prisons du Mexique n’admettent pas la présence de mineurs là où sont détenues leurs mères et cela, dénonce la Commission nationale des Droits fondamentaux, viole le droit des enfants à vivre avec leur mère. Dans une étude sur les femmes détenues, ce même organisme a enregistré la présence d’enfants dans 51 centres de réclusion. La présence des mineurs est autorisée seulement dans le cas où l’enfant naît alors que sa mère purge une peine. A la prison d’Acapulco, des enfants de 14 ans vivent avec leurs mères. Dans dix autres pénitenciers de Basse Californie, du Chiapas, du District fédéral, de Jalisco, de Nayarit, de San Luis Potosí, du Yucatán et de Zacatecas, la présence des mineurs n’est pas autorisée.

AMERIQUE/MEXIQUE - Renforcer la sécurité des personnes à Veracruz et limiter le nombre des enlèvements

Veracruz – « A Veracruz, est nécessaire la mise en place d’un mécanisme de réaction immédiate en cas de disparition d’une personne, sans devoir attendre 72 heures pour déposer plainte » a déclaré l’Evêque de Cordoba , S.Exc. Mgr Eduardo Patiño Leal, en parlant à la communauté au terme de la célébration de la fête de la Sainte Croix, le 2 mai.« Nous savons qu’ailleurs dans le pays, on parvient à retrouver les personnes en vie si l’on intervient avant. Les autorités doivent garantir que ces crimes n’aient pas lieu. Malheureusement, non seulement ils continuent à se produire mais leur nombre augmente. Voila pourquoi nous prions pour les autorités afin qu’elles parviennent à trouver des solutions adéquates à ces tragédies » a ajouté l’Evêque selon la note parvenue à l’Agence Fides. « Il faut garantir la sécurité de la population de Veracruz et ne pas continuer à voir augmenter les cas de personnes disparues » a conclu Mgr Patiño Leal.L’Eglise dans cette zone a dû s’adapter à la situation diffuse de menaces ou de violences. Dans de très nombreuses Paroisses, la Messe dominicale de 20.00 a été anticipée « pour raisons de sécurité ». Dans les petits villages de campagne comme dans la périphérie également, où les fidèles mettent quelques heures pour se rendre à l’église, la Messe est célébrée le matin et non plus dans l’après-midi par crainte de revenir tard et d’être victimes de quelque groupe criminel.

AFRIQUE/NIGERIA - Appui du Président de la Conférence épiscopale au plan de lutte contre la corruption et la violence du Chef de l’Etat

Abuja – « Nous louons vos efforts pour combattre Boko Haram et la corruption. Nous souhaitons que justice soit faite selon la loi, sans qu’existent de poches d’impunité » a affirmé S.Exc. Mgr Ignatius Ayau Kaigama, Archevêque de Jos et Président de la Conférence épiscopale du Nigeria, dans son discours prononcé à l’occasion de la visite des Evêques au Président nigérian, Muhammud Buhari, le 2 mai.Se référant à Boko Haram et à la corruption, Mgr Kaigama les a qualifiés de « monstres qui menacent de déstabiliser le Nigeria et de détruire la croissance et le développement de la Nation ». Dans son discours, dont le texte a été envoyé à l’Agence Fides, l’Archevêque de Jos souligne les efforts que l’Eglise catholique fait afin de venir en aide aux populations contraintes à fuir les violences de la secte islamiste. « En particulier – a rappelé l’Archevêque – les Evêques de Maiduguri et de Yola, comme ceux du reste du pays, ont accueilli un grand nombre d’évacués. La Caritas Nigeria a envoyé une délégation au Cameroun avec une quantité significative d’aides afin de secourir les milliers de nigérians qui se sont réfugiés dans ce pays ».Le Président de la Conférence épiscopale a ensuite cité les récents massacres perpétrés dans les Etats du sud, comme ceux d’Agatu et de Nimbo , attribués aux bergers Fulanis, lesquels seraient également responsables de l’embuscade manquée contre la voiture de S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d’Abuja.Selon Mgr Kaigama, il faut venir en aide tant aux bergers en difficulté à cause des changements climatiques qu’aux agriculteurs, y compris pour créer une économie moins dépendante du pétrole. Cependant, il affirme dans le même tant que « les attaques armées et les massacres sont devenus une menace nationale au point qu’il faudrait les considérer comme une rébellion et les traiter comme telle ».Mgr Kaigama s’est enfin plaint du manque de soutien apporté par l’Etat aux écoles catholiques, qualifiées « d’écoles missionnaires », alors qu’elles fournissent une éducation de qualité à tous ceux qui le demandent, sans discrimination, ainsi que des énormes difficultés rencontrées pour construire des lieux de culte chrétiens au sein des Universités fédérales dans les Etats du nord, à majorité musulmanes, tout comme pour édifier de nouvelles églises au sein de ces mêmes zones.« Nous vous demandons de pousser les gouvernements de ces Etats à faire respecter la liberté de religion inscrite dans notre Constitution » a demandé Mgr Kaigama au Chef de l’Etat.

EUROPE/CONFEDERATION HELVETIQUE - Pour cheminer ensemble sous l’action de l’Esprit

Solothurn – Les « mouvements » de notre temps impliquent tout un chacun. Il en est qui sont contraints à se déplacer, voire même à fuir, se déracinant pour toujours de leur propre histoire et de leur propre contexte et il en est qui, se faisant l’illusion que le fait de se déplacer soit synonyme de liberté, mène une vie privée de racines et d’appartenances stables. Les jeunes font particulièrement l’expérience d’une incertitude identitaire inédite, risquant de se perdre dans la crise de toute valeur et idéologie.Ainsi que l’indique à l’Agence Fides Bianca Maisano, des Missionnaires séculières scalabriniennes, plus de 400 personnes de plus de quarante langues et cultures différentes se sont rencontrées dans la ville de Solothurn dans le cadre de la Fête de Printemps organisée au Centre international Scalabrini du 29 avril au 1er mai. La fête en question avait cette année pour thème « Dans les mouvements de notre temps, quels signes de vie nouvelle ? « Voici, je fais l’univers nouveau ». La rencontre de formation, qui constitue désormais un rendez-vous traditionnel, a vu réuni des jeunes, des familles et des amis de différentes nationales dont des réfugiés.Ont eu lieu dans ce cadre un forum auquel participaient Mauro Magatti et Chiara Giaccardi, enseignants de l’Université catholique de Milan, un dialogue en huit langues différentes se développant en groupes, des moments de jeu, de fête et de musique ainsi qu’une Messe en l’église des Jésuites, célébrée par le Vicaire général du Diocèse de Bale Solothurn, Mgr Markus Thürig, en présence de missionnaires scalabriniens, les Pères G. Bortolamai et O. Gil, et du Père S. Viola, qui ont permis à tous de vivre une expérience de don réciproque et de témoignage,Selon l’intuition prophétique du Bienheureux Giovanni Battista Scalabrini, la Providence, c’est-à-dire le souffle de l’Esprit, fait se mouvoir de l’intérieur l’histoire et le cœur, les transformant en terrain fertile pour un nouveau chemin à parcourir ensemble.

AFRIQUE/RD CONGO - Souvenir de « Papa Wemba », ambassadeur de la culture congolaise et catholique engagé, de la part du Président de la Conférence épiscopale

Kinshasa – « Il s’agissait d’un catholique engagé qui a rendu témoignage de l’Eglise en diffusant le message du Synode des Evêques pour l’Afrique en matière de réconciliation, de justice et de paix ». C’est en ces termes que S.Exc. Mgr Nicolas Djomo, Evêque de Tshumbe et Président de la Conférence épiscopale de République démocratique du Congo , se souvient de « Papa Wemba », au siècle Jules Shungu Wembadio, considéré comme l’icône de la musique congolaise et ambassadeur de la culture nationale mort à Abidjan le 24 avril des suites d’un malaise durant un concert.En adressant ses condoléances à la famille du chanteur, « au nom de la CENCO et en mon nom personnel », Mgr Djomo, entend « au travers de ce message atteindre tous ceux qui se sentent touchés par ce deuil ». « En particulier – poursuit le texte – je pense à l’ensemble du peuple congolais qui pleure l’un de ses ambassadeurs de la musique et de la culture ayant porté hors des frontières la richesse extraordinaire de la musique congolaise ».Le Président de la CENCO souligne en outre l’engagement chrétien de « Papa Wemba ». « C’est avec fierté que nous nous souvenons de « Papa Wemba », outre que pour son immense talent et sa brillante carrière musicale, pour sa figure de catholique engagé, qui a rendu témoignage de l’Eglise en diffusant le message du Synode des Evêques pour l’Afrique en matière de réconciliation, de justice et de paix. Il a participé à la sortie, en 2011, de l’album Afrika Tenda Amani , produit par Radio Vatican pour accompagner la publication de l’Exhortation apostolique post-synodale Africae Munus de S.S. Benoît XVI. En novembre 2011, « Papa Wemba », rappelle Mgr Djomo, avait participé au concert tenu à l’occasion de l’arrivé du Pape Benoît XVI à Cotonou, au Bénin, toujours dans le cadre de la remise de l’Exhortation apostolique post-synodale Africae Munus, un concert basé sur ses principaux thèmes : la réconciliation, la justice et la paix ».

ASIE/YEMEN - Poursuite des négociations en vue de la libération du prêtre salésien pris en otage après le massacre d’Aden

Aden – Deux mois après le massacre perpétré par un commando terroriste dans la clinique d’Aden dans le cadre duquel ont perdu la vie quatre Missionnaires de la Charité ainsi que 12 autres personnes, aucune nouvelle certaine n’est encore parvenue concernant le sort du Père Thomas Uzhunnalil, prêtre salésien qui se trouvait dans la structure et que les terroristes ont emmené avec eux après leur attaque. En l’absence d’informations vérifiées, des rumeurs continuent à circuler sur le fait qu’il est encore vivant et sur les négociations en cours visant à obtenir sa libération.« Les dernières paroles, rassurantes en un sens, me sont parvenues de manière indirecte voici quelques dix jours. Il m’a alors été dit que le Père Uzhunnalil était vivant et que son retour à la liberté pourrait être imminent. Mais, depuis lors, rien ne s’est passé. Nous espérons et nous prions pour lui » indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Paul Hinder OFM Cap, Vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale.Aux négociations, participent les services de sécurité locaux, qui continuent à suivre l’affaire avec la discrétion requise, même en l’absence de faits nouveaux.Au cours de la Semaine Sainte, avaient circulé sur Internet des indiscrétions qui accréditaient, sans aucune preuve, la mise à mort par crucifixion du prêtre salésien de nationalité indienne. Le 29 mars, la Congrégation salésienne, dans un communiqué officiel, avait invité tout un chacun à ne pas croire aux fausses nouvelles diffusées sur Internet à propos du sort du Père Uzhunnalil .Entre temps, les Missionnaires de la Charité présentes au Yémen continuent à œuvrer dans leurs maisons de Sanaa et de Hodeyda, au service de ceux qui souffrent le plus, dans un pays encore déchiré par le conflit entre l’armée et les rebelles Huthi.

Páginas